Souris
Rôle d’un traitement aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Modifiées pour que le récepteur des glucocorticoïdes puisse être désactivé dans leurs cellules souches musculaires, 1 440 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le génotypage passe par un tatouage au doigt ou l'amputation de la première phalange, sur des souriceaux de 7 à 10 jours. Suivent cinq injections de tamoxifène, une injection de cardiotoxine qui lèse le muscle, puis selon les groupes de la dexaméthasone en intrapéritonéal ou un gavage quotidien de prednisone pendant deux fois sept jours, le porteur précisant qu'aucune anesthésie ni aucun analgésique n'est prévu. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour des analyses moléculaires et histologiques, celles qui perdent plus de 20 % de leur poids en une semaine étant sorties de l'étude et tuées.
Objectifs
Les muscles représentent plus de 40 % de la masse corporelle et permettent le maintien de la posture et le déplacement. Suite à une lésion, le muscle squelettique adulte est capable de se régénérer à partir des cellules satellites, des cellules souches localisées à la périphérie des fibres musculaires. Ce processus prend environ un mois à l'issue duquel les muscles sont régénérés et le pool de cellules satellites disponible pour une éventuelle nouvelle lésion est rétabli. Bien que les cellules satellites possèdent un grand potentiel en médecine régénérative, les mécanismes régulant leur prolifération et leur différentiation sont encore mal caractérisés. Les glucocorticoïdes, comme la prednisone, sont des anti-inflammatoires prescrits dans le cas de maladies chroniques telles que l’asthme ou l’arthrite rhumatoïde. Cependant, des traitements prolongés avec ces composés peuvent induire une perte de la masse musculaire, posant un sévère problème clinique, en particulier chez les personnes âgées. Les glucocorticoïdes exercent leurs actions via leur récepteur, le récepteur des glucocorticoïdes (GR), qui va contrôler l’expression de gènes cibles. Des études in vitro montrent que les glucocorticoïdes promeuvent la différenciation cellulaire. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires par lesquels les glucocorticoïdes sont impliqués dans la régénération musculaire en jouant sur la différenciation des cellules satellites. Pour ce faire, nous invaliderons sélectivement GR dans les cellules satellites avant d'induire une lésion à la cardiotoxine, et nous déterminerons si un traitement avec un agoniste du récepteur des glucocorticoïdes permet une amélioration ou au contraire une aggravation des dommages musculaires.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces procédures permettra de déterminer le potentiel thérapeutique des glucocorticoïdes dans le processus de régénération musculaire.
Procédures
Les animaux issus des croisements sont identifiés par tatouage au doigt ou amputation de la première phalange. Cette procédure est réalisée entre 7 et 10 jours après la naissance. L'ensemble des animaux subiront 5 injections au tamoxifène pour induire la mutation par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec / souris), ainsi qu'une injection de cardiotoxine pour induire une lésion musculaire (30 sec / souris). Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre l'impact d'un traitement aigü aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire sera en plus injecté une seule fois par jour pendant 3 jours à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 3 qui nous permettra de comprendre l'impact d'un traitement chronique aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire sera quant à lui traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 2 fois 7 jours.
Impact sur les animaux
L’injection de tamoxifène peut très rarement causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. L'injection de cardiotoxine engendrera une douleur au niveau du muscle lésé. Le gavage peut conduire à des fausses routes et les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle. Dans les deux cas, les animaux seront sortis de l'étude et mis à mort. La phalangectomie effectuée pour le génotypage peut engendrer une douleur légère et de courte durée.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique des molécules identifiées dans des systèmes cellulaires, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans la régénération fibrillaire. Ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence. En effet, l'histologie des muscles de la souris et la cinétique de régénération sont similaires à celles de l'Homme. Par ailleurs, le temps de gestation de la souris est relativement court (21 jours en moyenne) et permet la production de larges cohortes, contribuant à la production de résultats significatifs.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle CreERT2 et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'extraction d'ARN et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux. De plus, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test de Student ou d'une ANOVA au risque de se tromper de 5%.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène, de cardiotoxine et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage et son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L’injection de dexaméthasone et le gavage à la prednisone ne sont en général pas problématiques pour l'animal. Néanmoins, s’ils sont mal effectués et entrainent des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Le risque de fausse route au moment du gavage sera également pris en compte. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur l'animal vigile. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique des molécules identifiées dans des systèmes cellulaires, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans la régénération fibrillaire. Ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. Le projet s’intéresse au rôle de GR dans la régénération musculaire de l’organisme adulte. Les animaux seront donc traités au tamoxifène entre 7 et 11 semaines afin d'effectuer les expériences sur des animaux adultes. Ils seront ensuite analysés un mois ou un an après afin de déterminer le rôle des glucocorticoïdes chez les souris jeunes et âgées.
Génération de tumeurs du système lymphatique chez la souris pour établir un modèle d’études précliniques
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Contenues et pesées deux fois par semaine, les souris sont examinées à la recherche de ganglions hypertrophiés, d'une posture voûtée ou d'une perte de poids, signes que le lymphome se développe et qu'il faut les tuer avant leur mort "naturelle". 1 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes et leurs tumeurs. L'objectif est de constituer un stock de tumeurs à partir duquel une même tumeur sera réimplantée dans plusieurs souris receveuses, pour alimenter de futures études précliniques sur le lymphome diffus à grandes cellules B. Le porteur annonce que certaines souris recevront une injection d'une minute pour ce transfert de cellules tumorales, sans dire combien, et ne mentionne aucune analgésie.
Objectifs
Le lymphome est le cancer du sang le plus répandu et le sixième cancer le plus répandu dans le monde. Le lymphome diffus à grandes cellules B est une forme agressive de lymphome, représentant 30 à 40 % des cas. Le traitement actuel du lymphome diffus à grandes cellules B consiste en une chimiothérapie ou une greffe de moelle osseuse ; cependant, environ 40 % des patients cessent de répondre au traitement (maladie récidivante) ou ne répondent pas au traitement (maladie réfractaire), généralement avec des conséquences fatales. Il est donc urgent de trouver des traitements plus efficaces pour ces lymphomes. Actuellement, il y a un manque de modèles expérimentaux qui ressemblent avec précision au lymphome diffus à grandes cellules B. L'objectif de ce projet est de générer des lymphomes à l'aide d'un nouveau modèle de souris permettant de suivre l'initiation et la progression du lymphome. Ce modèle nous permettra d'étudier les causes du développement du lymphome ; et grâce à l'expansion de ces tumeurs chez des souris receveuses, nous générerons suffisamment de matériel pour des applications précliniques, y compris de futures études in vitro et in vivo.
Bénéfices attendus
À court terme (1-3 ans), nous générerons des informations importantes sur les gènes et les voies qui contribuent à l’apparition et à la progression du lymphome, qui sont actuellement inconnus. À long terme (3-5 ans), ces modèles permettront de réaliser des études précliniques pour identifier de nouvelles façons de tester de nouvelles thérapies afin de faire progresser les traitements contre les cancers du sang.
Procédures
Les souris qui développeront des lymphomes seront surveillées. Nous manipulerons (contention) les animaux deux fois par semaine pour les peser et les observer à la recherche de signes de formation de tumeurs : perte de poids, réduction des mouvements, posture voûtée, fourrure ébouriffée, hypertrophie des ganglions lymphatiques, changements de comportement pour mettre à mort les souris avant leur mort « naturelle ». Les tissus seront collectés pour déterminer les causes de la formation de tumeurs et générer un référentiel de tumeurs. Certaines souris recevront une injection pendant 1 minute pour transférer des cellules tumorales.
Impact sur les animaux
Les symptômes associés au lymphome comprennent : perte ou prise de poids, respiration rapide, pelage ébouriffé, posture voûtée et/ou de mouvements lents. En outre, la manipulation des souris pendant la surveillance du développement du lymphome peut induire du stress. Et il peut y avoir une inflammation au site d’injection. Des injections entrainent également du stress et des douleurs légères de courte durée.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux en fin de procédure nécessaire pour la récupération des organes et la récupération des tumeurs pour leur étude ultérieure.
Remplacement
Compte tenu de la complexité du processus impliqué dans la formation des lymphomes, résoudre ce problème uniquement par l’analyse in vitro n’est pas suffisant et l’utilisation de modèles animaux est essentielle. Par conséquent, pour l’instant, aucune méthode alternative ne permet de remplacer complètement le modèle murin dans notre étude. Cependant, les résultats obtenus à partir de nos expérimentations permettront de développer un protocole in vitro qui pourrait à terme remplacer partiellement les modèles animaux. De même, la même tumeur récoltée peut être utilisée pour implanter plusieurs souris receveuses, limitant ainsi la nécessité d’augmenter le nombre de souris donneuses.
Réduction
L'élevage sera géré en externe, et nous permettra de limiter le nombre de croisements au minimum afin d'obtenir le bon nombre de souris nécessaire à ce projet. Nous utiliserons des souris mâles et femelles puisque le lymphome affecte les deux sexes. Nous utiliserons des statistiques prédictives pour établir la constitution des groupes. De plus, les cellules tumorales excédentaires récoltées sur des souris mises à mort seront congelées pour créer une banque de tumeurs, afin de minimiser le nombre de souris nécessaires pour fournir du matériel pour de futures expériences.
