Souris

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    • Système nerveux
Souris : 9860
Souffrances
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3 630 souris adultes sont tuées en fin d'expérimentation pour le prélèvement de leur cerveau, 1 700 souriceaux le sont aussi parce qu'ils ne peuvent pas être gardés sans leur mère, et 4 530 autres souriceaux sont proposés à d'autres équipes de l'établissement. 9 860 souris vont donc être utilisées au total, 3 630 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 6 230 un niveau léger. Les femelles adultes subissent jusqu'à deux chirurgies cérébrales de une à six heures, environ six injections, des tâches comportementales quotidiennes d'une heure pendant deux mois et jusqu'à une heure de tête maintenue fixe pour recevoir des odeurs. Les souriceaux, âgés de 1 à 10 jours, sont séparés brièvement de leur mère pour ces tests, parfois sédatés ou anesthésiés.

Objectifs

L’ocytocine est une molécule libérée par les neurones du cerveau, connue pour son rôle dans la lactation et lors de l’accouchement. Cependant, des études récentes montrent que l’ocytocine a aussi une action sur le cerveau lui-même, et que cette action favoriserait les comportements sociaux et maternels. Ainsi, l’ocytocine est considérée comme une hormone ayant un effet « pro-social » mais ses mécanismes d’action sont encore méconnus. L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’ocytocine agit sur les neurones du cerveau lors des comportements maternels. Chez la plupart des mammifères, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Chez la souris, le cortex olfactif présente une densité exceptionnelle de récepteurs à l’ocytocine par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous faisons l’hypothèse que l’ocytocine dans le cortex olfactif est impliquée dans les comportements maternels chez les souris femelles. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons des expériences de comportement en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours ou de leurs odeurs, et nous manipulerons la transmission ocytocinergique dans le cortex olfactif pour tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements. Nous enregistrerons également l’activité des neurones du cortex olfactif en parallèle de la respiration lors de ces expériences. Nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Le grand nombre de neurones enregistrés via cette méthode nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des tests statistiques et des études pilotes pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires à nos expériences. Pour tester le rôle de l’ocytocine, nous ciblerons les neurones qui libèrent de l’ocytocine ou bien ceux qui répondent à l’ocytocine. Pour cela, des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires et nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau grâce à des adénovirus injectés au préalable. Nous quantifierons l’expression des comportements maternels et l’activité des neurones tout en veillant au bien-être des souris et souriceaux.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.

Procédures

Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux ou de leurs odeurs. Ces tâches de courte durée (1h environ) auront lieu quotidiennement pendant les phases d’expérimentation (durée maximum de 2 mois). Notre étude nécessitera de réaliser des injections (moins de 3min par injection/jour, environ 6 injections par souris espacées d’un minimum de 48h) chez les souris adultes. Avant les tâches, les souris seront progressivement habituées aux injections et à la contention associée. Dans une série d’expérience, afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir leur tête en position fixe au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. La durée de contention par maintien de la tête n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. Afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lors des tâches réalisées, certaines souris seront équipées d’implants cérébraux qui permettent d’enregistrer l’activité de dizaines de neurones en cours de comportement. L’implantation de ces équipements et la réalisation de ces expériences nécessitent la réalisation de chirurgies en amont des tâches (maximum 2 chirurgies par animal, durée 1-6h). A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, il sera parfois possible de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Un hébergement en cage individuelle enrichie sera parfois nécessaire pour éviter que ces électrodes ne soient pas détruites par les congénères. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.

Devenir

L’euthanasie des 3630 souris adultes en fin d’expérimentation sera nécessaire pour prélever leur cerveau et faire l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette procédure sera réalisée par des expérimentateurs compétents et soucieux du bien-être animal, sous anesthésie profonde avec le degré d’analgésie recommandé par les services vétérinaires. La mise à mort sera ainsi indolore pour les animaux, avec une perte de conscience rapide. Les souriceaux seront aussi mis à mort à la fin des procédures si les mères ne peuvent pas être gardées en vie jusqu'au sevrage car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère (1700 souriceaux concernés). Il est possible de retarder l’euthanasie de la mère pour attendre le sevrage et ensuite les replacer au sein de la communauté des utilisateurs. Si la mère n’est pas utilisée pour des contrôles histologiques, les souriceaux seront gardés en sa présence et proposés à la communauté des utilisateurs pour une utilisation future potentielle, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés dans l’établissement (4530 souriceaux concernés).

Remplacement

La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.

Réduction

Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 9860 (3630 souris adultes et 6230 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.

Raffinement

Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent. Les femelles accouplées seront séparées des mâles et mises en compagnie des « accompagnantes » dès l’arrêt de l’accouplement. Si une accompagnante est agressive, elle sera immédiatement remplacée. Lors des tâches comportementales : si des comportements agressifs envers les petits sont détectés, l’expérience sera immédiatement interrompue. Les souriceaux seront maintenus sur tapis chauffant pour les courtes périodes inter-essais, dans les rares cas où ils ne pourraient pas être retournés à leur mère. Ils seront frottés avec le matériau de leur nid d’origine avant d’être rendus à leur mère afin de favoriser leur ré-intégration (suivi de leur bien-être et points limites définis au préalable).

Choix des espèces

Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’ocytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
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▲ 96
▲ 204
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Devenir
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 300

300 souris nude, dépourvues de défenses immunitaires pour accepter des cellules humaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer du sein triple négatif dans le tissu mammaire, au moins une injection de nanoparticules dans la veine de la queue, puis jusqu'à quatre séances d'imagerie de deux heures sous anesthésie, certaines avec une phase d'hyperthermie locale. Le porteur ramène les effets indésirables attendus au stress des piqûres, comparable selon lui à celui d'un changement de cage. Il indique avoir déjà présélectionné les nanoparticules sur des modèles cellulaires, et juge le recours aux animaux "indispensable" parce que le devenir des nanomédicaments dépend de l'élimination par le foie et les reins.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme et le cancer du sein triple négatif, qui représente 10-20% des cas de cancer, est le plus agressif avec le pronostic le plus défavorable. Les options thérapeutiques actuelles ne sont pas encore optimales et nécessitent de proposer de nouvelles options thérapeutiques. Notre objectif est donc d’évaluer dans un modèle murin de tumeurs mammaires de nouveaux nanosystèmes permettant de (re)sensibiliser les cellules à la chimiothérapie. La présence d’un cœur d’oxyde de fer dans ces nanothérapies sera également exploitée pour induire une vectorisation magnétique et une hyperthermie locale dont nous évaluerons également l’effet thérapeutique.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à court terme est de documenter l’impact du guidage magnétique sur l’accumulation de nanovecteurs dans une tumeur mammaire implantée chez la souris et d’évaluer une thérapie innovante pour le traitement des cancers du sein triples négatif.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique au niveau du tissu adipeux mammaire de cellules tumorales et d'au moins une injection de nanothérapie par la veine de la queue. Ces gestes seront réalisés sous anesthésie qui ne durera pas plus de 5 minutes. Concernant les imageries, elles seront également réalisées sous anesthésie et seront au nombre de 4 maximum et d'une durée maximale de 2heures.

Impact sur les animaux

L' effet indésirable attendu est lié au stress induit par les piqures. Le niveau de stress généré par ces gestes sera comparable à celui induit par les changes.

Devenir

A la fin de chacune des procédures les animaux sont euthanasiés pour prélèvements et dosages.

Remplacement

Il existe de nombreux tests d’évaluation de toxicité sur des modèles cellulaires. Ces tests ont été réalisés et nous ont permis de présélectionner les nanoparticules que nous allons évaluer. Les objectifs du projet étant d’évaluer l’accumulation tumorale des nanovecteurs, leur efficacité thérapeutique dans un contexte complexe ou le devenir des nanomédicaments peut être impacté par l'élimination hépatique, ou rénale de l’hôte, l’utilisation d’animaux est donc indispensable.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum tout en maintenant une puissance statistique suffisante. En effet, une simulation en utilisant G-power, montre que pour mettre en évidence une éventuelle différence d’accumulation/efficacité de nos nanovecteurs supérieure ou égale à 20%, nos groupes doivent être constitués de 12 individus, avec un risque alpha de 0.05 et beta 0.95.

Raffinement

Outre les conditions d'hébergement assurées par la structure (cycle jour/nuit, température, papier pour constitution de nid...) les seront maintenus en normothermie pendant toutes les procédures - normothermie assurée un système de chauffage asservi à la température rectale aussi bien pendant les phases d’hyperthermie locale que lors des études d’accumulation. Pendant l’examen IRM un suivi du rythme respiratoire sera réalisé afin d’évaluer la qualité de l’anesthésie. Le suivi régulier des animaux sera réalisé afin de s'assurer que les points limites adaptés à l'étude ne sont pas atteints. Un arbre décisionnel est mis en place pour arrêter toute souffrance à laquelle les animaux pourraient être exposés. Afin de réduire l’inconfort de l’animal un dépôt de gel ophtalmique sur la cornée sera effectué à chaque phase des protocoles.

Choix des espèces

Les lignées tumorales de cancer du sein triple négatif étant des cellules humaines, des souris nude femelles seront utilisées, cette expèces est retenue car le modèle ainsi obtenu est le modèle de référence. Il s’agira d’animaux âgés de 8 à 10 semaines ayant atteint la maturité sexuelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9200
Souffrances
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Devenir
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 9200

Une canule de fibre optique dépassant de deux millimètres au-dessus du crâne, et le toilettage excessif qui en découle : 9 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. 5 040 d'entre elles subissent deux chirurgies sous anesthésie de 30 à 90 minutes puis six séances d'enregistrement de l'activité de leurs neurones, 4 160 une chirurgie puis cinq jours d'observation de leurs comportements sociaux, et 4 800 des injections intrapéritonéales ou intrathécales. L'objet du projet est le toucher affectif, la caresse légère, et les structures cérébrales qui l'intègrent. Le porteur décrit ces chirurgies comme "extrêmement bien tolérées par les animaux", et justifie la mise à mort de toutes les souris par leur modification génétique et leur infection par des virus, qui interdisent de les replacer.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en évidence les structures responsables de l’intégration du toucher affectif et de définir leurs rôles dans les comportements pro-sociaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires du toucher léger chez la souris. Il aura des répercussions dans deux domaines. En effet, le toucher léger est altéré dans des pathologies humaines (autisme, défaillances cardiovasculaires, etc), et nos données permettront l'identification de cibles pharmacologiques pour corriger ces déficits dans l'espoir de réduire les déficits de comportement social associés. D'autre part, "la stimulation tactile affective" est une approche thérapeutique utilisée dans de nombreux domaines (gestion de la douleur, de l'anxiété, du stress chronique, soins palliatifs, contact parents-enfants, troubles du sommeil, etc..) et notre travail devra permettre de raffiner ces protocoles, et/ou de proposer des approches pharmacologiques pour alléger les symptomes de ces pathologies.

