Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 144
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144 souris mâles vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales puis subissent un acte chirurgical terminal de vingt minutes, le cerveau étant prélevé pour analyses. L'objectif est fondamental, étudier le rôle de l'œstradiol dans la plasticité cérébrale au cours de la puberté. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne permet cette analyse et qu'il n'est "pas possible" de remplacer le recours à l'"organisme entier".

Objectifs

La puberté est une période critique de développement aboutissant à la maturité sexuelle. C’est un moment de plasticité cérébrale intense, associé à de considérables changements hormonaux, neuraux et comportementaux. La puberté est déclenchée par la réactivation de l'axe hypothalamo-hypophysaire-gonadique. L'augmentation pubertaire de la sécrétion des stéroïdes sexuels et la localisation cérébrale des récepteurs des œstrogènes suggère un rôle clé de l’œstradiol dans la neuroplasticité pubertaire. De plus, les récepteurs des œstrogènes ont été localisés au sein des mitochondries, suggérant un rôle de l'œstradiol dans les changements qui ont lieu à la puberté. L'objectif de ce projet est d'étudier les changements de plasticité de l’hypothalamus au cours du développement pubertaire. Des souris mâles seront utilisées afin d’étudier la morphologie neuronale et mitochondriale au cours du développement hypothalamique et d’identifier les périodes les plus sensibles aux changements hormonaux.

Bénéfices attendus

Les données obtenues contribueront à déterminer les périodes clés de plasticité du cerveau et le rôle des œstrogènes pubertaires dans ces processus. Ceci est particulièrement pertinent dans le contexte du développement de meilleurs traitements pour les troubles de la puberté mais également pour les troubles psychiatriques et comportementaux qui se manifestent souvent pendant cette période.

Procédures

Les animaux (n=144) subiront un acte unique de chirurgie terminale effectuée sous anesthésie et analgésique d’une durée de 20 minutes. A l’issue de cet acte terminal les prélèvements sont réalisés pour analyse.

Impact sur les animaux

Les souris seront soumises à des injections intrapéritonéales. Les produits administrés n’ont pas d’effet douloureux connus, les animaux auront le seul inconfort de la contention et de l’injection. Pour la mise à mort, les animaux sont anesthésiés profondément avant la chirurgie terminale par une personne expérimentée. Les animaux sont observés attentivement pendant l’anesthésie et toute modification comportementale caractéristique d'une douleur intense, d'une détresse respiratoire ou d'une souffrance sera considérée comme point limite. Au besoin, une dose de rappel d’anesthésique sera effectuée.

Devenir

L'ensemble des souris sera euthanasié afin de prélever les cerveaux nécessaires à la réalisation des analyses neuroanatomiques et morphologiques.

Remplacement

L'étude du rôle de l’œstradiol dans la neuroplasticité au cours du développement pubertaire nécessite des modèles animaux pour pouvoir étudier le réseau neuronal complexe au sein de l’organisme entier. Des animaux vivants seront donc nécessaires pour ce projet. Ce projet comporte des analyses neuroanatomiques et neuroendocrines de physiologie intégrée qui n’est pas possible d’analyser à l’aide de méthodes alternatives et/ou substitutives. Il n'est donc pas possible de remplacer l’utilisation d’organisme entier.

Réduction

Le nombre total d'animaux utilisé est 144. Il a été calculé au plus juste pour garantir la puissance statistique de l’étude. L’expertise scientifique de l’équipe dans l’étude neuroanatomique des fonctions de reproduction permet de connaitre le nombre d’animaux nécessaire par groupe afin d’obtenir des résultats fiables. Les effectifs utilisés ont été calculés au plus juste afin d'obtenir une analyse statistique significative le cas échéant, compte tenu de la variabilité interindividuelle. Afin de réduire le nombre d'animaux, plusieurs régions du cerveau seront analysées pour chaque animal. Les autres organes (hypophyse, ovaire, dents, squelette...) seront proposés aux collaborateurs de l'équipe.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une animalerie, sous la supervision de soigneurs et d’un vétérinaire qualifié. Les souris seront soumises à un cycle lumière- obscurité de 12h dans un environnement à température contrôlée avec un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Les cages complètes seront changées chaque semaine. Pour l'enrichissement, un nid sera placé dans la cage. Avant chaque procédure chirurgicale, une analgésie sera effectuée par l’injection d’un analgésique 20 minutes avant la procédure. Les souris seront surveillées quotidiennement et pesées hebdomadairement afin de s'assurer que toute souris présentant un ou plusieurs points limites sera euthanasiée. Toutes les euthanasies des animaux seront effectuées sous anesthésie générale. L'anesthésie profonde de l'animal est vérifiée par le pincement de la patte arrière et l'absence du réflexe de clignement de paupière suite à une stimulation de l'œil. Une analgésie sera effectuée 20 minutes avant la chirurgie terminale.

Choix des espèces

La souris est l'un des modèles les mieux caractérisés pour ces études neuroendocrines et neuroanatomiques grâce à la disponibilité d'outils biotechniques (anticorps, lignées transgéniques...) et de données dans la littérature permettant, d'une part de comparer les résultats obtenus avec ceux des autres laboratoires et d'autre part d'implémenter les connaissances sur cette thématique. Ce projet apportera de nouvelles connaissances complémentaires quant aux changements cérébraux qui ont lieu en particulier dans l’hypothalamus au cours du développement postnatal et pubertaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 40
Souffrances
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40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections abdominales et intraveineuses au niveau de l'œil, des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis sont infectées par un virus provoquant une perte de poids temporaire, avant prélèvement de la rate et du foie. Il s'agit d'étudier le rôle d'une protéine de l'inflammation dans la réponse antivirale des lymphocytes T. Le porteur affirme que les interactions entre cellules immunitaires ne peuvent pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

Objectifs

Les lymphocytes T, qui sont une population de cellules du système immunitaire, jouent un rôle essentiel dans la défense contre les infections virales aigües (telles que la grippe) et chroniques (comme les hépatites B ou C). La compréhension des mécanismes régissant ces fonctions a donc un fort intérêt fondamental et thérapeutique. Des données de la littérature, indiquent qu’une protéine de l’inflammation pourrait jouer un rôle majeur dans l’élimination des virus, via son rôle dans les lymphocytes T. Nous souhaitons ainsi tester sa fonction in vivo, dans un modèle d’infection virale aigüe et un modèle d’infection chronique, qui reflètent fidèlement le déroulement de ces maladies chez l’homme. La charge virale et la réponse immunitaire seront ainsi mesurées après infection de souris témoins et déficientes pour la protéine d’intérêt.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait nous permettre de mettre en évidence un nouveau mécanisme de régulation de la fonction des lymphocytes T dans le contexte des réponses anti-virales, donnant ainsi des indices sur la physiopathologie des infections aigues et chroniques chez l’homme.

Procédures

-Injections dans l’abdomen : 1 injection sur 20 animaux vigiles, 2 à 3 secondes/injection. -Injections intra-veineuses au niveau de l’oeil: 1 injection sur 20 animaux sous anesthésie générale gazeuse, 5 secondes/injection sous anesthésie générale gazeuse de 1 minute environ. -Prélèvements sanguins au niveau de l’oeil : 1 prélèvement sur 20 animaux, 10 secondes/prélèvement sous anesthésie générale gazeuse de 1 minute environ. 2 prélèvements à 10 jours d’intervalle, sur 20 autre animaux : 10 secondes/prélèvement sous anesthésie générale gazeuse de 1 minute environ.