Raffinement
Nous avons établi une grille d'évaluation avec des seuils précoces adaptés pour détecter les lymphomes suffisamment tôt afin de réduire au maximum la souffrance animale tout en conservant une rigueur scientifique. Cela comprend une surveillance accrue lors de l'observation de changements de poids, de mouvements, d'apparence physique et de comportement ; et arrêter l'expérience lorsque les symptômes du lymphome apparaissent. De plus, si les souris présentent des égratignures ou des blessures, nous utiliserons une solution d'iode pour désinfecter la zone.
Choix des espèces
Les souris sont les espèces les plus utilisées pour étudier la formation et le développement des lymphomes en raison de la flexibilité nécessaire pour effectuer des manipulations génétiques (souches avec des gènes désactivés) et de la possibilité de tester l'agressivité de la maladie par le transfert de cellules tumorales dans des souris réceptrices. Ils ont également un cycle de vie court et se reproduisent facilement. Pour les expériences de développement de lymphomes, les souris vieilliront jusqu'à 14 mois, puisque la latence de cette maladie, d'après nos études précédentes, se situe entre 8 et 14 mois. Pour les expériences impliquant le transfert de cellules de lymphome, des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines sont couramment utilisées comme souris receveuses.
Evaluation d’une thérapie anti-complément dans un modèle murin de myopathies nécrosantes auto-immunes : Projet HMGCR ANTImyoDY two
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
Des injections quotidiennes d'immunoglobulines prélevées chez des patients, pendant sept à dix-sept jours, provoquent chez la souris une myopathie nécrosante avec perte de force musculaire. 154 souris, dont une partie immunodéficientes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever les muscles gastrocnémiens. Elles subissent en plus deux à quatre microprélèvements sanguins sous anesthésie, jusqu'à cinq tests d'agrippement et une mesure de force in situ de dix minutes. Le porteur affirme que l'atteinte musculaire n'a pas de répercussion visible en termes de souffrance, tout en décrivant une échelle qui va de la queue traînante à la paralysie du train arrière et un protocole arrêté au score 2.
Objectifs
Au sein des myopathies inflammatoires, les myopathies nécrosantes auto-immunes (MNAI) sont définies histologiquement par la présence d'une importante nécrose des fibres musculaires sans infiltrat inflammatoire. La nature auto-immune des myopathies nécrosantes a été suggérée par leur association fréquente à la présence d'autoanticorps (aAc) ; dont l'aAc anti SRPP (anti-3-Hydroxy-3-MethylGlutaryl-Coenzyme A Réductase) avec une corrélation du titre avec la myolyse. Notre laboratoire a établi un modèle murin de MNAI par injection à des souris d'immunoglobulines G purifiées issues de patients porteurs cet d’aA anti-HMGCR. Ce transfert induit une myopathie clinique avec diminution de la force musculaire associée à un dépôt d’IgG et de molécules du sytéme du complément à la surface des fibres musculaires, démontrant le caractère directement pathogène des aAc et suggérant un rôle cytotoxique exclusif du complément. Nous avons déja démontré l'efficacité préventive d'un inhibiteur spécifique du complément. L'objectif général de notre programme est d'évaluer l'efficacité thérapeutique d'un nouvel inhibiteur spécifique du complément humain dans notre modèle murin de MNAI par transfert d'anticorps de malades et de la comparer à celle d'un autre inhibiteur commercialisé mais de spécificté différente et de la molécule antagoniste. Pour ne pas avoir de réponse xénogénique lors de la procédure évaluant le rôle curatif de cette molécule, nous aurons recours à des souris immunodéficientes. L’étude des animaux se fera par (i) une observation clinique (suivi du poids), (ii) une mesure de la force musculaire chez l’animal anesthésié et (iii) par une analyse sanguine et des tissus musculaires.
Bénéfices attendus
Lors de précédents protocoles expérimentaux avec ce modèle animal, nous avons pu démontré l'efficacité de molécules thérapeutiques dans (i) l'apparition et (ii) le traitement de la myopathie. Cela s'est traduit par respectivement (i) une absence d'atteinte histologique et de diminution de la force musculaire et (ii) par une réduction significative de l'atteinte histologique et une restauration de la force musculaire. Avec ce nouvel inhibiteur du fragment C2 du complément nous pouvons nous attendre à une restauration partielle ou complète de la fonction musculaire de l'animal ouvrant ainsi la porte à un essai clinique chez les patients atteints de MNAI.
Procédures
Les animaux seront soumis à des microprélèvements de sang (2 à 4 en fonctions des groupes d'animaux) de 75 microlitres, prélèvement sur souris anesthésiée, durée de l'acte 20 secondes. Les souris seront injectées quotidiennement avec du complément, par voie intra péritonéale (IP), durant 7 à 17 jours selon les groupes, injection d'une durée de moins de 10 secondes. Injection des immunoglobulines G en IP, de 2 à 5 fois par souris selon les groupes, sur respectivement une période de 7 à 17 jours, injection d'une durée de moins de 10 secondes. Une mesure de la force musculaire par test d'agrippement (grip test) sera réalisée pour chacune des souris, durée moins de 10 secondes, jusqu'à 5 tests sur le temps de suivi des souris. Mesure de la force musculaire in situ-sur souris anesthésiée, 1 seule mesure par souris, en fin de procédure, durée 10 minutes.
Impact sur les animaux
L'injection d'anticorps de malades atteints de MNAI chez la souris entraine l'apparition d'une myopathie se traduisant par une diminution de la force musculaire. L’expérience acquise lors de précédents protocoles expérimentaux avec ce modèle animal dans l'évaluation de molécules thérapeutiques a montré que l'atteinte musculaire n'avait pas de répercussion visible chez l'animal en terme de souffrance ou de perte de poids.
Devenir
Le prélèvement des gastrocnémiens pour analyse histologique ne permettra pas de maintenir les animaux en vie.
Remplacement
Dans le domaine de l’immunologie, le modèle murin offre des outils uniques pour le suivie des réponses immunitaires. L'utilisation d'animaux dans cette étude est indispensable pour l'évaluation de moléculesinhibitrices du complément dans une perspective d’approche à visée thérapeutique. Il n’existe actuellement pas de modèles in vitro pour une telle étude combinée de la réponse humorale et de la physiologie du muscle. Ce projet ne peut donc être réalisée que chez l'animal.
Réduction
Le nombre de souris utilisées a été réduit à son minimum grâce l'expérience acquise lors d'autre protocoles expériementaux utilisant ce modèle murin de myopathie par transfert d'auto-anticorps chez la souris. L'analyse rétrospective des résultats obtenus a permis de faire un calcul statistique excat des effectifs nécessaires. Le nombre de souris utilisées est réduit au minimum en tenant compte également de la variabilité des mesures de la force musculaire, ainsi que de la variabilité des réponses notamment immunologique obervées lors de ces protocoles.
Raffinement
L'ensemble des expériences sera réalisé dans une animalerie agréée, où les conditions d’hébergement sont contrôlées : température, hygrométrie, cycle jour/nuit, change et nourriture. Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec un abri de celllose et des fibres de coton. De plus, en raison de leur sensibilité aux infections, les animaux seront maintenues en portoir ventilé. Les prélèvements sanguins, la mesure de la force musculaire et la mise à mort des animaux seront réalisés sous anesthésie gazeuse grâce à un matériel dédié. Une échelle de gravité des symptômes observés a été établie et permet de déterminer un point limite dans l’ensemble des expériences. Cette échelle est définie de la façon suivante: Score 0 : condition physiologique (pas de signe clinique) ; Score 1 : faiblesse du train arrière, queue trainante ; Score 2 : diminution de l’activité locomotrice des pattes arrières, courbure du dos significative ; Score 3 : paralysie du train arrière. Elle permettra également d’évaluer la douleur des animaux et de mettre en place une procédure visant à la limiter. En effet, les animaux seront observés quotidiennement et l'apparition de signes cliniques, poils hirsutes, perte de poids visible (sans pesée) ou prostration, ou lorsque le score 1 de l’échelle de gravité des symptômes seront atteints entraineront la mise en place de dispositions pour réduire la douleur. Un traitement préventif quotidien de la douleur sera mis en place lors de la première injection des anticorps pour les animaux de tous les lots. Le protocole sera arrêté lorsque le score 2 ou le point limite qui a été défini seront atteints. Un analgésique sera administré en sous cutané 30 minutes avant la mesure de la force musculaire in situ. Les résultats obtenus seront analysés statistiquement par un des tests adaptés.
Choix des espèces
Dans le domaine de l’immunologie, le modèle murin offre des outils uniques pour le suivie des réponses immunitaires. Le modèle de souris offre également la possibilité d’utiliser des modèles transgéniques largement éprouvés. Le nombre d’animaux utilisé dans chaque expérience tient compte de la variabilité naturelle des réponses immunitaires et de la nécessité d’utiliser un nombre suffisant d’animaux pour que les données générées soient exploitables sur le plan de l’analyse statistique. Il permet également de n'utiliser que de faibles quantités d'anticorps purifiés à partir de plasmaphérèses de malades qui sont difficiles à obtenir. Animaux âgés de 8 semaines, âge requis pour que le système immunitaire soit totalement mature.
