Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

1456 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu’à sévère, 964 tuées à l’issue et 492 réutilisées comme ‘stimulus social’. Les 964 souris expérimentales subissent une chirurgie stéréotaxique de deux à quatre heures, des injections cérébrales répétées, un isolement de trois semaines et une restriction alimentaire ramenant leur poids à 85 %, puis une batterie de quinze tests comportementaux (interaction sociale, anxiété, coordination motrice, labyrinthe). Le porteur étudie le rôle de l’ocytocine du cervelet dans les comportements sociaux et vise des pistes pour l’autisme et la schizophrénie. Il juge l’observation d’animaux vivants nécessaire et renvoie les retombées thérapeutiques à de simples pistes potentielles.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-324455v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Cervelet, Ocytocine, Cognition sociale, Cellule de Purkinje, Récepteur à l'ocytocine
Souris : 1456

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Ce projet vise à cerner la contribution du cervelet et, plus particulièrement, le rôle d’une molécule, l’ocytocine (OXT) sur les comportements sociaux. Historiquement, le cervelet est associé au contrôle des mouvements, mais, depuis plusieurs années, on sait qu’il contribue aussi aux émotions, à notre orientation, aux addictions ou encore aux interactions sociales. Parallèlement, dans notre cerveau, l’ocytocine, un neuropeptide, a pour principale fonction de réguler ces liens sociaux. Elle intervient dans l’attachement aux autres, la confiance ou l’empathie. Ce rôle a été mis en évidence au sein des réseaux neuronaux liés aux émotions et aux interactions sociales, mais n’a pas été exploré au niveau du cervelet. Pourtant, il est probable que l’OXT contribue à la modulation fine de l’activité du cervelet et, ainsi, influence l’adaptation aux contextes sociaux. Celle-ci passerait par les cellules du Purkinje et leurs récepteurs à l’OXT. L’activité de ces cellules, en conditions socialement dépendantes, pourrait moduler des fonctions sensorielles et motrices ou des apprentissages, augmenter potentiellement la saillance des stimulations sensorielles pertinentes associées à ces contextes, ou encore contribuer spécifiquement aux interactions simultanées entre l’individu et son environnement. Pour tester ces hypothèses et déterminer le rôle de l’OXT dans le cervelet en contexte social, nous manipulerons d’abord l’activité des cellules de Purkinje chez la souris. La libération d’ocytocine sera bloquée ou, au contraire stimulée, dans le cervelet à l’aide de techniques d’optogénétique et chémogénétique et nous évaluerons alors le comportement social des animaux. Les compétences sociales se développant avec la maturation du cerveau, nous réaliserons ce projet chez des animaux adolescents et adultes. Nous utiliserons des mâles et des femelles car, si l’OXT a des fonctions communes aux deux sexes, elle joue aussi des rôles supplémentaires chez les femelles en provoquant la parturition et la lactation par exemple. Puis, avec des animaux dépourvus de récepteurs à l’ocytocine dans le cervelet soit toute leur vie, soit à partir de l’adolescence ou encore à l’âge adulte seulement, nous déterminerons le rôle spécifique, dans le cervelet, de ces récepteurs dans les comportements sociaux et montrerons s’il existe ou non des fenêtres développementales où la présence de ces récepteurs est indispensable.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’ocytocine (OXT) est devenue une molécule de grand intérêt en neuroscience en raison de ses effets pro-sociaux. En effet, elle dispose d’un potentiel prometteur comme nouvelle cible thérapeutique pour les troubles neurodéveloppementaux dans lesquels les comportements sociaux sont perturbés ou mal adaptés (troubles du spectre autistique, schizophrénie, troubles déficitaires de l’attention…). L’OXT, outre son rôle chez les femelles dans la parturition et l’allaitement, régule la confiance, l’empathie, l’agressivité, l’excitation sexuelle, le sommeil, le stress, l’anxiété, la douleur et le système sensoriel, et ce tout au long de la vie et chez les deux sexes. Elle permet ainsi aux individus d’adapter leurs interactions sociales de manière flexible et en lien avec le contexte. Pourtant, si le rôle de l’OXT a été investigué dans les régions cérébrales impliquées dans ces interactions sociales, il ne l’est pas ou peu dans le cervelet et ce bien que plusieurs articles indiquent sa présence et celle de ses récepteurs dans le cervelet humain et de rongeur. En effet, le cervelet n’était pas considéré comme faisant partie de ces réseaux spécifiques. Or, ces quinze dernières années, on a montré que le rôle du cervelet n’est pas réduit au contrôle du mouvement : il participe aussi aux émotions, à nos capacités d’orientation dans l’environnement, aux addictions ou aux comportements sociaux. Grâce à sa vaste connectivité avec le reste du cerveau, le cervelet amorcerait ou orienterait, au niveau du cortex, le traitement des informations motrices, sensorielles, émotionnelles et cognitives dans des directions pertinentes, en particulier dans les contextes sociaux. Avec ce projet, nous serons en mesure de mieux cerner le rôle que jouerait l’ocytocine dans cette structure dans ces contextes sociaux et, potentiellement, de mettre ainsi en lumière de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement des troubles du comportement social.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