Procédures

Pour les procédures 1 à 6 : Chaque animal sera soumis à deux chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 90 minutes) puis à plusieurs sessions d’enregistrement de l'activité neuronale sur animal vigile (5 fois 10 minutes puis 1 fois 20 minutes) (5040 animaux) Pour les procédures 7 à 9 : Chaque animal sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 60 minutes), puis à l’observation automatique de leurs comportements sociaux en groupe (5 jours). (4160 animaux) Supplément pour les procédures 2, 5 et 8 : injection de produits par voie intrapéritonéale (2 minutes par animaux) (2400 animaux) Supplément pour les procédures 3, 6 et 9 : injection de produits par voie intrathécale (2 minutes par animaux) (2400 animaux)

Impact sur les animaux

Les actes chirurgicaux nécessaires à ce projet sont des actes chirurgicaux similaire à ceux utilisés par de nombreuses équipes de recherche à travers le monde et extrêmement bien tolérées par les animaux. Nous prévoyons cependant que des effets indésirables liés à ces chirurgies peuvent créer un stress dut à l’opération chirurgicale, des douleurs post-opératoires (qui sont prise en charge pharmacologiquement) ainsi qu’une gêne dut à la présence d’une canule de fibre optique dépassant de 2mm au-dessus du crane. Le stress et les douleurs peuvent entrainer une légère perte de poids qui sera monitorée. La gêne occasionnée par la présence de la fibre optique peut entrainer un toilettage excessif qui sera lui aussi évalué. Nous considérons que ces effets indésirables peuvent durer 1 semaine au maximum apres la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux utilisés étants génétiquement modifiés et/ou infectés par des virus génétiquement modifiés eux aussi, il nous est impossible de replacer ou de faire adopter ces animaux. Ils seront donc mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements histologiques seront effectués sur chaque animaux pour confirmer les résultats

Remplacement

La perception du toucher est un phénomène appréhendé par l’organisme conscient, et lui seul, en particulier sa dimension émotionnelle. Il n’existe pas de modèles in-vitro ou de modèles mathématiques permettant de modéliser la représentation du toucher pouvant mimer une émotion, en dehors des animaux de laboratoire. De plus, la variété des techniques de modifications génétiques chez la souris permet d'identifier et de cibler spécifiquement des mécanismes moléculaires ou cellulaires à un niveau où l’expérimentation humaine n’atteint pas ce niveau de résolution. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques

Réduction

Chez l’homme, la dimension émotionnelle du toucher est un paramètre confondant, qui rend difficile la constitution de petites cohortes homogènes. À l’inverse, les modèles animaux sont homogènes et fournissent des résultats reproductibles. Ceci permet d'établir avec précision le nombre d'animaux nécessaire à la validation des hypothèses de travail par des tests de puissance statistique. Nous exploitons au mieux nos enlevages, puisque nous étudions mâles et femelles, et que nous étudions la majorité des génotypes produits. Ce projet propose d’utiliser plusieurs approches afin d’atteindre le même objectif, mais dès les premiers résultats prémilitaires obtenus, il sera possible de juger laquelle de ces approches est la plus efficace et donc de réduire le nombre de procédures qu’au modèle le plus efficace (viral contre génétique par exemple). De meme, ce projet propose d’aller investiguer dans plusieurs régions du cerveau et il est fort possible que certaines d’entre elles ne répondent pas nos attentes et seront donc éliminées dès les premiers résultats obtenus, réduisant encore le nombre d’animaux utilisé. Les nombres d'animaux nécessaires aux différentes procédures ont été déterminés en utilisant un logiciel libre de calcul de puissance statistique en le nourrissant des données issues d'une analyse rétrospective des résultats obtenus en utilisant les mêmes techniques par notre groupe et pas d'autre groupes à travers le monde.

Raffinement

Nos procédures requièrent que tous nos animaux soient suivis dès leur naissance. Ceci permettra de s’assurer du bien-être des animaux tout au long de leur vie en suivant certains paramètres définis par une fiche et grille de suivi clinique au minimum trois fois par semaine (en annexe). Cette fiche de suivi permet de déceler rapidement des signes précoces d’éventuelle douleur et ou détresse (points limites). Pour aider à la prise de décision, cette fiche contient plusieurs critères d’évaluation permettant de déterminer un score qui permet à l’expérimentateur de prendre la décision adaptée pour mettre en place rapidement des mesures visant à éviter ou réduire cette souffrance, et si nécessaire, l’arrêt des souffrances par mise à mort. Ce suivi tout au long de la vie par les expérimentateurs permettra aussi de réduire le stress des animaux qui y seront habitué. Cela augmentera aussi la qualité et la reproductibilité des résultats, et donc in fine diminuera le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Les tests comportementaux présents dans cette saisine n’utilisent pas d’environnements considérés comme stressant ou anxiogènes et laissent une liberté d’action maximale à l’animal en le laissant choisir de lui-même d’interagir ou non avec des textures ou un congénère, tout en limitant ce temps d’expérimentation à 20 minutes par individus. Toutes les manipulations, pharmacologiques ou génétiques, ont pour but d’améliorer les relations sociales des individus et donc d’améliorer les conditions de vie des animaux, et cela, très tôt après leurs naissances. Les cages d’hébergement sont toutes enrichies avec des boules des cotons et des maisons en plexiglass rouge. Toutes les douleurs opératoires et postopératoires seront prises en compte avec une prise en charge pharmacologique adaptée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris, car c’est le modèle mammifère de référence pour la technique de modification génique. Le projet scientifique vise à utiliser la puissance de la génétique chez la souris pour étudier le rôle des gènes essentielles dans la perception et l’intégration sensorielle normale et pathologique Notre projet vise à moduler différentes voies neuronales durant les étapes tardive du développement neuronal qui ont lieu apres la naissance et durant l'adolescence pour en observer les conséquences à l'état adulte. Par conséquent, nous manipulerons les animaux dès la naissance et jusqu'à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 187
Souffrances
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▲ 145
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Devenir
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 187

187 souris vont être utilisées, 42 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 145 un niveau léger, toutes tuées à l'issue. Des femelles gestantes reçoivent un traitement par voie orale puis une injection intrapéritonéale pour déclencher la suppression d'un gène, avant d'être tuées par dislocation cervicale, leurs embryons étant décapités aussitôt après. Les souris qui naissent et survivent sont pesées deux fois par semaine puis suivies jusqu'à six mois, âge auquel elles sont tuées après évaluation de leur phénotype dommageable, malformations ou dysfonctionnements de l'appareil urinaire. Le porteur affirme travailler dans une boîte de Pétri chaque fois qu'il le peut, et conclut que ce gène doit être étudié "dans sa globalité", donc dans un organisme vivant.

Objectifs

Les anomalies congénitales du rein et le tractus urinaire (CAKUT) font partie des malformations les plus importantes à la naissance. Les maladies CAKUT peuvent être létales à la naissance ou pendant l’enfance ou l’adolescence. Chez les adultes, les maladies CAKUT prédisposent à des pathologies rénales chroniques, une maladie qui conduit souvent à une insuffisance rénale terminale. Malgré cet impact important de santé publique, dans 80% des maladies CAKUT, aucun gène n’a été à ce jour identifié. La mutation de gène de notre intérêt a été récemment identifiée chez les individus souffrants des maladies CAKUT. Pour autant les mécanismes d’action de ce gène et son rôle pendant l’embryogenèse et au cours de la vie d’adulte est totalement méconnu à ce jour. Dans ce projet, nous allons d’une part activer la délétion de ce gène sur les femelles gestantes pour analyser les embryons à des stades précoces de l’embryogenèse. D’autre part, si la délétion de ce gène n’est pas léthale pendant la grossesse, nous allons vérifier si les souris adultes présentent des problèmes de santé sur trois générations. Nous avons calculé que nous aurons besoin de 187 animaux au total.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale va permettre de comprendre comment le dysfonctionnement de notre gène d’intérêt altère la formation du rein conduisant à des malformations voire à l’absence totale des reins aboutissent à une mortalité précoce ou à des maladies rénales chroniques pour lesquels à ce jour, à part la dialyse ou la greffe d’organe, la médecine n’a aucun autre recours.

Procédures

Administration par voie orale sur les femelles gestantes d’un traitement pour activer la délétion du gène d’intérêt (40 secondes par animal) suivi, 48h plus tard, par 1 injection intrapéritonéale (20 secondes par injection). -A partir du sevrage, pesée 2 fois par semaine (20 seconds) jusqu’à l’âge de 2 mois puis 1fois/semaine jusqu’au 3ème mois puis 1 fois/mois jusqu’au 6ème mois.

Impact sur les animaux

Les animaux pourraient développer des malformations et/ou dysfonctionnement des organes uro-génital. La contention cause du stress et la piqure cause une légère douleur.

Devenir

Procédure 1: Mise à mort avant la naissance. Procédure 2 : Procédure de suivie du phénotype de la naissance jusqu'à 6 mois. Notre étude porte sur l'analyse du rein en development donc nous avons besoin d'avoir des embryons que nous obtenons à partir des femelles gestantes qui sont mises à mort par dislocation cervicale. Les embryons sont décapités rapidement après la mise à mort de la mère. Tous les animaux qui survivent après la naissance seront mis à mort à l'âge de 6 mois à l'issue d'évaluation du phénotype dommageable. En effet, à 6 mois d’âge, nous pouvons analyser de manière exhaustive les effets du phénotype sur le développement du rein et la fonction rénale. Des analyses antérieures seraient incomplètes, car certaines anomalies pourraient ne pas être visibles avant que le développement ne soit entièrement achevé. S’il y a phénotype dommageable cela pourrait apparaître progressivement et devenir pleinement visible à l’âge adulte, soit vers 6 mois. Attendre cet âge nous permet d’évaluer pleinement l’expression du phénotype et ses répercussions sur l’organisme, garantissant ainsi que toutes les manifestations du phénotype ont été correctement observées et documentées.

