Souris
Evaluation in vivo de l’action antitumorale d’une surexpression de GPER sur la croissance et la réponse au traitement standard des glioblastomes dans un modèle de greffe orthotopique de glioblastome humain chez la souris immunodéprimée. (EU1/2)
- Recherche appliquée
- Cancers
Une greffe intracérébrale de quarante-cinq minutes, au moins dix injections pour l'imagerie de bioluminescence, dix séances de radiothérapie et douze administrations du composé testé. 164 souris immunodéprimées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le projet évalue si la surexpression d'une protéine ralentit la croissance d'un glioblastome humain greffé dans leur cerveau et améliore la réponse aux traitements standards. Les souris sont choisies immunodéprimées pour qu'elles ne rejettent pas le greffon tumoral humain, et quarante-huit d'entre elles, dites "satellites", sont tuées plus tôt pour l'analyse de leurs tissus, les autres l'étant dès qu'un point limite est atteint, perte de poids et troubles de la motricité surtout.
Objectifs
Ce projet vise à comprendre comment l'augmentation de la quantité d'une protéine affecte la croissance des tumeurs cérébrales chez les souris, et favorise leur réaction aux traitements anticancéreux habituels. L'objectif final est d'appliquer cette méthode aux patients. Des études précédentes sur des données de patients ont montré que plus cette protéine est présente, meilleure est la survie des patients, surtout chez les femmes. En laboratoire, nous avons aussi observé que lorsqu'on augmente la quantité de cette protéine, le nombre de cellules tumorales diminue de moitié. De plus, nous avons constaté qu'un activateur de cette protéine a un effet antitumoral sur des tumeurs greffées sous la peau de souris, qu'elles soient mâles ou femelles. Notre objectif est maintenant d'étudier comment une augmentation de la quantité de cette protéine combinée à son activation par une molécule spécifique affecte la croissance tumorale et la réponse aux traitements anticancéreux standards dans un modèle de tumeur intracérébrale chez la souris (qui se rapproche de la réalité chez l'humain). Ce projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateurs différents.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet constitueront une base pour comprendre le rôle de la protéine étudiée dans l’augmentation de la survie des patients et éventuellement proposer l'utilisation de l'activateur de cette protéine pour le traitement des glioblastomes chez les patients dont la tumeur présente une forte quantité de cette protéine. Cette étape est indispensable pour soutenir le transfert clinique de nos travaux en lien avec une thèse de doctorat et les financements de la Ligue contre le cancer et du CNRS. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences d'apparition des glioblastomes et de réponse au traitement entre les hommes et les femmes. En cas de résultats probants, cela permettrait d'apporter de nouvelles voies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant des inducteurs (qui augmentent la quantité) et des activateurs (qui augmentent la fonctionnalité) de cette protéine dans le cas du traitement de tumeurs chimiorésistantes marquées par un échec thérapeutique (chimio-sensibilisation).
Procédures
- greffe intracérébrale (1 seule itération à J0) : durée=45 min (EU1) - Imagerie bioluminescence (au minimum 10 injections) : durée 15 min (EU2) - Traitement par radiothérapie (10 itérations) : durée 10 min pour chaque session (EU2) - Traitement par le composé d'intérêt (12 itérations) combiné ou nonà la chimiothérapie (10 itérations) : durée 1 min par traitement (EU1). - Test d'éviction d'obstacle (3 fois par semaine ) : durée 5 min (EU1)
Impact sur les animaux
La première nuisance attendue sur les animaux est liée à l'implantation même du glioblastome (apparition d'une tumeur cérébrale avec des effets délétères attendus non réversibles). Puis, le schéma de traitement par radiothérapie (itérations répétées) et l'imagerie par bioluminescence (2 ou 3 fois par semaine selon le timing dans le projet) nécessitent un transport et une anesthésie répétés des animaux. Lorsque les sessions de bioluminescence sont le même jour que la radiothérapie, une seule anesthésie sera réalisée, l'irradiation et l'imagerie se faisant sur le même site où est hébergé l'irradiateur. Une accoutumance liée à la répétition des anesthésies chimiques peut être observée, nécessitant une augmentation des volumes administrés : ce phénomène est maitrisé par le laboratoire. Une attention toute particulière sera portée aux animaux notamment en optimisant au maximum les conditions de transport des animaux. Les administrations quotidiennes de l'activateur de la protéine conduisent à un dérangement journalier des animaux, le cycle jour/nuit de l'animalerie étant inversé, la gêne occasionnée sera faible, les animaux étant ainsi manipulés durant leur phase d'activité. Le site d'injection dans le péritoine sera alterné chaque jour (gauche-droite) pour éviter les réactions liées à l'injection et des aiguilles très fines seront utilisées pour l'injection.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à l'issue des procédures. Ainsi 164 souris au maximum seront mises à mort dès lors de l'atteinte d'un point limite (étude efficacité/survie : 58 souris femelles et 58 souris mâles) ou plus précocement à l'issue du schéma de traitement de chaque groupe (48 souris "satellites" : 24 souris femelles et 24 souris mâles ). La mise à mort des souris "satellites" à la fin du schéma de traitement est justifiée de part la nécessité de réaliser une analyse des tissuss pour pouvoir caractériser l'impact de chaque modalité de traitement.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement et la réponse à un traitement de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes. De plus, la mise en place d'une tumeur est un phénomène multifactoriel impliquant différents types cellulaires. En outre, la réponse d'une tumeur traitée par un médicament dépend de la quantité de médicament qui parvient à la tumeur. De plus, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.
Réduction
Chacune des 3 étapes sera d’abord réalisée chez des animaux femelles puisque la surexpression de la protéine d'intérêt est de bon pronostic essentiellement chez les femmes, puis éventuellement testée chez des animaux mâles pour évaluer la pertinence de cette modulation hormonale pour les hommes. Dans le cadre de ce projet, les expérimentations seront menées étape par étape, tout d’abord en réalisant l’étude sur les animaux "femelles" associés à l'étape 1 qui concerne la comparaison in vivo de la croissance tumorale de cellules avec une forte quantité de protéine par rapport à des cellules tumorales ayant une quantité modéré de la protéine étudiée. Nous implanterons d'abord la concentration habituelle de cellules : si cette dernière offre un bon taux de prise tumorale et une croissance tumorale acceptable cette concentration sera validée et les animaux du groupe suivant ne seront pas utilisés. A l'inverse, si cette concentration s'avère insuffisante, les souris du groupe 3 seront greffées avec une concentration double. La concentration "optimale" retenue sera celle utilisée dans le reste de l'étude. Notre démarche consistera à réaliser successivement plusieurs séries d’animaux. Concernant le nombre de souris satellites, il s’agira de comparer, indépendamment chez les mâles ou les femelles, l’effet des traitements par rapport au groupe contrôle par l’analyse de marqueurs dans les tissus prélevés : ces analyses sont fiables et ne nécessitent qu’un effectif réduit pour révéler un effet, s’il existe. Ainsi on estime -à priori- que même si l’effet des traitements est faible, un effectif de 6 souris / groupe sera suffisant pour assurer une puissance statistique suffisante (simulation par logiciel de calcul de puissance). Concernant le nombre de souris en suivi de croissance tumorale, la comparaison se fera aussi indépendamment chez les mâles et les femelles. Ainsi, sur la base de nos précédentes études, on estime que l’effet des traitements aura un effet faible sur la croissance tumorale. Au minimum 6 mesures d'imagerie seront réalisées en suivi de traitement. Le nombre minimum d’animaux nécessaires par groupe est ainsi trouvé 10 animaux par groupe pour assurer une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique, désinfection plaie, chirurgie aseptique, suivi post opératoire rigoureux) puis à la suite de la greffe (pesée 3 fois/semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale). Une vigilance accrue sera également menée lors de l'administration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'état sanitaire individuel des animaux, conditions de transport de façon à éviter au maximum stress des animaux). Un suivi quotidien garantissant le bien-être optimal des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau de boisson et nourriture ad libitum, enrichissement sous forme de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Quel que soit le groupe, nous réaliserons la mise à mort dès que les points limites définis apparaitront (perte de poids et problème de motricité essentiellement).
Choix des espèces
Dans les études menées pour comprendre le développement des cancers, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris mâles ou femelles seront âgées de 7 semaines au moment des greffes (20 à 26g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.
Étude d’un nouvel agent médicamenteux dans un modèle murin d’athérothrombose induite par rupture de plaque 1/2
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Valider chez la souris un peptide antithrombotique déjà testé sur des plaquettes humaines et sur un autre modèle murin, tel est l'objet de ce projet. 40 souris nourries vingt-huit semaines au régime gras vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chacune reçoit deux injections intraveineuses et une chirurgie de quinze minutes, la formation du thrombus après rupture de plaque d'athérome étant observée en microscopie intravitale. Les animaux sont hébergés dans un premier établissement puis transportés en véhicule personnel sur 5,8 kilomètres vers un second, où ils sont tués, les actes chirurgicaux ne permettant pas leur réveil. Le porteur annonce un bénéfice clinique possible "pour des millions de patients", et sur le remplacement il ne cite aucune méthode de substitution, se limitant à qualifier de "très encourageants" les résultats déjà obtenus ex vivo et in vivo.
