Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 2400
Souffrances
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2 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent deux chirurgies pour implanter puis retirer une pompe diffusant de la bléomycine sous la peau, avec prélèvements sanguins et imagerie, afin de tester des candidats-médicaments contre la sclérodermie. Le porteur indique que les souris développent une fibrose cutanée et interne accompagnée d'une perte de poids. Présentant le projet comme celui d'une "compagnie", il affirme que le recours aux modèles animaux est "indispensable" pour tester l'efficacité de ces thérapies.

Objectifs

La sclérodermie est une maladie chronique d'étiologie inconnue, caractérisée par une fibrose diffuse, des anomalies vasculaires de la peau, des articulations et des organes (œsophage, voies digestives basses, poumons, cœur et reins). Les symptômes fréquents comprennent le phénomène de Raynaud, les polyarthralgies, la dysphagie, le pyrosis et la tuméfaction et, finalement, des sténoses cutanées et des rétractions des doigts. L'atteinte du poumon, du cœur et des reins est la cause de la plupart des décès. Le diagnostic est clinique, mais les examens biologiques confortent le diagnostic et facilitent l'établissement du pronostic. Le traitement spécifique est difficile et l'accent est souvent mis sur le traitement des complications. Le but de notre compagnie est de développer de thérapies capables d'inhiber ces cibles et d'interférer avec l'évolution de la maladie. Grâce à la miniaturisation, nous avons pu mener plusieurs campagnes de criblage à haut débit qui ont permis d’identifier des molécules chimiques ou des cibles biologiques capables de bloquer ces voies de signalisation in vitro. Ces molécules vont être optimisées dans le but d’en faire des médicaments. Dans le cadre de ce projet, les candidats-médicaments qui auront montré un potentiel significatif d’inhibition des voies de signalisation ciblées dans les différentes pathologies seront retenus pour être évalués in vivo sur des modèles animaux de sclérodermie. Ce programme de découverte de médicaments sera mené avec plusieurs séries chimiques agissant via des modes d’action moléculaires différents, mais tous pertinents dans l’objectif de diminuer les symptômes des différentes pathologies d’intérêt. Des combinaisons entre ces modes d’actions seront envisagées au cours de ce programme et testées sur les modèles animaux. L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies utilisées. Les études in vitro apportent des informations sur l’efficacité, la puissance et la sélectivité de nouveaux agents thérapeutiques potentiels. En complément de ces modèles, les expérimentations chez l’animal qui permettent de préserver l’intégrité des organes impliqués dans la pathologie, leurs interactions cellulaires et leurs interactions avec les systèmes nerveux, endocrine, circulatoire, gastro-intestinal, immunitaire sont indispensables.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de sclérodermie.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie conduisant à l’implantation puis une deuxième chirurgie pour l’explantation d’une pompe osmotique contenant de la bléomycine sous la peau du dos. Chirurgies réalisées sous anesthésie gazeuse puis suivie d’une administration de buprénorphine (locale et/ou eau de boisson). Un prélèvement sanguin (100µl) sera réalisé à la veine submandibulaire sous anesthésie gazeuse au cours de l’étude. Un suivi de la pression partielle en oxygène pourra être réalisé (jusqu'à 3 fois) au cours de l’étude sur animal vigile (5min) Une évaluations de la fibrose pulmonaire pourra être réalisées par imagerie au rayon X sur animal anesthésié à l’isoflurane (jusqu'à maximum 3 fois au cours de l'étude).

Impact sur les animaux

Les animaux développeront les signes cliniques de la sclérodermie qui se caractérisent par une fibrose cutanée diffuse ainsi qu’une augmentation de la fibrose des organes internes associée à une perte de poids.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour les besoins de prélèvements.

Remplacement

La fibrose tissulaire est une pathologie complexe mettant en scène de nombreux acteurs cellulaires, fibroblaste, cellule épithéliales, cellule endothéliale et cellules immunitaires. Dans ce contexte, l’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité de thérapies anti-fibrotique innovantes pouvant interagir à diffèrent niveaux de la cascade de la pathologie. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro puis leur tolérance a été validée avant d’être utilisées dans des études plus larges.

Réduction

Nous utilisons des modèles établis dans la littérature . Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir pour chaque paramètre étudié une puissance de 80% et alpha=0.05. Les paramètres mesurés seront gardés ou exclus selon qu'ils suivent une distribution normale et présentent une variabilité acceptable. L'analyse statistique concerne des séries indépendantes, supérieures à 2 groupes. L'analyse de variance (ANOVA) sera suivie d'un test paramétrique ou non paramétrique en fonction de la configuration de l'étude, permettant des comparaisons multiples (e.g. Dunnett). Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi avec des aspens, igloos, et feuilles de cellulose à déchirer ou du sizzle-dry. Afin de pallier l'inconfort lié à la procédure incluant de la chirurgie cutannée, un programme d'anesthésie sera envisagé par inhalation d’isoflurane (induction 4%, maintien 2%) et un schéma à base de buprénorphine à 0,01-0,2 mg/kg/8h en sous cutanée sera utilisée avant et après la chirurgie. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée dans le cadre de ces recherches est la souris. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour ce modèle, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-fibrotique, sur un système immunitaire mature

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 46
Souffrances
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 46

46 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 23 opérées sous anesthésie sans reprise de conscience et 23 dans des procédures de gravité modérée. Une chirurgie interrompt la circulation d'un rein pendant trente minutes avant de la rétablir, pour reproduire les lésions d'ischémie-reperfusion de la transplantation, les reins étant ensuite analysés ex vivo par IRM et histologie. Le porteur signale une perte de poids liée à la chirurgie et une souffrance observée, sans détailler la prise en charge au-delà d'une analgésie. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'effet de l'ischémie-reperfusion sur un organe.

Objectifs

La transplantation rénale est le premier choix de traitement de l'insuffisance rénale au stade terminal. La lésion d'ischémie-reperfusion (IR) est une séquence qui comprend le prélèvement de l’organe (phase d’ischémie avec arrêt du flux sanguin), sa conservation et son implantation chez le receveur (phase de reperfusion avec récupération de l’apport sanguin). Malgré l'amélioration de la préservation des organes et du traitement immunosuppresseur, il est clairement établi que l’IR joue un rôle clé dans le dysfonctionnement du greffon et la perte de celui-ci. Comprendre les effets et les mécanismes de l’adaptation physiologique au stress généré par l’IR est l’une des recherches les plus prometteuses en termes d’applications médicales et de développement de moyens de conservation et de préservation des greffons. L’objectif de ce projet est de générer un modèle d’IR sur le rein d’une souris puis de comparer la microstructure rénale de ce dernier avec un rein sain. Ces études seront réalisées sur les reins ex vivo à la fois en IRM fonctionnelle et en histologie.

Bénéfices attendus

Les analyses réslisées ex vivo sur les reins permettront

Procédures

chirurgie ischémie-rénale : arrêt de la circulation sanguine au niveau de l'artère rénale pendant 30 minutes et reprise du flux sanguin. Opération réalisée sur un seul rein et sous anesthésie générale. Opération réalisée sur 20 souris.

Impact sur les animaux

Perte de poids liée à la chirurgie. Souffrance observée.

Devenir

L'objectif est regarder les lésions générées par l'intervention chirurgicale sur le rein de manière ex vivo : observation du rein en IRM et en histologie. Pour cela les animaux seront sacrifiés à la fin du projet pour que leur rein soit prélevé.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives pour reproduire l’effet de l’ischémie/reperfusion sur un organe.

Réduction

Le nombre de souris nécessaire au projet a été déterminé afin d'être statistiquement représentatif (test t student).

