Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 768
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768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un asthme allergique est induit par inhalation d'acariens, un traitement antisens est administré sous la peau ou par inhalation, puis la trachée est ouverte sous anesthésie pour mesurer la capacité pulmonaire, suivie d'un lavage des bronches, avant la mise à mort. Le porteur teste une séquence d'ADN ciblant le récepteur des cellules impliquées dans l'allergie, validée au préalable in vitro. Il présente cette étude chez la souris comme une preuve de concept 'nécessaire' avant d'éventuels essais cliniques.

Objectifs

Les manifestations allergiques, qui peuvent être cutanées (dermatite), respiratoire (asthme), digestives (allergies alimentaires) ou généralisées (anaphylaxie), sont causées par l’activation d’un certain type de cellules appelées « mastocytes » qui relarguent des médiateurs de l’inflammation responsable de ces pathologies. Cette activation du mastocyte nécessite l’agrégation du récepteur récepteur immunitaire allergique. Notre objectif est de tester une nouvelle stratégie thérapeutique qui utilise une petite séquence d’ADN modifiée ciblant ce récepteur pour diminuer son expression et traiter les réactions allergiques. Une fois le mode d’administration et leur modification chimique choisis, l’efficacité de ces molécules sera testée sur un modèle d’asthme allergique induit par les acariens en prophylactique et en thérapeutique. Ce projet sera réalisé dans deux établissements.

Bénéfices attendus

Les allergies touchent actuellement plus de 13% de la population mondiale et 20 à 30% de la population des pays développés. Au cours des trente prochaines années, les allergies devraient toucher jusqu’à quatre milliards de personnes. Au vu de ces chiffres astronomiques, le développement de nouvelles approches thérapeutiques innovantes dont fait partie la stratégie antisens permettra de développer une médecine de précision en diversifiant les modes d’action des médicaments utilisés pour réduire l’inflammation causées par les allergies conduisant à une meilleure prise en charge des patients. Notre stratégie thérapeutique propose de cibler le récepteur des cellules impliquées dans les allergies. Ce travail permettra de comprendre si la stratégie antisens ciblant ce récepteur peut être utilisée pour traiter l’asthme sévère allergique chez la souris constituant une première preuve de concept pour la mise en place de futurs essais cliniques chez l’homme.

Procédures

Les animaux subissent une administration du médicament en sous cutanée (240 souris) ou par inhalation (240 souris) d’une durée de 30 secondes. L’asthme est induit par inhalation d’acariens (288 souris). Un abord et ouverture de la trachée est réalisé pour mesurer la capacité pulmonaire grace à un appareil scientifique sur souris anesthésiées (d’une durée de 20 minutes), suivi d’un lavage bronchoalvéolaire (d’une durée de 50 secondes) (288 souris).

Impact sur les animaux

Les injections du médicament ou des acariens sont réalisées sous anesthésie. Des nuisances suite aux injections peuvent être envisagées entrainant une variation du poids corporel, un changement dans le comportement et/ou une modification de la ventillation.

Devenir

La mise à mort à la fin de la procédure est nécessaire pour réaliser le prélèvement des organes et leurs analyses.

Remplacement

Des approches alternatives ont été réalisées dans la première partie de ce projet. Elles ont consisté à valider in vitro sur des mastocytes primaires murins et humains l’efficacité de ces molécules sur la diminution d’expression du récepteur à la surface cellulaire, la diminution de l’activation mastocytaire suite à l’engagement du récepteur et la diminution de la dégranulation mastocytaire. Afin de comprendre si cette stratégie peut être proposée comme nouvelle stratégie thérapeutique pour traiter l’asthme sévère allergique chez l’homme, il nous faut démontrer son efficaté sur un modèle d’asthme allergique induit par les acariens chez la souris très bien décrit dans la littérature. Cette étude réalisée chez la souris constitue une étude pré-clinique nécessaire à la validation d’une preuve de concept qui pourrait par la suite déboucher sur des essais cliniques chez l’homme. .

Réduction

La première partie de ce projet va nous permettre de comprendre la biodistribution (diffusion et persistance dans l’organisme, effet sur la diminution de l’expression de la cible, immunogénécité des antisens) des 3 stratégies antisens utlilisés suite à une administration cutanée ou par inhalation. Les meilleures combinaisons (mode d’administration et antisens utilisé en fonction de ses modifications chimiques) seront utilisées pour le modèle d’asthme permettant ainsi de réduire le nombre de souris qui seront utilisées dans cette étude.

Raffinement

Toutes les souris incluent dans ces différentes procédures seront suivies quotidiennement par les animaliers pour des signes de souffrance, de toxicités ou de difficultées respiratoires. La surveillance de la perte de poids et le scoring sera fait 2 à 3 fois/semaine par l’expérimentateur. Si au cours de l’expérience une souris atteint un point limite, elle sera mise à mort par dislocation cervicale. Les animaux ne sont pas gardés en isolement. Des groupes de 5 souris sont regroupés dans une cage. Un enrichissement des cages composé de maisonettes en carton et de cotons d’enrichissement est prévu afin de diminuer le stress des animaux. Des seringues adaptées sont utilisées pour les injections sous cutanées et intrapéritonéales pour l’anesthésie. Pour des raisons sanitaires et expérimentales, les animaux localisés à l'EU0054/44289 après passage à l'IVIS Spectrum seront transférés à l'EU0110/44108. Les animaux seront transférés avec des boites de transport adaptées contenant des croquettes et de l'hydrogel.

Choix des espèces

Les modèles d’asthme induit par les acariens chez la souris sont très bien décrits dans la littérature et miment certains symptômes de la pathologie humaine. L’approche in vivo ne peut donc être considérée que chez la souris. Des femelles de 8 à 10 semaines seront utilisées dans ces protocoles.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Souris : 10080
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10 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Anesthésiées, elles sont infectées par le virus de la rage par injection intracérébrale, développent une succession de signes cliniques, puis sont tuées pour prélever leur cerveau infecté. Ce matériel sert à fabriquer des panels distribués aux laboratoires de référence européens pour des évaluations de diagnostic de la rage tous les deux ans. Le porteur affirme qu'aucune culture in vitro ne produit assez de tissu cérébral et présente la souris comme seul moyen d'obtenir la quantité voulue, en soulignant avoir divisé par deux le nombre d'animaux par an.

Objectifs

Le projet vise à générer du matériel biologique qui entrera dans la composition de panels d’échantillons distribués aux Laboratoires Nationaux de Référence (LNR) qui prennent part à des évaluations interlaboratoires (EIL) de diagnostic de rage organisé tous les deux ans en Europe. Afin de mimer les conditions de réalisation d'un diagnostic de routine, les panels se doivent d'être constitués de matière cérébrale. La France étant indemne de rage vulpine, il est donc impossible d’avoir recours à des prélèvements de cerveaux issus d’animaux naturellement infectés. De plus, pour certaines souches de rage, telles que celles retrouvées chez les chauves-souris, il est difficilement envisageable d'obtenir assez de matériel cérébral pour la préparation d’une cinquantaine de panels. De ce fait, il est nécessaire d'obtenir expérimentalement ce matériel biologique en infectant des souris de laboratoire. Les EILs de diagnostic de rage permettent d’évaluer les LNRs sur 4 techniques de diagnostic différentes. Les panels sont constitués d’environ une dizaine d’échantillons dont 8 composés de matière cérébrale infectée par des souches de rage représentatives des souches classiquement isolées par les LNRs (souches renard, souches canines, souches isolées chez les chauves-souris etc.) Pour chaque EIL, 8 productions de virus sont donc effectuées afin d’obtenir les 8 stocks d'échantillons dits « positifs » qui entreront dans la composition du panel.

Bénéfices attendus

Le présent projet va permettre de constituer des panels de matières cérébrales infectées avec différents lyssavirus qui seront utilisés à l'échelle Européenne pour la réalisation d'EILs. Ces EILs visent 1/ à évaluer l'aptitude des LNRs européens aux techniques de diagnostic de rage, 2/ à harmoniser les modes opératoires techniques, 3/ et ainsi à contribuer à une meilleure surveillance de la rage en Europe.

Procédures

Les souris seront anesthésiées (injection dans le péritoine) avant d'être infectées par voir intra-cérébrale par une dose de virus. L'infection est une étape qui ne dure pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Les souris infectées par les lyssavirus vont développer une succession de signes cliniques très bien caractérisés. Dès l'apparition des premiers signes cliniques imputables à la rage , les animaux seront mis à mort immédiatement tout en permettant d'atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin de collecter les cerveaux infectés.

Remplacement

La France étant indemne de rage, depuis les années 2000, il n'y a plus de mammifères sauvages (renards par exemple) naturellement infectés par le virus. Il est donc désormais impossible d’avoir recours à des prélèvements de cerveaux qui seraient issus d’animaux naturellement infectés. De plus, pour certaines souches rabiques, telles que celles retrouvées chez les chauves-souris, il est impossible d'obtenir assez de matériel cérébral infecté (un cerveau de chauve-souris pèse moins d'un gramme) pour la préparation d’une cinquantaine de panels. De ce fait, seule l'utilisation d'animaux de laboratoire nous permet de préparer la quantité de matière cérébrale nécessaire à la préparation des panels utilisés pour les EILs de diagnostic. Par ailleurs les méthodes actuelles de mise en culture in-vitro de neurones ne permettent de produire qu'une quantité très limitée de tissus rendant à ce jour ces techniques inapplicables pour le présent projet.