Objectifs
Dans le monde, les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité (environ 38 % des décès) devant les cancers. Les complications majeures de la thrombose survenant suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome) dans une artère sont l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux. À la vue de ce constat, il est aujourd’hui essentiel de découvrir de nouvelles approches thérapeutiques dirigées contre des cibles moléculaires originales impliquées dans ces processus. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de notre candidat peptide sont une diminution de la taille voir une absence de thrombus suite à la rupture/érosion de la plaque d’athérome. De plus, comme décrit précédemment des traitements antithrombotiques existent actuellement sur le marché cependant ceux-ci sont fortement corrélés à un risque accru de saignement. Le candidat peptide étudié dans notre procédure n’augmente pas le risque hémorragique. Ce candidat peptide pourrait donc conduire à un réel bénéfice clinique pour des millions de patients traités en prévention primaire ou secondaire de pathologies cardiovasculaires. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettra de valider et de renforcer les résultats obtenus précédemment et ainsi de démontrer l’effet antithrombotique de notre candidat peptide dans un modèle murin, et ainsi permettre d'avoir des données physiopathologiques qui se rapprochent des cas cliniques observés. En effet les patients les plus à risque de thrombose développent, au cours du vieillissement ou lors de pathologies chroniques, des plaques à l’intérieur de la paroi des artères.
Procédures
Pour toutes les souris de la procédure : injection d’anesthésique et d’analgésique, injection intraveineuse (2 fois), chirurgie (15 minutes). Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs : l'établissement utilisateur 1 pour l'hébergement des animaux et l'établissement utilisateur 2 pour la réalisation des expériences.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, une douleur de courte durée à l’endroit des injections.
Devenir
A l'issue de la procédure les animaux seront euthanasiés sans douleur et encore sous anesthésie. Les actes chirurgicaux induits par la procédure sur les animaux ne permettent pas le réveil des animaux.
Remplacement
Nos résultats très encourageants d’une part sur des modèles ex vivo (expériences d’agrégation plaquettaire humaine, chambres de perfusion), et d’autre part sur les modèles in vivo avec les plaquettes de souris (modèle murin de thrombus carotidienne induite par le perchlorure de fer) nous permettent de penser que ce modèle permet de réconcilier les limites de chaque approche, et dans le futur, de se rapprocher de l’aspect physiopathologique de la clinique.
Réduction
Le nombre de souris par expérience est calculé pour permettre le plus faible nombre d'animaux utilisés tout en obtenant des résultats permettant une interprétation fiable basée sur des analyses statistiques adaptées
Raffinement
Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’anesthésiques, d’analgésiques et d’antalgiques permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés avec une attention particulière portée à la respiration et au rythme cardiaque avec un maintien de la température corporelle grâce à une plaque thermorégulée et une lampe chauffante. L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole. Afin de pouvoir réaliser les expériences de microscopie intravitale nécessaire pour la mesure de la thrombose, les animaux seront transportés de l'Etablissement Utilisateur 1 (lieu d'hébergement pendant toute la durée du régime gras) à l'Etablissement Utilisateur 2 (lieu d'hébergement terminal avant réalisation des expériences et euthanasie des animaux). Les animaux seront transportés par véhicule personnel climatisé afin de conserver une température optimale pour les animaux de 20°C (5,8 km, 10 min de transport). Le transport sera effectué dans des cages de transport propres, dédiées, et les animaux seront remis en cage de stabulation avec eau et nourriture ad libitum dès leur arrivée.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé dans ce projet constitue le modèle de référence pour leur capacité à développer des plaques athéroscléreuses dans la paroi des artères. L'utilisation à 28 semaines de ces animaux après un régime riche en graisse permet de se rapprocher des conditions physiopathologiques retrouvées chez l'homme.
Etudes de l’effet de molécules sur la lésion cérébrale dans un modèle d’excitotoxicité pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux ischémiques.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
La veille de la chirurgie, les 298 souris passent des tests comportementaux dont le porteur ne précise pas la nature, répétés chaque jour du premier au quinzième jour. À J0, le crâne est ouvert pour injecter du NMDA dans le striatum et déclencher une réaction excitotoxique, puis un cathéter posé dans la queue sert à administrer le traitement, toujours sous anesthésie. Le lendemain vient une IRM sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À la fin, chaque animal est ouvert du ventre au thorax pour une ponction de sang dans le cœur, puis tué par perfusion transcardiaque qui fixe le cerveau avant son prélèvement.
Objectifs
Cette étude vise à déterminer l’effet neuroprotecteur de thérapeutiques potentiels sur la mort neuronale induite par la stimulation de la voie excitotoxique par l’administration du traitement de référence face aux accidents vasculaires cérébraux ischémiques, l’activateur tissulaire du plasminogène, en utilisant un modèle de lésion cérébrale via l’injection de N-méthyl-D-aspartate au sein du striatum cérébral chez la souris.
Bénéfices attendus
Chez l’Homme, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Procédures
Les animaux réaliseront différents test comportementaux (à J-1, J+1 jusqu’à J+15 post chirurgie) visant à quantifier et à observer des différences (et donc d’observer une récupération fonctionnelle ou pas) entre les différents groupes sur des déficits sensoti-moteurs induits par la lésion cérébrale générée par le modèle de chirurgie. A J0, ils seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin de pouvoir injecter du NMDA, provoquant ainsi une réaction excitotoxique au sein du striatum. Cette chirurgie sera suivie de l’administration d’un des différents traitements par voie intraveineuse après la pose d’un cathéther caudal, toujours sous anesthésie générale. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Un prélèvement de sang par ponction intracardiaque sera réalisé avant perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. Les procédures douloureuses (chirurgie, perfusion transcardiaque) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.
Impact sur les animaux
Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse post chirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement de sang et du cerveau post fixation pour analyse.
Remplacement
Ce projet correspond à l’étape de validation in vivo qui fait suite aux nombreuses validations réalisées in vitro, et ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que de tester ces stratégies thérapeutiques chez l'animal. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que la souris est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, la souris est une des espèces animales les plus étudiées dans le domaine de l’AVC ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. D’un point de vue statistique, nous avons déterminé que le nombre idéal d’animaux par groupe est de 15. En effet, ce nombre est reconnu pour réduire au maximum le nombre d’individus, tout en conservant la pertinence scientifique et la significativité statistique.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les souris seront 5 par cage avec plusieurs enrichissements (sizzle-dri kraft, alpha-dri et une bûchette de peuplier), auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Les animaux sont réceptionnés au sein de l’animalerie 2 semaines avant la réalisation de l’acte chirurgical pour permettre leur habituation et la diminution de leur stress dû au transport et au changement d’environnement. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et un analgésique sera administré par voie intrapéritonéale avant incision ou pour l’étape de mise à mort par perfusion intracardiaque. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Un gel ophtalmique sera appliqué sur les yeux de l’animal pour éviter le déssèchement de la cornée. L’incision de la peau est précédée d’une tonte préalable du pelage, d’une désinfection ainsi que de l’application d’un analgésique local au niveau du site d’incision. Le choix de la technique de sutures se porte sur la méthode des points séparés, offrant une plus grande résistance que le surjet par exemple, et limitant le risque pour l’animal de rompre ses points et donc de déhiscence de la plaie. Lors de la phase de réveil, les gaz anesthésiques sont ramenés à zéro, et le débit d’O2 est élevé pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si en période postopératoire, nous constaterons un dépassement des points limites précédemment fixés, l’animal sera mis à mort par dislocation cervicale. Enfin, une surveillance stricte des souris sera réalisée pendant les jours suivant l’opération.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la récupération fonctionnelle ainsi que le devenir des lésions cérébrales induites par le modèle excitotoxique. Les animaux utilisés seront âgés de 10 semaines soit un poids d’environ 35g ou de 25g selon la souche utilisée. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles.
Rôle de l’activité d’une protéine membranaire dans un modèle épileptique chez la souris. 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux injections dès le premier jour après la naissance, une biopsie avant le sevrage, quinze injections de traitements entre le dixième et le vingt-cinquième jour, puis deux chirurgies à l'âge adulte dont une sans réveil. 2 605 souris vont être utilisées dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées pour le prélèvement de leurs tissus. Le modèle repose sur la modification d'un canal ionique dans le cerveau pour provoquer des crises d'épilepsie et étudier la sclérose tubéreuse de Bourneville. Le porteur justifie son effectif par un calcul donnant six individus par groupe, sans dire comment on passe de six à 2 605, et n'annonce comme atteintes que la "survenue de crises d'épilepsies" et des "irritations dues aux injections répétées", alors qu'une partie des procédures est classée en souffrance sévère.
Objectifs
Notre objectif est de mettre en place des modèles de souris porteurs d'un canal modifié dans le cerveau. Ces modèles nous permettront de mieux comprendre les mécanismes conduisant à des désordres neurologiques et des crises épileptiques.
Bénéfices attendus
L'établissement de modèles murins pertinents avec atteintes cérébrales permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la sclérose tubéreuse de Bourneville et de découvrir des mécanismes génétiques responsables du développement du cerveau et de la formation des crises d’épilepsie. Il permettra d’identifier de nouveaux biomarqueurs potentiellement impliqués dans la sclérose tubéreuse de Bourneville et dans d’autres pathologies neurologiques et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients réfractaires aux traitements actuels.
Procédures
-2 injections chez le nouveau-né à P1 (2 min) -biopsies avant le sevrage à P21 (10 secondes) -15 injections de traitements pharmacologiques entre P10 et P25 (3 minutes) -chirurgie pour installation d’un transmetteur de 30 min à l’âge adulte -chirurgie sans réveil de 10 minutes à l’âge adulte
Impact sur les animaux
-survenue de crises d’épilepsies -irritations dues aux injections répétées
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus.