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (maison en carton, coton) fourni par l’animalerie. Dans le cadre de l’acte chirurgical, une analgésie est mise en place et les souris sont placées sur un tapis thermostaté pendant la chirurgie afin de maintenir une bonne température corporelle. Le suivi post-opératoire sera réalisé quotidiennement par l’expérimentateur. En cas de souffrance, les souris recevront un analgésique. Si la souffrance persiste malgré le traitement, l’expérimentation sera arrêtée.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris C57Bl6 qui sont une des lignées les plus communes. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 15 et 20 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 320
Souffrances
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 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée de cellules tumorales et un anticorps de synthèse, pour étudier le rôle des cellules sénescentes dans le développement du cancer avec l'âge. Le porteur reconnaît que les procédures seraient plutôt "modérées" mais les classe en sévère à cause du caractère novateur des lignées transgéniques, dont l'une peut provoquer une fibrose du foie après un an. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les interactions entre compartiments cellulaires d'un organe.

Objectifs

Malgré des efforts considérables pour lutter contre le cancer et trouver un traitement efficace, cette pathologie reste l'une des principales causes de décès en France et dans le monde, notamment chez les personnes âgées. En effet, la probabilité de développer un cancer augmente avec le vieillissement, lequel est caractérisé par l’accumulation d’un type cellulaire particulier, la cellule sénescente (CS). La contribution exacte des CS dans le développement tumoral reste discutée, mais il est connu qu’elles peuvent créer un environnement pro tumoral, notamment en inhibant le système immunitaire, lequel est un outil de défense majeur de l’organisme contre le cancer. Le développement tumoral pourrait donc être favorisé par l’inhibition du système immunitaire via les cellules sénescentes. L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de confirmer et de déterminer l’étendue de cette inhibition, notamment pour établir si les CS pourraient constituer une cible thérapeutique potentielle dans la lutte contre le cancer. Ce travail pourrait ainsi mener à une amélioration des traitements en montrant l’intérêt de cibler les CS, seul ou en association avec des traitements déjà utilisés pour favoriser l’activation du système immunitaire comme les Inhibiteurs du Check point Immunitaire ou « ICI ».

Bénéfices attendus

L’objectif est de mettre en évidence le potentiel thérapeutique du ciblage des CS pour traiter le cancer, éventuellement en association avec d’autres molécules thérapeutiques.

Procédures

Ce projet impliquera 2 modèles murins transgéniques permettant soit de marquer les CS à l’aide d’une protéine fluorescente, soit de les supprimer. Chacun de ces modèles sera implanté en cellule tumorale de souris par injection sous-cutanée dans le flanc, ce qui nous permettra non seulement d’évaluer l’importance des CS dans le développement cancéreux, mais également de les localiser au niveau de la tumeur. Nous utiliserons des souris jeunes (7 semaines) et d’âge mûr (12 mois, nommées vieille) afin de pouvoir comparer des organismes respectivement pauvres et riches en cellules sénescentes. Enfin, une partie des souris sera également traitée avec des ICI afin de voir les conséquences de la suppression des CS sur l’efficacité d’un traitement déjà utilisé. L’ensemble des procédures, y compris l’injection de cellules tumorale et le traitement aux ICI, pourraient être considérées de niveau « modérées » car peu, voire pas, douloureuses, mais, vue le caractère novateur des souris transgéniques utilisées, sera classe en sévère . Les souris impliquées seront monitorées quotidiennement afin d’assurer une bonne gestion de la douleur. Notre modèle transgénique marquant les CS n’est pas dommageable, c'est-à-dire n'induit aucun pathologie de façon intrinsèque, mais le modèle les supprimant peut conduire à de la fibrose hépatique chez les souris de plus de 1 an. Ce modèle sera donc considéré comme dommageable à partir de cet âge. Chacune des 320 souris de ce projet sera suivie à l’aide d’une fiche de score adaptée à son traitement, génotype et âge, puis euthanasiée à la fin de la procédure expérimentale ou si l’animal atteint un point limite. Concrètement, les animaux vigiles seront soumis à des injections sous-cutanées de cellules tumorales (une injection par souris) et intrapéritonéale d'un anticorps de synthèse (anti pdl-1). La-aussi une seule injection sera pratiquée par produit. Ces injections, que ce soit de cellules ou d'anti PDL-1, ne dureront que quelques secondes chaque fois.

Impact sur les animaux

Les transgènes DTA (Voehringer et al, 2008) et GFP (dénommé mTmG dans Muzumdar et al, 2007) sont bien connus et considérés comme non-dommageables dans la littérature. Les souris portant le transgène p16 (notées p16-Cre), produit et détenu uniquement par notre laboratoire, n’ont démontré (comme attendu) aucun phénotype dommageable malgré une observation prolongée (cf annexe2). Nous n’attendons pas non plus de phénotype dommageable avec les souris p16-Cre/GFP, jeune et vieille, ou encore les jeunes p16-Cre/DTA. Néanmoins, les souris p16-Cre/DTA de 12 mois pourraient développer une fibrose hépatique se traduisant par un prurit et une perte de poids. En effet, nos analyses précédentes montrent les souris avant 1 an n’auront pas le temps d’activer le gène p16 dans un nombre significatif de cellules, tandis qu’a 1 an la déplétion de cellules peut être assez importante pour affecter la santé de la souris.

Devenir

Le prelevement des tumeurs necessitera l'euthanasie des souris.

Remplacement

Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’existe pour mimer les interactions qui existent entre les différents compartiments cellulaires (immunitaire, epithelial, stromal, etc). En effet, les modèles de co-culture ne permettent pas de récapituler la complexité d’un organe que ce soit par le type de cellules et leur agencement tridimensionnel.

Réduction

Les effectifs ont été choisis afin d’obtenir des résultats significatifs avec le nombre de souris minimum. Nous obtenons 16 souris/groupe en utilisant le logiciel Gpower avec un test de student unilatéral et paramétrique (comparaison de 2 groupes indépendants sous loi normale) de puissance statistique modérée (0.7) associé à un effet taille important (0.8) pour p≤0.05. Considérant une mortalité potentielle, nous l'avons l'augmenté à 20 souris/groupe.

Raffinement

Pour limiter la douleur que notre procédure expérimentale pourrait induire, nous avons établi une grille d’observation visant à définir les points limites précoces à partir desquels l’expérience sera arrêtée et qui indique les mesures que nous prendrons à l’apparition des premiers signes de la douleur. Ces points prennent en compte le caractère potentiellement dommageable de la souche p16Cre/DTA après 1 an. Pour l’évaluer nous avons ajouté certains critères spécifiques à ce modèle dans la feuille de score, tel que la recherche de prurit ou une mesure du poids précoce par rapport à l’injection de cellules tumorales. Après l’injection de cellules tumorales, les animaux seront surveillés de façon quotidienne par les expérimentateurs (annexe1). On notera que les souris p16-Cre/DTA seront suivies à partir de l’âge d’un an jusqu’à la fin de l’expérience avec une feuille de score modifiée (annexe 1, mesure du poids+prurit), mais se suivit sera seulement hebdomadaire jusqu’au moment de l’injection. Utilisation de la feuille de score : -Pesée de la souris : une baisse de poids ≥15% par rapport au poids de la précédente pesée ou de ≥20% par rapport à la pesé avant traitement entraînera une euthanasie. -Un score de 8 ou la mention PL, entraînera l’euthanasie de l’animal. Les points limites seront : Plaie majeur (saignante, suintante ou >1cm), Dos voussé et prostration, automutilation, difficulté respiratoire, paralysie, Prolapsus rectal répété, saignement de l’orifice digestif, après injection : Suintement, taille tumeur >1cm3, nécrose. Principaux problèmes sanitaires scorés (≥4) : Immobilité, convulsions, tremblements, diarrhées, perte de poids 10-15%, prurit, après injection : Rougeur, Gonflement, ulcère cutané, tumeur gênant le déplacement. Autres problèmes sanitaires (

Choix des espèces

Les modèles murins sont les modèles les plus répandus pour étudier l’effet des drogues sur la croissance tumorale, mais également fréquemment utilisés pour l'étude de la senescence. Leur cycle de reproduction court nous permet une optimisation dans la sélection des génotypes d’intérêts. Notons également que cette espèce est facilement manipulable. De plus, la plupart des modèles transgéniques que nous souhaitons utiliser ne sont disponibles que chez la souris. Dans ce projet, nous utilisons des souris immunocompétentes ce qui nous permettra d’évaluer au mieux les coopérations entre les cellules immunitaires et tumorales. Nous utiliserons des souris adultes de 7 semaines et 12 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intracrânienne de lentivirus pour induire un gliome, avant d'être mises à mort en raison du développement tumoral. Le porteur, dont les rubriques restent très brèves, n'annonce pas d'effets indésirables et vise à valider la protéine Rad18 comme cible contre le glioblastome. Il affirme que la validation in vitro ne suffit pas et qu'un contexte plus global reste "indispensable".