Effet de différents traitements dans des modèles d’addiction et de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez la souris ou le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 2500
Perte de poids d'au moins 20 %, hypothermie, anorexie prolongée, automutilation : les rongeurs qui présentent ces signes plus de 24 heures sont sortis des expériences et tués. 4 850 souris et 2 500 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélèvement d'organes et de sang. Ils reçoivent des psychostimulants jusqu'à trois fois par semaine pendant six semaines, développent hyperactivité et stéréotypies de léchage, de rognage et de reniflement, et passent jusqu'à dix-huit tests de locomotion d'une heure dix, plus sept passages en labyrinthe en T le même jour. L'objet réel est le criblage de molécules pour des formulations dissuasives, associant un stimulant prescrit et un composé censé en limiter l'abus, avant une éventuelle utilisation chez l'être humain.
Objectifs
Les psychostimulants prescrits sont aujourd’hui indiqués pour le traitement du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ces traitements vont réduire les symptômes liés à la maladie en augmentant l’attention et la vigilance et en réduisant l’hyperactivité. Ils sont généralement sans danger lorsqu’ils sont utilisés à des doses thérapeutiques via la voie d’administration autorisée. Cependant, ces stimulants présentent un potentiel addictif important et sont classés comme substance contrôlée par les organismes de réglementation. L’abus et le mésusage de psychostimulants est devenu un problème de santé majeur. Ces médicaments sont détournés de leur usage normal dans un but récréatif. En effet, le mésusage des médicaments prescrits sur ordonnance peut inclure : la prise d’une dose incorrecte, ou au mauvais moment, oublier de prendre une dose, arrêter le médicament trop tôt. L’abus est défini comme soit l’utilisation sans ordonnance, soit en plus grande quantité et/ou plus souvent, soit par une voie d’administration non autorisée telle que la voie intranasale ou intraveineuse.
Bénéfices attendus
Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans la prévention de l’utilisation abusive, de la dépendance et de l’addiction aux stimulants prescrits. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver et de développer potentiellement des formulations dissuasives par combinaison d’un stimulant et d’une molécule pour prévenir les abus, les mésusages et l’addiction associés à la prise de psychostimulants.
Procédures
Les animaux ne subiront pas de procédures chirurgicales. Les prélèvements sanguins seront réalisés sur animaux anesthésiés au cours et en fin de procédure (soit entre 1 et 3 prélèvements maximum par animal). Tous les animaux recevront une injection sous cutanée pour l’implantation de la puce d’identification RFID. Les animaux recevront les administrations des traitements soit par voie intrapéritonéale, orale ou intraveineuse. Pour la procédure 2, en cas d’administration par voie intrapéritonéale ou orale, les animaux recevront 3 injections par semaine pendant 6 semaines maximum. En cas d’administration par voie intraveineuse, la fréquence est adaptée et les animaux recevront 2 injections par semaine pendant 4 semaines maximum. Concernant les tests comportementaux, pour la procédure 1, les animaux seront soumis à 2 tests de locomotion sur 3 jours (pour une durée totale de 2 heures et 20 minutes). Pour la procédure 2, les animaux seront soumis à 18 tests maximum de locomotion sur une période de 6 semaines (3 tests/semaine) qui dure chacun 1 heure et 10 minutes. Pour la procédure 4, les animaux seront soumis à 7 tests au sein du labyrinthe en T qui auront lieu le même jour (soit 20 minutes de test maximum par animal le jour du test). Tous les animaux seront manipulés et observés plusieurs fois par semaine pour déterminer les scores des points limites.
Impact sur les animaux
Du fait de l’administration aigu ou chronique de psychostimulants, les animaux vont développer une hyperactivité et/ou des stéréotypies comportementales (mouvements anormaux et involontaires de type léchage, rognage, reniflement) lors des sessions expérimentales. Ces comportements sont transitoires et disparaissent au bout d’une ou deux heures pour l’hyperlocomotion ou au bout de plusieurs minutes pour la stéréotypie après l’administration du stimulant. Ces comportements seront surveillés lors de chaque expérimentation. L’administration aigue d'une molécule va induire des déficits cognitifs qui seront transitoires (24 heures). Une session d’acclimatation ou test d’essai seront réalisés afin de réduire le stress des animaux au nouvel environnement. Également, l’isolement et le changement de boisson intervenant dans certaines expérimentations peuvent induire du stress et de l’anxiété chez les animaux. Ces paramètres seront surveillés en observant le comportement de l’animal dans sa cage, en vérifiant la prise de nourriture et de boisson. De plus, le poids des animaux sera suivi entre 2 et 5 fois par semaine. Nous n’attendons pas de nuisance liée à l’administration des traitements (doses non toxiques).
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. Certains organes seront récupérés et des prélèvements sanguins seront réalisés.
Remplacement
Ce projet se focalise sur des modèles expérimentaux d’hyperactivité, de sensibilisation comportementale et de TDAH nécessitant l’utilisation d’animaux. En effet, ce sont des modèles qui étudient principalement le comportement de l’animal et il n’existe pas de modèle cellulaire ou autre pouvant reproduire nos procédures expérimentales. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce rat ou souris à travers nos différents modèles reproduisent au mieux la pathophysiologie humaine. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Pour les expérimentations, il a été prévu un nombre suffisant d’animaux en accord avec la littérature existante ou nos expériences précédentes pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité de notre combinaison (stimulant/molécule). Ce protocole ne sera mis en place qu’avec des molécules thérapeutiques qui auront montré une efficacité lors d’études précédentes afin de limiter l’utilisation des animaux.
Raffinement
Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie (implantation des puces d’identification) durant toute la procédure expérimentale afin de maîtriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. Les animaux seront sous surveillance rapprochée pendant toute la durée de l’étude. Les animaux trouvés dans des conditions moribondes et les animaux montrant une douleur sévère et montrant des signes de détresse seront mis à mort. Les points limites sont définis selon les Directives de l’OCDE (document ENV/JM/MONO(2000)7) et incluent notamment : une perte de poids supérieure ou égale à 20% par rapport au poids initial, une hypothermie, une absence prolongée de réponse volontaire à un stimulus externe comme le bruit, des problèmes ambulatoires empêchant l’animal d’accéder à la nourriture ou à l’eau/anorexie prolongée, difficulté à respirer, automutilation, blessure ou ulcération de la peau etc. Un tableau de suivi a été mis en place en adaptant les points limites au seuil le plus bas. Si les signes persistent au bout de 24h, l’animal sera sorti des procédures expérimentales et euthanasié. Afin de diminuer le stress des rongeurs, leur milieu sera enrichi avec du matériel de nidification afin que les animaux puissent se cacher et ronger. La sociabilisation avec l’expérimentateur sera plus importante pour les animaux isolés dans leur cage. Les procédures seront réalisées dans une pièce calme, différente de la pièce d’habitation. Pour limiter le stress, la peur et l’angoisse des animaux, ils seront manipulés avec délicatesse et sociabilisés (habitués à l’expérimentateur) avant le début de l’étude. Un tunnel sera utilisé pour limiter la contention des souris par la queue. Afin d’optimiser l'expérience, les animaux seront randomisés selon le poids des animaux ou leur locomotion, l’administration de psychostimulant induisant une hyperlocomotion. L’objectif est de préserver le bien-être des animaux. La satisfaction de leurs besoins physiologiques et comportementaux permettra d’éviter tout biais sur les résultats des expérimentations.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés. Ces deux espèces sont appropriées pour les études comportementales. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études en addictologie en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Différentes souches pourront être utilisées en fonction des espèces. Afin de pouvoir étudier la période d’adolescence chez nos animaux, ils auront au moins 6 semaines au début de chaque procédure. En effet, l’adolescence se caractérise par un risque important de développer une addiction ou des troubles liées à l’utilisation de substances. Il est donc important d’étudier cette période chez les animaux et de la comparer aux animaux adultes. L’utilisation de l’espèce souris ou rat se fera en fonction de l’avancée scientifique du projet : continuité du modèle pour valider les résultats dans un contexte laboratoire indépendant ou au contraire changement d’espèce pour valider les résultats dans un modèle indépendant. Également, le choix de l’espèce dépendra de l’efficacité de la molécule dans une espèce donnée. En effet, si celle-ci s’avère efficace elle pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer une efficacité espèce indépendante.
Utilisation d’un modèle génétique murin pour comprendre et améliorer la réponse immunitaire anti-tumorale induite par la radiothérapie
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 712 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune portant une tumeur greffée dont le volume est mesuré trois fois par semaine pendant soixante jours. Douze jours après la greffe, elles reçoivent une séance de radiothérapie d'environ quinze minutes, avec fatigue générale et irritation cutanée à la clé. Le porteur indique que la tumeur sous-cutanée peut provoquer une perte de poids, une plaie nécrosante, des douleurs et la mort, et que les souris non guéries seront tuées quand ces effets deviendront importants. Il écrit aussi que les anti-inflammatoires ne pourront pas être utilisés, la réponse immunitaire étudiée y étant trop sensible, et s'en remet à une grille de six items relevée trois fois par semaine.