Remplacement
Le développement du cerveau et l’épilepsie sont des processus biologiques complexes où de nombreux types cellulaires communiquent entre eux en 3 dimensions. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour ces processus. Les modèles animaux sont nécessaires pour évaluer les altérations moléculaires à la base des maladies et les interactions avec les différents organes et le système immunitaire.
Réduction
L'analyse de paramètres multiples par souris et l'utilisation de tests statistiques adaptés permettront de réduire le nombre de souris utilisées à son minimum. En se basant sur les résultats de la litterature et notre expérience au laboratoire nous avons calculé que n=6 individus par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats exploitables et signitificatifs.
Raffinement
Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres formés et qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie ainsi que les weekends par les personnes d'astreinte. Les souris bénéficieront d'un enrichissement. Les souris seront hébergées par 5 en cage ventilée. Les responsables du projet formés aux gestes tiendront une fiche d’observation des points limites au cours de la procédure. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Pour éviter une irritation, une solution apaisante sera appliquée. Pendant les différentes chirurgies, les animaux seront sous anesthésie générale avec analgésie.
Choix des espèces
Voici plusieurs facteurs qui justifient le choix de la souris : 1) tous les gènes d'intérêt, jusqu’à présent identifiés sont conservés chez la souris et l’homme, ainsi que leur fonction ; 2) la souris est le modèle de choix pour les techniques qui visent à introduire des mutations dans le génome des mammifères ; 3) nous disposons d’un large répertoire de lignées de souris modèles, ce qui permet d’évaluer l’interaction parmi plusieurs éléments de cette signalisation ; 4) nous disposons également de nombreux outils adaptés à la souris ; 5) la taille des souris, leur durée de vie, leur capacité reproductive est particulièrement adaptée à un programme de recherche de 5 ans; 6) l'âge postnatal est le stade de développement privilégié pour étudier la survenue des crises épileptiques.
Exploration de la plasticité synaptique et de l’inflammation après un AVC chez la souris adulte.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour vérifier, dans une étude qualifiée de pilote, si un AVC provoque des altérations dans des régions du cerveau non connectées à la zone lésée, 432 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune subit une chirurgie d'environ quarante-cinq minutes pour déclencher l'infarctus cortical, puis une perfusion intracardiaque de vingt minutes sous anesthésie. Le porteur qualifie le modèle de peu invasif et annonce qu'il ne s'accompagne "typiquement" pas de symptômes majeurs, tout en prévoyant douleur et perte de poids après l'opération. La douleur est notée jusqu'au deuxième jour selon une grille à cinq critères, dont l'aspect de la plaie et les changements de poids, l'animal qui ne montre aucun signe passant ensuite à un suivi hebdomadaire.
Objectifs
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause majeure de déficits moteurs à long-terme et de déficits cognitifs. Certains symptômes se manifestent tardivement et ne sont pas forcément liés à la région initialement lésée, suggérant qu’un AVC dans une région spécifique peut aussi causer des modifications dans d’autres régions du cerveau. Des altérations dans des régions directement connectées à la zone infarcie ont déjà été corrélées à l’apparition de troubles tardifs. Cependant, les régions associées aux fonctions impactées (les fonctions de mémoire par exemple) ne sont pas toujours directement connectées à la région lésée. Nous émettons donc l’hypothèse que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux régions connectées à l’infarctus primaire mais s’étendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette étude pilote, nous voulons induire un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle murin afin d’étudier l’impact de la lésion dans d’autres régions du cerveau, pas directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous aurions identifié un des mécanismes qui pourraient sous-tendre la manifestation de symptômes fonctionnellement liés à des zones non connectées dans un modèle murin.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider notre observation préliminaire qui vise à mieux comprendre les mécanismes sous-tendant les troubles de mémoire qui se manifestent tardivement après un AVC, même quand la région initialement lésée n’est pas impliquée dans les fonctions mnésiques. Nous émettons l’hypothèse que l’altération d’un mécanisme cellulaire associé à la mémoire ainsi qu’un état inflammatoire pourraient être présents dans des régions non directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous effectuerons une étude complète qui pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux troubles cognitifs post-AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie peu invasive pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Ils seront enfin soumis à une perfusion intracardiaque toujours sous anesthésie générale (20 minutes). Tous les animaux sont concernés.
Impact sur les animaux
La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et typiquement ne s’accompagne pas de symptômes majeurs, ce qui rend le modèle facilement utilisable et limite la souffrance animale. Cependant, suite à la procédure chirurgicale, une douleur ainsi qu’une perte de poids peuvent survenir. Les animaux seront observés quotidiennement pendant deux jours. La douleur sera évaluée jusqu’à J2 après chirurgie selon une grille d’évaluation, organisée selon 5 grands critères : apparence physique, comportement non provoqué, changements de poids corporel, la locomotion ou encore l’aspect de la plaie. Si après deux jours l’animal ne montre aucun signe de souffrance, il sera suivi ensuite une fois par semaine. En cas de détérioration ou de souffrance animale, l’animal sera pris en charge par l’utilisateur ou par la vétérinaire.
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux ne seront pas gardés du fait des techniques/procédures subies et seront de ce fait mis à mort.
Remplacement
L’AVC sera induit par la méthode la moins invasive disponible actuellement pour reproduire certain aspects de la pathologie humaine. Aujourd’hui ils n’existent pas des modèles in vitro (cultures cellulaires, organoïdes) pour étudier des conséquences anatomiques et cellulaires induites par un AVC dans les régions non lésées initialement et donc pas de méthode alternative permettant de REMPLACER les animaux. En effet, cette étude nécessite la complexité et la connectivité du cerveau adulte.
Réduction
Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (problèmes au cours de la chirurgie, la perfusion,des expériences d’électrophysiologie et d’immunohistochimie), ainsi que de la variabilité des résultats. Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux. Nous adapterons d’abord le protocole afin d’avoir une lésion initiale reproductible, de taille maximale limitée au cortex, et seulement ensuite les autres expériences seront réalisées.
Raffinement
Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés au sein d'un établissement utilisateur agréé dans des conditions d’hébergement favorisant leur bien-être. Ils seront placés dans des cages enrichies, au nombre de 4-5 animaux par cage. Ils seront stabulés dans une animalerie thermorégulée avec hygrométrie. L’accès à la nourriture et à l’eau sera ad libitum et un changement de litière sera effectué chaque semaine. Dans une étude précédente, le nombre d’animaux qui ont montré des signes de souffrance dû à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%). Nous nous attendons à ce que la lésion soit plus petite avec un temps d’illumination plus court et donc que ce pourcentage se rapproche de zéro. Si l’animal présente des signes de douleur au cours de l’expérimentation, l’animal sera pris en charge par l’expérimentateur. Si nous n’observons pas d’amélioration de l’état de l’animal, nous ferons intervenir la vétérinaire responsable.
Choix des espèces
Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC s’accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement lésées, mais connecté à la région infarcie. Ce modèle permet de produire des tranches de cerveau pour réaliser des études d’électrophysiologie et d’immunohistochimie afin d’explorer des modifications dans d’autres régions du cerveau pas encore étudiées. Nous utiliserons des souris âgées de 16-24 semaines. Cette tranche d’âge permet d’étudier les conséquences d’un AVC chez un animal adulte et correspond à un jeune adulte chez l’homme.
Maintien et production pour l’expérimentation de la lignée de souris col4a3 KO
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles urogénitaux
220 souris porteuses d'une invalidation du gène col4a3 vont être utilisées dans un élevage classé en souffrance légère, expédiées à quatre ou cinq semaines vers un autre établissement où l'expérimentation aura lieu. Celles qui ne portent pas la mutation sont gardées pour maintenir la lignée, et les homozygotes non transférées sont mises à mort avant six semaines, avant que la maladie rénale ne se déclare. Le porteur indique que ces souris développent une perte auditive vers six à huit semaines puis une fibrose rénale vers dix semaines, tout en écrivant qu'elles ne devraient pas en souffrir pendant la période d'élevage. Sur le remplacement, il affirme que la fibrose ne peut s'étudier que sur "organisme entier" et conclut qu'il faut recourir à l'expérimentation animale.