Remplacement

Nous avons les outils et l’expertise d’étudier notre gène d’intérêt dans une boîte de Pétri et nous le réalisons à chaque étape que nous le pouvons. Toutefois, ce gène a un rôle important dans la formation de plusieurs organes pendant la formation de l’embryon. Par conséquent pour mieux comprendre le fonctionnement de ce gène, il est nécessaire de l’étudier dans sa globalité en occurrence dans un organisme vivant.

Réduction

Afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs nous avons besoin de 20 embryons par expérience (histologie et analyses quantitatives) et par génotype. Toutefois pour réduire le nombre de souris utilisées si nous obtenons des résultats statistiquement significatifs avant l’utilisation de 20 embryons, nous ne ferons pas des accouplements supplémentaires. En ce qui concerne évaluation des problèmes de santé sur les animaux adultes : En nous appuyant sur la littérature et notre propre expérience, nous prévoyons l’analyse de 4 portées issus de 4 couples indépendants au cours de 3 générations (en suivant la législation en cours) pour évaluer le phénotype de la lignée générée dans ce projet. Le nombre minimum d’animaux nécessaire pour l’analyse de la prolifération cellulaire, les paramètres histologiques et physiologiques que nous envisageons d’analyser a été déterminé par des calculs statistiques basé sur un calcul de puissance associé à l’utilisation de tests de significativité statistiques.

Raffinement

Nous pratiquons un élevage sans phénotype dommageable grâce à un modèle de délétion conditionnelle où nous délétons le gène au moment voulu et uniquement dans certains tissus. Quant aux animaux susceptibles de développer un phénotype dommageable, outre de leur fournir un environnement enrichi pour satisfaire leur besoin de rongeur et leur instinct de nidification, de les héberger en permanence avec leur congénère de même portée, de les surveiller au quotidien, nous avons établis 2 grilles d’observation selon lesquels, les personnels formés et compétents noteront la moindre anomalie susceptible de compromettre leur état de santé, leur comportement et leur bien-être et prévoyant des points limites précoces et adaptés. Pour les injections, nous prenons la précaution de chauffer la solution au préalable à 37°C. Lors de mis à mort des animaux, nous les anesthésions au gaz isoflurane à 4% dans la chambre d’induction pendant 2 à 3 min (temps nécessaire pour une anesthésie profonde) aussitôt après la souris est mis à mort par la dislocation cervicale. Les accouplements seront programmés afin d’éviter les mises-bas le week-end permettant d’assurer une meilleure surveillance des animaux autour de cette phase critique au cours de laquelle des points limites pourraient être atteints (avortement spontané, risques de dystocie). Un vétérinaire dédié de manière permanente à notre animalerie est disponible à toutes nos requêtes sur l’état de santé de nos animaux et plus particulièrement de ceux sous la procédure.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme. Le modèle de souris mutante pour le gène étudié dans ce projet mime fidèlement la pathologie humaine résultant du dysfonctionnement de gènes humains homologues. Les stades du développement : Depuis la naissance jusqu’ à l’âge de 6 mois, période nécessaire et suffisante pour évaluer le bien-être de la lignée génétiquement modifiée créée dans ce projet. Les femelles âgées de 8 semaines à l’optimum de leur maturité sexuelle pour la production d’embryons objets de l’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 42
Souffrances
▲ 42
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▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 42

Ouvertes sous anesthésie gazeuse pendant dix minutes pour recevoir une injection de colorant fluorescent sous la capsule de l'épididyme, 42 souris mâles vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, toutes tuées avant tout réveil. Leurs ganglions lymphatiques sont ensuite prélevés et examinés au microscope. L'étude reste purement descriptive et vise à repérer ces ganglions, que personne n'a encore décrits, première étape avant des travaux sur les infections de l'appareil reproducteur masculin. Le porteur ne mentionne comme nuisances que le stress de contention, la piqûre de l'analgésique et une à deux minutes de stress à l'induction de l'anesthésie, sans dire un mot de l'opération elle-même.

Objectifs

Environ 15% des cas d'infertilité masculine expliqués ont une origine immunologique. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes immunitaires mis en place dans les organes reproducteurs mâles avant d'envisager des traitements adaptés. Si l'environnement testiculaire est bien décrit, celui de l'épididyme reste peu étudié. L'épididyme est pourtant l'organe essentiel de la maturation et de l'acquisition du pouvoir fécondant des spermatozoïdes. Les dérèglements de l'immunité qui touchent l'épididyme ont deux causes principales : des réactions auto-immunes (réponse délétère contre les spermatozoïdes) ou des réponses inflammatoires chroniques contre des pathogènes ascendants des voies uro-génitales (essentiellement des bactéries). La réponse immune est initiée par la reconnaissance d'une partie du pathogène (appelée antigène) par des cellules spécialisées, les cellules présentatrices d'antigène (CPA). Ces CPA migrent dans les ganglions drainants de l’organe où a été détecté l’antigène et le présentent à des cellules effectrices, les lymphocytes T afin de les activer. Les lymphocytes T activés sont en retour recrutés sur le site de l’infection pour éliminer les pathogènes présents. Actuellement, aucune publication ne décrit les ganglions lymphatiques drainants de l’organe alors même qu’il est le lieu d’initiation des réponses immunitaires effectrices. Notre objectif est donc d’identifier les ganglions drainants de l’épididyme murin par l’injection d’un antigène fluorescent dans l’organe et son suivi dans différents ganglions. Une étude préliminaire a permis de mettre en avant certains ganglions qui pourraient intervenir dans le drainage d'une partie de l'épididyme. Cependant, elle nous a aussi fait suspecter un drainage multiple et différentiel selon que l'antigène se trouve dans la partie proximale (tête) ou distale (queue) de l'épididyme. Nous souhaitons donc réaliser des injections d'antigène dans ces deux compartiments indépendemment. Notre première étude a également mis en évidence que seuls les temps d’analyse les plus précoces (5 à 15 minutes post-injection) permettaient d’observer une réelle fluorescence dans certains des ganglions étudiés. Cette première étape est indispensable au bon déroulement du projet qui amènera à une meilleure compréhension des mécanismes mis en jeu dans les réponses aux pathogènes du tractus uro-génital et pourrait à terme permettre une prise en charge adaptée de l’infertilité masculine.

Bénéfices attendus

L’identification des ganglions drainant l’épididyme permettra par la suite d’aller étudier la réponse immunitaire qui se met en place après infection bactérienne de l’épididyme, et en particulier les dérégulations menant à des situations pathologiques comme les épididymites responsables de nombreux cas d’infertilité masculine. Cette question intéresse particulièrement les urologues et andrologues qui sont confrontés fréquemment à des patients présentant des infertilités liées à des infections ascendantes du tractus reproducteur, et en particulier liées à des épididymites, inflammations chroniques délétères de l’épididyme.

Procédures

Les animaux subiront en vigile une seule injection sous-cutanée d'analgésique qui dure seulement quelques secondes. Ensuite, les animaux subiront une opération chirurgicale sous anesthésie gazeuse au cours de laquelle sera pratiquée une unique injection sous la capsule épididymaire. L'opération chirurgicale dure environ 10 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress dû à la contention est attendu, couplé à la douleur de la piqûre nécessaire à l’injection d’un analgésique par voie sous-cutanée. Par la suite, un stress de courte durée est attendu lors de l’induction de l’anesthésie gazeuse (1 à 2 minutes) dans la cage d’induction.

Devenir

Tous les animaux ayant subi la procédure seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour le prélèvement des ganglions lymphatiques proches de l’épididyme et leur analyse par microscopie.

Remplacement

Le remplacement de l'expérimentation sur animaux ne peut malheureusement pas s'appliquer dans notre étude. En effet, seul le suivi de la migration in vivo de la molécule fluorescente de l’épididyme aux ganglions drainant permettra d’identifier ces derniers.

Réduction

Plusieurs critères ont été pris en compte pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires afin d’avoir une représentation biologiquement valide des ganglions drainant l’épididyme murin, dont des travaux publiés antérieurement par diverses équipes. Il apparaît que nous aurons besoin de 42 souris pour toute l’expérimentation. Notre étude étant uniquement descriptive, elle ne nécessitera pas de tests statistiques à proprement parler, d'où le faible nombre d'animaux requis.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi (maison en plastique, rouleau en carton). Avant toute manipulation de l’animal, celui-ci recevra une injection sous-cutanée d’analgésique pour compléter l’effet de l’anesthésie gazeuse au cours de la procédure. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux en les plaçant sur des tapis chauffants pour limiter le risque d’hypothermie et l’anesthésie profonde sera validée avant le début de la chirurgie.

Choix des espèces

Si la première étape de notre projet de recherche consiste à identifier les ganglions drainants de l'épididyme murin, la suite du projet portera sur l'étude approfondie de la réponse immunitaire mise en place lors d’une infection du tractus reproducteur. La majorité des études portant sur le système immunitaire se fait chez la souris, aussi notre choix du modèle murin nous permettra de renforcer nos conclusions par comparaison avec les mécanismes de réponse immunitaire établis dans d'autres organes. De plus, le modèle murin nous offre une grande disponibilité d’outils moléculaires nécessaires à nos études. Enfin, de nombreuses homologies sont connues concernant les cellules et mécanismes immunitaires entre la souris et l'homme, faisant de nos études des bases solides pour d'éventuelles applications humaines. Notre étude nécessite d’avoir des animaux ayant des organes matures et fonctionnels, donc âgés de 3 à 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1125
Souffrances
▲ -
▲ 1005
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1125

Anesthésiées au gaz, les souris reçoivent six injections dans l'oreille en deux semaines, parfois une injection intraveineuse et une injection intradermique supplémentaire dans chaque oreille. Certaines passent ensuite une à deux séances de bioluminescence par semaine, chacune sous vingt minutes d'anesthésie avec injection intrapéritonéale. 1 125 souris vont être utilisées, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 005 un niveau léger, pour suivre la façon dont un mélanome de la peau prépare le ganglion lymphatique à recevoir ses métastases. Le porteur prévoit une possible gêne à la déglutition quand les métastases se développent dans les ganglions du cou, une gêne respiratoire quand elles gagnent les poumons, et la mise à mort de toutes les souris pour analyser ces organes.