Objectifs
Les traitements anti-cancéreux ont fait des progrès réguliers depuis des décennies. Pourtant, une grande partie des patients meurent encore de cette maladie. Depuis quelques années, une nouvelle sorte de traitement a montré une efficacité remarquable : l’immunothérapie. Ce traitement favorise une réponse anti-cancéreuse naturelle : la réponse immunitaire. Ces résultats ont conduit les chercheurs à ré-analyser d’anciens traitements, ce qui a permis de montrer que la radiothérapie, un traitement dont bénéficie plus de la moitié des patients, stimule aussi la réponse immunitaire. Malheureusement, on connait encore trop mal cet aspect de la radiothérapie pour pouvoir l’utiliser efficacement. Notre laboratoire a trouvé des conditions qui améliorent la réponse immunitaire induite par une radiothérapie. Nous avons identifié en partie les raisons de cette amélioration. Malheureusement, nous ne comprenons pas totalement les mécanismes mis en jeu. Ce projet vise à identifier et comprendre ces mécanismes, avec un double objectif. D’une part, la possibilité d’une application chez l’humain nécessite une excellente compréhension des effets d’un éventuel traitement. D’autre part, l’amélioration que nous obtenons n’est que partielle. La compréhension de ses mécanismes précis permettra d’améliorer encore l’efficacité de la radiothérapie en optimisant les conditions de traitement. Enfin, il est clair que notre objectif final est de développer un médicament utilisable chez l’humain. C’est pourquoi ce projet prévoit de mettre en place une stratégie thérapeutique faisant appel uniquement à des technologies utilisables chez les patients.
Bénéfices attendus
Les médecins fondent des espoirs importants sur l’utilisation d’une réponse anticancéreuse naturelle, la réponse immunitaire, pour soigner les patients. Ces espoirs sont le fruit de la découverte d’un type de médicaments nouveaux, montrant une grande efficacité : les immunothérapies. Les chercheurs essayent maintenant de trouver les conditions dans lesquelles cette réponse anticancéreuse naturelle peut être stimulée par des traitements classiques comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Notre projet s’inscrit dans cette démarche, puisqu’il repose sur nos travaux qui ont identifié une méthode permettant d’améliorer la réponse immunitaire induite par la radiothérapie. Le premier bénéfice attendu est d’ordre fondamental : étudier comment on peut modifier la réponse immunitaire anticancéreuse par la radiothérapie permet de comprendre comme elle fonctionne. Or il s’agit d’un mécanisme extrêmement fin, mettant en jeu plusieurs types de cellules et de molécules. Le deuxième bénéfice attendu est orienté vers l’amélioration du traitement des patients. C’est en comprenant comment on a pu améliorer la radiothérapie qu’on pourra l’améliorer encore mieux. Enfin le troisième bénéfice est directement médical. Si nous parvenons à reproduire notre traitement en utilisant uniquement des technologies utilisables chez les patients, nous pourrons proposer aux cliniciens de traiter leurs patients avec ces technologies, dans des essais cliniques contôlés.
Procédures
Afin d’étudier la radiothérapie, nous utiliserons des modèles animaux dans lesquels ceux-ci seront d’abord greffés avec des cellules tumorales par injection (environ 2 minutes par animal) puis traités par radiothérapie 12 jours après. Nous utilisons un système d’irradiation préclinique spécialement conçu pour les petits animaux, dans lequel l’ensemble de la procédure prend environ 15 minutes. Nous pourrons alors suivre l’efficacité du traitement en mesurant le volume tumoral au cours du temps. Ces mesures seront réalisées 3 fois par semaine pendant une durée n’excédant pas 60 jours. Par ailleurs, dans certaines expériences, les animaux seront mis à mort pour pouvoir prélever les tumeurs 1 à 3 jours après radiothérapie, afin d’en étudier la composition, et notamment leur infiltration par des cellules du système immunitaire. D’autres tissus (sang, rate, ganglions lymphatiques drainants) pourront alors être prélevés en même temps.
Impact sur les animaux
La présence d’une tumeur peut induire chez l’animal qui la porte une série de conséquences indésirables. Dans le cas d’une tumeur sous-cutanée, les animaux peuvent subir une perte de poids, une plaie nécrosante, des douleurs, un stress, et finalement la mort. Pour une tumeur greffée dans un organe particulier, les conséquences peuvent comporter un dysfonctionnement de cet organe, induisant des pathologies dépendant de l’organe ciblé.. Enfin, la radiothérapie induit un certain nombre d’effets secondaires connus, comme une fatigue générale, ou une irritation de la peau au site d’irradiation. Les prélèvements et injections au sinus rétro-orbital provoquent un stress temporaire, et peuvent causer une irritation ou une infection oculaire.
Devenir
Dans les expériences de suivi de croissance tumorale, les animaux non-guéris devront être mis à mort lorsque la tumeur provoquera des effets délétères importants, définis à l’avance. L’ensemble des animaux sera mis à mort au bout de 60 jours. Dans certaines expériences, l’analyse de la réponse immunitaire nécessitera de déterminer les cellules immunitaires présentes dans la tumeur, et dans différents organes, ce qui ne pourra se faire qu’après avoir mis à mort les animaux.
Remplacement
Nous avons développé un système expérimental in vitro qui nous permet d’étudier le mécanisme moléculaire du contrôle de l’expression de l’interféron béta dans les cellules myéloïdes par la protéine TRIM33. Toutefois, la réponse immunitaire est un processus complexe, pluricellulaire et intégré, que l’on ne sait pas reproduire correctement in vitro. Son activation par la radiothérapie ne peut donc pas être étudiée in vitro.
Réduction
Afin d’utiliser le nombre minimum d’animaux requis pour les expériences, nous avons utilisé un logiciel qui permet de calculer la taille minimale des groupes permettant d’obtenir un résultat statistiquement significatif pour les effets attendus dans les conditions expérimentales que nous utilisons. Les expériences seront analysées au fur et à mesure, et la mise en évidence d’un effet supérieur à l’effet attendu permettra de réduire la taille des lots.
Raffinement
Toutes les manipulations seront réalisées après anesthésie, afin de réduire le stress et/ou la souffrance liés à la manipulation. D’autre part, le fait de travailler sur des femelles nous permettra le cas échéant de regrouper les animaux afin de les maintenir dans des conditions de sociabilité satisfaisantes. Dans la mesure où nous travaillons sur la réponse immunitaire, qui est très sensible aux agents anti-inflammatoires, leur utilisation ne sera malheureusement pas possible. Nous avons défini une grille de score comportant 6 items qui seront analysés sur chaque animal trois fois par semaine, et un algorithme permettant de décider la poursuite ou non de l’expérience pour l’animal considéré.
Choix des espèces
Les questions que nous posons requièrent la possibilité d’étudier la réponse immunitaire dans un modèle préclinique de radiothérapie. Nous ne pouvons donc pas nous affranchir d’un modèle expérimental animal. Nous avons choisi la souris d’élevage, car elle donne la possibilité d’accéder à de nombreux outils expérimentaux qui permettront une plus grande efficacité dans les approches expérimentales, et donc une moindre utilisation des animaux. D’autre part, le développement d’un système immunitaire mature nécessitera d’attendre que les souris aient atteint l’âge adulte.
Entretien des lignées à phénotype dommageable KO-VIP et KO-VIP – KI-CX3CR1
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Un puçage sous-cutané à 21 jours avec prélèvement de poils, ou un tatouage entre 5 et 10 jours pour les souriceaux trop petits, sans administration d'antidouleur. 200 souris de deux lignées transgéniques sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, le projet consistant à entretenir et faire reproduire ces lignées dans un nouvel établissement. Le porteur décrit chez elles des rythmes perturbés, des capacités reproductives diminuées, un transit ralenti qui augmente le risque de cancers digestifs à partir de six mois et une hypersensibilité aux stimuli douloureux, puis conclut que leur bien-être n'est pas altéré en hébergement classique. Les reproducteurs sont tués vers huit mois, quand ils ne renouvellent plus la colonie, à l'exception d'environ 25 souris KO plus jeunes destinées à des projets ultérieurs.
Objectifs
Notre équipe travaille actuellement sur un facteur spécifique qui est impliqué dans la croissance et la protection du cerveau embryonnaire, et joue un rôle de médiateur anti-inflammatoire. Nous souhaitons étudier le rôle joué par ce facteur pendant la gestation, en cas d’inflammation maternelle. Pour cela, nous souhaitons utiliser une lignée transgénique de souris qui n’expriment pas ce facteur, et une seconde lignée transgénique qui permet d’étudier spécifiquement l’inflammation cérébrale. Dans la mesure où ces colonies sont transférées vers un nouvel établissement, nous souhaitons entretenir et faire reproduire ces deux lignées dans le nouvel environnement afin de voir si elles pourront être utilisées dans des projets ultérieurs.
Bénéfices attendus
De nombreux facteurs de stress, psychosociaux, inflammatoires ou autres, peuvent toucher les femmes enceintes, et on sait aujourd’hui que les conséquences peuvent être néfastes pour le développement du bébé. Cela peut engendrer l’apparition de troubles neurodéveloppementaux (TND), dont l’origine est souvent mal comprise car complexe et multifactorielle. Nos lignées de souris transgéniques permettent l’étude de facteurs protégeant le cerveau de l’inflammation. En transférant ces lignées dans notre nouvel établissement et en s’assurant de leur bonne adaptation, nous pourrons mettre en œuvre des projets enrichissant la connaissance sur le lien entre l’inflammation maternelle et le développement de TND.
Procédures
Identification par puçage : animal vigile, une seule fois à 21 jours, suivie d’un prélèvement de poils. Tous les animaux sont concernés sauf exception. Durée de quelques secondes. Identification par tatouage : animal vigile, une seule fois entre 5 et 10 jours d’âge. Concerne les animaux pour lesquels le puçage est impossible. Ces interventions ne nécessitent pas l’administration d’anti-douleur. Durée de quelques secondes.
Impact sur les animaux
Nos deux lignées d’animaux transgéniques présentent une légère perturbation des rythmes, des capacités reproductives diminuées, et des troubles digestifs (transit ralenti qui augmente le risque de développer des cancers digestifs à partir de l’âge de 6 mois). Lors de tests spécifiques, ils peuvent également présenter une hypersensibilité aux stimuli douloureux, et une hyperréactivité pro-inflammatoire face à une infection. Néanmoins, dans des conditions d’hébergement classiques et en absence de stimulation ou de tests, le bien-être de ces animaux n’est pas altéré.
Devenir
Les animaux seront mis à mort lorsqu’ils seront trop âgés pour permettre le renouvellement de la colonie (autour de 8 mois). Si à la fin du projet il reste des animaux KO de moins de 8 mois, ils seront réutilisés dans des projets futurs. On estime qu'il devrait rester environ 25 animaux KO maximum susceptibles d'être réutilisés.
Remplacement
Nous souhaitons utiliser ces lignées de souris pour étudier dans le futur des perturbations du développement embryonnaire, et il n’existe pas encore de système alternatif capable de modéliser une gestation et de prendre en compte toutes les interactions mère-embryon qui en résultent. De plus, afin d’appliquer au mieux nos résultats à l’humain, il est nécessaire d’utiliser un modèle de mammifère avec un placenta et un système nerveux proches des nôtres. C’est le cas de nos souris. Enfin, l’utilisation d’un modèle transgénique pour effectuer des travaux à l’échelle de l’organisme entier et du système immunitaire ne peut se faire que via un modèle animal. Ces deux modèles existent chez la souris, répondant à tous nos critères précédents, c’est pourquoi nous souhaitons utiliser ces lignées.
Réduction
Les couples d’animaux reproducteurs pourront être utilisés plusieurs fois afin d’entretenir la lignée. Le nombre d’animaux générés sera suffisant pour le maintien de la colonie, et des animaux supplémentaires ne seront générés que s’ils sont nécessaires à la réalisation de tests définis au préalable dans une demande d’autorisation de projet correspondante. Les animaux transgéniques en bonne santé et aptes à se reproduire à la fin du projet pourront être réutilisés dans des projets ultérieurs.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages permettant l’expression de leur comportement naturel (bâtons à ronger, de quoi faire des nids). Ils seront habitués à être manipulés par les expérimentateurs et seront transportés dans des tunnels pour réduire leur stress. Les animaux génétiquement modifiés sont observés au moins deux fois par semaine par les expérimentateurs et les zootechniciens tout en veillant à les déranger le moins possible, plus particulièrement en cas de gestation. L’objectif est de surveiller leur comportement, leur posture, et leur aspect général. Ils sont également pesés deux fois par mois. Si des signes anormaux ou une perte de poids atteignant les points limites choisis sont détectés, la surveillance sera renforcée.
Choix des espèces
Les rongeurs sont un modèle de choix pour étudier les troubles du neurodéveloppement (TND) grâce à l’organisation de leur cerveau et leur mode de gestation mammifère comparables à l’humain. Cela permet, entre autres, de se substituer à l’utilisation des primates. De plus, de nombreux modèles transgéniques s’appuient sur la souris plutôt que le rat, c’est pourquoi nous souhaitons profiter de l’expertise préexistante de ces lignées transgéniques pour mener des travaux futurs sur les TND. Les reproducteurs seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge. La progéniture sera sevrée à partir de 3 semaines d’âge. En raison du maintien de la colonie, des animaux de tous les âges et de tous les stades de développement seront présents dans notre animalerie.
Etude d’un nouvel outil théranostique pour le traitement des microthromboses dans l’accident vasculaire cérébral ischémique chez des souris diabétiques.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur leur provoque un accident vasculaire cérébral par injection de thrombine ou par application de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne, puis les suit à l'IRM à 24 heures et à 5 jours, avec perte de poids, douleurs postopératoires et déficits fonctionnels ou cognitifs attendus. Une partie des souris est rendue diabétique, le diabète étant traité comme facteur de comorbidité de l'AVC. Il indique avoir déjà validé en microfluidique la fixation de ses microparticules de fer sur les caillots, et 880 souris subissent malgré tout un AVC provoqué pour tester trois agents théranostiques.
Objectifs
L’enjeu de ce projet est d’améliorer la prise en charge et de réduire les effets secondaires chez les patients diabétiques associés à l'administration du r-tPA, traitement gold standard des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de type ischémique. Pour cela, nous avons développé un nouvel agent théranostique les IO@PDA@tPA. Ce sont des microparticules de fer biodégradables et biocompatibles visibles par imagerie par résonnance magnétique (IRM) couplés au r-tPA. Ce nouvel agent théranostique a montré un réel potentiel dans le traitement des AVC ischémiques en augmentant la recanalisation du vaisseau obstrué et en diminuant la taille de lésion avec une dose 5 fois inférieure à celle utilisée en clinique sur des souris SWISS. Cependant, plusieurs études ont démontré que le r-tPA possède une efficacité limitée dans les caillots riches en plaquettes. C'est pourquoi nous avons développé in vitro deux autres outils théranostiques afin d'améliorer la prise en charge des AVC ischémiques quel que soit la nature du caillot. Ainsi, ce projet a 2 objectifs : -Evaluer l’efficacité des IO@PDA@tPA sur le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques. Pour ce faire, nous étudierons ce nouvel outil sur deux modèles d’AVC ischémique, reproduisant différentes physiopathologies. Les IO@PDA@tPA seront testés à différentes doses. -Evaluer le potentiel thérapeutique de deux autres molécules candidates ayant déjà montré leur efficacité dans les caillots riches en plaquettes. Ces deux molécules seront dans un premier temps testées sur des souris swiss après induction d'un AVC ischémique puis dans un second temps sur des souris swiss diabétiques. Ces molécules candidates seront également couplées aux microparticules de fer biodégradables et biocompatibles, testées à différentes doses. Cette étude nous permettra de déterminer la dose minimale permettant le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques tout en évitant les effets secondaires associés à ce facteur de comorbidité
Bénéfices attendus
D’un point de vue scientifique, cette étude va permettre des recherches translationnelles ou appliquées menées pour le diagnostic et le traitement des AVC chez l'Homme. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; IO@PDA@ADAMTS13 et IO@PDA@DNase aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 modèles d'AVC ischémique différents, le modèle thrombine d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal et le modèle chlorure de fer (application d'une compresse imbibée de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne permettant la formation d'un caillot) d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal. Tous les animaux auront un suivi à l'IRM (imagerie par résonnance magnétique) d'une durée moyenne de 10 minutes à 24h et un second suivi à 5 jours après induction de l'AVC ischémique.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient : *Pour le modèle thrombine : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress - déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le modèle chlorure de fer : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress – déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le suivi à l'IRM : -stress. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observations des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être (grimace scale, prise alimentaire et boisson).
Devenir
Tous les animaux issus des procédures d'AVC ischémique seront mis à mort afin de prélever le cerveau et étudier les processus inflammatoires par cytométrie en flux et immunohistochimie.
Remplacement
Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques, la technique du clot lysis ou encore de l'halo assay nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; et des deux nouveaux agents théranostiques aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.
Réduction
Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre le résultat souhaité. Basée sur les études précédemment réalisées aux laboratoires, du traitement gold standard des AVC ischémiques (r-tPA: cette molécule permet la lyse des caillots dans les vaisseaux sanguins empêchant le sang de circuler dans le cerveau), il est attendu pour le groupe "contrôle" une lésion de 19 mm3 plus ou moins 4,5 et pour les groupes traités, un volume de lésion de 10mm3.
Raffinement
Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront également placés dans un environnement enrichi : 3 souris par cage, coton, paillettes, petites maisons. Les animaux seront également pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur (grimace scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommable utilisé dans cette procédure expérimentale sera neuf (comme les seringues et aiguilles) et soigneusement nettoyé et désinfecté pour les réutilisables (pinces métalliques). Durant l'induction de l'AVC, les souris seront sous anesthésie générale, sous analgésie et sous anesthésie locale sur la peau au niveau de la chirurgie. Les yeux de la souris seront couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire. Après la chirurgie d'induction de l'AVC, les souris disposeront de croquettes humides dans une coupelle au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce animale dont la physiopathologie de l'AVC ischémique est bien définie. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier notre nouvel outil théranostique sur l'AVC ischémique et son impact sur le diabète en tant que facteur de comorbidité. Le stade de développement des animaux est de 8 semaines pour un poids compris entre 35 et 40g. Nous effectuerons donc notre modèle sur des jeunes adultes. Le choix de ce stade de développement est basé sur les données de la littérature et les précédentes études réalisées au laboratoire.
Caractérisation anatomiques et comportementales de nouvelles souris génétiquement modifiées pour des protéines régulant le cytosquelette
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une semaine d'habituation à la manipulation, puis quatre semaines de tests comportementaux, six ou sept selon le groupe, à raison d'un à trois par semaine. 200 souris génétiquement modifiées pour des protéines du cytosquelette neuronal y sont soumises, dont 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 104 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Un groupe est isolé 48 heures pour mesurer son activité individuelle et privé de nourriture quinze à dix-huit heures, l'autre isolé trois jours pour mesurer sa préférence au sucre, le porteur donnant le nombre de tests sans nommer la plupart d'entre eux. Les cerveaux sont prélevés après la mise à mort, ce que le porteur présente comme un moyen de réduire le nombre de souris utilisées.