Impact sur les animaux

Certaines procédures peuvent induire une douleur légère à modérée (injections intraveineuses et abdominales, prélèvements sanguins). Le protocole d’injection et de prélèvement que nous suivrons est bien établi pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. L’injection dans l’abdomen peut éventuellement provoquer une inflammation locale temporaire. L’injection intraveineuse et les prélèvements sanguins peuvent éventuellement provoquer une inflammation au niveau de l’oeil. Une perte de poids limitée et temporaire (4 jours) est attendue suite à l’infection virale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de prélever les rates et foies. L’objectif est d’analyser la charge virale et le phénotype immunitaire. Ceci permettra de documenter la fonction de la protéine d’intérêt non seulement dans l’élimination du virus mais également sur le type de réponse immunitaire mis en place.

Remplacement

Un certain nombre d'expériences in vitro, suggérent un rôle d’une protéine de l’inflammation dans la fonction anti-virale des lymphocytes T. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences in vivo pour mesurer la fonction de la protéine d’intérêt dans un contexte physiologique pertinent. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la bio-informatique, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Une taille d'échantillon de 10 souris/groupe est calculée. Ces éxpériences n’ont jamais été réalisées, et il n’y a pas de double emploi des animaux.

Raffinement

Le protocole d’injection et de prélèvement que nous suivrons est bien établi pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. Les injections et prélevements par voie intraveineuse seront accompagnées de l’appication d’une goutte d’anesthésique local pour limiter la douleur, et seront effectués en alternance sur chaque oeil. De plus l’utilisation de l’anesthésie générale gazeuse, un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs, et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris. Le comportement, le poids, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience, et l’altération d’un de ces paramètres entraînera une surveillance accrue. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence d’un modèle transgéniques nous permettant de mesurer le rôle de la protéine d’intérêt dans les réponses immunitaires, et l’existence de virus modèles, reflétant le déroulement des infections virales comme la grippe ou les hépatites B et C chez l’homme. Pour atteindre la maturité du système immunitaire, les souris seront âgées de 7 à 30 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
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 180

180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules humaines de cancer du sein leur sont greffées sous la peau, puis elles reçoivent des traitements par voie orale, sous-cutanée ou par gavage pendant plusieurs semaines, la tumeur étant prélevée à la mise à mort. L'objectif est de comprendre la résistance à l'hormonothérapie du cancer du sein via une protéine. Le porteur affirme que les travaux in vitro ne reproduisent pas l'activité de cette protéine dans la tumeur et qu'un modèle de greffe chez la souris est requis.

Objectifs

Les patientes atteintes de cancer du sein qui présentent une tumeur exprimant un récepteur aux estrogènes sont traitées par hormonothérapie. En clinique les traitements de ces patientes par hormonothérapie diminuent le taux de rechute et améliorent la survie des patientes. Néanmoins l’efficacité de ces thérapies est limitée par la résistance à ces traitements, car jusqu’à 40% récidivent. C’est pourquoi de nouvelles molécules sont en cours de développement. Le problème majeur est qu’il n’existe pas de marqueur prédictif de réponse à ces traitements. Récemment, il a été identifié une protéine, dont la présence dans le noyau cellulaire participe à l'activité anti-tumorale des traitements. L’objectif du projet est de comprendre le rôle de cette protéine dans la réponse des patientes aux différentes hormonothérapies et de restaurer la sensibilité aux hormonothérapies dans des modèles résistants, en régulant la bonne localisation de cette protéine. Pour ceci, un modèle murin développé à partir de greffe de cellules cancéreuses humaines permettra de reproduire la réponse anti-tumorale observée chez les patientes sensibles ou résistantes aux traitements hormonaux, et d'étudier le rôle de cette protéine.

Bénéfices attendus

L'utilisation de ce modèle murin de xénogreffes qui mime la tumeur des patientes hormono-sensibles permettra de mieux comprendre la résistance au traitement par des hormones et donc d'identifier des biomarqueurs de la sensibilité des patientes à l’hormonothérapie, d’adapter les traitements des patientes ayant un cancer du sein hormonosensible et donc d'entrevoir de nouvelles thérapies.

Procédures

Des cellules humaines de cancer du sein sont injectées sous la peau des souris. Pour effectuer ce geste, la souris est endormie durée 4 min, une seule injection de 0.1 ml, durée 20 sec. A la suite de cette injection, la souris développera une tumeur sous-cutanée. La croissance tumorale est suivie par des mesures au pied à coulisse 3 fois par semaine au maximum, l’animal est maintenu immobile environ 25 secondes. Les composés sont administrés par voie orale dans l’eau de boisson (à partir de l’entrée des souris en protocole jusqu’à la mise à mort),ou par injection sous cutanée (1x/semaine, 10 sec, pendant 4 semaines maximum), ou par gavage (1x/sem à 5 x/sem selon le composé, 45 sec, pendant 4 semaines maximum).

Impact sur les animaux

L’injection de cellules tumorales en sous-cutané entrainera le développement de tumeur, en réponse à la stimulation par l'estrogène dans l’eau de boisson. Un surdosage d'estrogène pourrait induire un gonflement abdominal (jamais observé dans les conditions utilisées). Tumeur : nécrose ou un gêne à la locomotion (très rare). Injections répétées peuvent entrainer une irritation. Multi-contentions peuvent engendrées un stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car la tumeur sera prélevée pour des analyses immunohistochimiques, biochimiques et moléculaires.

Remplacement

Nos travaux menés in vitro dans des cellules de cancer du sein suggèrent l'activité bénéfique d'une protéine dans la réponse aux antiestrogènes ches les patientes atteintes d'un cancer du sein hormonosensible. Ces travaux in vitro ne permettant pas de reproduire l'activité de la protéine telle qu'elle est observée dans les tumeurs chez la patientes. Des études in vivo seront faites grâce à un modèle de greffe de cellules humaines de cancer du sein, chez la souris. Ce modèle murin mime ainsi la tumeur mammaire humaine et est nécessaire à l'observation des caractères de la tumeur chez les patientes.

Réduction

La formation de tumeur chez les souris est d'environs 80% dans ce modèle murin de cellules de cancer du sein. Nous étudierons l'inhibition de la croissance entre les souris traitées et les souris non traitées. Pour mesurer une différence significative des traitements, sur la croissance des tumeurs, entre les groupes de souris traitées et celles ne recevant pas le traitement, il faut greffer 10 souris par groupe.

Raffinement

Les analyses de croissance des tumeurs seront non-invasives (mesure au pied à coulisse) et ne requièrent pas d'injection d'anesthésiant. De l'aliment humidifié en fond de cage sera disposé si un animal présente une gêne de la mobilité due à la croissance tumorale ou une irritation lors de gavage (très rare). Les traitements seront planifiés, en fonction de leur fréquence, de façon à ce qu'un animal recoive un seul traitement par gavage par jour. La greffe des cellules sera faite sous anesthésie. Une anesthésie locale par application de crème sera réalisée lors de l'indentification des animaux

Choix des espèces

La souris immunodéficiente est couramment utilisée en oncologie car l’inoculation de cellules tumorales humaines n’induit pas le rejet de la greffe dans cette espèce. Les études concernent le cancer du sein, c'est pourquoi l'expérimentation sera réalisée avec des souris femelles de 8 semaines, car à cet âge, l’ensemble des fonctions est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 430
Souffrances
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430 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ces souris génétiquement modifiées reproduisent le syndrome de Rett, avec difficultés respiratoires, troubles moteurs, crises d'épilepsie et une espérance de vie réduite à deux mois pour les mâles, auxquels s'ajoutent des injections sous-cutanées quotidiennes et des prélèvements sanguins. Le résumé évoque des analyses comportementales sans préciser lesquelles. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut reproduire les réseaux neuronaux du syndrome et présente le rôle de la leptine comme un espoir thérapeutique.