Objectifs
La fibrose est définie comme une cicatrisation anormale des tissus (durcissement et perte d’élasticité) constatée après agression desdits tissus. Cette affection est irréversible et s'aggrave au cours du temps. Ce phénomène peut affecter la plupart des organes dont les poumons, les reins, le foie ou encore le coeur et représente un problème majeur de santé publique. En effet, 45% des décès dans les pays industrialisés seraient liés à la présence d’une composante fibrotique. Cependant, les mécanismes à l'origine de ce processus restent actuellement largement méconnus. L’objectif de cet élevage est de produire des souris déficientes de manière homozygote pour le gène col4a3. En effet, le gène col4a3 code pour la chaîne α3 du collagène IV, un composant majeur de la membrane basale des glomérules (unités fonctionnelles du rein). L’invalidation de ce gène chez les souris conduit au développement d’une glomérulonéphrite progressive sur un temps court (environ 10 semaines). Cette déficience permettra d’obtenir des animaux mimant phénotypiquement le syndrôme d'Alport, une néphropathie héréditaire conduisant au développement d'une fibrose rénale qui seront par la suite utilisés dans un projet déposé visant à étudier les causes et les mécanismes de cette fibrose afin de développer de nouveaux marqueurs diagnostiques, pronostiques et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de cet élevage est l’obtention de souris déficientes pour le gène col4a3 qui seront des modèles de fibrose spontannée utilisés dans le cadre d’un projet plus large visant à étudier les causes et les mécanismes de cette fibrose afin de développer de nouveaux marqueurs diagnostiques, pronostiques et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Afin de réaliser le génotypage, un poinçonnage de l’oreille sera effectué. Cette méthode consiste à prélever un petit échantillon de tissu sur la périphérie du pavillon de l’oreille où le tissu est le plus mince, à l’aide d’un poinçon. Cette intervention n’est réalisée qu’une fois par animal et dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les souris déficientes pour le gène col4a3 présentent à 6-8 semaines une perte auditive neurosensorielle modérée et développent à 10 semaines une glomérulosclérose associée une fibrose rénale. Cependant, les animaux ne devraient pas souffrir de ces nuisances pendant la période d’élevage. Les souris pourraient ressentir une légère nuisance due au prélèvement effectué pour le génotypage mais également lors de la pose de la bague d’identification sur l’autre oreille (douleur légère de courte durée).
Devenir
Les animaux portant le génotype d’intérêt (col4a3 KO et contrôles col4a3 WT) seront expédiés et utilisés dans un projet de recherche déposé dans un autre établissement utilisateur. Les animaux ne portant pas la mutation de manière homozygote et les animaux col4a3 WT non expédiés ne présentent pas de phénotype dommageable, ils seront utilisés pour maintenir l’élevage
Remplacement
Des résultats préliminaires in vitro obtenus au sein du laboratoire demandeur pour la lignée générée ont permis d’obtenir de nombreux résultats. Cependant, les modèles cellulaires ne permettent pas de refléter de manière satisfaisante le développement des lésions de fibrose. En effet, le processus de fibrose étant un processus dynamique mettant en jeu de nombreux types cellulaires, son étude ne peut se concevoir que sur organisme entier et de ce fait nécessite de recourir à l’expérimentation animale.
Réduction
Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés est appliquée pour répondre aux différentes questions du projet scientifique. Un nombre total de 220 animaux au phénotype dommageable est nécessaire pour l’expérimentation pour le projet scientifique associé. La production des animaux sera planifiée et suivie par l’expérimentateur et les zootechniciens de l’établissement utilisateur afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Le nombre de reproducteurs, le schéma de croisement et la durée d’accouplements seront définies en amont de la mise en place des croisements. Ces paramètres seront définis en fonction des objectifs et des différentes caractéristiques connues des lignées (taille de portées, viabilité, phénotype, etc.). L'élevage sera suivi via le fichier de l'élevage.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages de taille réglementaire (4 maximum par cage) comportant des enrichissements (nids). Tous les animaux mutés de manière homozygote pour le gène col4a3 et susceptibles de développer le phénotype dommageable à partir de 6-8 semaines seront suivis quotidiennement à partir du sevrage réalisé à 3-4 semaines et ce jusqu'à leur envoi à 4-5 semaines vers l’établissement où sera réalisée l’expérimentation : une observation individuelle sera réalisée chaque jour de la semaine selon les critères d’une grille de score. En fonction du score total, des mesures seront mises en place et, notamment, chaque animal sera mis à mort dès que le score correspondant au point limite est atteint. La production des animaux sera planifiée et suivie par l'expérimentateur et les zootechniciens de l'établissement utilisateur afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l'élevage. Dans le cas où les animaux homozygotes ne sont pas transférés vers l’EU pour l’expérimentation, ces derniers seront mis à mort avant 6 semaines soit avant que le phénotype dommageable ne s’exprime.
Choix des espèces
Le modèle murin constitue un modèle de choix pour l’étude de la fibrose tissulaire de par notamment les nombreuses similitudes avec la pathologie observée chez l’homme. Les souris déficientes pour col4a3 vont notamment être particulièrement adaptées pour l’étude la fibrose rénale car il s'agit d’un modèle mimant le syndrôme d’Alport, une néphropathie héréditaire conduisant au développement d'une fibrose rénale. Des souris adultes, en âge de procréer pour maintenir l’élevage, seront utilisées. Les animaux envoyés pour expérimentation auront un âge de 4-5 semaines (avant les premiers signes d’expression du phénotype dommageable et du commencement de la fibrose rénale).
Evaluation préclinique de nouvelles sondes d’imagerie TEP/ IRM 19F polyfluorées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Tuées en fin de protocole pour que leur sang soit analysé, 40 souris Swiss saines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la moitié menées sous anesthésie sans aucun réveil. Chacune reçoit une injection intraveineuse d'une sonde fluorée, radioactive ou non, puis reste anesthésiée jusqu'à deux heures pour une séance d'imagerie TEP et IRM d'environ quatre-vingt-quinze minutes. Le projet sert à valider ces sondes et à régler les séquences d'IRM au fluor 19, sur des animaux sains, avant d'éventuels modèles pathologiques dans un projet ultérieur. Le calcul statistique présenté justifie un minimum de 20 souris, là où le projet en déclare 40, sans expliquer le doublement.
Objectifs
La tomographie par émission de positrons (TEP) est une technique d’imagerie in vivo non invasive de référence pour la visualisation, la caractérisation et l’évaluation quantitative de processus biologiques via des radio-traceurs spécifiques. Le fluor-18 (18F) est le radio-isotope le plus commun pour développer des radio-traceurs TEP. De nombreux radio-traceurs radio-fluorés sont produits régulièrement pour les examens précliniques et cliniques dans le domaine des cancers, des maladies neurologiques ou cardiaques. Cependant, la production de ces radio-traceurs nécessite une infrastructure lourde qui limite leur disponibilité. Sous sa forme non radioactive (19F), le fluor est un noyau stable possédant les propriétés magnétiques appropriées pour être détectable en Imagerie par Résonance Magnétqiue (IRM). Si l’utilisation de sondes fluorées stables (pouvant être préparées à l’avance, conservées, stockées et suivies in vivo sur plusieurs jours) est un avantage par rapport aux sondes radioactives, la sensibilité de l’IRM 19F est assez faible, limitant son exploitation à ce jour. Plusieurs conditions doivent être remplies pour générer des sondes fluorées efficaces, telles qu’une concentration importante de 19F tous magnétiquement équivalents. Nous avons développé une nouvelle famille de sondes polyfluorées originales qui répondent à ces critères, et qui ont, en plus, la possibilité d’être radiomarquées au fluor-18 en une seule étape. Le projet est d’exploiter ces sondes bimodales pour la double imagerie TEP/IRM 19F, la TEP permettant, par sa grande sensibilité, de suivre aisément le devenir in vivo des sondes et d’évaluer rapidement leur pharmacocinétique, leur biodistribution et leur stabilité in vivo, pour ensuite faciliter l’optimisation des séquences IRM 19F sur la base des images TEP. Ainsi, l’objectif est double : d’une part, évaluer/valider les sondes fluorées originales, et d’autre part, optimiser l’IRM 19F sur la base de la TEP utilisée comme référence.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus concernent d’une part la validation des sondes fluorées radioactives ou non AA* et/ou BB* par TEP-IRM 19F, et d’autre part l’optimisation de l’IRM 19F. Au-delà de ces bénéfices, les perspectives attendues sont l’identification d’une nouvelle famille structurale de sondes fluorées pour l’IRM 19F comme alternatives aux radiopharmaceutiques radiofluorés TEP.
Procédures
Pour chaque animal : 1 injection iv d'une sonde radioactive ou non radioactive, 1 anesthésie (2 h maximum), une acquisition imagerie TEP/IRM 1H ou IRM 1H/19F (95 min maximum)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont faibles: stress à l’induction de l’anesthésie, éventuelle douleur au point d’injection (mais encore jamais observée jusqu’à aujourd’hui dans nos expériences antérieures). Lors de l’administration transcutanée du produit, une analgésie complémentaire grâce à l’utilisation du N2O avec l’oxygène et isoflurane pourra être mise en place.
Devenir
En fin de protocole d'imagerie, les animaux seront mis à mort. Le sang sera prélévé pour des analyses de (radio)métabolites par (radio)HPLC.
Remplacement
L’avantage de l’imagerie moléculaire préclinique in vivo (TEP ou IRM) utilisée en mode dynamique est qu’elle est la seule technique qui permet d’accéder à l’ensemble des données pharmacocinétiques et de biodistribution des sondes d’imagerie, avec une grande fiabilité. Aucune étude in vitro ne peut être utilisée en remplacement. De plus, l’animal entier est visualisé en imagerie, il n’est donc pas possible de faire abstraction aux animaux.
Réduction
L’imagerie moléculaire (TEP ou IRM) est un outil puissant pour évaluer un nouvel agent d’imagerie avec un nombre limité et minimisé d’animaux et selon un protocole peu invasif. Le projet est organisé de façon à optimiser le nombre d'animaux par groupe. Le nombre d’animaux prévu par condition expérimentale est restreint (minimum 5, portant le nombre total d’animaux nécessaires de 20 minimum), et reste suffisant pour les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations interindividuelles.