Objectifs

Obtenir une preuve de concept pour valider Rad18 comme nouvelle cible thérapeutique pour le traitement du glioblastome

Bénéfices attendus

Améliorer l'espérance de vie des patients atteint de glioblastome

Procédures

Injection intracranial de lentivirus

Impact sur les animaux

Pas d'effets indésirables

Devenir

Mis à mort car développement tumorale

Remplacement

La validation de la cible par approche in vitro ne saurait être suffisante pour étudier l’effet de l’inhibition de la protéine Rad18 sur l’efficacité de la chimiothérapie. En effet, la réponse à la thérapie est également contrôlée par le microenvironnement tumoral. Les modèles de culture in vitro ne recréent ni la diversité de l’environnement des tumeurs ni la difficulté pour une molécule d’atteindre les cellules cibles. Il est donc indispensable de valider notre preuve de concept dans ce contexte plus global qu’il est impossible de reproduire à l’heure actuelle in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux est maintenu au strict minimum (5 par conditions) afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

L’hébergement, l’enrichissement et la manipulation des animaux répondent à la règlementation pour le bien-être des animaux. Pour les protocoles expérimentaux, lorsque cela est nécessaire, l’animal est manipulé sous anesthésie (induction des tumeurs et traitement thérapeutique des animaux). Une grille d’évaluation de la douleur avec des points limites spécifiques du protocole est mis en place pour assurer une prise en charge adaptée de l’animale en expérimentation (perte de poids supérieure à 15% de leur masse en quelque jours, changements de comportement et des réactions de l'animal, un déficit moteur, déshydratation, entre autres).

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris transgéniques Knock-out Rad18 (rad18 -/-) de fond génétique C57bl6. L’invalidation du gène Rad18 ne donne lieu à aucun phénotype dommageable à part une stérilité partielle chez les mâles. Rad18 est surexprimé dans les cellules souches de cancer comme le glioblastome. La protéine Rad18 intervient dans les mécanismes de réparation d’ADN et de la tolérance aux lésions de l’ADN. La dérégulation de Rad18 peut avoir un potentiel oncogénique inattendu sur l’efficacité de la thérapie. Cela fait de cette lignée, un modèle pertinent pour les expérimentations de xénogreffe de lentivirus induisant des gliomes malins ayant des caractéristiques histologiques et morphologiques similaires au glioblastome multiforme de l’homme. Des souris de 8 semaines seront utilisées pour ces expériences. La prise tumorale est plus efficace chez des animaux jeunes et à ce stade du développement ces souris sont sevrées et leur âge n’affecte pas les résultats obtenus.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1152
Souffrances
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Devenir
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 1152

1 152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 72 en gravité sévère. Des souriceaux nouveau-nés sont infectés par injection de Bacillus cereus sur animal vigile, avec des prises de sang par section de la queue, le point limite retenu pour les fortes doses étant la mort des animaux. Le porteur précise que les femelles gestantes sont tuées par dislocation cervicale et les souriceaux par décapitation. Il présente le projet comme répondant à des saisines de l'EFSA et de l'ANSES sur les risques des bioinsecticides et affirme qu'une analyse in vivo dans un modèle proche de l'humain est "nécessaire".

Objectifs

Les bactéries du groupe Bacillus cereus sensu lato sont pour la plupart des bactéries omni présentes dans l'environnement. L'espèce Bacillus cereus sensu stricto est classiquement considérée comme responsable d'intoxications alimentaires collectives. A ce titre, elle est la 3éme cause d'intoxication alimentaire dans le monde après Salmonella spp et Staphylococus aureus. Cependant, de plus en plus d'études montrent maintenant qu'elle peut être aussi respopnsable d'infections de type bactériémies chez le nouveau-né prématuré, dont l'évolution peut être fatale. Les espèces du groupe B. cereus sensu lato sont difficiles à identifier par les méthodes standards en raison de la très grande proximité génétique des espèces qui le composent, et il est nécessaire de recourir au séquençage génomique complet de la souche pour l'identifier. Ce probléme est d'autant plus critique que plusieurs souches de l'espèce B. thurengiensis (Bt) de ce groupe sont utilisées comme bioinsecticide en agriculture biologique et largement dispersées dans l'environnement. Par exemple, de récentes analyses plus poussées de plusieurs cas d'intoxications d'abord attibuées à B. cereus ont mis en évidence que certaines étaient dues à la présence de souches de Bt commerciales. Afin d'essayer d'établir le rôle potentiel des souches de Bacillus cereus sensu lato dans la mortalité induite au cours de l'infection, nous avons effectué un recrutement de 55 souches de ce groupe, isolées au cours d'épisodes infectieux chez des nouveau-nés prématurés, et nous les avons identifiées précisément par séquençage génomique. Dans ce projet, nous testerons sur des souris nouveau-nés les effets de 10 souches (5 virulentes et 5 non virulentes), sélectionnées sur la base d'expériences préliminaires réalisées chez la Drosophile. Ce projet devrait permettre de répondre à la question de l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) et de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (ANSES) sur les risques en santé publique liés à la présence de bactéries du groupe B. cereus sensu lato, parmi lesquelles B. thiurengiensis, dans l'alimentation (EFSA-Q-2015-00254 ; ANSES, saisine n° 2013-SA-0039), et dans l'environnement en général. Il permettra aussi de confirmer la nécessité de mesures strictes d'hygiène, et de protocoles permettant d'éviter la transmission bactérienne.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de répondre à la question de l’EFSA et de l’ANSES sur les risques en santé publique, des bactéries du groupe B. cereus, 3éme cause d'intoxication alimentaire dans le monde.

Procédures

Les animaux (souris nouveau-nés) seront infectés par injection par voie intra péritonéale, réalisée sur animaux vigiles. La bactériémie sera suivie aux temps 4h, 24h et 48h par des prises de sang effectuées par coupure de l'extrémité de la queue. A chaque temps 3 souris seront prélevées puis euthanasiées.

Impact sur les animaux

Les effets indésrables attendus sur les animaux seront différents dans les deux procédures. Dans la procédure 1, le point limite est la mort des animaux infectés, et les effets indésirables seront ceux liés à l'infection à B. cereus pour les plus fortes doses testées. Pour la procédure 2, nous utiloiserons une dose de B. cereus non létale déterminée dans la procédure 1. Dans ces conditons, nous n'attendons donc pas de signes de souffrance ou autres effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure, par dislocation cervicale des femelles gestantes, après la mort des souriceaux qui seront euthansiés par décapitation.

Remplacement

Les effets en santé publique de l’utilisation des bioinsecticides Bt sont sans doute largement sous-estimés en raison (i) de la proximité génétique entre les souches de B. thuringiensis (base des bioinsecticides Bt) et de B. cereus, 3éme responsable d’intoxications alimentaires au niveau mondial et 2nd en France (ii) des méthodes standards de détection et d’énumération de B. cereus qui ne permettent pas de différencier B. cereus de B. thuringiensis. Il convient donc d’analyser in vivo, dans un modèle le plus proche possible de l’Homme, les risques d’intoxication liés à la présence de B. thuringiensis dans l’environnement en raison de l’épandage en constante augmentation des bioinsecticides Bt.