Objectifs

Le mélanome est un cancer de la peau très agressif dont l’incidence est en augmentation en France. La moitié des patients atteints de mélanomes métastatiques sont en échec thérapeutique et nécessitent de nouveaux traitements. Les premières métastases apparaissent en général dans le ganglion lymphatique avant de se disséminer vers les organes vitaux. Le ganglion sain est un tissu immunitaire qui n’est normalement pas propice au développement tumoral. Notre projet consiste à mieux comprendre (1) comment les facteurs sécrétés par le mélanome cutané modifient à distance le ganglion pour en faire un environnement favorable au développement métastatique du mélanome, et (2) comment le microenvironnement du ganglion influence la capacité du mélanome à métastaser dans les organes secondaires. Dans ce but, nous voulons caractériser les modifications des cellules immunitaires et des fibroblastes dans des ganglions reprogrammés par les facteurs sécrétés par mélanome et étudier le potentiel métastatique dans le poumon de cellules de mélanome adaptées au microenvironnement ganglionnaire. A terme, notre projet vise à identifier des marqueurs métastatiques précoces et de nouvelles cibles thérapeutiques susceptibles de cibler le dialogue entre les cellules tumorales et le microenvironnement de la niche ganglionnaire pour détecter précocement les rechutes des patients, voire et éviter les rechutes des patients.

Bénéfices attendus

Nos recherches visent à caractériser le rôle joué par les facteurs sécrétés par le mélanome cutané dans la mise en place d’un microenvironnement pré-métastatique inflammatoire et immunodéprimé favorable à l’invasion, la survie et la prolifération des cellules de mélanome métastatiques dans le ganglion. Nos travaux permettront de mieux comprendre les processus précoces d’établissement de la niche métastatique dans le ganglion, et notamment l’implication du dialogue entre les cellules tumorales, les fibroblastes et les lymphocytes T dans les étapes précoces de métastase du mélanome. A terme, nos travaux visent à identifier des biomarqueurs ganglionnaires ou de potentielles cibles thérapeutiques dans le dialogue entre le mélanome, les fibroblastes et les lymphocytes T, pour potentialiser l’effet des immunothérapies actuelles dans le mélanome, mais également dans d’autres cancers qui métastasent vers le ganglion lymphatique, comme le cancer du sein ou de la prostate.

Procédures

Les animaux seront soumis à 6 injections intradermiques par oreille en 2 semaines. Selon les lots d'animaux, pourront s'ajouter 1 injection intraveineuse et/ou 1 injection intradermique dans chaque oreille. Les injections durent quelques secondes et sont réalisées sous anesthésie gazeuse. Certains animaux seront ensuite suivis par Bioluminescence 1 à 2 fois par semaine. Cette procédure comprend une anesthésie gazeuse de 20 min et une injection intra-péritonéale.

Impact sur les animaux

Possibilité de douleur minime et d'inflammation au niveau des sites d'injection au réveil de l'anesthésie. Possibilité de gène à la déglutition suite au développement de métastases dans les ganglions du cou. Possibilité de gène respiratoire suite au développement de métastases pulmonaires.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures pour analyser les organes (ganglions lymphatiques ou poumons).

Remplacement

Dans un souci de remplacement, nous avons débuté nos recherches par des expériences in vitro pour identifier l'impact de la co-culture de cellules de ganglions lymphatiques humains sur les cellules de mélanome et les cellules immunitaires. Les résultats très prometteurs que nous avons obtenus doivent maintenant être validés chez les animaux. En effet, l'étude de la mise en place de la niche pré-métastatique avec le dialogue à distance entre plusieurs organes (tumeur cutanée et ganglion lymphatique) et l'étude de la modification de la réponse immunitaire systémique n'est à ce jour pas compatible avec des approches in vitro et nécessite une validation chez l'animal.

Réduction

Nous avons utilisé la méthode statistique de référence pour déterminer les effectifs de nos groupes d'animaux de façon à Réduire au maximum le nombre d'animaux nécessaires tout en garantissant la fiabilité de nos conclusions. Notre expertise et des recherches bibliographiques nous ont permis de déterminer le nombre adéquat de cellules injectées pour obtenir une réponse chez l’animal, permettant de réduire le nombre de lots nécessaires à la réalisation du projet. Nous utiliserons également l'imagerie non invasive par bioluminescence qui permet un suivi longitudinal des animaux pendant la durée des expérimentations, au lieu de multiples lots d'animaux à différents temps. Les ganglions lymphatiques ou les poumons seront systématiquement prélevés et analysés à la fin des expériences pour valoriser chaque expérience de façon optimale.

Raffinement

Pour limiter le stress, les expérimentateurs manipulent les animaux par préhension au creux de la main. Les injections (intradermiques, intrapéritonéales ou intraveineuses) sont faites sur des animaux sous anesthésie gazeuse, ce qui leur permet de ne pas stresser, tout en retrouvant toutes leurs facultés en quelques minutes. L'injection dans l'oreille est un geste très technique, mais bien maîtrisé, qui est moins invalidant pour les animaux que les injections plus classiques dans le coussinet de la patte (analyse du ganglion poplité drainant). Les animaux n'ont pas de difficulté de déplacement. La croissance des métastases dans les ganglions ou les poumons est suivie par des techniques d'imagerie non invasives, ce qui permet de détecter très précocément les métastases et de les limiter à un stade précoce. Les points limites prévus sont précoces et prédictifs. Ils sont associés à des actions correctives permettant d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, qui est systématiquement utilisée dans les études précliniques visant à étudier l'efficacité de nouveaux traitements anticancéreux. De plus, la souris est un animal petit, avec un cycle de vie relativement court et une natalité importante qui nous permet d’avoir des conditions d’hébergement et d’expérimentation appropriées. Nos procédures seront réalisées sur des animaux de 7 à 12 semaines, un âge auquel le système immunitaire est mature et la prise tumorale efficace d'après les données de la littérature et notre expérience.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 80
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 5
 -
 55
 100

Prouver chaque année que le laboratoire sait détecter un produit qui casse les chromosomes, telle est la finalité imposée à ce projet par la ligne directrice 474 de l'OCDE et une recommandation de l'EFSA. 80 rats et 80 souris vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent par gavage quotidien, pendant trente jours au maximum, du cyclophosphamide, un anticancéreux connu pour endommager les chromosomes, et subissent des prélèvements de sang hebdomadaires à la veine saphène ou caudale. Les animaux exposés au produit sont tués "pour raison de sécurité", 55 des autres sont réutilisés dans un projet de formation du personnel ou autopsiés à des fins d'entraînement, et 5 rats sont proposés à l'adoption.

Objectifs

Afin de répondre aux exigences réglementaires et dans le cadre de la recommandation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour l’utilisation d’un test du micronoyau in vivo sur hématies (globules rouges) de mammifères dans des études à doses répétées sur 28 jours, ce projet a pour but de prouver la capacité du laboratoire à détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) d’un produit dans les conditions expérimentales des études de 28 jours mais aussi 14 jours faites sur site. Cette preuve de capacité de detection devra être renouvelée au moins une fois par an et ainsi permettre d’éviter d’ajouter dans chaque étude, un groupe de témoins positifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux testés. Pour cela, le cyclophosphamide sera utilisé en tant que produit positif.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de prouver la capacité du laboratoire à détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) d’un produit dans un test du micronoyau in vivo sur globules rouges de rats et souris. En réalisant ce projet au moins une fois par an cela permettra d’éviter d’ajouter dans chaque étude, un groupe de témoins positifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux testés.

Procédures

Les animaux seront exposés à un produit de référence, le cyclophosphamide, connu pour ses propriétés aneugénique par gavage journalier (procédure inférieure à 1 minute) à l’aide d’une sonde souple adaptée à l’espèce et à l’âge pour une durée maximale de 30 jours. Les prélèvements de sang (environ 120 µL/prélèvement pour le rat et 60µL pour la souris) sur animal vigile, à la veine saphène ou caudale dureront maximum 2 minutes (durée de la contention et du prélèvement) et seront réalisés 1 fois par semaine maximum.

Impact sur les animaux

Aucun effet toxique majeur n’est attendu sur ce projet. Basée sur la littérature pour le cyclophosphamide, les signes de toxicité observés seront limités à une réduction de gain de poids (comparée à des animaux non traités) de moins de 30% à la dose maximale testée. Aucune perte de poids comparée à des animaux non traités n’est attendue. Les animaux seront soumis à des gavages journaliers à l’aide de sondes souples qui peuvent induire une gêne légère lors de la contention. En cours d’étude, des prélèvements de sang seront effectués aux jours 2, 14 et 28. Des prélèvements de sang supplémentaires pourront être effectués mais cela n’excèdera pas un maximum de 1 fois par semaine. Ils se feront via la veine caudale ou la veine saphène en fonction de l’espèce. Les prélèvements sanguins peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement.

Devenir

Les animaux traités avec un produit positif de référence (cyclophosphamide) seront mis à mort pour raison de sécurité. Pour les animaux non exposés au produit, la procédure ne nécessite pas la mise à mort systématique des animaux (sauf en cas de mal-être). Afin de permettre une diminution du nombre d’animaux utilisés dans le laboratoire, les animaux non exposés au produit, ne présentant aucun signe de mal-être en fin de projet ainsi que les animaux excédentaires exclus de l’étude après randomisation pourront être utilisés dans le projet Formation et maintien des compétences du personnel ou gardés en vie pour être adoptés. D’autres animaux seront autopsiés en vue d’acte de formation ou pour prélever des organes utilisables pour le développement de méthodes ex-vivo (in-vitro). Cette décision est prise par le responsable de projet, le directeur d’étude ou la structure du bien être animal en accord avec le vétérinaire sanitaire.

Remplacement

Des tests du micronoyau in vitro sur les substances chimiques existent et sont réalisés en amont des études vivo. Toutefois, afin de confirmer totalement l’obtention de mêmes résultats dans des condition in-vivo, il est nécessaire d'intégrer le test du micronoyau dans les études in-vivo réalisées lors du développement d’un produit. Or, pour valider ce test, la guideline 474 de l’OCDE exige que le laboratoire prouve qu’il est capable de détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) des produits administrés à des animaux et cela doit être renouvelé tous les ans.