Raffinement
Tous les animaux seront hébergés en animalerie conventionnelle respectant leurs besoins physiologiques et comportementaux. Ils ont accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Les cages sont enrichies par la présence d’un dôme de cellulose et de lanière de papier kraft permettant de réaliser des abris. Les imageurs TEP/IRM ainsi que l'ensemble de l'environnement technique, sont adaptés aux rongeurs. Afin de limiter leurs mouvements durant l'imagerie et de maintenir des conditions physiologiques correctes, les animaux seront anesthésiés par voie gazeuse (isoflurane dans un mélange O2/N2O) avec un monitoring de température et un suivi de la fréquence respiratoire. Les injections se feront sans recours à la chirurgie, et aucune douleur n'est attendue. Les animaux seront surveillés durant les 24 heures suivant les expériences d’imagerie afin de contrôler l'absence de signes visibles de douleur (prostration, perte de poids, état anormal du poil ou des yeux) ou de problème au niveau du point d'injection (démangeaisons, état anormal de la peau). En cas d’apparition de ces signes, il est prévu un traitement analgésique à la buprénorphine adapté. La non-résolution de cette douleur est considérée comme un point limite et entrainera une mise à mort de l'animal. Nous n’avons jamais eu besoin de recourir à des antidouleurs dans les protocoles d’imagerie TEP réalisés jusqu’à ce jour.
Choix des espèces
Les animaux utilisés seront tous, dans le cadre de ce projet d’évaluation préliminaire des sondes d’imagerie, exclusivement des souris Swiss sains, mâles ou femelles indifféremment. L’utilisation de d’animaux sains est indispensable en première évaluation de nouveaux agents d’imagerie pour obtenir les données de référence avant l’étape suivante (dans un projet ultérieur si résultats positifs) d’évaluation dans des modèles pathologiques. Le laboratoire dispose de l’infrastructure nécessaire pour les expérimentations chez les rongeurs. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes (à partir de 8 semaines), de tailles et poids raisonnables et compatibles avec le volume du berceau de l’imageur.
Etude des structures et fonctions neurales pour l’orientation spatiale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour cartographier les neurones de l'orientation spatiale, 480 souris vont être tuées par perfusion intracardiaque afin que leur cerveau soit prélevé. 250 d'entre elles subissent d'abord une chirurgie stéréotaxique d'une heure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec des dommages osseux et tissulaires puis une attente de deux jours à cinq semaines. Les 230 autres sont anesthésiées et tuées sans avoir rien subi d'autre, leur cerveau servant de matériel pour des enregistrements sur tranches ex vivo. Le porteur renvoie les bénéfices au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer, de l'épilepsie du lobe temporal et de la sclérose en plaques, loin de l'objet immédiat du projet.
Objectifs
Une meilleure compréhension des fonctions cognitives comme l'orientation dans l'espace et dans le temps est un défi majeur en neuroscience. Le cortex, l’hippocampe, et le thalamus jouent un rôle important dans l’orientation spatiale et la mémoire. Ce circuit est une des premières régions du cerveau affectée dans la maladie d’Alzheimer, et de l’épilepsie du lobe temporale. La myélinisation du circuit peut être déficiente dans le cas de la sclérose en plaque. Ce projet vise à mieux comprendre les aires du cerveau qui sont impliqués dans l'orientation. Notamment, nous étudions ces aires au niveau cellulaire, c’est à dire, au niveau des neurones qui transmettent les signaux. On s’intéresse à leurs propriétés intrinsèques et à leurs propriétés synaptiques, qui ensemble déterminent le fonction du circuit. Notre recherche vise à élucider la connectivité anatomique et fonctionnelle. Nous souhaitons mieux comprendre comment les informations sensorielles de l’oreille interne et les informations visuelles sont intégrées pour permettre l'orientation spatiale de l'individu. Nous examinerons la contribution des interneurones inhibiteurs pour la stabilité et la flexibilité du réseau et de la mise à jour du signal de l'orientation. Et nous allons apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques de la myélinisation du circuit de l'orientation spatiale.
Bénéfices attendus
Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s'orienter dans l’environnement. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’intégrer les informations sensorielles venant de plusieurs modalités sensorielles, et comment s’effectue la mise à jour de ces informations du monde externe par rapport à une représentation interne. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures du circuit de l’orientation spatiale est nécessaire pour permettre un diagnostic précoce et un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d'orientation. Une partie du projet vise à déterminer l'impact fonctionnel des oligodendrocytes et de la myéline au niveau physiologique et cellulaire. Il permettra de mieux comprendre le rôle de la myéline pour l'intégration multisensorielle de signaux de différentes régions cérébrales. De plus, chez les patients atteints de sclérose en plaques, maladie inflammatoire démyélinisante chronique du système nerveux central, des troubles cognitifs sont associés à des lésions de régions cérébrales impliquées dans l'intégration multisensorielle. Nos travaux pourront apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques des déficits cognitifs dans la sclérose en plaques.
Procédures
Les 480 souris de cette étude subiront une perfusion intracardiaque. Une partie des animaux (250 souris en total) subiront d'abord une chirurgie (durée 1 heure, surveillance 1 à 3 jours) et après un interval de 2 jours à 5 semaines, une perfusion intra-cardiaque (durée 2-5 minutes). L'autre partie des animaux (230 souris en total) subiront uniquement une perfusion intracardiaque (durée 2-5 minutes). Dans tous les cas, la mort des animaux suit la perfusion intra-cardiaque. Les cerveaux sont prélévé sur animal mort.
Impact sur les animaux
Les injections stéréotaxiques dans le cerveau prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l'immobilité ou à un comportement anormal. Avant, pendant et après la chirurgie, nous traitons ces problèmes potentiels par l'administration de médicaments analgésiques et anti-inflammatoires. La durée typique de récupération après une opération est de 1 jour, période pendant laquelle les animaux sont traités avec ces médicaments.
Devenir
Tous les animaux sont mise à mort par perfusion intra-cardique avec dosage des anesthésiques pour prélèvement d'organes et analyses histologiques.
Remplacement
L’intégration des signaux sensorimoteurs se produit à travers de nombreuses régions du cerveau et différents réseaux de neurones. Afin de comprendre les interactions au niveau neuronal, gliale, et circuit du système de l’orientation spatiale, il est nécessaire de travailler avec des neurones marqués au préalable. Il s’agit d’un projet de physiologie des neurones et des systèmes, qui ne peut être conduit que sur le tissue ex vivo.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, cette étude prévoit d’enregistrer plusieurs neurones sur les tranches issue d’un seul animal. Nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible. Les testes statistiques que nous appliquerons seront adaptés aux analyses. Malgré le fait que nous utilisons des lignées de souris spécifiques, on doit veiller à un nombre suffisant d’animaux pour détecter des possibles sous-populations. Par exemple, deux sous-populations de neurones VIP+ sont décrit dans certaines régions corticales. Le nombre de sous-populations de neurones du thalamus anterieur n’est pas défini à priori. Néanmoins, nous allons réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire pour détecter des potentielles sous- populations.
Raffinement
Les souris sont maintenues par groupes. Les cages sont enrichies avec des roues et rouleaux. Les animaux sont suivis individuellement, leur poids est contrôlé avant et après une injection stéréotaxique. Chaque animal bénéficie tout au long de l’étude d’une attention et de soins de qualité par du personnel qualifié, afin d’assurer un bien-être optimal. Des traitements antalgiques et anesthésiques adaptés sont utilisés. Des points limites objectifs sont définis afin le cas échéant d’adapter les soins ou de mettre fin à l’expérimentation.
Choix des espèces
La souris a été choisie car en combinant souris transgénique et injections virale nous serons en mesure de mesurer la connectivité anatomique et fonctionnelle dans des populations neurales spécifiques. Les souris transgéniques avec des déficits de la myélinisation sont disponibles, pour clarifier le rôle de la myélinisation pour la maturation des neurones et des circuits. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à l’âge où le système de la direction de la tête est en train de se développer au niveau thalamique et corticale, soit à partir de 12 jours, et jusqu’à 12 semaines (3 mois) pour les animaux les plus âgés, pour connaître les structures myelinisées et matures.
Impact de l’hétérogénéité des macrophages associés aux tumeurs sur le développement tumoral et l’évolution du cancer
- Recherche fondamentale
- Oncologie
3 024 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des cellules tumorales injectées sous la peau ou directement dans le pancréas par chirurgie, puis jusqu'à six prélèvements de sang sous anesthésie. Le porteur reconnaît une douleur modérée au réveil et pendant la croissance de l'adénocarcinome pancréatique, et justifie l'effectif par le "standard de la littérature internationale". Il écrit que les organoïdes remplaceront l'expérimentation animale "à moyen/long terme", tout en concluant que le recours aux animaux non-humains revêt ici "un caractère obligatoire".
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’hétérogénéité des macrophages sur le développement tumoral, la réponse immunitaire et l’efficacité anti-tumorale d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants. Il a été établi depuis des décennies que l’abondance des macrophages dans les tumeurs était un marqueur de pronostic pour les patients atteints de cancer et ce quel que soit le cancer considéré. En clair, plus la tumeur contient de macrophages, plus le pronostic est mauvais. Mais ces observations cliniques restent en grande partie inexpliquées en raison de notre méconnaissance des fonctions des macrophages associés aux tumeurs (TAM). Récemment, des approches moléculaires ont révélé une très grande plasticité des macrophages dans les tissus sains mais également dans les tumeurs avec la co-existence de diverses sous-populations de TAM. L’objectif principal de ce projet est la caractérisation des phénotypes et fonctions de tous les TAM dans différents modèles murins de cancer. La cartographie des TAM murins sera ensuite utilisée pour analyser les données humaines existantes afin d’identifier ces différentes sous-populations et mettre en évidence de potentielles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’hétérogénéité des macrophages sur le développement tumoral, la réponse immunitaire et l’efficacité anti-tumorale d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants.