Réduction

Le nombre de souris utilisées pour chaque production virale (n=480) a été déterminé en intégrant 4 paramètres: la fréquence bisannuelle des EILS, le nombre de participants aux EILs (en moyenne 60), le nombre d'échantillons constitutif de chaque panel (10) et les contrôles qualité à effectuer sur chaque production virale tel que requis par la norme qualité pour l'organisation d'EILs. Chaque production sur 480 souris permet ainsi d'obtenir environ 120 échantillons de cerveaux (d'environ 1ml) dont 1/3 servira aux contrôles qualité et 2/3 qui servira à la constitution des panels. La fréquence des EILs de diagnostic de rage a été revu à la baisse avec l'organisation d'un EIL tous les deux ans (autrefois fréquence annuelle). Cela nous permet de réduire de moitié la quantité de souris utilisée dans le cadre de ces productions passant ainsi de l'utilisation d'environ 20000 à 10000 souris par an. L'organisation de tels EILs à l'échelle européenne permet l'évaluation d'un grand nombre de laboratoires en une seule session, et évite également l'organisation d'autres EILs rage par d'autres laboratoires et donc le recours à d'autres animaux d'expérimentation. Tout échantillon qui ne serait pas utilisé pour la réalisation d'EIL pourra être utilisé comme témoin positif pour les techniques de diagnostic de rage, comme échantillon test dans le cadre de stage technique, ou de validation de méthode.

Raffinement

Ces souris seront hébergées en groupe avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette), cellulose, et de bâtonnets de bois à ronger. Un contrôle de leur état de santé sera assuré tous les jours. Des points limites précis et suffisamment précoces pour leur éviter toute souffrance prolongée et inutile ont par ailleurs été définis.

Choix des espèces

La souris est une espèce très largement utilisée pour les expérimentations dans le domaine de la rage. Elle présente une très bonne sensibilité aux différents génotypes du lyssavirus. Depuis qu’il a été démontré que l’injection intracérébrale à la souris blanche déterminait une infection constante et typique, celle-ci est devenue l’animal de laboratoire de choix comparé au cobaye et au lapin. La période d’incubation du virus rabique est relativement courte, et les signes cliniques liés à la rage sont très bien caractérisés. Les souris Swiss OF1 utilisées doivent avoir un poids d'environ 15 grammes lors de l’administration du virus d'épreuve à J0. Ce poids correspond à un stade où les souris sont très sensibles au virus de la rage.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 144
Souffrances
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 144

144 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du sein leur sont greffées sous la peau du flanc, puis des anticorps anticancéreux sont injectés, avec suivi de la croissance de la tumeur jusqu'à un volume limite de 1600 mm³ déclenchant la mise à mort. Le porteur signale un stress à la contention, une douleur aux injections et une possible perte de poids liée à la tumeur. Il présente le passage in vivo comme nécessaire pour évaluer les anticorps sur un 'organisme entier', les bénéfices visant des cancers en 'impasse thérapeutique'.

Objectifs

Dans un contexte où de nombreux patients atteints de cancer résistant sont en manque de traitements efficaces, nous proposons dans un premier temps d’établir un modèle de greffe de cellules cancéreuses d'une lignée de cancer du sein présentant des caractéristiques récapitulant les cancers résistants retrouvé chez l'Homme. La mise en place de ce modèle va ensuite nous premettre dans un deuxième temps d'évaluer des anticorps ciblant une protéine impliquée dans le mécanisme de résistance ainsi que leurs versions couplés à des molécules cytotoxiques. Ces anticorps ont une activité anti-tumorale in vitro prometteuse que nous nous proposons de tester in vivo afin d'évaluer leur efficacité dans ce modèle de cancer en impasse thérapeutique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine. En effet, il n’y a pas aujourd’hui de stratégies thérapeutiques pour les patients atteintes de cancer du sein avec tumeurs difficiles à traiter. L’étude de nouvelles stratégies va permettre de développer en phase préclinique de nouvelles molécules qui permettront au mieux de guérir les patients atteints de ces cancers, ou au moins de ralentir la progression tumorale.

Procédures

Injection (unique) des cellules cancéreuses sur souris vigiles en sous-cutanée dans le flanc droit : contention et geste de quelques minutes - Pousse tumorale : gêne si le volume tumoral atteint le point limite - Injection intrapéritonéale (unique), durée du geste : quelques secondes de composés thérapeutiques non toxiques - Pesée et mesure de tumeur : contention et geste de quelques minutes

Impact sur les animaux

Les animaux vont subir des injections sous cutanée qui vont générer du stress à la contention et une douleur courte à l’injection. Lors du traitement, les animaux vont subir un stress à la contention et une douleur courte lors de l’injection intrapéritonéale. La pousse tumorale peut engendrer de la perte de poids et des douleurs au niveau de la tumeur. Les pesées et mesures de tumeurs génèrent un stress lors de la contention et éventuellement de la douleur au niveau de la tumeur pendant la mesure avec le pied à coulisse.

Devenir

Tous les animaux seront sacrifiés à l'issue de chaque procédure, pour cause de volume tumoral hors-éthique (supérieur à 1600mm3).

Remplacement

Avant le passage chez l’animal, de nombreuses manipulations de caractérisation des différents anticorps ont été réalisées qui ont permis de sélectionner les deux candidats les plus efficaces. Le passage vivo est maintenant nécessaire pour l’évaluation du candidat médicament sur un organisme entier. Par ailleurs plusieurs paramètres impactant l’élimination, le métabolisme et la diffusion du médicament dans la tumeur nécessite de travailler sur un organisme entier. Pour cette raison nous devons effectuer les études d’efficacité sur la souris.

Réduction

Les études pour l'établissement du modèle seront faites séquentiellement, ce qui donnera lieu à un GO/NO GO pour la mise en place de la deuxième phase impliquant l'étude des anticorps. Cette décision sera prise par le comité scientifique, les résultats seront évalués pour déterminer la nécessité de poursuivre les expériences et la stratégie à adopter, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été déterminé à l'aide d'un outil statistique et les procédures seront réalisées sur le nombre minimal d’animaux nécessaires pour permettre de conclure de façon statistiquement fiable. En conséquence, les études statistiques nous ont permis de déterminer qu'il nous faudra 144 animaux au total pour cette étude.

Raffinement

Avant toute manipulation, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) manipulateur(s) pendant 7 jours. Après la période d’acclimatation et avant le début des procédures, les animaux seront habitués à la manipulation en les pesant et en les contentionnant une fois par jour pendant 5 jours. Pour chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort au plus tard 56 jours après le début de la procédure si aucun point limite n’a pas été atteint avant ce délai. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements (coton de nidation, tunnels pour jeux). Si l'état des animaux le nécessite, des analgésiques seront utilisés.

Choix des espèces

Nous souhaitons évaluer nos traitements anticancéreux in vivo. l'utilisation d'une souche murine fortement immunodéprimée est donc nécessaire pour éviter les phénomènes de rejet des cellules ou des tissus implantés et favoriser la prise des greffes. Après l’utilisation d'une souche moins immunodéprimée sans prise tumorale de ce modèle, nous allons utiliser une souche de souris plus immunodéprimée. La souris est l’espèce la plus adaptée pour cet objectif est un modèle qui permet une prise tumorale avec de nombreuses lignées humaines. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 à 6 semaines afin de favoriser la prise tumorale.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1456
Souffrances
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1456 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à sévère, 964 tuées à l'issue et 492 réutilisées comme 'stimulus social'. Les 964 souris expérimentales subissent une chirurgie stéréotaxique de deux à quatre heures, des injections cérébrales répétées, un isolement de trois semaines et une restriction alimentaire ramenant leur poids à 85 %, puis une batterie de quinze tests comportementaux (interaction sociale, anxiété, coordination motrice, labyrinthe). Le porteur étudie le rôle de l'ocytocine du cervelet dans les comportements sociaux et vise des pistes pour l'autisme et la schizophrénie. Il juge l'observation d'animaux vivants nécessaire et renvoie les retombées thérapeutiques à de simples pistes potentielles.

Objectifs

Ce projet vise à cerner la contribution du cervelet et, plus particulièrement, le rôle d’une molécule, l’ocytocine (OXT) sur les comportements sociaux. Historiquement, le cervelet est associé au contrôle des mouvements, mais, depuis plusieurs années, on sait qu’il contribue aussi aux émotions, à notre orientation, aux addictions ou encore aux interactions sociales. Parallèlement, dans notre cerveau, l’ocytocine, un neuropeptide, a pour principale fonction de réguler ces liens sociaux. Elle intervient dans l’attachement aux autres, la confiance ou l’empathie. Ce rôle a été mis en évidence au sein des réseaux neuronaux liés aux émotions et aux interactions sociales, mais n’a pas été exploré au niveau du cervelet. Pourtant, il est probable que l’OXT contribue à la modulation fine de l’activité du cervelet et, ainsi, influence l’adaptation aux contextes sociaux. Celle-ci passerait par les cellules du Purkinje et leurs récepteurs à l’OXT. L’activité de ces cellules, en conditions socialement dépendantes, pourrait moduler des fonctions sensorielles et motrices ou des apprentissages, augmenter potentiellement la saillance des stimulations sensorielles pertinentes associées à ces contextes, ou encore contribuer spécifiquement aux interactions simultanées entre l’individu et son environnement. Pour tester ces hypothèses et déterminer le rôle de l’OXT dans le cervelet en contexte social, nous manipulerons d’abord l’activité des cellules de Purkinje chez la souris. La libération d’ocytocine sera bloquée ou, au contraire stimulée, dans le cervelet à l’aide de techniques d’optogénétique et chémogénétique et nous évaluerons alors le comportement social des animaux. Les compétences sociales se développant avec la maturation du cerveau, nous réaliserons ce projet chez des animaux adolescents et adultes. Nous utiliserons des mâles et des femelles car, si l’OXT a des fonctions communes aux deux sexes, elle joue aussi des rôles supplémentaires chez les femelles en provoquant la parturition et la lactation par exemple. Puis, avec des animaux dépourvus de récepteurs à l’ocytocine dans le cervelet soit toute leur vie, soit à partir de l’adolescence ou encore à l’âge adulte seulement, nous déterminerons le rôle spécifique, dans le cervelet, de ces récepteurs dans les comportements sociaux et montrerons s’il existe ou non des fenêtres développementales où la présence de ces récepteurs est indispensable.