Réduction

Cette mise au point de technique se fera dans le respect des 3Rs avec un nombre restraint d’animaux. Afin de prouver la maitrise du laboratoire 5 animaux par groupe sont prévus en accord avec la guideline 474 de l’OCDE et la littérature. Un total estimé de maximum 40 rats et 40 souris pourra être utilisé la première année puis maximum 10 rats et 10 souris les années suivantes pour un total de 160 rongeurs sur 5 années pour ce projet. De plus, un seul sexe sera utilisé dans cette procédure (male ou femelle au choix) car il n'est pas nécessaire d'utiliser des animaux des 2 sexes pour la validation du test avec le produit de référence.

Raffinement

Les animaux sont hébergés collectivement avec un enrichissement du milieu adapté à leur âge et leur espèce. Les animaux sont alimentés avec une nourriture contrôlée et adaptée, les certificats concernant cette nourriture sont archivés par le laboratoire. Les animaux sont observés quotidiennement y compris les week-ends. Ils sont pesés à intervalle régulier pour vérifier leur croissance ou leur bien-être. Le gavage est réalisé avec des sondes souples adaptées à la taille et à l’âge des animaux. Les échantillons de sang prélevés au maximum une fois par semaine (environ 120 µL/prélèvement pour le rat et 60µL pour la souris) sont faits à la veine saphène ou à la veine caudale pour le rat. Tous ces gestes techniques sont réalisés par des techniciens confirmés qui suivent des périodes régulières de maintien de compétences. Des points limites ont été identifiés par le laboratoire, qui peuvent nécessiter la mise à mort précoce de l’animal. Un suivi et un bilan du bien-être animal est réalisé par la structure du bien-être animal sur tous les projets.

Choix des espèces

En accord avec la recommandation de l’EFSA, nous devons réaliser les tests du micromoyau dans nos études in-vivo réalisées sur rats et souris. Il est donc nécessaire d’utiliser ces 2 espèces dans ce projet. Dans ce projet, ce sont de jeunes adultes qui seront utilisés comme spécifié dans la ligne directrice de l'OCDE n°474 (à partir de 6-7 semaines et jusqu’à 15 semaines). Il a été démontré dans la littérature que l’âge des animaux n'influait pas sur la capacité de détection de produits positifs.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

La moitié des souris utilisées est immunodéprimée, dépourvue de lymphocytes T et B matures, ce qui garantit selon le porteur une prise tumorale dans 100 % des cas. 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent sous anesthésie une injection sous-cutanée de cellules de corticosurrénalome puis une injection de lymphocytes modifiés par voie rétro-orbitaire, avant six mesures de tumeur au pied à coulisse ou huit échographies avec rasage des flancs. Le porteur signale que la croissance tumorale peut provoquer une douleur modérée et des métastases, et compte l'usage de souris immunodéprimées parmi ses mesures de réduction du nombre d'animaux.

Objectifs

Le carcinome corticosurrénalien (CCS), est un cancer agressif avec environ 35 % des patients présentant des métastases au diagnostic. Le mauvais pronostic du CCS peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients de CCS à faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Malgré des traitements lourds, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, ont de faibles chances de survie à long terme. Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence que la protéine CD276 est surexprimée dans les CCS de patients et que cette surexpression est associée à une diminution de la survie globale. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’utiliser des lymphocytes T modifiés génétiquement (cellules CAR [Chimeric Antigenic Receptor]-T) dans le but de reconnaître CD276 exprimé à la surface des cellules cancéreuses puis de les éliminer. Ces expériences seront réalisées sur un modèle simple (souris immunodéficientes) pour la preuve de concept puis dans un modèle plus complexe de souris génétiquement modifiées reproduisant les deux altérations génétiques les plus fréquemment retrouvées chez les patients porteurs des CCS agressifs.

Bénéfices attendus

Le carcinome corticosurrénalien est un cancer agressif et de mauvais pronostic, dû au manque de thérapies efficaces. La réalisation de ce projet nous permettra d’évaluer le potentiel antitumoral de lymphocytes T modifiés génétiquement pour reconnaître CD276 exprimé à la surface des cellules cancéreuses puis de les éliminer. L’objectif de ces expériences est de développer une nouvelle approche thérapeutique qui permettra à terme, d’améliorer le traitement et la survie des patients.

Procédures

- Procédure 1, sur les 24 souris : Rasage sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Injection sous-cutanée des cellules tumorales sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Injection intra-veineuse des cellules CAR-T sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Mesure des tumeurs au pieds à coulisse. Durée 1min, 6 fois - Procédure 2, sur les 24 souris: Injection intra-veineuse des cellules cellules CAR-T sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Mesure des tumeurs par échographie sous anesthésie gazeuse + rasage des flancs. Durée 30min, 8 fois.

Impact sur les animaux

Dans la procédure 1, l’injection sous-cutanée des cellules dérivées de corticosurrénalome murin, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur légère et de courte durée au site d’implantation. La mesure des tumeurs au pied à coulisse n’est pas douloureuse mais peut induire un stress léger dû à la contention de l’animal. L’injection par voie retro-orbitaire des cellules CAR-T, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur locale légère et de courte durée. Enfin la croissance tumorale peut engendrer une douleur/gène modérée. Dans la procédure 2, l’injection par voie retro-orbitaire des cellules CAR-T, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur locale légère et de courte durée. L’échographie, réalisée sous anesthésie gazeuse, n’engendre pas de douleur mais peut induire un stress léger. Le modèle murin de CCS avancé utilisé présente un développement tumoral et éventuellement des métastases.

Devenir

Tous les animaux ayant subi la procédure seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour la réalisation de différentes analyses permettant d’évaluer les nouvelles approches de traitement des corticosurrénalomes métastatiques.

Remplacement

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro. Ainsi les premiers tests de spécificité et d’efficacité des cellules CAR-T CD276 seront réalisés sur une lignée de cellules dérivées d’un CCS métastatique, dans des conditions de culture optimales. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

Réduction

Dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées, de sorte que les deux glandes surrénales de chaque individu soient utilisées : par exemple l’une pour des expériences de cytométrie en flux et l’autre pour des analyses d’immunohistochimie. De même, le sang des animaux sacrifiés sera systématiquement recueilli afin de réaliser les analyses hormonales. En procédure 1, l’utilisation de souris immunodéficiente permet une croissance tumorale dans 100% des cas, contrairement à l’utilisation de souris immunocompétentes et une survie/prolifération des cellules CAR-T supérieure. Cette procédure nous permettra de vérifier que les cellules CAR-T survivent, prolifèrent et s’attaquent bien aux tumeurs le tout dans d’un modèle plus rapide et à effets indésirables moins important qu’un génotype créant des tumeurs agressives. Cela nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés pour l’établissement de notre preuve de concept. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques intrinsèques aux individus, nous constituerons des groupes expérimentaux de 12 souris. Pour les analyses statistiques nous utiliserons des tests non paramétriques.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Plus précisément, les souris immunodéficientes seront hébergées dans une zone dédiée aux animaux immunodéficients avec armoire ventilée, couvercle de cage filtrant, litière autoclavée et eau filtrée. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate, de tunnels en plastique ou de billes en inox. Le choix de l’enrichissement sera réalisé en fonction de l’état général de l’animal, par exemple en cas de développement d’une tumeur importante l’ajout de plaques de papier à ronger ou de batons en bois sera choisi à la place de tunnels qui pourraient blesser l’animal. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux seront hébergés par groupes de 4 individus (sauf indication contraire) pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, des points limites précis seront établis et les expériences seront arrêtées en conséquence.

Choix des espèces

Choix des espèces : Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les corticosurrénalomes. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Pour la procédure 1 nous utiliserons une souche de souris immunodéprimée, caractérisée par une absence de production de lymphocytes T et B matures. L’utilisation de cette souche permet une croissance tumorale dans 100% des cas, contrairement à l’utilisation de souris immunocompétentes et une survie/prolifération des cellules CAR-T supérieure ce qui in fine permet de résuire le nombre d’animaux utilisés. La lignée murine utilisée pour la procédure 2 est un modèle préclinique murin pertinant de corticosurrénalome métastatique reposant sur l’invalidation surrénalienne de deux gènes suppresseurs de tumeurs mutés chez les patients portant les corticosurrénalomes les plus agressifs. Stades de développement : Pour la procédure 1 nous injecterons les cellules dérivées d’un CCS métastatique murin dans les souris à l’âge de 6 semaines, âge où le système immunitaire est mature, puis les cellules CAR-T 7 jours plus tard. La croissance tumorale sera suivie pendant 14 jours supplémentaires soit un âge final de 9 semaines au moment de l’euthanasie. Pour la procédure 2, nous avons montré que notre modèle préclinique murin développe des corticosurrénalomes agressifs à partir de 4 mois et que la dissémination métastatique est évidente à 6 mois. Nous effectuerons donc le traitement avec les cellules CAR-T à 4 mois et effectuerons le suivi longitudinal de la progression tumorale par échographe jusqu’à 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 2832
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1792
▲ 1040
Devenir
 -
 -
 -
 2832

Une partie des souris subit une chirurgie stéréotaxique du cerveau d'une heure, l'implantation d'une fibre optique, une injection dans un ganglion nerveux et une laparotomie, actes étalés sur quinze jours. 2 832 souris vont être utilisées, 1 040 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 1 792 un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur ne décrit pourtant que des atteintes modérées ou légères, douleur postopératoire, inflammation transitoire, stress lié à cinq jours d'isolement et à douze heures de jeûne, et il présente le surpoids provoqué par le régime hypercalorique comme "l'objet même du modèle expérimental". Les tests comportementaux d'anxiété et de dépression ne sont pas nommés, et le devenir des animaux tient en quatre mots, "Mise à mort pour prélèvement".

Objectifs

Une alimentation trop riche en graisses et sucres peut entraîner l’obésité, perturber les cycles journaliers d’activité et d’alimentation, et provoquer des troubles comme l’anxiété ou la dépression. Ces effets sont liés à une zone du cerveau, l’arc hypothalamique (ARC), qui connecte l’horloge biologique, les organes digestifs (comme le foie) et les régions gérant les émotions. Ce projet étudie comment un régime déséquilibré perturbe ces connexions, en se concentrant sur l’impact des interactions entre l’ARC et le foie sur le métabolisme, les rythmes biologiques et l’humeur.

Bénéfices attendus

L’étude longitudinale de l’implication fonctionnelle de ARC et de ses afférences hépatiques fait suite à notre étude neuroanatomique. Elle analysera le rôle de ARC et de sa connexion avec le foie dans le développement des troubles métaboliques et comportements associés à la consommation d’une nourriture hypercalorique et apportera des connaissances essentielles pour mieux comprendre les désordres alimentaires pouvant être à l’origine de maladie métaboliques telles que le diabète et l’obésité, et potentiellement permettre d’améliorer la prévention et le traitement de ces physiopathologies.