Procédures
Les animaux seront soumis à des chirurgies sous anesthésie générale pour l'injection orthotopique de cellules tumorales dans le pancréas. Cette injection durera moins de 15 minutes et sera faite une seule fois. Les injections sous la peau de cellules tumorales seront faites sous anesthésie, une seule fois et dureront moins de 5 minutes. Les animaux pourront avoir des prélèvements de sang sous anesthésie, durée moins d'une minute, nombre maximum: 6.
Impact sur les animaux
L'injection en sous-cutanée de tumeur entraînera une gêne légère et transitoire à l'injection puis modérée après croissance. L'injection dans le pancréas pourra entraîner une douleur modérée au réveil et lors de la croissance des tumeurs. Etant donné que la tumeur croit en orthotopique dans le pancréas, les conséquences seront modérées pour les animaux (adénocarcinome pancréatique), légère perte d'appétit possible avec perte de poids. Les prélèvements de sang entraîneront un inconfort léger et transitoire dû à la préhension et à l'anesthésie.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour analyses des tumeurs et organes post-mortem.
Remplacement
Ce projet nécessite l’établissement de tumeurs dans des conditions réelles pour la mise en évidence de sous-populations d’intérêt. Nous travaillons d’ailleurs en parallèle sur une approche de type « organoïdes » avec laquelle des tumeurs sont re-créées en 3 dimensions dans des boites de Pétri pour créer des avatars de patients. Bien que ces approches soient très clairement vouéés à un développement exponentiel et remplaceront à n’en pas douter l’expérimentation animale à moyen/long terme, elles ne peuvent à l’heure actuelle s’y substituer et il est très difficile de résumer le microenvironnement tumoral naturel qui engendre la diversité de phénotypes cellulaires observés chez les patients. De plus, notre stratégie de suivi temporel de la différentiation de monocytes naïfs en macrophages associés aux tumeurs nécessite l’interaction de ces cellules avec les cellules tumorales tout au long du développement de la maladie. L’utilisation de modèles animaux pour ce projet revêt donc un caractère obligatoire.
Réduction
Le nombre d'animaux analysés dans les groupes expériementaux est réduit à son minimum pour pouvoir tirer des conclusions solides des expériences proposées. Il est conforme au standard de la littérature internationale. Même si cela nécessite l'utilisation de nombreux animaux, cela garantit la validité scientifique des résultats obtenus et justifie ce nombre. Les nombres minimuax ont été déterminés gra^ce à des tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux dans un environnement enrichi (sizzlenests + maisons en carton). Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l’équipe de recherche pour une évaluation clinique adaptée. Toutes les injections seront faites sous anesthésie locale ou générale . Les souris auront un examen clinique et seront pesées quotidiennement. Les points limite seront strictement appliqués et des soins seront prodigués en cas de besoin en accord avec le vétérinaire.
Choix des espèces
- Génétique proche de celle de l’Homme - Modèles de devenir des types cellulaires impliqués dans le cancer performants et originaux - Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité et l’effet des traitements sur la réponse anti-tumorale dans leur globalité. Animaux à maturité sexuelle, entre 6 et 12 semaines du fait de la population de patients.
Rôle du facteur de transcription suppresseur de tumeur Wilms (Wt1) dans la réparation cardiaque
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune recevant cinq injections intrapéritonéales en cinq jours, deux échocardiographies de trente minutes sous sédation et une ligature de l'artère coronaire gauche sous intubation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La chirurgie provoque un infarctus du myocarde, dont le projet veut suivre la réparation en inactivant un gène chez l'animal adulte. Les retombées annoncées pour les cœurs humains endommagés sont renvoyées au long terme. Le porteur écrit s'attendre à "une légère douleur en raison de l'incision de la peau et de la dissection d'un seul petit muscle intercostal".
Objectifs
La cardiopathie ischémique et l’infarctus du myocarde sont des causes majeures de mortalité dans nos sociétés. Nous proposons d’étudier l' impact du gène de notre intéret dans le processus de réparation tissulaire post infarctus du myocarde. La létalité embryonnaire des animaux deficients du gène a empêché la vérification de cette hypothèse. Nous allons développer plusieurs modèles de souris transgéniques permettant l’induction d’une inactivation spécifique du gène de notre interet chez les souris adultes, permettant ainsi de répondre à ces objectifs et de mener les études par: - un suivi clinique et échographique des animaux, - une étude des processus de régénération cellulaire, de néovascularisation, de régulation de l’inflammation par la définition des types cellulaires et des voies de signalisation moléculaires impliqués. Notre projet représente une analyse approfondie de la signalisation médiée par ce gène dans le processus de l’homéostasie du myocarde et la réparation du coeur. Nous étudierons le rôle du gène au cours de l’infarctus du myocarde par une multitude d’approches génétiques: en induisant une délétion conditionnelle du gène de notre interet dans 1) les cellules progénitrices myéloïdes et vasculaires, 2) les cellules vasculaires uniquement, et 3) les cardiomyocytes, en utilisant un système inductible pour le knock-out chez les animaux sains et adultes.
Bénéfices attendus
Dans l’ensemble, ces expériences permettront de déterminer les voies de signalisation dépendant du gène de notre interet après un infarctus du myocarde et impliquées dans la régénération et la réparation du coeur et d’identifier les processus moléculaires activés par ces voies de signalisation. A long terme, ces données permettront de développer de nouvelles approches pour le traitement des coeurs endommagés suite à un infarctus du myocarde.en
Procédures
Pour chaque souris: 1) 5 injections intra-péritonéales (30 secondes) pendant 5 jours consécutifs pour chaque souris. 2) 2 mesures échocardiographiques (30 minutes), realisées sous sédation (Isoflurane 2%) et en ventilation spontanée pour chaque souris. 3) 1 chirurgie de l'artère coronaire gauche sous anesthésié avec l’isoflurane et intubation (30min).
Impact sur les animaux
Pour chaque souris: 1) 5 injections intra-péritonéales (30 secondes) pendant 5 jours consécutifs pour chaque souris. Les injections intra-péritonéales sont des gestes n'impliquant qu'une contention de courte durée (30 secondes) et une douleur légère. 2) 2 mesures échocardiographiques (30 minutes), realisées sous sédation (Isoflurane 2%) et en ventilation spontanée pour chaque souris. Nous n'avons jamais constaté aucune nuisance grave du à ce examen. 3) 1 chirurgie de l'artère coronaire gauche sous anesthésié avec l’isoflurane et intubation (30min). Apparition possible de angoisse, du stress, et des douleurs suite à l'intervention chirurgicale. On peut s'attendre à une légère douleur en raison de l'incision de la peau et de la dissection d'un seul petit muscle intercostal.
Devenir
Au terme de l'examen final, les souris sont mises à mort , le coeur est prelevé, pésé puis conservé pour analyses (immuno)histochimiques et moleculaires ulterieures.
Remplacement
L’homéostasie et le remodelage cardiaque sont des processus complexes. Bien qu’il existe des modèles in vitro, l’interaction entre différentes populations cellulaires (cardiomyocytes, cellules endothéliales, cellules immunitaires) ne peut être mimée par une approche in vitro. Après avoir déclenché un infarctus, il est important de suivre le coeur dans son environnement, ses échanges avec d’autres organes. En outre, les lignées transgéniques utilisées nous permettent d’observer, après l’infarctus, l’activation immédiate de voies de signalisation, d’identifier les cellules répondant à ces voies de signalisation. L'emploi d’un modèle animal comme la souris récapitulant la physiopathologie du coeur chez le mammifère est donc essentiel, en raison de ses similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. En effet, nous essayons de comprendre la fonction de gènes spécifiques dans la réparation du coeur. Notre projet s'appuie fortement sur des organismes génétiquement modifiés. La communauté scientifique a déjà généré un grand nombre de souches génétiquement modifiées qui peuvent être utilisées en combinaison avec des lignées générées dans notre laboratoire pour répondre à ces questions scientifiques (analyse de tissus-spécifiques de la fonction des gènes par l'intermédiaire du système Cre-lox). Notre stratégie est bien conçue pour une prise en compte des objectifs de remplacement, car nous avons déjà validé toutes les analyses moléculaires dans des systèmes de culture cellulaire ou purement biochimiques.
Réduction
Dans un souci de réduction du nombre d'animaux utilisés, le nombre d'animaux pour chaque expérience sera limité à celui nécessaire à la validation d'un effet significatif. Les mêmes animaux seront utilisés à la fois pour les études echocardiographiques et la réalisation des analyses histologiques et moléculaires.
Raffinement
Dans le sens du raffinement, l’anesthésie et l’analgésie seront utilisées comme premières méthodes pour limiter autant que possible la souffrance potentielle des animaux. Des points limites (PL) précises et adaptés seront évalués quotidiennement. Ils permettent l’arrêt de la procédure (mise à mort) dans tous les cas d’aggravation ou d’anomalies cités.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées comme modèle car leur physiologie et leurs mécanismes de réparation correspondent étroitement à ceux de l'homme. Les animaux adultes seront utilisés (25g, âgés de 24 à 30 semaines). Le choix de animaux adultes est justifie par le fait que les maladies cardiovasculaires concernent en majorité des adultes. L'autre raison pour le choix de souris adultes concerne la chirurgie d'un IDM laquelle est possible que avec des animaux adultes pour raison de leur plus grande taille.