Bénéfices attendus

L’ocytocine (OXT) est devenue une molécule de grand intérêt en neuroscience en raison de ses effets pro-sociaux. En effet, elle dispose d’un potentiel prometteur comme nouvelle cible thérapeutique pour les troubles neurodéveloppementaux dans lesquels les comportements sociaux sont perturbés ou mal adaptés (troubles du spectre autistique, schizophrénie, troubles déficitaires de l’attention…). L’OXT, outre son rôle chez les femelles dans la parturition et l’allaitement, régule la confiance, l'empathie, l'agressivité, l'excitation sexuelle, le sommeil, le stress, l'anxiété, la douleur et le système sensoriel, et ce tout au long de la vie et chez les deux sexes. Elle permet ainsi aux individus d'adapter leurs interactions sociales de manière flexible et en lien avec le contexte. Pourtant, si le rôle de l’OXT a été investigué dans les régions cérébrales impliquées dans ces interactions sociales, il ne l’est pas ou peu dans le cervelet et ce bien que plusieurs articles indiquent sa présence et celle de ses récepteurs dans le cervelet humain et de rongeur. En effet, le cervelet n’était pas considéré comme faisant partie de ces réseaux spécifiques. Or, ces quinze dernières années, on a montré que le rôle du cervelet n’est pas réduit au contrôle du mouvement : il participe aussi aux émotions, à nos capacités d’orientation dans l’environnement, aux addictions ou aux comportements sociaux. Grâce à sa vaste connectivité avec le reste du cerveau, le cervelet amorcerait ou orienterait, au niveau du cortex, le traitement des informations motrices, sensorielles, émotionnelles et cognitives dans des directions pertinentes, en particulier dans les contextes sociaux. Avec ce projet, nous serons en mesure de mieux cerner le rôle que jouerait l’ocytocine dans cette structure dans ces contextes sociaux et, potentiellement, de mettre ainsi en lumière de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement des troubles du comportement social.

Procédures

964 souris auront un tatouage à 10 j de vie pour identification et une biopsie de la queue pour génotypage (5 minutes). Elles auront aussi une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et locale d’une durée comprise entre 2h et 4h pour injection de vecteurs viraux, de fibres optiques ou de canules guide en fonction des procédures concernées. Potentiellement, sur ces animaux, 720 souris auront ensuite des injections cérébrales répétées (souris pour chémogénétique ; 3 pour les adolescents, jusqu’à 4 pour les adultes selon la procédure et le groupe concerné). Elles sont effectuées sous anesthésie générale courte (5 minutes) Les 1456 animaux seront soumis à une batterie de tests comportementaux. Quinze tests seront utilisés au total. Chaque animal, en fonction des procédures et de son groupe, ne sera testé que dans un nombre limité de tests (3 ou 4) sur une durée totale allant de 5 à 12 semaines en fonction des tests comportementaux effectués par les animaux, sauf les animaux qui seront suivis toute leur vie et seront testés dans 15 tests comportementaux différents, sur une durée globale de 4,5 mois. Ces tests évalueront le comportement social (durée : 3 semaines d’isolement et 40 minutes de test pour l’interaction libre ; 25 minutes pour la motivation sociale ; 3 jours pour la vie en groupe chez l’adolescent) et maternel (5 tests différents de durée variable : vocalisations : 2 minutes ; redressement :1 minute ; discrimination olfactive de litière : 2 minutes (nouveaux-nés); retour au nid : 15 minutes ; construction du nid : 24h (mère)), l'état émotionnel des animaux (3 tests : anhédonie : 3 jours ; anxiété : 15 minutes ; test de conflit entre besoin en nourriture et exploration nouvel environnement : 25 h ), les fonctions sensori-motrices (2 tests : coordination motrice : 30 minutes ; démarche : 10 minutes ; ), les capacités de discrimination sensorielles (test de discrimination avec les vibrisses : 20 minutes par jour sur 3 jours) et les capacités de mémoire et d'apprentissage (apprentissage d’un labyrinthe d’une durée de 20 jours environ).

Impact sur les animaux

Lors de ce projet, des effets indésirables sont prévus : l’isolement des animaux à l’âge adulte pour renforcer la motivation des animaux pour les interactions sociales, la privation/restriction alimentaire pour l’évaluation des capacités d’apprentissage et pour l’évaluation du conflit entre motivation pour la nourriture et exploration de l’environnement, et enfin une légère baisse ponctuelle de la température corporelle chez le nouveau-né lors des différents tests comportementaux.

Devenir

Les 964 souris expérimentales concernées par le projet feront l'objet d'une étude histologique post-mortem. La totalité des souris servant de stimulus social (congénères inconnus des animaux évalués, élevés en groupe pour être mis en présence ponctuellement des animaux testés et sans autre utilisation dans le projet) seront réutilisées (soit 492 souris)

Remplacement

Les objectifs de ce projet étant d’étudier le rôle d’une molécule (l’ocytocine) au sein de certaines régions cérébrales dans les comportements sociaux, nous devons pouvoir observer et analyser ces comportements chez des animaux sains. Nos travaux de recherche ne peuvent donc se faire que sur animaux vivants, les autres types de procédures expérimentales (simulations informatiques ou cultures cellulaires par exemple) ne permettant pas de répondre à nos questions.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux et optimiser nos résultats, les animaux serviront à plusieurs mesures chaque fois que possible. Ainsi, dans chacune des expériences proposées, les mêmes animaux feront l’objet de tests comportementaux qui seront réalisés dans deux conditions expérimentales. Pour réduire le nombre d’animaux visiteurs nécessaires pour nos tests d’interaction sociale, nous passerons plusieurs fois le même animal en tant que visiteur. Le nombre d’animaux est choisi pour tenir compte des difficultés techniques inhérentes au projet et pour minimiser la durée totale d’expérimentation pour chaque individu, tout en prenant en compte l’existence la variabilité inter-individuelle. Les différentes procédures expérimentales ont ainsi été pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Toutes les données obtenues au cours de ce projet seront analysées avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les procédures le nécessitant se font sous anesthésie générale et analgésie. Pour limiter le stress, le(s) même(s) expérimentateur(s) manipule(nt) les animaux, y compris lors des tests comportementaux. Ils sont anesthésiés après induction gazeuse. Si besoin, ils ont un traitement analgésique et sont suivis jusqu’au réveil. Puis, chaque animal est surveillé quotidiennement et le traitement analgésique prolongé si besoin. Pour éviter l’inflammation, un traitement est donné, le produit étant mélangé à la nourriture pour 3 jours maximum. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, durant toute l’étude. La douleur est contrôlée par des points limites évalués en amont et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés. Durant le projet, les animaux sont observés une fois par semaine et évalués avec une Grille de score. Le poids des animaux sera, hors périodes spécifiques avec suivi journalier, monitoré par point hebdomadaire. Points-limites : modification de poids corporel : Perte de poids > 20% par rapport au jour précédent durant la période post-opératoire (3 jours) et durant les périodes nécessitant un contrôle quotidien de la prise de nourriture, ou perte de poids totale équivalent à plus de 20 % par rapport au poids initial. Apparence physique : Poils très ébouriffés, posture anormale, yeux fermés, déshydratation. Comportement : Vocalisations non sollicitées, automutilations, animal très agité ou immobile, yeux fermés, stéréotypies. Les animaux vivent en collectivité avec environnement enrichi (copeaux, objets et matériel de nidification) jusqu’à l’évaluation de leur comportement social. Pour celui-ci et la suite des tests, un isolement préalable peut être requis pour les animaux (3 semaines chez l’adulte). Ils seront alors isolés, mais leur environnement restera enrichi. L’eau est mise à disposition ad libitum durant toute la durée des expériences. Enfin, la nourriture est accessible à volonté dans les cages de vie, sauf dans les deux semaines avant le test d’évaluation de la cognition spatiale et pendant la durée de celui-ci (20 jours maximum), et durant les 24h précédant : l’accès à la nourriture est restreint pour motiver les animaux durant l’apprentissage de la tâche et le test d'évaluation du conflit entre motivation alimentaire et exploration de l’environnement. Le poids est amené à 85% du poids de départ et monitoré chaque jour. Les nouveaux-nés restent avec leur mère jusqu’au sevrage.

Choix des espèces

Le choix de la souris est dû au fait que ces animaux ont des capacités cognitives et sociales adaptées aux questions posées dans le projet. Ces mammifères ont par ailleurs un fonctionnement et un développement cérébral qui peut être comparé à celui de l’homme pour les questions abordées dans ce projet (rôle du cervelet et de l’OXT et évolution de ceux-ci au cours du développement). Notre projet vise à étudier le rôle du cervelet et de l’ocytocine dans ce dernier dans les comportement sociaux à différents stades du développement : avant maturation complète du système nerveux et après. Nous utiliserons donc des animaux nouveaux-nés, des adolescents (âge inférieur à 50 jours Post-Natal (PN)) et des adultes (PN> 70 J) d'autre part. Cela se justifie par le fait que le cervelet, chez l’homme, se développe jusqu’à 2 ans après la naissance et parce que, en investiguant comme nous le faisons ici, le rôle de ce dernier dans un contexte social, nous questionnons la mise en jeu de la voie cérébello-préfrontale. Le cortex préfrontal, structure-clé de la cognition sociale, étant la partie du cerveau dont le développement est le plus tardif chez l'homme (il n'atteint son plein développement qu'au début de l'âge adulte), la mise en jeu de cette voie se traduit potentiellement par des effets différents en fonction de l'âge des animaux. Notre projet vise à étudier le rôle du cervelet et de l’ocytocine dans ce dernier dans les comportements sociaux. Nous l’évaluerons à différents stades du développement : avant maturation complète du système nerveux et après. Nous utiliserons donc des animaux nouveau-nés (moins de 8 jours), des adolescents (Post-Natal 70 J) selon les expériences. Cela se justifie par le fait que ces comportements sociaux se mettent en place très tôt (relation petit-mère notamment) et évoluent avec le temps. Ainsi, la mise en jeu de la voie indirecte cérébello-frontale, en particulier en contexte social, est susceptible de se traduire par des effets potentiellement différents en fonction de l’âge des animaux. En effet, le cortex préfrontal, structure clé de la cognition sociale, est la structure cérébrale dont le développement est le plus tardif chez l'homme : il n'atteint son plein développement qu'au début de l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 60
Souffrances
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris reçoit une injection d'une molécule inhibitrice censée reproduire des traits de la schizophrénie, puis passe jusqu'à deux heures d'IRM sous sédation et contention, avant d'être anesthésiée et tuée par perfusion cardiaque pour prélever son cerveau. Le porteur annonce une douleur possible à l'injection, atténuée par un analgésique local, et un ralentissement respiratoire lié à la sédation. Il présente la souris comme ayant une connectivité cérébrale proche de l'humain et espère, si des défauts similaires apparaissent, disposer d'un modèle utilisable ensuite pour tester des traitements.