Réduction

Des expériences sont en cours sur des cellules (macrophages), ainsi que dans un modèle de Drosophile, infectées avec une collection de souches de Bacillus, afin d'identifier les souches d'intérêt qui seront ensuite testées ches la souris.

Raffinement

En termes de raffinement, après infection, les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel animalier et par les responsables du projet et l’application de points limites permettra de détecter toute apparition de signes de souffrance durables. Le cas échéant, les animaux concernés seraient immédiatement euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle souris est largement décrit dans la littérature comme modèle d'étude de l'infection in vivo. De plus, les systèmes de défense contre les bactéries pathogènes sont très conservés de la Drosophile aux Mammifères, et en particulier, les réponses cellulaires de l'hôte vis à vis du pathogène sont très similaires entre la souris et l'homme. Plus précisément, ce modèle est celui que nous avons utilisé dans nos études précédentes dans un modèle de bactériémie à Escherichia coli chez la souris (Diabate et al., 2015, PLoS Pathogens, PEA NCE/2012-64), dans un modèle murin de bactériémie induite au cours d'une pneumonie à Staphylococcus aureus (Courjon et al., 2015, Toxins, autorisation MENSR n°02330.01) et dans un modèle d’infection à Pseudomonas aeruginosa (Bouillot et al., 2017, Sci Reports, PEA311). Les animaux utilisés seront des souriceaux nouveau-nés de 2 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 3720
Souffrances
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 3720

3 720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des lignées génétiquement déficientes en facteurs de coagulation subissent l'induction d'un saignement articulaire par une aiguille dans le genou ou d'une lésion musculaire par injection de cardiotoxine, pour étudier les atteintes osseuses et musculaires de l'hémophilie. Le porteur indique que la douleur est gérée par une échelle de score et de la buprénorphine, une souris atteignant le score maximal étant mise à mort. Il rattache le projet à des financements des laboratoires Baxter et Takeda et affirme que l'accès limité aux échantillons humains rend le recours à la souris "nécessaire".

Objectifs

Ces pathologies étant des maladies rares orphelines, il est nécessaire d'avoir recours à des modèles animaux (souris) mimant la pathologie humaine pour pouvoir mieux comprendre l'impact de la déficience de ces facteurs et de proposer des approches thérapeutiques complémentaires. Ce projet a pour objectifs : 1) de caractériser l’impact d’un saignement ou d’une blessure sur la biologie des tissus ostéoarticulaires et musculaires ; 2) de caractériser l’impact des facteurs recombinant de modulation de la coagulation (utilisés en clinique) sur la régénération des tissus musculaires et les tissus ostéoarticulaires ; 3) de tester l’efficacité de facteurs de substitution aux facteurs de coagulation sur la protection tissulaire.

Bénéfices attendus

Ces pathologies étant des maladies rares orphelines, il est nécessaire d'avoir recours à des modèles animaux (souris) mimant la pathologie humaine pour pouvoir mieux comprendre l'impact de la déficience de ces facteurs et de proposer des approches thérapeutiques complémentaires. Ce projet a pour objectifs : 1) de caractériser l’impact d’un saignement ou d’une blessure sur la biologie des tissus ostéoarticulaires et musculaires ; 2) de caractériser l’impact des facteurs recombinant de modulation de la coagulation (utilisés en clinique) sur la régénération des tissus musculaires et les tissus ostéoarticulaires ; 3) de tester l’efficacité de facteurs de substitution aux facteurs de coagulation sur la protection tissulaire.

Procédures

Lésion articulaire : Induction d’un saignement par l’introduction d’une aiguille de 30,5 gauge et injection de 5 microlitres de solution saline dans la cavité articulaire du genou. Ce geste sera pratiqué au maximum 1 fois par animal. Lésion musculaire : Induction d’un saignement intramusculaire à l’aide d’une aiguille intramusculaire ou induction d’une lésion musculaire par injection intramusculaire de 0,1 mL de cardiotoxine. Ce geste sera pratiqué au maximum 1 fois par animal. Il n'y aura pas de prélèvements sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les patients hémophiles (déficience en FVIII ou FIX, déficients en facteur von Willebrand) ont des troubles de la coagulation mais présentent également une ostéopénie, une sarcopénie et des altérations du processus inflammatoire. Les aspects moléculaires de ces troubles restent mal connus. Ces pathologies étant des maladies rares orphelines, il est nécessaire d'avoir recours à des modèles murins mimant la pathologie humaine pour pouvoir mieux comprendre l'impact tissulaire de l’hémophilie et de proposer des approches thérapeutiques. Ce projet a fait l’objet d’un premier financement par les laboratoires Baxter (travail franco-américain) et deux financements actuels par Takeda. Selon la procédure interne de ces laboratoires, un projet complet a été déposé intégrant la justification de la problématique des pertes musculosquelettiques dans l’hémophilie et des approches expérimentales proposées (incluant l’expérimentation animale décrite ici). Ces dossiers ont été expertisés et a fait l’objet d’échanges avant d’être validé par la direction scientifique de ces 3 laboratoires.

Devenir

Ils seront tous mis à mort

Remplacement

L’hémophilie et la maladie de von Willebrand sont des maladies rares. L’accès aux échantillons humains est très limité en particulier en lien avec les risques hémorragiques et est essentiellement restreint à des cohortes de sérums. Ce faible accès rend impossible l’étude du rôle des facteurs de coagulation sur les différents tissus. Des souris génétiquement invalidées pour ces facteurs miment la pathologie humaine et permettent de mieux appréhender la pathogenèse de la maladie et le développement de nouvelles approches thérapeutiques en particulier les pertes osseuses et musculaires. Le nombre d’animaux utilisés pour caractériser l’effet de ces facteurs sur les tissus osseux, musculaire et immunitaire et développer de nouvelles approches thérapeutiques sera limité au strict minimum afin d’obtenir des résultats fiables.

Réduction

Pour la réduction d'animaux, nous optons pour des études avec plusieurs molécules testées en parallèle pour avoir un groupe contrôle pour plusieurs molécules. Le nombre d'animaux utilisé pour mener à bien ce projet sera réduit au strict minimum pour pouvoir aboutir à des résultats fiables.

Raffinement

Concernant le raffinement, le bien-être des animaux sera primordial durant les expérimentations, notamment par une phase d’acclimatation de minimum 7 jours, un enrichissement de l’environnement (un tunnel et un carré de cellulose pour permettre la conception d'un "nid"), une visite quotidienne, une gestion de la douleur suivant une échelle stricte et des points limites bien établis. Les souris seront hébergées par 4 ou 5 selon la procédure. Les points limites de l'étude dépendent des résultats de l'évaluation clinique, de l'observation d'une douleur non gérable suite à la mise en place d'un protocole analgésique. De façon générale, les différents points limites observés sont, la diminution de poids corporel, l'apparence physique et le comportement de l'animal sans intervention humaine. Ces 3 critères sont évalués sur une échelle de 0 à 3. A partir de deux scores de 2, une injection de Buprénorphine à 0.05mg/kg en injection intra-musculaire sera administrée et la fréquence d’administration sera adaptée en fonction des signes de la douleur avec une fréquence toutes les 12h et pouvant être accrue toutes les 8 heures. Si une souris atteint un score de 3, elle sera alors sacrifiée.