Production et caractérisation de souris transgéniques FMC1 KO (2/3)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
Porteuses d'une mutation qui reproduit le syndrome NARP, ces souris présentent un déficit de poids d'environ 20 %, un défaut cardiaque et un défaut musculaire attendus. 313 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements terminaux de sang et d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de sang et d'urine à un, deux, quatre et six mois, des tests de force musculaire, de coordination et d'endurance sur tapis de course, rotarod et grip test, ainsi que des IRM et des échocardiographies sous anesthésie. Une grille de score commande la suite : entre 6 et 7, un antidouleur puis la mise à mort si rien ne s'améliore en vingt-quatre heures, entre 8 et 9, la mise à mort immédiate.
Objectifs
Le syndrome NARP (Neuropathie Ataxie Rétinite Pigmentaire) est une pathologie rare qui affecte majoritairement les fonctions cardiaques, musculaires, et neurologiques et pour laquelle il n'y a toujours pas de traitement. Au laboratoire nous avons identifié des candidats médicaments efficaces sur les cellules de patients atteints du syndrome NARP. Afin de pouvoir proposer le traitement à des patients il nous faut prouver leur efficité dans un animal entier (ici le modèle murin). Avant, il est nécessaire d'identifier des déficits clairs dans le modèle souris du syndrome de Barth. Ce projet vise donc à caractériser finement le modèle souris du Syndrome NARP d'un point de vue cardiaque, musculaire, comportementale etc.... Ceci permettra ensuite de tester si les candidats médicaments efficaces en cellules de patients sont capables de diminuer les défauts mis en évidence dans l'étape de caractérisation du modèle murin. Si tel est le cas, on aura la preuve de leur efficacité dans un animal entier. L'objectif ultime étant de proposer les candidats médicaments efficaces dans les cellules de patients et le modèle murin du syndrome NARP à des patients atteints du syndrome NARP.
Bénéfices attendus
Avant de tester des candidats médicaments, il est nécessaire de caractériser la lignée murine, modèle du syndrome NARP, dans nos animaleries afin d'identifier les meilleurs paramètres pour les futurs tests médicamenteux. Cela n'a jamais été fait auparavant de manière détaillée. Seront analysés, le comportement, le poids, la fertilité, les portées, les avortements spontanés, la mortalité périnatale, l'acidose, la force musculaire, l'endurance, la coordination, les fonctions cardiaques, les fonctions mitochondriales sur tissus et des dosages sanguins et urinaires.
Procédures
Prélèvements sanguins et urinaires aux âges de 1 mois, 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excédera pas 10 minutes. Tests comportementaux (force musculaire, motricité, équilibre et endurance) aux âges de 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 15 minutes. IRMs et echocardiographies aux âges de 2, 4 et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 30 minutes et les souris subiront des anesthésies.
Impact sur les animaux
Des nuisances liées aux souris présentant un phénotype dommageable peuvent être attendues. Comme d'autres modèles murins similaires (avec des déficits mitochondriaux) nous pouvons attendre, à l'echelle de l'animal entier un déficit de poids d'environ 20 pourcents, un défaut cardiaque et un défaut musculaire. Les nuisances/effets indésirables causés par les expérimentations (manipulations/gestes expérimentaux sur l'animal) sont classées de sévérité modéré. L'analyse par IRM et échocardographie nécesite une anesthésie. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données IRM ou échocardiographiques. Le suivi des performances sur tapis de course, rotarod ou grip test teste les capacités motrices de l'animal vigile. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données de la course.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour prélèvement terminaux de sang et organes. Ces prélèvements permettront de faire différentes analyses afin de caractériser à différents niveaux le modèle murin.
Remplacement
Nous utilisons des modèles cellulaires eucaryotes pour répondre à certaines questions, cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que les mécanismes impliqués dans le syndrome NARP, puisqu'elles ne tiennent pas compte de l’ensemble des interactions existantes au sein d’un organisme tout entier. L'utilisation du modèle animal est donc une nécessité pour compléter nos résultats in vitro mais également avant de procéder aux essais cliniques chez l'homme.
Réduction
Seules les expériences indispensables seront réalisées. Il n'y aura pas de répétition inutile d'expérience. Le nombre d'animaux nécessaires a été réduit au minimum, tout en permettant de garantir l’analyse statistique des résultats. Les mêmes animaux seront utilisés pour tous les gestes cités. Des travaux antérieurs ont montré des écarts types importants pour les différents paramètres analysés (analyse cardiaque, analyses biochimiques mitochondriales, expression des gènes). Cette variabilité impose de travailler avec des effectifs minimum de 8 animaux par groupe. Afin de palier une éventuelle mort prématurée des animaux (suite à une blessure par exemple), nous prévoyons 20-25 pourcents d’animaux en plus, soit 10 souris par groupe.
Raffinement
Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la Structure chargée du Bien Etre des Animaux (SBEA), les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Le poids sera suivi 1 fois par semaine. Si l'animal perd entre 10 et 15 pourcents par rapport à son poids le plus haut, on rajoutera du gel alimentaire et on augmentera la fréquence de surveillance, et en cas de perte de 25 pourcents l'animal sera euthanasié. Si un animal montre un problème de comportement, de locomotion ou autre, des mesures conservatoires seront prises: nourriture mouillée dans la cage, biberon à longue tétine. Nous raffinons nos expérimentations en utilisant les animaux de chaque groupe pour recueillir plusieurs types de données. Sur chaque animal, l’ensemble des organes et tissus pouvant être recueillis sont prélevés afin d’anticiper les expérimentations futures. Pour toutes les procédures, les animaux seront observés quotidiennement, et les points limites seront évalués en détail: Plaie/Traumatisme, Comportement/Mouvement, Aspect général, Evolution pondérale. Un score sera attribué, qui déterminera les traitements/observations à suivre: Score 0-2 = aucune douleur => pas de traitement. Score 3-5 = Observation plus importante et gel diet et croquettes humides au fond de la cage. Score 6-7=douleur légère à modérée=>Nettoyer d'éventuelles plaies et injection en sous cutanée d'un anti douleur et euthanasie si pas d'amélioration sous 24H. Score 8-9 = euthanasie de l'animal pour ne pas attendre et laisser souffrir l’animal. Les animaux seront transférés dans différentes animaleries selon les analyses. Les animaux seront transférés par nos soins en voiture, en prenant toutes les précautions nécessaires (température adéquate et stress diminué au mieux en adaptant une conduite souple et non rapide). Le transfert ne durera pas plus de 30 minutes. Les animaux seront dans des cages de transport adaptées contenant copeaux, cotons et nourritures. Les souris contrôles seront toujours séparées des souris modèle de la maladie. Les transferts seront effectués une semaine avant les analyses pour laisser un temps d'acclimatation dans la nouvelle animalerie.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle pour plusieurs raisons : - animal de petite taille, facile à héberger et à contentionner - modèle idéal pour la création de lignée : temps de gestation court (19 à 21 jours), - 6 à 15 souriceaux par portée - modèle très utilisé pour mimer les maladies humaines de par les 99 pourcents d'homologies entre son génome et le génome humain - modèle très bien maitrisé en terme de manipulation génétique. Les animaux seront suivis de leur naissance (mortalités, suivi des portées, génotypage, avortements spontanés) à l'âge de 2 ans. Les animaux seront caractérisés dès l'âge de 10 jours pour un suivi de poids hebdomadaire, aux âges de 2, 4 et 6 mois pour des tests d'endurance, de force musculaire, de coordination et de fonction cardiaque et aux âges de 1, 2 ,4 et 6 mois pour des dosages sanguins et urinaires, et des prélèvements d'organes.
Délivrance de nanoparticules diagnostiques et thérapeutiques pour l’imagerie moléculaire par IRM et le traitement de tumeurs dans des modèles rongeurs
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 255
Des cellules cancéreuses sont implantées dans le cerveau, le sein, le côlon ou la peau de 635 souris et 255 rats, dont 575 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal passe une à trois séances d'IRM par semaine sous anesthésie, reçoit des nanoparticules d'or, de fer, de titane ou de platine, et peut voir sa barrière hémato-encéphalique ouverte par ultrasons jusqu'à trois fois par semaine pendant deux à trois semaines. Le suivi se poursuit jusqu'à trois mois, jusqu'à l'atteinte des points limites ou la régression de la tumeur. Le porteur écrit que l'IRM, les ultrasons et l'hyperthermie à 44 °C n'entraînent pas de douleur, sans préciser ce qui vaut à 575 animaux un classement en souffrance sévère, et 45 souris sont annoncées comme réutilisées.