964 souris auront un tatouage à 10 j de vie pour identification et une biopsie de la queue pour génotypage (5 minutes). Elles auront aussi une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et locale d’une durée comprise entre 2h et 4h pour injection de vecteurs viraux, de fibres optiques ou de canules guide en fonction des procédures concernées. Potentiellement, sur ces animaux, 720 souris auront ensuite des injections cérébrales répétées (souris pour chémogénétique ; 3 pour les adolescents, jusqu’à 4 pour les adultes selon la procédure et le groupe concerné). Elles sont effectuées sous anesthésie générale courte (5 minutes) Les 1456 animaux seront soumis à une batterie de tests comportementaux. Quinze tests seront utilisés au total. Chaque animal, en fonction des procédures et de son groupe, ne sera testé que dans un nombre limité de tests (3 ou 4) sur une durée totale allant de 5 à 12 semaines en fonction des tests comportementaux effectués par les animaux, sauf les animaux qui seront suivis toute leur vie et seront testés dans 15 tests comportementaux différents, sur une durée globale de 4,5 mois. Ces tests évalueront le comportement social (durée : 3 semaines d’isolement et 40 minutes de test pour l’interaction libre ; 25 minutes pour la motivation sociale ; 3 jours pour la vie en groupe chez l’adolescent) et maternel (5 tests différents de durée variable : vocalisations : 2 minutes ; redressement :1 minute ; discrimination olfactive de litière : 2 minutes (nouveaux-nés); retour au nid : 15 minutes ; construction du nid : 24h (mère)), l’état émotionnel des animaux (3 tests : anhédonie : 3 jours ; anxiété : 15 minutes ; test de conflit entre besoin en nourriture et exploration nouvel environnement : 25 h ), les fonctions sensori-motrices (2 tests : coordination motrice : 30 minutes ; démarche : 10 minutes ; ), les capacités de discrimination sensorielles (test de discrimination avec les vibrisses : 20 minutes par jour sur 3 jours) et les capacités de mémoire et d’apprentissage (apprentissage d’un labyrinthe d’une durée de 20 jours environ).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Lors de ce projet, des effets indésirables sont prévus : l’isolement des animaux à l’âge adulte pour renforcer la motivation des animaux pour les interactions sociales, la privation/restriction alimentaire pour l’évaluation des capacités d’apprentissage et pour l’évaluation du conflit entre motivation pour la nourriture et exploration de l’environnement, et enfin une légère baisse ponctuelle de la température corporelle chez le nouveau-né lors des différents tests comportementaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les 964 souris expérimentales concernées par le projet feront l’objet d’une étude histologique post-mortem. La totalité des souris servant de stimulus social (congénères inconnus des animaux évalués, élevés en groupe pour être mis en présence ponctuellement des animaux testés et sans autre utilisation dans le projet) seront réutilisées (soit 492 souris)

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les objectifs de ce projet étant d’étudier le rôle d’une molécule (l’ocytocine) au sein de certaines régions cérébrales dans les comportements sociaux, nous devons pouvoir observer et analyser ces comportements chez des animaux sains. Nos travaux de recherche ne peuvent donc se faire que sur animaux vivants, les autres types de procédures expérimentales (simulations informatiques ou cultures cellulaires par exemple) ne permettant pas de répondre à nos questions.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour réduire le nombre d’animaux et optimiser nos résultats, les animaux serviront à plusieurs mesures chaque fois que possible. Ainsi, dans chacune des expériences proposées, les mêmes animaux feront l’objet de tests comportementaux qui seront réalisés dans deux conditions expérimentales. Pour réduire le nombre d’animaux visiteurs nécessaires pour nos tests d’interaction sociale, nous passerons plusieurs fois le même animal en tant que visiteur. Le nombre d’animaux est choisi pour tenir compte des difficultés techniques inhérentes au projet et pour minimiser la durée totale d’expérimentation pour chaque individu, tout en prenant en compte l’existence la variabilité inter-individuelle. Les différentes procédures expérimentales ont ainsi été pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Toutes les données obtenues au cours de ce projet seront analysées avec des tests statistiques adaptés.