Objectifs

Le syndrome de Rett est une maladie d'origine génétique définie par un trouble grave et global du développement du système nerveux central. Ce syndrome entraine un polyhandicap qui se manifeste par une déficience intellectuelle sévère, infirmité motrice, des troubles respiratoires et présence d’activité épileptique. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif de la maladie. Diverses thérapies géniques ou pharmacologiques sont envisagées pour traités ce syndrome. Notre objectif est de développer une approche thérapeutique ciblant la leptine. La leptine est une hormone sécrétée par le tissu adipeux, capable d’agir au niveau du cerveau et de contrôler de nombreuses fonctions physiologiques telles que la prise alimentaire, le métabolisme, les activités respiratoires et cardio-vasculaires, l’anxiété, les fonctions cognitives et la susceptibilité à l’épilepsie. Ces fonctions sont affectées chez les patients atteints du syndrome de Rett et chez les modèles murins, ce qui soulève la possibilité que des niveaux excessifs de leptine puissent contribuer à la progression du syndrome de Rett. En accord avec cette hypothèse, des taux élevés de leptine circulante ont été observés chez des patients atteints du syndrome de Rett et dans des modèles de murins. Notre objectif est de tester le rôle de l’hormone adipocytaire, leptine, dans les troubles comportementaux associés au syndrome de Rett sur un modèle murin.

Bénéfices attendus

Notre espoir est de démontrer un rôle de la leptine dans l’éthologie du syndrome de Rett et ainsi ouvrir une nouvelle approche thérapeutique pour traiter cette maladie.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées quotidiennes entre le 40ieme et 50ieme jour de vie postnatale pour les mâles et entre le 60ieme et 80ieme jour de vie postnatale pour les femelles. Un prélèvement sanguin sera effectué au début et à la fin du traitement.

Impact sur les animaux

Nous utiliserons le modèle murin. Il s’agit de souris transgéniques qui présentent des symptômes qui rappellent les troubles décrits chez les patients atteints de syndrome de Rett, et donc un phénotype dommageable. Ces souris mâles présentent des difficultés respiratoires, des problèmes de locomoteur, des troubles cognitifs et une perte de poids à partir d'un mois. Leur espérance de vie est de 2mois. Les souris femelles hétérozygotes présentent les mêmes troubles vers l'âge de 6 mois. Elles présentent également dans certains cas, des activités épileptiques spontanées et contrairement aux mâles une prise de poids progressive. Elles ne présentent pas de surmortalité par rapport aux souris sauvages.

Devenir

Les animaux utilisés pour les analyses comportementales et neuronales seront euthanasiés.

Remplacement

Seule l'expérimentation chez l'animal permettra de remplir les objectifs de ce projet. Il n'est actuellement pas possible pour les méthodes in vitro (non animales) de reproduire les processus pathologiques complexes du syndrome de Rett. L’organisation et le fonctionnement des réseaux neuronaux ne peuvent être reproduits dans des modèles de lignées cellulaires ou de cultures neuronales.

Réduction

Des calculs statistiques utilisant les données d'études antérieures ont été utilisés pour calculer le nombre minimum d'animaux requis tout en garantissant l'obtention de résultats statistiquement significatifs. Les tâches proposées permettent d’évaluer les animaux sur plusieurs paramètres (comportementaux et immuno-histologie; électrophysiologie et histologie, prélèvements sanguins), réduisant ainsi le nombre d'animaux nécessaires. Pour les enregistrements électrophysiologiques, 2 chercheurs seront mobilisés. La présence de 2 chercheurs pour les analyses électrophysiologiques permettra d’augmenter le nombre de neurones enregistrés par animal, et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés pour atteindre une taille de l’échantillon (nombre de neurones enregistrés) permettant une analyse statique.

Raffinement

Les animaux seront habitués à la manipulation par l’expérimentateur. Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement via l’observation de leur aspect général (poil hirsute, position voutée, yeux) et de leur comportement (apathie, agressivité, absence de nidation). Le suivi de leur poids sera également un critère. Lorsque les points limites sont atteints (signes visibles de la maladie, perte ou prise de poids excessive) les animaux seront sacrifiés. L'équipe continuera à examiner les dernières découvertes afin d'identifier toute nouvelle possibilité d'affiner l'expérience de ces animaux, tout en atteignant les objectifs de l'étude.

Choix des espèces

La souris est actuellement l’organisme-modèle le plus utilisé en recherche biomédicale. Elle présente de nombreux intérêts : sa taille, son rythme rapide de reproduction et une gestation courte par rapport à d’autres organismes-modèles. De nombreux animaux existent permettant par exemple de déterminer les mécanismes moléculaires impliqués dans différentes pathologies. Nous utiliserons des souris modifiées génétiquement qui récapitulent les symptômes décrits chez les patients atteints du syndrome de Rett. Il s’agit donc d’un modèle pertinent concernant les objectifs du présent projet. Pour ce projet, des injections seront effectuées sur des mâles âgés de 40 jours de vie postnatale, pendant 10 jours consécutifs et chez des femelles âgées de 60 jours pendant 20 jours. Les analyses comportementales et histologiques seront réalisées entre le 50ieme et 55ieme jour de vie postnatale pour le mâles et aux alentours du 80ieme jour de vie pour les femelles. Ces stades développementaux correspondent aux périodes d'apparition et d'aggravation des symptômes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 5088
Souffrances
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 5088

4 224 souris opérées sous anesthésie, la tête fixée dans un dispositif qui repère les coordonnées du cerveau pour y injecter un virus, et 864 autres injectées dans une veine de la queue, éveillées et sous contention après chauffage : 5 088 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes mises à mort par injection à l'issue. Des prises de sang sont prévues toutes les deux semaines pendant huit semaines pour mesurer leur réponse immunitaire. Le projet doit cartographier les régions du cerveau qu'atteignent de nouveaux vecteurs viraux de thérapie génique selon la voie d'injection, avant des essais sur des lignées de souris atteintes de maladies neurodégénératives. Le porteur présente ce tri comme un moyen de réduire le nombre d'animaux non-humains utilisés plus tard, et écrit que sa stratégie "permet de limiter le nombre d'animaux utilisés (5088)".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de définir de nouveaux vecteur médicaments pouvant atteindre différentes structures du cerveau, selon différentes voies d’injection. La thérapie génique par vecteur virale (AAV) a démontré durant la dernière décennie son efficacité pour le traitement des maladies d’origine génétique. Ainsi, de nouveaux médicaments ont reçu leur autorisation de mise sur le marché . Néanmoins, de nombreux défis restent à relever. Premièrement, selon la maladie ciblée il est important de redessiner une stratégie. En effet, les essais cliniques nous montrent que la même stratégie par AAV peut avoir des effets opposés et cela même si les maladies sont proches. Deuxièmement, concernant le traitement de maladies du cerveau, le type d’injection (dans le cerveau ou dans le sang) affecte la dispersion du produit et donc, les cibles atteintes. Des études préliminaires ayant démontré l’amélioration de la distribution d’un AAV modifié pour les structures cérébrales en injection locale chez la souris, nous évaluerons l’efficacité de nos autres candidats selon différentes voies d’injections. Ces résultats permettront d’utiliser les meilleurs vecteurs dans les meilleures conditions d’injection lors des études de preuves de concept pour le traitement de différentes maladies neurodégéneratives, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de résultats robustes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux caractériser les nouveaux vecteurs médicaments. Ainsi, lors des études de preuve de concept dans des modèles de maladies neurodégénératives, seuls les AAVs atteignant les cibles d’intérêt de manière adéquate (temps et quantitativement) seront injectés via la route d’injection la plus pertinente, limitant ainsi le nombre d’animaux nécessaire à la définition des conditions thérapeutiques. Ce projet permettra in fine le développement de médicaments innovants pour les maladies neurologiques.