Choix des espèces

- Les souris homozygotes déficientes en VWF sont viables, fertiles, de taille normale et ne présentent aucune anomalie physique ou comportementale grave. Ces souris présentent des défauts dans l'hémostase caractérisés par des temps de saignement prolongés avec des saignements spontanés observés chez dix pour cent des nouveaux nés. Les caractéristiques présentées par les animaux déficients homozygotes sont considérées comme un modèle approprié pour mimer la maladie de von Willebrand sévère humaine. - Les souris déficientes en FVIII (homozygotes) sont viables et fertiles. Ces souris récapitulent les principales caractéristiques de l'hémophilie A humaine et constituent un excellent modèle pour explorer l’impact physiopathologique des troubles de la coagulation. - Des souris déficiente en Tnfrsf11b (ostéoprotégérine : OPG) homozygotes (développent une ostéoporose marquée et une dysrégulation hématopoïétique. Des liens OPG/VWF ont été démontrés et une implication de leur interaction est suspectée dans l’hémophilie. Pour les analyses de phénotype, de pertes musculaires et de caractérisation des populations immunitaires, des souris adultes âgées de 5 et 24 semaines seront utilisées. Pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques des souris adultes. Pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques des souris adultes âgées de 5 ou 24 semaines seront utilisées selon les résultats de la procédure 2. Réception de souris âgées de 4 ou 23 semaines, utilisation après une semaine d’acclimatation (âgées de 5 ou 24 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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 -
 24

24 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de tétrachlorure de carbone deux fois par semaine pendant quatre semaines pour induire une fibrose du foie, avec imagerie TEP puis mise à mort pour prélever le foie. Le porteur décrit une fibrose insidieuse et indolore, tout en signalant une possible irritation du péritoine, une fatigue et une perte d'appétit, la mise à mort étant déclenchée à 20 % de perte de poids. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne permet d'étudier cette pathologie et qu'une étude chez un organisme vivant est "indispensable".

Objectifs

D’un point de vue scientifique, ce protocole expérimental in vivo est justifié d’une part, par la nécessité d’accroître nos connaissances du point de vue des mécanismes impliqués dans la survenue et l’aggravation de la fibrose. D’autre part, il est nécessaire d’identifier de nouvelles méthodes moins invasives que la biopsie du foie pour évaluer correctement l’organe. Les résultats obtenus devraient permettre une étude translationnelle chez l’homme dans les maladies chroniques du foie qui sont caractérisées par une inflammation et une fibrose.

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, ce protocole expérimental in vivo est justifié d’une part, par la nécessité d’accroître nos connaissances du point de vue des mécanismes impliqués dans la survenue et l’aggravation de la fibrose. D’autre part, il est nécessaire d’identifier de nouvelles méthodes moins invasives que la biopsie du foie pour évaluer correctement l’organe. Les résultats obtenus devraient permettre une étude translationnelle chez l’homme dans les maladies chroniques du foie qui sont caractérisées par une inflammation et une fibrose.

Procédures

1/ Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une semaine pour s’adapter à leur nouvel environnement. 2/ La fibrose sera induite (procédure 1) par une injection IP de 100ul d’un mélange de CCl4 0,5 µl/g reconstitué dans de l’huile d’olive 2 fois par semaine pendant 4 semaines. 3/ Les stades de la fibrose seront évalués de manière non invasive par tomographie par émission de positon au [68Ga]-FAPI la dernière semaine (procédure 2). En fin de protocole, (i) une injection intrapéritonéale de bromodéoxyuridine (procédure 3, marqueur non toxique pour évaluer la prolifération des cellules hépatiques) sera réalisée 2 à 6 heures avant la mise à mort. (ii) une injection d’une seconde dose d’environ 5 MBq dans un volume maximal de 0,1 à 0,2mL de [68Ga]-FAPI sera réalisée une heure avant la mise à mort des animaux (procédure 4), un morceau du foie sera prélevé et analyse par autohistoradiographie.

Impact sur les animaux

La fibrose hépatique est un processus insidieux et indolore. Les souris recevant une injection intra-péritonéale de CCl4 ne développent pas de complications sévères. Bien qu’une intoxication à ce produit cause une élévation des enzymes hépatiques et de la fibrose après 4 semaines et de l’hypertension portale avec des saignements digestifs après 8 semaines, ces conditions ne sont pas douloureuses chez la souris. Cependant, l’injection IP est susceptible d’irriter le péritoine avec des adhérences et des spasmes temporaires. D’après la littérature (Scholten D et collaborateurs. The carbon tetrachloride model in mice. Lab Anim. 2015), l’application bi-hebdomadaire de CCl4 jusqu’à 4 semaines ne générant pas d’hépatopathie majeure devrait être classée comme « procédure modérée » selon l’article 15 de la directive européenne de 2010/63. Une fatigue et une perte d’appétit étant concevable, le point limite est basé sur l’identification d’une perte de 20% du poids. Des signes de mal-être définis au préalable par notre vétérinaire référent (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, yeux et abdomen creux, perte des réflexes de fuite) conduiront à une prise en charge de type nursing (modification des enrichissements, facilitation d’accès à la nourriture, applications abdominales de Lidocaïne).

Devenir

A l'issue des procédures: (1) injection IP 2fois par semaine de CCL4, (2) examen d'imagerie non invasive de la fibrose hépatique (3) et injection du bromodéoxyuridine (marqueur non toxique pour évaluer la prolifération des cellules hépatiques) , les animaux seront gardés en vie et A la fin de la procédure 4 ( injection du radiotraceur pour analyse autohistoradiographiques) les animaux seront mises à mort

Remplacement

Il n’existe aucune approche in vitro pour étudier l’évolution d’une pathologie inflammatoire multifactorielle évoluant vers la fibrose du foie combinée à un radiotraceur. Une étude chez un organisme vivant est indispensable.

Réduction

L’étude sera menée avec un nombre total de 24 souris jeunes adultes mâles, basé sur le calcul a priori du nombre de souris nécessaires tenant compte de la variabilité interindividuelle, ainsi que de l’effet du genre, sur l’évolution de la pathologie hépatique.

Raffinement

Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une semaine pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l’air, …) à leur bien-être. La fibrose sera induite par une injection intra-péritonéale de 100ul d’un mélange de CCl4 (0,5 ul/g) reconstitué dans de l’huile d’olive 2 fois par semaine pendant 4 semaines. Les stades de la fibrose seront évalués de manière non invasive par tomographie par émission de positon au [68Ga]-FAPI la dernière semaine.

Choix des espèces

Nous avons une bonne connaissance des modèles murins et de plus, le choix de l’espèce « souris » se justifie par l’existence de modèles transgéniques concernant les implications futurs de ce projet si les résultats escomptés se confirment. Enfin nous possédons une expertise sur l’utilisation du CCl4 chez la souris. Les souris auront au minimum 8 semaines et pèseront au moins 18 à 20g. Un âge et un poids minimum afin de garantir une bonne tolérance de la procédure expérimental chez des souris jeunes adultes mâles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 252
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 252
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Devenir
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 252

252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de cellules cancéreuses coliques greffées, elles reçoivent des injections et des prélèvements sanguins sous anesthésie, pour étudier le rôle des cellules Natural Killer et des macrophages dans l'effet antitumoral de la molécule H89. Le porteur indique que le développement tumoral peut entraîner perte de poids et gêne des mouvements, les souris étant mises à mort si la tumeur devient trop volumineuse ou si elles perdent plus de 20 % de leur poids. Il affirme que le modèle souris ne peut être remplacé car un système immunitaire complet est "nécessaire".

Objectifs

Ce projet de recherche a comme but celui d’étudier le rôle de certaines cellules de l’immunité innée (Natural Killer (NK) et macrophages) dans l’effet antitumoral d’un inhibiteur de kinases, le H89. Le H89 est un inhibiteur de kinases non spécifique (Davies et al., 2000), qui inhibe la protéine kinase A (PKA), mais également d’autres kinases. Cette molécule induit la mort des cellules cancéreuses coliques in vitro (Ali-Boina et al., 2013 ; Cortier et al., 2015). Nous avons préalablement montré que le H89 est capable d’inhiber la croissance tumorale dans deux modèles de cancer colorectal chez la souris. De plus, d’autres études effectuées montrent que le système immunitaire est impliqué dans l’effet antitumoral du H89. Le H89 est également capable d’induire le recrutement des cellules T effectrices dans la tumeur, en augmentant la réponse immunitaire antitumorale. Le H89 augmente l’expression du récepteur à l’IL-15, IL-15ra, indispensable dans l’activation des cellules T à activité antitumorale mais également des cellules NK. Pour cette raison nous souhaitons déterminer plus en détail le rôle de ce récepteur (IL-15ra) dans l’activité antitumorale du H89, en effectuant une expérience de blocage de son activité in vivo. Une autre étude réalisée in vivo nous montre que le H89 empêche la prise tumorale dans un modèle de cancer colorectal chez la souris Balb/c. Cela suggère que le système immunitaire inné pourrait également être impliqué dans l’effet de la molécule. Pour cela, nous envisageons de diminuer le nombre de cellules NK et les macrophages, acteurs importants de l’immunité innée, afin d’évaluer leur rôle dans la prévention de la prise tumorale observée sous l’effet du H89. Cette étude prévoit, au total, l’utilisation de 252 souris Balb/c femelles.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettrait de bien établir le lien entre la surexpression du récepteur à l’IL-15 (IL-15ra) observée dans les tumeurs de souris traitées avec H89, et l’effet antitumoral de la molécule. En effet ce récepteur est impliqué dans l’activation des cellules T CD8 effectrices, mais aussi bien des cellules NK, qui sont indispensables à l’établissement d’une réponse immunitaire afin d’éliminer la tumeur. Le rôle des cellules T dans la réponse antitumorale du H89 ainsi que la capacité du H89 à induire le recrutement des cellules T CD8 effectrices, donc des cellules immunitaires à activité antitumorale, ont déjà bien été établis. Cette expérience nous permettrait donc de bien déterminer les mécanismes impliqués dans l’effet antitumoral et du H89. De plus, la déplétion de cellules NK et des macrophages, acteurs de l’immunité innée importants dans le développement de la tumeur, nous permettrait de mieux comprendre l’effet du H89 sur l’inhibition de la prise tumorale in vivo précédemment observé.

Procédures

En plus des injections prévues dans les procédures, des prélèvements de quelques gouttes de sang (sous anesthésie) pourraient être effectués de manière occasionnelle afin de monitorer le bon déroulement de l’expérience.

Impact sur les animaux

Les molécules utilisées ne causent pas d’effets indésirables aux souris. Le H89 n’a pas d’effets secondaires, et cela a déjà bien été établi par nos études précédentes. La seule gêne que les animaux pourraient rencontrer est celle liée au développement tumoral. Cela pourrait entraîner une perte de poids, une difficulté de mouvements, même si cela reste rare. Si un de ces signes apparaît, les animaux seront mis à mort sous anesthésie quand la taille de la tumeur devient trop importante ou si la tumeur gêne les mouvements des animaux. Si la perte de poids est supérieure à 20% du poids initial ou si les animaux présentent le moindre signe de souffrance l’euthanasie sera également effectuée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure

Remplacement

Pour cette étude, nous ne pouvons pas remplacer le modèle souris. En effet, cela s’avère nécessaire car nous avons besoin d’un système immunitaire complet afin de mieux comprendre l’effet du H89 et avancer dans la recherche de nouvelles thérapies anti-cancéreuses en immunothérapie.

Réduction

Nous réduisons au minimum les animaux utilisés pour cette étude, en nous limitant au nécessaire afin d’avoir des résultats reproductibles et statistiquement fiables. Nous effectuerons des tests statistiques (two-way ANOVA) afin de vérifier la significativité des expériences effectuées.

Raffinement

Nous veillons toujours au bien-être des animaux de l’étude. Les animaux seront observés régulièrement, tous les deux à trois jours, afin de vérifier leur bien-être. L’hébergement se fera en groupes pour éviter le stress, étant la souris un animal social. Du matériel d’enrichissement permettant la construction d’un nid sera également fournie et le calme sera maintenu dans la salle d’hébergement. L’injection des cellules cancéreuses se fera sous anesthésie à l’isoflurane afin de réduire le stress des animaux. Si le moindre signe se souffrance apparaît, les animaux seront mis à mort (sous anesthésie) dans les cas suivants : 1) si le volume tumoral devient trop important 2) si les animaux perdent plus de 20% de leur poids ou si des signes montrent une douleur ou une souffrance importante (comportement/posture), 3) si les tumeurs présentent des lésions qui ne peuvent pas être traitées avec produit cicatrisant et causant une gêne aux animaux.

Choix des espèces

Cette étude sera réalisée avec des souris Balb/c porteuses de cellules cancéreuses coliques CT26. Nous maîtrisons parfaitement ce modèle de souris qui nous permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’effet antitumoral de la molécule, ainsi que le rôle de certaines cellules de l’immunité innée. Les souris seront utilisées à partir de l’âge de 8 semaines. Cela permet d’avoir un système immunitaire entièrement développé et des souris assez jeunes pour garantir une réponse immunitaire efficace, que l’on ne retrouverait pas chez les animaux plus âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 80
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Devenir
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 80
 100

180 souris vont être utilisées, dont 80 réutilisées dans d'autres procédures, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sous anesthésie, elles reçoivent des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées et une immunisation, le porteur n'attendant qu'une légère douleur de courte durée aux points d'injection. L'étude croise des lignées transgéniques pour comprendre le rôle de protéines de l'autophagie dans la réponse des lymphocytes B. Le porteur affirme que la maturation de cette réponse ne peut se reproduire in vitro et qu'il doit donc générer de nouvelles lignées de souris.

Objectifs

Les lymphocytes B (LB) sont des précurseurs de cellules productrices d’anticorps. Les LB sont également des cellules présentatrices d’antigènes professionnelles (CPA) qui peuvent activer les lymphocytes T (LT) par la présentation d'antigènes dans le contexte du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). L’autophagie est un processus de dégradation cellulaire exécuté par des molécules ATG (autophagy-related). L’autophagie est un acteur majeur de la biologie des LB. Elle permet la survie à long terme des LB mémoire, et des plasmocytes à longue durée de vie, et par conséquent le maintien de la réponse à anticorps. L’importance de l’autophagie dans les réponses humorales à long terme est illustrée par sa nécessité dans le maintien d’une protection contre des virus comme celui de la grippe. Nous avons récemment montré qu'en plus de ces rôles initiaux, les protéines ATG participaient au trafic intracellulaire du récepteur à l'antigène des cellules B (BCR). La stimulation du BCR permet à la fois l'activation initiale des LB, et l'acquisition d'antigènes qui seront ensuite présentés aux LT, étape cruciale pour assurer une qualité optimale de la réponse à anticorps. Ainsi il apparait que les protéines ATG pourraient être importantes pour optimiser la qualité de la réponse immunitaire humorale face à certains types d'antigènes. Même si de premières expériences en particulier in vitro ont montré que les protéines ATG participaient à la présentation antigénique par les LB, ses conséquences in vivo sont inconnues. Comprendre de tels mécanismes permettrait d'améliorer l'efficacité de certains vaccins ou de limiter des effets pathogènes de production chronique d'anticorps. Nous voulons donc générer des modèles permettant d'évaluer le rôle des molécules ATG in vivo dans l'activation initiale des LB et à comprendre le processus mis en jeu.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre à terme de mieux comprendre l'initiation de la production d'anticorps, et de développer de nouvelles approches pour améliorer l'efficacité de vaccins, ou au contraire de limiter l'apparition de réponses autoimmunes.

Procédures

Aucun prélèvement sur animal vigile ou procédure chirurgicale ne sera effectuée. Seules des injections intrapéritonéales ou sous cutanées sur animal anesthésié sont prévues.

