Souris
Projet Fibrose
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1550
11 000 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chez une partie, des fibroses du poumon, du foie, du rein ou de la peau sont provoquées de façon accélérée, et tous reçoivent des composés par voie orale, intra-péritonéale, sous-cutanée ou intraveineuse une à deux fois par jour pendant six à huit semaines, avec prélèvements sanguins et chirurgies. Le projet teste des molécules anti-fibrose en vue de leur développement clinique et de leur "mise sur le marché". Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à des modèles animaux reproduisant la pathologie humaine, que les tests sur cellules ne remplacent pas.
Objectifs
A ce jour, aucun médicament utilisé dans le traitement de la fibrose n'a permis de reverser et/ou stopper complètement une fibrose établie sur le plan histologique ou clinique. Le but des expérimentations mises en place est de développer des molécules pouvant ralentir et/ou stopper le développement de la fibrose dans nos modèles expérimentaux.
Bénéfices attendus
A ce jour, aucun médicament utilisé dans le traitement de la fibrose chez l’homme n'a permis de reverser et/ou stopper complètement une fibrose établie sur le plan histologique ou clinique. Toute fibrose confondue représente 45% des décès dans les pays développés. Le but des expérimentations mises en place est de développer des molécules pouvant ralentir et/ou stopper le développement de la fibrose dans nos modèles expérimentaux. Les différentes procédures utilisées dans ce projet vont nous permettre d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le développement des différentes fibroses. Elles vont également nous permettre, en support du travail réalisé in vitro, la recherche et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de la fibrose. De plus ces procédures nous permettront, une fois une cible identifiée, de développer de petites molécules permettant de reverser et/ou stopper le développement de la fibrose et aussi d’évaluer des combinaisons thérapeutiques afin d’augmenter l’efficacité ou de limiter les effets non désirables de certains composés prometteurs pour le traitement de la fibrose. L’ensemble de ces travaux a pour but d’avancer au maximum le développement préclinique de traitement anti-fibrotique en vue de leur développement clinique et leur mise sur le marché.
Procédures
Les gestes techniques réalisés sur animaux se pratiquent sur rats et souris, vigiles ou anesthésiés. - Sur animaux vigiles : o Identification individuelle (oreille, queue, patte). Tous les animaux de ce projet sont concernés par au moins un type d’identification. o Administration de composés par voies orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, intraveineuse. Ces gestes concernent la totalité des animaux de ce projet. Les administrations par voies orale, péritonéale et sous-cutanée peuvent être réalisées une à deux fois par jour, pendant 6 à 8 semaines. Les administrations par voie intraveineuse peuvent être réalisées une à deux fois par semaine, pendant 6 à 8 semaines. -Sur animaux anesthésiés par voie gazeuse ou par voie systémique : oAdministration par voie oropharyngée. Acte unique. oAdministration par voie sous-cutanée. Acte réalisé au maximum 5 fois par semaine, pendant 4 semaines. oPrélèvements sanguins intermédiaires au maximum 4 fois par animal ou terminaux. Ils sont réalisés en respectant les recommandations en termes de volumes et temps de récupération. Tous les animaux de ce projet sont concernés. oMises à mort par une méthode règlementaire ou une méthode validée par un comité d’éthique. Tous les animaux de ce projet sont concernés. oChirurgie (acte unique). Un protocole d’analgésie pré- et post-opératoire s’applique dans ces cas.
Impact sur les animaux
Quatre procédures décrivent des modèles de fibroses (pulmonaire, hépatique, rénale et dermique) qui, par conséquent, recréées de façon accélérée le développement de ces pathologies. Ces modèles sont bien caractérisés dans nos laboratoires et n’engendrent pas d’effets indésirables autres que ceux liés aux modèles eux-mêmes. Nous ne nous attendons pas à avoir d’effets indésirables dans nos modèles lorsque nous évaluons des composés car ils ont pour but de guérir la fibrose et ont, en amont de nos modèles, démontré une efficacité dans nos tests in vitro. Ils sont également passés dans des études de pharmacocinétique vitro puis vivo durant lesquels les composés qui auraient montré des effets indésirables sont écartés. Toutefois en cas d’éventuels signes cliniques observés, le traitement serait suspendu ou adapté. Sans amélioration, les animaux seraient mis à mort. Des points limites sont définis pour chaque procédure afin d’anticiper les actions à mettre en œuvre et de préserver leur bien-être.
Devenir
La mise à mort des animaux à l’issue des procédures est indispensable afin de pouvoir prélever le sang et les organes et réaliser les analyses permettant de répondre aux objectifs du projet.
Remplacement
Pour tester l’activité in vivo des composés issus du screening cellulaire in vitro, il est indispensable de recourir à l’utilisation de modèles animaux reproduisant le plus possible la pathologie humaine, qui intègrent toute la complexité des réactions physiologiques (interactions intercellulaires, inter-organes, inflammations…). Tous les modèles utilisés sont très bien décrits dans la littérature scientifique et ont été validés avec des composés qui ont montré leur efficacité chez l’homme dans des études cliniques. Le processus de screening des composés est réalisé sur des tests cellulaires ou non-cellulaires in vitro. Ces tests permettent de réduire le nombre de composés à tester chez l’animal mais ne permettent malheureusement pas de se passer des modèles animaux.
Réduction
La sélection des composés est faite en utilisant des tests cellulaires ou non cellulaires in vitro. Seules les molécules présentant une activité sur les tests in-vitro et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront testées sur les animaux. Ce système permet de réduire considérablement le nombre de molécules testées chez l’animal et donc le nombre d’animaux utilisés. Seuls les modèles animaux, bien décrits et validés par la communauté scientifique sont réalisés. En règle générale, 8 à 12 animaux sont utilisés par groupe (1 groupe par composé à tester incluant le véhicule du composé). Une analyse de variance à 1 ou 2 facteur(s) suivi d’un test de Dunnett comparant le véhicule avec le composé à tester permettent de mesurer si l’effet du composé est significatif. L’étude est répétée une deuxième fois pour évaluer la reproductibilité du test.
Raffinement
Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. Ils sont observés tous les jours et leur état clinique est évalué au minimum deux fois par semaine. Les conditions de chaque procédure expérimentale sont étudiées individuellement par la Structure Chargée du Bien-Être Animal (SBEA) qui émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux. Les animaux affaiblis sont maintenus dans des conditions aménagées facilitant l’accès à l’aliment et à l’eau de boisson (par exemple ajout d’eau gélifiée).
Choix des espèces
En pharmacocinétique, la souris puis le rat sont les espèces standards dans les premières phases de recherche et développement de nouveaux candidats médicaments. Le rat est choisi pour les molécules les plus intéressantes, afin de commencer la comparaison pharmacocinétique inter espèce, ainsi que de préparer les études de toxicologie futures. En pharmacologie, la souris est l’espèce recommandée et largement utilisée pour les premières étapes de la recherche. Elle permet de réduire les quantités de composés nécessaires à l’évaluation de leur efficacité. Les souris génétiquement modifiées permettent de valider de façon plus spécifique certains mécanismes d’action. Les modèles de fibrose ainsi que les études de pharmacocinétique sont réalisés avec des animaux juvéniles à adultes qui permettent une bonne évaluation de leur efficacité et la détermination de l’exposition des composés.
Protocole activation in vivo d’un récepteur membranaire dans le poumon
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intra-péritonéales puis une instillation de bléomycine dans le nez, une substance qui déclenche l'inflammation puis la fibrose du poumon, avant d'être mises à mort le jour même de l'administration. Le projet cherche à montrer qu'un récepteur qu'elles expriment, une fois activé, réduit la fibrose pulmonaire, dans l'espoir lointain d'une nouvelle approche thérapeutique. Le porteur indique que les cultures de cellules ne reproduisent pas la complexité des interactions in vivo et juge "nécessaire" le recours à la souris.
Objectifs
De nombreuses maladies pulmonaires interstitielles pouvant évoluer vers la fibrose pulmonaire existe chez l’homme et actuellement il n’existe pas de traitement permettant de guérir la fibrose ; Seuls 2 traitements sont utilisés et ils permettent uniquement de ralentir la progression de la maladie. Nous avons identifié un récepteur exprimé par toutes les cellules dont l'activation permet la mise en place de réponses immunitaires anti inflammatoires et développé une molécule qui active ce récepteur. L'objectif de ce projet est de démontrer que c'est bien l'activation de notre récepteur d'intérêt qui conduit à la diminution de la fibrose pulmonaire chez la souris. Ceci permettrait à terme de développer une nouvelle approche thérapeutique pour traiter les fibroses pulmonaires.