Procédures

Injection locale dans le cerveau : réalisée sur animal préalablement anesthésié et analgésié et maintenu sous anesthésie. La tête de l’animal est maintenue en position par un dispositif permettant d’établir des coordonnées précises du cerveau. Geste réalisé sur 4224 animaux, une seule fois par animal. Durée totale de la chirurgie : 1h30 pour les phases de pré-chirurgie et chirurgie, puis jusqu’au réveil de l’animal. Injection par voie veineuse : réalisé sur un animal vigile sous contention après dilatation préalable des veines de la queue (chauffage). Geste réalisé sur 864 animaux, une seule fois par animal. Durée totale : maximum de 5 minutes sous contention. Prélèvements sanguins permettant de mesurer la réponse immuniaire : 1 fois toutes les 2 semaines pendant 8 semaines.

Impact sur les animaux

-Chirurgie : risque anesthésique, saignement, risque hypothermique, risque d’assèchement des muqueuses, déshydratation, perte de liquide céphalorachidien, infection. - Injection intraveineuse de l’AAV (voie caudale) : saignement, contention - Prélèvements sanguins multiples : contention, hématome

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par injection

Remplacement

Le principe de la thérapie génique repose sur l’utilisation d’un virus médicament pour véhiculer un gène médicament jusqu’aux cellules à traiter. Les interactions entre le virus médicament et les différentes composantes de l’organisme (système immunitaire par exemple) ne peuvent pas être toutes reproduites simultanément dans les modèles cellulaires ou informatiques. De plus, le système nerveux est un système complexe ayant une structure tridimensionelle particulière, ne pouvant être reproduite. Parallèlement à l’utilisation d’animaux, nous mettons en place des cultures de tissus qui nous permettront de réaliser une première sélection de nos virus médicaments, limitant ainsi le nombre d’animaux injectés.

Réduction

La stratégie choisie permet de limiter le nombre d’animaux utilisés (5088). Seuls les virus médicament ayant été décrits comme efficaces dans le cerveau seront testés, réduisant ainsi le nombre de souris utilisées. Par ailleurs, des mâles et des femelles seront inclus dans les études afin d’obtenir la meilleure représentativité des réponses biologiques et de réduire le nombre d’animaux sans introduire de biais et permettant ainsi d’optimiser l’élevage des animaux achetés chez les éleveurs agréés. Ces résultats seront ensuites utilisés pour alimenter les programmes d’essais de thérapie génique dans les modèles de maladies neurodégénératives. Ainsi le nombre d’animaux présentant un phénotype délétère dans les prochaines études pourra être réduit.

Raffinement

Des études pilotes permettront de déterminer la dose optimale de virus médicament, la vitesse d’injection et le nombre de points d’injection nécessaires et suffisant pour assurer le meilleur traitement. • Condition de vie des animaux : les animaux seront hébergés en groupes sociaux avec du matériel de nidification et un abri dans chaque cage afin de limiter le stress. Une période d’acclimation de 7 jours minimum sera respectée. Les souris seront pesées avant injection puis toutes les semaines afin de suivre les variations de poids. Les souris sont manipulées régulièrement pour s’habituer à l’utilisateur • Procédure d’injection locale : les animaux seront traités avec des anesthésiques et analgésiques avant et jusqu’à 3 jours après la chirurgie. Toute suspicion de souffrance animale sera soumise à un examen du vétérinaire présent à l’animalerie qui validera la nécessité de mise à mort ou non de l’animal. • Procédure d’injection systémique : les animaux seront placés dans un appareil de contention, sous lampe chauffante afin de maximiser la dilatation des veines de la queue et de réduire le temps de contention. • Approche statistique : Basé sur les connaissances actuelles dans le domaine de la thérapie génique, nous avons alors utilisé un test statistique définissant un nombre de 6 souris par groupe.

Choix des espèces

Il a été démontré précédement que la souris est un modèle prédictif du potentiel thérapeutique chez l’homme. De plus, les différents modèles de maladies neurodégénératives étants murins, il est nécessaire de valider les différents paramètres dans cette espèce afin de réaliser de façon efficace et optimale le développement de nouveaux traitements. Des animaux de 8 à 10 semaines seront utilisés. Ce stade correspond à un plateau dans le développement du cerveau de la souris couplé à un système immunitaire mature. De plus, la taille des animaux à cet âge est adequate avec un taux de récupération post-chirurgie plus élevé (moins de surcharge pondérale et de maladies métaboliques réduisant ainsi les risques liés à l’anesthésie et à l’analgésie)

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 630
Souffrances
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630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit une électroporation musculaire d'environ une heure et demie sous anesthésie, avec des injections sous-cutanées et des électrodes intramusculaires, pouvant laisser un inconfort des pattes arrières. L'objectif est fondamental, comprendre comment une protéine réceptrice régule la signalisation calcique dans le muscle. Le porteur affirme que les cultures de cellules musculaires se dédifférencient et ne peuvent donc pas remplacer le muscle adulte de souris.

Objectifs

Des changements de concentration de calcium dans la cellule sont à l’origine de la contraction musculaire, mais participent également à la régulation de différentes fonctions cellulaires. Ainsi, les concentrations de calcium sont soumises à une régulation très fine, et qui implique diverses structures cellulaires et protéines. Le projet a pour but de comprendre la régulation de la signalisation calcique musculaire par une protéine, le récepteur aux endocannabinoïdes de type 1 (CB1). Nous souhaitons notamment répondre aux questions suivantes : -quels sont les mécanismes de régulation de la signalisation calcique par CB1 et les impacts sur la fonction du muscle. -cette régulation dépend elle de la localisation subcellulaire de CB1 ? Par ailleurs, la signalisation calcique du muscle étant extrêmement bien caractérisée, il est très facile d’en disséquer des mécanismes très pointus de régulation. Les données obtenues sur le muscle serviront ensuite de support pour l’exploration de cette question dans les cellules cérébrales, pour lesquelles la signalisation calcique est moins connue.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à la fois une meilleure compréhension de la régulation de la signalisation calcique subcellulaire par une protéine, le récepteur aux endocannabinoïdes de type 1 (CB1), mais aussi des mécanismes d’adressage de cette protéine aux diffèrents compartiments subcellulaires. Les résultats obtenus dans le muscle pourront servir de base pour l’exploration de CB1 dans d’autres types cellulaires telles que les cellules du cerveau.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure d’électroporation sous anesthésie. La procédure aura lieu une fois au court de la vie de l’animal, et dure environ 1h30 (3*5 min entrecoupées de longues pauses).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une seule procédure expérimentale (électroporation) au cours de leur vie. La procédure comprend des injections d’analgésique, de hyaluronidase et plasmides en sous cutanés, et d’électroporation par électrodes intramusculaires, le tout sous anesthésie générale (isofluorane).Il a 3 phases d’anesthésie lors de la procédure. L’animal peut ressentir du stress lors des phases d’induction de l’anesthésie (animal placé dans une boite à induction) et de réveil. Par ailleurs, l’animal peut présenter un inconfort au niveau des pattes arrières dans les heures suivant l’électroporation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour le prélevement des tissus nécessaires à l’expérimentation.

Remplacement

La méthode de remplacement existante pour l’étude du muscle squelettique est la culture de lignées cellulaires type myotubes ou la culture primaire. Les myotubes sont des cellules immatures dont la structure interne et la signalisation calcique ne sont pas équivalentes à celle d’un muscle adulte. La cellule musculaire de souris adulte mise en culture va se dédifférencier, et adopter un phénotype immature. Le projet étant d’étudier la signalisation calcique sur le muscle adulte, nous ne pouvons pas remplacer l’animal par ces modèles.

Réduction

En respect du principe des 3Rs, nous avons néanmoins optimisé le protocole afin de REDUIRE au maximum le nombre de souris utilisées : des tests de puissance statistique ont été employés pour calculer le plus petit nombre d’animaux par groupe nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Par ailleurs, des expériences pilotes d immunomarquage ont été realisée sur muscle de souris, pour s’assurer de la présence des récepteurs et de la possibilité de les détecter. Ces expériences ont été conduites sur des tissus récupérés d’animaux en fin d’expérimentation pour d’autres projets, ou utilisés pour la culture de cellules du cerveau.

Raffinement

Raffinement: Tout est mis en place pour le bien etre animal. Les souris seront hébergées en cages collectives avec un milieu enrichi. La procédure a été raffinée par rapport au protocole initial par injection d'analgésique pour couvrir la période de l'électroporation et de réveil après électroporation. Les animaux sont observés quotidiennement par un personnel qualifié pour détecter tout signe de douleur ou autre.

Choix des espèces

3 espèces animales ont été couramment utilisées dans le cadre de de l’étude de la signalisation calcique dans le muscle squelettique : la souris, le rat et la grenouille. Nos mutants ont été faits chez la souris, nous devons donc rester sur cette espèce. Les souris seront utilisees à 8-10 semaines post natales. Ce choix est un bon compromis entre la survie des cellules, et le fait d avoir un muscle mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

1 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une société privée sous-traitant ici l'irradiation et l'imagerie de souris porteuses de tumeurs. Elles subissent l'implantation de cellules tumorales par diverses voies, des traitements répétés et un suivi par imagerie sous anesthésie, avant d'être renvoyées vers l'établissement d'origine. Le résumé précise que ces souris sont considérées en "utilisation continue" et réaffectées à une autre autorisation, sans que leur mise à mort soit établie dans ce projet. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution et que la souris est l'espèce la plus adaptée à ce modèle d'évaluation de médicaments anticancéreux.

Objectifs

Une société privé réalise des prestations vis-à-vis de ses clients (industries pharmaceutiques, biotechnologies, ect..) quant à l'évaluation de l'efficacité et de l'innocuité de nouveaux traitements anticancéreux en développement. La réalisation de ces études implique l'utilisation d'animaux notamment souris. Pour certaines phases des études mises en oeuvre au sein de l'animalerie de la société, celle-ci sollicite des plateformes d'expérimentation animal pour la réalisation d'étapes clefs (application des traitements par radiothérapie et imagerie par Bioluminescence et IRM).

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de différents cancers (sous-cutanées, intra-péritonéal, intra-veineux, intra-cérébraux, ovariens, intra-prostatiques, coliques, hépatiques, pulmonaires, osseux ou encore mammaires). Ces modèles devant être représentatifs des tumeurs humaines et permettre d’évaluer au mieux l’effet bénéfique de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Une implantation de cellules tumorales par voie intraveineuse (1x 1min), ou intrapéritonéale (1x 1min), ou sous-cutanée (1x 1min), ou intracérébrale (1x 1min), ou intra-cérébrale (1x 30 min), ou intra-ovarienne (1x 15 min), ou intra-prostatiques (1x 15 min), ou coliques (1x 15 min), ou hépatiques (1x 15 min), ou pulmonaires (1x 1min), ou osseuse (para-tibiale ou intra-fémorale) (1x 5 min) ou encore mammaires (1x 5 min). L'application d'un traitement de référence ou novateur administrés classiquement 1 à 5 fois par semaine pendant 1 à 4 semaines par voies locale ou systémique (orale (2 min), intrapéritonéale (1 min), sous-cutané (1 min), intramusculaire (2 min) ou intraveineuse (1 min) (Il est a noter qu'un même lot d’animaux ne subira qu’une seule voie d’administration). Un suivi par imagerie réalisé une à deux fois par semaine sous anesthésie comme par exemple par Bioluminescence (durée moyenne = 10 min) ou encore par IRM (durée moyenne = 30 min). Des prélèvements sang limité à 1 par semaine (Volume maximal prélevé = 10% du volume circulatoire).

Impact sur les animaux

Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: perte de poids). De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Les procédures chirurgicales d'implantation induiront des douleurs suite à l'incision et à la cicatrisation. Les effets de la radiothérapie, notamment sur les aspects digestifs (diarhée, saignement).

Devenir

Les animaux sont inclus dans une autre demande d'autorisation d'expérimentation déposé par la société. A la fin des expérimentations ils réintégreront cette autre demande d'autorisation. Dans ce contexte les animaux sont considérés en utilisation continue et non en réutilisation.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ces études sont réalisées chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) permettant de répondre aux objectifs scientifiques des études. A noter qu'avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris fait partie des espèces les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques : 10 animaux / par groupe. L’analyse statistique sera de façon générale la suivante : • Comparaison du groupe véhicule avec le groupe produit de référence.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses incluant les étapes d'anesthésies • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites Les expériences de radiothérapie et d'imagerie par Bioluminescence et IRM sont faites en assurant le confinement des animaux pour éviter les contaminations. Pour les analyses IRM, l’examen étant d’une durée de 30 à 60 min, la fréquence respiratoire des animaux est suivi tout au long de la procédure. Après les manipulations, les animaux sont replacés dans leur cage et observés jusqu’au réveil complet. Après la réalisation des expérimentations les souris sont ramenées au sein de l’établissement d’origine où le suivi tumoral est assuré.

Choix des espèces

Les souris font partie des espéces les plus couramment utilisé dans les études visant à évaluer l'efficacité et l'innocuité de nouveaux candidats médicaments Animaux adultes (généralement 6 à 18 semaines). Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 600

600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La moitié reçoit une injection intraveineuse, l'autre une injection intracérébrale par craniotomie sous anesthésie, pour cartographier la distribution de vecteurs de thérapie génique. Le porteur signale des risques de détresse respiratoire, d'hémorragie et d'hypothermie liés à l'anesthésie et à la chirurgie du crâne. L'activité relève en partie de prestations pour des start-ups, et le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier cette distribution dans l'"organisme entier".

Objectifs

Notre unité de développement et d’innovation technologique est impliquée dans le developpement d’approches de thérapies géniques innovantes dans le domaine des maladies neurodégénératives avec à la fois de la recherche et développement mais aussi de la prestation de service pour des start up. Ainsi nous sommes amenés à tester différents vecteurs Adeno-associés (AAV) via 2 voies d’administration : intraveineuse ou intracérébrale afin de déterminer leur tropisme chez la souris dans un premier temps sans modification génétique autrement dit contrôle ou sauvage. Ces vecteurs AAV peuvent contenir différents transgènes, soit des gènes rapporteurs fluorescents soit directement le gène d’intérêt thérapeutique pour la maladie neurodégénérative d’intérêt. Au total le projet utilisera 600 souris sur les 5 prochaines années avec des groupes de 5 à 10 individus pour l’évaluation des différents vecteurs avec une répartition variable aux environs de 300 souris pour la voie intraveineuse et 300 souris pour la voie intracérébrale.