Objectifs

Les personnes atteintes de schizophrénie présentent un comportement caractéristique avec des symptômes comme perte d’intérêt dans la vie et difficulté à se concentrer. Certaines mesures cérébrales quantitatives à partir de données d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont démontré une puissance diagnostique élevée pour la schizophrénie. Une molécule avec un effet inhibiteur connu sur le cerveau, lorsqu'elle est administrée à des souris, modifie leur comportement en les faisant afficher certaines caractéristiques du comportement schizophrène, comme une tendance à s'éloigner des autres souris. Ces souris, cependant, n'ont jamais été étudiées par IRMf, et on ne sait pas encore si leur cerveau après le traitement présente des caractéristiques similaires à la schizophrénie humaine. Nous souhaitons donc étudier par IRMf l’effet de cette molécule sur la connectivité interne cérébrale chez des souris.

Bénéfices attendus

Si nous constatons que les souris traitées avec la molécule active au niveau du cerveau présentent des défauts de connectivité interne cérébrale similaires à ceux des patients schizophrènes, ce modèle animal pourrait être utilisé ultérieurement pour mieux comprendre la pathologie et tester des traitements ou médicaments potentiels.

Procédures

L’expérimentation avec chaque souris durera au maximum 3 heures et 30' et elle sera unique. Au début, la souris sera traitée localement avec un antalgique sur la peau, puis une injection sera faite par voie intrapéritonéale avec la molécule d’intérêt pour l’étude. Une heure après l'injection, la souris sera sous sédation pour passer un examen d’IRMf pendant un maximum de 2 heures. Tout le temps de l’examen, la souris sera en contention dans un berceau spécifiquement adapté aux souris/rongeurs. L'application locale d'un analgésique préviendra toute douleur causée par la condition de contention et par la pose d’un cathéter sous-cutané nécessaire pour la sédation (10 minutes sont nécessaires). À la fin de la séance d'IRMf, la souris sera profondément anesthésiée et euthanasiée par perfusion cardiaque pour préserver le cerveau et l'utiliser pour d'autres études ex vivo.

Impact sur les animaux

L’injection intrapéritonéale peut causer une douleur, atténuée par l’utilisation d’un antalgique sur la peau. L’effet indésirable prévisible lié à la sédation, est le ralentissement potentiel de la respiration, laquelle est monitorée durant toute la session d’IRM.

Devenir

Toutes les souris qui passeront un examen d’IRMf seront euthanasiées pour récupérer leur cerveau pour des études ex vivo en histologie.

Remplacement

Cette étude se concentre sur la connectivité fonctionnelle interne du cerveau, c'est-à-dire la façon dont les différentes régions du cerveau communiquent. Il est obligatoire d'observer le cerveau des animaux vivants. Pour cette raison, aucune approche in vitro ou in silico ne pourrait mimer cette caractéristique cérébrale. Aux fins de l'étude, il est également essentiel de mener des expériences sur des animaux qui ont une connectivité cérébrale similaire à l’homme, ce qui est le cas pour la souris. Cette caractéristique du modèle animal sélectionné nous permettra d'étendre les résultats obtenus dans cette recherche à l'homme. La souris est donc parmi les espèces animales avec un développement neurologique le plus approprié à l'étude décrite.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à cette étude a été calculé avec des statistiques basées sur des études antérieures. Nous allons tester 2 concentrations de la molécule. On commencera par une concentration plus faible, et, si elle est déjà efficace pour la mesure que l'on recherche, on ne testera pas la concentration plus élevée de la molécule. Dans ce cas, toutes les souris du groupe à forte concentration ne seront pas utilisées.

Raffinement

Utilisation de matériel d'enrichissement dans les cages des souris (papier pour nidification, roue, maisonnette …) de la livraison jusqu’à l'expérimentation. L'utilisation d'analgésiques locaux atténuera la douleur causée par l'injection intrapéritonéale et la contention dans le berceau d’IRM. La sédation lors de la séance d'IRMf évitera le stress éventuellement provoqué par l'environnement du scanner d’IRM. Les souris seront surveillées en continu depuis l'injection du produit jusqu'à la fin de l'examen IRMf. Les souris seront traitées avec des analgésiques lors d'opérations douloureuses, comme les injections i.p. et anesthésié pour les enregistrements IRMf. De plus, d’une grille de score et des points limites seront mis en place avec la supervision des vétérinaires et du bureau dedié aux etudes biomédicaux chez les animaux.

Choix des espèces

De nombreux articles scientifiques ont montré que les souris ont un réseau de connectivité fonctionnelle cérébrale similaire à celui des humains. Des modèles de souris pour d'autres maladies neurologiques ont montré des défauts de connectivité fonctionnelle similaires à ceux des patients humains. Grâce à l'énorme connaissance de la connectivité fonctionnelle recueillie chez la souris ces dernières années, et grâce aux réseaux de connectivité cérébrale des souris, remarquablement similaires aux êtres humains, la souris constitue l'espèce animale au développement neurologique le plus approprié à l'étude décrite. Pour avoir un meilleure comparaison avec les patients affectés par la schizophrénie, des souris adultes seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 48
Souffrances
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Devenir
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48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une chirurgie d'implantation sous-cutanée de biomatériaux destinés à la régénération osseuse, puis est tuée à deux ou quatre semaines pour analyse histologique de la vascularisation. Le porteur signale une gêne ou une douleur légère et de rares complications comme une infection ou une réouverture de suture, reprise sous anesthésie. Il indique que ces dispositifs destinés à l'humain doivent d'abord être testés chez un petit animal faute de méthode in vitro évaluant à la fois formation osseuse et vascularisation.

Objectifs

Les pertes de substances osseuses en chirurgies orale et orthopédique représentent un réel défi. Les moyens de reconstruction actuels font souvent appel à des greffes autologues qui sont disponibles en quantité limitée et peuvent être source de complications post-opératoires pour les patients. L’ingénierie tissulaire osseuse cherche à développer de nouveaux substituts osseux d'origine naturelle pour pallier aux inconvénients de l'autogreffe. A titre d'exemple, dans le cadre de la pose d’un implant dentaire, il est souvent nécessaire de régénérer l’os manquant pour stabiliser ce dernier. Cette régénération peut employer différents dispositifs médicaux tels que : (i) des matériaux de comblement qui remplacent l'os ou favorisent la régénération osseuse et/ou (ii) des membranes qui jouent un rôle barrière pour prévenir l’infiltration cellulaire des tissus mous et préserver les cellules osseuses pour régénérer l’os. L’objectif de ce projet est de synthétiser des substituts osseux d’origine naturelle qui vont favoriser la cicatrisation de l'os et par conséquent, favoriser la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer de nouveaux dispositifs médicaux implantables favorisant la néovascularisation et la régénération osseuse.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une chirurgie d'implantation sous-cutanée (acte chirurgical unique d'une durée maximale de 10 minutes).

Impact sur les animaux

L'implantation en site sous-cutané peut entraîner une gêne voire une douleur légère. De rares complications post-opératoires sont à envisager : infection au site de l'incision ou ré-ouverture des points de suture. Pour toute complication, un nettoyage du site opératoire par l’application d’un antisesptique sera réalisé. La rupture d'un point de suture entraînera éventuellement une reprise de ce dernier en fonction de la cicatrisation de la plaie. Cette opération sera réalisée sous anesthésie et avec application d’un analgésique. L’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie.

Devenir

Après les temps pré-définis (T0, 2 et 4 semaines après la chirurgie), les animaux seront euthanasiés par les expérimentateurs formés à ce geste, afin de pouvoir réaliser des analyses histologiques sur ces animaux et poursuivre les examens post-mortem permettant de valider la biocompatibilité et le pouvoir angiogénique du biomatériau étudié.

Remplacement

La cytotoxicité des matériaux utilisés aura au préalable était évaluée in vitro selon les recommandations de la norme NF EN ISO 10993. Brièvement, les matériaux sont incubés dans du milieu de culture pendant 72h à 37°C. Deux tests sont employés pour évaluer la cytotoxicité des matériaux par contact indirect. Leur potentiel à favoriser la formation de vaisseau sanguins aura également était analysé. Les produits destinés à être implantés chez l'homme doivent au préalable être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Il n'existe pas de méthode basée sur une approche in vitro qui permettrait d’évaluer simultanément la formation osseuse et la vascularisation. Ces matériaux doivent au préalable être testés dans un modèle de petit animal (ici la souris). Si les résultats obtenus sont satisfaisants d'autres essais seront envisagés permettant de valider tous les aspects nécessaires à une future application chez l'Homme. Ces différentes phases ne peuvent être remplacées actuellement dans le processus de validation d'un nouveau dispositif médical.

Réduction

Ne seront testés in vivo que les matériaux ayant démontré in vitro une absence de cytotoxicité, et une seule lignée de souris sera utilisée. Trois temps expérimentaux sont envisagés pour récolter les données permettant la mise en évidence de l'inflammation aigüe, de la reconnaissance de corps étrangers, de la fibrose, et des différents processus de vascularisation et d’ostéo-induction. Pour chaque temps expérimental : - un groupe témoin négatif : poche sous-cutanée laissée vide, pour évaluer l’impact de la lésion seule ; - un groupe de référence : matériau sans principe actif, pour tester la capacité du matériau seul à induire et soutenir le processus d'ostéo-induction ; - 2 groupes expérimentaux : matériau avec le principe actif incorporé de différentes manières. Enfin, 6 échantillons par condition expérimentale doivent être analysés pour permettre une analyse statistique des données (avec le test de Kruskal-Wallis). Ces échantillons explantés à l'issue des temps expérimentaux seront utilisés pour plusieurs types de marquages et détections, permettant de collecter un maximum d'informations sur les animaux utilisés. Deux implantations seront réalisées par souris, en tenant compte de la taille du matériau et de la taille des animaux, ce qui permet de diviser par deux le nombre d'animaux à utiliser.

Raffinement

Pour réduire l’angoisse des animaux, une période d’adaptation d’une semaine sera respectée avant le début des expérimentations. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux (5 souris par cage). Une cage après l’autre sera amenée à la salle de chirurgie, séparée de la zone d’hébergement des animaux pour éviter toute source de stress des animaux opérés et des animaux à opérer. La chirurgie se déroulera sous anesthésie générale à l’isoflurane. Afin de réduire la souffrance des animaux, des analgésiques seront utilisés lors de l’opération, puis de nouveau en cas de douleur après l’opération. Les animaux seront surveillés par l'expérimentateur le temps de leur réveil. Après le réveil complet, la souris reviendra dans sa cage d’origine. Ensuite, un suivi hebdomadaire sera effectué pour chaque animal en complétant une grille de score pour évaluer son bien-être. Concernant les compétences des expérimentateurs, ceux-ci possèdent les qualifications nécessaires, la formation réglementaire et des formations continues (formation à l'expérimentation animale de niveau expérimentateur et/ou concepteur). La maîtrise de la contention et des différents types d'injections à appliquer sont également maîtrisés par les expérimentateurs. Le personnel de l'animalerie possède toutes les compétences pour s'assurer du bienêtre et du suivi des animaux au quotidien. Un raffinement est également mis en place lors de l'hébergement : les animaux sont avec leurs congénères, présence de litière en copeaux de peupliers et des jouets, ainsi que des bâtons à ronger sont mis régulièrement dans les cages.

Choix des espèces

L’espèce C57BL/6 est connue pour son fond génétique uniforme permettant une meilleure reproductibilité au sein d’une même condition. Ces souris sont courrament utilisées et décrites dans la littérature ce qui permettra de comparer les données obtenues avec celles de la littérature. Les souris seront utilisées à l'âge adulte entre 8 et 12 semaines (25-30 g) afin de faciliter leur manipulation pour l´implantation en sous-cutanée

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 240
Souffrances
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Certaines reçoivent cinq injections de streptozotocine pour induire un diabète, puis une injection intraveineuse d'un polymère censé cibler les cellules des vaisseaux, avant la mise à mort pour prélever les organes. Le porteur évalue la douleur par une grille d'expression faciale et prévoit paracétamol et retrait du protocole au-delà d'un certain score. Il présente ces tests sur animaux comme un 'prérequis indispensable' au dépôt d'un brevet et à une levée de fonds avant un éventuel passage chez l'humain.

Objectifs

Le présent projet de recherche a pour objectif d’utiliser un certain type de nanomédicament : les polymères hyperbranchés et de fixer dessus des peptides permettant de cibler spécifiquement les cellules endothéliales qui dysfonctionnent. Cela permettra de délivrer à ces cellules du matériel génétique afin de favoriser leur fonctionnement. Cette délivrance spécifique du matériel génétique aux cellules endothéliales permettrait ainsi de prévenir la dysfonction endothéliale induite par le diabète et donc de limiter le risque d'accident vasculaire cérébral ou d'infarctus du myocarde. Ce projet de recherche est financé par l’Agence Nationale de la Recherche.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles. Les résultats de cette étude permettrait d'ouvrir la voie aux polymère hyperbranchés pour le ciblage des cellules endothéliales avec un champs d'application très large balayant à la fois le domaine vasculaire, le domaine cardiaque mais également le diabète et la neurologie avec le potentiel ciblage de la barrière hématoencéphalique. En effet, ces travaux permettraient de mettre au point un type de nanomédicament qui ciblerait les cellules endothéliales. De plus, les résultats de cette étude permettrait de démontrer qu'il est possible de prévenir la dysfonction endotéhliale induite par le diabète, fournissant ainsi une nouvelle piste pour la thérapeutique des complications du diabète.

Procédures

Les animaux subiront au maximum une injection quotidienne intrapéritonéale de streptozotocine (STZ) pendant 5 jours, un prélèvement d'une goutte de sang au bout de la queue 21 jours après le traitement par STZ et une injection intraveineuse d'un polymère hyperbanché (HBP) réalisée sous anesthésie par isoflurane. Au total et au maximum : 72 souris C57Bl6 recevront une injection d'HBP, 24 souris C57Bl6 recevront le traitemet par STZ, 36 souris C57Bl6 recevront le traitement par STZ puis l'injection HBP, 48 souris C57Bl6 ne recevront aucune injection (groupe contrôle), 36 souris db/db recevront une injection d'HBP, 24 souris db/db ne recevront aucune injection (groupe contrôle).

Impact sur les animaux

Ce protocole comprend l'injection intrapéritonéale de streptozotocine (STZ) chez la souris vigile. La contention et l'injection sera la nuisance ressentie par les souris. Le traitement à la STZ de certaines souris induit un diabète. Les souris traitées par STZ auront donc potentiellement une augmentation de leur diurèse qui imposera un changement et nettoyage des cages de façon plus fréquente. Ce protocole comprend également le dosage de la glycémie à partir d'une goutte de sang prélevée à l'extrémité de la queue. Ce protocole comprend aussi une injection intraveineuse dans la veine caudale après anesthésie à l'isoflurane.

Devenir

Etant donné que des organes seront prélevés chez tous les animaux, chaque animal sera sacrifié.

Remplacement

Avant d'être injectées chez des souris, la toxicité et l'efficacité pharmacologique des polymères hyperbranchés (HBP) seront testées in vitro sur un modèle de cellules endothéliales humaines. Néanmois, même si l'efficacité et la tolérance des HBP sont suffisantes in vitro, cela ne présage en rien leur efficacité après injection intraveineuse et notamment leur capacité à cibler les cellules endothéliales qui dysfonctionnent tout en étant dans la circulation sanguine. De plus, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro de dysfonction endothéliale induite par le diabète. Par ailleurs, ces tests sont un prérequis indispensable pour le dépôt d’un brevet et une levée de fonds suffisants pour passer ensuite en phase clinique chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum, à savoir 6 animaux par groupe. Les animaux seront utilisés en fonction des résultats obtenus. Chaque partie du protocole détaillé plus haut est bloquante. L’expérience ne peut se poursuivre que si les résultats sont favorables et que l’effet escompté est observé. Dans le cas contraire, le protocole ne sera pas poursuivi.

Raffinement

Les souris seront manipulées par des expérimentateurs expérimentés uniquement, ayant l'habitude de la prise en contention, afin de réduire au maximum le stress de cette manipulation. L'injection intrapéritonéale de STZ sera réalisée avec une seringue 28G et ne dépassera pas 200 µl. Une surveillance accrue sera mise en place par l'expérimentateur afin d'aller voir ces animaux traités à chaque jour ouvré, en plus de la visite quotidienne par les animaliers. Du fait du diabète et d'une diurèse augmentée, les cages seront changées tous les 2-3 jours. L'injection IV sera réalisée avec une seringue à insuline pendant anesthésie à l'isoflurane. Chaque animal fera l'objet d'une fiche d'évaluation selon le score d'expression facial de Sotocinal (Sotocinal SG et al 2011), adapté à la souris et qui permet de mesurer le degré de souffrance de l'animal selon les critères suivants : - Fermeture de l'orbite (absente, modérée, importante) - Aplatissement du nez et/ou des joues (absent, modéré, important) - Changement des yeux (absent, modéré, important) - Changement de position des moustaches (absent, modéré, important) Un score égal ou supérieur à 1 entrainera l’administration de paracétamol dans l’eau de boisson de l'animal et son retrait du protocole expérimental. Si l'animal ne récupère pas un score de 0 dans les 24h, il sera euthanasié.

Choix des espèces

Les rongeurs sont recommandés par les agences de régulation du médicament (FDA, EMEA) comme première approche. L'utilisation de la souris est préférée car l’étude ne comporte, au maximum pour une souris, que des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant 5 jours et une injection intraveineuse. La souche C57Bl6 a été choisie car elle est préférée pour les études vasculaires, elle répond bien au traitement à la STZ et elle est la souche des souris db/db. Les souris db/db sont une souche de souris avec une mutation spontannée au niveau du récepteur à la leptine, ce qui en fait un bon modèle de diabète de type 2 et d'obésité. Les souris seront utilisées entre leur 6ème (début du traitement de la STZ) et leur 10ème semaine (fin du traitement par les HBP) car nous avons besoin d'animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 288
Souffrances
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Devenir
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288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, elles subissent une chirurgie de 25 minutes avec incision de la peau et exposition répétée du muscle au froid, sur chaque patte antérieure, avant d'être tuées pour prélèvements. Le porteur étudie le rôle de la protéine PARP3 dans la régénération musculaire, à partir de résultats déjà obtenus in vitro. Il présente la validation in vivo chez la souris comme nécessaire et renvoie les molécules thérapeutiques au 'plus long terme'.

Objectifs

Le projet concerne l’étude de PARP3 (i.e Poly(ADP-ribose) polymérase 3), une protéine qui joue un rôle déterminant dans la réparation des cassures dans l’ADN. Des expériences réalisées avec des modèles cellulaires révèlent un rôle important de cette protéine dans la différenciation de cellules souches musculaires en myotubes, un évênement clé de la régénération musculaire qui permet de réparer un muscle endommagé. Les objectifs du projet sont de vérifier ce rôle in vivo chez la souris.

Bénéfices attendus

La régénération musculaire est altérée dans plusieurs pathologies musculaires comme la dystrophie musculaire. De plus chez un sujet sain, la capacité de régénération musculaire diminue au cours du vieillissement. Notre projet qui vise à comprendre comment la protéine PARP3 intervient dans la régénération musculaire, va permettre à plus long terme de concevoir des molécules thérapeutiques agissant sur PARP3 pour activer la régénération musculaire.

Procédures

Les souris anesthésiées sont soumises à une procédure chirurgicale qui implique une incision de la peau du Tibialis antérieur, une exposition répétées du muscle squelettique au froid (3X). La plaie est ensuite suturée avec une colle chirurgicale. Au total, les animaux subissent une chirurgie d’une durée de 25 minutes qui est réalisée sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

La procédure mise en oeuvre conduit à une plaie suturée sur chaque patte antérieure de l’animal qui cicatrise en moins de 24h. Une nécrose du tissu musculaire ne peut pas être écartée mais est un évênement rare.

Devenir

Les souris sont mises à mort après la chirurgie pour prélèvements.

Remplacement

Des expériences préliminaires réalisées in vitro avec des modèles cellulaires ont permis d’identifier une protéine appelée PARP3 dans la régénération musculaire. La validation de ces résultats nécessite des approches in vivo chez la souris. La procédure que nous proposons est classiquement utilisée dans le domaine.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux nécessaire à ces approches in vivo a été très précisément réfléchi. Les questions in vivo entreprises dans ce projet reposent sur des données in vitro déjà bien caractérisées. Il ne s’agit donc pas d’une étude exploratoire chez la souris mais de la validation in vivo d’un résultat existant. Le nombre d’animaux indiqué est calculé sur la base d’une validation statistique. Pour réduire le nombre d’animaux, des groupes de 6 souris seront utilisées pour chaque condition expérimentale permettant des études statistiques précises. Nous effectuerons d’abord une première série d’expériences (1 replicat) et analyserons toutes les données avant de réaliser le 2ième replicat. Celui-ci ne sera réalisé que si des résultats pertinents sont observés avec le premier replicat.

Raffinement

La procédure est réalisée sur des animaux anesthésiés. Les animaux peuvent être maintenus en groupe et un enrichissement des cages est mis en place (papier kleenex pour nidification, bâtonnets de bois, rouleau en carton). Des points limites précoces et sur le temps de la procédure ont été définis, une grille de score a été établie avec des actions à mener permettant de soustraire l’animal à la souffrance.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus pertinent pour ce projet en raison des similitudes décrites dans la littérature entre les pathologies musculaires de la souris et celles de l’homme. De plus, ce projet repose sur l’utilisation de souris déficientes en PARP3 générées au laboratoire. Des jeunes adultes (6-8 sem) et souris âgées (12/18 mois) sont utilisées pour évaluer l'impact du vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 447
Souffrances
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Devenir
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 447

447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour perdre une protéine de la chromatine, elles reçoivent cinq injections, un tatouage des phalanges et une biopsie de l'oreille, puis sont suivies jusqu'à un vieillissement musculaire prématuré attendu vers quatorze mois. Le porteur indique une perte progressive de masse et de poids, la mise à mort étant déclenchée au point limite de 25 % de perte de poids, avant le prélèvement des muscles et organes. Il qualifie le modèle murin d'indispensable et renvoie les retombées thérapeutiques au 'plus long terme'.

Objectifs

Au cours du vieillissement, la perte progressive de la masse musculaire squelettique est référencée sous le terme sarcopénie, laquelle est également associée à des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs. L’ensemble se traduit par une incapacité du muscle à fonctionner, entrainant au niveau moléculaire une dérégulation de l’expression génique et de l’organisation de la chromatine. Certaines protéines, une fois incorporées dans l’ADN, peuvent changer à la fois la structure et les propriétés fonctionnelles de la chromatine. Nous nous intéressons à l’une d’entre elle. Cependant, son rôle fonctionnel et physiologique au cours de la vie post-natale reste très peu décrit. Ce projet, à travers la génération d’un nouveau modèle murin, a pour but de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la protéine à la fois au niveau de la cellule et du tissu musculaire, et d’évaluer l’impact d’une dérégulation musculaire au niveau de l’organisme entier. Pour l’ensemble de ce projet un maximum de 447 souris seront nécessaire. L’étude de ce modèle offrira la possibilité d’aborder les aspects encore peu explorés de la biochimie, de la biologie cellulaire et des aspects de la biologie de la chromatine au cours de la vie postnatale saine et pathologique. Il permettra également de déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement prématuré, et plus largement d’évaluer l’impact du muscle sur les autres organes pour faire la relation avec des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs fréquemment retrouvés chez l’homme pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce modèle offrira la possibilité d’aborder les aspects encore peu explorés de la biochimie, de la biologie cellulaire et les aspects de la biologie de la chromatine au cours de la vie postnatale saine et pathologique. Il permettra également de déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement prématuré, et plus largement d’évaluer l’impact du muscle sur les autres organes pour faire la relation avec des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs fréquemment retrouvés chez l’homme pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront identifiés par tatouage des phalanges entre 10 et 12 jours après la naissance. Parallèlement, une petite biopsie d’oreille (=1mm) sera réalisée le même jour pour pouvoir effectuer le génotypage. Le temps du geste par animaux et < 1min. Tous les animaux recevront 5 injections consécutives à l’âge de 10 semaines environ, espacées de 24heures. Les animaux seront vigiles lors des injections qui ne durent que quelques secondes et sont réalisées par des personnels expérimentés.

Impact sur les animaux

La perte de notre protéine d’intérêt ne devrait pas générer d’effet indésirable avant plusieurs mois. D’après la littérature nous nous attendons à un phénotype de vieillissement prématuré du muscle squelettique dont nous estimons que le phénotype commencera à apparaître vers l’age de 14 mois. Les effets attendus sont une perte lente et progressive de la masse musculaire qui entrainera petit à petit une perte de poids et qui pourra très progressivement emmener à un éventuel changement dans la démarche des souris. D’après notre expérience sur d’autres modèles de vieillissement prématurés nous ne nous attendons pas à avoir des signes de stress, de souffrance ou de comportement anormal en dessous d’une perte de poids 25%. Cependant une surveillance sera mise en place et adaptée tout au long du protocole afin de détecter tout signe de souffrance qui entrerait alors dans un point limite. Les injections régulières sur 5 jours et sur 24h peuvent induire une douleur transitoire au point injection.

Devenir

Mise à mort afin de collecter les muscles et les organes pour des analyses biochimiques, histologiques et métabolomiques approfondies

Remplacement

Des cellules ont été isolées et immortalisées à partir des animaux transgéniques afin de réaliser des expériences sur lignées cellulaires quand cela est possible. Cependant, les modèles in-vitro ne permettent pas une étude au-delà de quelques jours ce qui n’est donc pas suffisant pour observer certains phénotypes, mécanismes ou encore l’effet de certains traitements. D’autre part, le modèle murin reste l’unique moyen pour étudier fonctionnellement le muscle dans son entité au cours du vieillissement et pour évaluer l’impact des défauts musculaires dans la communication au niveau de l’organisme entier.

Réduction

Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal mais suffisant pour permettre d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le maximum de données pouvant être généré à partir d’un même groupe d’animaux sera recherché. Des conseils auprès de collaborateurs expérimentés et une consultation approfondie de la littérature permettent d'optimiser les expériences et réduire la variabilité donc le nombre d'animaux nécessaires à l'étude. Des effectifs de 10 animaux par groupe seront privilégiés. Des tests de comparaisons de moyennes ou de rang seront utilisés pour comparer deux groupes. Le personnel est formé à ces analyses. Les animaux seront traités par petite cohorte ce qui permettra si les résultats statistiques le permettent d’utiliser moins de souris. Dans la mesure du possible, les protocoles ont été réfléchi pour que les points de cinétiques correspondent d’une procédure à une autre ce qui permettra, si les résultats sont satisfaisant, d’utiliser les données pilotes afin de déduire des animaux sur d'autres groupes. Chaque animal sera exploité au maximum pour nos analyses en prélevant plusieurs types de muscles de même que d’autres organes pour de futures études à partir de la même souris. Ainsi l’ensemble des tissus collectés d’une même souris pourra être évalué par différentes techniques complémentaires et les tissus pourront également être réutilisés pour des analyses à postériori.

Raffinement

Une surveillance régulière et progressive des animaux sera réalisée par l’expérimentateur pour détecter les signes cliniques et ou physiques précurseurs d'un éventuel phénotype et collecter les tissus avant l'installation de signes de souffrance par la prise en compte des points limites. Les animaux seront pesés une fois par mois jusqu’à 11 mois, puis la fréquence sera augmentée jusqu’à détection d’un phénotype. Et enfin ils seront pesés 2 à 3 fois par semaine jusqu’à l’atteinte des points limites. En même temps que les pesées, une prise de température rectale sera mesurée et permettra de détecter de manière précoce et concomitante à la pesée toute altération de l’état général de la souris. Par ces deux paramètres les premiers signes d’un phénotype et d’un vieillissement pourront être détectés précocement et une observation et vigilance plus accrue des cagées concernées sera alors mise en place. Au cours de ces surveillances nous porterons également nos observations sur le comportement social et la capacité de la souris à se déplacer correctement. Des points limites suffisamment prédictifs seront mis en place pour éviter toute souffrance des animaux et au-delà desquels la procédure sera arrêtée. Les animaux seront alors mis à mort immédiatement en cas de signes de souffrance et leurs tissus collectés. Les animaux seront toujours à plusieurs par cagée afin de maintenir l’aspect social et chaque cage sera dotée d’un environnement enrichi. Si toutefois des souris devaient se retrouver seule dans la cagée il est prévu d’apporter dans la cagée un enrichissement renforcé et adapté (ex : dôme en carton) pour veiller au bien-être de la souris.

Choix des espèces

Malgré des différences entre la symptomatologie chez les souris et les hommes, le modèle murin est extrêmement utile pour les études mécanistiques, physiopathologiques et la mise au point de traitements thérapeutique. Plus spécifiquement, le muscle, que ce soit en termes de structure, de fonctionnement et de pathologie est extrêmement proche de celui de l’Homme. Le modèle murin se révèle donc être un système idéal et indispensable pour étudier le rôle de gènes sur le plan moléculaire, cellulaire, tissulaire et fonctionnel au sein d’une entité. Pour répondre à notre problématique et évaluer le rôle fonctionnel et physiologique de notre protéine d’intérêt dans le muscle squeletique au cours de la vie adulte, l’invalidation du transgène sera réalisée à la fin de cette croissance post-natale vers 10 semaines environ. L’étude sera ensuite réalisée sur 3 stades d’age : des jeunes adultes agées de 4 à 6 mois, des ages médian de 12 à 14 mois et des stades agées de 28 mois. De tels stades sont nécessaires pour comprendre les dérégulations engendrées et déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement et de pathologies associées, pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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 300

300 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du sein triple-négatif humain leur sont injectées dans les tissus mammaires sous anesthésie, pour étudier le rôle du gène HLF dans l'infiltration des tumeurs par les cellules immunitaires. Le porteur annonce une douleur légère au réveil et une gêne liée à la croissance tumorale qu'il dit limitée, puis une mise à mort pour analyses post-mortem. Il affirme que seul 'un animal vivant, entier' permet d'étudier ces interactions et juge le recours à la souris 'indispensable', les applications thérapeutiques restant hypothétiques.

Objectifs

Le cancer du sein est devenu en 2020 le type de cancer le plus fréquent à l’échelle mondiale, avec plus de 2 millions de nouveaux cas diagnostiqués chez les femmes. Le cancer triple négatif (TNBC pour Triple-negative breast cancer) est l’une des formes les plus agressives et est associé à des rechutes plus précoces, plus fréquentes et à un mauvais pronostic vital. Il a été montré qu’un niveau élevé d’infiltrats lymphocytaires intra tumoraux après chimiothérapie chez les patients TNBC est corrélé à un excellent pronostic, suggérant que la surveillance immunitaire anti-tumorale joue un rôle crucial dans l’évolution des cancers TNBC. Grâce à des analyses bioinformatiques, nous avons identifié un gène dont l’expression pourrait inhiber l’attraction des cellules immunitaires dans les tumeurs et donc, potentiellement être utilisé comme cible thérapeutique dans le traitement de ce type de cancer. Nous avons supprimé ou diminué son expression et donc ses fonctions dans des lignées tumorales humaines TNBC. Des travaux réalisés in vitro nous ont confortés dans le rôle joué par notre gène d’intérêt dans l’infiltration des tumeurs par les cellules immunitaires et souhaitons maintenant déterminer son influence dans l'organisme. Pour se rapprocher du modèle humain, nous injecterons des cellules tumorales humaines TNBC parentales ou inactivées pour le gène étudié dans les lignées de souris immunodéficientes.

Bénéfices attendus

Ce projet transversal est issu d’observations cliniques indiquant que lorsque le gène HLF est surexprimé dans les cellules tumorales de patientes souffrant de cancer de type TNBC, une inhibition de la réponse immunitaire, en particulier de l’activation d'un sous-type de globules blancs est observée et corrélée à un mauvais pronostic. Des études in vitro en cours nous suggèrent que ce gène est bien impliqué dans la régulation de mécanismes moléculaires et cellulaires associés à l’attraction et la fonction de ces cellules blanches. L’étude dans l'organisme de l’infiltration des tumeurs TNBC exprimant ou non HLF est indispensable afin de confirmer le rôle joué par ce gène dans la réponse immunitaire anti-tumorale au sein du microenvironnement et en particulier dans la régulation des fonctions des cellules impliquées dans la lutte anti-tumorale. Ces connaissances fondamentales sont également essentielles pour passer à la phase suivante de recherche plus translationnelle et de déterminer si le gène HLF pourrait constituer une cible pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour ce type de cancer très agressif de mauvais pronostic. Des inhibiteurs de ce gène identifiés par criblage à haut débit sont actuellement en cours de caractérisation in vitro au laboratoire.

Procédures

Injection de cellules tumorales au niveau des tissus mammaires après anesthésie générale: une fois par animal, durée 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances seront liées aux injections: légère douleur au réveil après injection des cellules tumorales et à la gêne physique induite par la croissance des tumeurs: limitées car la taille des tumeurs sera très limitées. Ces tumeurs n'entraînent pas d'autres nuisances.

Devenir

Les souris seront euthanasiées pour analyses post-mortem sur tissus et organes.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des tumeurs et leurs extensions éventuelles. Nous avons de solides résultats préliminaires in vitro qui suggèrent que notre gène d’intérêt joue un rôle important dans le recrutement et l’activation de certaines cellules blanches dans la lutte anti-tumorale dans les cancers du sein de type triple négatif. Il est indispensable pour notre projet de tester nos hypothèses in vivo dans un modèle de souris immunodéficientes greffées par des tumeurs humaines ayant conservé sa population de cellules blanches, ou dans un modèle murin humanisé pouvant être reconstitué avec des cellules humaines, et recevant des greffes de tumeurs humaines.

Réduction

Le nombre de souris par lot expérimental a été déterminé par calcul de puissance. Pour certaines expériences, une étape de sélection de lignées triple-négatif sauavges et déplétées pour le gène d'intérêt à étudier seront réalisées in vitro afin de réduire au maximum le nombre de souris. Les résultats obtenus seront exploités par des études statistiques.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, les animaux recevront un triatement. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale. Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués. L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un complément alimentaire adapté leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

Nous avons développé des lignées de cancer triple-négatif humaines inactivées ou non pour le gène d'intérêt qui seront injectées chez des souris immunodéficientes. Nous avons choisi l'espèce souris car ces souris immunodéficientes permettent d'étudier les tumeurs humaines sans rejet. Ces souris présentent également l’avantage d’avoir conservé la production des globules blancs sur lesquels nous avons centré notre projet. Le cancer étudié apparaissant chez les adultes, les animaux auront entre 7-15 semaines au début des procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 2100
Souffrances
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Devenir
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 2100

2100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une crème inflammatoire est appliquée chaque jour pendant onze jours pour induire un psoriasis, après tonte ou épilation, avec deux prélèvements sanguins, avant la mise à mort pour analyser peau, rate et ganglions. Le porteur précise qu'aucun analgésique ne sera administré car il fausserait la réponse immunitaire étudiée, alors que l'inflammation peut provoquer des plaques cutanées et, dans les cas les plus graves, une atteinte articulaire gênant les déplacements. Il décrit ces expériences comme des prestations réalisées pour des laboratoires privés et publics cherchant à valider des modèles génétiquement modifiés.

Objectifs

Les différents laboratoires privés et publics pour lesquels nous réalisons des prestations cherchent à connaître l’impact d’une inflammation cutanée sur le système immunitaire suite à la modification de gènes cibles. Les maladies inflammatoires de la peau telles que la dermatite atopique et le psoriasis touchent près de 3% de la population mondiale. Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui se manifeste par des plaques rouges présentant des squames. Il s'agit le plus souvent d'une maladie bénigne, mais il existe des formes sévères (environ 20% des cas), associées à une atteinte généralisée et/ou à des douleurs articulaires. Bien que la pathogenèse ne soit pas entièrement comprise, d'intenses recherches sont en cours pour explorer les mécanismes sous-jacents impliqués. L’objectif de ce projet est d’évaluer la réponse immunitaire après l’induction de psoriasis de souris contrôles ou d’animaux génétiquement modifiés. Le modèle de souris traité via une crème inflammatoire est l’un des modèles les plus largement utilisé pour étudier le psoriasis. Ainsi, nous utiliserons ce modèle et nous appliquerons localement de la crème inflammatoire sur la peau des souris au niveau du dos ou des oreilles afin d’induire une dermatite de type psoriasis pour évaluer la réponse immunitaire suite à la modification de gènes cibles.

Bénéfices attendus

Ce projet est mis en œuvre dans le cadre général de la validation de modèles animaux génétiquement modifiés pour des études précliniques in vivo. Il vise donc à évaluer de façon qualitative et quantitative la capacité d’un modèle murin à répondre à une inflammation cutanée.

Procédures

Pour induire une inflammation cutanée de type psoriasis, les souris seront soumises à plusieurs interventions : 1) La préparation de la peau par tonte d’une durée de 30 secondes en vigile ou par épilation d’une durée de 15 minutes par anesthésie générale gazeuse en fonction de la demande du partenaire. La préparation de la peau se fait qu’une seule fois au début de l’expérimentation. 2) L’application quotidienne de crème inflammatoire d’une durée de 3 minutes par anesthésie générale gazeuse, et ce, sur une période de 11 jours maximum. 3) Deux collectes de sang d’une durée de 30 secondes sur souris vigiles par voie submandibulaire à l’aide d’une lancette pour recueil du sérum. 4) Des pesées un jour sur deux d’une durée de 30 secondes, et ce, sur une période de 11 jours maximum. 5) A la fin de l’expérimentation les souris sont mises à mort pour l’analyse de la peau, la rate et les ganglions.

Impact sur les animaux

L’induction de psoriasis par application quotidienne de crème inflammatoire cause une inflammation localisée sur la peau des souris. Cette inflammation se reflète par des érythèmes (léger à très marqué) ainsi que des plaques cutanées, et ce, sur une durée de 11 jours maximum. Dans les cas les plus grave, une atteinte articulaire peut être observée pouvant causer des difficultés à se déplacer pour se nourrir et s’hydrater. Ces signes cliniques ne pourront être soulagés par la prise d’analgésique car nous étudions la réponse immunitaire et toute administration d’analgésique entrainerait un biais de la réponse cellulaire observée. Lors de l’expérimentation les animaux sont suivis quotidiennement et une grille de score et des points limites sont préalablement établis afin de réagir rapidement face aux premiers signes de souffrance chez la souris. L’ajout de Gel Diet / pâtée SAFE Energy et d’hydrogel pourront améliorer les conditions de vie des animaux. Les manipulations des souris pour la tonte, le recueil de sang ou pour l’application quotidienne de la crème inflammatoire peuvent générer du stress chez la souris mais sont indolores. Nous veillerons dans chacun de nos actes au respect du bien-être animal.

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort le jour de l’experience pour le prélèvement d’organes qui seront analysés pour la caractérisation du système immunitaire ou pour l’histologie.

Remplacement

Dans ce type de projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous placer dans des conditions physiologiques similaires. En effet, le modèle inflammatoire testé dans le cadre de cette demande doit être évalué à l’échelle de l’organisme entier, permettant ainsi la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de réponse.

Réduction

Des expériences antérieures ont permis de déterminer la « variabilité de la mesure » afin de pouvoir calculer par un test de puissance le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre la significativité statistique selon la nature continue ou discontinue de la variable concernée. Le nombre utilisé pour ces expériences est de 6 animaux par génotype et par lot expérimental afin d’avoir des données statistiques robustes et de limiter le nombre d’expérience.

Raffinement

Les animaux en expérimentation sont hébergés en zone d’expérimentation, en groupe de 5 individus maximum par cage et de même sexe. L’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Dans chaque cage, le milieu est enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un bâtonnet de papier que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Les lots expérimentaux seront établis avant le début de l’expérimentation et une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée. Dans ce projet nous étudions le système immunitaire, toute administration d’analgésique entrainerait un biais de la réponse cellulaire observée. Ainsi, nous ne pouvons pas utiliser d’analgésique.

Choix des espèces

Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, animal de petite taille et à reproduction rapide et bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Souris adultes uniquement, à partir de 8 semaines pour une analyse du système immunitaire mature. L’étude d’un système immunitaire en développement ou vieillissant ne fait pas l’objet de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 810
Souffrances
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▲ 90
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Devenir
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 810

810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Pour modéliser la dépression, elles subissent un isolement social, des défaites sociales répétées, un traitement à la corticostérone dans l'eau de boisson, des prélèvements sanguins et, pour certaines, une chirurgie intracérébrale avec trépanation du crâne. Le porteur mentionne des tâches comportementales sans les détailler et reconnaît que la chirurgie et l'isolement représentent un stress modéré. Il affirme que l'usage de souris est 'indispensable' et reste 'le seul recours' pour comprendre la dépression, les bénéfices pour les patients étant renvoyés à la découverte future de traitements.

Objectifs

Les patients déprimés présentent des problèmes cognitifs. Bien que des traitements antidépresseurs existent, 30 % des patients ne répondent pas aux traitements. De plus, parmi les patients qui répondent, 50% rechute dans la dépression. Or, les problèmes cognitifs sont souvent les plus résistants aux traitements antidépresseurs et facilitent souvent les rechutes. Ainsi, l’objectif global de ce projet est de déterminer comment les problèmes cognitifs dans la dépression participent à la maladie et à la réponse aux traitements.

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront de mieux détecter la dépression, choisir le meilleur traitement pour le patient et suivre l’évolution de la maladie pendant le traitement. Elles permettront aussi de découvrir de nouveaux traitements pour les patients ne répondant pas aux traitements actuels.

Procédures

Dans ce projet, une minorité de souris mâles seront isolées pendant 3 semaines pour les rendre territoriaux mais seront remises avec une autre souris à travers une paroi trouée permettant des interactions sociales limitées pour prévenir les combats. La majorité des souris mâles non isolées seront soumis pendant 6 à 10 semaines à des tâches comportementales. Parmi ces souris, certaines souris seront hébergées par pair à travers une paroi trouée pendant 2 semaines, d’autres seront soumises au stress de défaites sociales pendant 2 semaines et d’autres encore seront en groupes et auront à boire un excipient dans l’eau de boisson dépourvu d’effet sur le systéme de stress pendant 8 semaines. Le reste des souris seront soumises à un traitements par l’hormone du stress (corticostérone) dans l’eau de boisson pendant 8 semaines. Parmi celles-ci, certaines ne seront exposées à aucune autre procédure et d’autres souris seront soumises à différents traitements antidépresseurs et à 3 prélèvements sanguin chacun espacé de 4 semaines. Enfin le reste des souris auront subit avant entrainement et traitements à la corticostérone et aux différents antidépresseurs, des chirurgies sous anesthésie gazeuse en début de procédure sans conséquence sur le bien-être de l’animal pour surveiller ou manipuler ponctuellement l’activité du cerveau au cours des procédures.

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux n'impliquent aucune douleur mais les animaux seront en restriction alimentaire légère pour les motiver à travailler pour une récompense ce qui peut induire un sentiment de faim temporaire, ce qui représente une nuisance légère. Pour soigner la dépression, les traitements antidépresseurs sont utilisés à des doses thérapeutiques faibles qui ont peu d’effets secondaires et pour certains d’entre eux ils nécessitent une contention pour leur injection. De plus, les prélèvements sanguins sur animal vigil chez certaines souris du projet sont suffisamment faibles et espacés pour laisser largement aux animaux le temps de récupérer de chacun des prélèvements mais représentent une douleur légère et nécessitent une contention pouvant constituer un stress léger. De plus pour induire la dépression, les épisodes de défaites sociales sont assez courts pour éviter des attaques sévères mais représentent néanmoins un stress léger. Par contre, pour les nuisances modérées, nous utiliserons pour induire un état de type dépressif, un traitement pharmacologique, très peu invasif (corticostérone dans l'eau de boisson) mais produisant un effet clinique avéré sur les symptômes dépressifs. De plus, bien que le cerveau soit dépourvu de fibres sensibles à la douleur, la chirurgie pour les implantations intracérébrales est invasive. En effet la mise à nu des os du crâne pour le repérage des coordonnées et leur trépanation est source de douleur et sera corrigée par des soins analgésiques pendant et après chirurgie. Après récupération, les conséquences de la chirurgie ne suscitent aucune douleur, souffrance ou angoisse intense ou modérée et persistante et un trouble persistant de l'état général de l'animal. Enfin l’isolement social de certaines souris, limité à 3 semaines représente un stress modéré chez la souris qui est une espèce sociale.

Devenir

La majorité des souris seront euthanasiées en fin d'expérience pour collecter et analyser ultérieurement leur cerveau.

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. Le modèle animal reste le seul recours pour comprendre les mécanismes neuronaux intégrés tels que ceux sous tendant les altérations émotionnelles, cognitives et décisionnelles dans la dépression et dont l'activité ne peut être modélisés à ce jour.

Réduction

Le nombre d’animaux pour chaque expérience a été choisi de manière à concilier la réduction du nombre d’animaux utilisés, tout en conservant un pouvoir statistique suffisant pour une interprétation raisonnable des expériences. Pour les premières études comportementales nous chercherons les relations dans un même groupe entre les différents types de comportements. Le reste des études comportementales utilisera un nombre plus faible d'animaux pour déterminer le rôle de différentes régions du cerveau dans le comportement. Ce nombre a été calculé par des techniques statistiques pour détecter des différences significatives entre groupes d’animaux avec une sensibilité suffisante. Nous utiliserons une approche statistique d'analyse de variance pour mesures répétées (ANOVA) suivie par des tests post-hoc adéquats. Les seuils de significativité seront fixés à *p

Raffinement

Nous avons choisi des conditions expérimentales appropriées pour réduire la douleur, la souffrance, l’angoisse ou les dommages durables que pourraient ressentir les animaux : - La plupart des animaux seront hébergés par groupe. Dans un protocole, des animaux seront isolés pour les besoins de l’expérience pendant une période limitées mais seront hébergés de nouveau avec un congénère à travers des parois trouées pour prévenir les comportements agressifs. - Les animaux seront observés quotidiennement par les membres qualifiés de l’animalerie et les responsables du projet afin de ne pas méconnaître les points limites. - Les tests comportementaux utilisent la récompense alimentaire pour réduire le stress des animaux. - la plupart des traitements utilisent des procédures non invasives dans l’eau de boisson et les animaux seront progressivement habitué à la manipulation avant les injections intrapéritonéales. - Les prélèvements de faible volume de sang seront espacés pour permettre aux animaux de récupérer de leurs effets. - Les mesures de poids des animaux seront couplés aux mesures comportementales afin de limiter le stress des animaux. - Une anesthésie générale par voie respiratoire couplé à une anesthésie locale et une analgésie pendant et aprés chirurgie seront utilisées pour l’implantation dans le cerveau d’appareil peu incommodant.

Choix des espèces

Les souris sont utilisées dans ce projet de par leurs capacités émotionnelles, cognitives et décisionnelles et de par les homologies avec l'Humain d’un point vue anatomique et fonctionnelle du cerveau, des types de cellules cérébrales et des processus moléculaires sous-jacents, ces homologies résultant d'une forte conservation au cours de l'évolution dans la classe des mammifères. Le modèle murin représente ainsi un outil précieux couramment utilisé pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires et développer de nouvelles stratégies pharmacologiques de traitement contre les altérations émotionnelles, cognitives et décisionnelles. Nous utiliserons des souris jeunes adultes de 8 à 20 semaines d’âge afin de modéliser au mieux les altérations cognitives dans la dépression chez les patient. En effet la prévalence de la dépression est la plus élevée dans la catégorie des 15-44 ans.