Procédures

Une partie des animaux sera soumise à des procédures chirurgicales sous anesthésie générale (chirurgie stéréotaxique 1h, implantation de fibre optique 15 minutes, injection intra-ganglionnare 30 minutes, laparotomie 15 minutes). L’injection intra-ganglionnaire a lieu 2 semaines avant la chirurgie stéréotaxique, l’implantation de fibre optique et la laparotomie qui ont lieu en même temps. La totalité des animaux sera nourrie avec un régime hypercalorique pendant 2 semaines. Des tests comportementaux afin d'évaluer les comportements anxieux et dépressifs ainsi que l'appétance des animaux pour une nourriture grasse en fontion de leur régime habituel seront réalisés. Des prélèvements de queue sur animal vigil seront réalisés pour géntoyper les animaux transgéniques. Des prélèvements sanguins à la queue sur animal vigil seront réalisés sur une journée afin de suivre le rythme journalier de certaines hormones en lien avec la thématique comme la corticostérone, la ghréline et la leptine.

Impact sur les animaux

Le régime hypercalorique devrait entraîner un surpoids progressif des souris et un stress modéré, ce qui est l’objet même du modèle expérimental. Les différentes chirurgies peuvent induire de la douleur postopératoire modérée, un inconfort et/ou une inflammation locale transitoire au niveau des sutures. L’isolement social de 5 jours ainsi que le jeûn de 12 heures peuvent créer un stress modéré aux animaux. Les prélèvements sanguins à la queue peuvent induire une douleur transitoire aiguë et/ou une inflammation locale. Le génotypage des souris nécessite une biopsie de la queue et peut ainsi induire une douleur légère de courte durée.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement.

Remplacement

La régulation des cycles journaliers de la prise alimentaire et du métabolisme impliquant un grand nombre d’organes différents (cerveau, foie mais aussi pancréas, surrénales, muscles), l’investigation des interactions entre horloges circadiennes, nutrition et troubles de l’humeur nécessite donc l’utilisation de modèles animaux. Ainsi est-il impossible de réaliser ces études sur des organoïdes ou des cultures cellulaires in vitro.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire au minimum le nombre d’animaux, tout en obtenant le maximum d’informations scientifiques pour chaque animal. Au regard des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique individuelle, nous avons réalisé une analyse statistique de puissance (power analysis) qui a déterminé que les données comportementales sont statistiquement exploitables et publiables avec des cohortes de 40 souris par sexe. L’approche chirurgicale de certaines procédures nécessite l’injection de 3 virus dans 3 loci différents, augmentant la probabilité d’une déficience d’un des virus ou du mauvais emplacement de l’un d’eux, ce qui a été pris en compte dans le calcul du nombre total d’animaux nécessaires à l’obtention d’une puissance statistique adaptée (taux de réussite estimé entre 50 et 75%). Les mêmes animaux seront utilisés pour pratiquer les différentes chirurgies (injections stéréotaxiques, injection dans le ganglion noueux jugulaire et brushing du foie). La combinaison de procédures comportementales avec des procédures de prélèvements sanguins et de tissus permettra de ne générer qu’une cohorte de souris par sexe pour répondre à plusieurs questions scientifiques. De plus, l’ensemble des procédures a été conçu de manière à ce que les animaux soient leurs propres contrôles : cette approche longitudinale depuis le premier jour de régime jusqu’à 3 mois après la mise en place du régime permet de réduire considérablement le nombre de souris nécessaire à ces expériences. Enfin, les animaux utilisés pour le test d’interaction sociale ainsi que pour la mise en place des tests de préférence alimentaire seront les animaux issus de la reproduction de notre lignée qui ne porteront pas le gène d’intérêt. Une souris interactrice sociale peut être interagir avec 3 souris test différentes.

Raffinement

Tout au long des expériences, les animaux isolés ou non sont hébergés dans un milieu enrichi (matériel de nidification, bâton de bois et tunnel) et observés quotidiennement par l’expérimentateur ou une personne compétente de façon à optimiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Les souris sont habituées à l’expérimentateur et à l’expérimentation afin de limiter leur angoisse et le stress. Pour chaque procédure, des points limites adaptés ont été définis. Pour les procédures impliquant l’utilisation de plusieurs tests comportementaux la même semaine, un minimum de 24 heures de délai sera laissé aux animaux entre deux tests. Pour le suivi du bien-être animal à la suite des prélèvements sanguins, une grille de score évaluant essentiellement l’état général de l’animal, son poids et sa réactivité à la manipulation, seront utilisées. Elle permettra d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur. La vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pendant et après la chirurgie. Après chaque chirurgie, l’état de santé des animaux sera évalué à l‘aide d’une grille de score spécifique à la procédure chirurgicale, ciblant notamment les risques d’inflammation au niveau de la zone opérée et la reprise de poids de l’animal. Les animaux destinés au bilan hormonal seront issus de la reproduction de nos souches de souris transgéniques (souris ne portant pas le gène d’intérêt). Enfin, il est prévu qu’une partie des implants pour réaliser les expériences d’optogénétique soient sans fil c'est-à-dire sans aucune restriction de mouvement de l’animal. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, elles pourraient être intégrées dans nos procédures.

Choix des espèces

La souris est devenue un modèle classique en nutrition et en chronobiologie. C’est aussi un modèle incontournable dans l’utilisation des nouveaux outils technologiques permettant entre autres l’enregistrement en temps réel et la manipulation des réseaux neuronaux, qui sont des techniques utilisées dans un certain nombre de procédures. Une partie du projet implique de cibler spécifiquement les neurones de ARC activés par une nourriture hypercalorique (ARCRH+), nous utiliserons donc des souris transgéniques Fos-Cre-Rosa et Fostm2.1(icre/ERT2)Luo/J. Ces souris transgéniques permettent l’expression de la protéine Cre couplée à la protéine fluorescente Rosa ou seule sous contrôle du promoteur du gène fos après induction de sa transcription par injection de tamoxifène, agoniste du récepteur ERT2. Cette construction unique n’existe pour le moment que chez la souris de fond génétique C57BL/6J, qui est donc la souche que nous avons sélectionnée pour l’ensemble des procédures L’étude des comportements alimentaires décrits dans ce projet nécessitant des systèmes neurobiologiques matures, des animaux adultes et jeunes adultes seront utilisés (début des procédures à 6 ou 8 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 102
Souffrances
▲ 102
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▲ -
▲ -
Devenir
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 -
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 102

Deux heures d'anesthésie continue à l'isoflurane, dont une heure quinze passée dans un environnement thermique modifié : 102 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, toutes tuées avant tout réveil. L'objectif tient à mettre au point une mesure de température par IRM chez le rongeur, méthode déjà utilisée en clinique humaine pour suivre les thermo-ablations de tumeurs mais peu développée chez le petit animal. Le porteur ramène les nuisances à la durée de l'anesthésie et prévoit un gel ophtalmique sur la cornée. Il justifie l'absence de remplacement par le fait qu'une température corporelle ne se mesure que sur un animal vivant, et annonce deux groupes "indispensables" pour la spectroscopie localisée sans expliquer comment il arrive à 102 souris.

Objectifs

La thermométrie par imagerie par résonance magnétique (IRM) est une des rares méthodes autorisant une cartographie in vivo de la distribution spatiotemporelle de la température de façon non invasive. Elle est actuellement utilisée en clinique pour le suivi des hyperthermies thérapeutiques focales et massives comme pour la thermo-ablation de tumeur. Elle est peu ou pas développée pour des études précliniques chez le petit animal et non adaptée à l’étude des mécanismes de régulation de la température intracorporelle où les modifications de température attendues sont de faibles amplitudes et potentiellement diffuses. L’objectif de ce projet est d’initier le développement de la thermométrie par IRM pour des applications fondamentales et précliniques et plus précisément pour le suivi d’hyperthermies faibles et diffuses, telles que celles attendues chez les mammifères homéothermes lors de challenges thermiques environnementaux. Les performances de la thermométrie IRM seront évaluées au niveau cérébral et musculaire. Ce projet s’inscrit dans la problématique d’adaptation aux changements climatiques et de compréhension des coups de chaleur.

Bénéfices attendus

Une souris est 3000 fois plus petite qu’un humain. La transposition sur le petit animal des protocoles cliniques est loin d’être triviale comme l’illustre la rareté des publications sur la thermométrie IRM en préclinique. L’objectif de ce projet est de proposer un outil de mesure non invasif de faibles variations de température chez le rongeur afin d’évaluer ce paramètre dans des modèles de animaux de dysfonctions métaboliques et/ou mitochondriales par exemple. Il permettra de doter la communauté scientifique d’une méthode nouvelle de mesure de température in situ qui sera à la disposition des équipes de recherche.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés par inhalation d’isoflurane sur une période de 2 heures et seront dans un environnement thermique adapté à l’étude sur une période de 1h15.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux seront liées à la durée d’anesthésie. Nous limiterons l’inconfort des animaux par le dépôt sur la cornée d'une goutte de gel ophtalmique.

Devenir

Les 102 souris seront mises à mort à la fin de chaque procédure.

Remplacement

L'expérimentation ayant pour objet l'évaluation de la température corporelle, elle ne peut être conduite que sur animal vivant.

Réduction

Les mesures de températures par imagerie de phase sur les tissus cérébraux et musculaires seront réalisées sur le même animal et durant la même acquisition en choisissant un muscle proche de la zone cérébrale afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Toutefois, pour la spectroscopie localisée, la température est mesurée au sein d’un voxel qui doit être placé soit sur le muscle, soit sur le cerveau, deux groupes d’animaux sont donc indispensables. Il est à noter que des individus des deux sexes seront intégrés dans l’étude. Une analyse statistique sera réalisée pour évaluer les modifications des paramètres IRM observés lors des challenges.

Raffinement

Les animaux issus de l'élevage interne de l'établissement recevront les soins classiques de la structure avec régulation de température, accès sans limite à la nourriture et à l'eau, enrichissement des cages (frisotti papier, carré bois et cabanes). Lors du protocole d'imagerie, un dépôt de gel ophtalmique sur la cornée sera effectué et le suivi de la qualité de l’anesthésie sera évalué par mesure de la fréquence respiratoire.