Bénéfices attendus

Le bénéfice du projet est d’établir la biodistribution de vecteurs adeno-associés codant différents transgenes et valider leur expression après injection intraveineuse ou intracérébrale chez la souris afin de pouvoir ensuite mener les étapes translationnelles chez le gros animal en vue de proposer des essais cliniques de phases I et II chez l’Homme et ainsi de disposer de toutes les données requises pour le dépôt d’un dossier à l’agence du médicament.

Procédures

- Les animaux seront utilisés soit pour une injection intraveineuse sous anesthésie générale (durée 5min) soit une injection intracérébrale sous anesthésie générale (durée 40min) et analgésie Les animaux seront euthanasiés après la période d’expression du gène. Les procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont : - Une injection sous anesthésie avec un risque de décompensation respiratoire et un risque de saignement - un risque cardio-respiratoire, d’ hypothermique à l’anesthésie - un risque chirurgical (anesthésie, hypothermie, déshydratation, hématome, non récupération de la vigilance) lors de la procédure d’injection intracérébrale par stéréotaxie (craniotomie ciblée avec ouverture minime au site d’injection)

Devenir

En fin de procédure tous les animaux seront euthanasiés, car les prélèvements et analyses (histologique et biochimique) sont nécessaires en post-mortem pour recueillir nos données de bio distribution et de tolérance.

Remplacement

À l’heure actuelle il n’existe pas de modèle In vitro ou de système cellulaire pour étudier la biodistribution et l’expression des vecteurs AAV dans l’ensemble de l’organisme. Cet organisme doit être comparable à la complexité que l’on retrouve chez l’Homme. Choisir la souris permet de collecter des données d’intérêt en terme de bio-distribution pour les vecteurs et la voie d’administration choisie qui sont transposables ensuite dans le modèle murin de la pathologie (pour une preuve de concept) puis chez le gros animal (pour les études de toxicologie) puis l’Homme pour application clinique.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats fiables. Compte tenu de la littérature et des effets attendus, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires. De ce fait un nombre de 5 à 10 souris par groupe a été choisi, ce qui va nous permettre de limiter la variabilité inter-animale et inter-groupe, et de réaliser des tests statistiques fiables. Un nombre total maximal de 600 souris sera nécessaire pour ce projet. De façon général nos résultats seront analysés statistiquement

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, La procédure a été mise en oeuvre afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal en limitant au maximum la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux seront hébergés en groupe dans des conditions SOPF (sans pathogene ni opportunistes) pour la zone d’élevage et SPF (sans pathogene) pour la zone expérimentale. Entre 3 à 6 souris par cage au maximum; Cycle nycthémèral de 12h (8h-20h jour et 20h-8h nuit) Hygrométrie controlée;Température comprise entre 20C et 24C ;Litière : copeaux de tronc d'arbre. Les animaux disposent de nourriture adaptée à leur stade physiologique (gestation etallaitement ou animaux de stock) et d’eau ad libitum. En cours de procédure une attention particulière est donnée à nos animaux afin de garantir leur bien-être grâce à une surveillance quotidienne (points limites) et de soins adaptés. Le change de la litière/abreuvement/nourriture est réalisé 1 fois par semaine ou tous les 15 jours en fonction des besoins de la cage. Le milieu est enrichi à l’aide de carré de coton de bâtonnet de bois à ronger et si nécessaire supplémenté de lanières de kraft, et de maison de type celldom. Les animaux seront hébergés par 3 à 6 souris de moins de 30g par cage ventilée au maximum, si nécessaire en cas d’agressivité de mâles les animaux seront séparés ou isolés. Un animal peut se retrouver seul lorsqu'il est le dernier animal de la cage et qu'aucun regroupement n'est possible (sexe, âge) Toutes les procédures sont réalisée sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Nous avons besoin d’un modèle animal pour reproduire et étudier la biodistribution et l’expression des AAV recombinants suivant leur mode d’administration et ceci ne peut se faire que chez la souris contrôle comme petit animal qui nous permet de prédire la cartographie d’expression et anticiper les études d’efficacité dans le modèle murin des pathologies concernées. Les souris entre 3 et 16 semaines suivant le projet et la maladie ciblée et en rapport avec les étapes suivantes qui seront menées dans le modèle murin de la pathologie, afin d’utiliser des animaux d’âges comparables (jeunes pour des traitements précoces et plus âgés pour les traitements à un stade symptomatique

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 3650
Souffrances
▲ -
▲ 3650
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 80
 3570

3 650 souris vont être utilisées, la plupart tuées et quelques-unes transférées vers d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Il s'agit d'élever et d'entretenir des lignées génétiquement modifiées, avec une biopsie d'un fragment d'oreille et la pose d'un transpondeur RFID sous anesthésie locale. Les reproducteurs sont tués après six portées et les animaux au mauvais génotype réorientés ou tués, ce qui montre le rendement de l'élevage transgénique. Le porteur qualifie d'"indispensable" le recours à des souris vivantes, les bénéfices annoncés contre le cancer du poumon restant lointains.

Objectifs

Le cancer du poumon, dont on distingue deux formes: à petites cellules et non à petites cellules (le plus fréquent), est le cancer le plus meurtrier dans le monde. Son incidence est en constante augmentation. Son pronostic est toujours largement conditionné par la possibilité d'en effectuer une exérèse chirurgicale, mais celle-ci n'est possible que lorsqu’il est encore peu étendu. Toutefois, même dans ces cas, en association ou non avec une chimiothérapie et/ou une radiothérapie, le pourcentage de guérison reste très faible, sans parler des formes étendues non opérables, en particulier avec extension métastatique, sur lesquelles la chimiothérapie a peu d’effet. Le pronostic global est donc très mauvais, la survie à 5 ans ne dépassant pas 15%. L'objectif de ce projet est de développer et de mainteir des lignées de souris transgéniques pour des gènes importants dans les cellules T résidentes dans les tumeurs. Ces lignées (3) souris seront utilisées dans plus de 4 projets différents.

Bénéfices attendus

Identification de nouvelles stratégies thérapeutiques (immunothérapie) dans le cancer du poumon.

Procédures

Une biopsie de tissu au niveau de l'oreille de 1 mm de diamètre, durée 15 secondes. Une injection de transpondeur RFID sous anesthésie locale, durée 1 minute.

Impact sur les animaux

La biopsie d'environ 1 mm de diamètre au niveau de l'oreille entraîne une douleur de courte durée. L'injection d'un transpondeur RFID de la taille d'un grain de riz sous anesthésie locale entraîne également une douleur de faible intensité. Ces interventions n'ont pas de conséquence à moyen ou long-terme.

Devenir

Réutilisés: animaux n'ayant pas le bon génotype transférés vers un autre projet- Euthanasie des reproducteurs après 6 portées au maximum et des animaux génétiquement modifiés non utilisables pour d'autres buts - Autres animaux gardés en vie pour utilisation continue dans des projets autorisés de recherche de l'équipe.