Impact sur les animaux

Aucun phénotype dommageable n'a été observé sur les lignées qui seront utilisées et qui ont été déjà décrites. Nous n'attendons donc pas non plus de phénotype dommageable pour les nouveaux croisements générés à partir des souris déjà décrites. Une des procédures implique une immunisation et des injections de cellules. Aucun effet dommageable à long terme n'est attendu. Une légère douleur peut-être observée sur les sites d'injection mais de durée courte (quelques heures).

Devenir

Tous les animaux générés serviront à effectuer les expériences nécessaires. Aucun animal ne sera maintenu en vie à la fin du projet.

Remplacement

L'utilisation de modèles murins permet de suivre la mise en place de la réponse humorale in vivo et sa maturation, ce qui est impossible in vitro. En effet, l'environnement ganglionnaire et en particulier l'émergence des centres germinatifs où a lieu la maturation terminale des LB, ne peut se reproduire par des modèles in vitro. De plus, la génération de modèles transgéniques avec expression de BCR spécifiques d'antigènes modèles est une stratégie courramment utilisée. Elle permet d'augmenter le nombre de lymphocytes spécifiques de l'antigène, et donc de suivre le comportement des cellules sur un nombre suffisant, en imagerie et en cytométrie en flux. Nous devons donc recourrir à des croisements d'animaux transgéniques et générer de nouvelles lignées, afin d'obtenir des modèles exploitables.

Réduction

Le nombre total est de 180 animaux. Nous nous basons sur des protocoles déjà établis dans la littérature, et sur notre propre expérience de modèles décrits dans nos précédents travaux, afin de limiter au maximum le nombre d'animaux. Le nombre minimal d'animaux par groupe expérimental est de 10, pour chaque question posée, pour pouvoir établir des conclusions statistiquement fiables.

Raffinement

Des points-limites ont été établis pour chaque procédure, permettant de soustraire les animaux à toute souffrance. Les traitements potentiellement douloureux seront effectués en anesthésie générale par des personnels compétents. Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d'hébergement: les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans un environnement enrichi (tubes en polycarbonate rouge translucides, frisures de carton, barre en bois à ronger) et observés quotidiennement.

Choix des espèces

Le système immunitaire et les modèles d'immunisation de la souris sont proches des systèmes humains. Outre une littérature abondante sur ces modèles, nous disposons de nombreux outils d'analyse et l'expérience requise pour le suivi des réponses immunitaires chez la souris, nous permettant de limiter le nombre d'animaux utilisés. Nous utiliserons un modèle transgénique n’existant que chez la souris. Les souris SWHEL expriment un BCR spécifique de l'antigène modèle HEL sont disponibles au laboratoire. Nous avons de plus généré et caractérisé précédemment les souris Mb1 cre ATG5flox/flox, Mb1 cre permettant la délétion du gène ATG5 par la recombinase dans les lymphocytes B. Nous croiserons ainsi les souris SWHEL et Mb1 cre ATGf/f pour obtenir le modèle le plus adéquat pour suivre l'induction de la réponse humorale in vivo, en présence ou absence d'ATG5 dans les LB. Nous travaillerons sur des individus de 8 à 12 semaines. Dans cet intervalle d'âges, le système immunitaire de la souris est complètement mature mais non-sénescent. Nous pourrons ainsi étudier les différents paramètres en situation de fonctionnement optimal des lymphocytes B. De plus l'autophagie est décrite comme déclinant avec l'âge d'où la nécessité de ne travailler que sur des animaux relativement jeunes. Enfin aucun impact majeur de l'inhibition de l'autophagie sur la survie des lymphocytes B n'a été identifié à ces âges.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 30
▲ -
Devenir
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 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Anesthésiées, elles subissent une intubation trachéale puis l'injection de nanoparticules, sont surveillées jusqu'à 24 heures, puis mises à mort pour prélever leurs organes et en évaluer la toxicité. Le porteur décrit une administration unique très peu invasive et vise à caractériser la biodistribution des nanoparticules pour de futurs traitements de l'insuffisance cardiaque. Il affirme qu'après des données in vitro, un système intégré in vivo devient "indispensable" avant des essais sur le cochon puis sur l'humain.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'évaluer la biodistribution de nanoparticules après administration par voie intra-trachéale.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux caractériser la biodistribution de nanoparticules après administration intra-trachéale, et permettra ainsi de tester de nouveaux outils thérapeutiques et de nouvelles voies d'administration pour lutter contre l'insuffisance cardiaque.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie avant une intubation dans la trachée. Après injection des nanoparticules, le cathéter sera ensuite enlevé et les souris monitorées immédiatement après l’injection pendant une durée maximale de 24h, avant d’être mis à mort. Toutes les souris sont concernées.

Impact sur les animaux

Cette procédure est très peu invasive. Il s’agit d’une administration unique. Le cathéter sera ensuite enlevé et les souris monitorées immédiatement après l’injection pendant une durée maximale de 24h, avant d’être mis à mort.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort. En effet, différents organes seront prélevés pour évaluer notamment la toxicité des nanoparticules au niveau tissulaire. Dans ce but, des analyses histologiques, transcriptomiques et toxicologiques seront réalisées.

Remplacement

Une étude in vitro complète a été réalisée afin d’étudier la cinétique d’internalisation et la localisation subcellulaire des nanoparticules sur des cultures cellulaire cardiaques (lignée H9C2). Maintenant que nous avons des données préliminaires in vitro, il est indispensable d’évaluer la distribution cardiaque de ces nanoparticules, afin d’évaluer leur potentiel thérapeutique. A cette fin, l’utilisation d’un système intégré in vivo est une étape indispensable afin d’évaluer la faisabilité de cette stratégie thérapeutique, avant de lancer des expérimentations sur le gros animal (cochon) et l’Homme dans les prochaines années. Cette étape est indissociable de l’approche in vitro que nous avons réalisée.

Réduction

Dans un souci de réduction, ces 30 souris seront utilisées pour un suivi en temps réel de la fluorescence des organes jusqu’à 24 heures, puis pour des analyses histologiques, transcriptomiques, toxicologiques.

Raffinement

Dans un souci de raffinement, nous allons veiller au bien-être des animaux qui seront élevés en milieu enrichi pour pouvoir composer une litière, avec libre accès à l'eau et à la nourriture. De plus, les souris seront anesthésiées via injection de Ketamine/xylazine au moment de l'expérimentation. Tout instrument utilisé sera préalablement autoclavé et stérile. Aucun dommage n’est attendu au cours de ce projet. Les animaux feront cependant l’objet d’un suivi quotidien afin de prendre les mesures évitant toute souffrance éventuelle. Les animaux seront surveillés pour évaluer d'éventuelle souffrance, détresse ou inconfort. L'hébergement des animaux sera effectué en confinement adapté. Ce suivi comporte une évaluation de la perte de poids, de l’apparence physique et du comportement de l’animal. Les animaux seront manipulés en condition stérile. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et/ou coton), et maintien des animaux en groupes de 4 à 6 afin d’éviter le stress de l’isolement.

Choix des espèces

Les expérimentations devant être réalisées sur des animaux dépourvus de poils, la souris (Nude en l’occurrence) représente un modèle de choix dans ce projet. En outre, la souris présente des caractéristiques très proches de l’Homme en ce qui concerne le fonctionnement du système cardio-pulmonaire, principalement étudié dans ce projet. Des souris de 6 mois seront utilisées dans ce projet, puisqu'à ce stade, le développement des organes (coeur et des poumons notamment) est terminé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 264
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 264
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 264

264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent la toxine cholérique par gavage une fois par jour pendant quatre jours, avec un double gavage le dernier jour, puis sont mises à mort six heures après pour prélever l'intestin, afin de comparer des substances mucoprotectrices contre la diarrhée. Le porteur indique que la toxine peut provoquer diarrhée, déshydratation, douleur intestinale et perte de poids, effets qu'il décrit comme transitoires et réversibles. Sur le remplacement, il affirme que le modèle animal donne une image intégrée des dommages intestinaux que les approches sans animaux ne reproduiraient pas.

