Souris
Iimpact de la surexpression d’une protéine nucléaire sur la thérapie par transfert de lymphocytes dans le mélanome chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever tumeurs, rates et ganglions lymphatiques. Sous anesthésie gazeuse, elles reçoivent des cellules de mélanome sous la peau du flanc puis des lymphocytes en intraveineuse, et sont transportées pour une irradiation de dix minutes qui peut leur faire perdre du poids et affaiblir un temps leurs défenses immunitaires. La tumeur est mesurée trois fois par semaine, l'objectif étant de voir si des lymphocytes modifiés pour surexprimer un facteur cellulaire deviennent efficaces contre les tumeurs solides, là où les thérapies par transfert de lymphocytes échouent aujourd'hui. Le porteur écrit que les interactions entre cellules immunitaires et microenvironnement "ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables", après avoir mené in vitro les expériences qui ont suggéré l'intérêt de ce facteur.
Objectifs
Les traitements d’immunothérapie ont révolutionné la prise en charge de certains cancers. Néanmoins, les thérapies par transfert de lymphocytes, qui sont très efficaces dans les cancers du sang, ne permettent aujourd’hui pas d’obtenir un bénéfice clinique chez les patients atteints de tumeurs solides telles que le mélanome. Un nouveau facteur cellulaire a été décrite comme importante pour la fonction des lymphocytes dans le mélanome. Nous souhaitons donc évaluer l’effet d’une augmentation génétique de l’expression du facteur d’intérêt dans deux types de thérapies par transfert de lymphocytes, dans le cadre du mélanome chez la souris.
Bénéfices attendus
A ce jour, les thérapies cellulaires par transfert de lymphocytes ne sont que très peu efficaces chez les patients atteints de tumeurs solides. Nos travaux pourraient permettre soutenir le développement d’une nouvelle génération d’immunothérapies par transfert de lymphocytes sur-exprimant le facteur d’intérêt.
Procédures
Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie gazeuse, de cellules tumorales (1x 2 minute/souris) – Injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse, de lymphocytes (1x 2 minutes/souris) – Transport sur le même site et irradiation à faible dose (10 minutes/souris).
Impact sur les animaux
Les volumes tumoraux et le poids sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger. Les injections peuvent entraîner des douleurs courtes au site d'injection. Possible douleur légère ou gène autour de la tumeur. L’irradiation peut entraîner une perte de poids temporaire et une immunodéficience partielle temporaire.
Devenir
Afin d’effectuer des analyses sur les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques, les souris seront mises à mort et ces tissus seront prélevés pour analyse. Ceci permettra de documenter la fonction de la molécule d’intérêt non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.
Remplacement
Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro qui suggèrent que l’augmentation de l’expression du facteur d’intérêt dans les lymphocytes, améliore leur potentiel thérapeutique. Cependant, le développement pré-clinique de cette thérapie de nouvelle génération nécessitera une série d'expériences in vivo pour confirmer son effet bénéfique. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.
Réduction
Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Notre analyse statistique a priori se base sur des données bien établies de la littérature.
Raffinement
Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs (3 fois par semaine), et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris, via notamment l’anesthésie gazeuse et un anesthésique local. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée pourront être utilisés. En cas de douleur détectable, un analgésique sera administré.
Choix des espèces
Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles de mélanomes , de souris transgéniques, et de protocoles bien établis dans la littérature, nous permettant de mesurer le rôle de la molécule d’intérêt dans l’efficacité des immunothérapies.. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire. L’âge sera homogène dans chaque procédure.
Etablissement de nouveaux modèles à partir de primo-implantation de tumeurs humaines issus de patients et à partir de modèles de tumeurs humaines de patients xénogreffés et primo-implantés par des collaborateurs
- Recherche appliquée
- Cancers
Constituer et entretenir une collection de tumeurs humaines greffées, mise à disposition d'autres chercheurs et des tests précliniques de médicaments : 9 830 souris immunodéprimées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit sous anesthésie générale, après incision du dos, un fragment de tumeur ou une injection de cellules tumorales, la plaie refermée par deux ou trois agrafes, puis un marquage à l'oreille ou une puce sous la peau. Suivent des mesures de tumeur jusqu'à trois fois par semaine, parfois des prélèvements de sang au sinus rétro-orbitaire ou une ponction intracardiaque terminale, et selon les modèles un traitement à la testostérone ou aux œstrogènes. Le porteur juge "indispensable" de développer ces modèles sur un "organisme complexe", et chiffre l'effectif en greffant chaque modèle sur six à dix-huit souris par passage, pour un taux de pousse annoncé à 25 % minimum.
Objectifs
L’augmentation des chances de succès de la mise sur le marché d’un médicament efficace, notamment en oncologie, passe par l’amélioration des systèmes permettant de tester le potentiel thérapeutique de ce médicament avant son application enclinique, et donc par la mise au point de modèles in vivo mieux caractérisés et plus proches des pathologies étudiées. Les modèles de Patient Derived tumor Xenografts (PDX) sont des outils précieux pour la recherche visant à étudier les effets de médicaments en amont des essais cliniques puisqu’ils conservent les caractéristiques moléculaires et histologiques des tumeurs primaires humaines dont ils sont issus. L’établissement de collections de PDX est donc aujourd’hui un enjeu majeur pour l’évaluation des thérapies anti-cancéreuses afin de reproduire au mieux la diversité des cancers humains, de développer des thérapies spécifiques et d’identifier les marqueurs biologiques prédictifs de la réponse à ces thérapies. Le but de ce projet est de développer une collection de modèles PDX fiables, représentant au plus près la maladie humaine, afin de mettre à disposition du plus grand nombre de chercheurs des outils performants permettant de comprendre et de lutter efficacement contre les différents types de cancers. Les modèles PDX seront générés à partir de l’exérèse de tumeurs prélevées chez des patients consentants, ou encore par transfert de modèles primo-implantés par nos collaborateurs. La réalisation d’analyses moléculaires fait partie intégrante du projet afin de caractériser le plus finement possible les modèles développés. Ce sont elles qui permettront de choisir le modèle étudié en préclinique (selon la présence d’une mutation particulière, l’expression d’un gène spécifique,…). La mise en service de modèles PDX couvrant la diversité tumorale permettra de relever les défis actuels rencontrés dans la lutte contre le cancer grâce à une identification rapide des évènements oncogéniques, leur ciblage thérapeutique et l’anticipation des mécanismes de résistance et de toxicité aux traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif le développement de modèles de PDX nécessaire pour déterminer l'efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques développées ou en cours de développement dans un contexte préclinique, dans le but d’améliorer et d'identifier des thérapies efficaces pour le traitement des divers types de cancers. Dans le cadre de développement de médicaments pour des populations bien définies (médecine personnalisée), il est indispensable de développer de nouveaux modèles sur un organisme complexe (souris) avec une activité du métabolisme pouvant changer la distribution et l’efficacité thérapeutique. Parmi un grand nombre de molécules à tester, incluant de nouvelles molécules ou des molécules développées ou en cours de développement, les études précliniques ont une première étape vers l’identification des traitements plus efficaces ou avec des effets secondaires moindres.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une greffe correspondant à l'implantation d'un fragment de tissus tumoral ou de cellules dissociées issues de tissus tumoral. Avant la greffe, les souris sont anesthésiées (anesthésie générale). La peau est incisée au niveau du dos de l'animal après désinfection préalable. La greffe est réalisée par l'implantation d'un fragment tumoral ou l’injection de cellules. Afin d'identifier avec précision le modèle implanté, les souris seront marquées au niveau des oreilles ou avec une puce insérée en sous cutané. L'incision est alors refermée par 2-3 agrafes préalablement aseptisées. La procédure a une durée globale de 30 minutes maximum par souris. Le réveil des animaux sera surveillé au maximum 24h après l'anesthésie. Les animaux seront observés quotidiennement pour s'assurer de leur bien-être et de leur comportement (isolement du groupe, prostration, aspect du poil...). Selon les caractéristiques des modèles, un traitement à la testostérone ou une supplémentation en oestrogènes pourront être réalisés. Les animaux seront manipulés une à trois fois par semaine si leur état général ne nécessite pas une surveillance renforcée: les souris seront pesées 1 fois par semaine et les tumeurs seront mesurées jusqu'à 3 fois par semaine en fonction de la croissance tumorale. La durée de mesure de la tumeur et de pesée est inférieure à 1 minute par animal. Dans le cadre d'une meilleure connaissance des modèles des prélèvements de sangs pourront être effectués au niveau du sinus retro-orbital (sous anesthésie gazeuse) ou de la veine caudale, dans le respect des directives européennes. Des ponctions intracardiaques pourront être pratiquées lors de prélèvements terminaux, sous anesthésie générale. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute par animal.
Impact sur les animaux
Suite à l’anesthésie et la chirurgie, une hypothermie, des douleurs post-opératoires et un risque d’infection peuvent être attendus. La xénogreffe de tumeurs peut également provoquer une perte de poids (modèles cachectiques). Un stress induit par les prélèvements sanguins est également une nuisance attendue. Ces nuisances et effets indésirables attendus sur les animaux sont transitoires et peuvent donc être classés en modérés. Dans le cas où ces nuisances persisteraient, elles déclencheraient l’euthanasie de l’animal par atteinte d’un point limite.
Devenir
L'ensemble des animaux de ce projet étant porteur d'un fragment tumoral ou de cellules tumorales, à l'issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés. La réutilisation ne peut pas être possible car les effets des procédures précédentes que les animaux ont subies (greffe de fragment tumoral, greffe de cellules tumorales, traitement hormonal) pourraient introduire une variabilité indésirable dans les résultats de toute étude ultérieure.
Remplacement
La production de nouveaux traitements permettant de lutter contre le cancer nécessite la réalisation de tests pré-cliniques afin de valider leur absence de toxicité et leur efficacité sur la croissance tumorale, avant une application chez l’Homme. Il existe des méthodes alternatives à la réalisation de tests sur les animaux (in vitro, prédictions informatiques…), permettant de réduire la quantité de tests à effectuer en nombres de traitements et en détermination de doses. Cependant, elles n’offrent pas la possibilité de lier les effets des traitements avec une activité du métabolisme d’un organisme complexe pour l’étude de la distribution et de l’efficacité thérapeutique. Ce projet a pour objectif de développer les modèles PDX à partir de tumeurs de patients. Ces modèles sont les seuls représentant le plus fidèlement possible les diversités caractéristiques observée dans les cancers humains, et ce dans un organisme complexes. Ils permettent d’augmenter les chances de succès dans le développement de traitements efficaces et personnalisés pour des populations définies (médecine personnalisée), avant un transfert en étude clinique chez l’Homme.
Réduction
Le développement de PDX est standardisé et la parfaite connaissance de ce type de modèles permet de mettre en place une stratégie expérimentale utilisant un nombre d’animaux réduit au minimum. Nous estimons développer 40% des modèles primo-implantés (taux de chances qu’un modèle pousse chez la souris à partir d’un échantillon humain) et 100% des modèles transférés par les partenaires du projet, ces derniers ayant été greffés chez la souris au préalable, leur croissance chez la souris a déjà été un succès. Lors de la greffe d’une tumeur sur un animal, les chances qu’elle pousse est de minimum 25% (d’après les données internes et les données de la littérature). Pour maximiser les chances de réussites et espérer la croissance d’au moins une tumeur par passage, chaque modèle est greffé sur 6 animaux à chaque passage. Si, pour un modèle donné, nos analyses montrent que le taux de pousse est supérieur à 25%, le nombre d’animaux greffé à chaque passage pourra être réduit à 4 au lieu de 6. Afin de garantir la conservation des modèles dont le développement a été un succès, et pour analyser leurs caractéristiques biologiques et moléculaires, une banque biologique est créée, nécessitant de greffer chaque modèle sur 18 animaux à un passage donnée. Si le taux de pousse est supérieur à 25%, le nombre d’animaux greffé à ce passage pourra être réduit à 12 au lieu de 18. Afin de vérifier les possibilités de décongélations des modèles, 3 méthodes de décongélations sont testées, cela nécessite l’utilisation de 6 animaux par méthode de décongélation (3x6=18 animaux). Si la première méthode de décongélation testée est un succès, les deux autres méthodes ne seront pas testées permettant de réduire le nombre d’animaux à 6 au lieu de 18.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement pour monitorer leur bien-être général et leur comportement (isolement du groupe, prostration, aspect du poil...). Pour chaque animal, tout signe clinique observé susceptible de causer une douleur, une souffrance ou une angoisse, sera immédiatement enregistré. Lors de l’acte chirurgical, la greffe se fera sous anesthésie générale. Les animaux seront placés sur un tapis chauffant pour éviter le risque d’hypothermie. De l’antiseptique sera appliqué sur la peau des animaux, les agrafes seront aseptisées et le matériel utilisé sera stérilisé pour éviter les risques d’infection. Le réveil des animaux sera surveillé au maximum 24h après l'anesthésie. En cas d’une perte de poids supérieur à 15% du poids en début d'expérimentation, une supplémentation sous forme de gel alimentaire sera ajoutée dans la cage jusqu'à ce que la perte de poids soit inférieure à 10% du poids en début d'expérimentation. Si une sécheresse oculaire est observée lors des prélèvements, un protecteur oculaire sera administré à l’animal. L'ensemble de ces mesures permet d'anticiper et de réduire une éventuelle souffrance de l'animal.
Choix des espèces
L'objectif du projet est le développement de modèles nécessaires pour la réalisation de tests précliniques, dont le but final est la détermination de l’efficacité de nouvelles thérapies pour le traitement des cancers. Dans le cadre de développement de médicaments pour des populations définies (médecine personnalisée), il est indispensable de développer de nouveaux modèles sur un organisme complexe (souris) avec une activité du métabolisme pouvant changer la distribution et l’efficacité thérapeutique. Il existe des méthodes alternatives à la réalisation de tests sur les animaux (in vitro, prédictions informatiques…), permettant de réduire la quantité de tests à effectuer en nombres de traitements et en détermination de doses. Cependant, elles n’offrent pas la possibilité de lier les effets des traitements avec une activité du métabolisme d’un organisme complexe pour l’étude de la distribution et de l’efficacité thérapeutique. Nous utilisons des souches murines immunodéprimés qui sont classiquement utilisées pour des greffes de tumeurs humaines et dans le cadre d'évaluations pharmacologiques et qui ont été utilisées lors du pré-développement des modèles par les partenaire du projet. Les souris présentant un système immunitaire résiduel qui se développe avec l'âge et qui peut réduire le taux de prise de greffe, nous utiliserons des animaux, en fin de période d'acclimatation, de plus de 18g, âgés entre 6 et 10 semaines pour augmenter nos chances de succès
Tester l’efficacité de thérapies cellulaires dans un modéle de leucémie chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Un morceau d'oreille prélevé, une injection dans le ventre, puis pour certaines une injection dans la veine de la queue en boîte de contention, une injection dans la veine de l'œil sous isoflurane répétée à trois, sept et trente jours, des injections hebdomadaires sous la peau et des prises de sang à la joue chaque semaine sur animal éveillé. 910 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, greffées de cellules de leucémie humaine puis traitées par différentes préparations de cellules immunitaires. Le porteur décrit les signes attendus du développement de la leucémie, prostration, poil hérissé, yeux plissés, envahissement du sang par les cellules cancéreuses. Chaque procédure peut durer jusqu'à dix mois, au terme desquels les souris sont tuées, ou plus tôt si un point limite est atteint.
Objectifs
Les immunothérapies ont changé le paradigme du traitement du cancer en s'éloignant de la chimiothérapie cytotoxique conventionnelle. Certaines cellules immunitaires ont la capicité de tuer des cellules infectées par des pathogènes intracellulaires et des cellules tumorales. Ce projet vise à comparer l'activité anti-tumorale de différentes préparations de cellules immunitaires in vivo dans un modèle de souris immunodéficientes . L'activité anti-tumorale etudiée dans ce projet sera dirigée contre des cellules cancereueses de la moelle osseuse et du sang. Ces travaux nous permettront de mieux comprendre l'activité anti-tumorale de ces cellules immunitaire dans un modèle de tumeurs humaines chez la souris.
Bénéfices attendus
Les immunothérapies ont changé le paradigme du traitement du cancer, s'éloignant des méthodes conventionnelles de chimiothérapie cytotoxique. Cependant, les résultats de l'immunothérapie restent plus limités dans certains cancers. Il apparaît donc essentiel de développer une alternative à ces immunothérapies en utilisant des cellules immunitaires à l'origine de thérapies cellulaires. Ces protocoles d'activation différentiel des cellules immunitaires in vitro pourraient être mis en place sur une plateforme de biothérapie cellulaire en vue d'un futur essai clinique de thérapies cellulaires dans le cadre de leucémie.
Procédures
672 souris seront soumises à de la contention et auront un prélèvement de petit bout d'oreille et une injection unique au niveau du ventre (quelques seconde sur souris vigile). Parmi ces 672 souris, 96 (souris vigiles) auront une injection unique dans la veine de la queue après avoir été placé dans une boite à contention, moins d'une minute et auront aussi des prélèvements répétés de sang au niveau de la joue 1/semaine avec alternance des sites de prélévement. 288 autres souris auront une injection unique au niveau de la veine de l'oeil après anesthésie à l'isoflurane (quelques secondes),ainsi que des injections répétées sous la peau (1/semaine) sur souris vigiles, quelques secondes. Et 288 autres souris auront une injection unique dans la veine de la queue après avoir été placé dans une boite à contention (moins d'une minute) , ainsi qu' une injection au niveau de la veine l'oeil après anesthésie à l'isoflurane (quelques secondes) pouvant être répétée à J3, J7 et J30, de plus elles auront des injections répétées sous la peau (1/semaine) sur souris vigiles,(quelques secondes) et des prises de sang répétées au niveau de la joue (hebdonadaire) sur souris vigiles, quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les injections et les prélèvements seront sources de stress et de douleur (inflammation sur le site d'injection), cependant le volume injecté ou prélevé reste faible et l'acte est rapide (inférieur à une minute). Les effets indésirables attendus liés au développement de la leucémie (souffrance modérée) seront la prostration, le poil hérissé, les yeux plissés ou bridés et un envahissement du sang par les cellules cancereuses.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure (10 mois au maximum) ou avant si un point limlite est atteint.
Remplacement
Des études préliminaires in vitro avec les différentes sous type de cellules imminitaires et les différentes lignées de cellules cancereuses ont été réalisées au laboratoire, nous premettrant de limiter le nombre de conditions in vivo. Cependant, les approches in vitro ont des limites et ne permettent pas l'étude du système immunitaire, ni du dévélopement du cancer car celle-ci nécessite la présence d'un micro-environnement. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet pour tester l'efficacité des cellules immunitaire dans un modèle de leucémie.
Réduction
Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet (n=910) a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. Dans toutes les procédures nous aurons besoin de 8 souris par groupe afin de définir des différences significatives. Ce projet sera réalisé de façon séquentielle : dans un premier temps les P2 et P3 seront réalisées afin de définir les conditions expérimentales optimales pour la procédure P4.
Raffinement
La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux en générant le moins de stress possible par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Les souris seront toujours herbergées dans des cages sur portoir ventilé et les expérimentation seront réalisées en condition stérile afin d'éviter des contacts microbiens qui pourraient nuire à leur bien-être. Les injections au niveau de la veine de l'oeil seront toujours précédées d'une anesthésie gazeuse qui limitera la douleur des souris. Les pélèvements sanguins se feront en altermant le site de prélèvement. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 3 fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi). Nous veillerons à optimiser, enrichir l’hébergement (blocs de cotons ou tube en plastique, .....) et le maintien dans la mesure du possible des groupes sociaux et surtout au cours de la gestion des souris. Au fur et à mesure de l'apparition des tumeurs et de mises à mort des animaux, des souris se retrouveront isolées dans les cages. Ces animaux recevront un enrichissement supplémentaire (coton et igloo pour la nidification, mocreaux de bois et tube plastique pour l'enrichissement ludique). Pour la procédure de gestion, les souris gestantes seront maintenues avec le mâle géniteur.
Choix des espèces
Ce modèle est donc très pertinent car il permet de reconstituer des pathologies humaines telles que des leucémies après transfert des cellules cancereuses et de tester l'efficacité de thérapies cellulaires. Pour les accouplements, nous utiliserons des souris arrivées à maturité sexuelle (8 semaines). Dans les autres procédures, des souris âgées de 6 à 15 semaines seront utilisées afin de permettre un bon développement tumoral et permettre de tester sur des souris adultes l'efficacité de nos thérapies cellulaires.
Interaction du microbiote et des lymphocytes T spécifiques, les cellules MAIT, lors d’une inflammation intestinale chez la souris (Site 1/2)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Élevées dans un premier établissement pour ses conditions d'hébergement particulières, puis transportées vers un second uniquement pour y être tuées, 144 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un composé chimique dans l'eau de boisson déclenche une inflammation intestinale, par trois cycles de cinq jours à concentrations croissantes, entrecoupés de quatre jours d'eau avec ou sans antibiotiques. Le porteur indique que les diarrhées provoquées font perdre environ 25 % du poids initial et que ce poids est retrouvé deux à sept jours après la fin du traitement. Sur le remplacement, il écrit avoir déjà testé in vitro la présentation de l'antigène microbien aux lymphocytes T, et conclut que le rôle de l'interaction entre l'hôte et son microbiote ne peut être établi hors d'un "organisme entier".
Objectifs
Les bactéries du système digestif (microbiote intestinal) assurent des fonctions essentielles telles que la digestion et la protection contre les agents pathogènes, mais peuvent aussi exacerber l’inflammation intestinale chez les patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique. Le système immunitaire, et notamment des globules blancs : les lymphocytes T, jouent un rôle central dans la surveillance du microbiote intestinal et dans la réduction de l’inflammation du colon. Décrypter les interactions entre les lymphocytes T et le microbiote, chez les sujets sains ouen cas d’inflammation intestinale chronique, est donc essentiel pour comprendre les nombreuses pathologies associées au microbiote. Les fonctions des lymphocytes T reposent sur leur capacité à reconnaitre des molécules microbiennes appelées antigènes. L’un de ces antigènes est produit par certaines bactéries du microbiote. Les lymphocytes reconnaissant cet antigène microbien sont activés chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, ainsi que dans les modèles d’inflammation intestinale chez la souris. Nous souhaitons maintenant déterminer le rôle des bactéries dans l'activation et dans la fonction protectrice des lymphocytes T au cours de l’inflammation du colon. L'étude permettra de mieux comprendre le mécanisme de protection des lymphocytes T au cours de cette inflammation. Le modèle de souris nécessite des conditions d’élevages particulières qui sont disponibles dans le laboratoire 1. L’euthanasie et les prélèvements d’organes seront réalisés dans le laboratoire 2.
Bénéfices attendus
Ce projet améliorera notre compréhension d’une nouvelle interaction entre le système immunitaire et les bactéries du système digestif. Cette interaction est impliquée dans l’inflammation intestinale et le projet peut donc offrir de nouvelles opportunités thérapeutiques.
Procédures
Toutes les souris recevront dans l’eau de boisson un composé chimique qui génère une inflammation intestinale pendant 3 cycles de 5 jours à des concentrations progressives. Chaque cycle est suivi de 4 jours d’eau avec ou sans traitement d’antibiotiques. Le projet est réalisé sur le site n°1 sauf l’acte de mise à mort qui est réalisé sur le site n°2.
Impact sur les animaux
L’inflammation intestinale est induite par administration d’un composé chimique dans l’eau de boisson et est associé à des effets indésirables attendus. Elle peut causer des diarrhées entrainant une perte de poids d’environ 25% du poids initial. Le poids initial est retrouvé 2-7 jours après la fin du traitement. Aucun autre effet indésirable n’est attendu pour le reste du projet, les antibiotiques utilisés n’ont jamais montré d’effet indésirable lorsqu’ils sont utilisés pour éradiquer les bactéries. De plus, la bactérie utilisée pour le projet est une bactérie naturellement présente dans le système digestif. Le transport peut engendrer un stress supplémentaire.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte des organes et analyses par histologie ou cytométrie en flux.
Remplacement
Nous avons analysé in vitro la capacité de différentes cellules humaines et murines de différents tissus à capturer l’antigène microbien qui nous intéresse et à le présenter aux lymphocytes T spécifiques. Ces informations sont utiles mais ne permettent pas de conclure quant au rôle de ces cellules dans un organisme entier. Le rôle (bénéfique ou délétère) de l’interaction hôte-microbiote ne peut pas être déterminé dans des modèles in vitro ou ex vivo. Le modèle animal est donc nécessaire à ce stade.
Réduction
Nous utiliserons des modèles d’inflammation intestinale chez la souris. Les modèles ont déjà été mis en place, limitant ainsi le nombre d’animaux à utiliser. Le nombre minimum d’animaux qu’il faut utiliser pour répondre aux questions posées a été calculé en utilisant un test statistique. Ce nombre a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats.
Raffinement
Il y aura une observation quotidienne des animaux, une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (changes de cages etc…) et une observation accrue durant l’inflammation intestinale induite, susceptible d’entrainer de la douleur, de la souffrance ou du stress, et cela plusieurs fois dans la journée pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effet délétère. En cas de déshydratation, les souris seront réhydratées par voie intra-péritonéale et un gel hydratant sera placé dans la cage. Nous utiliserons une grille de score pour évaluer de façon objective l’état des animaux et des points limites adaptés aux signes cliniques associés à l’inflammation intestinale. Les animaux seront manipulés sur plusieurs jours avant le début des procédures afin de les habituer aux manipulateurs. Les animaux seront hébergés en isolateur dans des cages standards par groupes de sexe identique (3 par cage). Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. La litière sera constituée de copeaux stérilisés par irradiation. Les souris recevront ad libitum un aliment standard stérilisé par irradiation et de l’eau autoclavée. Pour le transport, les animaux seront transférés en cage de transport selon leur répartition d’origine afin de ne pas induire un stress supplémentaire dû à l’isolement ou à la cohabitation avec des nouveaux congénères. Les animaux seront transportés dans une boite de transport stérile à laquelle sera rajoutée de la litière, de l’enrichissement et de la nourriture provenant de leur cage d’hébergement. Le transport se fera dans un véhicule agréé et climatisé.
Choix des espèces
La souris est l'espèce dans laquelle les lymphocytes T ont été largement étudiés (en dehors de l’humain) et pour laquelle nous disposons d’outils moléculaires et génétiques permettant leur étude. La souris est également le modèle de choix pour l’étude de l’inflammation intestinale du fait de l’existence de modèles bien définis, de la similarité de la flore intestinale, et de la parenté génétique avec l’humain. Les souris seront utilisées à l’âge adulte car nous souhaitons que les souris aient un système immunitaire mature.
Production de souris à phénotype dommageable pour des études moléculaires et cellulaires d’une maladie neurodéveloppementale
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Une souris qui convulse est tuée sur le champ, et la prostration ou les tremblements déclenchent aussi l'arrêt immédiat du protocole. 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, dont 1 200 fœtus sortis un par un de la corne utérine et décapités, et 720 souris porteuses d'un phénotype dommageable dont le porteur indique que 10 % meurent avant trois mois et environ 30 % avant quatre mois, de crises d'épilepsie spontanées. Une partie subit une ouverture de la cage thoracique sous anesthésie profonde pour une perfusion intracardiaque de fixateur, opération de trente minutes menée sans réveil. Ces souris ne sont produites que pour l'analyse post-mortem, aucune autre procédure expérimentale n'étant prévue, et le projet se ramène à fabriquer des individus atteints pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Le but de ce projet est d’analyser les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sont impactés dans un syndrome neurodéveloppemental avec retard mental, autisme, déficit moteur et épilepsie. Le gène déficitaire dans ce syndrome est exprimé dans le cerveau au cours du développement et chez l’adulte. Les modèles que nous étudions présentent une inactivation soit d’une copie, soit des deux copies du gène spécifiquement dans une population de neurones, les neurones produisant le neurotransmetteur GABA qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur dans le cerveau. Cette approche nous a permis de montrer que la plupart des symptômes associés au syndrome dont l’épilepsie et les troubles autistiques étaient liés à l’inactivation du gène dans cette population neuronale. L’inactivation des deux copies du gène nous permet de comprendre le rôle de ce gène dans les neurones GABAergiques au cours du développement. Le but ici est maintenant de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sont impactés dans ces modèles en regardant quelles sont les sous-populations de neurones GABAergiques affectées par des études immunohistologiques et les voies moléculaires dérégulées grâce à des études moléculaires. Les animaux de cette étude sont uniquement dédiés à de l’analyse post-mortem et ne font pas l’objet d’autres procédures expérimentales. Ils font l’objet d’une demande d’autorisation de projet pour phénotype dommageable. Le modèle avec inactivation d’une copie du gène présente des épilepsies spontanées qui se déclarent à partir de 6-8 semaines tandis que le modèle avec inactivation des deux copies du gène entraine une absence de formation d’une structure du cerveau appelée striatum servant à l’exécution des mouvements. L’absence de striatum entraine des spasmes musculaires à la naissance et le décès des petits dans les premiers jours de vie. Les études sur ce modèle ne concernent donc que les foetus dans le dernier tiers de développement (à partir de 15 jours de développement embryonnaire) et jusqu’au jour de naissance, c’est-à-dire avant que le phénotype dommageable ne s’exprime.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de permettre la production de souris et de fœtus pour 2 modèles murins impliqués dans le syndrome neurodéveloppemental avec retard mental, autisme, déficit moteur et épilepsie. Ces 2 modèles présentent des phénotypes dommageables dont la caractérisation nous permettra de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques à l’origine des troubles du neurodéveloppement associés à cette pathologie.
Procédures
Une partie des souris subissent une chirurgie sans réveil pour pouvoir fixer le cerveau de manière optimale. Pour cela, une anesthésie profonde est couplée à un anti-douleur. La procédure consiste en un acte chirurgical avec une ouverture de la cage thoracique et perfusion par voie intracardique d'un agent de fixation. La procédure dure environ 30 minutes et n'est réalisée qu'une seule fois par souris, celle-ci étant sans réveil.
Impact sur les animaux
Des épilepsies apparaissent chez certains animaux dont une copie du gène a été inactivée dans les neurones GABAergiques à partir de l’âge de 6-8 semaines. Ces crises se caractérisent par des myoclonies (secousses musculaires localisées au niveau des vibrisses, de la face, des oreilles et des membres antérieurs) ainsi que des crises tonico-cloniques (une course intense, une perte d’équilibre et une chute sur le flanc accompagnée de myoclonies généralisées pendant quelques secondes). Ces crises sont généralement indolores car il y a perte de connaissance. Si la crise est forte, certaines souris peuvent aller jusqu’à la crise tonique qui se manifeste par une hypertonie des quatre membres de la souris tendus en direction de l’appendice caudal. Cette dernière peut s’accompagner de la mort de l’animal.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure car leur cerveau est prélevé pour des analyses moléculaires et histologiques
Remplacement
Pour les études concernant le cerveau, il n'existe à l'heure actuelle pas d'alternative à l'utilisation des animaux. Les organoïdes cérébraux, censés mimer la structure et les fonctions principales du cerveau, n’ont pas la capacité de répliquer toutes les structures et réseaux neuraux d’un cerveau adulte. Il n'existe donc pas encore de modèle de cerveau in vitro ou autre permettant de réaliser les analyses qui sont faites dans ce projet.
Réduction
Pour chaque étude, les effectifs ont été calculés afin d'avoir un nombre minimal d'animaux d’intéret (n=6 individus par sexe et âge) tout en ayant des résultats scientifiquement et statistiquement interprétables. Nous prévoyons de produire 10 lots par an sur 5 ans, soit 12 x 10 x 5 = 600 animaux au phénotype dommageable. Nous prévoyons des animaux supplémentaires pour compenser la perte de certains animaux lors de crises épileptiques. En effet, nous avons observé qu’environ 10% des souris décèdent lors des trois premiers mois et ~30% avant 4 mois). Basé sur une estimation de la moitié des animaux qui seront sacrifiés avant l'âge de 3 mois et l'autre après, nous aurons besoin de produire 120 animaux en plus, ce qui donne un total de 600 + 120 = 720 animaux . Nous produirons aussi des mâles au phénotype dommageable pour de nouveaux accouplements. Sachant que nous perdons environ 30% de ces mâles avant l’âge de 4 mois et que certains mâles ont du mal à se reproduire, nous estimons devoir produire en continu 6 animaux en âge de se reproduire. A cela, nous devons ajouter le même nombre de femelles qui seront aussi produites en même temps. Nous produirons donc 6 animaux x 2 sexes x 4 trimestres x 5 ans = 240 animaux. Pour les analyses des foetus, nous prévoyons de produire 10 lots par an sur 5 ans, soit 12 x 2 génotypes x 10 x 5 = 1200 foetus. Nous utiliserons donc au maximum 2160 animaux.
Raffinement
L'état général et le comportement des souris est suivi quotidiennement par l'animalier: examen de l’apparence de l’animal, de l'état du pelage, de la coloration des muqueuses, évaluation de l'état de souillure de l'arrière-train, analyse visuelle de la respiration. Le premier signe d'alerte sera une perte de poids, un arrière-train souillé et un pelage mal entretenu qui entraînera une surveillance accrue (niveau 1). Le second signe d'alerte sera la prostration (et/ou des tremblements) qui entraînera un arrêt immédiat du protocole et l'euthanasie de l'animal (niveau 3). Certains animaux avec inactivation d'une copie du gène d'intérêt pouvant présenter des crises convulsives spontanées à n’importe quel moment à partir de l’âge de 6-8 semaines. Cependant, les crises ayant tendance à apparaitre après stimulation, elles peuvent se produire lors de la manipulation de l’animal. Afin d'éviter au mieux le stress pouvant provoquer une crise chez ces animaux, ceux-ci seront manipulés avec un tunnel lors des changes de cages. Si nous observons une souris qui convulse, celle-ci sera euthanasiée. Les souris avec inactivation des deux copies du gène d'intérêt développent des spasmes musculaires (dystonie) peu après leur naissance et meurent pendant les premiers jours de vie. Ces animaux sont prélevés et mis à mort avant que le phénotype dommageable n’apparaisse. Les foetus seront sortis de la corne utérine un par un et euthanasiés par décapitation directement afin de réduire au minimum le stress lié à cette sortie.
Choix des espèces
Cette étude vise à comprendre le rôle du gène d'intérêt dans le développement et le fonctionnement des neurones inhibiteurs GABAergiques. L’utilisation d’un modèle d’inactivation conditionnelle permet d’étudier l’impact spécifique de ce gène dans ces neurones. Cette étude requiert un modèle animal suffisamment proche de l’homme tel que la souris. Les animaux sont utilisés à différents stades pré- et postnatals : E15.5-E18.5, avant sevrage (1-12 jours) juvénile (3-6 semaines), adulte (2-4 mois). Les études nécessitent de comprendre le développement dès le stade embryonnaire et jusqu’à l’établissement de la pathologie à l’âge adulte.
Identification de nouvelles protéines impliquées dans les maladies métaboliques liées à l’obésité
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Quinze semaines d'un régime gras rendent 288 souris obèses, diabétiques et porteuses d'un foie chargé de graisse, avant sept prélèvements de sang en deux heures le jour du test au glucose. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont toutes tuées à l'issue. Le porteur ne décrit comme douleurs que celles des piqûres de la queue et des prélèvements à la veine sous-mandibulaire, qualifiées de légères, l'obésité, le diabète et la stéatose induits restant rangés au titre des perturbations métaboliques attendues. La mise à mort finale sert à récolter le sang et les organes pour identifier les protéines associées à la protéine p85 dans la voie de l'insuline.
Objectifs
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique caractérisée par une concentration élevée de sucre (hyperglycémie) dans le sang. Le nombre de cas est en constante augmentation, en parallèle avec l’augmentation des cas d’obésité. Les patients diabétiques développent fréquemment des maladies chroniques du foie, notamment caractérisées par une accumulation de graisses dans le foie (stéatose). L'hyperglycémie, qui définit le diabète de type 2, est liée à l'action inadéquate de l'insuline. L'insuline est libérée par le pancréas suite à l'ingestion d'un repas. Elle agit avec d’autres protéines en cascade afin de faire entrer le sucre dans les cellules et maintenir sa concentration correcte dans le sang. Parmi les protéines de cette cascade, on retrouve notamment une protéine appelée p85. Afin de mieux comprendre les mécanismes liés au développement d'un diabète et d'accumulation de graisses dans le foie, nous souhaitons identifier les protéines qui participent au maintien de la concentration correcte de sucre dans le sang chez des souris mâles et femelles obèses. Pour cela, nous utiliserons des souris transgéniques afin d'identifier les protéines qui sont associées à la protéine p85. Ces souris seront nourries avec un régime gras induisant une obésité, un diabète de type 2 et une stéatose chez l'animal. Les études cliniques et précliniques indiquent des différences majeures liées au sexe dans la voie de l'insuline, ainsi nous utiliserons des souris des 2 sexes. A la fin de l'expérience, différents organes seront prélevés afin de purifier la protéine d'intérêt et d'identifier les protéines auxquelles elle est associée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la voie de l'insuline dans les pathologies du diabète de type 2 et du foie gras (stéatose hépatique). La purification spécifique des protéines d'intérêt de la voie de l'insuline permettra d'identifier et de comparer leurs interactions avec d'autres protéines chez des souris saines et des souris obèses. Les résultats obtenus lors de ces expériences apporteront ainsi une contribution à la recherche biomédicale.
Procédures
Les animaux seront nourris à volonté avec un régime standard ou un régime obésogène riche en graisses pendant 15 semaines. Les animaux seront pesés toutes les semaines. Un prélèvement d’une seule goutte de sang à la queue sera réalisée 1 fois toutes les 2 semaines (petite piqûre de la veine caudale avec une lancette de 1 mm). Ce prélèvement ne nécessite pas de contention mais uniquement une prise en main de la queue et prend moins de 5 secondes. Les animaux recevront une fois une solution de glucose par gavage et une fois de l'insuline par injection intrapéritonéale. Le gavage et l'injection prennent chacun moins de 30 secondes et seront espacés au minimum d'une semaine. Le même jour, des prélèvements d’une seule goutte de sang seront réalisés à la queue toutes les 15 min minutes sur une durée de 2h pour étudier, soit 7 prélèvements prenant moins de 5 secondes chacun. Un prélèvement intermédiaire de sang, prenant environ 15 secondes, pourra aussi être réalisé (1 fois 100 μl), espacé au minimum d’une semaine avec les autres prélèvements. Juste avant la mise à mort, un prélèvement de sang sera réalisé à la veine sous mandibulaire.
Impact sur les animaux
Les animaux nourris avec les régimes gras deviendront obèses et présenteront des perturbations métaboliques associées à l’obésité telles que le développement d’un diabète (concentration élevée de sucre dans le sang) et d'une stéatose (accumulation de graisses dans le foie). Les prélèvements sanguins (intermédiaire et final) à la veine submandibulaire et les injections de glucose (OGTT) et d’insuline (ITT) peuvent entraîner un stress des animaux lié à la contention et une légère douleur. La piqûre de la queue pour prélever la goutte de sang (pour la mesure de la glycémie) peut entraîner une légère douleur.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de récolter le sang et différents organes pour effectuer les analyses permettant de répondre à la question scientifique.
Remplacement
Ce projet nécessite l’utilisation de l’animal entier car les pathologies étudiées sont complexes et ne peuvent pas être mimées avec fidélité en culture cellulaire. En effet, dans ces pathologies, plusieurs organes de l'organisme communiquent entre eux. L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car il est possible d'étudier une version modifiée d'une protéine d'intérêt.
Réduction
Le nombre d'animaux pour ce projet est défini pour permettre d'une part de répondre aux questions scientifiques et d'autre part de respecter la réduction du nombre d'animaux au maximum. Ainsi nous utiliserons le plus petit nombre d'animaux possible qui est requis pour répondre à nos questions scientifiques et conduire à des résultats exploitables et statistiquement significatifs. Ce nombre d'animaux a été déterminé par des tests statistiques appropriés (calcul de puissance) et est basé sur des résultats provenant d'expériences antérieures du laboratoire.
Raffinement
Nous veillerons au bien-être des animaux tout au long des expérimentations en leur assurant les meilleures conditions d’hébergement (hébergement collectif, environnement contrôlé, enrichissements du milieu de vie). Les animaux seront habitués à l’expérimentateur et les gestes techniques seront réalisés par une personne formée et expérimentée. Une crème anesthésiante sera appliquée sur la queue de l'animal avant la piqûre permettant de prélever une goutte de sang. Nous surveillerons également attentivement l’apparence physique externe, le poids et le comportement des animaux. Des points limites gradés seront mis en place pour l’évaluation de ces différents paramètres. Si un critère d'arrêt est atteint, l'animal sera retiré de la procédure et replacé en conditions d’hébergement standard après examen par la vétérinaire référente.
Choix des espèces
L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car elle permet d’étudier le rôle de protéines spécifiques en utilisant des souris transgéniques. Ces modèles existent uniquement chez la souris. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7 semaines d’âge minimum) car nous nous intéressons au métabolisme chez l’individu adulte.
Evaluation de l’impact de molécules à potentiel thérapeutique sur un modèle d’épilepsie induite chez la souris par le PTZ (Pentylenetetrazole).
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Jusqu'à dix-huit injections et trente-quatre tests comportementaux par animal : 1 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue. Le pentylènetétrazole qu'elles reçoivent déclenche des convulsions qui peuvent être suivies de leur mort, et les administrations répétées laissent des indurations, des inflammations et des irritations aux points d'injection. Ces crises provoquées servent d'outil de criblage pour vingt études de molécules candidates étalées sur les cinq ans de l'autorisation, une partie des animaux étant tuée pour prélèvements et le reste parce que les substances reçues ont des effets inconnus à long terme. Aucun des tests comportementaux n'est nommé, alors que le porteur décrit la souris comme un modèle fiable dont l'extrapolation à l'être humain est "largement admise".
Objectifs
L’épilepsie, un trouble chronique du cerveau, touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Cette pathologie se manifeste sous forme de crises récurrentes et invalidantes pendant lesquelles des convulsions ou des pertes de conscience peuvent survenir. Les formes les plus graves peuvent également aboutir au décès du patient. De plus, les crises ont des conséquences à long terme sur le fonctionnement du cerveau et induisent une dégradation de l’état intellectuel des patients comme de leur état général. Des traitements existent, mais environ 30% des patients ont des crises pharmacorésistantes (ils continuent de présenter des crises malgré les traitements). Ainsi le développement de nouvelles molécules pour la prise en charge thérapeutique des malades reste d’actualité. Chez la souris ainsi que chez l’homme, l’induction de convulsion par le pentylenetetrazole (PTZ) a été largement décrit comme mimant les crises d’épilepsie et leurs conséquences. Ainsi dans ce projet, nous allons utiliser ce modèle comme un outil d’évaluation des nouvelles molécules thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est de mettre en évidence des molécules qui permettraient de traiter en partie ou totalement les troubles épileptiques.
Procédures
Dans la première procédure, les animaux subiront deux administrations sur une période de 2 heures. Dans la procédure suivante, les animaux subiront un maximum de 18 injections, 4 tests différents à des fréquences allant d’une fois par semaine à une seule fois pour l’ensemble de l’étude (34 tests comportementaux au total) et l’administration du composé. Sur l’ensemble des procédures, nous pourrions également être amener à prélever du sang sur les animaux.
Impact sur les animaux
Pentylenetetrazole (PTZ)induit des convulsions qui peuvent être suivies de la mort de l’animal. Les administrations répétées ainsi que les potentiels prélèvements sanguins peuvent induire des nuisances au niveau des sites d’administration et de prélèvement : comme une douleur passagère ou une irritation, une inflammation, une induration mais aussi un phénomène de mâchonnement et de fausse route pour la voie per os. Un stress lié aux différentes manipulations et tests comportementaux peut également apparaitre.
Devenir
L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l'expérience, une partie des animaux est mise à mort pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances aux effets inconnus à long terme.
Remplacement
Le développement de l’épilepsie, de ses symptômes et des conséquences à long terme des convulsions sont des phénomènes complexes qui mettent en jeu plusieurs acteurs (différentes zones cérébrales, muscles, …) et différents processus. Actuellement, aucune méthode de remplacement n’est disponible pour étudier la problématique du présent projet. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet ont fait l’objet d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. L’apparition spontanée de convulsion étant extrêmement rare chez les animaux naïfs, leur inclusion ne semble pas pertinente. De plus, nous cherchons toujours un compromis expérimental qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par exemple, nous favorisons le test de plusieurs conditions expérimentales en parallèle afin de ne pas multiplier les groupes témoins. Au regard de notre expertise, de la littérature les groupes expérimentaux seront constitués de 10 animaux. Selon nos données antérieures, ce nombre permet d’obtenir des résultats exploitables a l’aide de tests statistiques. Les animaux incluent dans ce projet vont nous permettre de mener 20 études réparties sur les 5 ans de l'autorisation.
Raffinement
Le bien-être des animaux est primordial pendant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en œuvre notamment une phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres par un enrichissement important du milieu. L’enrichissement du milieu comporte un tunnel en carton accroché à la grille de la cage afin d’en augmenter le volume utile, un dôme en carton afin de permettre aux animaux de se cacher et de la frisure pouvant servir de matériel de nidification, de jeu et de matériel à grignoter. Les animaux sont observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. De plus dès la première administration les animaux sont pesés régulièrement. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Pour l’ensemble des procédures, des points limites sont mis en place afin d’abréger les souffrances inutiles. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre SBEA pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.
Choix des espèces
Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des souris non transgéniques. Le choix de l’espèce a une importance primordiale dans la recherche à visée médicale. Ce choix prend en compte plusieurs critères mais le critère majeur est la pertinence scientifique du modèle. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une prédictivité reconnue, une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. De plus, cette espèce dispose d’une énorme base d’informations physiopathologiques et d’outils de diagnostiques permettant ainsi de réduire considérablement les expérimentations pilotes. A côté de cela, il faut noter que nous avons une longue expertise de l’utilisation des souris. De plus nous travaillerons avec des animaux d’âge le plus homogène possible. L’induction au PTZ est prévue sur des jeunes adultes de 8 semaines. L’âge des animaux est un paramètre connu pour induire de la variabilité dans ce modèle, ainsi nous travaillerons avec des animaux d’âge le plus homogène possible. L’induction au PTZ est prévue sur des jeunes adultes de 8 semaines.
Etude de l’efficacité et de la bio distribution de produits de santé utilisés dans le traitement de maladies neurologiques, psychiatriques ou auto immunes chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Tuées à la fin du protocole pour que leurs organes soient prélevés et la quantité de produit mesurée organe par organe, 424 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une ou deux injections dans une veine ou directement dans le cerveau, cette dernière voie demandant jusqu'à une heure de préparation en cadre stéréotaxique et pouvant provoquer des douleurs, des saignements et des dommages cérébraux irréversibles. S'y ajoutent des séances de micro-scanner et d'imagerie optique sous anesthésie générale, jusqu'à deux par jour les trois premiers jours puis une par jour jusqu'au septième. Le porteur affirme qu'aucun modèle de remplacement ne permet d'évaluer la biodistribution d'un produit dans un "organisme entier" vivant, et n'envisage de garder en vie que "la ou les souris background" si cela s'avère possible.
Objectifs
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, la schizophrénie, la sclérose en plaque et la maladie de Charcot touche 24 millions, 1,8 millions et 500 000 personnes dans le monde respectivement. Afin de mieux comprendre les maladies neurologiques, psychiatriques ou auto immunes (comme la schizophrénie, la sclérose en plaque ou la maladie de Charcot (également appelée sclérose en plaque amyotrophique)) qui sont des maladies multifactorielles et ainsi développer de nouveaux médicaments thérapeutiques. Dans le cas de la sclérose en plaque et la maladie de Charcot, il n’existe à ce jour aucun traitement permettant de guérir la maladie. Pour la sclérose en plaque, les traitements actuels permettent seulement d’éviter les récidives des poussées et de freiner la progression de la maladie. De nouvelles recherches ont démontré l’implication de protéines rétrovirales endogènes (de la famille des rétrovirus endogènes humain gamarétroviraux HERV) dans le développement de la maladie. Ces protéines sont retrouvées dans le sang, le cerveau et /ou le liquide céphalo rachidien de patients atteints de sclérose en plaque ; cette protéine a même été retrouvée dans certains cas de Covid long. C’est pourquoi ces protéines rétrovirales endogènes semblent être un facteur clé à étudier dans le cas de sclérose en plaque mais probablement dans le cas d’autres maladies neurologiques, psychiatriques ou auto immunes. L’objectif de ce projet est de développer des anticorps ciblant ces protéines rétrovirales endogènes. Les anticorps peuvent êtres couplées a des fluorochromes ou rendu bioluminescent afin de suivre leur biodistribution. Plusieurs voies d’administration seront testés au cours de ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera dans un premier temps à avoir une meilleure compréhension de la biodistribution d’anticorps marqués et/ou de produits afin de définir la voie d’injection la plus pertinente puis dans un deuxième temps aux développements de nouveaux médicaments dans le cas de maladies neurologiques, psychiatriques ou auto-immunes et éventuellement à leur mise sur le marché dans le but de proposer de nouveaux médicaments thérapeutiques.
Procédures
Les animaux recevront une ou deux injections soit par voie intraveineuse ou par voie intracérébrale en respectant les volumes d’injections recommandés. Les injections par voie intraveineuse pourront être fait sur animal vigile et seront réalisées en quelques secondes (temps inférieur à 1 minute). Les injections par voie intraveineuse réalisées sous anesthésies et en comptant l’anesthésie dure environ 5 minutes. Les injections intracérébrales peuvent durer jusqu’à 10 minutes. Plus l’injection dans le cerveau est lente et mieux c’est pour l’animal. La chirurgie donc du placement de la souris dans le cadre stéréotaxique et la préparation à l'injection cela dure entre 30 minutes à maximum 1 heure par animal. Des examens micro scanner ou d’imagerie optique pourront être réalisés sous anesthésie générale. Un examen micro-scanner peut aller jusqu’à 20 minutes, celui de fluorescence est d’en moyenne 5 minutes, la fréquence des examens sera de maximum 2 acquisitions par jour les 3 premiers jours puis 1 acquisition par jour jusqu’au 7e jour.
Impact sur les animaux
Les animaux seront manipulés régulièrement pour différents actes avec ou sans anesthésie susceptibles d’induire un stress : pesées, injections par voie intraveineuse et acquisition d’imagerie optique. Les injections intracérébrales sont susceptibles d’induire des douleurs voire des saignements pouvant induire des dommages irréversibles dans le cerveau. Différents signes cliniques pourront être observés tels qu’une perte de poids, des troubles neurologiques ou des signes liés à la douleur. Une prise en charge analgésique avant et après injection sera donc réalisée. Des mesures spécifiques seront prise pour cette voie d’injection. Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés et selon les voies d’administration choisies pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies voire inflammation du site d’injection).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole pour pouvoir réaliser des prélèvements d’organe et réaliser une quantification des produits par organe grâce à de l'imagerie optique ex-vivo ou par d’autres techniques in vitro. Si possible, la ou les souris background pourront être gardées en vie.
Remplacement
A l’heure actuelle il n’existe aucun modèle de remplacement permettant d’évaluer la biodistribution d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique), le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire.
Réduction
L’utilisation de produits rendu fluorescent ou bioluminescent vont permettre de suivre au cours du temps la biodistribution du produit par imagerie médicale sur les mêmes animaux et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet. Une étude pilote pourra être réalisée sur un nombre limité d’animaux (2 ou 3 par groupe) pour vérifier la détection in vivo des molécules marquées et s’assurer que la technique d’injection intracérébrale n’entraine pas de signes cliniques incompatible avec l’étude. L’étude principale pourra être réalisée si lors de l’étude pilote, 90% des animaux ne présentent pas de paralysie ou lésions cérébrale incompatible avec la poursuite de l’étude (c’est-à-dire sur une étude pilote de 7 souris, 0 ou 1 souris morte est un go pour démarrer l’étude pilote) et si la molécule marquée à un niveau suffisant pour être détectable et mesurable in vivo. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables en réalisant des tests statistiques permettant d’étudier la biodistribution des produits testés, des groupes contenant un nombre de souris suffisant seront réalisés.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 7 jours minimum sera respectée. Les animaux seront hébergés en cage de manière collective durant toute la durée de l’étude. Sauf pour les animaux ayant subi une chirurgie, ces animaux pourront être herbergés seuls les 24 à 48h suivant la chirurgie (ou plus si nécessaire) (le temps nécessaire pour que la plaie soit cicatrisée et éviter que les souris s'arrachent et/ou se rongent les fils de suture). Selon les études les animaux background pourront être hébergés collectivement ou individuellement.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi pour : -Sa taille réduit permettant l’utilisation de technique d’imagerie optique corps entier, -Car il s’agit d’une espèce couramment utilisée pour étudier la biodistribution en expérimentation animale et permettant de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés) -des souris sans poils pourront être privilégiés car l’absence de poils permet d’augmenter la sensibilité de détection de la fluorescence. Des souris de minimum 5 semaines seront utilisées au cours de ce projet (stade jeune adulte) afin de s’affranchir de la période de forte croissance de l’animal et d’avoir des animaux présentant un poids d’environ 20g
Rôle des sécrétions des neurones dans la maladie de Parkinson à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiés.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Pour observer le rôle de protéines sécrétées par les neurones dans la maladie de Parkinson, 360 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles passent trois fois des tests d'openfield, d'empreintes de pas et de reconnaissance d'un nouvel objet, subissent un prélèvement de sang par mois à partir de dix mois sur animal éveillé, puis une injection intracrânienne sous anesthésie d'un virus qui installe la maladie. Le porteur prévoit aussi, en l'absence de résultats, une injection de d-amphétamine suivie d'une heure d'observation en enceinte ouverte. La perte de coordination, les tremblements, l'anxiété et l'altération cognitive figurent parmi les effets attendus, et la surveillance se résume à "plusieurs grilles de points limites" dont aucun critère n'est donné.
Objectifs
La maladie de Parkinson (MP) est l'une des maladies neurologiques les plus fréquentes, se manifestant par la perte de certaines cellules du cerveau et la formation de structures anormales appelées corps de Lewy. Les symptômes de la MP incluent des problèmes moteurs progressifs. Environ 10 % des cas de MP ont une cause génétique connue, tandis que la plupart potentiellement liée à des facteurs environnementaux et génétiques encore inconnus. Nous cherchons à mieux comprendre cette maladie complexe et à élargir les options de traitement limitées actuellement. Notre équipe se concentre sur l'étude de certaines protéines libérées par les cellules, qui représentent une partie importante de notre biologie. D'après nos recherches et celles d'autres scientifiques, certaines protéines impliquées dans les sécrétions cellulaires, semblent jouer un rôle dans la MP, ainsi que dans la libération anormale de protéines. Nous utiliserons des modèles murins spécialement conçus pour étudier ces gènes dans les cellules du cerveau liées à la dopamine. L'objectif est de mieux comprendre comment ces protéines influent sur les cellules nerveuses et de découvrir des pistes pour de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche vise à apporter des éclaircissements essentiels sur la maladie de Parkinson et ses mécanismes sous-jacents en utilisant des souris génétiquement modifiées qui n'ont jamais été étudiées auparavant. À court terme, ce projet propose d'explorer le rôle des sécrétions cellulaires, un phénomène en plein essor dont nous ne connaissons pas encore le rôle dans la maladie de Parkinson. Pour ce qui est du long terme, ce projet pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d'aider à la prise en charge des patients souffrant de la maladie de Parkinson.
Procédures
Des souris génétiquement modifiées, ainsi que leurs groupes de contrôle, seront soumises à des tests comportementaux. Ces test seront répétés trois fois et dureront entre 5min et 60min selon les tests, afin de ne pas perturber les animaux, ces tests seront répartis sur plusieurs semaines. A partir de 10 mois, les souris subiront un prélévement mensuel de sang afin de détecter des biomarqueurs connus de la MP (5min par souris). En cas d'absence de résultats significatifs, les souris receverons une injection unique de d-amphétamine pour perturber leur système dopaminergique et induire un phénotype. Les souris recevront une injection intrapéritonéale de d-amphétamine, puis elles seront immédiatement placées dans une enceinte ouverte pour réaliser un test de comportement de 60min. Plus tard, ces mêmes souris subiront une injection unique intracranial sous anesthésie d'un virus exprimant le gène induisant la maladie de parkinson. La procédure durera 30 min par souris. Après un mois d'expression du gène mutant, les souris subiront à nouveau les tests comportementaux (openfield, footprint, reconaissance de nouvel objet). Les prélèvements sanguins seront effectués sur animal vigile, une fois par mois à partir du début des expériences de comportement jusqu’à la mise à mort.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables seront principalement liés à une potentielle douleur et un stress associé aux injections d’amphétamine et d’anesthésiques, les prélèvements sanguins mensuels peuvent aussi être une source de stress pour les souris. La souffrance liée à l'injection de vecteurs viraux et l’induction de parkinsonisme chez les souris font parti des effets indésirables prévus (perte de coordination des mouvements et des tremblements, altération cognitive, anxiété).
Devenir
A l'issu des expériences de comportement, les animaux seront mis à mort, cette étape est nécessaire pour réaliser des prélèvements post-mortem et effectuer des expériences complémentaires, telles que l'extraction de vésicules extracellulaires et la caractérisation des altérations dans les différentes lignées génétiquement modifiées par immunohistochimie. Ces analyses sont cruciales pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de la maladie de Parkinson, notamment en évaluant l'effet des différentes mutations génétiques sur la sécrétion non conventionnelle et leur rôle dans la maladie de Parkinson.
Remplacement
Afin d'éviter l'utilisation de modèle murin, nous avons jusqu'à maintenant utilisé des modèles de culture cellulaire.Ces modèles nous ont permis de mieux caractériser la nature des sécrétions cellulaires et leurs impacts sur d'autres cellules. En parallèle de l'utilisation de souris, le projet continuera de faire appel à des modèles de culture cellulaire génétiquement modifiés. L'effet du sécrétome de cellules délétées pour les gènes de sécrétion sera évalué sur des neurones en culture. Néanmoins, ce projet impliquant des modèles murins cherche à caractériser la nature et le rôle des sécrétions cellulaires in vivo dans le contexte de la maladie de Parkinson. À ce jour, les modèles de cellules seuls ne permettent pas de répondre à ces questions.
Réduction
Afin d’utiliser le minimum possible de souris, nous nous sommes basé sur les publications étudiant des phénotypes moteurs chez la souris, ansi que des tests statistiques. Les contrôles des différentes lignées pourront être rassemblés dans l’analyse statistique par la suite, permettant une réduction des effectifs. Nous réaliserons des analyses statistiques afin d’en tirer le maximum de resultats.
Raffinement
Les soins sont toujours effectués par les mêmes expérimentateurs et animaliers afin de réduire le stress des animaux. Lors de la procédure d’injection de virus exprimant la protéine responsable de la maladie de parkinson, un traitement préalable et en post opératoire par antalgique est prévue. Au cours de notre étude, plusieurs grilles de points limites seront mise en place afin d’éviter au maximum la souffrance de l’animal.
Choix des espèces
Ce projet repose sur l'utilisation de modèles murins génétiquement modifiés, une approche essentielle pour étudier in vivo la maladie de Parkinson. Le modèle murin permet d'explorer les mécanismes de la maladie dans un contexte biologique proche de l'homme. L'observation du comportement de ces souris, via des tests spécifiques, joue un rôle central. Elle permet d'identifier des troubles moteurs et de comprendre comment cette mutation génétique pourrait jouer un rôle dans la maladie de Parkinson. Étant donnés les résultats donnés par les précédents modèles murins constitutifs, nous pensons que dans ce modèle conditionnel, la neurodégénération devrait survenir lors de stades tardifs (6 à 12 mois). D'autres modèles murins impliquant des gènes démontrés comme impliqués dans la maladie de Parkinson ont montré des signes de neurodégénération à partir de 10 mois. C'est pourquoi nous commencerons nos expériences de comportement sur des souris adultes de 10 mois
Rôle du récepteur des glucocorticoïdes GR et de ses co-régulateurs SRC1 et TIF2 dans l’atrophie musculaire 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Gavées de prednisone tous les jours pendant un mois ou injectées à la dexaméthasone trois jours de suite, sans anesthésie ni analgésique, 960 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour des analyses moléculaires et histologiques. Trois semaines de nourriture médicamenteuse puis cinq jours d'injections intrapéritonéales servent d'abord à désactiver dans leur muscle deux corégulateurs du récepteur des glucocorticoïdes. Un test d'agrippement, réalisé une seule fois en trois essais, mesure ce qu'il reste de force musculaire. Le porteur écrit qu'aucun effet secondaire majeur n'avait été observé lors d'études comparables, tout en prévoyant d'exclure les souris ayant perdu plus de 20 % de leur poids en une semaine et en signalant que le gavage répété peut causer des fausses routes et une irritation de la gorge.
Objectifs
Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) sont des hormones exerçant différents effets chez les mammifères. Elles contribuent en particulier au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les composés comme la prednisone et la dexaméthasone sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme et certaines myopathies. Néanmoins, leur utilisation prolongée peut entrainer d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose ou l’atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont relayés par le récepteur des glucocorticoïdes appelé GR. Il est communément admis que GR une fois lié à son hormone est convoyé dans le noyau de la cellule, où il se lie à l’ADN pour activer ses gènes cibles. Il effectue cette tache en coopération avec d’autres protéines qui sont appelées des « corégulateurs ». L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de deux de ces corégulateurs dans l'atrophie musculaire dépendante des glucocorticoïdes en utilisant des souris dans lesquelles ils sont sélectivement supprimés (mutés) dans le muscle squelettique. Le projet sera mené sur deux établissements utilisateurs (ci-après EU1 et 2 par souci de simplicité). Les animaux seront produits et élevés dans l'EU1. La mutation sera induite dans l'EU1 ou dans l'EU2 s'il s'avère que le personnel de l'EU1 n'est pas disponible. Les autres traitements seront réalisés dans l'EU2 afin que nous puissions suivre l’évolution des animaux. En effet, notre équipe travaille sur ces modèles depuis de nombreuses années et peut ainsi anticiper les dommages occasionnés. Par ailleurs, les animaux seront déjà présents dans l'EU2, à laquelle les membres de l'équipe ont accès, afin d’effectuer des tests d'agrippement, évitant ainsi un nouveau stress généré par le transfert. S’il s’avère que les membres de l’équipe ne sont pas disponibles, les traitements pourront être réalisés dans l'EU1 afin de ne pas gâcher de groupe.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces études nous permettra d'identifier le rôle de deux corégulateurs du récepteur des glucocorticoïdes dans le muscle au cours de l'atrophie musculaire provoquée par les glucocorticoïdes. Contrôler l'activité du récepteur des glucocorticoïdes en modulant celle des co-régulateurs ouvrirait de nouvelles perspectives thérapeutiques pour réduire les effets indésirables causés par les traitements prolongés avec ces hormones.
Procédures
Les animaux pour lesquels la mutation doit être induite (groupe 1 et 2) seront traités par le biais d’une nourriture spécifique pendant 3 semaines, puis par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours avec le composé ou un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité avec le composé ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 3 sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours avec le composé ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 4 sera traité avec le composé ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Un test d'agrippement sera réalisé une seule fois en triplicat sur l'ensemble des cohortes à la fin des traitements (30 sec/ souris) .
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales prévues dans ce projet sont toutes maîtrisées par notre équipe et les expérimentateurs prévus sur ce projet. Par ailleurs, le nombre d’injection et la période prévues de traitement ont été définies car on sait qu’aucun effet secondaire majeur n’avait été observé auparavant lors d’études comparables. Néanmoins nous ne pouvons exclure le risque d’infection due au point d’injection qui sera surveillé. Les traitements aux glucocorticoïdes durant de longue période peuvent entrainer une fonte musculaire, c’est pourquoi nous prendrons soin d’exclure les animaux ayant perdu plus de 20% de leur poids corporel en une semaine. De plus, le gavage répété peut conduire à des fausses routes et une irritation de la gorge pouvant impacter la prise alimentaire que nos pesées régulières nous permettrons d’observer rapidement. Le projet cible les muscles squelettiques, c’est pourquoi la démarche de la souris sera examinée afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de difficultés à se déplacer (boitement, absence de déplacement, …).
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. En effet, même si des myotubes en culture peuvent être utilisés pour modéliser le muscle squelettique et connaitre les effets directs des glucocorticoïdes au niveau moléculaire, ils ne permettent pas de récapituler le microenvironnement musculaire ainsi que les nombreux facteurs et hormones intervenant dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant contribuer à ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L'injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur l'animal vigile. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et deux de ses co-régulateur dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux inductibles seront donc traités au tamoxifène entre 5 et 7 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection.
Comparaison des effets provoqués par un faisceau d’ions lourds 56Fe avec ceux induits par irradiation gamma sur les cellules souches de souris adultes.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système nerveux
- Système urogénital
652 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Une partie est irradiée aux rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds, une autre reçoit une irradiation à dose létale qui détruit son système sanguin et dont la mort survient en 11 à 15 jours sans greffe, une autre encore est stérilisée par un composé reprotoxique avant de recevoir une greffe de cellules souches testiculaires ou de moelle osseuse. Les données doivent servir à estimer les risques encourus par les astronautes lors de vols dans l'espace profond, sur la fertilité masculine, le système sanguin et le cerveau, et à améliorer la composition des capsules, des vêtements et du régime alimentaire des équipages. Sur le remplacement, le porteur indique que les cultures de cellules souches ne reproduisent ni la quiescence, ni les régulations hormonales, ni la réponse inflammatoire, et que seule la greffe chez un receveur vivant démontre le caractère "souche" d'une cellule.
Objectifs
Les vols spatiaux autour de la Terre ont des effets sur la santé qui ne peuvent être extrapolés aux séjours de longue durée dans l'espace profond. La Terre protège du rayonnement cosmique, un mélange complexe de radiations dont les éléments les plus toxiques sont les ions lourds. Des irradiations X ou photons répétées à faibles doses accélèrent le vieillissement et augmentent le risque de cancers. Mais il est impossible de transposer leurs effets aux faisceaux d'ions lourds plus toxiques pour les cellules. Ce projet vise à examiner les conséquences d'expositions à faibles doses sur la fertilité masculine (production de sperme), le système sanguin (risques de cancer) et le cerveau (dysfonctionnements). En l'absence de données, les risques encourus par les astronautes peuvent être analysés chez la souris adulte. Les effets des ions lourds seront comparés à ceux après irradiation obtenus dans la première partie du projet. Ces effets ne peuvent être identifiés dans des cultures de cellules qui ne reproduisent ni les régulations hormonales, ni les réponses inflammatoires, ni les interactions entre types cellulaires. Pour minimiser le nombre de souris, des tissus d'un même animal (testicules, moelle osseuse et cerveau) seront prélevés. L'accent est mis sur les cellules souches, présentes tout au long de la vie et essentielles à la production de cellules matures telles que les cellules sanguines et les spermatozoïdes, ainsi qu'au maintien du système nerveux. L'étude comprend des expériences de greffes afin d'examiner la capacité des cellules souches irradiées, testiculaires et hématopoïétiques, à produire respectivement des spermatozoïdes ou à induire des cancers chez les souris receveuses. Après immunohistologie des cerveaux irradiés, une reconstruction 3D permettra de visualiser et quantifier la production de neurones, les interactions cellulaires et l’inflammation afin d’améliorer la compréhension des disfonctionnements cérébraux observés. Différents prélèvements de sang et de tissus seront réalisés sur les souris euthanasiées pour mettre en évidence des différences entre souris irradiées et non irradiées via des dosages biochimiques, le suivi de marqueurs de stress, et l'analyse de l’expression géniques dans les tissus d'intérêt. Les procédures se dérouleront sous anesthésie et des antalgiques sont prévus avant et après les interventions. Une grille de suivi des points limites permettra de minimiser le stress et/ou la douleur chez les animaux greffés.
Bénéfices attendus
- L'analyse in vivo des effets de faibles doses d'irradiation reste délicate. Pour les radiations, des effets dégénératifs et cancérigènes ont été démontrés, mais les mécanismes moléculaires impliqués ne sont pas totalement élucidés. L'analyse comparée des cellules souches de 3 tissus soumis à des irradiations de natures différentes apportera des éléments de réponse complémentaires. - Il n'y a pas actuellement de données sur l'innocuité de l'exposition aux ions lourds à faible dose sur les cellules souches testiculaires. Ce travail permettra d'établir si elles conservent à moyen terme leurs propriétés de production de spermatozoïdes. Leur capacité à restaurer une spermatogenèse après exposition à un faisceau 56Fe sera un argument positif en faveur du maintien d'une fertilité masculine normale dans l'espace. Ces données préliminaires permettront d'analyser ensuite le risque héréditaire potentiel (génétique et/ou épigénétique) sur la descendance. - Une analyse immunohistologique en 3D des cerveaux des animaux irradiés permettra de préciser les types de cellules nerveuses altérées et l'influence de la réponse inflammatoire dans les disfonctionnements cognitifs. - Des expériences de greffes de cellules souches hématopoïétiques irradiées (impliquées dans la production des cellules sanguines) dans des animaux receveurs sains permettront de confirmer ou infirmer leur rôle dans le développement de leucémies - Pour chaque type de cellules souches, les analyses d'expression génique permettront de déterminer s'il existe ou non une signature spécifique des faisceaux de forte énergie par rapport aux irradiations de faible énergie, en fonction de la dose. Ces données serviront de base aux études ultérieures des effets d'une exposition chronique à de faibles doses de radiations, plus proche de la réalité mais techniquement impossible actuellement. Elles devraient permettre également d'améliorer les mesures de protection des équipages (composition des capsules, vêtements, régime alimentaire).
Procédures
Des groupes de souris mâles seront exposés une seule fois à des rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds et d'autres ne seront pas exposés (contrôle). Les conditions d’irradiation (en groupe, à l'obscurité avec bruit limité et sur une courte durée inférieure à10 min) induisent peu de stress et les doses d'exposition ne sont pas associées à de la douleur. Les souris réintègrent pour 7 jours leurs cages d'origine et font l'objet d'une surveillance régulière avant d'être euthanasiées. Les animaux receveurs sont préalablement stérilisés par injection d'un composé reprotoxique, suivi 24h après d'une greffe de moëlle osseuse pour maintenir leur système sanguin. Après 1 mois, les cellules souches testiculaires fluorescentes sont greffées (anesthésie chimique et durée 20 minutes). Deux mois plus tard, les testicules des receveurs euthanasiés sont prélevés et analysés pour déterminer la présence de spermatozoïdes fluorescents. Le système sanguin des souris receveuses est éliminé par une seule irradiation à forte dose et de la moëlle osseuse est greffée 24 h après (durée moins de 10 min). Les cellules souches des donneurs sont greffées 24 h après sous anesthésie gazeuse par une transfusion d’une durée de 5 min. Les animaux receveurs seront euthanasiés 4 mois plus tard pour permettre le prélèvement de tissus et organes et leur analyse.
Impact sur les animaux
- Le stress généré par la séance d'irradiation. De plus pour les souris irradiées à fort dose (dose létale, la mort est attendue entre 11 et 15 jours en absence de régénération du système sanguin. Signes préalables de souffrance : des problèmes oculaires, des dermatites, une perte de poids, une prostration, un pelage terne ou des vocalisations anormales. - La greffe hématopoïétique peut échouer chez les animaux traités par l'agent reprotoxique : perte de poids, prostration, vocalisation anormale. Après la transplantation de cellules testiculaires, ces animaux sont observés quotidiennement (sur 7 jours) afin de détecter la présence éventuelle de lésions cutanées, de réactions inflammatoires (suppuration), de signes de douleur ou de stress (poils hérissés, dos vouté, vocalisation anormale), et de signes d’infection. - Les différentes injections d'anti douleurs et anesthésiques peuvent également stresser les souris.
Devenir
Les animaux irradiés et contrôles non irradiés seront euthanasiés après 5 jours, pour permettre le prélèvement de tissus en vue d'analyses cellulaires ou génétiques, ou de greffes pour ceux exprimant la protéine fluorescente. Ces expériences sont destinées à déterminer les effets induits par l'irradiation : lésions dans l'ADN non réparées, mort cellulaire, arrêt de la multiplication des cellules et réduction des capacités de régénération des cellules souches. Les animaux receveurs de greffes intratesticulaires seront euthanasiés après 2 mois pour déterminer si les cellules fluorescentes greffées ont permis la régénération d’une spermatogenèse fonctionnelle (production de gamètes). Les animaux receveurs de greffes hématopoïétiques seront euthanasiés après 4 mois pour prélever et analyser leur moelle osseuse. En absence de production de cellules sanguines fonctionnelles à partir des cellules greffées, le décès des receveurs survient habituellement dans les 2 semaines suivant la greffe. Dès la détection de signes cliniques de souffrance, les animaux seront euthanasiés; et leur moelle osseuse sera analysée.
Remplacement
1) Les modèles alternatifs de culture de cellules souches de souris ne permettent pas de modéliser leur microenvironnement en conditions physiologiques, ni de reproduire l'absence de multiplication (quiescence) d'une grande partie du stock de cellules souches. Ces modèles de substitution ne peuvent rendre compte des régulations hormonales, et de la réponse inflammatoire susceptible d'être induite après irradiation. L’utilisation d’un modèle animal reste ici nécessaire pour évaluer l’effet des radiations sur un organisme. (2) La validation ultime du caractère "souche" des cellules ne peut être établie que par transplantation (greffe) de cellules chez un receveur, qui est le seul moyen de démontrer la capacité d'une cellule à restaurer une différenciation normale (propriété des cellules souches) en conditions physiologiques et assurer une régénération tissulaire.
Réduction
Les irradiations "corps entier" associées à l’étude de 3 tissus d’un même animal permettent de limiter notablement le nombre d’animaux impliqués dans ce projet. Un programme de modélisation prenant en compte les différents paramètres importants de l’expérience est utilisé pour estimer la taille des groupes expérimentaux. Il offre le meilleur ratio de probabilité de réussite dans la comparaison de groupes de petits effectifs par des tests statistiques classiques.
Raffinement
L’irradiation corps entier n’induit pas de de stress particulier, car elle est de courte durée et réalisée en groupe. Les animaux bénéficient de conditions d'hébergement enrichies (Tunnel, coton pour la nidification) et sont maintenus par paires. Des protocoles d’anesthésie/ analgésie sont en place pour minimiser la douleur. Un suivi hebdomadaire sera effectué et en cas de signes de souffrance (d’après une grille d’évaluation de l’état général) le vétérinaire sera alerté. Un traitement symptomatique pourra être mis en place, puis une euthanasie sera pratiquée si aucune amélioration n'est observée.
Choix des espèces
La souris est le modèle mammifère le plus fréquemment utilisé à cause de ses similarités anatomiques, physiologiques et génétiques avec l’Homme. Animal de petite taille, son temps générationnel est court. C'est également un modèle de référence en radiobiologie. Les membres des équipages exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 8 à 12 semaines. L'étude de la spermatogenèse implique que l'ensemble des animaux soient des souris mâles. Les astronautes exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 2 à 3 mois . Les animaux receveurs destinés aux procédures 2 et 3 auront de 7 à 9 semaines pour tenir compte des chronologies expérimentales (délai de stérilisation : 1 mois; analyse post greffe : 2 à 3 mois pour la spermatogenèse, 2 à 4 mois pour l'hématopoïese).
Impact des polluants environnementaux sur le neurodeveloppement et le vieillissement
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
3 036 souris boivent une eau chargée en fongicides ou en résidus de plastique, les femelles un à deux mois avant la reproduction puis pendant la gestation et l'allaitement, leur descendance dès la vie utérine et jusqu'au jour de sa mise à mort. 752 jeunes et 752 souris âgées passent des tests d'interaction sociale et d'activité, 128 femelles gestantes subissent une chirurgie de 30 à 45 minutes pour électroporer de l'ADN dans le cerveau de leurs embryons, et 92 souris reçoivent un médicament de l'hyperactivité pour confirmer qu'elles en présentent les signes. Toutes sont tuées, tissus prélevés pour y chercher des marqueurs de pathologies neurodéveloppementales ou neurodégénératives. Le porteur affirme n'avoir observé ni douleur ni souffrance aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, et place le bénéfice attendu dans une révision éventuelle de cette réglementation.
Objectifs
Les objectifs du projet de recherche sont d'étudier les effets de certains polluants fréquemment détectés dans notre environnement sur le neurodéveloppement et le vieillissement. Nous nous interessons à différents polluants: - les fongicides, très largement utilisés pour le traitement de la vigne et pour préserver les fruits de la moisissure grise après récolte. Des études scientifiques ont d’ailleurs révélé que des résidus de fongicides font partie des pesticides les plus fréquemment détectés dans l’alimentation française. Récemment, ces résidus ont été retrouvés dans les petits pots destinés à l'alimentation des bébés, mais aussi dans l'air et dans l'eau. Nous avons montré précédemment que l'exposition à 3 fongicides à la dose reglementaire, autorisée dans l'eau potable, aggrave les marqueurs de la maladie d'Alzheimer dans un modèle de souris génétiquement modifié. Notre objectif est donc d'étudier l'impact de ces composés sur le neurodevelopppement, puis au cours du vieillissement chez la souris. Notre hypothèse est que ces composés pourraient induire des altérations moléculaires lors du développement du cerveau conduisant à des défauts de comportements, voire à un phénotype de type autistique, caractéristique des pathologies neurodéveloppementales. De la même manière, nous nous intéressons aussi à 3 types de résidus plastiques : -les PET (polyethylène téréphthalate), les PVC (polychlorure de vinyle) et les PS (polystyrène) présents dans les emballages alimentaires. Des résidus type "nanoplastiques" contaminent directement les aliments ou l'eau des bouteilles. Par ailleurs, les "microplastiques" issus de la dégradation de déchets plastiques de plus grande taille, envahissent les océans et les eaux de surface type lacs ou rivières, et sont une voie d'entrée dans la chaine alimentaire. Leurs impacts sur l'environnement et la santé sont préoccupants. Notre objectif est d'étudier leurs effets sur le neurodéveloppement et le vieillissement.
Bénéfices attendus
Le projet aura des bénéfices sur la santé humaine : - identification des polluants perturbant le neurodéveloppement et le vieillissement (au niveau moléculaire, cellulaire et phénotypique). - les expositions utilisées dans notre modèle correspondent aux doses réglementaires à ne pas dépasser dans l'eau potable ou à faibles doses, en fonction des résultats obtenus, une révision de la réglementation actuelle pourrait être envisagée - si les animaux développent des phénotypes spécifiques de certaines pathologies (autisme, Parkinson, Alzheimer,TDAH), ces données permettraient d'expliquer en partie l'étiologie de ces maladies et de proposer des méthodes préventives.
Procédures
Les nuisances subies par les animaux sont les suivantes : 1) Exposition des animaux, femelles gestantes et progénitures, aux polluants environnementaux dans l’eau de boisson. Les femelles sont exposées entre 1-2 mois avant la reproduction et pendant toute la durée de la gestation, lactation, jusqu’au sevrage des petits. La progéniture est exposée in utéro, pendant la lactation, et jusqu’à leur date d’euthanasie. Nombre total d’animaux exposés dans l’étude : 3036. 2) Analyse de la morphologie de la progéniture, et tests d'observation et de comportements chez des animaux jeunes. Ces tests comportementaux sur la progéniture seront effectués dès 3 jours post-natal jusqu'à 3 mois. La durée est variable selon le test: entre 1 min pour les tests d'observation du phénotype, et jusqu'à 3 séances consécutives de 10 min pour les tests d'interactions sociales. Ces tests sont non-invasifs. Nombre d'animaux = 752. 3) Tests de comportements chez des animaux âgés à 3, 6, 9 et 12 mois. Les animaux ont 1 séance de 10 min par jour pendant 3 à 5 jours selon le test. Ces tests sont non invasifs. Nombre d'animaux = 752 animaux. 4) Des résultats préliminaires ont montré que les animaux exposés à certains polluants développent un comportement type trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH). Il existe un traitement médicamenteux chez l’humain pour traiter le TDAH, et notre objectif est d’administrer ce médicament aux souris afin de les soigner. Cela permettra de confirmer que les animaux ont bien un phénotype TDAH. Dans ce but, les souris subiront deux injections, une injection par test de comportement, mesurant soit l’activité locomotrice, soit l’impulsivité. Ces tests sont non invasifs et durent entre 5 min et 1h30. Nombre d'animaux = 92 animaux.5) Chirurgie sur des femelles gestantes pour marquer les cerveaux des embryons avec de l’ADN. Cette intervention va induire la production de protéines fluorescentes pour visualiser les cellules du cerveau en développement. La nuisance va durer le temps de l’intervention chirugicale, entre 30-45 min selon le nombre d'embryons à électroporer par femelle, et la durée du rétablissement des femelles opérées (7 jours). Nombre d'animaux = 768 (dont 128 femelles opérées).
Impact sur les animaux
D'après nos études conduites chez des souris adultes génétiquement modifiées (modèle Alzheimer) traitées aux fongicides pendant 11 mois, aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, nous n'avons pas observé de douleurs, souffrance, perte de poids, stress, consécutives au traitement. De même, chez les souriceaux préalablement exposés aux polluants pendant la gestation, aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, et analysés à 3 jours post-natal, nous n'avons pas observé d'anomalies morphologiques, de douleur ou de souffrance induites par l'exposition aux fongicides. Les nuisances attendues pour le traitement par les composés aux doses indiquées sont légères. Pour les chirurgies, les nuisances attendues sont des nuisances post-opératoires de classe modérée : douleurs, saignement suspect, mobilité (prostration éventuelle), aspect du pelage (terne, hérissé), éventuelle inflammation abdominale, infection ou problème de délivrance.
Devenir
A l'issue des 5 interventions décrites ci-dessus en 5.6.1, tous les animaux (3036) seront euthanasiés et les tissus prélevés pour analyser les marqueurs de pathologies neurodéveloppementales ou neurodégénératives.
Remplacement
Nous avons déjà étudié les effets des fongicides sur des modèles cellulaires. Nos travaux ont montré que les fongicides ciblés dans ce projet sont toxiques pour les cultures de neurones à de faibles concentrations. Nous étudions également les effets des fongicides sur les cellules souches issues de patients Alzheimer. Pour les différents plastiques, nous avons montré dans des études in vitro, qu'ils favorisaient la formation d'aggrégats de protéines. Toutefois, étudier les effets de ces polluants sur la cognition et le comportement, en lien avec des pathologies de type autisme ou des maladies neurodégénératives, telles que Alzheimer, nécéssite d'avoir recours à un modèle plus complexe telle que la souris.
Réduction
Pour ce projet nous envisageons d'utiliser 3036 souris sur la durée du projet, réparties en 5 procédures. Nous procéderons par étapes, avec des études pilotes avec un faible nombre d'animaux avant de générer l'ensemble des expériences prévues. D'autre part, les études sur le PVC et PET seront réalisées ultérieurement après les études sur le PS. Le nombre d'animaux adéquat a été calculé grâce à un logiciel permettant d'avoir des analyses robustes. Nous avons également tenu compte de notre expertise de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en en gardant un nombre suffisant d'animaux pour ne pas compromettre la validité statistique des expériences qui seront menées. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées.
Raffinement
Les industriels ne sont pas tenus de faire des tests de toxicité avec les fongicides à la dose maximale autorisée dans l’eau potable par l’Union Européenne et dose utilisée dans l’étude, ni pour les résidus de plastiques, car à ces faibles doses, il n'est pas attendu de toxicité. D'après nos résultats obtenus sur les fongicides, et à ces doses, il n’est pas attendu de souffrance chez l’animal. Les animaux (5/cages) seront hébergés sous surveillance quotidienne, dans un milieu enrichi, avec un accès illimité à la nourriture et à l’eau de boisson, avec ou sans polluants. Si les points limites adaptés à nos expérimentations sont atteints lors de l’expérimentation les souris seront euthanasiées. Concernant les souris qui subissent une chirurgie: l’acte chirurgical est réalisé de préférence le matin pour suivre le réveil des animaux pendant la journée et s’assurer de l’absence de complications post-opératoires. Les femelles seront anesthésiées pendant la chirugie. En post-opératoire un analgésique sera administré pour éviter la douleur. Les souris sont surveillées régulièrement pendant la période post-opératoire. Concernant les points limites pour les femelles électroporées, une grille de suivi adaptée sera mise en place avec 5 critères notés de 0 (bon) à 5 (mauvais). Si le score se situe entre 0 et 9, l'animal est considéré bien portant, entre 10 et 12, une surveillance augmentée est mise en place, et au delà de 12, l'animal est euthanasié. Cette décision est prise par le personnel formé qui réalisera la procédure.
Choix des espèces
Dans les modèles d'expositions aux polluants environnementaux pendant la gestation, la souris représente un modèle de choix, pour les raisons suivantes: - ce sont des mammifères donc le mode de transmission des polluants via le placenta et le lait est similaire à l'humain; - la reproduction et la gestation sont relativement rapides ce qui permet de générer les groupes nécessaires à l'étude assez rapidement; - le nombre de petits par portée est élevé, ce qui permet d'avoir une robustesse dans nos études comportementales, de prendre en compte le sexe dans les groupes et d'avoir des échantillons en nombre suffisant pour les analyses biochimiques et histologiques; - des études précédentes sur l'exposition aux polluants ont permis de mettre en évidence des modèles d'autisme et de TDAH chez la souris. Les souris sont donc un bon modèle de pathologies neuro-développementales et de vieillissement, c'est pourquoi nous privilégions les souris sauvages dans ce projet. Les mères seront traitées avec les polluants avant l'accouplement (1 ou 2 mois selon le polluant), puis pendant l'accouplement et la gestation. Elles seront en permanence sous traitement à la concentration résiduelle, comme c'est le cas de la population humaine exposée chroniquement aux polluants tout au long de leur vie. Les petits issus de ces portées seront soumis aux polluants à faibles doses pendant le développement (stade foetal), pendant la lactation et jusqu'à la date d'euthanasie prévue des animaux.