Remplacement

L'utilisation d'animaux vivants est indispensable car la mécanistique est trop complexe pour reconstruire un microenvironnement adéquat pour le développement des tumeurs et étudier l’interaction du système immunitaire avec la tumeur. Cependant d'autres études seront réalisées sur des échantillons tumoraux humains afin de renforcer les résultats obtenus dans le modèle murin. Les lignées murines produites permettront de faire ces expériences dans d'autres projets autorisés.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été calculé au plus juste en utilisant le calculateur d'élevage du laboratoire Jackson et en se basant sur l'expérience acquise avec ces lignées dans le passé. Les individus n'ayant pas le bon génotype seront , quand c'est possible, transférés à d'autres projets et utilisés.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'une surveillance clinique quotidienne et d'un environnement enrichi en tout temps. Des points limites ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux seront hébergés en groupes de 5 avec un enrichissement de la cage (swizzlenest, barre à ronger, tunnel ou maison en carton). L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un complément alimentaire (Dietgel) leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

Les modèles tumoraux murins sont les plus appropriées pour notre étude et nous pourrons ainsi les comparer aux cancers du poumon humains. Un des modèles transgéniques nous permet d’étudier le rôle de l’intégrine dans le système immunitaire et dans le contexte tumoral. Les autres modèles transgéniques permettent d'humaniser le système immunitaire des souris pour poser les questions requises. Ainsi, l'epèce murine est la plus pertinente. Les biopsies et les identifications seront faites à 4 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 7625
Souffrances
▲ -
▲ 7625
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 180
 7445

7 625 souris transgéniques vont être utilisées dans un projet d'élevage classé en souffrance légère, la plupart tuées à l'issue et environ 180 transférées vers d'autres projets. Chaque animal subit une biopsie de l'oreille et l'implantation d'une puce RFID sous anesthésie locale pour le génotypage. Le porteur indique que les reproducteurs sont tués après six portées et que les souris au mauvais génotype sont réutilisées ailleurs. Il présente une dizaine de lignées comme incontournables pour étudier les leucémies aiguës mégacaryoblastiques de l'enfant.

Objectifs

Les leucémies aiguës myéloblastiques (LAM) de l’enfant et de l’adolescent sont des cancers pédiatriques rares, dont le pronostic s’est peu amélioré au cours des 25 dernières années. Les taux de rechute et de survie sont respectivement d’environ 45% et 65%. Le traitement standard comprend une polychimiothérapie, parfois associée à une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) pour les patients de haut risque ou en rechute. La greffe de CSH est un traitement lourd, source de séquelles à long terme. Des progrès sont donc nécessaires pour réduire le taux de rechute, améliorer la survie et limiter les séquelles. L'objectif de ce projet est de développer et de maintenir des lignées transgéniques (au nombre de 10) dans ce contexte.

Bénéfices attendus

Identification de nouvelles stratégies thérapeutiques dans les leucémies aiguës mégacaryoblastiques pédiatriques.

Procédures

Une biopsie de tissu au niveau de l'oreille de 1 mm de diamètre, durée 15 secondes. Une injection de transpondeur RFID sous anesthésie locale, durée 1 minute.

Impact sur les animaux

La biopsie d'environ 1 mm de diamètre au niveau de l'oreille entraîne une douleur de courte durée. L'injection d'un transpondeur RFID de la taille d'un grain de riz sous anesthésie locale entraîne également une douleur de faible intensité. Ces interventions n'ont pas de conséquence à moyen ou long-terme.

Devenir

Réutilisés: animaux n'ayant pas le bon génotype transférés vers un autre projet- Euthanasie des reproducteurs après 6 portées au maximum et des animaux génétiquement modifiés non utilisables pour d'autres buts - Autres animaux gardés en vie pour utilisation continue dans des projets autorisés de recherche de l'équipe.

Remplacement

L'utilisation de modèles animaux dans ce projet est incontournable pour les raisons suivantes : -La génération et la maturation terminale de toutes les lignées hématopoïétiques à partir de cellules souches n’est actuellement pas possible par des techniques de culture exclusivement in vitro. -Des lignées cellulaires immortalisées et poussant in vitro ne sont pas disponibles pour la plupart des oncogènes que nous étudions. D’autre part, plusieurs études montrent que ces lignées cellulaires cultivées in vitro divergent significativement des échantillons leucémiques de patients. -Les approches précliniques in vivo dans des modèles transgéniques sont indispensables pour prendre en compte la pharmacologie des composés utilisés incluant la formulation, la biodisponibilité et la détection d’éventuels effets secondaires toxiques.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été calculé au plus juste en utilisant le calculateur d'élevage du laboratoire Jackson et en se basant sur l'expérience acquise avec ces lignées dans le passé. Les individus n'ayant pas le bon génotype seront , quand c'est possible, transférés à d'autres projets et utilisés.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'une surveillance clinique quotidienne et d'un environnement enrichi en tout temps. Des points limites ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux seront hébergés en groupes de 5 avec un enrichissement de la cage (swizzlenest, barre à ronger, tunnel ou maison en carton). L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un complément alimentaire (Dietgel) leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

Les souris possèdent un système physiologique proche de celui de l’homme. De plus, l’isolement de tous les composants du système hématopoïétique murin est possible par des approches de cytométrie en flux. Nous étudions aussi les spécificités du développement de leucémies chez les enfants par comparaison aux leucémies adultes. Le temps court de gestation chez la souris et le nombre relativement important d’embryons dans cette espèce permet d’avoir accès aux étapes précoces du développement hématopoïétique embryonnaire. Les biopsies et les identifications seront faites à 4 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 30000
Souffrances
▲ -
▲ 30000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3000
 27000

30 000 souris transgéniques vont être utilisées dans un projet d'élevage classé en souffrance légère, la plupart tuées à l'issue et environ 3 000 transférées vers d'autres projets. Chaque animal subit une biopsie de l'oreille et l'implantation d'une puce RFID sous anesthésie locale pour le génotypage. Le porteur indique que les reproducteurs sont tués après six portées et que les souris au mauvais génotype sont réutilisées ailleurs. Il revendique une trentaine de lignées comme incontournables pour la recherche sur les néoplasmes myéloprolifératifs, l'effectif de 30 000 servant à produire et entretenir ces lignées.

Objectifs

Les néoplasmes myéloprolifératifs (NMP) sont des maladies hématologiques caractérisées par une production exagérée et incontrôlée de globules rouges, plaquettes ou globules blancs. Ils ont une évolution fatale à plus ou moins long terme et restent sans traitement spécifique curatif. Notre équipe développe différentes souris génétiquement modifiées pour comprendre les mécanismes d’aggravation des NMP et par la suite, dans d'autres projets, de tester des médicaments dans ces formes sévères réfractaires aux thérapies actuelles qui posent un problème de santé publique. Grâce à ce projet, au moins 30 lignées seront maintenus pour utilisation dans plus de 3 projets de recherche.

Bénéfices attendus

La découverte de cibles d'inhibiteurs de certaines protéines mutantes par thérapie ciblée, ou par d'autres stratégies thérapeutiques, conduit à des essais cliniques, pouvant potentiellement améliorer la prise en charge des patients concernés.

Procédures

Une biopsie de tissu au niveau de l'oreille de 1 mm de diamètre, durée 15 secondes. Une injection de transpondeur RFID sous anesthésie locale, durée 1 minute.

Impact sur les animaux

La biopsie d'environ 1 mm de diamètre au niveau de l'oreille entraîne une douleur de courte durée. L'injection d'un transpondeur RFID de la taille d'un grain de riz sous anesthésie locale entraîne également une douleur de faible intensité. Ces interventions n'ont pas de conséquence à moyen ou long-terme.