Objectifs
Parmi les nombreux symptômes des maladies neurodégénératives et psychiatriques on retrouve des troubles de l’apprentissage, de la mémoire ou des difficultés dans la résolution de problèmes. Ces troubles appelés trouble cognitifs, ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Il a été démontré qu’une altération des composants du squelette des neurones peut être impliqué dans ces troubles. Ce squelette donne notamment sa forme aux neurones mais participe également activement à la transmission de l’information entre neurones. Il est apparu ces dernières années comme une nouvelle cible thérapeutique potentielle pour le traitement des maladies psychiatriques et neurodégénératives. L'étude des mécanismes qui régulent ce squelette est donc un sujet de recherche crucial dans le domaine de la neurobiologie. En effet, une meilleure compréhension de sa régulation pourra aider au développement de nouveaux médicaments. Notre objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du squelette neuronal en étudiant notamment l’impact d'une très légère perturbation de ce squelette dans l’animal afin d’évaluer les conséquences comportementales et anatomiques.
Bénéfices attendus
Il est maintenant admis que des défauts de communication entre les neurones et/ou des défauts anatomiques sont impliqués dans de nombreuses pathologies neuro-dégénératives et psychiatriques. L'identification des mécanismes moléculaire impliqués apportera de nouvelle cible thérapeutique potentiel
Procédures
Les animaux subiront plusieurs tests de comportement qui permettront de détecter si ils ont des symptômes apparentés à des pathologies psychiatriques ou neurologiques. Les tests de comportements peuvent induire une légère anxiété. Les animaux utilisés pour le comportement seront séparés en deux groupes pour les différents tests. Un groupe participera à 7 tests répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests) et un second groupe participera à 6 tests également répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests). Les animaux du groupe 1 seront isolés pendant 48h pour mesurer leur activité individuelle et ceux du groupe 2 pendant 3 jours pour mesurer leur préférence au sucre. Cet hébergement isolé de quelques jours induit un léger stress social. Les animaux du groupe 1 subiront également une privation de nourriture de 15 a 18h qui induit également un léger stress.
Impact sur les animaux
Les souris participant à des tests comportementaux subiront un stress léger. Ces tests se feront sur une durée de plusieurs semaines, avec un à trois tests par semaine et une période d'habituation à la manipulation avant de commencer les tests afin de diminuer l'état de stress des souris.
Devenir
Dans un soucis de réduire le nombre de souris utilisés les cerveaux des souris utilisés en comportement sera prélévé pour des études histologiques et biochimiques
Remplacement
Le cerveau étant un organe extremement complexe Il n'existe aucune alternative à l'animal pour évaluer le volume de chaque région du cerveau et les connections qui existent entre ses différentes régions. D'un point de vue comportemental Il est crucial d'analyser si l'absence, la mutation, d'un gène on un impact global sur les fonctions cérébrales, notamment les capacités de mémoire, d apprentissage, de motivation... L'animal reste actuellement la seule possibilité d'étude pour notre projet.
Réduction
Pour chaque procédure expérimentale le nombre de souris a été évalué au mieux pour permettre une analyse statique fiable et robuste. Nous nous sommes notamment basés sur la littérature. Grâce à une approche statistique le nombre d'animaux sera limité au minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Afin de minimiser le stress des souris impliquées dans les tests comportementaux nous mettrons en place un protocole d'habituation sur une semaine qui permet de diminuer significativement l'état d'anxiété des animaux :les animaux seront manipulés quotidiennement pendant une semaine par les deux expérimentateurs qui seront présent pour les tests afin de diminuer le stress lié à la manipulation et habituer les animaux au manipulateurs. Pour chaque test les animaux seront placés dans la pièce d'expérimentation au moins une heure avant le début des tests. Dans la mesure du possible toute la série de tests sera réalisée dans la même pièce afin de diminuer le stress dû au changement d'environnement. 15 minutes avant les anesthésies les animaux subiront une injection d'antaglique.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau anatomique et fonctionnel des circuits neuronaux. Au niveau des mammifères, l’inactivation de gène ou l’introduction de gènes mutés humains sont classiquement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des souris adultes pour les différents tests de comportements. Pour les études biochimiques et histologiques nous étudierons également des animaux jeunes et âgés, en effet des différences peuvent apparaitre sur des cerveau immature ou au contraire au cours du vieillissement.
Etude de la génération et de la disparition des neurones transitoires chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
5 334 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 5 001 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 333 un niveau modéré. Les souriceaux subissent un tatouage des coussinets et une biopsie de la queue, les femelles gestantes une ouverture de l'abdomen de quarante-cinq minutes sous anesthésie, leurs embryons une injection intracérébrale, et d'autres souris une thoracotomie suivie d'une injection intracardiaque. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, étendre les connaissances sur le rôle des neurones transitoires dans le développement du cortex et la survenue de crises d'épilepsie. Sur la réduction, le porteur écrit que les effectifs découlent d'une approche statistique et de ses travaux antérieurs, sans avancer un seul chiffre pour justifier les 5 334 souris.
Objectifs
Notre projet a pour objectif de mieux comprendre les bases moléculaire et cellulaire de la génération et la mort des cellules tansitoires du cortex. Nous voulons également explorer les conséquences de l'absence d'un type neuronal sur la formation cortex cérébral et leur potentiel implication dans l'apparition de l'épilepsie.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est d’étendre nos connaissances sur la physiologie des neurones transitoires et quel est leur rôle dans le développement du cortex cérébral et la survenance de crise d’épilepsies.
Procédures
Les souriceaux des lignées subiront un tatouage des coussinets des phalanges et une biopsie à la queue pendant une contention de quelques secondes. Les femelles gestantes subiront une injection intrapéritonéale ou une intervention chirurgicale de 45 minutes sous anesthésie générale, comprenant une ouverture de l'abdomen et des points de sutures, puis une injection sous cutanées sous anesthésie d'une durée de deux minutes une fois par jours pendant 3 jours. Les embryons subiront une injection intra-cérébrale d'une durée de 5 secondes. Des animaux subiront une anesthésie générale suivie d'une thoracotomie et d'une injection intracardiaque de pendant 20 minutes.
Impact sur les animaux
La biopsie à la queue provoque une douleur. Les injections peuvent induire une douleur légère et brève. Les actes chirurgicaux des procédures peuvent entrainer une souffrance si elle est mal prise en charge par le traitement analgésique. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal.
Devenir
Tous les animaux de la procédure 1 sont mis à mort à l'issue de la procédure 1 exceptés 63 souriceaux qui seront utilisés dans les procédures 2, 3 et 4. Tous les animaux des procédures 2,3 et 4 sont mis à mort à l'issue de la procédure pour prélèvement d'organes et analyses phénotypiques et génétiques.
Remplacement
Les questions scientifiques que nous nous posons ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des cerveaux prélevés sur des embryons. Il s’agit ici d’études sur le développement et le fonctionnement du cortex cérébral, qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de son développement dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés par une approche statistique, ainsi que par nos expériences antérieures sur ce type d’études de modèles animaux. L’analyse statistique sera réalisée par un test statistique adéquat.
Raffinement
Tous les animaux vivent en groupes familiaux ou sociaux dans un environnement enrichi avec eau et nourriture illimitées. Lors de la chirurgie, les souris placées sur une plaque chauffante sont anesthésieés et reçoivent des injections d'analgésiques avant et après l'opération. Un gel ophtalmique est également utilisé pour éviter un dessèchement des yeux. Après l'opération, la surveillance des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance. Une grille d'évaluation de la santé des animaux est mise en place. Une injection d'analgésique ou la mise à mort de l'animal est envisagée en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites.
Choix des espèces
La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement et le fonctionnement du système nerveux, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement du cortex cérébral entre les rongeurs et l’Homme. En effet, seuls les mammifères présentent un néocortex organisé en 6 couches inversées. De plus, nous disposons de modèles génétiques murins permettant de répondre à nos questions scientifiques. Pour le marquage et la biopsie, les souriceaux ont entre 5 et 10 jours, âge auquel on peut tatouer les coussinets des phalanges. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. L'expérimentation de la procédure 3 est menée sur des embryons au jour de développement E10.5 qui correspond à la fenêtre d’expression de notre gène d’intérêt. Les jours de développement E14.5 et E18.5 puis les jours postnataux P1, P5, P10, P25 et P90 nous permettent de suivre la génération et la migration de nos neurones d’intérêt puis d’observer leur disparition après la naissance et les conséquences éventuelles à long terme de l'absence de notre gène d'intérêt.
Formation, entrainement et qualification aux gestes techniques de manipulation des rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 690
Dix gavages en quinze jours pour un même animal, cinq à six séances de contention et d'injection, puis la décapitation à la guillotine ou l'exsanguination : 585 souris et 690 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils sont utilisés uniquement pour entraîner et requalifier le personnel d'une société de prestation en pharmacologie aux gestes qu'il pratiquera ensuite sur d'autres animaux. Le porteur explique qu'ils ne peuvent pas être réintégrés dans les autres projets parce qu'ils ne seront plus "naïfs". Il précise former ses expérimentateurs sur tous les âges, nouveau-nés compris, les souriceaux et ratons de moins de dix jours étant décapités aux ciseaux après contention, sans qu'une anesthésie soit mentionnée.
Objectifs
Notre société de service fournit des informations de pharmacologie fonctionnelle sur des molécules étudiées par des sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques souhaitant développer des médicaments d’intérêt dans les syndromes et maladies du système nerveux central (SNC). A cette fin, nous utilisons des techniques d’électrophysiologie ex-vivo, i.e. en dehors d’un organisme entier, sur des tissus nerveux que nous gardons fonctionnels et vivants. Ces techniques permettent une analyse fonctionnelle et localisée de l’impact de la molécule à tester directement sur les zones d’intérêt du SNC. Les deux espèces que nous utilisons sont le rat (Rattus Novergicus) et la souris (Mus Musculus). Les animaux sont issus d’éleveurs professionnels dûment agréés. Nous recevons et hébergeons ces animaux. A chacune des étapes de nos autres projets, des connaissances et gestes techniques précis doivent être acquis et maitrisés. Aussi, à chaque nouveau recrutement et de façon régulière pour chaque salarié travaillant sur l’animal, en plus des formations règlementaires en expérimentation animale, nous entrainons, qualifions et requalifions le personnel à ces gestes sous la direction du responsable de formation en expérimentation animale. L’objectif de ce projet est de décrire le processus d’entrainement et de qualification des collaborateurs pour les techniques et manipulations utilisées lors de nos études sur les rongeurs au sein de notre société.
Bénéfices attendus
Notre projet permet de former nos collaborateurs à maitriser les techniques de manipulation des rongeurs pour nos études clients couvertes par d’autre DAPs. Ce projet permet ainsi de former au mieux les expérimentateurs de notre société pour qu’ils puissent préparer le mieux possible et avec un stress limité les animaux utilisé dans nos autre DAPs. Ce projet a pour but de former et qualifier notre personnel aux meilleurs gestes techniques de zootechnie pour assurer une diminution de leur stress et de celui de l’animal. Nous savons que cette maîtrise permet des résultats plus reproductibles et moins variables. Générant par conséquent un plus faible nombre d’animaux utilisés et en corollaire une meilleure étude des futurs candidats de nos clients.
Procédures
Les animaux de formation sont manipulés 5 à 6 fois sur 10 jours, soit tous les deux jours et une seule fois par séance pendant 5 minutes maximum. Ils peuvent ensuite être administrés pendant 10 jours, tous les deux jours soit 5/6 administrations une fois par séance pour les injections IP ou SC. Les trios d’animaux utilisés pour les formations au gavage subissent un gavage une fois par jour pendant 15 jours soit 10 injections. Les temps de mise à mort varient en fonction du moyen utilisé mais n’excèdent pas dix minutes sous anesthésie et analgésie quand cela est nécessaire. Pour les P10 < Rats et Souris P10 : les animaux seront anesthésiés par induction gazeuse puis décapités grâce à une guillotine adaptée, pour un temps de manipulation de maximum 7 minutes. Si les animaux sont mis à mort par exsanguination, la totalité de l’intervention est de 12 minutes et passe par une anesthésie gazeuse, puis une analgésie sous masque anesthésique, 5 minutes d’attente et enfin exsanguination. Pour un collègue formé : *- un animal subit le premier test de contention par un nouvel entrant ; *- 3 animaux peuvent subir 5 manipulations sur 10 jours et ensuite 5 injections IP ou SC sur 10 jours *- 3 animaux peuvent subir 10 injections par gavage pendant deux semaines *-3 animaux peuvent être mis à mort par exsanguination après anesthésie gazeuse
Impact sur les animaux
La procédure peut par : *-la manipulation régulière d’un animal, générer du stress ; *-l’injection régulière, provoquer des effets indésirables au site d’injection comme des inflammations, des infections, de blessure de l’œsophage ; *- la mise à mort par perfusion intracardiaque sous anesthésie gazeuse peut amener un stress premortem important ; *-une conséquence indirecte : un défaut de reconnaissance et de soin de la part des mères (rates) pour les individus manipulés entre 0 et 21 jours post naissance.
Devenir
Par leur utilisation successive, ces animaux ne pourront plus être utilisés dans nos autres projets car ils ne seront plus « naïfs ». De plus, la maitrise de la fenêtre d’âge étant complétement aléatoire, dépendant de la vitesse de l’apprenant, nous ne pouvons les réintégrer dans nos autres projets. Ces animaux sont donc mise à mort.
Remplacement
Nos évaluations ou caractérisations, détaillées dans nos autres projets, nécessitent de pouvoir réaliser des observations sur des réseaux neuronaux natifs et connectés, « donc les plus physiologiques possibles ». Il n’est pas envisageable de réaliser sur l’Homme ces tests que nous proposons. Nous devrons, en effet, tester des molécules avec des effets potentiellement inconnus, en les administrant à un organisme vivant. De plus, nous utilisons des tissus fraichement prélevés, car il n’est pas possible, in silico, de reproduire la complexité de ces connexions et/ou la particularité d’un neurone spécialisé. Pour utiliser au mieux les animaux nous avons besoin d’une parfaite maitrise et connaissance des gestes techniques sur ces rongeurs. Aussi, nous formons, et ce de manière continue, notre personnel à ces savoirs.
Réduction
Grâce à notre expérience de formation, nous avons établi un processus qui nous permet d’utiliser le moins d’animaux possible et surtout de ne pas dédier des animaux uniquement à la formation en n’utilisant que des animaux anesthésiés, pour le test préliminaire et surnuméraires à nos autres projets pour toutes les autres formations.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe sociaux (3 souris adultes et 3 rats adultes/cage). Ils bénéficient d’enrichissement adaptés, de deux types différents par cage (système permettant la création de nid soit tunnel ou soit pièce de bois à ronger par exemple). Cet enrichissement est validé par le fournisseur ou le partenaire et l’information est conservée et partagée dans les documents de renseignement de la lignée. Ces démonstrations de contention ou d’administration seront réalisées par du personnel compétent et formé en respectant les recommandations vétérinaires. Les solutions injectées seront contrôlées pour s’assurer de leur innocuité. Les animaux seront surveillés deux fois par jour et pesés. Un contrôle de l’apparition d’infection ou d’inflammation sera effectué. Si un animal infecté apparait, il sera sorti temporairement de l’entrainement et le vétérinaire sera consulté pour un traitement adapté jusqu’à récupération.
Choix des espèces
La grande quantité d’informations scientifiques disponible sur le fonctionnement du système nerveux central des rongeurs, ajoutée à la maîtrise de leurs élevages, de leur génétique, de leur relative petite taille et au développement de technique d’enregistrements électrophysiologiques sur explants vivants font de ces espèces un modèle de choix pour l’évaluation pharmacologique de molécules au cours de nos autres projets. Notre expérience nous pousse à former nos expérimentateurs sur différents âges et espèces car ces derniers sont déterminés en fonction du type de test qui seront décider avec notre client. Nous pouvons travailler aussi bien avec des animaux nouveaux nés, juvéniles, adultes ou âgés en fonction des cibles fonctionnelles à observer et de l’évolution de la pathologie considérée (maladies neurodégénératives le plus souvent).
Distribution du facteur de transcription OTX2 dans le cerveau de souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour suivre le trajet d'une protéine, OTX2, depuis les plexus choroïdes jusqu'aux interneurones du cortex, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue et leur cerveau prélevé. Chacune subit une injection intracérébrale de trente minutes sous anesthésie, ou cinq injections intrapéritonéales quotidiennes, ou un prélèvement de liquide cérébrospinal de trente minutes, avec un risque de douleurs postopératoires et de fluctuations de poids. Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids de départ, ou qui ne s'améliorent pas après deux jours de traitement, sont mises à mort.
Objectifs
Dans le cerveau des mammifères, la protéine OTX2 est transférée des plexus choroïdes (structure qui sécrète le liquide cérébrospinal dans lequel baignent le cerveau et la moelle spinale) aux interneurones du cortex via le liquide cérébrospinal. OTX2 régule les périodes critiques de plasticité cérébrale juvénile qui permettent aux circuits neuronaux de se restructurer en réponse à l'expérience et qui sont impliquées dans certaines maladies psychiatriques. Ce projet examinera l’activité sécrétoire du plexus choroïde en utilisant des approches in vivo pour suivre avec précision la sécrétion et le transfert de protéines, et évaluer les mécanismes de leur transport. En combinant plusieurs analyses, ce projet permettra d'étendre nos connaissances sur l'activité d'OTX2 et des plexus choroïdes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre la sécrétion et distribution d’OTX2 dans le cerveau et son role dans la maturation des interneurones corticaux. Cette maturation régule les périodes critiques de plasticité cérébrale juvénile qui permettent aux circuits neuronaux de se restructurer en réponse à l'expérience et qui sont impliquées dans certaines maladies psychiatriques. A long terme, les résultats de ce projet impacteront notre compréhension des troubles du développement neurologique caractérisés par une maturation et un fonctionnement défectueux des interneurones corticaux.
Procédures
Une injection intracérébrale sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 30 minutes et sera effectuée une seule fois. Une injection intrapéritonéale sera réalisée sur certains animaux vigiles ; la procédure dure environ 1 minute en moyenne et sera effectuée une fois par jour pendant 5 jours. Un prélèvement de liquide cérébrospinal sera effectué sur certains animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 30 minutes et sera effectuée une seule fois.
Impact sur les animaux
Suite à la chirurgie, il est possible que les animaux soient stressés après réveil, sujets à des fluctuations de poids ainsi que des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera collecté afin de permettre plusieurs analyses.
Remplacement
Nos recherches sur la distribution de protéine par le liquide cérébrospinal et les effets sur la plasticité du cerveau nécessitent des modèles de souris pour comprendre comment l'environnement juvénile affecte le comportement adulte. Ces expériences ne peuvent être reproduites in vitro car elles dépendent du développement du cerveau juvénile jusqu’à l'âge adulte.
Réduction
Nos travaux antérieurs sur des animaux soumis à des injections cérébrales suivies d’analyses nous ont permis de définir le nombre d’animaux par condition expérimentale afin d'obtenir une puissance statistique satisfaisante. Nous effectuerons plusieurs analyses sur certaines souris, ce qui nous permettra de réduire davantage le nombre d'animaux.
Raffinement
Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, associée à un traitement analgésique. Après la chirurgie, les animaux sont transférés dans une cage chauffée avec un tapis chauffant jusqu'à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leur groupe d'origine pour éviter le stress de l'isolement, puis observés et pesés quotidiennement pendant 2 jours. Pour évaluer les points limites, les souris seront inspectées quotidiennement afin de détecter les signes d'infection et de douleur (changement de posture, de pelage, d'expression faciales), et des mesures de poids seront prises au moins deux fois par semaine. En cas d'infection ou de signes de douleur, les animaux recevront un traitement approprié. En cas de perte de poids, les animaux seront placés dans des cages chauffées et recevront un régime alimentaire enrichi. Les animaux seront euthanasiés si aucune amélioration n'est constatée après 2 jours de traitement ou si la perte de poids dépasse 20% du poids de départ.
Choix des espèces
La génétique de la souris est très bien connue et proche de celle de l'homme, ce qui en fait un modèle privilégié pour l'étude de la plasticité cérébrale et des effets du stress en début de vie. C'est un animal avec lequel nous avons l'habitude de travailler et pour lequel nous avons une bonne expertise pour réduire les conditions de stress, d'inconfort et de douleur. Il nous permet également de créer des modèles pour l'étude des pathologies humaines. Ce projet porte sur l'analyse du cerveau de la souris adulte mature. Des injections stéréotaxiques dans les ventricules cérébraux seront effectuées sur des souris agées d’un minimum de 60 jours, lorsque le cerveau est peu plastique. Les analyses histologiques et biochimiques seront effectuées chez l’adulte (agées de 70 à 120 jours) pour évaluer la cinétique de distribution de protéines dans le cerveau.
Validation d’un nouvel agent de contraste chez une souche de souris transgénique exprimant la forme humaine de la protéine VCAM-1
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour produire la version humaine d'une molécule de l'inflammation, elles reçoivent une puce sous-cutanée, un prélèvement au bout de la queue, une injection déclenchant soit une inflammation cérébrale soit une inflammation systémique avec insuffisance cardiaque et lésions multi-organes, puis un cathéter et une séance d'imagerie. Le porteur indique qu'elles peuvent cesser de manger et de boire, maigrir et rester prostrées, et précise qu'elles ne seront pas gardées au-delà des 24 heures que durent les modèles. Sur le remplacement, il affirme qu'il faut mesurer l'affinité de l'agent de contraste à l'échelle d'un "organisme entier" et conclut au "caractère de stricte nécessité" des procédures.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de valider une nouvelle technique d'imagerie ciblée sur une souris génétiquement modifiée qui exprime la version "humaine" de la cible d'intérêt. En effet, au sein de notre équipe de recherche, nous développons un nouvel agent de contraste, une substance qui augmente artificiellement le contraste d'une imagerie médicale. Cet agent de contraste est conçu pour se fixer sur des molécules qui apparaissent spécialement pendant l'inflammation. Nous avons développé une version de cet agent de contraste qui pourrait potentiellement être utilisable chez l'Homme, notamment pour évaluer l'inflammation cérébrale (dans le cadre du diagnostic de l'AVC par exemple) ou encore dans le cadre de l'inflammation cardiaque (infarctus du myocarde ou atteinte cardiaque inflammatoire). Cet agent de contraste a la particularité d'être "ciblé" c'est-à-dire qu'il reconnaît une molécule exprimée lors de l'inflammation. Le but de ce projet est de tester si cet agent de contraste est efficace pour imager l'inflammation cardiaque ou cérébrale chez des souris modifiées génétiquement pour exprimer (c'est-à-dire "produire") la version humaine de cette molécule cible.
Bénéfices attendus
Ce nouvel agent de contraste a montré une sensibilité et une spécificité élevées pour détecter l'inflammation cérébrale et cardiaque chez des souris non génétiquement modifiées et qui expriment donc la version murine de la molécule cible. Il est donc attendu que l'agent de contraste cible tout aussi bien la version humaine de la molécule exprimée par les souris modifiées génétiquement. Si les résultats de cette étude sont pertinents, cela permettrait d'ajouter des preuves solides au fait que l'agent de contraste développé ici pourrait être un jour utilisé en clinique chez l'Homme pour mieux diagnostiquer, évaluer et prendre en charge les pathologies inflammatoires cérébrales et cardiaques.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : o 1 prélèvement d'ADN pour confirmation du génotype (prélèvement d'un bout de queue) et insertion d'une puce en sous-cutanée (durée: 5min) o Induction du modèle inflammatoire par une unique injection d’un produit induisant l’inflammation (durée : inférieure à 20min) o Pesée lors des manipulations (durée : inférieure à 5 min) o 1 pose d’un cathéter sous anesthésie profonde (durée : environ 15min) o 1 imagerie avec injection de produit de contraste (durée : environ 20min).
Impact sur les animaux
L'étape de génotypage par puçage et prélèvement d'ADN peut induire un inconfort chez l'animal, tels que la douleur au niveau du site d'insertion de la puce sous-cutanée et des saignements, surtout au bout de la queue prélevée. Les deux modèles d'inflammation utilisées chez la souche de souris transgéniques peuvent produire des effets indésirables chez les animaux. Dans le premier modèle, une inflammation cérébrale créée pourra mener à des altérations de la signalisation neuronale et donc des problèmes cognitifs et comportementaux. Les animaux sont susceptibles d’éprouver une douleur de courte durée au niveau des points sutures et du site d’injection. Le deuxième modèle induit une inflammation systémique avec insuffisance cardiaque et des lésions multi-organes. Les animaux pourraient ressentir un inconfort physique et une souffrance de courte durée. Cette situation de mal-être et de stress pourra alors être repérée par une malnutrition liée à un arrêt de la prise alimentaire et de boisson suivie d'une perte de poids, de la prostration et une inactivité dans la cage.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les différents organes d'intérêt des animaux (cerveau, coeur, foie, rate), permettant ainsi de compléter les résultats obtenus in vivo par des résultats post-mortem (biodistribution, caractérisations immunohistologiques). De plus, les caractérisations histologiques sont très souvent demandées pour justifier les résultats obtenus lorsqu'une nouvelle technique d'imagerie pré-clinique est étudiée.
Remplacement
Des tests de ciblage in vitro ont été réalisés pour évaluer l'affinité de l'agent de contraste ciblant la molécule d'intérêt sur des cultures de cellules endothéliales humaines mises en conditions inflammatoires. Toutefois, les expériences in vivo ne peuvent pas être totalement remplacées par des études in vitro car il est nécessaire d'estimer l'affinité de l'agent de contraste pour la molécule humaine exprimée à l'échelle d'un organisme entier sans pouvoir pour autant tester chez l'Homme de suite. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures par rapport à nos précédents projets ayant utilisé les mêmes modèles animaux et les mêmes types d'agents de contraste. Dans ces deux études précédentes, différents groupes de souris avec des doses variables du produit induisant l’inflammation avaient été mis en place et il semble nécessaire de reprendre ces mêmes groupes afin de comparer rigoureusement l'efficacité de ciblage des agents de contraste entre les molécules d'intérêt murine (résultats des études précédentes) et humaine (nouveaux résultats attendus). De plus, il est nécessaire qu'un groupe contrôle soit mis en place avec des souris recevant des agents de contraste dits « contrôle » (non ciblés) pour mettre en évidence la spécificité de détection chez les souris transgéniques. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a en plus été confirmé par un calcul de taille d'échantillons.
Raffinement
Les animaux auront le temps d’acclimatation d’une semaine. Un enrichissement du milieu d'hébergement des souris est prévu. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Avant toute mise en place des modèles, un génotypage des animaux sera réalisé par puçage et prélèvement d'ADN. Cela se fera sous anesthésie générale à l'isoflurane et au protoxyde d'azote. A partir du début de la mise en place des modèles, une attention particulière sera accordée à l'état général des animaux, notamment pour vérifier l'absence d'apparition de signes de détresse ou de douleur extérieure ainsi que la bonne prise alimentaire et de boisson. Une coupelle de croquettes humides aura été préalablement placée dans la cage afin de permettre aux animaux malades de s'alimenter et de s'hydrater plus facilement. Une attention particulière sera aussi accordée à l'évolution de la masse corporelle avec une pesée quotidienne afin de vérifier que la perte de poids n'est pas supérieure à 15%. Après induction des deux modèles, une surveillance sera faite 15 minutes après les injections du produit induisant l'inflammation, puis 1 heure après et 2 fois par jour jusqu’à la mise à mort des animaux. De plus, la douleur des animaux sera réduite au maximum en veillant à couvrir les temps d'étude par une analgésie. Enfin, les animaux ne seront pas gardés pour des études sur le long terme pour ne pas les laisser en souffrance au-delà des 24 heures que durent les modèles.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des pathologies de type inflammatoire. L’anatomie et la physiologie de la circulation sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’Homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier les pathologies inflammatoires. Nous utiliserons des souris mâles adultes de 8 semaines, en rapport avec l’âge des animaux utilisés dans les études pilotes.