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les procédures le nécessitant se font sous anesthésie générale et analgésie. Pour limiter le stress, le(s) même(s) expérimentateur(s) manipule(nt) les animaux, y compris lors des tests comportementaux. Ils sont anesthésiés après induction gazeuse. Si besoin, ils ont un traitement analgésique et sont suivis jusqu’au réveil. Puis, chaque animal est surveillé quotidiennement et le traitement analgésique prolongé si besoin. Pour éviter l’inflammation, un traitement est donné, le produit étant mélangé à la nourriture pour 3 jours maximum. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, durant toute l’étude. La douleur est contrôlée par des points limites évalués en amont et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés. Durant le projet, les animaux sont observés une fois par semaine et évalués avec une Grille de score. Le poids des animaux sera, hors périodes spécifiques avec suivi journalier, monitoré par point hebdomadaire. Points-limites : modification de poids corporel : Perte de poids > 20% par rapport au jour précédent durant la période post-opératoire (3 jours) et durant les périodes nécessitant un contrôle quotidien de la prise de nourriture, ou perte de poids totale équivalent à plus de 20 % par rapport au poids initial. Apparence physique : Poils très ébouriffés, posture anormale, yeux fermés, déshydratation. Comportement : Vocalisations non sollicitées, automutilations, animal très agité ou immobile, yeux fermés, stéréotypies. Les animaux vivent en collectivité avec environnement enrichi (copeaux, objets et matériel de nidification) jusqu’à l’évaluation de leur comportement social. Pour celui-ci et la suite des tests, un isolement préalable peut être requis pour les animaux (3 semaines chez l’adulte). Ils seront alors isolés, mais leur environnement restera enrichi. L’eau est mise à disposition ad libitum durant toute la durée des expériences. Enfin, la nourriture est accessible à volonté dans les cages de vie, sauf dans les deux semaines avant le test d’évaluation de la cognition spatiale et pendant la durée de celui-ci (20 jours maximum), et durant les 24h précédant : l’accès à la nourriture est restreint pour motiver les animaux durant l’apprentissage de la tâche et le test d’évaluation du conflit entre motivation alimentaire et exploration de l’environnement. Le poids est amené à 85% du poids de départ et monitoré chaque jour. Les nouveaux-nés restent avec leur mère jusqu’au sevrage.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le choix de la souris est dû au fait que ces animaux ont des capacités cognitives et sociales adaptées aux questions posées dans le projet. Ces mammifères ont par ailleurs un fonctionnement et un développement cérébral qui peut être comparé à celui de l’homme pour les questions abordées dans ce projet (rôle du cervelet et de l’OXT et évolution de ceux-ci au cours du développement). Notre projet vise à étudier le rôle du cervelet et de l’ocytocine dans ce dernier dans les comportement sociaux à différents stades du développement : avant maturation complète du système nerveux et après. Nous utiliserons donc des animaux nouveaux-nés, des adolescents (âge inférieur à 50 jours Post-Natal (PN)) et des adultes (PN> 70 J) d’autre part. Cela se justifie par le fait que le cervelet, chez l’homme, se développe jusqu’à 2 ans après la naissance et parce que, en investiguant comme nous le faisons ici, le rôle de ce dernier dans un contexte social, nous questionnons la mise en jeu de la voie cérébello-préfrontale. Le cortex préfrontal, structure-clé de la cognition sociale, étant la partie du cerveau dont le développement est le plus tardif chez l’homme (il n’atteint son plein développement qu’au début de l’âge adulte), la mise en jeu de cette voie se traduit potentiellement par des effets différents en fonction de l’âge des animaux. Notre projet vise à étudier le rôle du cervelet et de l’ocytocine dans ce dernier dans les comportements sociaux. Nous l’évaluerons à différents stades du développement : avant maturation complète du système nerveux et après. Nous utiliserons donc des animaux nouveau-nés (moins de 8 jours), des adolescents (Post-Natal 70 J) selon les expériences. Cela se justifie par le fait que ces comportements sociaux se mettent en place très tôt (relation petit-mère notamment) et évoluent avec le temps. Ainsi, la mise en jeu de la voie indirecte cérébello-frontale, en particulier en contexte social, est susceptible de se traduire par des effets potentiellement différents en fonction de l’âge des animaux. En effet, le cortex préfrontal, structure clé de la cognition sociale, est la structure cérébrale dont le développement est le plus tardif chez l’homme : il n’atteint son plein développement qu’au début de l’âge adulte.