Devenir

Réutilisés: animaux n'ayant pas le bon génotype transférés vers un autre projet- Euthanasie des reproducteurs après 6 portées au maximum et des animaux génétiquement modifiés non utilisables pour d'autres buts - Autres animaux gardés en vie pour utilisation continue dans des projets autorisés de recherche de l'équipe.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est incontournable car nous essayons de savoir si les mutations survenant dans des cellules souches hématopoïétiques miment les symptômes hématologiques observés chez les patients atteints de NMP et si ces symptômes chez l’animal peuvent être traités par des médicaments, auquel cas où on peut espérer qu’il seront traités chez les patients souffrant des même symptômes. Il s’agit donc d’analyser l’organisme dans sa globalité incluant ses paramètres hématologiques complexes et sa survie. Les analyses in vitro ne peuvent pas reproduire l’auto-renouvellement des cellules souches hématopoïétiques, base de la résistance et dominance clonale des cancers, et reproduise seulement la différenciation et prolifération partielles de ces cellules. Les analyses in vitro sur l’efficacité des médicaments ne peuvent donc qu’être partielles sur des effets limités ne prenant pas en compte la guérison des cancer

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été calculé au plus juste en utilisant le calculateur d'élevage du laboratoire Jackson et en se basant sur l'expérience acquise avec ces lignées dans le passé. Les individus n'ayant pas le bon génotype seront , quand c'est possible, transférés à d'autres projets et utilisés.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'une surveillance clinique quotidienne et d'un environnement enrichi en tout temps. Des points limites ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux seront hébergés en groupes de 5 avec un enrichissement de la cage (swizzlenest, barre à ronger, tunnel ou maison en carton). L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un complément alimentaire (Dietgel) leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

Nos modèles ont été développé chez la souris. Plusieurs publications ont montré que ces modèles, en particulier le modèle principal, miment la maladie humaine NMP et permettent de reproduire les résultats des thérapies chez l’homme, en particulier pour l’interféron et les inhibiteurs de JAK2. Ce sont donc les meilleures modèles sur l'espèce murine. Les biopsies et les identifications seront faites à 4 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ 315
▲ -
▲ 315
Devenir
 -
 -
 -
 630

630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Selon les cohortes, elles reçoivent une injection intramusculaire ou intrapéritonéale de thérapie génique, passent des tests de suspension et d'actimétrie, puis une mesure chirurgicale de la force musculaire sous anesthésie. Le porteur décrit un phénotype sévère de myopathie, avec perte de poids, apathie, paralysie progressive des membres postérieurs et dos arrondi, tout en affirmant qu'aucune douleur n'y serait associée. Il conclut que seul le modèle animal permet d'étudier la maladie dans sa globalité.

Objectifs

Les myopathies centronucléaires sont une classe de maladies génétiques qui détériorent la fonction des muscles squelettiques et handicapent fortement la qualité de vie des patients qui en sont atteints et aucune thérapie n’est à ce jour disponible. Le principal objectif de ce projet est de mettre au point une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. En parallèle nous souhaitons également étudier plus en détail les fonctions des différentes régions d’une protéine impliquée dans certaines myopathies ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Bénéfices attendus

Dans l’hypothèse où notre stratégie thérapeutique s’avèrerait efficace sur le phénotype de notre animal modèle, cette étude serait une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. Ce projet permettra également de faire avancer les connaissances scientifiques relatives aux fonctions des différentes régions de la protéine étudiée ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Procédures

Les 240 souris de la cohorte « Injections intra-musculaires » seront soumises aux procédures suivantes : - Injections intra-musculaires sous anesthésie générale, non-invasive, unique à 3 semaines d’âge, 5min par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge. Les 390 souris de la cohorte « Injections Intra-péritonéale » seront soumises aux procédures suivantes : - Injection intra-péritonéale, animal vigile, unique au premier jour post-natal, 1min par animal. - Test de suspension, animal vigile, non-invasif, hebdomadaire de 3 à 8 semaines d’âge, 5min par animal. - Test d’actimétrie, animal vigile, non-invasif, unique à 8 semaines d’âge, 24h par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge.

Impact sur les animaux

La souris atteinte de myopathie myotubulaire présente un phénotype sévère. Des points limites pour nos souris incluent des signes de douleurs comme la perte de poids, l’apathie, les yeux fermés et une paralysie progressive des membres postérieurs avec l’apparition d’une cyphose (dos arrondi). Cependant, les premiers signes du phénotype dommageable n’apparaissent qu’à l’âge de 4-5 semaines pour atteindre un maximum à environ 8 semaines. A noter qu’il existe une certaine variabilité phénotypique entre les animaux mutant et que tous ne développeront pas l’ensemble des signes de la maladie. De la nourriture en gel sera déposé dans la cage dès l'apparition des premiers signes de difficulté pour se déplacer. A notre connaissance il n’y a pas de douleurs associées au phénotype myopathique.

Devenir

Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin des deux procédures car notre projet nécessite la collection d’organes pour compléter l’analyse au niveau histologique et moléculaire.

Remplacement

Ces analyses ne peuvent pas être effectuées sur des cellules en culture car celles-ci ne reproduisent pas la fonction d’un organe et encore moins d’un organisme entier. En effet seul le modèle animal permet d’étudier d’une part la maladie dans sa globalité et d’autre part l’évolution des symptômes, ce qui est essentiel dans le cadre d’une mise au point de thérapie.

Réduction

Le nombre d’animaux a été basé sur les résultats de précédentes études sur ces mêmes animaux. Il nous permet d’assurer la robustesse statistique des différences entre animaux sains et malades et ainsi d’évaluer correctement l’effet de notre traitement. Afin de limiter le nombre d’animaux de la cohorte d’injections intra-musculaires nous injecterons les deux pattes (muscle tibial antérieur) de chaque animal, l’une avec la solution contrôle et l’autre avec un des traitements. L’utilisation d’un contrôle interne à chaque souris plutôt qu’un groupe de souris contrôles permet de renforcer la puissance statistique en s’affranchissant de la variation inter-groupes et de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Toutes les souris passeront des tests phénotypiques et leurs tissus seront collectés pour compléter l’analyse histologique et moléculaire, nous permettant ainsi de nous affranchir de la création d’une deuxième cohorte pour la collection de tissus.

Raffinement

Si des difficultés de locomotion apparaissent lors de l’hébergement, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement après l’injection intramusculaire afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance éventuels comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et les difficultés ambulatoires. Une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole et la mise à mort des animaux par dislocation cervicale. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré (buprénorphine à la dose de 0.1 mg/kg). Lors de la procédure de mesure de la force musculaire sous anesthésie générale , les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir toute douleur lors de l’opération chirurgicale. Durant la procédure les souris seront placées sur une plaque chauffante pour maintenir leur homéostasie thermique et elles seront monitorées en permanence.

Choix des espèces

Pour tester l'éventuelle amélioration thérapeutique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo sur modèle animal. Nous disposons déjà de plusieurs modèles murins de myopathies avec lesquelles nous avons publié plusieurs études sur les myopathies centronucléaires. Conserver la même espèce animale pour ce projet s’inscrit dans un effort de continuité et de reproductibilité de nos études. Nous prévoyons ainsi de réaliser cette étude sur des lignées de souris déjà disponibles dans nos laboratoires, ces modèles présentent des phénotypes comparables aux symptômes observés chez les patients humains. Enfin, le modèle murin présente l’unique avantage d’être génétiquement très proche de l’homme et facile d’élevage en raison de sa taille et de ses capacités de reproduction. Nous traiterons ces animaux à des stades très précoces (premier jour post natal) pour étudier l’effet de notre traitement avant l’apparition des symptômes mais également au stade adulte (4 semaines) pour étudier l’effet après l’apparition des symptômes.