Objectifs
Les stratégies utilisées pour le traitement de certaines tumeurs restent inefficaces en raison notamment de l'absence de délivrance spécifique des molécules thérapeutiques dans le tissu tumoral. Pour répondre à cette problématique, nos travaux s’orientent vers l’internalisation de différentes nanoparticules (NPs) dans des tumeurs (peau, sein, colon, cerveau) grâce à un ciblage de biomarqueurs spécifiques. Ces NPs permettent de visualiser l’évolution de la tumeur par imagerie, et/ou d’être utilisées pour induire une délivrance ciblée de principes actifs (fonctionnalisation), et/ou enfin d’induire un effet anti-tumoral. Pour les tumeurs cérébrales, notre laboratoire a développé un dispositif ultrasonore transcrânien permettant une perméabilisation non invasive, temporaire (moins d’une heure) et localisée de la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette technique permet de contrôler la délivrance de molécules diagnostiques et thérapeutiques dans les zones pathologiques du cerveau. Dans ce projet, nous mettrons en place des modèles tumoraux et nous utiliserons ces modèles ainsi que ceux déjà développés précédemment pour évaluer par IRM le ciblage et l’accumulation de différentes NPs (or, silicium, titane, fer, fluor, platine, gadolinium) dans le tissu tumoral. Des techniques de stimulation seront appliquées pour induire un effet anti-tumoral par thermothérapie. L’IRM sera également utilisée pour suivre la croissance tumorale et mesurer l’efficacité thérapeutique. Pour certains modèles de tumeurs, la biodistribution des cellules cancéreuses sera directement visible en fluorescence infrarouge grâce à un scanner FMT (microtomographie de fluorescence). La thermothérapie consiste à chauffer localement un tissu pathologique entre 40 et 44°C dans le but d’induire des dommages cellulaires. Plusieurs modalités (magnétique, optique) peuvent être utilisées pour induire un effet thermique. Certaines de ces techniques peuvent engendrer localement des effets mécaniques supplémentaires favorisant l’apoptose des cellules cancéreuses ou l’immunogénicité de la tumeur.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’améliorer le ciblage de tumeurs (tous modèles confondus) par des nanoparticules spécifiques et ainsi d’améliorer le diagnostic, ainsi que de déterminer l’action thérapeutique des NPs sur ces modèles, afin d’apporter une alternative théranostique aux patients humains.
Procédures
Les acquisitions IRM (30-45 minutes/session, sous anesthésie) pour l’étude des nanoparticules (NPs), pour le suivi tumoral et le protocole de perméabilisation de la BHE sont des procédures n’entraînant pas de souffrance spécifique. Etape 1 : test de NPs sur animal sain : injection par voie intraveineuse (quelques secondes) ou par perfusion (2h) ou par implantation d’une pompe sous cutanée (quelques minutes) et imagerie IRM répétées 2-3 fois/ semaine pendant 3 semaines. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés (3 maximum, quelques minutes/prélèvement, sous anesthésie). Etape 2 : Développement de modèles tumoraux, sous antalgie et anesthésie : - Cerveau : implantation intracérébrale par chirurgie (20 minutes), une injection - Peau, colon : implantation sous cutanée (flanc, 1 minute) une injection ré-itérée 3 fois si la tumeur ne prend pas. - Sein : implantation sous cutanée (sein, 1 minute), une injection réitérée 3 fois si la tumeur ne prends pas ou régresse complétement. - Modèles métastasique de cancer de sein dans le cerveau : par intraveineuse (quelques secondes) ou en implantant comme précédemment. Suivi de la croissance tumorale par IRM (cerveau, métastases) ou par mesure au pied à coulisse (tumeurs sous cutanée), la durée du suivi dépend de la croissance du modèle qui peut être rapide (cerveau) ou très lent (sein). Une à deux sessions d’imagerie IRM par semaine sont prévues. Etape 3 : Utilisation des NPs sur les modèles tumoraux appropriés. Mise en place du modèle tumoral choisi, traitement par la NPs et suivi par imagerie IRM de la biodistribution des NPs dans la tumeur (1-3 fois/semaine), éventuellement avec ouverture de la BHE par ultrasons focalisés (modèle de tumeur cérébrale uniquement). L’ouverture de la BHE implique une injection intraveineuse (30 secondes) de microbulles réalisée sous anesthésie. Cette ouverture pourra être ré-itérée plusieurs fois en cas de traitement multiples (jusqu’à 3 fois/semaine, pendant 2-3 semaines en fonction de la croissance tumorale). Etape 4 : Utilisation des NPs sur les modèles tumoraux et traitement par hyperthermie. Mise en place du modèle tumoral, traitement par la NPs et suivi par imagerie IRM de croissance tumorale ainsi que de la biodistribution des NPs dans la tumeur (1-3 fois/semaine) puis traitement par hyperthermie et suivi de la croissance tumorale par imagerie le temps nécessaire soit d’atteindre les points limites soit que le traitement ait fait régresser la tumeur (maximum 3 mois).
Impact sur les animaux
Toute injection (cellules, NPs) peut entrainer une douleur très transitoire. Toute plaie peut entrainer une infection (chirurgie, pose de cathéter). Les NPs peuvent induire des effets indésirables (toxicité, allergie, accumulation dans un organe non souhaitée). L’induction des modèles tumoraux cérébraux nécessite une chirurgie, entrainant une légère inflammation et une douleur transitoire. La croissance tumorale peut entrainer une perte de poids, une apathie ou une prostration et des difficultés neurologiques lorsque la tumeur atteint une taille supérieure à 3-4 mm de diamètre (mesurée par imagerie). L’induction de modèles tumoraux sous cutanés (peau, colon, sein) se limite à une piqure sans plus d’effets indésirables. La croissance des modèles sous cutanés peut être lente (sein) et non douloureuse ou au contraire plus rapide (peau, colon) et potentiellement entrainer des lésions cutanées susceptibles de s’infecter, une difficulté à se déplacer si la tumeur devient gênante. Les modèles métastatiques peuvent entrainer l’apparition de tumeurs secondaires non désirées, à enlever chirurgicalement entrainant une inflammation et une douleur transitoire. L’examen par IRM nécessite une anesthésie générale mais n’entraine pas par lui-même d’effets indésirables. L’utilisation de la technologie d’ultra-sons focalisés nécessite l’injection de microbulles par voie intraveineuse, à la veine caudale, réalisée sous anesthésie à l’isoflurane, sans effets indésirables. La thérapie par hyperthermie magnétique nécessite un examen IRM sous anesthésie, cette technologie entraine une augmentation de la température de l’animal, localisée et transitoire (44°C), durant la stimulation, mais n’entrainent pas de désagrément pérenne pour l’animal.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour recueillir les organes d’intérêt et réaliser des études histologiques ou des études de biodistribution des NPs. L’imagerie IRM permet la quantification in vivo des NPs accumulées dans les tumeurs ou les organes mais il est nécessaire de vérifier les résultats IRM à l’aide d’une analyse histologique ou par spectrométrie. Les images IRM n’ont pas la résolution nécessaire pour identifier les cellules ayant incorporées les nanoparticules, seule l’analyse post-mortem permet d’observer finement la répartition des particules par type cellulaire.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de valider in vivo l'efficacité diagnostique et/ou thérapeutique de NPs après une accumulation optimisée dans une tumeur et activées par une stimulation externe. Des expériences in vitro ont permis de caractériser l’interaction de NPs isolées avec différents types cellulaires, mais elles ne sont pas prédictives des propriétés in vivo d’affinité, de spécificité et d’effet thérapeutique des NPs pour les cellules cancéreuses ciblées. Avant d’envisager un transfert à l’homme, il est nécessaire d’étudier dans un organisme vivant les relations entre le devenir des NPs (pharmacocinétique), notamment après une accumulation et la modulation de la pathologie (pharmacodynamique), d’évaluer les propriétés thérapeutiques de ces NPs. Par conséquent, à cette étape du projet, le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle d'étude in vitro ou in silico.
Réduction
Le suivi longitudinal in vivo avec des dispositifs d’imagerie non invasifs (IRM) permet d’utiliser le même animal à différents temps, et ainsi d’acquérir une grande quantité d’information sur la croissance tumorale et la réponse à un traitement tout en limitant le nombre d’animaux. Le protocole est construit avec différentes étapes permettant de stopper l’étude si les premiers résultats ne sont pas satisfaisants. La quantification des NPs dans les tumeurs sera évaluée par IRM puis la présence des particules sera évaluée en post mortem par histologie (semi-quantitatif). Une analyse statistique tenant compte des différents paramètres étudiés (nombre de facteurs, données répétées), a été utilisée pour définir le nombre d’animaux nécessaires à l’atteinte de chaque objectif.
Raffinement
Les animaux utilisés pour l’implantation de cellules tumorales recevront une antalgie préopératoire 30 minutes avant le début de la chirurgie (modèle cérébral), puis seront anesthésiés (tous les modèles). Durant la chirurgie, les animaux seront placés sur un tapis chauffant pour éviter toute hypothermie, puis pendant la phase de réveil, seront maintenus dans une couveuse thermostatée pour favoriser la récupération. Des soins post opératoires seront réalisés, ainsi qu’un suivi tout au long de la durée de vie de l’animal pour évaluer l’état sanitaire (poids, comportement, motricité, et diamètre tumoral mesuré par IRM). Une grille de scoring permettra d’évaluer l’état général de l’animal et de définir des points limites. L’imagerie IRM, l’utilisation d’ultrasons et l’hyperthermie sont réalisés sous anesthésie et n’entraine pas de douleurs.
Choix des espèces
Les modèles rongeurs représentent les modèles les plus utilisés en oncologie, notamment parce que les études comparatives sont facilitées par l’existence de nombreuses souches qui fournissent des animaux génétiquement similaires. II existe des modèles immunodéficients permettant d’étudier des tumeurs issues de lignées cellulaires humaines sans risque élevé de rejet de la greffe tumorale. Les animaux seront tous des animaux adultes, pour corréler avec l’apparition des pathologies chez l’homme.