Bénéfices attendus
Ce projet amènera une preuve importante certifiant que l’activation de notre récepteur dans des pathologies inflammatoires et fibrotiques peut être bénéfique, contrairement à ce qui est connu à ce jour. La mise au point de cette nouvelle technique d’étude de l’activation de notre récepteur pourrait être utilisée dans plusieurs autres pathologies pulmonaires, mais aussi être adaptée à d’autres organes. Cette technique permettrait de détecter réellement et efficacement l’activation de notre récepteur in vivo. En effet, aujourd’hui seules les voies de signalisation en aval du récepteur d’intérêt sont étudiées, or ces voies sont communes à l’activation de nombreux récepteurs cellulaires.
Procédures
Les animaux anesthésiés (diminution du stress) seront soumis à une injection par voie intranasale de petits volumes de solution. Ces solutions sont indolores pour l'animal et le geste ne dure pas plus d'une minute. 192 animaux recevront 2 injections intrapéritonéales (ip) à 30 minutes d’intervalle (1 ip flanc droit, 1 ip flanc gauche) suivi d’une instillation par voie intranasale (25 ul narine droite, 25 ul narine gauche). 256 animaux recevront 1 injection intrapéritonéale suivie d’une instillation par voie intranasale (25 ul narine droite, 25 ul narine gauche). Ces injections et instillations sont très bien supportées par les animaux et le geste technique dure une dizaine de seconde à chaque fois.
Impact sur les animaux
L’administration par voie intranasale de petits volumes (25ul par narine) de liquide est certainement désagréable, mais non létale. La littérature montre que l’administration de bléomycine induit une inflammation marquée du poumon qui précède la fibrose (visible à partir du 14ème jour) et que cette dernière est associée à une mortalité de l’ordre de 30% (Jiang D, 2005 PMID 16244651). Néanmoins, malgré ce taux de mortalité élevé, ce modèle reste le modèle de choix pour étudier l’incidence de l’intensité inflammatoire sur l’apparition des fibroses pulmonaires. Dans ce projet, les souris seront mises à mort le même jour que l’administration de la bléomycine, s’affranchissant ainsi des effets létaux et sévères de la bléomycine sur le bien-être animal.
Devenir
tous les animaux sont mis à mort à la fin de chacune des deux procédures
Remplacement
Nous avons utilisé des cellules en culture pour définir les concentrations actives de nos molécules. Néanmoins l'utilisation de cellules en culture ne permet pas de mimer la complexité des interactions cellulaires et moléculaires nécessaire à la caractérisation de l'activation de notre récepteur.
Réduction
Une étude de la littérature a été menée pour s'assurer de la non-reproduction de résultats. L’étude statistique prévisionnelle nous permet de prédire le nombre minimal d’animaux qu’il faut inclure par groupe expérimental.
Raffinement
Nous avons montré l’absence de toxicité de nos composés et de leur véhicule sur des cellules en culture et sur des animaux vigiles. Nous utilisons une technique basée sur l’instillation de bléomycine par voie intranasale, cette technique évite une chirurgie. L’instillation est réalisée sur des souris anesthésiées pour diminuer leur stress et nous utilisons un tapis chauffant pour reverser l’hypothermie associée à l’anesthésie. Pour limiter au maximum la souffrance des souris nous avons établi une grille d’observation qui liste les mesures prises pour assurer le bien-être et nous avons défini des points limites à partir desquels les mesures sont prises pour limiter la souffrance de l’animal ou arrêter l’expérience.
Choix des espèces
Nous avons choisi de travailler sur la souris car l’instillation de la bléomycine chez la souris mime l’état inflammatoire et fibrotique des patients atteints de fibrose pulmonaire. Ayant montré dans le cadre d'un projet antérieur que les modulateurs positifs de notre récepteur d'interet inhibent la fibrose pulmonaire, il est important de démontrer son activation dans les mêmes conditions. Les souris mâles seront mises en expérimentation à un âge de 8 semaines. A cet âge, le système immunitaire des souris est mature et les souris développent une inflammation et une fibrose pulmonaire après l’exposition à la bléomycine .
Plateforme chirurgie rongeur : Validation méthodologique et formation des utilisateurs
- Enseignement supérieur
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 70
1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Ils subissent des chirurgies de la moelle, stéréotaxiques, une électroporation, une microdialyse, une vasectomie, des interventions sur nouveau-nés, ainsi que des gavages, injections et prélèvements sanguins. Ces gestes ne visent pas à produire des connaissances mais à standardiser les appareillages d'une plateforme de chirurgie et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer et présente le "bien-être animal" comme un bénéfice de la formation.
Objectifs
La plateforme chirurgie rongeur de l’institut dispose de différents appareillages qui doivent être testés et validés afin de standardiser les procédures (les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme). Par ailleurs, la plateforme a également pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages qui seront utilisés par ces derniers. Pour les formations réglementaires mises en place sur site et pour les certificats interne de formation des utilisateurs, nous utilisons des animaux du commerce ainsi que des animaux contrôles ou ne possédant pas le génotype d'intérêt mais sans phénotype dommageable de tous les projets autorisés au sein de l'animalerie, d’âge, de souche et de sexe contrôlés.
Bénéfices attendus
La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages qui seront utilisés par ces derniers : les bénéfices de ce projet sont les bons usages des techniques par les utilisateurs et le bien-être animal lors de la mise en place de ces procédures.
Procédures
procédure 1 : chirurgie de la moelle (1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 2 : chirurgie stéréotaxique(1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 184 souris et 10 rats ), procédure 3 : electroporation (1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 50 souris), procédure 4 : gavage, injection sous cutanée, intrapéritonéale sur animal vigil, (5 fois, sur animal vigile, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 5 : prélèvement de sang (5 fois, sous anesthésie générale ou vigile suivant lesite de prélèvement, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 6 : microdyalise (1 fois, sous anesthésie générale, 30-min-1h, 56 souris), procédure 7 : vasectomie (1 fois, sous anesthésie générale, 30-min-1h, 50 souris), procédure 8 : chirugie sur nouveau-nés(1 fois, sous anesthésie générale, 10-min, 50 souris), procédure 9 :euthanasie (1 fois, sous anesthésie profonde, 10-min, 496 souris et 50 rats)
Impact sur les animaux
aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement, ainsi l'analgésie pre et post-opératoire
Devenir
procédure 1 (chirurgie de la moelle) = euthanasie , procédure 2 (chirurgie stéréotaxique) = euthanasie, procédure 3 (electroporation) = euthanasie, procédure 4 (gavage, injection sous cutanée, intrapéritonéale sur animal vigil) = réutilisation en procédure 9, procédure 5 (prélèvement de sang) = réutilisation en procédure 9 , procédure 6 (microdyalise) = euthanasie, procédure 7 (vasectomie) = euthanasie, procédure 8 (chirugie sur nouveau-nés) = euthanasie, procédure 9 = euthanasie
Remplacement
S’agissant d’une plateforme d'exploration fonctionnelle chez le rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.
Réduction
le nombre d'animaux utilisé est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs
Raffinement
les procédures prennent en compte des temps de récupérations et des nombres d'essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. Lors des procédures chirurgicales, un protocol adapté d'anesthésie et d'analgésie pre et post-opératoire est mis en place pendant 48h après la chirurgie. De plus les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette suite à une intervention chirurgicale. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement
Choix des espèces
Notre projet nécessite l’utilisation de souris et de rats, au sein de la plateforme rongeur, pour l'amélioration des techniques de chirurgie mise en place mais également la formation des utilisateurs aux bonnes pratiques d'expérimentation. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 10 mois qui est la fenêtre de chirurgie classiquement utilisées par les utilisateurs de l'institut pour les procédures 1, 2, 4, 5, 6, 7 et 9 et embryonnaire pour la procédure 3 et P0-P2 pour la procédure 8. Les animaux commerciaux ne sont ni identifiés, ni génotypés par contre les animaux issus de la réutilisation sont tatoués (doigt) et génotypés entre 9-12 jours.
Effet d’une administration intranasale d’OP sur l’expression cérébrale du gène cFos chez la souris sauvage et la souris F77I
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
96 souris vont être utilisées, tuées sans réveil, dans des procédures menées sous anesthésie. Le résumé publié laisse vides les rubriques objectifs, procédures, bénéfices et impacts, remplacées par un texte type indiquant que leur absence empêchait l'enregistrement du dossier, si bien que ce qui est infligé n'y est pas décrit. Les seuls éléments renseignés indiquent une administration intranasale d'un peptide pour en étudier l'effet coupe-faim, dans un programme sur l'obésité et le diabète. Le porteur y qualifie d'"indispensable" le recours à un "organisme vivant intégré et autonome" comme la souris.
Objectifs
Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Bénéfices attendus
Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Procédures
Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Impact sur les animaux
Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Devenir
Cf procédures. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Remplacement
Les troubles du comportement alimentaire, l’obésité et le diabète en particulier, sont des préoccupations majeures de santé publique avec des incidences et prévalence en constante augmentation depuis plusieurs années. Actuellement de nombreux modèles de souris (HFD ; ob/ob ; MC4R-/-…) ont été développés afin de mieux appréhender l’origine des dérèglements centraux de l’homéostasie énergétique et proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques. Afin de compléter nos données pharmacologiques obtenues sur cultures primaires et physiologiques sur l’effet anorexigène de l’ODN (OP) chez des souris sauvages et génétiquement modifiées, le recours à une organisme vivant intégré et autonome tel que la souris est indispensable.
Réduction
Cf 3.3.6.1. et RNT. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Raffinement
Cf 3.3.6.1. et RNT. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.
Choix des espèces
L’intérêt de travailler chez la souris réside dans le fait que tous nos travaux déjà effectués, tant in vitro qu’in vivo, l’ont été chez la souris. Dans un souci de cohérence scientifique nous souhaitons poursuivre nos études physiologiques chez cette même espèce. De plus, la souris est relativement sensible à une modification de son régime alimentaire et permet ainsi de suivre facilement l’impact d’un traitement sur son métabolisme énergétique. Afin de mener à bien nos objectifs, nous effectuerons nos expériences sur des souris âgées adultes de 6 à 10 semaines. En effet, à cet âge les souris ont terminé leur croissance longitudinale et la prise de poids est minimale après cette période.
Identifier les voies moléculaires ciblées par la protéine pX lors de la progression et de l’initiation de l’insuffisance rénale
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour surexprimer la télomérase et développer une maladie rénale, elles reçoivent de la doxycycline dans l'eau de boisson puis des injections intra-péritonéales quotidiennes d'un inhibiteur pendant sept à vingt et un jours, avant mise à mort pour prélever les reins. Le projet cherche à savoir si une protéine, le TGF-b, intervient dans l'effet d'une autre cible sur la progression de la maladie, les retombées pour les patients restant renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme que la complexité de la maladie interdit une étude sur cellules et conclut que l'objectif "nécessite le recours à l'expérimentation animale".
Objectifs
La hyalinose segmentaire et focale (HSF) est une maladie rénale chronique très agressive, de progression rapide et associée à un mauvais pronostique. Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pour cette pathologie rénale, et les patients souffrant de HSF suivent par défaut les mêmes protocoles thérapeutiques que ceux utilisés pour traiter les autres maladies rénales chroniques. Toutefois, les patients atteints de HSF présentent une faible réponse à ces traitements, leur fonction rénale ne s’améliore pas, et la grande majorité d’entre eux développent une insuffisance rénale terminale les obligeant à subir des dialyses puis des greffes de rein pour pouvoir survivre. Les causes de la HSF sont inconnues, mais des facteurs génétiques et cliniques sont associés au développement de cette maladie, tels qu’une inflammation anormalement maintenue, la consommation de médicaments, et un large spectre d’infections virales incluant le VIH. Aussi, les évènements moléculaires associés à l’initiation et à la progression de cette maladie restent méconnus. Toutefois, des études précédentes ont montré qu’une voie de signalisation importante pour la physiopathologie de la HSF impliquait la télomérase. En effet, l’augmentation anormale de l’expression de la télomérase chez la souris provoque un dysfonctionnement de la fonction de filtration rein qui montre alors les caractéristiques histologiques de la HSF. Ces souris permettant de surexprimer la télomérase représentent donc un modèle robuste de la HSF. Aussi, l’étude de ces souris a montré que le ciblage pharmaceutique de la protéine X (pX) permet de limiter les effets néfastes de la télomérase sur le rein. Cet effet bénéfique de la modulation de pX sur la progression de la HSF apparaît être associée à une stimulation du processus de sénescence dans le rein et à une augmentation du facteur de croissance transformant-b (TGF-b). TGF-b est une molécule décrite comme une cible de pX qui augmente la sénescence dans différents organes. Dans ce projet, nous allons déterminer si l’augmentation de TGF-b est nécessaire pour l’effet thérapeutique observé lors de la diminution de pX chez les souris surexprimant la télomérase. Pour ce faire, nous allons tester l’effet de deux inhibiteurs de TGF-b sur la progression de la HSF chez des souris invalidées pour pX et surexprimant la télomérase. Ce travail permettra de mettre en évidence de nouvelles stratégies pour le traitement des patients atteints de HSF.
Bénéfices attendus
La télomérase est surexprimée dans le rein des patients souffrant de la hyalinose segmentaire et focale, une pathologie rénale aboutissant à une insuffisance rénale terminale, et caractérisée par la reprogrammation des cellules rénales responsables de la filtration du sang, les podocytes, en cellules dédifférenciées et prolifératives. Nos résultats montrent que l’invalidation ou l’inhibition pharmaceutique de pX permet de restreindre les fonctions non-canoniques de la télomérase et ainsi d’empêcher la dérégulation des podocytes induite par la surexpression de la télomérase chez la souris adulte. Le projet présenté dans ce PEA permettra de déterminer si la modulation de pX réfrène la progression de la hyalinose segmentaire et focale via une stimulation de TGF-b dans ce contexte. Ce travail permettra d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de stratégies thérapeutiques visant à inhiber l'activité́ pro-proliférative de la télomérase dans une pathologie rénale associée à la prolifération des podocytes.
Procédures
Les animaux vont être taités à la doxycycline dans l’eau de boisson. Cette eau de boisson est additionnée de sucre afin d'atténuer le goût amer de la doxycycline et de favoriser l’hydratation des animaux. Les animaux vigiles recevront une injection intra-péritonéale d’inibiteur de TGF-b toutes les 24h dès le début du traitement à la doxycycline. Les injections seront effectuées alternativement à droite et à gauche de la ligne médiane abdominale. Les animaux seront injectés avec l’inhibiteur pendant 7 jours, 14 jours ou 21 jours. A l’issue de ces injections, les animaux seront sacrifiés et les reins seront collectés pour réaliser des analyses histologiques et moléculaires.
Impact sur les animaux
La protéine pX est exprimée dans toutes les cellules du corps, mais avec des niveaux différents en fonction des organes ainsi qu’en fonction des types cellulaires au sein d’un même organe. L’organe montrant la plus forte expression de pX est le testicule. Ainsi, les souris mâles qui n’ont plus de protéine pX montrent des performances de reproduction amoindris. Cependant, aucun phénotype dommageable n’est observé chez ces animaux qui n’ont plus de protéine pX (femelles et mâles). Deux caractéristiques physiologiques observables sont associées à l’augmentation de l’expression de la télomérase chez la souris adulte : 1) La pousse accélérée des poils, suivi par leur perte. Ce phénotype n’a aucun impact sur le bien-être des animaux, et l’hébergement des animaux en groupes de 2 à 4 souris par cages favorise le maintien de la température corporelle des souris malgré la diminution de la densité des poils. Aussi, l’ajout systématique de carrés de coton dans les cages permet aux animaux de faire un nid, et ainsi favorise le maintien de la température corporelle. 2) La perturbation des cellules du rein, associée à un dysfonctionnement de la filtration rénale et au développement de la HSF.
Devenir
La totalité des animaux sera sacrifiée à l’issue de cette procédure expérimentale afin de permettre l'analyse histologique et moléculaire de leurs reins.
Remplacement
Ce projet d’expérimentation animale s’appuie sur des études préalables réalisées in vitro décrivant les processus moléculaires associant pX, TGF-b et le processus de sénescence cellulaire. Cependant, la HSF est un processus pathologique complexe, et l’étude du rôle de TGF-b sur la progression de cette maladie ne peut pas être réalisé sur des cellules en culture. Ainsi, par définition, cet objectif scientifique nécessite le recours à l’expérimentation animale.
Réduction
En tenant compte des exigences de réduction imposées par la législation, nous avons choisi d’utiliser un nombre minimum de souris par groupe expérimental qui nous permet d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. Deux groupes de souris témoins (génotype sauvage et génotype i-TERTci) sont prévus afin d’évaluer les potentiels effets secondaires des inhibiteurs utilisés. Nous commencerons par réaliser le protocole sur les souris pX-KO/KO ;i-TERTci. Le protocole expérimental ne sera réalisé sur ces groupes que si nous notons un effet significatif des inhibiteurs employés sur les souris pX-KO/KO ;i-TERTci. Ainsi, pour réaliser ce projet, nous utiliserons un minimum de 90 animaux, et un maximum de 270 animaux.
Raffinement
L’évolution de la pathologie rénale sera surveillée étroitement dès le début des procédures. Aussi, dans le but de limiter l'impact de l’expression forte de la télomérase sur l’état général des animaux, et conformément à la réglementation éthique en vigueur qui impose de mettre en place les mesures permettant d’augmenter autant que possible le bien-être des animaux de laboratoire, nous avons mis en place un suivi strict et régulier de la douleur et du stress potentiellement engendrés par les procédures expérimentales décrites dans ce projet grâce à l’utilisation d’une grilles de score. Si un problème est détecté sur un animal lors de ces observations, la complétion de la grille permettra de déterminer de façon objective le devenir de l’animal (suivi rapproché, euthanasie).
Choix des espèces
Le modèle murin i-TERTci utilisé dans ce projet, est un modèle de souris génétiquement modifiées déjà disponible au sein de notre animalerie qui présente les caractéristiques de la hyalinose segmentaire et focale (HSF) décrite chez l’Homme. Ce modèle est croisé avec des souris invalidée pour pX, et nos résultats montrent que cette invalidation restreint l’initiation et la progression de la HSF chez les souris i-TERTci. Les souris représentent un modèle de choix du fait des nombreuses souches d'animaux génétiquement modifiées déjà générées dans les différents laboratoires mondiaux permettant de répondre aux questions scientifiques posées dans le présent projet. Pour ce PEA, nous allons utiliser des animaux jeunes (2 à 6 mois). En effet, d’après nos résultats préliminaires, c’est dans cette classe d’âge que la pénétrance du phénotype chez les souris i-TERTci est la plus élevée.
Evaluation de nouveaux antibiotiques dans le traitement des infections par Mycobacterium avium et abscessus
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
2 556 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par des mycobactéries, Mycobacterium avium ou abscessus, par voie intranasale ou intratrachéale, puis traitées jusqu'à deux mois par de nouveaux antibiotiques, avant d'être tuées à différents temps. Le porteur indique qu'une perte de poids atteignant 20 % déclenche la mise à mort, tout en présentant une perte de poids continue comme "non préjudiciable" en deçà de ce seuil. Il qualifie le modèle murin d'"indispensable" et de préalable à un essai chez l'humain "incluant le moins de patients possible".
Objectifs
Mycobacterium abscessus (Mabs) et Mycobacterium avium (Mavi) sont des mycobactéries pathogènes opportunistes responsables d'infections pulmonaires chroniques. La physiopathologie et le terrain prédisposant ces infections ne sont pas bien connus. Pour mieux comprendre l'impact de l'hôte, des modèles précliniques sont indispensables. Actuellement, une infection par voie intraveinseuse de souris immunodéprimées est la seule méthode permettant d'évaluer de nouveaux traitements antibiotiques car il existe une clairance spontanée de l'infection chez les animaux immunocompétents. Cette clairance, qui est aussi retrouvée dans d'autres modèles murins d'infection bactérienne (par exemple Pseudomonas aeruginosa), a été contournée par l'infection des animaux par des bactéries encapsulées dans des billes d'alginate. Cet artifice va permettre de créer une infection chronique ressemblant à celle observée chez les patients. Le modèle actuel d'infection à Mabs et Mavi étant très éloigné de la physiopathologie de la maladie bronchique humaine, nous souhaitons dans la première partie de notre projet mettre au point un modèle d'infection chronique chez la souris immunocompétente. Pour ce faire nous effectuerons une infection des souris par des Mabs et Mavi encapsulées dans des billes d'alginate via deux voies d'infection différentes: intranasale et intratrachéale.
Bénéfices attendus
Le modèle actuel d'infection à Mabs et Mavi étant très éloigné de la physiopathologie de la maladie bronchique humaine, nous souhaitons dans la première partie de notre projet mettre au point un modèle d'infection chronique chez la souris immunocompétente.
Procédures
Les animaux seront infectées par voie intranasale ou intratrachéale par Mycobacterium avium ou Mycobacterium abscessus (n=2376) puis traités par voie orale ou sous cutanée pendant un maximum de 2 mois par de nouvelles molécules afin d'évaluer l'efficacité des traitements (n=1800). Un prélèvement sanguin à la veine mandibullaire sur 24 animaux par molécule sera réalisé; seules les 4 molécules les plus actives seront testées soit un maximum de 96 animaux prélevés. Les animaux ne seront prélevés qu'une seule fois.
Impact sur les animaux
L'infection chronique par Mabs ou Mavi peut entrainer une perte de poids modérée mais sans mortalité. Le poids sera donc surveillé de manière hebdomadaire. En cas de perte de poids supérieur à 20%, l'animal sera euthanasié par élongation cervicale.La valeur de référence sera le poids initial des souris le jour de l’inoculation. Le point limite est fixé à une perte de poids de 20% ; cette perte n’interviendra pas du jour au lendemain mais pourra effectivement être continue pour les animaux concernés. Si aucun autre signe évoquant la souffrance n’est associé (animal prostré, poil piqué, animal ne se nourrissant plus), une perte de poids continue n’est pas préjudiciable aux animaux dans la limite du point limite fixé.
Devenir
Fin de procédure 1: les 180 animaux utilisés pour la mise au point du modèle seront euthanasiés 1 jour, 2 semaines et 1 mois après infection. Les témoins non traités des expériences d’étude de la dose minimale effective (360 souris) et ceux de l’expérience d’étude de l’activité des molécules en associations (36 souris) seront euthanasiés le jour du début des traitements (J0), 1 mois et 2 mois après le début du traitement. Fin de procédure 2: les 180 animaux utilisés pour la mise au point du modèle seront euthanasiés 1 jour, 2 semaines et 1 mois après infection. Les témoins non traités des expériences d’étude de la dose minimale effective (360 souris) et ceux de l’expérience d’étude de l’activité des molécules en associations (36 souris) seront euthanasiés le jour du début des traitements (J0), 1 mois et 2 mois après le début du traitement. Fin de procédure 3: les 1440 animaux traités lors de la détermination de la dose minimale effective de 10 molécules test seront euthanasiés après 1 et 2 mois de traitement. Les 360 animaux traités lors de l’évaluation de l’activité bactéricide des nouveaux composés en association seront euthanasiés après 1 et 2 mois de traitement. Il s'agit ici du nombre maximum d'animaux pouvant entrer dans la procédure. En effet, en fonction du mode d'administration des molécules, les animaux pourront être répartis entre la procédure 3 et la procédure 4, sans dépasser l'effectif total du projet. Fin de procédure 4: les 1440 animaux traités lors de la détermination de la dose minimale effective de 10 molécules test seront euthanasiés après 1 et 2 mois de traitement. Les 360 animaux traités lors de l’évaluation de l’activité bactéricide des nouveaux composés en association seront euthanasiés après 1 et 2 mois de traitement. Il s'agit ici du nombre maximum d'animaux pouvant entrer dans la procédure. En effet, en fonction du mode d'administration des molécules, les animaux pourront être répartis entre la procédure 3 et la procédure 4, sans dépasser l'effectif total du projet.
Remplacement
Les études dans le modèle murin sont un prérequis indispensable à la compréhension de la maladie humaine. Il s'agit d'une étape indispensable pour pouvoir affiner au mieux les stratégies thérapeutiques qui seront évaluées chez l'homme dans un essai incluant le moins de patients possible. Notre projet s'inscrit en amont des études d'activités d'antibiotiques chez l'homme et le modèle animal ne peut être remplacé.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au minimum afin de nous permettre d'obtenir une puissance statistique suffisante pour que les résultats soient interprétables ; si notre mise au point de modèle n'était pas concluante, la deuxième partie du modèle ne serait pas mise en oeuvre et une partie des souris prévue ne serait pas utilisée.
Raffinement
Il sera assuré par l'utilisation d'anesthésiques adéquates ainsi que par l'enrichissement mis à disposition des animaux. La surveillance quotidienne des animaux par des personnes compétentes, permettra de détecter un changement de comportement pouvant indiquer une éventuelle souffrance. L’infection par Mycobacterium avium ou abscessus est susceptible d’engendrer une perte de poids chez l’animal. En cas d’atteinte des points limites fixés préalablement (perte de poids supérieur à 20%) l’animal sera euthanasié par une personne compétente. Un enrichissement sous forme de copeaux de cellulose permettant de faire des nids et mis à disposition des animaux.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle utilisé pour l'évaluation des antibiotiques dans les infections à mycobactéries avant évaluation chez l'homme. Il est nécessaire de garder le même modèle pour obtenir des résultats reproductibles. Les animaux auront 4 semaines à leur arrivée et entreront en procédure à 5 semaines après avoir observés une semaine d'acclimatation. Dans la littérature, les animaux utilisés dans d’autres infections mycobactériennes ont habituellement 4 semaines, c’est pourquoi nous utiliserons des animaux de cet âge afin de pouvoir comparer nos résultats à ceux de la littérature et d’être reproductibles.
Développement d’un nouveau modèle murin de la Dystrophie Myotonique de Type 1 : caractérisation physiologique et moléculaire du phénotype musculaire.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans une succession de procédures allant de la sévérité légère à modérée. Elles portent une mutation induite pour reproduire une dystrophie myotonique et subissent injections, prélèvements sanguins rétro-orbitaires et tests musculaires (grip test, rotarod), avant une analyse fonctionnelle invasive du muscle sous anesthésie suivie d'une mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur indique attendre une myotonie, une atrophie et une faiblesse musculaires, avec de légers troubles respiratoires. Il présente ce nouveau modèle murin comme un "enjeu majeur" et une étape "incontournable" pour comprendre la maladie et évaluer des thérapies.
Objectifs
La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes chez l’adulte. Cette maladie est caractérisée par de multiples symptômes parmi lesquels des atteintes musculaires (faiblesse musculaire, myotonie), cardiaques et neurologiques particulièrement invalidantes. La mutation à l’origine de cette pathologie consiste en l’expansion de répétitions CTG dans la région 3’ non traduite du gène DMPK. Les ARNm DMPK mutants contenant ces répétitions pathologiques s’accumulent dans le noyau sous forme d’agrégats (foci) et séquestrent notamment les protéines de liaison aux ARNs de la famille MBNL. La perte fonctionnelle de MBNL altère la maturation de plusieurs ARNs et certaines anomalies ont été associées à des symptômes. Cependant, d’autres mécanismes semblent être impliquées dans cette maladie complexe. Il n’existe actuellement pas de traitement pour la DM1. L’étude des mécanismes moléculaires à l’origine de cette maladie multisystémique nécessite des modèles animaux reproduisant les principaux symptômes observés chez le patient DM1. Ces modèles sont également indispensables pour valider le développement de nouvelles thérapies. Il existe quelques modèles murins de la DM1 qui ont permis de grandes avancées mais qui présentent cependant de nombreuses limites et ne reproduisent qu’une partie des symptômes de la DM1. Le développement de nouveaux modèles murins présentant le plus de similitudes avec la pathologie humaine est donc un enjeu majeur. Les objectifs du projet sont: 1) la création d'un nouveau modèle murin (souris) de la Dystrophie Myotonique de type 1, spécifique du muscle et reproduisant plus fidèlement les principales anomalies physiologiques, histologiques et moléculaires observées chez l'homme que les modèles animaux décrits précédement 2) la validation de ce modèle et l'optimisation des conditions d'induction de la mutation 3) l'analyse physiologique, histologique et moléculaire du phénotype musculaire induit par la mutation à long et court terme chez les souris 4) l'analyse de la réversibilité du phénotype après arrêt de l'expression de l'ARN mutant afin de mimer l’effet des thérapies et d’examiner la capacité de récupération musculaire dans les approches thérapeutiques ciblant cette maladie.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce nouveau modèle murin une reproduction plus fidèle des défauts physiologiques, histologiques et moléculaires observés dans les muscles de patients DM1 que dans les autres modèles animaux décrits précédement. L'obtention et l'etude de ce nouveau modèle murin plus performant ouvrira la voie à une meilleure caractérisation des mécanismes moléculaires à l'origine de la pathologie et des conséquences physiologiques. Enfin l'utilisation de ce modèle devrait permettre de tester et de valider chez la souris le développement de nouvelles thérapies de traitement de la DM1 développées au laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur cette maladie.
Procédures
Les 720 souris ce projet seront impliquées dans des procédures de sévérité légère, modéré et sans réveil. La première procédure P1, de séverité modérée, qui s'étale sur une période de temps de 1 à 8 mois et concerne 672 souris est le maintient d'une lignée d'animaux transgéniques suceptibles de développer des symptômes musculaires. La deuxième procédure P2, de séverité légère, concerne 48 souris et consiste a injecter l'inducteur doxycycline en injection intra-péritoneale et s'étale sur une durée de 4 jours. La troisième procédure P3 de séverité légère et réalisé 2 à 3 fois au cours l'experience concerne 576 souris et consiste en un prélevement sanguin au niveau du sinus retro-orbitale. Les procédures P4 (grip test) et P5 (rotarod) de séverité légères concerne 576 souris et consistent en des tests non invasifs de la fonction musculaire qui seront réalisés 2 à 3 fois au cours de l'experience (selon la phase). La procédure 6, sans réveil, concerne 576 souris et consiste en un test invasif de la fonction musculaire réalisé sous anesthésie dont l'issue est la mort de l'animal par dislocation cervicale afin de réaliser des prélevements musculaires.
Impact sur les animaux
Les symptômes ou effets attendus pendant ou à l'issue de la procédure P1 (classée modérée) sur les souris induites uniquement (cad ayant recu de l'inducteur: doxycycline) sont exclusivement musculaires compte tenu de la specificité d'expression de l'ARN mutant et sont: une myotonie, une atrophie, une faiblesse ou une fatiguabilité musculaire plus importante pouvant se traduire par des troubles de la mobilité et des difficultés respiratoires légers. Les effets indésirables attendus pendant les autres procédures P2, P3, P4, P5 sont classés légers et sont un stress léger lors des manipulations et test d'évaluation fonctionnelle non invasifs du muscle ou de l'ordre de la gène ressentie lors d'une piqure (injections de doxycycline ou d'anesthésique). La procédure d'analyse fonctionnelle et invasive du muscle P6 s'effectue entièrement sous anesthésie et est classée sans réveil. En l'absence de l'inducteur (doycycline) administré soit en injection péritonéale (sévérité légère) en phase 1 soit par après addition au régime alimentaire (en phase 2 et 3) les souris ne présenterons aucun symptômes.
Devenir
En phase 1 étape 1, les 48 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P2) et seront euthanisées le lendemain de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 1 étape 2, les 96 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P1) et seront euthanisées a l'issue de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 2 et 3, après avoir été impliquées dans une succession de procédures P1, P3, P4, P5 et P6, les 576 souris seront euthanasiées après la procédure P6 (analyse fonctionnnelle du muscle) pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires
Remplacement
Les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. La compréhension des mécanismes à l’origine de la DM1 et le développement d’approches thérapeutique nécessitent d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui expriment la mutation DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique. A ce jour, les modèles murins de la DM1 existants ne reproduisent que partiellement les anomalies moléculaires et physiologiques observées chez les patients. Le développement d’un nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l'homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine et l'évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1. L’obtention de ce nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l’homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine DM1 et l’évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1.
Réduction
Afin d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux, tous les animaux issus des croisements (sans distinction de sexe) seront utilisés. De plus, le protocole est établi de manière à ce que chaque animal testé permette d’obtenir le plus de résultats possibles en physiologie, histologie et biologie moléculaire et ce, sur plusieurs tissus. Enfin ce projet se déroulera en plusieurs étapes. Ainsi la réussite de la première étape détermine la poursuite, la mise en place et l’utilisation d’animaux supplémentaire prévue dans la seconde étape, et ainsi de suite. Les analyses physiologiques et comportementales finales seront réalisées avec des lots suffisants pour permettre d'obtenir des résultats statistiques fiables. Nos études précédentes, nous ont permis de déterminer le nombre minimum de souris à utiliser afin de nous permettre d’évaluer de façon correcte les paramètres observés et assurer la distribution normale de nos données.
Raffinement
En conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux sera amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu avec des nid de lanière kraft. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température (20-24 degrés) et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (éclairage 6h30-18h30). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Des modifications importantes de comportement laissant supposer une douleur ainsi qu’une de perte de poids de 20% seront considérés comme critères d’arrêt en cours d’expérimentation et conduiront à l’euthanasie des animaux concernés. Afin de réduire la souffrance et le stress des animaux, des points limites ont été établis et un suivi du bien-être des animaux sera réalisé régulièrement. Il est à noter que les souris transgéniques n’ont aucun phénotype avant l’addition de doxycycline au régime alimentaire. La majorité de nos études consiste à étudier à l’aide de tests non invasifs et invasifs la fonction musculaire de ces souris. Les tests invasifs seront réalisés sous anesthésie et seront sans réveil. Des études histologiques et moléculaires seront réalisées à partir d’échantillons de tissus prélevés sur les mêmes animaux après euthanasie de l’animal selon les procédures standard, réalisées dans le respect de l'éthique animal.
Choix des espèces
A ce jour, des modèles murins, drosophile et poisson-zèbres ont été décrit pour la DM1. Cependant tous ces modèles expriment soit des petites expansions CTG pures soit des expansions de triplets CTG interrompues différentes de la mutation humaine et ne reproduisent pas toutes les altérations physiologiques et moléculaires observées chez l'homme. Le seul modèle exprimant de grandes répétitions CTG est le modèle de souris DMSXL. Cependant l’expression musculaire du transgène chez la souris DMSXL adulte est faible et ne reproduit pas l’ensemble des anomalies présentent dans le muscle de patient DM1. Compte tenu de la complexité de manipulation de grandes répétions CTG pour la création de modèles, nous avons choisi de modifier le modèle murin DMSXL afin de produire au stade adulte, une quantité d’ARN mutants suffisante pour mimer le phénotype musculaire présent chez les patient DM1. Le développement d’un nouveau modèle murin est donc essentiel pour une meilleure compréhension de la physiopathologie et l’évaluation d’approches thérapeutiques pour la DM1. Au début des procédures les souris utilisées seront des souris sevrées et adultes âgées de 8 semaines. L'age des souris au début de l'expérience est justifié par la durée de l'expérience (>1 an) et par la nécessité que le développement musculaire soit achevé. En fonction des phases et de l’étude de l’impact du temps sur le phénotype les souris auront entre 2 et 15 mois lorsqu’elles seront euthanasiées pour les prélèvements.
Etude de l’impact de l’élasticité de la niche limbique sur le destin cellulaire
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent quatre à sept injections intrapéritonéales d'un inhibiteur d'enzyme (BAPN) ou d'un placebo, avant d'être tuées pour prélever la cornée sur tissu frais. Le porteur précise que cette expérience répond à une demande d'examinateurs pour finaliser la publication de travaux déjà réalisés. Il n'anticipe "pas de souffrance ou de douleur" sur la courte durée des injections et présente la souris comme "essentielle" pour étudier le devenir des cellules souches in vivo.
Objectifs
Le but de ce projet est de mesurer l’impact de la rigidité matricielle de la niche du limbe de la cornée sur le destin des cellules souches. L’expérience proposée ici est une demande d'examinateurs afin de finaliser la publication de nos travaux . L’effet fonctionnel a déjà été évalué sur des limbes de cornée prélevés sur souris wild type. Il faut maintenant évaluer la rigidité du tissu en question (mesure par microscopie à force atomique). Pour cela, il s’agit de répéter la modulation de la rigidité du limbe par injection intrapéritonéale d’un inhibiteur d'une enzyme de modification de la matrice extracellulaire (lysyl oxidase LOX) et d'effectuer un prélèvement d’organe après sacrifice. La mesure AFM doit effectivement etre realisé sur tissu frais.
Bénéfices attendus
Le destin des cellules souches de s'autorenouveler ou de se différencier dépend en grande partie de l'environnement extracellulaire, en particulier de l'élasticité de leur niche. Néanmoins, le rôle de la rigidité de la matrice dans la formation de cette niche et dans les fonctions souches in vivo est mal connu. Nos données montrent que la rigidité matricielle du stroma module ce destin en générant des compartiments fonctionnels différents. Ce projet vise à mesurer la rigidité de la matrice du stroma du limbe par microscopie à force atomique AFM, comme demandé par les examinateurs. En effet, nous avons montré, dans ce manuscrit, de manière fonctionnelle que c’est en compartimentalisant l’environnement que la matrice contrôle le destin souche.
Procédures
Les animaux seront soumis soit à 4 traitements par injection intrapéritonéale (lot 1 BAPN et lot 2 PBS ) soit à 7 traitements par injection intrapéritonéale (lot 3 BAPN et lot 4 PBS). Une injection intrapéritonéale prend environ 2 minutes par souris à réaliser (soit un total de 2minutes x 4= 8 minutes maximum réparti sur 5 jours pour les lots 1 et 2, et 2minutes x 7= 14 minutes maximum réparti sur 7 jours pour les lots 3 et 4).
Impact sur les animaux
Sur la base de l'expérience antérieure de nos collaborateurs avec les injections de BAPN ou le gavage oral, nous n'anticipons pas de souffrance ou de douleur chez les animaux. Le BAPN est un inhibiteur des enzymes LOX et devrait atténuer la rigidité tissulaire. Ce n'est qu'après des traitements plus longs (comme un mois, i.e. beaucoup plus long que les 4 ou 7 jours max. d'injection proposé ici) que des phénotypes dommageables peuvent apparaitre.
Devenir
La totalité des animaux sera sacrifiée à l’issue de l'unique procédure expérimentale de ce projet. En effet, la mise à mort est nécessaire pour le prélèvement d'organes prévu pour répondre à la question scientifique posée.
Remplacement
Une importante partie de ces travaux a été réalisée in vitro sur cellules en culture, en particulier l’aspect des mécanismes moléculaires impliqués. Cependant, l’étude de l’impact de l’environnement matriciel sur le destin fonctionnel des cellules souches n'est que limitée sur des cellules en culture, et c’est pour cela qu’il est essentiel de réaliser cette expérimentation sur la souris.
Réduction
Chaque souris ayant deux yeux, le nombre de prélèvements pourra être légèrement réduit. De même, les mâles et les femelles seront utilisés limitant donc le nombre de portée et d’animaux générés (début procédure à P13). Néanmoins, afin de préserver la qualité statistique des données, 12 souris par groupe et par traitement sont prévues.
Raffinement
Afin de reduire le risque potentiel de perforation des organes fixes ou de consistance plus dure (estomac, cæcum, foie...) par l'injection intrapéritopneale, le site d'injection choisi est le quadrant abdominal inférieur droit de la cavité péritonéale de l’animal en regard de la cuisse (c'est à dire autour des anses intestinales, organes lâches, qui se rétractent sous l’injection). De même, afin de réduire la douleur, l'aiguille utilisée est de très petit diamètre et le volume injecté de moins de 50 microlitres. Bien entendu, une fiche de score avec point limite bien défini (site d'injection, état général et comportement de l'animal) sera utilisée.
Choix des espèces
La réalisation du projet présenté permettra d’acquérir des connaissances fondamentales sur les processus biologiques régulant le devenir des cellules souches in vivo. La souris apparaît comme un excellent modèle pour étudier ces mécanismes car le modèle est parfaitement décrit et déjà utilisé et le traitement BAPN a déjà été testé, validé et partiellement publié par un membre de la collaboration. De plus, nous proposons ce projet dans le cadre du manuscrit en cours de révision pour lequel notre collaborateur a utilisé un modèle de souris génétiquement modifiées (LOXOE, enzyme LOX OverExpressed). Ainsi, en utilisant des souris, nous pourrons comparer nos données sur souris wild type injectées au BAPN et les données sur souris transgéniques. Ce projet sera développé dans le cadre de réponse aux reviewers sur des expériences déjà réalisées. Ainsi, la procédure sera réalisée sur des souris jeunes P13 uniquement.
Approches de combinaisons d’immunothérapies dans l’ostéosarcome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur osseuse leur est greffée par injection paratibiale, avec des prélèvements sanguins rétro-orbitaires puis un prélèvement intracardiaque avant la mise à mort. Le porteur indique que la croissance tumorale peut être douloureuse et provoquer une gêne à la marche et des difficultés respiratoires liées aux métastases pulmonaires, du paracétamol étant ajouté à l'eau de boisson. Il décrit un ostéosarcome touchant surtout enfants et adolescents et juge "indispensable" de tester ces combinaisons d'immunothérapies chez l'animal avant la clinique.
Objectifs
L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente, touchant essentiellement des enfants et des adolescents. Le traitement de l’ostéosarcome repose sur l’association de polychimiothérapies à la résection complète de la tumeur, mais l’augmentation des chimiorésistances nécessite le développement de nouvelles thérapies. Des études montrent que la composition de l’infiltrat immunitaire de l’ostéosarcome est corrélée avec la progression tumorale (chez l’homme et dans des modèles animaux) : l’immunothérapie semble donc être applicable, mais a montré des résultats limités dans les essais cliniques. Ce projet vise à valider des combinaisons thérapeutiques induisant une meilleure réponse aux immunothérapies dans l’ostéosarcome. Il doit nécessairement se faire dans un modèle in vivo qui intègre la complexité de l’environnement immunitaire et osseux de cette tumeur.
Bénéfices attendus
Au final ce projet permettra de valider des approches immunomodulatrices en combinaison pour le traitement de l’ostéosarcome, ce qui a un potentiel très important en santé humaine, sur des indications où il y a très peu d’options thérapeutiques, et où celles dont nous disposons sont loin d’être idéales. Le nombre d’animaux par groupe est calculé de manière à permettre de détecter une différence d’approximativement 25% (cliniquement significatif) avec un écart type commun de 20%.
Procédures
Les tumeurs seront induites par injection de suspension cellulaire en position paratibiale. Cette injection a lieu une fois et est pratiquée sous anesthésie générale pour une duré total de 5 min. Deux prélèvement rétro-orbitaire de sang, un avant traitement (J0) puis un 10 jours post début du traitement seont réalisés. Ce prélèvement sera effectué après application d’un colyre anesthésique (durée du prélèvement : 5 min maximum). Un prélèvement sanguin intracardiaque de sang sera effectué sur chaque souris juste avant la mise à mort des animaux. Pour cela, les souris seront placées sous anesthésie profonde (isoflurane 5% / air 1.5%).
Impact sur les animaux
L'ostéosarcome est une tumeur osseuse ; le modèle utilisé est implanté en position paratibiale (entre l'os et le muscle) et est métastatique. De ce fait la croissance tumorale peut etre douloureuse c'est pourquoi du paracétamol est ajouté dans l'eau de boisson dès avant l'implantation des cellules et pour toute la durée de l'expérimentation. Une gène à la marche peut survenir qui est surveilléeet un point limite Et du fait des possibles métastases pulmonaires des dyspnées peuvent survenir. La survenue d'une gène respiratoire est d'ailleurs un point limite de l'expérience.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mot à l'issue de chaque procédure même en cas de non atteinte de point limite
Remplacement
Des études in vitro on été réalisées et ont montré l’intérêt de ces combinaisons thérapeutiques sur des modèles cellulaires. Cette approche in vitro a permis de remplacer des études in vivo. Maintenant afin de pouvoir valider la ou les meilleures combinaisons et les amener en clinique il est indispensable de tester ces approches dans un modèle animal mimant la clinique humaine.
Réduction
Dans ce projet, au maximum 280 souris seront utilisées et réparties dans 2 procédures expérimentales. Des tests in vitro préliminaires ont été réalisés et on déjà permis de repousser le passage chez l’animal et de réduire le nombre d’animaux à inclure. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum mais dans des mesures satisfaisantes pour pouvoir conclure de façon statistiquement significative à l’efficacité des médicaments. Ce nombre se justifie par le nombre de combinaisons de médicaments testées et par lx, les répétitions ne concernant que les groupes ayant montré un effet antitumoral (répétition faite pour confirmer effet antitumoral, groupe pas effet pas refait.
Raffinement
Tout au court de ce projet, les précautions seront prises pour ne pas stresser l’animal. Le projet se déroule en 2 temps : Temps 1 : raffinement du modèle animal et temps 2 test des combinaisons. Toutes les injections de cellules seront effectuées sous anesthésie générale et après administration d’un analgésique. Afin de limiter le nombre d’injection faite à la souris, les composés suffisamment stables dans l’eau seront administrés dans l’eau de boisson, les autres administrés par voie IP. Afin de prévenir la douleur liée à la progression de la tumeur du paracétamol est ajouté dans l'eau de boisson 48h avant l'innoculation des cellules et est maintenu tout au cours de l'expérimentation. De l'enrichissement est ajouté dans les cages (nids, croquettes déposées au fond de la cage pour pallier aux difficultés d'accès à la grille de croquettes si boiteries. L'administration d'anesthésique, d'analgésique et d'antalgique, un suivi adapté des animaux et la définition précise des points limites précoces et prédictifs d'un mal être (perte de poids, claudication, gêne respiratoire) permettent de limiter au maximum la souffrance animale.
Choix des espèces
L’utilisation d’anti PD1 est très bien décrite dans des modèles murins, ce qui n’est pas le cas dans les modèles de rats. Dans le modèle murin proposé, les cellules greffées sont de la même espèce que l’animal greffé ; ce modèle peut donc être établi sur un animal immunocompétent, condition nécessaire pour le test d’immunothérapies. Des modèles de xénogreffes établis chez les souris immunodéficientes ne permettraient pas d’évaluer l’effet du système immunitaire sur la progression tumorale. La lignée POS-1 et K7M2 sont dérivées de souris C57BL/6j et BALB/c. Les souris sont âgées de 7 semaines au moment de l’injection de cellules tumorales en position paratibiale. Cet âge est retenu car à un âge plus précoce, il est très difficile de greffer au niveau de ce site.
Évaluation de stratégies thérapeutiques pour la myopathie à cores centraux
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles portent une mutation provoquant une myopathie et reçoivent des molécules par injection ou dans leur nourriture, ou une thérapie génique injectée quelques jours après la naissance, avant des tests répétés de force et de mobilité (grip test, test d'agrippement, roue d'activité, open field). Le porteur indique, d'après la littérature, une perte de poids de 15 % et une perte de force musculaire de 25 % chez les souris malades. Les bénéfices pour les patients humains sont présentés comme "un premier pas avant l'application à l'homme", au conditionnel.
Objectifs
Le Récepteur de la Ryanodine RyR1 est un canal calcique essentiel à la contraction des cellules musculaires. Deux mécanismes physiopathologiques principaux ont été identifiés comme conséquences des mutations du gène RYR1 codant pour ce canal : une baisse de la quantité de protéine ou une altération de sa fonction canal. Dans les deux cas, la conséquence de ces mutations est une baisse des relâchements de calcium à l’origine de myopathies comme la myopathie à cores que nous étudions. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif pour ces myopathies c’est pourquoi l’objectif est d’évaluer des nouvelles stratégies thérapeutiques qui visent ces deux voies physiopathologiques. Dans un précédent projet, nous avons étudié les effets d’agents thérapeutiques sur un modèle de souris de myopathie à cores liée à une baisse de RyR1 induite par injection de tamoxifène (modèle RyR1-Rec). Ainsi dans ce nouveau projet nous nous intéressons principalement au mécanisme physiopathologique lié à une altération de la fonction canal du Récepteur à la Ryanodine RyR1.
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet permettrait d’identifier des agents pharmacologiques qui engendrent une augmentation de la force musculaire des souris myopathe. Par ailleurs, la thérapie génique testée permettrait de restaurer un phénotype sain chez notre modèle de souris. Sachant qu’il n’existe pas de traitement curatif pour ces myopathies, ce projet est un premier pas avant l’application à l’homme.
Procédures
Pour la thérapie pharmacologique, les molécules seront administrées aux animaux conscients agés de 8 semaines soit par injection intrapéritonéale (1 fois par semaine), soit par le biais de la nourriture (croquettes à façon) ou de l'eau de boisson, en fonction des données disponibles sur la biodisponibilité et les modes d'administration déjà décrits. Pour la thérapie génique, les souris seront injectées en intrapéritonéale quelques jours après la naissance pour augmenter l'efficacité du traitement (P2 à P15), réduire la quantité de virus à injecter et augmenter l'immunotolérance A partir de l’âge de deux mois, les souris effectueront des tests de mesure de force musculaire et de mobilité pendant 3 mois. Ils sont tous non invasifs et non douloureux. Le grip test sera réalisé une fois par semaine pendant 3 mois tandis que le test d'agrippement, la roue d'activité et l'open field seront réalisés une fois par mois.
Impact sur les animaux
D’après la littérature, les souris RyR1I4895T hétérozygotes ont une perte de poids de 15% et une perte de force musculaire de 25% par rapport aux témoins (Zvaritch et al., 2009).
Devenir
La mise à mort des animaux est effectuée à la fin de l’expérience (à l’âge de 5 mois). A ce moment-là les muscles seront prélevés pour des analyses biochimiques et moléculaires.
Remplacement
L'objectif de notre étude est d'identifier des agents ayant la capacité de restaurer la force musculaire chez des patients atteint de myopathie à cores. Nous avons criblé des agents sur leur capacité à améliorer l'activation des relâchements calciques intracellulaires des cellules musculaires in vitro. Par ailleurs, la thérapie génique est également testée préalablement sur des cellules de patient en culture, afin de mettre en évidence un bénéfice sur les relâchements de calcium. Mais les relâchements de calcium représentent une étape en amont de la contraction musculaire, et la validation finale de l'effet des traitements sur la force ne peut se faire qu'in vivo, en mesurant leur impact sur le développement de la force musculaire des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupes et le nombre de répétitions des expériences sont réduites au maximum tout en optimisant l'interprétation statistique des résultats. L'ensemble de ces agents a d’abord été évalué in vitro sur des cellules musculaires de patient myopathe en culture. Ce crible permet de réduire considérablement le nombre de souris nécessaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe avec enrichissement du milieu de vie ; un suivi quotidien de leur bien-être sera assuré. Le modèle sur lequel nous allons travailler a été décrit dans la littérature, ce qui nous permet de définir des points limites.