Choix des espèces

Cette étude préliminaire a pour futur d'être continuée sur un modèle génétique altéré disponible chez la souris et ne peut donc être conduit que chez cette espèce. Des souris C57BL/6J seront utilisées puisqu’il s’agit du fond génétique du modèle génétiquement altéré. Il s’agira d’animaux âgés de 8 à 10 semaines ayant atteint la maturité sexuelle et immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 576
Souffrances
▲ 144
▲ -
▲ -
▲ 432
Devenir
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 576

La formation d'un gros caillot dans une artère interdit tout réveil, et les souris concernées sont tuées dès la fin de l'expérience. 576 souris vont être utilisées, 432 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 144 sous anesthésie sans réveil. Elles subissent l'induction d'une thrombose de la carotide, de l'aorte abdominale ou des artérioles mésentériques pendant 30 à 45 minutes, la pose d'une sonde de mesure du flux sanguin, un accident vasculaire cérébral provoqué sous anesthésie de 30 minutes à 2 h 30, et pour certaines la pose sous la peau du dos d'un dispositif de diffusion continue. Les souris destinées à la thrombose des artérioles mésentériques ont 3 semaines, un âge choisi pour éviter les lipides entourant les vaisseaux et garantir la lésion des couches profondes de la paroi.

Objectifs

Les plaquettes jouent un rôle central dans l’arrêt du saignement qu’on appelle hémostase. Elles s’accumulent au niveau d’une lésion vasculaire, pour former un caillot qui stoppe les saignements. Un processus similaire peut survenir dans un vaisseau malade, nommé thrombose artérielle. Elle peut mener à l’occlusion du vaisseau, ce qui diminue l’apport en oxygène d’un tissu, aussi appelée ischémie. Elle est responsable de maladies graves comme l’accident vasculaire cérébral ischémique (AVCi) ou l’infarctus du myocarde, qui représentent la première cause de mortalité dans le monde. Dans le cadre du traitement de l’AVCi, le caillot obstruant la circulation est soit dissous par l’administration d’un médicament, soit retiré mécaniquement, ce qui permet de rétablir le flux sanguin des artères cérébrales. Cependant, ces traitements ont une efficacité modérée, due notamment à la formation de micro-caillots et à l’inflammation ayant lieu à la suite au rétablissement du flux sanguin cérébral. Ce projet, se focalise principalement sur la thrombose artérielle, l’événement pouvant déclencher les AVCi, ainsi que dans la formation de micro-caillots et l’inflammation à la suite d’un AVCi. De récents résultats montrent l’importance de la glycoprotéine VI (GPVI) dans la formation de ces micro-caillots et dans la réduction de l’efficacité des traitements de l’AVCi. Les ligands de la GPVI potentiellement présents dans ces événements sont le fibrinogène et la fibrine. Ainsi, ce projet vise à évaluer chez la souris l’importance des interactions de la GPVI avec le fibrinogène et/ou la fibrine dans la thrombose artérielle, et dans l’apparition de micro-caillots et d’une inflammation à la suite du traitement de l’AVCi.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet portent sur la thrombose artérielle et l’AVC ischémique. On pourrait mettre en évidence de nouveaux mécanisme impliquant la GPVI dans la thrombose artérielle, et améliorer les traitements ciblant la GPVI pour soigner la thrombose artérielle. On pourrait mettre en évidence que l’interaction entre la GPVI avec le fibrinogène et/ou la fibrine est à l’origine de l’aggravation de l’état de certains patients après le traitement de l’AVC. Ceci ouvrira des perspectives d’amélioration des traitements ciblant la GPVI avec de potentielles nouvelles indications.

Procédures

Les animaux subiront pour l’étude de la thrombose : • Les animaux seront soumis à des injections dans la cavité abdominale (animal vigile) et intraveineuses (animal anesthésié). Dans chaque procédure l’animal vigile recevra une injection pour l’anesthésie, puis il y aura une ou deux injections de quelques secondes sur animal anesthésié avant ou après le début de la thrombose artérielle en fonction des traitements à administrer. • L’induction d’une thrombose, soit au niveau de la carotide, soit de l’aorte abdominale, soit des artérioles mésentériques à proximité des intestins. Procédure : entre 30 et 45 minutes Les animaux subiront pour l’étude de l’AVC : • Une procédure chirurgicale sous anesthésie générale permettant la pose de la sonde permettant de visualiser le flux sanguin de l’artère cérébrale qui sera obstruée. Procédure : 10 minutes • Une induction d’un accident vasculaire cérébral (AVC) sous anesthésie générale ainsi qu’une injection par voie intraveineuse d’un traitement. Procédure : entre 30 minutes et 2h30 selon la méthode d’induction de l’AVC • Une pose d’un dispositif sous la peau du dos pour diffusion continue du traitement. Procédure : 15 minutes

Impact sur les animaux

Lors de l’expérimentation, nous pouvons nous attendre à une baisse de la fréquence respiratoire et une baisse de la température corporelle provoquée par l’anesthésie. Nous pouvons nous attendre à un risque de saignement lors de la pose de la sonde de mesure du flux sanguin ainsi qu’un inconfort au niveau de l’incision. Nous pouvons nous attendre à un risque de saignement lors de la pose de la pompe permettant la diffusion continue du traitement, ainsi qu’un impact sur la mobilité et un inconfort au niveau de l’incision. Nous ne nous attendons pas à un impact du traitement sur les risques de saignements. Nous pouvons nous attendre à un risque de saignement lors de la chirurgie permettant d’induire l’AVC. A une réduction de la mobilité causée par l’AVC, pouvant rendre difficile l’alimentation. Egalement, à un inconfort postopératoire au niveau de l’incision.

Devenir

La formation du thrombus de grande taille dans une artère ne permet pas le réveil de l’animal. Ainsi, immédiatement après la fin de l’expérience de thrombose, l’animal sera mis à mort. 24h après la réalisation de la procédure d’AVC, les animaux seront mis à mort afin de procéder à des analyses post mortem sur les cerveaux.

Remplacement

Le but de ce projet est d’évaluer l’effet des interactions entre la GPVI plaquettaire et le fibrinogène et/ou la fibrine dans un processus complexe et intégré qu’est la thrombose artérielle et sa conséquence, l’AVC ischémique. Les modèles in vitro n’étant pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo. De plus, les plaquettes sont des cellules sans noyau qui ne peuvent être cultivées dans des boites, empêchant tout modèle reposant sur la culture cellulaire qui aurait pu être envisagé pour étudier une partie du processus.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé entre 8 et 12 souris/groupe pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le critère recherché est la comparaison des résultats obtenus entre les différents groupes d’animaux.

Raffinement

Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux minimum 3 jours avant l’expérimentation. Ces cages seront munies de carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Par un accès permanent à l’eau de boisson et à la nourriture. • Par une habituation au gel nutritif 3 jours avant l’opération • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée afin lutter contre l’hypothermie pendant la chirurgie. • Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de l’opération • Par l’injection d’un analgésique pendant et après chaque procédure. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont maitrisés, notamment les modèles de thrombose artérielle et d’AVC. Les techniques de mutation génétiques ont permis de générer des souris sur un même fond génétique (C57BL/6J) exprimant la GPVI humaine, déficiente pour le fibrinogène ou la fibrine. Ces lignées sont parfaitement adaptées à cette étude et constituent des outils originaux et uniques. Les souris sont utilisées lorsqu’elles sont adultes (exception faite de la thrombose laser sur artérioles mésentériques) car la thrombose artérielle et les AVC touchent plus souvent les adultes que les enfants. La thrombose sur artérioles mésentériques est réalisée sur des souris de 3 semaines afin d’éviter la présence de lipides autour des vaisseaux, permettant ainsi de s’assurer de la lésion des couches intermédiaire et profonde de la paroi vasculaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1320
▲ -
Devenir
 -
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 1320

Pour savoir si des cellules sanguines mutées aggravent les lésions cérébrales après un accident vasculaire cérébral, 1 320 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux irradiations de la patte arrière espacées de 17 heures, puis une greffe de moelle osseuse par injection, un gavage de cinq jours pour activer la mutation, et des prises de sang répétées pendant deux mois. Le porteur décrit une perte de poids courante après l'irradiation et la greffe, une baisse d'activité et une réduction des interactions avec les autres souris. Aucune n'est tuée sur place au terme de ces procédures, toutes doivent être exportées vers des collaborateurs allemands qui leur infligeront les accidents vasculaires cérébraux.

Objectifs

Ce projet vise à explorer le lien possible entre l'accident vasculaire cérébral (AVC) et l'hématopoïèse dite clonale, une condition liée à l'âge où les cellules souches hématopoïétiques (à l’origine de toutes les cellules du sang) subissent des mutations et prolifèrent de manière déséquilibrée. Les personnes atteintes d'hématopoïèse clonale présentent un risque accru de développer des tumeurs, des AVC ou des crises cardiaques. Il reste cependant incertain que ces cellules sanguines mutées pénètrent dans le cerveau et y causent des dégâts après un accident vasculaire cérébral. Chaque année, environ 12 millions de nouveaux cas d'AVC sont recensés dans le monde, avec, au total, environ 103 millions de survivants qui doivent vivre avec les séquelles de cette affection. Dans une étude récente, 41 % des patients ayant subi un premier AVC présentaient des mutations dans leurs cellules souches hématopoïétiques, augmentant leur risque de subir un deuxième AVC ou d'autres événements vasculaires dans les trois ans suivants. Pour examiner cette hypothèse, nous allons utiliser des souris génétiquement modifiées pour le gène appelé TET2 codant pour une enzyme importante pour la stabilité de l’hématopoïèse. Nous transplanterons la moelle osseuse de ces souris dans des souris receveuses localement irradiées sur le membre postérieur au préalable afin d’étudier la progression de l’hématopoïèse clonale à partir du site d’implantation du greffon comme pour modéliser le départ d’une hématopoïèse clonale chez l’Homme. Ces souris seront ensuite envoyées à nos collaborateurs en Allemagne pour modéliser l'AVC dont les conséquences seront graduées par gravité en fonction de la proportion de cellules clonales TET2. Les études sur les souris nous permettront de mieux comprendre les mécanismes des lésions cérébrales post-AVC, notamment l'impact des traitements sur la motricité fine, la démarche, l'équilibre, et la restauration des fonctions motrices, ainsi que sur la possibilité de traiter l'inflammation cardiaque. L'objectif global de ce projet est donc de déterminer si l'hématopoïèse clonale contribue à la gravité des AVC et de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour améliorer la qualité de vie des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet présente plusieurs bénéfices potentiels significatifs pour la compréhension et le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des conditions liées à l'hématopoïèse clonale. 1. Amélioration de la compréhension des AVC: En explorant les liens entre l'hématopoïèse clonale et les AVC, nous pourrons mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans l’aggravation des conséquences post-AVC et comment ceci est influencé par la présence de mutations sur un gène connu comme responsable de dérégulations de l’hématopoïèse (TET2). 2. Développement de nouveaux traitements: La recherche sur les souris génétiquement modifiées pour ce gène TET2 permettra d'évaluer l'impact des mutations sur les lésions cérébrales après un AVC. Ces études peuvent révéler si la taille du clone muté aggrave les conséquences de l'AVC, ce qui ouvrirait la voie à de nouveaux traitements ciblés, notamment des thérapies anti-inflammatoires adaptées aux patients présentant une proportion importante de cellules mutées pour le gène TET2.. 3. Amélioration de la prise en charge des patients: Pour les patients atteints d'hématopoïèse clonale, comprendre le rôle des cellules mutées dans les tissus cérébraux après un AVC peut améliorer les stratégies de traitement. Par exemple, en mesurant la taille des clones mutés, les médecins pourraient mieux orienter les traitements pour réduire l'inflammation et améliorer la récupération des fonctions motrices et cognitives après un AVC. 4. Contributions à la recherche sur le cancer: Étant donné que la mutation de TET2 est également courante dans les cancers de la moelle osseuse, ce projet pourrait avoir des implications pour la recherche oncologique. Les découvertes faites ici pourraient aider à développer des traitements qui ciblent non seulement les AVC mais aussi les cancers liés à ces mutations génétiques.

Procédures

Dans ce projet, nous réaliserons plusieurs interventions sur des souris pour comprendre les effets de certaines cellules sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les souris seront d'abord endormies (15min) avec une injection pour les préparer à une procédure. Elles recevront ensuite deux courtes doses d’irradiation (5min) , espacées de 17 heures, pour préparer leur moelle osseuse à recevoir la greffe de nouvelles cellules. Après chaque dose de rayons, les souris seront réveillées. Deux heures après la deuxième irradiation, les souris seront brièvement endormies pour que nous puissions injecter (30 secondes par injection) les nouvelles cellules mutées pour le gène TET2. Cette méthode permet de s'assurer que ces cellules atteignent bien leur destination et commencent à se développer correctement dans la moelle osseuse des souris. Deux mois après cette intervention, nous donnerons un médicament par gavage (1 minute) aux souris pendant cinq jours pour activer la mutation de ces nouvelles cellules TET2. Nous surveillerons ensuite les souris pendant deux mois supplémentaires pour vérifier que ces cellules se développent comme prévu. Pendant cette période, nous prélèverons régulièrement de petites quantités de sang pour suivre l'évolution des cellules et vérifier l'état de santé général des souris.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées pour comprendre les effets de certaines cellules mutées sur les AVC pourraient éprouver divers désagréments et effets secondaires. Les procédures que les souris subiront, comme l'irradiation et la greffe de moelle osseuse, peuvent provoquer des douleurs temporaires et un stress. L'irradiation peut entraîner une gêne temporaire dans la zone traitée. De plus, le traitement avec un médicament peut aussi causer des douleurs passagères, et le fait de donner ce médicament aux souris peut les stresser. Après l'irradiation et la greffe, il est courant que les souris perdent un peu de poids en réaction à ces procédures. Cette perte de poids est généralement temporaire, mais nous devons surveiller les souris de près pour nous assurer qu'elles restent en bonne santé. Les souris pourraient également être moins actives et bouger moins que d'habitude pendant un certain temps après ces interventions. Elles pourraient réduire leurs activités quotidiennes, explorer moins leur environnement et interagir moins avec les autres souris. Il existe aussi des risques de complications, comme des infections ou des réactions du système immunitaire, bien que ces problèmes soient rares si les procédures sont bien contrôlées. En résumé, les souris pourraient ressentir des douleurs, du stress, une perte de poids et une diminution de leur activité pendant un certain temps en raison des interventions nécessaires pour cette étude. Nous veillerons à surveiller attentivement leur bien-être tout au long du processus.

Devenir

Tous les animaux sont prévus pour être exportés en Allemagne à nos collaborateurs pour les expériences d’AVC dans le cadre du projet européen.

Remplacement

Ce projet a pour but de comprendre le lien entre l'accident vasculaire cérébral (AVC) et un phénomène complexe appelé hématopoïèse clonale. Il explore comment certaines cellules sanguines, qui ont subi des mutations, interagissent avec le cerveau lors d'un AVC. A ce jour, les méthodes sans animaux ne peuvent pas reproduire ces interactions complexes. Les cultures cellulaires et les organoïdes (mini-organes cultivés en laboratoire) ne parviennent pas à imiter toutes les interactions entre les différentes parties du corps. Elles ne peuvent donc pas nous donner une vue complète des effets de l'hématopoïèse clonale sur les AVC. Les simulations informatiques et les modèles mathématiques peuvent aider à comprendre certains aspects de cette recherche. Toutefois, ces outils dépendent de données préexistantes et ne peuvent pas prédire de manière fiable les interactions biologiques complexes qui se produisent dans un organisme vivant. Par conséquent, ils ne sont pas suffisants pour répondre à nos questions de recherche. Pour vraiment comprendre comment l'hématopoïèse clonale influence la progression et les conséquences des AVC, nous devons observer ces processus dans un organisme entier. Les souris TET2 présentent des mutations génétiques spécifiques et sont essentielles pour cette étude. Elles nous permettent de modéliser les mutations et de voir leurs effets sur l'ensemble du corps, y compris le cerveau. Ces modèles animaux nous offrent une vue intégrée des interactions entre les cellules sanguines mutées et les tissus cérébraux touchés par un AVC. Cette compréhension est cruciale pour développer des stratégies thérapeutiques efficaces. En résumé, bien que nous ayons envisagé des alternatives non animales, elles ne peuvent pas fournir les informations nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Pour ce projet, nous avons pris plusieurs mesures pour réduire le nombre d'animaux nécessaires, tout en garantissant des résultats fiables et pertinents. D'abord, nous avons effectué des expériences préliminaires pour déterminer combien de souris sont nécessaires pour obtenir des résultats significatifs. Ces expériences nous ont aidés à établir des sous-groupes d'au moins 8 à 10 souris, ce qui est crucial pour assurer la validité des résultats. Pour chaque condition expérimentale, nous avons besoin d'un minimum de 60 souris. Cela inclut 30 souris greffées avec des cellules souches mutantes TET2 et 30 avec des cellules souches non mutantes, réparties en trois sous-groupes en fonction de la réponse biologique observée. Pour réduire encore le nombre d'animaux, nous avons optimisé nos protocoles expérimentaux. Cela signifie que nous avons standardisé les procédures pour maximiser les données obtenues sur chaque souris. Nous suivons chaque animal à plusieurs moments clés au cours de l'étude. Cette approche longitudinale permet d'obtenir plus d'informations de chaque souris, réduisant ainsi le nombre total d'animaux nécessaires. Nous avons aussi pris en compte la variabilité biologique inhérente à ce type d'étude, ce qui signifie que nous avons ajusté nos chiffres pour compenser les éventuelles variations biologiques. Ces mesures permettront de garantir des résultats fiables tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans cette recherche.

Raffinement

Pour minimiser les nuisances sur le bien-être des animaux dans les procédures expérimentales de ce projet, nous mettrons en place plusieurs mesure, basées sur les meilleures pratiques en matière de soin et d’éthique animale. Les animaux seront surveillés de manière régulière, surtout après les interventions critiques telles que l'irradiation et la transplantation de moelle osseuse. Des observations fréquentes seront réalisées pour détecter rapidement tout signe de douleur, de stress ou de comportement anormal ou des aspects tels que la perte de poids, l’inactivité, les signes de douleur et d’autres indicateurs de bien-être. Immédiatement après les interventions, les animaux bénéficieront de soins post-opératoires complets. Cela inclut la mise en place de conditions environnementales optimales (température, humidité, nourriture et eau) pour favoriser une récupération rapide et confortable. Toutes les procédures invasives seront réalisées sous anesthésie générale pour minimiser la douleur et le stress. Les paramètres vitaux des animaux seront surveillés tout au long de l’anesthésie pour s’assurer qu’ils restent dans des plages sécuritaires. Les cages des souris seront enrichies pour fournir un environnement stimulant et réduire le stress. Cela inclut l’ajout de matériaux de nidification et de cachettes (tube carton) pour favoriser une activité physique et mentale. Un environnement enrichi contribue au bien-être général des animaux et à leur récupération post-intervention. Des points limites ont été définis pour limiter ou arrêter la douleur et une analgésie sera mise en place si nécessaire

Choix des espèces

Pour ce projet, nous avons choisi d'utiliser des souris adultes consanguines. Ces souris sont les mieux caractérisées et les plus couramment utilisées dans les études sur le système hématopoïétique car leur consanguinité permet d’éviter les rejets lorsqu’on les greffe entre-elles et de limiter les variabilités expérimentales. Elles ont la particularité de pouvoir exprimer deux protéines distinctes , ce qui permet de reconnaître le greffon de l’hôte greffé. Les souris TET2 expriment le CD45.1 et sont greffées dans des souris CD45.2, ce qui permet de les suivre dans l’organisme. Nous utilisons également des lignées spéciales de souris TET2 qui portent des mutations génétiques spécifiques muettes que l’on rend fonctionnelles après la transplantation, grâce à un traitement avec un médicament appelé tamoxifène. Cela nous permettra d’étudier comment ces mutations affectent les cellules sanguines de l’hôte et leur interaction avec le cerveau. Les souris que nous utiliserons pour les greffes et les expériences seront toutes des adultes, âgées de 8 à 12 semaines. Ce choix d'âge est crucial car les processus biologiques que nous étudions, tels que l'hématopoïèse (la formation des cellules sanguines), sont plus stables et prévisibles chez les souris adultes. De plus, étant donné que nos expériences peuvent durer 2 à 3 mois, il est important que les souris ne soient pas trop âgées, afin d'assurer que les résultats soient cohérents et fiables.