Objectifs

Notre projet a pour but d’évaluer et de comparer les effets de différentes substances mucoprotectrices (polysaccharrides naturels qui adhèrent au mucus) et leurs associations sur la sécrétion d’eau provoquée par la toxine cholérique dans un modèle d’anse intestinale ouverte chez la souris C57Bl6J.

Bénéfices attendus

La gastro-entérite aiguë caractérisée par une diarrhée reste un motif fréquent de consultation en Occident, et demeure une cause de mortalité dans les pays en voie de développement. La réhydratation orale est le traitement de première intention pour la prévenir ou la traiter. Cependant, la thérapie de réhydratation orale ne réduit pas la fréquence des selles et la perte de liquide et ne raccourcit pas la durée de la maladie. Ainsi les professionnels de la santé s'intéressent à la mise au point de nouveaux produits, à visée préventive et curative, efficaces et peu coûteux qui pourraient renforcer l'effet de la thérapie de réhydratation orale.

Procédures

Les animaux sont soumis à un gavage 1 fois par jour pendant 4 jours (0.15 ml) et, le dernier jour, un deuxième gavage est effectué 20 min après le premier (0.1 + 0.1 ml). Ils sont mis à mort 6 heures après le dernier gavage.

Impact sur les animaux

La toxine cholérique chez la souris induit une hypersécrétion d’eau dans l’intestin 6 heures après son administration par voie orale. Cela peut donc entrainer, une diarrhée, une déshydratation, une douleur intestinale, une diminution d’activité, une perte de poids. Ces effets sont en général transitoires et réversibles sans autre traitement.

Devenir

Les souris seront sacrifiées 6 h après traitement par la toxine cholérique et des analyses post-mortem seront effectuées. D'une part l’intestin sera clampé au niveau du pylore et du caecum, débarrassé du tissu mésentérique et prélevé. La quantité d’eau secrétée dans la lumière intestinale sera évaluée par pesée du segment intestinal clampé plein, moins le poids de celui-ci vidé. L’état de la muqueuse intestinale par établissement de scores histologiques à partir d’un segment intestinal prélevé après la fin de la mesure de la quantité d’eau secrétée.

Remplacement

Le modèle animal mime les principales caractéristiques de la diarrhée induite par des toxines bactériennes incluant la toxine cholérique et donne une image intégrée des dommages intestinaux provoqués. Parmi ces caractéristiques figurent la sécrétion d’eau et les altérations de la muqueuse intestinale associées (altération des villosités, infiltration par des immunocytes augmentation de la perméabilité intestinale par rupture du complexe des protéines de jonctions serrées intercellulaires…) qui sont les résultats des régulations neuro-humorales et de ce fait observable à l’aide du modèle intégré qu'est le modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe expérimental a été optimisé en tenant compte de la variabilité interindividuelle en se basant sur des études utilisant le même modèle. Ces effectifs (n=12) sont suffisants pour atteindre une validité statistique.

Raffinement

Les animaux utilisés seront des animaux sains provenant d’un élevage agréé. Ils seront hébergés dans des conditions normalisées optimales et suivis quotidiennement pour leur apporter tous les soins nécessaires et assurer leur bien-être. Leur milieu sera enrichi en buchettes de peuplier pour satisfaire leur besoin de ronger et un abri en inox leur permettra de s’y loger. Toutes les mesures ont été prises pour réduire l’inconfort (période d’adaptation, habituation) et prévenir toute douleur ou anxiété susceptible d’être subie par les animaux (détection de toute anomalie ou apparition de mal être). Si malgré les mesures prises, une souffrance était constatée la procédure serait arrêtée.

Choix des espèces

Les souris C57Bl6 sont communément utilisées pour mimer des conditions physiopathologiques observées chez l’homme et appréhender les mécanismes d’action impliqués. Elles sont ainsi utilisées pour l’exploration de la physiopathologie digestive. Le modèle de diarrhée induite par la toxine cholérique ainsi que le modèle de anses ouvertes chez la souris C57Bl6 est décrit et validé par la communauté scientifique (Finkelstein, R 1976, Stephen H. et al. 1983, R.A.Fenton 2019). Les animaux seront des souris C57Bl6J adultes de 5 à 6 semaines (environ 20 à 25g). L’utilisation d’animaux adultes est nécessaire pour évaluer différentes substances mucoprotectrices sur une barrière intestinale parfaitement mature, sachant qu’en condition périnatale la barrière intestinale présente des caractéristiques biologiques complètement différentes de celles observés chez l’animal adulte

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 480
Souffrances
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▲ -
▲ 480
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Devenir
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 -
 480

480 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une greffe de tumeur sous la peau puis des injections repetees de traitements, avant d'etre tue pour analyser la tumeur. Le porteur affirme que les souris vivent sans contrainte majeure jusqu'a la fin et suit quotidiennement la taille des tumeurs pour ne pas depasser un point limite. Les rubriques objectifs et benefices reprennent mot pour mot la meme liste d'objectifs, sans decrire le benefice attendu pour les patients.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont: - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la prévention et le ralentissement de la croissance tumorale. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la survenue de métastases pulmonaires. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm en combinaison avec une immunothérapie ou une chimiothérapie sur la croissance tumorale. - D'évaluer l'implication des lymphocytes T CD8 dans la réponse anti-tumorale induite par la stratégie vaccinale.

Bénéfices attendus

Les objectifs de ce projet sont: - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la prévention et le ralentissement de la croissance tumorale. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la survenue de métastases pulmonaires. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm en combinaison avec une immunothérapie ou une chimiothérapie sur la croissance tumorale. - D'évaluer l'implication des lymphocytes T CD8 dans la réponse anti-tumorale induite par la stratégie vaccinale.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection sous-cutané lors de la greffe des tumeurs (1 fois, 20 secondes) et à des injections intrapéritonéales pour l'admisnitration des traitements (entre 3 et 6 sur toute la durée du protocole; 15 sec par injection)

Impact sur les animaux

La greffe des tumeur sous-cutané est un geste rapide et peu douloureux pour l'animal. Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables particuliers en réponse aux traitements. Les immunothérapies, la stratégie vaccinale et la chimiothérapie ont déjà été validées dans des protocoles précédents et ces traitemetns n'ont pas engendré d'effets indésirables notoires. Le niveau de nuisance dûe à la croissance tumorale peut augmenter avec la taille de la tumeur, cependant, les souris vivent sans contrainte majeure jusqu'à la fin du protocole.

Devenir

A l'issue de chaque procédure le sacrifice des animaux sera effectué afin de procéder aux analyses des tumeurs.

Remplacement

Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, les évaluations de nouveaux agents thérapeutiques en oncologie doivent être réalisées sur les organismes vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux minimum requis est calculé afin d’assurer une fiabilité statistique. Aussi, afin de réduire l’utilisation de souris, nous évaluerons sur le même animal la fonction des lymphocytes et la croissance tumorale lors d’expérience nécessitant l’utilisation de traitements sur des temps longs.

Raffinement

Le raffinement du protocole prendra en compte le suivi quotidien de la taille des tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse afin de s'assurer qu'elles restent inférieures à la taille classiquement utilisée comme point limite en cancérologie chez la souris. Ce suivi individuel permettra la surveillance du bien-être des animaux qui seront hébergés par groupe de cinq à dix dans un établissement agréé.

Choix des espèces

La souris, outre l’avantage lié à ses caractéristiques physiologiques, est la seule espèce animale pour laquelle des anticorps bloquants variés sont commercialisés (aPD-1 ; aCD8β) facilitant les investigations expérimentales et l’utilisation de combinaisons thérapeutiques. Ces modèles murins sont commercialisés, donc accessibles facilement, et permettent de standardiser au maximum nos expériences. D’autres part le modèle OVA n’existe que chez la souris et nous possédons les lignées tumorales murines exprimant l’OVA. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique chez l’humain. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 10 et 20 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature.