Souris

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Souris : 260
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260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Infectées de façon répétée par une génotoxine bactérienne, elles subissent des injections, des imageries et des prélèvements de sang étalés sur six à dix-huit mois, pour tenter de démontrer que cette toxine cause un cancer du foie. Le porteur mentionne une perte de poids liée à l'inflammation hépatique et une fatigue liée aux prélèvements répétés. Il justifie l'euthanasie par le prélèvement des organes et affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative pour reproduire ce processus.

Objectifs

Nous sommes fréquemment infectés par des bactéries qui produisent des toxines qui endommagent l’ADN de nos cellules et seraient à l’origine de cancers digestifs. Parmi ces toxines, la génotoxine CDT est répandue chez de nombreuses bactéries. L’objectif est de démontrer que cette génotoxine induit le cancer.

Bénéfices attendus

Cette étude devrait permettre de démontrer le rôle direct et causal de la génotoxine dans la transformation maligne, démontrant que l'infection chronique et/ou répétée par des bactéries productrices de cette génotoxine cause le cancer.

Procédures

L'ensemble des gestes sera réalisé sur animaux anesthésiés. Injection dans la circulation sanguine (inférieur à 3 minutes) : une seule fois pour 100 animaux, tous les 2 mois environ pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux). Imagerie nécessitant une injection dans le péritoine (inférieur à 10 minutes) : 2 fois par semaine pendant 2 semaines (40 animaux), 1 fois par semaine pendant 1 mois (20 animaux), 2 mois (20 animaux) ou 4 mois (20 animaux), 2 fois par mois pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux). Prélèvement sanguin (inférieur à 3 minutes) : 2 fois par semaine pendant 2 semaines (40 animaux), 1 fois par semaine pendant 1 mois (20 animaux), 2 mois (20 animaux) ou 4 mois (20 animaux), 2 fois par mois pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux).

Impact sur les animaux

Possible perte de poids liée au développement d’une inflammation au niveau du foie et voir d’une carcinogénèse. Fatigue liée aux prélèvements sanguins répétés, dans ce cas les prélèvements seront davantage espacés.

Devenir

Nous souhaitons faire des analyses sur les prélèvements issus des animaux. Pour cela les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour que leurs organes soient prélevés.

Remplacement

Nous souhaitons voir les effets d’une infection longue et répétée de bactéries productrices de la génotoxine CDT. Notre hypothèse est que la CDT induit le développement de cancer hépatique. L’étude chez la souris est indispensable pour permettre de voir le développement éventuel d’un cancer au niveau hépatique après des mois d’infection constante à la CDT. Il n'existe pas de méthodes alternatives pour mimer ce processus.

Réduction

L'imagerie de bioluminescence nous permet de faire un suivi longitudinal sur un même animal. Nous sommes également capables de réaliser des bilans hépatiques à partir de petits volumes de sang au cours du temps, sur un même animal. Ces 2 procédés nous permettent de réduire le nombre d'animaux. Des analyses seront aussi effectuées sur les tissus récoltés.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (nids de woodwoll). Une mise en place de points limites évalués par une grille de scoring spécifique a été mise en place pour le suivi des souris. Les souris seront pesées 2 fois par semaine, en cas de perte de poids nous mettrons de la nourriture humidifiée dans la litière et les souris seront pesées quotidiennement durant les prochaines 48H. Si la perte de poids persiste les souris seront euthanasiées. Afin de pallier à une éventuelle déshydratation liée aux prélèvements sanguins, du sérum physiologique sera administré à l’animal après chaque prélèvement.

Choix des espèces

De par notre expérience l’inflammation hépatique provoquée par une infection bactérienne se fait très bien chez la souris. Le modèle souris est également un modèle de choix vis-à-vis de la technique de suivi en imagerie que nous avons mis en place. Nous travaillerons avec des jeunes adultes car nous souhaitons garder les animaux jusqu’à 18 mois suivant les lots. Le cancer touchant les 2 sexes, nous travaillerons avec des mâles ou des femelles.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 480
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 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour développer un cancer de la prostate, elles subissent une castration chirurgicale et des injections intrapéritonéales répétées d'anticorps, pour étudier la résistance des tumeurs à l'hormonothérapie. Le porteur décrit des douleurs postopératoires "mineures" et une perte de poids transitoire d'environ 10 % chez la majorité des animaux traités. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité des lésions précancéreuses, ce qui rendrait le recours in vivo "nécessaire".

Objectifs

Afin de mieux comprendre la résistance aux androgènes dans le cancer de la prostate (CaP), ce projet vise à étudier les effets de la castration chirurgicale dans plusieurs modèles de souris de cancers prostatiques. En effet, le traitement du cancer de la prostate chez l'homme repose sur la prostatectomie et l'utilisation de de traitement qui bloquent la voie de signalisation des androgènes (hormonothérapie). Malheureusement, après un temps limité de sensibilité aux traitements, 20% des patients développent des résistances à ces traitements et les cancers "résistants à la castration" sont de très mauvais pronostic. Il est donc primordial de mieux comprendre la résistance à la castration, c'est à dire l'échappement des tumeurs à l'hormonothérapie. Les études récentes menées au laboratoire mettent en évidence l'implication forte du facteur de transcription HIF1a induit par l'hypoxie dans le développement de la résistance à la castration. Plus précisément, nous avons démontré que l'inactivation de Pten, un gène suppresseur de tumeur, spécifiquement dans les cellules épithéliales de prostate engendre le développement de tumeurs cancéreuses de prostate qui sont résistantes à la castration et que l'inactivation de HIF1a et Pten, dans les cellules épithéliales de prostate engendre des tumeurs cancéreuses de prostates qui sont sensibles à la castration. Nous voulons étudier le mécanisme moléculaire sous-jacent pour mieux comprendre par quel biais l'inactivation de HIF1a rend ces tumeurs sensibles à la castration. Nos données préliminaires soulignent l'importance jouée par le microenvironnement tumoral dans l'apparition de la résistance. L'objectif est donc de conduire une étude dans laquelle plusieurs manières de bloquer la production de lymphocytes T cytotoxiques seront testées afin de voir la réponse sur la croissance des tumeurs après castration.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer si les élements du microenvironnement permettent de rendre les tumeurs de prostate sensibles à la castration dans le cancer de la prostate et par quels mécanismes. Si cela s'avère être le cas, cette étude pourra ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration qui confère actuellement aux patients un pronostic très sombre avec une durée de vie de moins de 15 mois.

Procédures

Les souris subiront 5 injections intra-péritonéales sur 5 jours, puis une intervention chirurgicale (castration/sham) 3 mois plus tard et les injections péritonéales 1 à 3 fois par semaine pendant 4 semaines.

Impact sur les animaux

Les effets secondaires post chirurgicaux sont principalement des douleurs mineures facilement prévenues par une antalgie post-opératoire systématique. Une infection post-opératoire peut survenir dans de très rares cas. Les anticorps monoclonaux ont été déjà administrés dans de nombreuses études chez la souris et sont administrés en routine par un laboratoire collaborateur sans observation d'effets secondaires. L'administration de ces traitements peut engendrer une perte de poids transitoire d'environ 10% chez 60% des souris traitées dans les 48h suivant l'administration, les souris reprennent habituellement leur poids de départ dans la semaine qui suit l'injection. La croissance des tumeurs de prostate est lente et donc les variations de poids liée à leur croissance ou régression sur 2 semaines est négligeable.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de collecter les organes et de les analyser.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire récapitule la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la formation de lésions précancéreuses. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Afin de différencier les rôles de différentes molécules pouvant être impliquées dans le développement du cancer de la prostate, l’ensemble du projet va nécessiter l'utilisation de 2 lignées de souris différentes. Afin d'obtenir des résultats signicatifs, de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués et en raison de l'hétérogénéité des souris, nous avons réduit au maximum le nombre de souris nécessaires et nous étudierons à la fois les tissus (histologie), les gènes exprimés et les différents sous types de cellules qui composent les tumeurs. Nous comparerons systématiquement les souris mutants versus les contrôles et au sein d'un génotype donné nous comparerons les souris ayant eu une orchiectomie versus pas d'orchiectomie et les groupes traitées avec le composé actif versus traités avec le véhicule. Nous comparons des paramètres quantitatif (expression de gènes, nombre de cellules positives pour certains marqueurs histologiques, taux de prolifération cellulaires, poids des tumeurs, pourcentage de glandes atteinte des tumeurs) et également qualitatifs (expression ou non d'un marqueur au niveau histologique).

Raffinement

Les souris subiront une anesthésie générale et recevront des médicaments antalgiques afin de prévenir l'apparition de douleurs. Elles seront surveillées de manière très rapprochée durant les jours qui suivront la chirurgie. Une attention particulière sera accordée au niveau de la zone d'incision avec surveillance des points de suture, palpation abdominale et inspection à la recherche de signe d'infection locale. Si un point limite est atteint, l'animal sera mis à mort. Pour le bien-être social des animaux, les groupes seront respectés et les animaux seront remis en cage avec leurs partenaires préalables. Aucun animal ne sera laissé isolé dans sa cage.

Choix des espèces

La souris est un animal qui a un système immunitaire largement décrit dans la littérature et qui est proche de l’humain avec une immunité innée et adaptative, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet d’étude sur l’interaction des cellules épithéliales de la prostate avec le microenvironnement tumoral. De plus, les souris qui seront utilisées expriment les mêmes protéines que l’homme, ce qui permet de générer les mutations les plus fréquemment identifiées dans le cancer de la prostate humain. L’ensemble de ces résultats nous permettra d’étudier au plus près l’évolution des lésions de cancer de la prostate afin de développer des stratégies personnalisées de prévention, de surveillance active et/ou de traitement précoce. Les animaux utilisés seront adultes, de 8 semaines, à 6 mois.

Prévention de la douleur en oncologie

(NTS-FR-573076v1 – 23/02/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 228
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228 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pour étudier la prévention de la douleur en cancérologie, elles reçoivent des injections de capsaïcine dans la patte et d'adjuvant inflammatoire, portent des tumeurs et subissent une exérèse chirurgicale et des prélèvements de sang. Le porteur reconnaît que la capsaïcine présente un "risque de douleur" et une sensation de chaleur, et que l'adjuvant provoque une inflammation. Il affirme que la douleur et l'inflammation, "non modélisables ailleurs que dans un être vivant entier", rendent "indispensable" le recours à l'animal.

Objectifs

i) Démontrer que les découpleurs mitochondriaux (aux propriétés anti-tumorales) possèdent les mêmes propriétés analgésiques et anti-inflammatoires que les anesthésiques locaux ii) Démontrer que la prévention de la douleur, de l'inflammation et du stress glucocorticoïde diminue l'oncogénèse et les récidives

Bénéfices attendus

Nous espérons démontrer que la prévention de la douleur et de l'inflammation (et aussi du contrôle du stress glucocorticoïde) puisse freiner l'évolution tumorale. De tels résultats motiveraient les équipes cliniques à contrôler drastiquement la douleur aiguë et chronique des patients d'oncologie.

Procédures

Iinjection intraplantaire (1 fois) sous anesthésie générale (durée 1 minute), sur d'autres animaux: injection sous-cutanée (1 fois) sous anesthésie générale (durée 1 minute); sur d'autres animaux: injection intraveineuse (1 fois) sous anesthésie générale (durée 1 minute); sur d'autres animaux: injection sous-cutanée (1 fois) sous anesthésie générale (durée 1 minute), 1 injection intraplantaire tous les 2 jours pendant 7 jours sous anesthésie générale (durée 1 minute), 3 prélèvements sanguins sous anesthésie générale (durée 2 minutes); sur d'autres animaux: injection sous-cutanée (1 fois) sous anesthésie générale (durée 1 minute), 1 injection intraplantaire tous les 2 jours pendant 7 jours (durée 1 minute) et 3 prélèvements sanguins sous anesthésie générale (durée 2 minutes); sur d'autres animaux: 1 injection intra-mammaire sous anesthésie générale (durée 2 minutes), 3 prélèvements sanguins sous anesthésie générale (durée 2 minutes) et 1 exérèse chirurgicale de tumeur sous anesthésie générale (durée 5 minutes).

Impact sur les animaux

Génération de tumeurs (gêne physique) -injection intraplantaire de capsaicin (risque de douleur à l'injection et de sensation de chaleur) et d'adjuvant (inflammation)-injections sous-cutanée, intraveineuse et intra-mammaire (risque de douleur mais réalisée sous anesthésie générale) -prélèvement sanguin (risque de douleur aux prélèvements mais réalisés sous anesthésie générale).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour analyses sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

La douleur et l'inflammation impliquent des processus multiparamétriques impliquant des sécrétions humorales et des répercussions immunitaires non modélisables ailleurs que dans un être vivant entier. Nous ne pouvons les étudier in vitro, il est indispensable d'avoir recours à l'animal de laboratoire. Notre hypothèse est que la prévention de la douleur et de l'inflammation puisse freiner l'évolution tumorale et les récidives grâce à un contrôle du stress glucocorticoïde. L'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour étudier cette hypothèse sur la réponse anti-tumorale. La mise en évidence de cette hypothèse et sa compréhension ouvrirait la possibilité de freiner l'évolution tumorale en clinique en contrôlant ddrastiquement toute douleur aiguë et chronique chez les patients.

Réduction

Pour la réalisation de ce projet, nous avons calculé les tailles des groupes selon les procédures pour permettre une évaluation statistique solide des effets analysés. Nous chercherons à regrouper les expériences dans le but de réduire le nombre d'animaux contrôles. Au vu du faible effectif, les données seront analysées par des tests non-paramétriques.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés pendant une semaine avant le début des expériences puis suivis quotidiennement. Le poids des souris sera mesuré avant le début des traitements, au moins une fois par semaine et avant euthanasie lors de l'expérience de croissance tumorale. Concernant l'enrichissement du milieu, les animaux disposeront de nids (sizzlenests), de tunnels en carton. Le stress des animaux sera évalué quotidiennement par des échelles d'hétéroévaluation. Des mesures seront prises pour limiter le stress: plusieurs souris par cage pour un hébergement social, animaux hébergés au calme. Les interventions chirurgicales seront faites sous anesthésie générale. En cas de besoin, des antalgiques à base de crème d'anesthésiques locaux ou d'anitinflammatoires seront appliqués. En cas de douleur après les exérèses chirurgicales, les souris recevront un analgésique et un anesthésique local si nécessaire. Des points limite précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Nous souhaitons prouver que la prévention de la douleur et de l'inflammation diminue l'évolution tumorale et les récidives chez l'homme qui est un mammifère. Avant de passer à des études cliniques, il est absolument nécessaire de réaliser des études pré-cliniques sur le modèle mammifère afin de tester notre hypothèse. Le modèle souris permet de travailler sur un modèle de mammifère suffisamment petit pour en avoir un certain nombre, facile à manipuler, et suffisamment grand pour pouvoir avoir des injections de cellules tumorales. Souris adultes de 6-8 semaines. Les tumeurs murines générées sont des tumeurs survenant chez l'adulte, nous ne réaliserons donc pas le projet sur des souriceaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
Souris : 1430
Souffrances
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1430 souris nouveau-nées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Durant leurs cinq premiers jours de vie, les souriceaux reçoivent deux fois par jour des injections d'une molécule inflammatoire, ce qui provoque déshydratation, retard de croissance et, dans 5 à 10 % des cas, une hémorragie interne ou la mort, pour modéliser les lésions cérébrales de la grande prématurité. Le porteur reconnaît un stress lié à la séparation d'avec la mère et une mortalité intégrée au calcul des effectifs. Il justifie l'euthanasie des animaux à divers âges par le prélèvement du cerveau et du sang, et affirme que l'étude "n'est envisageable qu'in vivo".

Objectifs

La prématurité définit les naissances ayant lieu avant 37 semaines d'aménorrhée et est la première cause de mortalité et de handicap chez les enfants de moins de 5 ans. Un lien causal entre infection materno-foetale (par exemple, les infections urinaires ou vaginales) et naissance prématurée a été mis en évidence, avec une incidence 2 à 4 fois plus élevée d’infections materno-fœtale liées à une naissance prématurée. L’infection induit une inflammation systémique pouvant se transmettre au fœtus, atteindre sa circulation sanguine puis son cerveau et entraîner des lésions cérébrales. Ces lésions chez le prématuré peuvent mener à des troubles du développement, en particulier les troubles autistiques. La compréhension des mécanismes biologiques à l’origine de ces lésions est nécessaire pour développer des traitements qui pourraient protéger le cerveau. Le but de ce projet est de comprendre le rôle des astrocytes, des cellules du cerveau, et leurs liens avec le système immunitaire, dans les lésions du cerveau observées chez les nouveau-nés prématurés. Comme la naissance prématurée est fréquemment causée par une infection entraînant l'inflammation, nous injecterons une molécule inflammatoire chez des souriceaux, et analyserons leur cerveau et les cellules immunitaires dans le sang.

Bénéfices attendus

Ce projet peut permettre de mieux comprendre comment l’inflammation dans le cerveau et dans le sang peut entraîner un développement cérébral anormal. La cause la plus fréquente de prématurité est l’infection maternelle (25 à 40% des cas) qui peut induire un syndrome inflammatoire fœtal ou néonatal pouvant causer des lésions cérébrales. L'infection maternelle peut avoir différentes causes (infections uro-génitales pendant la grossesse par exemple) et être associée à différentes situations à l'origine d'une inflammation périnatale (ventilation mécanique, dispositifs médicaux invasifs, effets indésirables liés à la prise de médicaments...). Le modèle murin utilisé reproduit les lésions cérébrales observées chez les prématurés. L’induction de l’inflammation pendant la première semaine de vie des souriceaux mime le syndrome inflammatoire sans intervention in utero chez la mère. La première semaine correspond à une période critique car elle est équivalente d’un point de vue neurodéveloppemental au 3ème trimestre de grossesse chez l’humain. D’où la pertinence de ce modèle dans l’étude des lésions des nouveaux nés prématurés. Les résultats obtenus pourraient donner des pistes sur de nouveaux traitements visant à protéger le cerveau immature des nouveau-nés prématurés, par exemple en agissant sur les cellules immunitaires dans le sang.

Procédures

Nous injecterons de l’Interleukine-1 beta (IL-1β qui est une molécule qui induit l’inflammation) ou un liquide contrôle (sans conséquences) à des souriceaux pendant leurs 5 premiers jours de vie. Il s’agira d’une injection intrapéritonéale (dans le péritoine, membrane qui recouvre la cavité abdominale). L'injection est rapide (quelques secondes) et effectuée par une personne compétente. Cela va induire une réaction inflammatoire qui mime celle des nouveaux nés prématurés. Ces injections auront lieu matin et après-midi les 4 premiers jours et une fois le matin le 5ème jour. Les animaux seront surveillés quotidiennement et utilisés aux stades d’intérêt pour les analyses, les animaux seront gardés au maximum pendant 2 mois. Les analyses seront effectuées au 3ème et 5ème jour après la naissance, lors du pic d'inflammation. Puis au 8ème et 15ème jour, correspondant à des phases importantes de maturation du cerveau. Enfin, à 60 jours après la naissance, correspondant au stade jeune adulte, pour des analyses sur le long-terme.

Impact sur les animaux

Pour les souriceaux durant la première semaine de vie, les injections peuvent causer une douleur transitoire et locale. Les injections induisent une inflammation, par conséquent les souriceaux peuvent présenter des signes de déshydratation, ont un retard de croissance, et un retard dans la pousse du pelage par rapport aux souris contrôles. Ces effets perdurent environ 2 semaines. Les injections peuvent également, mais rarement, entraîner une hémorragie interne dans l’abdomen, ou leur mort dans 5 à 10% des cas. Bien que les injections durant les premiers jours de vie soient des gestes très rapides, ils peuvent induire un stress lié à la séparation avec la mère pendant ce laps de temps.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés aux stades d’intérêt (Jour 3, 5, 8, 15 et 60 après leur naissance) pour les analyses. Les prélèvement de cerveaux permettront d'étudier de manière approfondie un type cellulaire particulier dans le cerveau appelé, les astrocytes, crucial dans les mécanismes liés à l’inflammation et au développement du cerveau. Les prélèvemets de sang permettront d'étudier les cellules immunitaires, impliquées dans la défense de l'organisme lors des infections. Les résultats des analyses cérébrales et sanguines seront mis en lien afin de comprendre les interactions cerveau/cellules immunitaires et de trouver des pistes thérapeutiques pour la protection du cerveau en développement.

Remplacement

L’étude de la complexité de la réponse inflammatoire au niveau cérébral et sanguin requiert l’utilisation d’un organisme vivant complet avec une maintenance de l’activité cellulaire, comme la synthèse ou la dégradation de protéines. Il est important de maintenir l’activité de l’organisme et des mécanismes physiologiques dans un état dynamique (c'est à dire en mouvement et fonctionnel) dans le cadre d’une étude temporelle à plusieurs stades de développement. Ainsi, nous pourrions comprendre les dysfonctionnements dans un contexte anormal ou morbide suite à une perturbation, comme l'inflammation par exemple. Pour cela, cette étude n’est envisageable qu’in vivo.

Réduction

Un nombre minimum d’animaux est nécessaire pour réaliser des tests statistiques fiables. Dans ce projet, il y a 4 groupes expérimentaux. Pour chaque groupe expérimental, 6 souris sont prévues avec 10% d’animaux supplémentaires compte-tenu de la mortalité probable induite par l’inflammation.

Raffinement

Les mères et les souriceaux sont hébergés dans des cages enrichies avec de l'essuie-tout pour qu’elles puissent y faire leur nid. Les femelles gestantes proviennent d’une souche possédant d’excellentes qualités maternelles, ce qui constitue un bon choix pour minimiser le stress des souriceaux lors des injections. Pour les souris conservées jusqu’à 2 mois, le sevrage est effectué à la 3ème semaine de vie avec un maximum de 6 animaux par cage. Des grilles de scoring adaptées à l’âge des animaux permettent la surveillance, et l’atteinte de points limites : pendant le pic d'inflammation, on surveillera la fréquence respiratoire, la recoloration des extrémités, et le tonus ; à distance de l’inflammation on réalisera une surveillance régulière de la prise de poids, de l’absence de troubles du comportement (isolement, agressivité). Si l’un de ces points limites est atteint, les animaux concernés seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires.

Choix des espèces

Ce modèle de souris a été choisi car il présente des lésions du cerveau et des troubles du comportement similaires à ceux observés chez les enfants prématurés atteints de troubles du développement cérébral. Il a l’intérêt de modéliser le cerveau en développement d’un prématuré de moins de 28 semaines, car un souriceau à 1 jour de vie correspond à un prématuré de 28 jours, par ailleurs, cette correspondance a l’avantage de ne pas impliquer d’intervention in utero. L’inflammation sera provoquée chez le souriceau entre le 1er et le 5ème jour de vie, stade correspondant au 3ème trimestre de grossesse chez l’homme. Cette stimulation mime ainsi le syndrome inflammatoire des nouveaux nés prématurés lors de cette période de développement critique. Pour les analyses, les animaux seront utilisés pour des prélèvements post-mortem au 3ème et 5ème jour de vie, qui correspondent au pic de l’inflammation dans le cerveau. Puis, une autre partie des animaux sera utilisée au 8ème et 15ème jour, qui correspondent à une phase importante de maturation du cerveau. Enfin, une partie des animaux sera utilisée au bout de deux mois (60 jours après la naissance) qui correspond au stade jeune adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 720
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720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Invalidées pour deux gènes liés au syndrome de Prader-Willi, elles subissent l'implantation chirurgicale d'électrodes, des privations de sommeil de quatre à six heures et de nourriture de douze heures, ainsi que des tests comportementaux, avant le prélèvement de leur cerveau. Le porteur ramène les atteintes à une douleur postopératoire modérée, un stress d'isolement et une perte de poids, et fixe la mise à mort à 20 % de perte de poids. Il justifie le recours à la souris par l'absence de "système cellulaire pertinent" pour ces gènes exprimés dans les neurones.

Objectifs

Dans le cadre de cette demande, nous souhaitons aborder les conséquences physiologiques de la perte de fonctions de deux gènes in vivo, en utilisant la souris comme modèle d’étude (souris knockout,KO). Ces gènes, retrouvés uniquement chez les mammifères placentaires, sont exprimés uniquement dans le cerveau, avec une expression marquée dans les neurones. Chez l'humain, des données cliniques montrent que des anomalies dans l’expression de ces gènes sont liées à une maladie rare, associée à des troubles comportementaux et métaboliques. Les patients présentent aussi des troubles du sommeil et des déficiences cognitives. Comprendre la fonction de ces gènes, très conservés entre humains et souris, représente un réel enjeu conceptuel et devrait contribuer à améliorer notre compréhension de l’étiologie de la pathologie. A ce jour, il n’existe pas de système cellulaire pertinent permettant d’aborder leurs fonctions. Plus précisément, nous souhaitons tester si l’invalidation de ces gènes que nous étudions influence de potentielles perturbations du cycle veille-sommeil, mnésiques et anatomiques qui sont caractéristiques de la pathologie chez l’humain.

Bénéfices attendus

Notre programme de recherche vise à combiner génétique inverse et exploration phénotypique pour parfaire notre compréhension de l’importance physiologique de ces deux gènes. De nature fondamentale, les expériences proposées sont susceptibles d’avoir des retombées dans le domaine biomédical puisque les données cliniques les plus récentes indiquent que la perte d’expression de l'un deux, et aussi probablement de l'autre, joue un rôle déterminant dans la physiopathologie du syndrome. Cette maladie rare s’accompagne de nombreuses altérations métaboliques, hormonales et comportementales. Un trait saillant de ce syndrome est une hyperphagie obsessionnelle accompagnée par une baisse de la dépense énergétique qui, le plus souvent, se traduit par une obésité morbide. Les patients présentent aussi des troubles du sommeil. Comprendre la fonction de ces gènes très conservés entre humains et souris, représente un réel enjeu conceptuel. A court terme, ce travail permettra de mieux définir la contribution de ces gènes dans l’architecture du sommeil. A plus long terme, nos souris knockout pourraient représenter de nouveaux modèles pré-cliniques de la maladie.

Procédures

La chirurgie qui consiste à poser des électrodes pour mesurer l'activité cérébrale du cycle veille-sommeil dure environ 40 min par animal (N=360 souris). L'enregistrement de l’activité cérébrale du cycle veille-sommeil en condition physiologique basale ou bien en condition de privation de sommeil (4-6h) ou de nourriture (12h) dure 72h par animal (N=360 souris). En fonction des tests comportementaux la durée va être de 40 min par animal (N=180 souris) ou bien de 2h10 environ par animal répartie sur 3 jours (N=180 souris).

Impact sur les animaux

Pour la chirurgie, l'incision de la peau peut induire une douleur modérée au stade post opératoire. Pour les enregistrements du cycle veille-sommeil, les souris sont placées dans des cages individuelles, ce qui peut induire un stress durant les premières heures. Les groupes d'animaux soumis à une privation de nourriture peuvent présenter une perte de poids.

Devenir

A l'issue des procédures expérimentales, nous prélèverons les cerveaux et /tissus sur l'ensemble des animaux (soit 720 au total) et nous réaliserons des marquages immunohistochimiques sur coupes de tissus pour poursuivre les investigations anatomiques, cellulaires et moléculaires.

Remplacement

Nous comptons explorer la fonction physiologique du locus SNORD115 et SNORD116. Ces gènes sont retrouvés uniquement chez les mammifères placentaires et sont exclusivement exprimés dans les neurones post-mitotiques. De fait, ce mode d'expression restreint à des cellules qui ne se répliquent pas et leurs apparitions évolutives tardives limitent considérablement le choix des modèles d'étude pertinents sur le plan biologique. C'est ainsi que toutes les études publiées à ce jour sont réalisées chez la souris, et ce d'autant plus que le modèle murin récapitule certains traits pathologiques retrouvés dans le syndrome de Prader-Willi pour lequel l'absence de SNORD116 joue un rôle un majeur dans la pathophysiologie. A ce jour, il n’existe donc malheureusement pas de modèles alternatifs crédibles permettant d’aborder la fonction de SNORD115 et SNORD116 de manière intégrée, et ce notamment lorsqu'il s'agit d'études comportementales et neurologiques visant à décrire les mécanismes mis en jeu dans l'homéostasie du cycle veille-sommeil chez les mammifères placentaires.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est le nombre minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante, d’après nos observations et celles rencontrées dans la littérature.

Raffinement

Tous les animaux sont hébergés selon les normes de bien-être en vigueur (5 individus, présence d'enrichissement). Ils seront observés quotidiennement et des points limites ont été définis. Tous les signes de souffrance détectés lors de l'observation quotidienne tels qu'un isolement et une indifférence par rapport au milieu extérieur, une diminution du comportement exploratoire, une attitude prostrée avec dos vouté, une expression faciale modifiée, une altération de l’état du pelage, une fuite ou défense à la manipulation, ou une perte de poids>20% conduiront à la mise à mort des animaux en accord avec le vétérinaire référent.

Choix des espèces

Nous comptons explorer la fonction biologique de nos deux gènes d'intérêts. Ces gènes, retrouvés uniquement chez les mammifères placentaires, sont exprimés uniquement dans le cerveau, avec une expression marquée dans les neurones post-mitotiques. Il n’existe pas de modèle cellulaire simple permettant d’aborder la fonction de ces gènes, notamment son rôle dans le cycle veille-sommeil. L'objectif est d'étudier des processus comportementaux chez l'adulte donc les souris seront testées entre 3 et 8 mois.

  • Formation professionnelle
Souris : 4095
Souffrances
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▲ 531
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Devenir
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 4095

4095 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère à modérée, non pour produire des connaissances mais pour former du personnel. Elles servent d'entraînement aux gestes courants en oncologie, identification, injections, prélèvements de sang et greffes de tumeurs, avant d'être euthanasiées. Le porteur précise que ce sont des animaux "surnuméraires" des élevages, "de mauvais génotype", et que les produits administrés se limitent souvent à du sérum physiologique. Il affirme que la validation de ces gestes "ne peut se faire autrement que sur animaux vivants".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de former des personnels appliquant des procédures expérimantales à des animaux à des fins scientifiques aux gestes et interventions les plus courants en oncologie préclinique, à savoir le suivi clinique des animaux, leur identification, les modes d'administration les plus courants (sous-cutanée, intrapéritonéale, orale, intraveineuse, intramusculaire), les modes de prélèvements de sang ainsi que toute la réglementation qui entoure ces techniques (volumes, anesthésie). Le but est également leur permettre d'identifier toute douleur ou stress et de connaître les conduites à suivre. Il sera également enseigné les différents types de greffes de tumeur et, le mode de suivi de la croissance tumorale.

Bénéfices attendus

Une fois le stagiaire sensibilisé et formé aux bonnes pratiques et techniques usuelles en cancérologie, celui-ci peut mettre en oeuvre les procédures et interventions indispensables dans le respect des bonnes pratiques et des règles éthiques . Il a en sa possession tous les outils et informations pour une pratique éthique et soigneuse des procédures et interventions.

Procédures

Interventions uniques sous anesthésie locale ou générale (indiqué) sauf les administrations orales.. Identification par puce :1 minute, identification par tatouage : 1 minute. - injection: 1 minute-. - prélèvement de sang : animal anesthésié (anesthésie générale) - mesure de tumeur 1 minute.

Impact sur les animaux

Nuisances liées aux interventions: contentions, prélèvements et injections de courte durée sous anesthésie. Le produit administré aux animaux pour les administrations est du sérum physiologique : aucun effet de ce produit n'est attendu.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure du fait des interventions pratiquées.

Remplacement

Pour les interventions décrites dans ce projet, la validation des gestes techniques ne peut se faire autrement que sur animaux vivants, le but étant de valider les compétences techniques aux interventions nécessaires en oncologie préclinique.

Réduction

Les animaux utilisés seront des animaux surnuméraires des élevages de notre établissement. Ce sont des animaux de mauvais génotype, sans phénoype domageable, et présentant un examen clinique normal et tous les signes de bonne santé. Ces animaux ne sont jamais entrés en procédure expérimentale. Plusieurs interventions légères sont pratiquées sur chaque animal pour réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Toutes les administrations sont pratiquées sous anesthésie locale ou générale (sauf le gavage) Les prélèvements de sang sont pratiqués sous anesthésie générale. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux. Un enrichissement adapté (sizzlenest, tunnels) sera présent dans toutes les cages. Des points limites ont été défiinis et seront strictement appliqués. Les sessions sont de courte durée. La surveillance clinique sera quotidienne pour les animaux greffés.

Choix des espèces

Le centre de recherche utilise exclusivement des souris pour ses recherches. Il est donc pertinent de les former sur ce modèle animal. La plupart des expérimentations dans le centre se font sur animal adulte. Les animaux utilisés pour les formations seront donc adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 475
Souffrances
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▲ 475
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Devenir
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 475

475 souris saines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Elles reçoivent des injections de nanoparticules et un agent d'imagerie sous anesthésie, avant d'être tuées pour l'analyse détaillée de leurs organes. L'objectif se limite à mesurer où se distribuent ces nanoparticules chez des animaux sains, étape annoncée avant tout test sur des animaux malades puis chez l'humain. Le porteur affirme que le recours à des "organismes entiers" est "indispensable", l'analyse des organes ne pouvant selon lui se faire sur l'animal vivant.

Objectifs

Les dystrophies musculaire (tel que la myopathie de Duchenne) sont des troubles entrainant un handicap physique qui touche 20 personnes sur 100 000 dans le monde. Malgré une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques des dystrophies, presque aucun traitement n'est disponible. Ce projet vise à améliorer le transport des molécules médicaments en utilisant des nanoparticules vers les zones musculaires cibles pour augmenter leur efficacité.

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra de démontrer l'efficacité des nanoparticules pour véhiculer des molécules médicaments dans les muscles d'animaux sains. Ensuite elles pourront être testées chez des animaux avec dystrophie pour pouvoir ensuite être testé chez l'humain.

Procédures

1 injection par animal de nanoparticules sous anésthesie (procédure rapide

Impact sur les animaux

Lors de ce projet, du stress peut être induit aux animaux lors des anesthésies et des manipulations pour la réalisation des injections. De plus, une légère douleur passagère peut être induite lors des injections (2 injections maximum par animal).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée des différents organes prélevés qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Des études préliminaires ont démontré l'efficacité de nos nanoparticules pour délivrer des molécules thérapeutiques dans des cultures de cellules musculaires. Pour aller plus loin, l'utilisation d'animaux est indispensable pour ce projet car il vise à démontrer l’efficacité thérapeutique de nanoparticules pour traiter préférentiellement les muscles tout en limitant leur impact sur les autres organes. Il est donc nécessaire de pouvoir étudier l'effet de ce traitement sur des organismes entiers.

Réduction

L'utilisation des animaux est réduite au nombre minimal et nécessaire pour l'obtention de données expérimentales statistiquement exploitable. Le projet étant conçu par deux étapes successives, le nombre d'animaux calculé pour la deuxième étape peut être réduit en fonction des résultats obtenus lors de la première étape.

Raffinement

Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage et de bien-être afin d'enrichir l'environnement des souris (incluant boules de coton, dôme et roue). Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Durant toute la durée des protocoles les animaux seront suivis et tout signe de détresse de douleur et/ou d'inconfort sera noté. Ils seront surveillés quotidiennement, les paramètres suivants seront observés : bienêtre général, activité, réactivité, poids, capacité à s'alimenter et posture. L'efficacité des nanoparticules ne sera pas uniquement étudié au niveau du muscle mais également pour tous les organes vitaux, ainsi si ces nanoparticules démontraient une possible efficacité dans un organe spécifique autre, cela pourrait conduire à l'établissement de potentielles nouvelles applications.

Choix des espèces

La structure et le fonctionnement du tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme. La souris représente donc un modèle expérimental privilégié pour les investigations des maladies musculaires survenant chez l’homme. Les souris utilisées seront adultes, âgées de 8 à 10 semaines, car à ce stade les souris ont un système nerveux entièrement développé, ce qui permet des études plus précises et plus pertinentes de la progression des maladies et des traitements potentiels.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 336
Souffrances
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Devenir
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 336

336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Modèles d'une forme avancée de la maladie de Huntington, elles reçoivent des injections sous-cutanées quotidiennes puis des mini-pompes implantées chirurgicalement, et subissent des tests moteurs dont un test de "clasping", tandis que la maladie leur fait perdre jusqu'à 30 % de leur poids et raccourcit leur vie à quinze semaines. Le porteur justifie leur mise à mort par le "besoin" de prélever les tissus cérébraux pour l'analyse histologique. Il retient la souris pour l'étude de la huntingtine dans un "organisme entier" et présente le projet comme répondant à un "besoin médical non pourvu".

Objectifs

A la suite d’une étude sur un système cellulaire permettant l’analyse du trafic intracellulaire des neurones, une molécule s’est révélée capable de restaurer la dynamique intracellulaire déficiente dans la maladie de Huntington, révélant également un fort intérêt thérapeutique dans un modèle souris de la maladie. L’objectif de ce projet est maintenant de confirmer l’efficacité du traitement dans un modèle de souris avec des symptômes moteurs sévères, classiquement utilisé dans le monde pharmaceutique, afin de se rapprocher de la réalité des patients. Ces nouveaux résultats permettront ainsi de comparer l’efficacité du candidat médicament et de ses dérivés actifs avec les molécules concurrentes actuellement en phases cliniques et atteindre ainsi un niveau de preuve supplémentaire pour aboutir à son développement préclinique.

Bénéfices attendus

La maladie de Huntington est une maladie neurodégénérative rare d’origine génétique (18000 personnes atteintes en France et environ 300 000 personnes dans le monde) pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Elle se caractérise par l’apparition de symptômes moteurs, mentaux et psychiques conduisant à une altération de l’état général des patients (perte de poids, fonte musculaire, fatigue, douleurs et déformations articulaires puis inexorablement à leur décès. La maladie est causée par une mutation du gène de la huntingtine, elle-même à l’origine d’un défaut d’un facteur de survie neuronal essentiel. Le projet présenté a pour objectif de confirmer l’intérêt thérapeutique du candidat médicament identifié et de ses dérivés actifs par des approches comportementales. Très concrètement, les résultats du projet permettront de, premièrement, valider que l’administration du médicament possède un intérêt thérapeutique dans un modèle de souris aux symptômes moteurs sévères et deuxièmement, d’évaluer si le traitement peut empêcher l’apparition des symptômes, ou les ralentir. Ces résultats permettront le développement clinique de la première molécule ciblant les causes de la maladie de Huntington avec pour objectif de répondre à une forte attente des patients et de combler un besoin médical non pourvu.

Procédures

Un acte expérimental impliquera d’éventuelles nuisances mineures à l'animal : lors de notre étude de l'efficacité du traitement sur les animaux modèles de la maladie de Huntington, le traitement des animaux sera réalisé par voie sous-cutanée. Durant les 3 premières semaines du traitement, la molécule sera quotidiennement administrée par injection sous cutanée dans l’espace interscapulaire de l’animal vigile. Puis, durant les 4 semaines suivantes, les injections quotidiennes prendront fin et la molécule sera délivrée grâce à des petites pompes implantées sous la peau de l’animal. Ces pompes sont spécialement fabriquées pour l’usage animal et permettent de perfuser le médicament de façon continu . Les animaux seront opérés sous anesthésie générale (procédure courte de 15-20 minutes par animal). Du fait du caractère superficiel de cette chirurgie cutanée, une douleur légère de courte durée sans incidence sur le bien-être ou l’état général de l’animal est attendue. Cette douleur sera prise en charge par injection d’analgésique (Carprofène, 5mg/kg, sous-cutané) en post-opératoire, associée à une surveillance accrue de l’animal sur 24h. Une reprise du traitement par injection sous-cutanée, une fois la mini-pompe vide, sera conditionnée au bon état général des animaux alors. Enfin, des tests comportementaux destinés à apprécier les fonctions corticospinales, neuromusculaires et locomotrices des animaux seront réalisés à 10 semaines d’âge (soit 5 semaines après le début du traitement). A ces fins, trois tests comportementaux sont envisagés, deux se feront sur une journée chacun, un sur trois jours. Au total, l’ensemble de ces tests comportementaux s’étalera sur dix jours. De plus, un test de clasping sera réalisé en complément des tests comportementaux toutes les 2 semaines à partir de 7 semaines d’âge, en raison de la nature non invasive de la manipulation, et ceci afin d'évaluer l'évolution des symptômes cognitifs.

Impact sur les animaux

Le modèle utilisé dans la procédure est un modèle largement utilisé dans lequel les manifestations de la maladie (= phénotype) sont cliniquement observables. Le phénotype de ces souris s’accentue progressivement avec l’âge et est considéré comme dommageable entre 9 et 11 semaines d’âge. Les premiers symptômes moteurs apparaissent à l’âge de 5-6 semaines et les symptômes mentaux dès 3 semaines. Ces souris récapitulent les caractéristiques de la maladie humaine avec des mouvements désynchronisés, involontaires et répétés (stéréotypie), des tremblements et une démarche irrégulière. Tout comme chez les patients Huntington, l’histoire naturelle de la maladie dans ce modèle entraine une perte de poids constante, progressive – et indépendante de la prise alimentaire – entre 9 semaines d’âge et jusqu’à la mort de l’animal attendue entre 12 et 15, pouvant aller jusqu’à 30%. Hormis ce phénotype, nous pouvons attendre une gêne supplémentaire de nature interventionnelle : induction d'une légère inflammation due à la mise en place d'une mini-pompe.

Devenir

La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin d'obtenir les tissus cérébraux en vue des études histologiques approfondies et biochimiques qui nous permettrons de comprendre les mécanismes du traitement.

Remplacement

Il a précédemment été démontré sur un modèle cellulaire que le candidat médicament permettait de restaurer les défauts de transports neuronaux, caractéristiques de la maladie de Huntington. Ces résultats nous ont permis de démontrer le potentiel thérapeutique de notre molécule. La seconde étape consiste donc à démontrer que ces restaurations du transport neuronal se traduisent en amélioration des symptômes de la maladie de Huntington. Pour cela, nous devons obligatoirement passer par une étude animale car aucun modèle cellulaire ne permet actuellement de mimer fidèlement les traits comportementaux de la maladie et de reproduire la complexité d’un organisme vivant. Notre projet correspond ainsi à un travail de préclinique visant à mettre au point des études cliniques qui seront conduites chez les patients atteints de la maladie de Huntington.

Réduction

Pour notre procédure, afin de caractériser le candidat médicament, nous utilisons le minimum d'animaux nécessaire pour assurer des analyses quantifiables et reproductibles.

Raffinement

Lors de la pose de mini-pompes sous-cutanées, la chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur est prévue pendant et après l’opération. Un supplément d'alimentation hypercalorique et hydratée fourni par l'animalerie sera ajouté lors du temps de récupération. Les animaux seront surveillés pendant toute la durée de l’étude et particulièrement dans les heures suivant la chirurgie ou le traitement par le personnel compétent, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l’animal. Des points limites suffisamment précoces et adaptés aux procédures expérimentales ainsi que des critères d'arrêt des souffrances sont mis en place. Les animaux seront élevés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement.

Choix des espèces

Compte tenu de la similarité de son anatomie avec celle de l’Homme, la souris est un modèle de choix pour l’étude de la huntingtine au sein d’un organisme. Le modèle souris choisi permet de comprendre le rôle de la huntingtine et de ses interactions au niveau d’un organisme entier. Ce modèle de souris de la maladie de Huntington mime les formes avancées de maladie qui présentent de graves symptômes. En effet, les animaux se développent normalement mais ont une espérance de vie drastiquement raccourcie par rapport à des souris non malades (de l’ordre de 15 semaines pour le modèle Huntington contre 96 semaines pour des souris non malades) en raison de l’apparition de symptômes dès l’âge de 5 semaines . Les troubles sont d’ordres mentaux et moteurs et s’intensifient progressivement au fur et à mesure que la maladie progresse. Par conséquent, afin d’observer des effets bénéfiques de nos médicaments, les animaux seront traités dès l’âge de 5 semaines, âge auxquels les atteintes pathologiques sont peu importantes et réversibles.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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 24

24 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée d'organoïdes cérébraux humains, puis une ouverture de la cage thoracique et une exsanguination sous anesthésie, avant le prélèvement des greffons. Le porteur avance que valider ces organoïdes vascularisés pourrait à terme "réduire fortement l'utilisation d'animaux" pour l'étude des tumeurs cérébrales, un bénéfice conditionné à la réussite du modèle. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour vérifier la vascularisation, faute de circulation sanguine hors d'un animal vivant.

Objectifs

Les organoïdes cérébraux sont composés de différents types de cellules (neurones et cellules gliales) d’origine humaine constituant le cerveau. Nous développons une nouvelle génération d’organoïdes cérébraux qui sont pourvus également de vaisseaux sanguins, car la vascularisation joue un rôle essentiel dans la physiopathologie du cerveau. En particulier, dans le contexte de tumeurs cérébrales, la vascularisation favorise la survie et la croissance tumorale. Ce projet a pour but de valider que la vascularisation de ces nouveaux organoïdes est fonctionnelle. Cette validation sera obtenue par transplantation des organoïdes à des animaux. Ce nouveau modèle permettra d’étudier les mécanismes de la croissance des tumeurs cérébrales et de développer de nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de vérifier que notre modèle d’organoïde comporte une vascularisation fonctionnelle. La présence de vascularisation est importante dans le cadre des études des tumeurs cérébrales car elle joue un rôle important dans le développement tumoral. Si la vascularisation des organoïdes est fonctionnelle, de nombreuses expériences sur les cancers cérébraux et, en particulier, les tests des médicaments anticancéreux ne nécessiteront plus l’utilisation d’animaux. Ce modèle réduira donc fortement l’utilisation d’animaux ; en particulier dans le cadre des études sur les tumeurs cérébrales comme le glioblastome.

Procédures

L’opération de greffe sous-cutanée des organoïdes cérébraux comporte 4 étapes (injection d’un antalgique, une anesthésie gazeuse, une incision cutanée et un point de suture) pour une durée totale de moins de 15 min/souris. Un mois après la greffe, un produit fluorescent sera administré sous anesthésie afin de colorer les vaisseaux sanguins. Cette opération comporte 5 étapes (injection d’un antalgique, injection d’anesthésique, ouverture de la cage thoracique, perfusion de la solution fluorescente et exsanguination) cette opération est suivie de la mort de l’animal. L’opération dure 15-20 min (sans compter la période de 30 min après l’injection d’antalgique);

Impact sur les animaux

Les opérations de greffe sous-cutanées ne sont pas très invasives et devraient n’entraîner que des perturbations physiologiques et cliniques mineures. Néanmoins, un stress opératoire et une douleur post-opératoire sont attendus mais cette dernière sera limitée par une pharmacologie adaptée. L’anesthésie pourrait entraîner une détresse respiratoire voire un arrêt cardio-respiratoire et ceux-ci seront surveillés.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les organoïdes afin de réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Aucune méthode alternative n’existe pour vérifier que la vascularisation des organoïdes est effective. Les expériences de transplantation permettront à la vascularisation de l’organoïde de se « connecter » à la vascularisation de l’hôte grâce à une néo-vascularisation. En revanche, cette dernière ne peut être obtenue que si l’animal est vivant et permettre une circulation sanguine dans l’organoïde.

Réduction

La procédure sera réalisée sur un total de 6 lots d’animaux afin d’analyser des organoïdes d’âges différents obtenus avec deux lignées de cellules souches pluripotentes. Les analyses histologiques révèlent que la grande majorité des organoïdes que nous avons obtenus à ce jour présentent des structures ressemblant à des vaisseaux dès un mois. Ainsi, nous testerons deux groupes d’âge : organoïdes jeunes (1 mois) et organoïdes âgés (4-6 mois) pour les 2 lignées dont nous disposons. Par ailleurs, nous avons estimé qu’un nombre de quatre animaux par lot d’organoïdes serait suffisant pour appréhender la variabilité expérimentale. Ainsi, un maximum de vingt-quatre souris devra être utilisé pour ce projet (6 lots x 2 ages x 2 lignées). Les expériences seront réalisées de façon séquentielle afin d’arrêter le protocole si cela est suggéré par les premiers résultats.

Raffinement

Un protocole d’anesthésie/analgésie sera mis en place pour les greffes d’organoïdes. Par la suite, une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier l’état clinique des animaux et les critères d’arrêt de souffrance sont prédéfinis.

Choix des espèces

De nombreuses études ont montré la néovascularisation de greffons ou d’organoïdes humains lorsqu’ils sont greffés chez la souris adulte. Les xénogreffes seront réalisées chez des souris adultes âgées de 2 mois. La formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ou néovascularisation, est toujours observée chez la souris adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5696
Rats : 4736
Souffrances
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▲ 10432
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Devenir
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 10432

10432 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie gardée en vie comme modèles d'étude, les autres tués après l'imagerie pour prélever le cerveau. Ils subissent une à deux chirurgies stéréotaxiques, une anesthésie terminale pouvant durer six heures pour l'imagerie et des microdialyses répétées, afin de développer des techniques de microscopie de l'espace extracellulaire cérébral. Le porteur ramène les atteintes à un "stress de l'anesthésie", des infections de sutures et des douleurs chirurgicales, pour l'un des plus gros effectifs du lot. Il indique que la caractérisation de cet espace "nécessite" des modèles animaux mimant la complexité des maladies humaines.

Objectifs

La recherche sur le cerveau a fait d'énormes progrès au cours des dernières décénnies dans presque tous les domaines à l'exception de l'exploration de l'espace extracellulaire (EEC). C'est pourtant un compartiment élémentaire qui permet la communication entre les cellules cérébrales, grâce aux nombreuses molécules qui y transitent. L'espace extracellulaire est un système de compartiments interconnectés et limités par des membranes cellulaires. Il est composé par le fluide interstitiel et un échanfaudage dynamique connu comme la matrice extracellulaire (MEC). Environ 20% du volume cérébral est occupé par l'espace extracellulaire qui sert de microenvironnement pour le cerveau et forme un canal de communication chimique intercellulaire (appelé transmission de volume). Cette trasmission en volume peut être modulée par les propriétés biophysique de l'EEC, en particulier les paramètres de diffusion. Il a été montré que la structure et la diffusion de l'eec sont hétérogènes et qu'elles dépendent de conditions internes et externes à l'organisme. De plus, l'EEC est un reservoir pour les ions impliqués dans l'activité électrique des neurones et joue un rôle clé dans la transmission de substances neuro-actives entre les cellules. Ainsi, l'EEC n'est pas seulement le siège de toutes sortes d'intercations cellules-cellule, mais peut également jouer un rôle important dans des fonctions neuronales cruciales, telles que la mémorisation ou la formation de circuits neuronaux. Déterminer comment les molécules se déplacent dans l'espace extracellulaire est un défi très important, non résolu, qui freine l'étude des mécanismes cérébraux pathologiques et thérapeutiques. Le manque de connaissances résulte de l'absence de technologies spécifiques, permettant l'étude résolutive in vivo du microenvironnement.

Bénéfices attendus

Nous proposons d’utiliser deux nouvelles approches de microscopie super résolutive développées dans nos laboratoires pour fournir une description détaillée de l’EEC et du réseau structurel de la MEC dans le tissu sain et pathologique : (i) technique de Shadow imaging (SUSHI) qui est une méthode de marquage où un fluorophore est injecté localement dans le cerveau afin de visualiser l’EEC avec une résolution nanométrique, (ii) technique d’imagerie de nano-objets uniques (suivi des nanotubes/nanoparticules de carbone). Ces approches permettront de composer, à une échelle nanométrique, une carte de l’espace extracellulaire et de sa matrice dans les régions d’intérêt. C’est pourquoi, nous proposons à travers cette étude qui regroupe quatre laboratoires phare en neurosciences à Bordeaux, de caractériser l’EEC via des technologies nouvelles et inédites de microscopie de super-résolution

Procédures

Chirurgie stéréotaxique (1h maximum), au maximum deux chirurgies stéréotaxiques pour les modèles pathologiques Anesthésie pendant la chirurgie (1h) et en terminal pour l'imagerie (jusqu'a 6 h), une fois par animal Imagerie (6h) une fois par animal Collecte d'échantillon par microdialyse sur animaux vigiles et non contraints, 4 fois espacées au minimum d'une semaine.

Impact sur les animaux

Ils sont représentés par l’utilisation de la chirurgie : stress de l'anesthésie, infection des points de suture, douleurs chirurgicales, déshydratation, perte de poids.

Devenir

Les animaux issus des procédures représentent la fabrication des modèles d'études seront gardés en vie. Les animaux issus de l'imagerie seront euthanasiés afin de récupérer les cerveaux pour une analyse histologique.

Remplacement

L'étude de l'espace extracellulaire a connu des avancées récentes, grâce au développement de techniques comme la microscopie en super résolution appliquée aux modèles ex vivo. Pour compléter les connaissances sur le sujet il est nécessaire d'obtenir des données sur l'animal sain et pathologique, à travers des modèles animaux réalisés chez le rongeur. Nous souhaitons caractériser l’espace extracellulaire sain et pathologique, nécessitant l’utilisation de modèles animaux pouvant mimer la complexité des maladies chez l’humain.

Réduction

Cette étude concerne un consortium composé de 4 laboratoires français qui à la fin de l’étude récupèreront des échantillons afin d’effectuer des études histologiques, complétant ainsi les études in vivo et ainsi la base de données scientifiques, limitant l’expérimentation animale à cette seule étude.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité.

Choix des espèces

L'utilisation de rongeur dans le développement d'outil de microscopie en super résolution est pertinente dans cette première phase de notre projet. En effet, la taille réduite de l'animal, son cycle de vie court et la disponibilté des modèles pathologiques permettent d'optimiser le développement d'outils pour l'imagerie in vivo de l'environnement extracellulaire. Souris : les animaux seront utilisés à l'âge de 2 mois et jusqu'a 4 mois, pour permettre de travailler avec des animaux sains et pathologiques adultes. Rats : les animaux seront utilisés au stades post nataux de P1 et jusqu'a P60 (2 mois) pour les animaux sains et pathologiques, qui correspond à un stade de jeune adulte, qui est la période où des troubles psychotiques peuvent apparaître

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Une injection de virus dans le cerveau leur fait développer la maladie de Huntington, avant qu'elles ne soient envoyées en Belgique pour de l'imagerie puis euthanasiées pour prélever leur cerveau. Le porteur écrit que la maladie "n'est visible qu'en réalisant des tests comportementaux" qu'il ne détaille pas, ce qui minimise une atteinte neurodégénérative laissée se développer jusqu'à un stade avancé. Sur le remplacement, il se borne à indiquer qu'il est "impossible de remplacer le modèle animal vivant par des cultures cellulaires ou des simulations informatiques".

Objectifs

Ce projet a pour but de tester in vivo une approche thérapeutique qui a été validée in vitro contre la maladie de Huntington. Cette approche thérapeutique est développée dans le but de restaurer un manque de transport de molécules dans les neurones.

Bénéfices attendus

Le but du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique permettant de retarder la progression de la maladie, ou d’empêcher l’apparition des symptômes. Il a récemment été mis en place un outil permettant de tester cette approche sur des cellules et de valider son effet bénéfique. Ces résultats prometteurs nécessitent désormais une validation sur des animaux en vue de proposer des nouveaux traitements aux patients atteints par cette maladie.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés une seule fois pendant 5 minutes le temps d'injecter le virus (durée de l'injection 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les souris vont développer la maladie de Huntington. Cela n'est visible qu'en réalisant des tests comportementaux.

Devenir

Les souris seront envoyées en Belgique pour des mesures d'imagerie et elles seront ensuite euthanasiés pour prélever leur cerveau pour des études ultérieures.

Remplacement

Le projet traitant de réseaux neuronaux complets, il nous est impossible de remplacer le modèle animal vivant par des cultures cellulaires ou des simulations informatiques.

Réduction

Le nombre maximal d’animaux prévu pour cette étude (une procédure expérimentale) est de 120 mâles. Ce nombre a été déterminé afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé et de manière à en garder suffisamment pour ne pas compromettre la validité des expériences qui seront menées. Nous générerons des lots séquentiels de souris afin de dupliquer les expériences et augmenter la robustesse des résultats. Nous commencerons donc avec un premier lot de 40 mâles répartis dans 4 groupes expérimentaux. Si les résultats n'étaient pas concluants et/ou interprétables, nous générerions alors un second lot de 40 mâles pour répéter les expériences. Nous prévoyons un maximum de 3 lots de 40 souris pour réaliser ces expériences. Le nombre minimal de souris utilisé sera de 40 si possible, sinon de 120 au maximum.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à des grilles codifiant le niveau de bien-être. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée si des signes de souffrance apparaissent.

Choix des espèces

Compte tenu de la similarité de son anatomie avec celle de l’Homme, la souris est un modèle de choix pour l’étude in vivo de la maladie de Huntington. Le but du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique permettant de retarder la progression de la maladie, ou d’empêcher l’apparition des symptômes. Les injections se feront à l’âge de 4-8 semaines, un stade précoce avant que la maladie ne se développe. Nous laisserons les souris vieillir et elles seront envoyées en Belgique à l'âge de 10-12 mois (stade avancé de la maladie de Huntington) pour des expériences d’imagerie qui nous permettront d'étudier les effets du traitement sur la progression de la maladie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 3840
Souffrances
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Devenir
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3840 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de cellules tumorales sous la peau, puis des vecteurs viraux AAV et des anticorps, avec des prélèvements de sang répétés, pour tester une stratégie censée stimuler une réponse immunitaire contre la tumeur. Le porteur reconnaît que les tumeurs peuvent former des métastases "causant de la souffrance animale" et une perte de poids importante. Il affirme que "seuls les modèles animaux" permettent de tester cette approche et envisage une production des vecteurs pour l'humain.

Objectifs

L'immunothérapie apparaît comme une nouvelle stratégie de traitement du cancer, comme en témoigne le succés des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires. Cependant, seuls certains patients bénificiant de ces thérapies en retirent un bénéfice et l'efficacité varie considérablement entre les différents cancers. Alors que les mécanismes de résistance primaires et secondaires ont été identifiés au cours des dernières années, il est devenu évident que pour les tumeurs faiblement immunogènes et/ou avec un faible infiltrat immunitaire, de nouvelles stratégies ont besoin d'être développées afin de stimuler les réponses immunitaires anti-tumorales. Dans ce contexte, les vecteurs viraux ciblant les cellules tumorales et/ou immunitaires semble être un outil idéal. L'objectif du projet est de développer une approche basée sur l'utilisation de vecteurs viraux de type AAV afin de cibler spécifiquement les cellules tumorales et/ou les cellules suppressives du microenvironnement tumorale afin de stimuler les réponses immunitaires dirigées contre la tumeur. Ces AAV ont montré des résultats intéressants in vitro avec l'induction d'une mort cellulaire et d'une inflammation qui nous semble favorable à l'induction des réponses immunitaires in vivo. Nous pensons que l'injection intratumorale entrainera l'induction d'une réponse immunitaire, ce qui entrainera une diminution de la croissance tumorale, voire un rejet. Avec cette approche, nous introduisons une capacité lytique des cellules tumorales par les différents AAV, qui n'est normalement pas présente naturellement dans les AAV.

Bénéfices attendus

L'immunothérapie apparaît comme une nouvelle stratégie de traitement du cancer, comme en témoigne le succés des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires. Cependant, seuls certains patients bénificiant de ces thérapies en retirent un bénéfice et l'efficacité varie considérablement entre les différents cancers. De nouvelles thérapies innovantes ont donc besoin d'être mise en place. Pour ce faire, nous attendons que l'injection intra-tumorale des AAV codants pour les différentes morts cellulaires immunogéniques (pyroptose et nécroptose) induise un rejet de la croissance tumorale avec l'induction d'une réponse immunitaire permettant l'augmentation de la survie des animaux traités. De plus, l'utilisation de nos vecteurs codants pour les protéines inductrices de mort cellulaire immunogénique seule mais aussi en combinaison de différentes cytokines apporte des effets à long terme chez nos animaux avec la mise en place d'une réponse immunitaire de longue durée permettant le contrôle voire le rejet à long terme des différents modèles tumoraux. L'association avec des immunothérapies connues permettrait d'amplifier ces phénomènes et donc d'obtenir un meilleur contrôle de la croissance tumoral (médié par le système immunitaire). Les vecteurs AAV possèdent de nombreux avantages et ont déjà été approuvés en clinique en Europe et aux états-unis. Il est donc envisageable de produire ces vecteurs pour une utilisation chez l'homme si nos stratégies se montrent convaincantes.

Procédures

Injections de cellules tumorales : injection en sous-cutanée sur le flanc, sur animal anesthésié. Les souris seront injectées deux fois maximum pour les protocoles de vaccination et une seule injection pour les autres protocoles. Chaque injection dure moins de 10 secondes. Prélèvement de sang sur animal anesthésié. Les souris seront prélevées maximum 3 fois à une semaine d'intervalle entre les prélévements et en phase terminale. Les prélevements de sang durent moins de 10 secondes. Injections pour l'administration d'anticorps thérapeutiques : injection en intrapéritonéale (IP) sur animal vigile. Ces injections IP seront répétées 4 fois maximum avec un intervalle d'injection de 2 jours entre les administrations. Les injections durent moins der 10 secondes.

Impact sur les animaux

Il est possible que l'injection en sous-cutanée sois mal réalisée et entraine une injection de cellules tumorales dans des tissus non souhaités. Cependant, ce problème est contrebalancé par l'expérience que nous avons dans le laboratoire sur ce type d'injection. Une fois injectées, les cellules tumorales peuvent former des tumeurs secondaires (métastases) dans différents tissus causant de la souffrance animale. Pour limiter cet ecueil, le nombre des cellules tumorales à injecter est bien documenter dans littérature limitant de ce fait ce phénomène. Les modèles tumoraux peuvent induire aussi une perte de poids importante et un mauvais état global de l'animal. De plus, l'injection d'AAV codant pour des formes de mort inflammatoires pourrait induire une inflammation systèmique si les différents AAV vont transduire différents organes ou tissus de l'animal. Cependant nous limitons cet effet secondaire par une injection intratumorale avec un volume d'injection limité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure, afin de prélever le sang et des organes pour analyse.Aucun animal ne peut donc être replacé, adopté ou réutilisé.

Remplacement

Seuls les modèles animaux permettent de tester la collaboration qui existe entre les différents compartiments cellulaires (cellules du système immunitaire, cellules tumorales, etc.). Ainsi la faisabilité et l’efficacité d’une nouvelle approche à visée thérapeutique ne peut se faire que chez l’animal. Dans ce cadre la souris est utilisée.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux, une étude exhaustive de la littérature a été menée pour optimiser les protocoles expérimentaux et s’assurer de la non-obtention de résultats déjà publiés. Le nombre d’animaux utilisés sera déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, des étapes de sélection in vitro des meilleurs candidats sera effectuée afin de réduire drastiquement le nombre d'animaux utilisés dans ce projet.

Raffinement

Les procédures expérimentales peuvent engendrer une douleur modérée qui peut être limitée en se basant sur une grille d’observation visant à définir des points limites à partir desquels l’expérience sera arrêtée immédiatement. Si les animaux présentent des signes de douleur, un anti-douleur sera utilisé. Un enrichissement est également apporté par des abris de cellulose et des carrés de coton vierge.

Choix des espèces

Dans le domaine de l’immunologie, le modèle murin offre des outils uniques pour la caractérisation phénotypique et fonctionnelle des populations lymphocytaires et le suivi des réponses immunitaires. Le modèle de souris permet aussi l’utilisation de modèle transgénique, des modèles de Knock-Out qui peuvent être intéressant dans la compréhension des mécanismes impliqués dans le cancer. Le nombre d’animaux utilisé dans chaque expérience tient compte de la variabilité naturelle des réponses immunitaires et de la nécessité d’utiliser un nombre suffisant d’animaux pour que les données générées soient exploitables sur le plan de l’analyse statistique. Nous utiliserons de jeunes souris adultes (animaux âgés entre 6 et 8 semaines au début de protocole) afin que le système immunitaire soit mature au moment de l’inoculation de la tumeur et de l’injection intra-tumorale des différents AAV.