Choix des espèces
C'est l'animal sur lequel la majorité des pathologies humaines sont étudiées, car les techniques actuelles permettent facilement de reproduire les mutations à l’origine de maladie humaine chez le modèle murin. D'autre part c'est sur la foi d'études sur la souris que les stratégies thérapeutiques sont approuvées ou non pour un usage médical. Les souris seront utilisées lorsque la force musculaire commence à diminuer, à l'âge de 2 mois d'après les données de la littérature (Zvaritch et al., 2009). Pour la thérapie génique, les souris seront utilisées quelques jours après la naissance pour augmenter l'efficacité du traitement (P2 à P15), réduire la quantité de virus à injecter et augmenter l'immunotolérance, et leur force musculaire sera suivie pendant 3 mois.
Etude fonctionnelle du processus de métastases cérébrales dans un modèle de souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
91 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales, par voie sous-cutanée ou intraveineuse, censée provoquer un développement tumoral avec métastases cérébrales, avant d'être disséquées pour récupérer ces métastases. Le projet cherche à préciser le rôle d'un gène candidat dans la formation des métastases cérébrales, un processus que le porteur juge "difficilement modélisable in-vitro". Des points limites sont annoncés mais le résumé ne détaille pas les signes cliniques suivis.
Objectifs
Les métastases cérébrales surviennent chez environ 20% des patients atteints de cancers métastatiques. Leur survenue est de mauvais pronostic puisque moins de 10% des patients survivent au-delà de 2 ans. Le traitement de ces atteintes par chimiothérapie reste difficile en raison de la faible perméabilité du cerveau à de la plupart des molécules actuelles, par l’existence d’une barrière hémato-encéphalique entourant et protégeant le système nerveux central. Notre postulat est qu’il existe probablement une signature moléculaire propre liée à l’implantation des cellules tumorales sur le site métastatique cérébral. L’objectif est d’identifier, parmi cette signature, des gènes candidats potentiels que nous pourrions utiliser comme cible thérapeutique. A partir de prélèvements de patients, nous avons réalisé une étude comparative des gènes exprimés au niveau des métastases cérébrales et des métastases non-cérébrales. Ce travail a permis de mettre en évidence des gènes qui pourraient avoir un rôle dans le passage de la barrière hémato-encéphalique et/ou l’implantation des cellules tumorales dans le cerveau. Parmi ces gènes, l’un d’eux pourrait constituer une cible prometteuse de par les fonctions qui lui sont prêtées dans la littérature. L’objectif de cette demande est de déterminer le rôle fonctionnel de cette cible potentielle dans le processus métastatique cérébral.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet sont la validation de l’intérêt fonctionnel du gène identifié par l’analyse génomique et bibliographique dans le processus de métastase cérébrale ainsi qu’une meilleure compréhension du processus métastatique vers cet organe.
Procédures
Nous disposons de 2 lignées tumorales murines connues pour induire des métastases cérébrales chez la souris et qui expriment notre gène d’intérêt. Les animaux subiront une seule procédure d'injection des cellules tumorales. En fonction des types cellulaires, les injections se feront soit en sous cutané, soit en intraveineuse. Ce sont des actes peu douloureux qui ne nécessitent pas de sédation. Seule l'injection sous cutanée se fera sous anesthésie générale pour des raison techniques d'accès au site d'injection.
Impact sur les animaux
L'injection des cellules devrait conduire à un développent tumoral avec une possibilité de métastases cérébrales. Pour limiter au maximum les nuisances sur les animaux, un suivi quotidien et l'évaluation des signes clinique doivent nous permettre de suivre le développement tumoral dans le respect des points limtes fixés et de prévenir les domages aux animaux.
Devenir
A l'issue de la procédure expérimentale, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre leur dissection et la récupération des métastases cérébrales et non-cérébrales. Les cellules issues de ces métastases seront ensuite utiliéses pour des analyses moléculaires et fonctionnelles in-vitro.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale est indispensable à la poursuite de notre projet. Le phénomène métastatique est un phénomène plastique qui fait appel à des mécanismes complexes difficilement modélisables in-vitro. Si nous souhaitons mettre en évidence des différences fonctionnelles entre les cellules ayant envahis le cerveau et celle n’ayant pas envahis le cerveau, il est impératif que nous puissions les récupérer sur le site de la métastase.
Réduction
Le nombre d'animaux est calculé pour nécessiter le moins d'animaux possible tout en atteignant les objectifs scientifiques fixés. Pour ce projet, nous avons prévu 91 souris Balb/c Ann. Nous injecterons 2 lignées tumorales murines décrites pour induire des métastases cérébrales. Lors des dissections, nous récupèrerons les cellules tumorales de métastases cérébrales et des métastases non cérébrales pour effectuer des tests moléculaires et fonctionnels in-vitro. Une analyse informatique nous a permis de déterminer le nombre d'individus nécessaires sur la base d'une comparaison de 2 moyennes d'échantillons non appariés. L'évaluation des résultats obtenus se fera par la comparaison de 2 moyennes de groupes d'échantillons non appariés par un test de Mann withney.
Raffinement
Pour le raffinement, les animaux sont suivis quotidiennement par les animaliers et les expérimentateurs. Si les points limites sont atteints avant la fin de l'expérimentation, l'animal sera euthanasié. Une période d'acclimatation de 7 jours sera observée à réception des animaux. Un enrichissement des cages sera systématiquement proposé. pour les souris, nous disposerons dans les cages des abris et des fagots en carton.
Choix des espèces
Nous avons choisi de travailler sur des modèles murins car c’est un modèle pour lequel nous disposons de lignées cellulaires dont il a déjà été décrit qu’elles avaient un tropisme pour le système nerveux central. Nous utiliserons des souris Balb/c car il s’agit d’un modèle syngénique (H2d) pour les lignées utilisées, limitant les rejets des cellules tumorales. Souris adultes de 6 semaines. Les animaux sont identifiés par baguage à l’oreille. L’identification est réalisée 7 jours après leur arrivée. L’âge des animaux n’influe pas sur les capacités de développement tumorales et il n’est pas non plus rapporté d’influence de l’âge sur l’apparition des métastases cérébrales pour ces modèles. Aussi, nous choisirons des animaux adultes jeunes.
Evaluation préclinique de nouvelles molécules thérapeutiques pour le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 600
8 400 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation de l'intestin leur est provoquée par un agent chimique, par gavage d'une bactérie ou par injection de cellules inflammatoires, puis des composés leur sont administrés par gavage. Le porteur indique que les animaux développeront les signes des maladies inflammatoires de l'intestin, diarrhée, sang dans les selles et perte de poids. Il qualifie le recours aux modèles animaux d'"indispensable" pour tester des molécules déjà "testées et validées in vitro", les bénéfices pour les patients restant renvoyés au conditionnel et au long terme.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des troubles caractérisés par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, source de lésions destructrices. Ces maladies sont caractérisées par une forte migration de cellules inflammatoires de types granulocytes au niveau de la paroi du tube digestif. L’augmentation et la dérégulation du recrutement des granulocytes et leur sur-activation contribuent à la chronicité et à l’amplification de la maladie. Notre programme de recherche vise à découvrir des molécules qui agissent via des mécanismes d’action innovants et qui peuvent ainsi représenter des options thérapeutiques pour tous les patients atteints de MICI. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et approuvées in vitro. L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de MICI.
Procédures
Dans ce projet, nous utiliserons des modèles d’inflammation de l’intestin chez le rat et la souris afin de tester l’efficacité de nos composés. Ces modèles seront induits par un agent chimique ou par le gavage d’une bactérie ou par l’injection de cellules inflammatoires. Certains de ces modèles utiliserons des souris génétiquement modifiées ne présentant pas de phénotype dommageable.. Les composés seront administrés par gavage. Un prélévement sanguin sera également éffectué pour suivre la pharmacocinétique des composés testés.
Impact sur les animaux
Les animaux developperont les signes cliniques des MICI qui se caractérisent par une diahrée, du sang dans les fèces et de la perte de poids.
Devenir
Tous les animaux dans les procédures recevront une sédation préalable par inhalation d’isoflurane et seront mis à mort avec la méthode adaptées à l'espèce. Le réalisateur s’assurera de la mort effective de l’animal avant l’élimination du cadavre. Les tissus seront collectés pour analyse de l'impacte de nos composés sur la physiopathologie de la maladie.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro. L'utilisation de modèles animals est indispensable pour avoir une vue globale de la physiopathologie de la maladie ainsi que la pharmacocinétique des composées sur l'ensemble des organes ce que ne permet pas les modèles in vitro.
Réduction
Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir pour chaque paramètre étudié. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.
Raffinement
Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi avec des aspens, igloos, et feuilles de cellulose à déchirer ou du sizzle-dry. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie et d'analagésie sera envisagé. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature