Souris
Fonction du gene ASB2 dans la réponse immunitaire anti-tumorale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement invalidées pour le gène ASB2, elles reçoivent des injections répétées et le développement de tumeurs ou de métastases sous-cutanées pouvant gêner leurs mouvements, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet est fondamental, comprendre le rôle d'un régulateur des cellules immunitaires NK dans la réponse anti-tumorale. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne convient et met en avant les "faibles coûts" et la "facilité de manipulation" de la souris.
Objectifs
Augmenter le portefeuille des approches thérapeutiques est crucial pour répondre aux besoins cliniques et proposer des traitements personnalisés aux patients atteints de cancer. Les cellules tueuses naturelles (appelées aussi lymphocytes NK) ont de multi-facettes fonctionnelles en contribuant notamment à l’élimination de cellules cancéreuses, ce qui en fait une arme idéale en immunothérapie. Leur avantage est qu’elles sont faciles à isoler, à amplifier ex vivo et à manipuler. Les thérapies actuelles utilisent différentes stratégies pour augmenter l’efficacité de ces cellules basées sur l’utilisation d’anticorps thérapeutiques, de drogues modulant la réponse immunitaire ou encore de la thérapie génique. Il est néanmoins important d’ajuster très finement ces thérapies pour éviter des effets secondaires indésirables. Il apparait donc essentiel de comprendre de façon précise la diversité fonctionnelle des cellules NK pour élaborer des traitements efficaces. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet qui vise à élucider le rôle d’un nouveau régulateur de l’activité anti-tumorale des lymphocytes NK que nous avons identifié et à faire la preuve de concept que moduler l’activité de ce régulateur est bénéfique pour éradiquer certains types de tumeurs. Nos données montrent en effet que ce régulateur est exprimé dans des sous-populations spécifiques de cellules NK en particulier celles jouant un rôle majeur dans la réponse anti-tumorale et régule la migration de ces cellules. Le rôle de ce régulateur des cellules immunitaires NK in vivo en conditions de développement tumoral n’a jamais été étudié. Le projet proposé constitue une étape clé de notre étude du rôle de ce régulateur dans le cancer grâce au modèle d’invalidation de ce gène par recombinaison homologue chez la souris précédemment développé. Enfin, il est important de mentionner que les modèles expérimentaux proposés miment des situations physiologiques, pathologiques ou physiopathologiques de l’Homme.
Bénéfices attendus
Ce projet qui allie des approches in vitro et de l’expérimentation in vivo caractérisera pour la première fois une nouvelle voie contrôlant les fonctions des cellules NK dans le contexte de l’immunité anti-tumorale. Le bénéfice attendu est que cette nouvelle voie régule des processus liés à la motilité cellulaire et réorganisation du cytosquelette d’actine des cellules NK mais aussi liés aux fonctions pro-inflammatoires et anti-tumorales de ces cellules. Le rôle des cellules NK dans l’immunité innée et leur fonction de production de cytokines et cytotoxique indépendante de la présence d’un antigène par rapport aux cellules tumorales en font une des premières lignes de défense de l’organisme contre les cellules tumorales. En utilisant différents modèles de développement tumoraux chez la souris, nous appréhendons que cette nouvelle voie joue un rôle actif et positif dans la réponse anti-tumorale que çà soit dans des modèles métastatiques ou de tumeurs solides en recrutant de façon optimale des cellules NK vers les cellules cibles tumorales. Les avancées remarquables récentes sur la biologie des cellules NK permettent dorénavant de proposer des thérapies innovantes et combinées impliquant des processus spécifiques. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires dans les sous-populations de cellules NK et leurs propriétés fonctionnelles respectives pourrait apporter des clés dans des applications thérapeutiques chez les patients atteints de cancer. En effet, la connaissance générée par nos travaux pourrait être exploitée en santé humaine puisque la voie identifiée peut être ciblée d’un point de vue pharmacologique. Nous anticipons que ces travaux pourraient donc avoir des répercussions sur le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques dans l’immunothérapie anti-tumorale et en particulier dans des situations de métastases qui constituent une des premières causes de mortalité lié au cancer.
Procédures
Ce projet inclut des injections intraveineuses (durée d’intervention : 5 min/animal), sous-cutanées (durée d’intervention : 10 min/animal) ou intra-péritonéales (durée d’intervention : 1 min/animal). Un premier groupe de souris recevra uniquement une injection en intraveineux (veine caudale) ou une injection sous-cutanée pendant l’anesthésie. Un deuxième groupe de souris recevra une injection intraveineuse (veine caudale) ou une injection sous-cutanée pendant l’anesthésie, suivie de 2 injections intrapéritonéales sur 2 jours consécutifs, suivie d'une injection intraveineuse (sinus rétro-orbital) pendant l’anesthésie soit au total 4 injections par souris sur la totalité du protocole. Enfin, un troisième groupe de souris recevra une injection intrapéritonéale ou une injection intraveineuse (sinus rétro-orbital) pendant l’anesthésie.
Impact sur les animaux
Les protocoles de développement tumoraux et de métastases mis en place dans ce projet pourraient conduire à une légère perte de poids des animaux ainsi qu'une baisse d’activité. Le développement de tumeurs sous-cutanées pourrait également géner les animaux pour leur toilettage ou leur mouvement ou engendrer des lésions au niveau cutané. Ces effets indésirables ou nuisances ne dépasseront pas 4 jours correspondant à la fin du protocole total entre 10 et 14 jours. Les procédures d’injection en intrapéritonéale n’engendreront pas de nuisances particulières et pour les procédures nécessitant des injections en intraveineux, les animaux seront anesthésiés et surveillés jusqu'à leur réveil.
Devenir
Tous les animaux intégrés dans les procédures expérimentales seront euthanasiés en fin d'étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses.
Remplacement
L'étude des mécanismes physiologiques reliés à l'immunité anti-tumorale nécessite des modèles in vivo capables d’intégrer différents processus cellulaires intégrés telles que l'activation et la différenciation et l’activation des cellules immunitaires in vivo, la migration cellulaire et l'infiltration dans le tissu tumoral. Il n'existe pas actuellement de méthodes alternatives à ces études in vivo pour l'obtention de résultats scientifiques exploitables, pertinents pour la pathologie humaine. Le remplacement par substitution n’est actuellement pas envisageable, aucun modèle cellulaire in vitro ne permet de mener les études proposées, puisque ces mécanismes impliquent des micro- et macro-environnements cellulaires, incluant de nombreux types cellulaires notamment dans des modèles de métastases. Cependant, ce projet est basé sur une étude de preuve de concept réalisée in vitro. D’autre part, ce projet utilise un modèle d’invalidation de gène chez la souris. C’est pourquoi ce projet de recherche ne peut se faire qu’en utilisant la souris comme modèle d’étude afin de comprendre les mécanismes d’activation des cellules immunitaires en absence du gène d’intérêt en condition de développement tumoral. Les résultats de ces travaux devraient contribuer à optimiser les traitements chez les patients.
Réduction
Dans les différentes expérimentations et pour réduire la variabilité expérimentale, la détermination sexuelle étant importante, les souris des 2 sexes pourront être utilisés, mais indépendamment. Nous privilégierons des lots de souris issues de mêmes portées avec le fond génétique le plus proche possible en vu de diminuer également la variabilité expérimentale. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux. D’autre part, nous optimiserons l’utilisation de chaque animal et maximiserons le nombre de données à partir d’un seul animal. Nous mettrons également en banque des données utilisables à postériori par d’autres utilisateurs notamment des blocs de tissus, des analyses de large base de données. Analyse statistique : Les niveaux de significativités permettant la comparaison entre les échantillons seront déterminés par un test statistique. Nous utiliserons pour chaque procédure le nombre minimal d’individus permettant la réalisation de ce test statistique, tout en assurant la fiabilité des résultats (reproductibilité et significativité).
Raffinement
Les points limites ont été anticipés mais toute souris ayant atteint le point limite sera euthanasiée. Tout traitement anti-inflammatoire n’est pas compatible avec les études menées (perturbation de la réponse immunitaire et inflammatoire) cependant un traitement visant à réduire ou supprimer la douleur (par exemple, par traitement avec des analgésiques) sera proposé. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Le design expérimental a été établi en vue de limiter au maximum toute douleur ou souffrance de l’animal, notamment le nombre de cellules tumorales injectées, la taille maximale des tumeurs ainsi que la durée des traitements. D’autres part, les conditions d’hébergement permettent l’utilisation de méthodes d’enrichissement adaptées et les animaux seront suivis régulièrement.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est un modèle adapté à la complexité de la physiologie humaine, elle a de grandes similitudes génétiques avec l’homme. La souris offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant de multiples pathologies humaines comme le développement tumoral. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l'utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. La souris est aussi le modèle de choix pour réaliser l’invalidation de gènes spécifiques afin d’en étudier la fonction. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d'outils précieux comme les anticorps qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. L’ensemble de ces critères font que la souris est le modèle le mieux adapté à notre activité d’expérimentation animale. Des souris de 8-16 semaines seront utilisées pour réaliser les différents traitements proposés dans ces procédures expérimentales correspondant au stade optimal de développement pour étudier la fonction des cellules immunitaires et leurs réponses anti-tumorales.
Induction de tumeurs mammaires chez la souris pour l’évaluation de nouvelles thérapeutiques par imagerie in vivo.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 720 tuées à l'issue et 180 expédiées vers des laboratoires clients. Ce prestataire induit à la demande des tumeurs mammaires par injection de cellules cancéreuses, avec un suivi par imagerie, des traitements répétés et des prélèvements sanguins, puis la mise à mort pour analyses. Le porteur décrit une offre de modèles tumoraux facturée à des chercheurs extérieurs, justifiée par 400 animaux déjà utilisés lors d'une autorisation précédente. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace "l'animal entier" pour étudier la biodistribution d'un composé.
Objectifs
Ce projet a pour but de mettre en œuvre, à la demande de chercheur extérieurs à notre laboratoire, des modèles de cancer mammaire et de les étudier par imagerie in vivo, à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou pour l'évaluation de nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
Le projet représente un ensemble d’études types qui pourront viser à comprendre des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ou à évaluer l'efficacité thérapeutique de nouveaux traitements.
Procédures
Induction de cancer mammaire : 1 seule injection par animal, cellules injectées sous anesthésie gazeuse dans le coussinet mammaire des souris. Cette procédure dure moins de 5 minutes. Suivi par imagerie : au maximum 2 examens non invasifs par semaine pendant 9 semaines sous anesthésie générale soit 18 examens d’imagerie au maximum par animal dans une étude. Pour les techniques d’imagerie les plus longues, le temps est de 20 minutes maximum par examen. Traitements : au maximum 5 traitements par semaine pendant 6 semaines par voie orale, intrapéritonéale ou intraveineuse sur animal vigile. Il faut 30 secondes au maximum pour administrer un traitement. Au cours d’une étude, un animal recevra au maximum 30 traitements. Prélèvement de sang sur animal vigile au niveau sub mandibulaire volume maximal de 130μL(en 3 fois sur 24h ou en 1fois/jour sur 5 jours) pour une souris de 25g en alternant les joues gauche et droite .Il faut environs 30 secondes pour effectuer ce type de prélèvement et appliqué un point de pression avec un crayon hémostatique au point de collecte pour arrêter le saignement. On estime qu’un animal aura au maximum 9 prélèvements de sang sur 9 semaines d’étude.
Impact sur les animaux
Les dommages attendus sont liés au développement d'une tumeur mammaire et éventuellement à l'apparition de foyers tumoraux secondaires (dans les ganglions lymphatiques, le sang, le foie, les poumons, le cerveau, et les os). Néanmoins, ces foyers, qui peuvent être détecé par imagerie de bioluminescence.apparaissent lorsque la tumeur primaire est déjà proche de l’atteinte d’un point limite (>2cm3 ou apparition de nécrose). Les dommages attendus sont donc essentiellement liés à la tumeur primaire. Nous mettrons en place un suivi ainsi que des points limites pertinents permettant d’anticiper toute douleur ou stress qui pourrait être provoqué chez l’animal. La douleur infligée par l’injection des cellules et réactifs pour l'imagerie et les traitements, correspond à celle d’une piqûre d’aiguille. On s’assurera auprès du client que les molécules sont déjà connues pour leur non toxicité. Les molécules nouvelles seront testées au préalable selon un projet spécifique pour vérifier la tolérance avant de débuter ce type d’études en modèle cancéreux. De plus, les souris seront suivies grâce à nos grilles de scoring pour surveiller l’apparition d’effet secondaire tels que la perte de poids, modification de la physiologie ou du comportement.
Devenir
Les animaux de 3 études (180 animaux) seront uniquement induits pour des tumeurs, hébergés dans nos locaux pendant 1 semaine minimum, le temps de leur récupération complète. Il n'y aura aucun acte d'imagerie. Ils pourront ensuite être fournis à des clients demandeurs de ce modèle pour des travaux expérimentaux réalisés dans leurs locaux. Nous leur fournirons la grille de scoring des animaux de la semaine précédent l'envoi dans leurs EU. Les animaux de 12 études ( 60 x 12 =720 animaux) seront mis à mort à l'issue de la procédure car elles ne peuvent pas être réutilisées pour une autre étude.
Remplacement
Aucun modèle in vitro n'est à même de remplacer l'animal entier étant donné la complexité des processus mis en jeu, notamment les interactions avec le microenvironnement tumoral. Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle in vitro permettant d’étudier la biodistribution d'un composé dans tous les organes d'un individu. Le recours à l'animal entier, vivant, est indispensable. Avant de débuter les études chez l’animal, des tests d’efficacité in vitro seront effectués par nos clients sur des cellules de cancer mammaires en culture. Ainsi, les molécules qui ne présentent pas d’effet in vitro ne seront pas testées in vivo. De plus nous justifions l’utilisation de 900 animaux sur 5 ans puisque lors des 3 dernières années dans une DAP similaire à présent expirée, nous avons utilisé 400 animaux pour des études clients qui ont d’ores et déjà prévu de tester des candidats médicaments très prochainement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous mettons en œuvre des techniques d’imagerie (bioluminescence, échographie, scanner, photoacoustique, imagerie radioisotopique, imagerie par résonnance magnétique, imagerie de fluorescence) qui permettent de réaliser un suivi longitudinal des animaux et ainsi de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Des tests non paramétriques seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris.
Raffinement
Les animaux seront observés scrupuleusement et des points limites prédictifs (perte de poids >20%, nécrose de la tumeur, volume tumoral >2cm3, aspect général, physiologie clinique, locomotion) nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter toute souffrance au cours de l’expérimentation. De plus, durant les examens d'imagerie et l'induction du modèle tumoral dont la douleur est similaire a une piqure d’aiguille, les souris seront anesthésiées. Les symptômes potentiels liés au traitements sont principalement une légère perte de poids. Enfin, les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé, ce qui empêchera l’expression du phénotype dommageable des souris immunodéficientes, enrichies avec du celluron (Les souris utilisent chaque semaine ce petit cylindre de coton pour la fabrication d’un nid). Elles auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h pendant toute la durée de l’expérimentation.
Choix des espèces
Certains types de tumeurs mammaires utilisées sont injectés à des modèles immunodéficients ce que l’on ne retrouve pas chez toutes les espèces mais quasiment uniquement chez la souris. Ce modèle animal nous donne la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses humaines et murines. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 - 6 semaines, stade où les bourgeons mammaires ne sont pas complètement développés et où les conditions hormonales de la souris sont adéquates pour la croissance tumorale.
Efficacités des médicaments antiépileptiques et suivi physiopathologique sur une modèle murin d’épilepsie
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent deux chirurgies avec pose d'un implant crânien, un état de mal épileptique déclenché au réveil, des injections quotidiennes pendant huit jours et des enregistrements EEG sous contention, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet est d'évaluer par IRM l'effet de médicaments antiépileptiques sur un modèle de crises focales. Le porteur qualifie la procédure de sévère tout en affirmant que ces crises focales ne provoquent "pas de signe de souffrance".
Objectifs
Un tiers des patients épileptiques ne répond pas aux médicaments antiépileptiques et, parmi eux, 1/4 peuvent bénéficier d'une chirurgie résective. L'identification des zones du cerveau à enlever par chirurgie (la zone épileptogène, ZE) est un processus difficile. Il nécessite un ensemble d'outils complexes comprenant des examens cliniques, d'imagerie et neurophysiologiques, y compris des enregistrements électroencéphalographiques intracrâniens (iEEG) lorsque les procédures non invasives se sont révélées insuffisantes. Cependant, même en utilisant les informations de l'EEG, la chirurgie de l'épilepsie peut avoir des résultats défavorables chez 20 à 60% des patients, ce qui implique que le développement de nouvelles méthodes pour délimiter le tissu épileptogène reste une question cruciale. La neuro-imagerie, non invasive et largement disponible dans le contexte clinique, apparaît comme un candidat naturel pour aborder cette question. Nous avons récemment montré que l'IRM (imagerie par résonance magnétique) quantitative multiparamétrique (mqMRI) et de la spectroscopie de résonance magnétique combinées à des outils d'apprentissage automatique, pouvaient améliorer la détection de la zone épileptique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de médicaments anti-épileptiques utilisés en routine clinique en utilisant un modèle de crises focales sur la souris.
Bénéfices attendus
Les données recueillies dans cette étude nous permettrons de caractériser l'impact de différents médicaments antiépileptiques sur les mesures IRM en corrélation avec l'électroencéphalographie, l'histochimie et les analyses biochimiques. Ces informations seront utilisées pour modéliser l'impact attendu des médicaments chez l'homme lors de l'évaluation clinique de ces mêmes méthodes d'imagerie.
Procédures
Les animaux seront soumis à une anesthésie générale à chaque interventions (20 min pour chacune des deux chirurgies). Une contention quotidienne pour des injections en intra péritonéales sur une durée de 8 jours. Deux séries d'enregistrements électroencéphalographiques impliquant une contention pour branchement au système.
Impact sur les animaux
Mise en place d'un status epilepticus après réveil de la chirurgie. Inconfort due à la pose d'un implant crânien. Stress due à l'isolement social.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.
Remplacement
Nous avons effectué une recherche bibliographique approfondie sur Pubmed et Google Scholar afin de nous assurer de l'inexistence d'approches alternatives in vitro qui pourraient être utilisées pour reproduire l'interaction entre malformations du développement cortical, crises épileptiques et fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous avons utilisé des combinaisons de mots-clés tels qu'épilepsie, crise, électroencéphalographie, dysplasie, cerveau, neurone, modèles animaux, in vitro et tests animaux alternatifs. Cette recherche n'a pas identifié de solution in vitro alternative pour notre étude. En effet les méthodes in vitro basées sur la culture cellulaire ne présentent pas les systèmes de communications multicellulaires nécessaires à ce projet.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés avec une approche statistique pour utiliser un minimum d'animaux tout en nous permettant de répondre aux objectifs du projet. Cette étude permettra de faire des analyses longitudinales répétées sur chaque souris (e.g., électroencéphalographie). Les mêmes séries d'animaux utilisées pour la pharmacologie et l'électroencéphalogramme seront utilisées en histologie pour les explorations moléculaires. De plus, nous avons prévu de créer une banque d'échantillons à partir des prélèvements qui seront effectués (organes et sang). Elle nous servira à la suite du projet ou encore pour des études préliminaires dans de nouveaux projets.
Raffinement
Le modèle provoque une crise focale localisée dans l'hippocampe, donc non généralisée. Ce type de crise focale ne provoque pas de signe de souffrance et de mortalité. Le raffinement passe par une adaptation de l'enrichissement dans les cages notamment en cas d'isolement des souris pour les besoins de l'expérience. Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie et analgésie et l'état de l'animal monitoré tout au long de la chirurgie. Nous utiliserons une grille de score et des points limites pour le suivi des animaux post chirurgicaux. Si une souffrance est observée, l'animal sera pris en charge, en fonction de son état, par de l'analgésie ou sortie d'expérimentation par euthanasie. Pour les enregistrements d'électroencéphalographie, une habituation à la contention sera effectuée chaque jour pour minimiser le stress lors des enregistrements.
Choix des espèces
Notre projet propose l'utilisation de petits animaux in vivo (souris). Les souris ( 8 semaines d’âge) sont très couramment utilisées en recherche sur l’épilepsie. Ce modèle animal exprime les mêmes marqueurs et récepteurs cérébraux que l'homme. Il constitue donc un modèle adapté pour les expériences proposées par notre étude, où l'unité neuro-vasculaire complètement fonctionnelle est requise pour investiguer les effets des médicaments antiépileptiques sur les crises. La littérature fournit des preuves de la fiabilité du monitoring électroencéphalographique in vivo pour le suivi de la progression de la pathologie et sa réponse aux traitements. Enfin, ce modèle étant bien établi, y compris au laboratoire où il est utilisé en routine, les expérimentations seront immédiatement ciblées sur les questions posées, et de fait le nombre d’animaux immédiatement optimisé.
Comprendre les maladies autoimmunes affectant les nerfs périphériques
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections d'autoanticorps et, pour une partie, une chirurgie d'implantation d'une canule pour injections répétées, afin de reproduire une neuropathie inflammatoire, puis sont tuées pour prélever les nerfs périphériques. Le porteur indique attendre une faiblesse musculaire et des difficultés à se mouvoir, tout en affirmant l'absence de douleur. Il conclut qu'il n'existe "pas d'autre stratégie" que le modèle animal, trop complexe selon lui pour être reproduit in vitro.
Objectifs
La neuropathie inflammatoire est une maladie rare affectant les nerfs périphériques et pouvant entraîner des paralysies importantes allant jusqu’à une hospitalisation en soins intensifs. Au cours des dernières années, nous avons identifié chez certains patients la présence d'autoanticorps (anticorps ciblant le soi). Ces autoanticorps sont associés à des formes très sévères de la maladie pouvant nécessiter un séjour en unité de réanimation. A l'aide de modèles animaux, nous avons montré au cours des cinq dernières années que certains anticorps sont responsables de la pathologie. Ces modèles ont été très importants et ont permis de motiver l'utilisation de traitement spécifique qui se sont avérés très efficaces chez les patients. Les mécanismes par lesquels ces anticorps entraînent les paralysies n'ont par contre pas encore été identifiés. L'objectif de ce projet sera d’utiliser des modèles murins afin d’élucider comment ces anticorps agissent et trouver des traitements ciblés. Un deuxième objectif de ce projet sera de créer un nouveau modèle plus proche de l’homme qui permettra de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques à l’aide de souris transgéniques. Nous testerons ici l’importance de ce modèle.
Bénéfices attendus
La compréhension des mécanismes responsables des paralysies chez les patients est indispensable pour permettre la sélection des traitements chez les patients. Aujourd’hui de nombreux médicaments sont disponibles, par contre il est difficile de savoir quel médicament est le plus efficace pour un type de pathologie. Nos travaux auront pour but de montrer comment les autoanticorps agissent et d’identifier les thérapies ciblant ces mécanismes d’action. Ensemble, ces données feront avancer les connaissances sur les maladies rares invalidantes et permettront de faire émerger de nouvelles thérapies.
Procédures
Tous les prélèvements seront réalisés post-mortem. Les animaux recevront trois types différents d'intervention. 1) Une à deux injections intrapéritonéales espacées d'une semaine et qui dureront moins de trente secondes). 2) Une immunisation réalisée grâce à une injection sous-cutanée. La procédure dure 15 minutes et est réalisée une fois sous anesthésie. 3) Une procédure chirurgicale qui consistera à permettre des injections journalières d'anticorps sans douleur. La procédure dure 1 heure et n'est réalisée qu'une seule fois. Elle n'entraîne pas de gênes par la suite.
Impact sur les animaux
Les modèles que nous développerons sont censés mimer une maladie neuromusculaire invalidante. Les patients ne présentent pas de signes de douleur, et les anticorps utilisés n'entraînent pas d'inflammation. Donc nous ne nous attendons pas à voir des signes de douleur chez les animaux. Par contre, les animaux devraient développer une faiblesse musculaire et donc des difficultés à se mouvoir. Pendant cette période, l'environnement sera adapté à l'état de l'animal et les nuisances seront prises en charge. Les animaux seront observés et manipulés tous les jours afin d'éviter un stress ou une détresse des animaux lors des procédures. Pour les procédures 1 et 2, les nuisances seront légères. Les procédures entraîneront une douleur lors de la piqûre et un stress lié à cette procédure, mais de courte durée. Pour la procédure 3, la procédure chirurgicale va entraîner une nuisance modérée pouvant durer deux jours après l'opération. Pendant cette période, les animaux peuvent présenter des gênes qui seront prises en charge avec des anti-douleurs et une adaptation de l'environnement à l'état de l'animal.
Devenir
Les animaux impliqués dans les procédures seront tous euthanasiés à l'issue de chaque procédure car notre étude porte sur les nerfs périphériques.
Remplacement
Malheureusement, il n'existe pas d'autres stratégies permettant de remplacer ce modèle. Il n'existe que des modèles animaux pour cette pathologie soit chez la souris soit chez le rat. Ces modèles de pathologies neuroimmunes sont trop complexes pour pouvoir être recréés in vitro.
Réduction
Nous avons déjà mis en place une étude semblable dans le passé. Notre expertise nous permet d'utiliser le minimum d'animaux possibles. Grâce à nos études précédentes, nous connaissons la taille des effets attendus et nous pouvons estimer la taille minimale de la cohorte d'animaux dont nous aurons besoin. Notre cohorte contient déjà le moins d'animaux possible. Si nous obtenons les résultats désirés avec la procédure 1, nous ne réaliserons pas la procédure 3.
Raffinement
Le bien être des animaux sera suivi de façon journalière afin de nous assurer de leur état réel de bien-être et nous avons établi un score pour évaluer les nuisances. Les animaux seront placés dans un environnement enrichi et seront manipulés tous les jours. Le scoring a pour but de suivre les atteintes locomotrices, mais permettra également l'application des points limites. Si un animal présente une paraparésie des membres inférieurs, il sera euthanasié. La douleur sera prise en charge en per-opératoire et post-opératoireLa douleur sera prise en charge en per-opératoire et post-opératoire. Pour éviter que les procédures entrainent un stress, tous nos animaux seront manipulés à la main plusieurs fois par semaine avant les procédures afin qu'ils soient accoutumés aux manipulations. Les animaux seront élevés dans un environnement calme et propice à l’expression des comportements naturels. Si les animaux ont des difficultés temporaires à se nourrir ou boire, nous introduirons de la nourriture sous forme de gel dans les cages. Pour éviter les problèmes de déshydratation lors des procédures chirurgicales, les animaux recevront une ou des injections sous-cutanées de solution saline.
Choix des espèces
Récemment, une étude de GBS a été établie avec succès par transfert passif d'autoanticorps chez la souris C57B/6. Les souris transgéniques exprimant le récepteur humain FcγRIIA ont également été utilisées avec succès pour étudier les maladies autoimmunes. Nous utilisons des animaux adultes uniquement (de 2 à 4 mois) pour trois raisons : 1) La neuropathie inflammatoire est plus difficile à déclencher chez des animaux trop âgés (>6 mois) et trop variables chez des animaux trop jeunes. On préfère donc de jeunes adultes de 2 à 4 mois. 2) Nous nous intéressons à des atteintes des nerfs, il nous faut donc des animaux chez lesquels les nerfs sont bien développés (plus de 2 mois). 3) Pour l’implantation des canules d'injection, il faut des animaux de plus de 2 mois, car les implantations peuvent générer des traumatismes chez des animaux trop jeunes.
Evaluation du potentiel thérapeutique d’un analogue peptidergique CCK dans un modèle murin du syndrome de Dravet
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour reproduire le syndrome de Dravet, elles présentent des crises d'épilepsie spontanées entraînant une mort subite chez 35 % d'entre elles, subissent l'implantation chirurgicale d'électrodes corticales et des tests comportementaux dont 44 immersions forcées dans l'eau sur vingt jours. Elles sont tuées en fin de procédure, aucune ne pouvant être réutilisée après un mois de traitement. Le porteur affirme, en citant le NC3Rs, que les crises ne seraient pas ressenties comme douloureuses, et juge le modèle murin "indispensable".
Objectifs
Le syndrome de Dravet est une épilepsie d'origine génétique qui apparaît avant l'âge de 1 an. Les crises épileptiques sont le plus souvent associées à des difficultés d'apprentissage et de coordination motrice ainsi qu'à des troubles de type autistique ou encore anxieux. Ce syndrome est dû, dans 80% des cas, à une mutation qui affecte le fonctionnement d'un canal sodique localisé majoritairement dans la membrane de neurones inhibiteurs et qui joue un rôle primordial dans la régulation de leur excitabilité. Plusieurs équipes, incluant la nôtre, ont montré que les mutations de ces canaux d'intérêt entraînaient une baisse de l'excitabilité des neurones inhibiteurs à l'origine des crises d'épilepsie. Notre projet de recherche a pour objectif d'évaluer l'efficacité d'un nouveau traitement chronique précoce sur le développement des différents symptômes dans un modèle murin du syndrome de Dravet. En effet, un grand nombre de patients atteints du syndrome de Dravet n'ont pas d'amélioration de la fréquence et de la sévérité de leurs crises épileptiques avec les traitements pharmacologiques actuels. De plus, les effets de ces traitements sur les troubles associés ont très rarement été évalués. Nous disposons d'un modèle de souris déficientes pour les canaux d'intérêt dont le phénotype récapitule les symptômes observés chez les patients atteints du syndrome de Dravet. Le traitement chronique est un peptide de synthèse résistant à la dégradation et qui se fixe sur les récepteurs d'un neuropeptide abondant dans un type de neurones inhibiteurs et qui est capable d'augmenter l'excitabilité des autres neurones inhibiteurs. Notre stratégie est de potentialiser l'effet des neurones inhibiteurs contenant le neuropeptide en administrant ce traitement et ainsi s'opposer à la baisse de l'excitabilité des autres neurones inhibiteurs, mécanisme central dans le syndrome de Dravet.
Bénéfices attendus
C'est une nouvelle piste thérapeutique qui pourrait permettre d'améliorer la pharmacorésistance observée chez les patients atteints du syndrome de Dravet. En effet, il existe un grand nombre de patients atteints du syndrome de Dravet dont la fréquence et la sévérité des crises épileptiques ne diminuent pas avec les traitements pharmacologiques actuels, y compris les traitements en cours d'essais cliniques. De plus, les effets de ces traitements sur les troubles associés (anxiété, autisme, troubles moteurs...) ont très rarement été évalués alors qu'ils constituent une part importante des symptômes.
Procédures
Deux groupes de 14 souris mutantes subiront une chirurgie sous anesthésie générale afin d'implanter à la surface du cortex des électrodes permettant l'enregistrement de l'activité électrique et donc de détecter les crises épileptiques. Cette chirugie dure moins d'1h. La majorité des tests comportementaux qui seront utilisés sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement et se feront en une seule session (5 à 30 min). Trois tests d'apprentissage (moteur, environnement spatial ou conditionnement) seront réalisés en 1 à 3 sessions sur 2 ou 5 jours. L'un des test d'apprentissage spatial se déroulera sur 20 jours (dont 5 jours sans manipulation) et impliquera d'immerger les animaux dans une eau à 23°c (pour 1 min maximum par essai. (4 essais quotidiens x5)+2 immersions, protocole répété une fois = 44 immersions sur 20 jours). Le test comportemental réalisé en dernier (mesure continue de l'activité spontanée de l'animal sur la durée du cycle circadien) requiert que les souris soient placées en cage individuelle pendant 3 jours.
Impact sur les animaux
La lignée de souris génétiquement modifiée que nous utiliserons présente des crises d'épilepsie tonico-cloniques spontanées à partir d'environ 3 semaines après la naissance. Les souris sont particulièrement vulnérables à ces crises au cours de cette période du développement jusqu'à environ 40 jours après la naissance, ce qui, dans 35% des animaux, conduit à une mort subite (SUDEP) sans souffrance. Cette mortalité est également constatée chez les enfants atteints du syndrome de Dravet. Les crises d'épilepsie dans le syndrome de Dravet sont des crises généralisées (ç-à-d impliquant l’ensemble du cerveau), et, sont, par définition, associées à une perte de conscience. Cette perte de conscience explique pourquoi les crises tonico-cloniques ne sont pas ressenties comme douloureuses chez les patients et c’est très vraisemblablement le cas dans les modèles animaux, comme cela est expliqué dans un article sur les modèles d’épilepsie du National Centre for Replacement, Refinement and Reduction of Animals in Research (NC3Rs). Les crises tonico-cloniques sont de courte durée (entre 20 et 30 s) et les animaux récupèrent rapidement (2 à 5 min). En d’autres termes, les souris sortent progressivement de leur état d’inconscience et se mettent à bouger petit à petit sans qu’il y ait de signes évidents de souffrance (pas de posture, cri ou expression faciale de douleur). La fréquence des crises spontanées dans ce modèle murin est d'1crise tous les 2 jours.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés pour ce projet seront euthanasiés en fin de procédure. En effet, nous ne pouvons pas réutiliser des animaux ayant reçu un traitement chronique pendant 1 mois ou plus. De plus, pour les études comportementales, les animaux (contrôles ou traités) doivent être naifs pour chacun des tests utilisés.
Remplacement
Afin de répondre au principe de remplacement, nous réaliserons, parallèlement aux expérimentations in vivo, des études in vitro sur cultures cellulaires permettant de caractériser l'interaction entre nos canaux d'intérêt et le système neuropeptidergique ciblé par le traitement. L’utilisation d'un modèle animal in vivo reproduisant le phénotype clinique décrit chez les patients atteints du syndrome de Dravet est cependant indispensable à l'objectif de notre projet, à savoir évaluer l'efficacité d'un nouveau traitement pharmacologique sur l'ensemble des symptômes (épileptiques et non épileptiques) observés dans ce syndrome.
Réduction
Nous avons réduit au maximum le nombre d'animaux nécessaires dans chacune des 2 procédures tout en s'assurant d'avoir le nombre suffisant pour interpréter nos expériences sur le plan statistique (analyse a priori via le logiciel Gpower). Dans toutes les procédures, nous comparerons les résultats obtenus chez les souris mutantes à ceux obtenus chez les souris contrôles issues des mêmes portées. Dans une des procédures, nous utiliserons aussi bien les femelles que les mâles d'une même portée car il n'a pas été constaté de différences entre les sexes concernant les troubles épileptiques chez ces souris. Dans l'autre procédure, seuls des mâles seront utilisés pour les tests comportementaux et les femelles produites seront utilisées pour les expériences in vitro.
Raffinement
Toutes les mesures de raffinement appropriées seront prises pour éviter toute souffrance ou inconfort à l’animal. Ainsi, toutes les souris seront élevées dans un environnement enrichi (social et physique) et une manipulation régulière des animaux sera réalisée afin de réduire leur stress. Concernant les animaux soumis à la procédure chirurgicale, ils seront réchauffés grâce à un tapis chauffant avant, pendant et après l’intervention afin d’éviter la perte de température corporelle due à l’anesthésie. Un anti-inflammatoire sera administré dans l'eau de boisson pendant la période post-opératoire et un suivi journalier permettra d’évaluer leur état de santé et ainsi d’intervenir rapidement par rapport aux points limites définis (voir champ 4, procédure 1). Enfin, compte tenu du fait que les souris mutantes présentent des crises tonico-cloniques spontanées, une attention particulière sera portée aux critères de poids, de stress et d’hyper-réactivité comme recommandé par le NC3Rs pour les modèles d’épilepsie avec crises spontanées.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris déficientes en nos canaux d'intérêt avec un fond génétique 100% C57Bl/6J. Cette lignée sera issue du croisement de 2 lignées parentales ne présentant pas les symptômes caractéristiques du syndrome de Dravet. La souris C57Bl/6 est une espèce très largement utilisée pour les études in vivo. Nos études s'appuieront donc sur des protocoles déjà décrits dans la littérature. L'évaluation du potentiel thérapeutique du peptide de synthèse sur les troubles épileptiques et non épileptiques débutera avant l'apparition des crises d'épilepsie chez les souris mutantes. Le traitement chronique débutera par conséquent à 17jours après la naissance (P17) et se terminera à l'âge adulte (vers P60-70) à la fin des procédures.
Thérapie génique ciblant la voie de nettoyage des cellules pour limiter les phénomènes neurodégénératifs dans les maladies causées par la protéine α-synucléine pathologique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 2400
11520 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit jusqu'à deux chirurgies cérébrales pour induire une maladie à alpha-synucléine puis recevoir une thérapie génique, avec un suivi comportemental locomoteur, avant la mise à mort et l'étude histologique du cerveau. Le porteur indique que ces modèles neurodégénératifs n'entraînent "pas de symptôme marqué", les atteintes étant surtout moléculaires. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit le développement des synucléinopathies et espère restaurer le "nettoyage" des neurones contre Parkinson.
Objectifs
Les maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson (MP) ou l’atrophie multisystématisée (AMS) sont caractérisées par l’agrégation d'une protéine mutée dans différents types cellulaires. Ces agrégats, toxiques pour les cellules, provoquent après accumulation des symptômes moteurs tels qu’une rigidité musculaire, une difficulté/incapacité à initier le mouvement , mais aussi des symptômes non-moteurs comme un état dépressif ou des troubles digestifs. Actuellement, ces maladies neurodégénératives ne possèdent pas de traitement curatif, mais seulement des traitements symptomatiques ayant un effet limité, accompagné d’effets indésirables. Le but de ce projet est de développer un outil thérapeutique visant à restaurer la voie de nettoyage des neurones en permettant ainsi de dégrader les agrégats protéiques.
Bénéfices attendus
La maladie de Parkinson touche plus de 100.000 personnes en France, dont 80% sont âgées de plus de 65 ans. Au cours des années à venir nous allons observer une augmentation importante du nombre de cas en raison du vieillissement de la population et de l'amélioration de l'espérance de vie. De ce fait la découverte d’un traitement curatif (et non symptomatique) est un des grands axes de la recherche. Ce projet novateur ayant pour but de développer un traitement curatif a certains types de maladies neurodégénératives, grâce à des outils permettant de rétablir le fonctionnement des voies de dégradation de protéines agrégées de façon anormales par les neurones. Nous espérons, grâce à notre traitement rétablir l’activité de dégradation et de "nettoyage" dans les neurones et donc éviter la neurodégénérescence chez des modèles animaux de maladies neurodégénératives.
Procédures
Les animaux subissent deux intervention chirurgicales au maximum, avec une durée de 30 minutes, qui correspondent à la création des modèles et le traitement. Une étude de comportement simple locomoteur, non invasif et non contraignant sera réalisée pendant ce projet, afin d'avoir un suivi de l'évolution du modèle et de l'impact du traitement.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent au maximum deux chirurgies d'une durée de 30 minutes maximum chacune, correspondant à l'induction du modèle et au traitement. Les nuisances peuvent être liées à la chirurgie : récupération post-anesthésie, hypothermie, déshydratation, infection de la plaie, mais sont bien encadrés par une analgésie et une anesthésie controlées et par un suivi des animaux postopératoire sur 3 jours minimum. De plus ces modèles neurodégénératifs n'entrainent pas de symptome marqué, en effet les désordres sont plutôt visibles à l'échelle moléculaire.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser une étude histologique détaillée du cerveau et ainsi de déterminer l'éfficacité du traitement.
Remplacement
Dans le respect du R de remplacer, dans l’état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas nous passer d’animaux vivants, car il n’est pas possible de mimer le développement spatiotemporel des synucléinopathies dans des modèles in vitro. L’impact bénéfique potentiel sur l’accumulation d’α-synucléine et donc sur le fonctionnement cérébral et la survie neuronale ne peuvent être évalués que chez l’animal.
Réduction
Des études pilotes ont été effectuées au préalable pour confirmer l’activation des lysosomes après injection de plasmide TFEB, et pour confirmer l’absence de toxicité chez l'animal. Tests statistiques : toutes nos études sont réalisées avec un nombre d’animaux minimum mais suffisant pour pouvoir obtenir des résultats qui sont statistiquement représentatifs, et ainsi limiter la répétition des d’études.
Raffinement
Acclimatation : une période de deux semaines permet une bonne acclimatation des animaux à leur nouvel environnement. Hébergement : les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement par les animaliers ou les expérimentateurs afin de détecter tout inconfort ou souffrance en observant l’aspect physique, l’état du poil, la vigueur, la nutrition, l’hydratation et le comportement social des animaux. Chirurgie : une attention particulière est apportée pour un maintien de l'asepsie pendant la période opératoire. Les animaux sont anesthésiés (Isoflurane, induction 4% 1,5l d’air/min et maintien à 1% 0,4l d’air/min) pendant la chirurgie, ils animaux reçoivent un couverture analgésique une demi-heure avant l’intervention et après l’intervention ainsi que le lendemain . Un suivi post-opératoire est dans tous les cas réalisé grâce à une fiche de scorage qui évalue la perte de poids, la mobilité, les interactions avec les congénères, aspect du poil (0 mauvais, 1 moyen, 2 bon). Les points limites adaptés sont pour les deux espèces : une mobilité réduite voir difficile suite à la chirurgie, une attitude de repli, une allure du poil terne et mal nettoyé, difficulté à récupérer le poids initial, dans les jours suivant la chirurgie. Les animaux sont pesés de manière hebdomadaire pendant toute la durée de l’étude. Si malgré les soins concernant la chirurgie (plaie), les scores restent mauvais durant deux jours consécutifs, si une lésion cutanée s’étend et s’infecte, une décision d’euthanasie est prise par l'expérimentateur en accord avec le personnel zootechnique. Si un constat de stéréotypie est fait, des éléments d’enrichissement comme des roues sont proposés à l’animal. Si cela n’améliore pas son état au bout de 48h, il sera mis à mort selon la règlementation en fonction de l'espèce. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal.
Choix des espèces
La souris permet de travailler les modèles de type pathologies humaines, une fois ces modèles bien établis , ils sont transposables au rat, espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle moléculaire. Cela rend les enseignements tirés de l'étude des tissus du rat largement transférables à l'homme. De plus, cette espèce permet d’utiliser des animaux modifiés génétiquement. Pour toutes les cohortes, les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 6 semaines pour les rats et 8 semines pour les souris)
Effets de différents agents pharmacologiques sur les effets comportementaux de la cocaïne
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1840 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de cocaïne pendant cinq jours et l'implantation chirurgicale d'une pompe osmotique, puis subissent des mesures d'activité locomotrice et des tests d'anxiété, de dépression et d'anhédonie après sevrage, avant d'être tuées pour prélever le sang et le cerveau. Le porteur induit ainsi une dépendance à la cocaïne pour tester des agents pharmacologiques censés bloquer la sensibilisation comportementale. Il indique privilégier des traitements déjà sur le marché pour un "transfert rapide à la clinique".
Objectifs
A la suite d’une injection répétée de drogue comme la cocaïne, on observe une sensibilisation comportementale qui se traduit chez la souris par une augmentation progressive de l’activité locomotrice après chaque exposition à la drogue. Cette sensibilisation comportementale persiste après plusieurs semaines de sevrage et impliquent des changements neurobiologiques qui ont lieu dans des structures cérébrales responsables de l’addiction. C’est la raison pour laquelle ce modèle est fréquemment utilisé dans l’étude des addictions chez l’animal et aussi parce qu’il est simple à mettre en place. Alors qu’il n’existe aucun traitement spécifique de l’addiction à la cocaïne, le projet propose d’étudier la capacité de plusieurs agents pharmacologiques à bloquer la sensibilisation comportementale induite par la cocaïne. Les molécules les plus efficaces seront ensuite utilisées pour mesurer leur effet à réduire d’autres conséquences d’une exposition répétées à la cocaïne comme l’anxiété, l’anhédonie (incapacité à éprouver du plaisir) et l’état dépressif.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de pouvoir proposer un traitement qui soit à la fois capable de réduire voire de bloquer la sensibilisation comportementale induite par la cocaïne mais aussi de réduire les effets secondaires induits par le sevrage à cette drogue. Le choix de traitements existants sur le marché permettra un transfert rapide à la clinique. En effet, ce projet fait partie d’un projet plus large consistant à tester de nouvelles pistes thérapeutiques chez les patient(e)s dépendant à la cocaïne.
Procédures
Tous les animaux verront leur activité locomotrice mesurée (pendant 1h30 dans un actimètre) avant (pednant 3 jours) puis pendant le traitement à la cocaïne. Tous subiront des injections de cocaïne pendant 5 jours et une implantation d'une pompe osmotique sous anesthésie générale (intervention de 10 min maximum). Une mesure de l’activité locomotrice suite à une injection de cocaïne sera réalisée deux fois (après 13 et 27 jours de sevrage à la cocaïne) chez une partie des animaux. Chez une autre partie des animaux des tests comportementaux (anxiété, dépression, anhédonie) seront réalisés une fois (après 13 et 27 jours de sevrage à la cocaïne). Ces tests durent 5 à 6 min hormis pour l’anhédonie, les animaux devront être placés dans l’actimètre pendant 6 heures.
Impact sur les animaux
Les procédures qui seront réalisées le sont déjà dans des projets antérieurs. Le traitement à la cocaïne entraine une dépendance chez les animaux, qui peut se manifester lors de l’arrêt du traitement par des modifications émotionnelles qui sont les paramètres que nous suivrons dans l’étude pour mettre en évidence l’intérêt des traitements de substitution. Néanmoins ces modifications comportementales restent modérées. Les nuisances attendues sont essentiellement liées à la procédure chirurgicale. L’administration d’antalgiques est prévue en pré et post opératoire. L’injection intrapéritonéale provoque une douleur légère et de courte durée.
Devenir
A l'issue des 3 procédures, les animaux sont mis à mort pour prélèvement de sang et du cerveau.
Remplacement
Ce projet ayant pour but d’étudier des phénomènes psychiatriques et des processus pathologiques, les méthodes alternatives actuelles (e.g., modélisation, études in vitro) sont insuffisantes. Ce projet a également pour but d’étudier des modifications cérébrales complexes et des modifications comportementales qui s’inscrivent dans le cadre d’une étude intégrée, et nécessite donc d’être réalisé sur des animaux.
Réduction
Pour réduire au minimum le nombre de souris utilisées, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace grâce aux données obtenues lors de projets précédents en prenant l’hypothèse d’. Chaque groupe de traitement sera constitué de 20 souris pour révéler les différences comportementales.
Raffinement
L’angoisse des animaux sera minimisée par au moins une semaine d’habituation aux conditions d’hébergement avant le début des expériences. Les animaux seront hébergés dans des conditions normales (4 souris / cage) avec enrichissement du milieu (nids végétaux). Tous les groupes auront un accès libre à l’eau et à la nourriture. L’implantation des pompes osmotiques sous anesthésie gazeuse sera réalisée par une personne compétente ayant suivie la formation réglementaire de chirurgie. Les animaux auront accès à un anti-inflammatoire dans l'eau de boisson 24h avant la chirurgie. En fin de chirurgie, qui dure au maximum 10 min, la phase d’éveil se fait en cage individuelle disposée sur une couverture chauffante pour éviter toute hypothermie. Les souris sont très régulièrement surveillées jusqu’à leur réveil complet. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés juqu’à la date prévue de mise à mort. Ces observations permettent de graduer les points limites pour l'apparence et la perte de poids. En fonction du degré de gravité, les animaux seront isolés et surveillés plus attentivement ou mis à mort en cas de gravité plus importante.
Choix des espèces
L’investigation d’une pathologie telle que l’addiction nécessite d’étudier une espèce animale phylogénétiquement voisine de l’être humain pour pouvoir reproduire la maladie. La souris est un modèle de référence dans le domaine des addictions. En effet, elle est moins avancée dans le processus d‘évolution des espèces que le primate non-humain mais en tant que mammifère, elle possède une organisation anatomique et structurelle du cerveau comparable à celle de l’être humain. La souris est capable d’apprendre des tâches complexes et peut réaliser des comportements élaborés. Les animaux que nous utiliserons seront de jeunes adultes. Ils arriveront au laboratoire âgées de 8 semaines et ne seront pas testés avant leur 9ème semaine, ce qui correspond à une phase où ils sont sexuellement mâtures, et où ils ont aussi un système nerveux mâture. Il est important de réaliser les expériences chez l’animal adulte pour éviter des biais dus à l’âge et le manque de maturité des systèmes physiologiques.
Modèles d’ACLF associant CCl4, régime type western et divers évènements précipitants. Application à l’évaluation de l’efficacité de molécules.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 5164
10328 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Pendant dix semaines ils reçoivent des injections répétées pour installer une cirrhose, puis un régime gras et sucré et des agents toxiques déclenchent une défaillance hépatique aiguë, avec état de choc et détresse cardio-respiratoire attendus. Le porteur précise que, dans les études de survie, la mort est le point final expérimental et qu'aucun point limite anticipé n'est alors appliqué. Il conclut que l'évaluation des molécules candidates dans un "système biologique complexe et global" reste "nécessaire", après une première sélection in vitro.
Objectifs
Les cirrhoses du foie sont caractérisées par des modifications hémodynamique et structurelles qui conduisent à une insuffisance hépatique majeure. La précipitation de la défaillance hépatique aigue est un syndrome fulminant chez le patient souffrant d’hépatique chronique, qui conduit à la défaillance de multiples organes et entraine une survie à 28 jours de 20% à 70% selon la sévérité. Au cours de cet épisode aigu, les évènements inflammatoires liés à l’infection sont majeurs, des molécules exogènes issues des pathogènes activent l’inflammation et le système inflammatoire. D’autres substances endogènes produites par des cellules en état de stress activent la signalisation immunitaire. Dans la phase d’emballement des réactions immunitaires et inflammatoires soit déterminantes lorsque la défaillance hépatique aigue survient chez le patient cirrhotique dont le foie est lésé. Il présente des facteurs prédisposants comme des taux sanguins de toxines bactériennes (=endotoxémie) et de cytokines inflammatoires élevés. La prise massive d’alcool agit sur le microbiote intestinal et augmente l’endotoxémie et précipite la défaillance hépatique aigue. Notre projet vise à établir un modèle expérimental qui reproduit rapidement un état pathologique du foie susceptible de subir cette perte subite de fonction. Notre défi est d’associer les facteurs prédisposants à l’installation de la cirrhose pour accélérer le processus et d’étudier ensuite les facteurs déclencheurs de la défaillance aigue. Nous envisageons pour cela d’associer l’induction par voie alimentaire (régime riche en gras et sucres) à celle d’un agent chimique toxique pour le foie, puis de précipiter la décompensation par une toxine bactérienne associée ou non à un inhibiteur de synthèse protéique qui va empêcher les cellules de produire les enzymes utiles à leur défense face à l’agression. Le déclanchement peut aussi être initié par une molécule pro-inflammatoires naturellement produite par des cellules de défense de l’organisme ; ou encore à l’aide d’une absorption massive d’alcool. Chacune des nouvelles procédures expérimentales sera dans un premier temps caractérisée puis mise en place dans les conditions permettant l’évaluation de l’efficacité de produits à visée thérapeutique. Ces procédures qui constituent ce projet seront pour certaines basées sur le principe des études de survie, et seront d’une gravité sévère.
Bénéfices attendus
Lors d’épisodes ACLF, il est nécessaire de prendre en charge les patients pour les défaillances multiples le plus précocement possible pour préserver le capital hépatocytaire qui subsiste, et qui peut se révéler être vital lors de la survenue d’un second épisode d’ACLF Aujourd’hui les traitements employés agissent sur les symptômes tels que la pression portale, l’infection, l’hémorragie digestive ou le syndrome hépato-rénal à l’aide de corticoïdes par exemple de manière à préserver les chances d’éligibilité à la transplantation. Les solutions thérapeutiques que nous espérons proposer visent à agir simultanément sur les différentes voies qui sont à l’origine des défaillances multiples donc sur les mécanismes à l’origine des effets fulminants observés. (Infection, inflammation, immunité et métabolisme).
Procédures
• Pendant la Phase d’induction d’une durée de 10 semaines au maximum : Chaque animal recevra 2 injections dont la durée de 15 secondes chacune par semaine, soit 20 injections au total. A la fin de la période, chaque animal subira un prélèvement sanguin qui durera 1 minute sous anesthésie gazeuse d’une durée de l’ordre de 3 minutes. • Le déclenchement de l’accident hépatique par un agent d’induction sera pratiqué selon les cas soit par : -1 seule injection dont la durée de 15 secondes ou -3 injections dont la durée de 15 secondes c’est-à-dire 1 injection par jour au cours de 3 jours consécutifs, ou -1 seule administration par voie orale (durée de 30 secondes). • Les traitements avec les composés à tester seront réalisés selon la nature physico-chimique du produit par 1 injection (durée 15 secondes) ou par 1 gavage oral (durée 30 secondes).
Impact sur les animaux
L’ACLF représente un évènement grave chez un patient, sa survie est engagée. Le modèle d’étude développé chez la souris présente lors de l’induction de l’ACLF des signes cliniques d’inconfort manifestes. On s’attend à observer des animaux en état de choc et de détresse cardio-respiratoire, avec des épisodes de troubles de la régulation de la température corporelle. Les effets cités sont observés de manière plus ou moins prononcée, ces signes constituent les critères d’atteinte des points limites. Certains animaux atteindront des stades qui nécessiteront un point d’arrêt anticipé lorsqu’il sera possible de les appliquer par exemple lors de la mise à mort à un temps fixe précoce pré-déterminé. En revanche, dans les situations d’études de survie où la mort est le point final expérimental, il ne pourra pas y avoir recours à des points limites anticipés. Pour évaluer les effets de nos composés, nous nous fixons comme objectif de reproduire une gravité qui sera jugée sévère mais qui permette de maintenir des animaux dans un état acceptable du point de vue éthique et conservant toute pertinence scientifique.
Devenir
L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux
Remplacement
La possibilité de disposer d’un modèle animal qui permet d’évaluer les effets des nouveaux composés sur tous les aspects d'une pathologie présente chez l’homme constitue une étape clé dans la lutte contre ces maladies et font de nos modèles des outils translationnels très pertinents. Bien qu'une première phase de sélection des meilleurs composés soit effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux comme nous le rappelle la règle des 3R’s, l’évaluation finale du potentiel thérapeutique des produits dans des modèles animaux reste cependant nécessaire. Le recours à l'emploi d’un animal vivant permet d’évaluer la réelle efficacité des composés dans un système biologique complexe et «global », capable de métaboliser les pricipes actifs donc de déceler les effets secondaires, capable d'activer toutes les voies de signalisation qui participent à la caractérisation de ce modèle. Son remplacement à ce stade du projet scientifique (phase pré clinique) n'est pas envisageable dans une système biologique isolé ou cellulaire qui quelque soit sa nature ne pourra apporter tous les enseignements issus de l'expérimentation in vivo.
Réduction
La stratégie de réduction consiste à ne réaliser que les essais avec les composés les plus prometteurs ayant satisfait aux étapes de sélection préliminaires in vitro. La réduction du nombre d'animaux est motivée par la longueur/lourdeur des procédures expérimentales, cela nous a conduit lors d'essais pilotes ou préliminaires de cibler le juste nombre d'individus nécessaires à l'obtention de résultats pertinents. Les paramètres que nous étudions in vivo (bio marqueurs, induction/repression de gènes, effets histologiques etc) doivent être relevants. Nous écartons les paramètres dont la pertinence serait trop faible pour être statistiquement décelable qu'avec des effectifs trop importants.
Raffinement
Les rats sont hébergés par paire, les souris par trio, l’enrichissement du milieu est systématisé par l’apport de dispositifs permettant aux animaux de ronger (blocs ou billes des bois), un apport de coton compressé permet de maintenir l’instinct de création du nid, des tunnels en polycarbonate transparent teinté en rouge sont placés dans les cages pour apporter un espace simulant la dissimulation et favorisant le maintien de l’instinct grégaire des rats. L'établissement de points limites dans ce modèle expérimental nous permet d'écarter tout individu susceptible de subir un inconfort trop important ou de la douleur. Bien conscient que nous développons dans ce projet des modèles sévères, nous nous efforçons d'avoir recours à des moyens analgésiques adaptés et non confondants. La pathologie et les mécanismes qui la déclenchent sont en partie connus, l'emballement inflammatoire en est une composante, le recours à des moyens de lutte contre la douleur peut introduire un biais expérimental ; une étape de validation s’impose pour chaque situation.
Choix des espèces
La littérature scientifique, est remativement riche sur la cirrhose du foie , les espèces communément employées à ce stade de la recherche sont les rongeurs rats et souris, qui sont pour certaines souches de bons répondeurs aux stimuli métaboliques, ce qui représente une condition importante dans la pathologie développée dans ce projet. Nos modèles ayant pour objectif d'être des moyens vivants de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie. Les animaux seront employés à l'âge adulte généralement vers 8 semaines d'âge. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental.
Exploration du rôle de la neuro-inflammation au cours de l’encéphalopathie aigue septique et de l’accélération du déclin cognitif post-sepsis chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
2520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un sepsis leur est provoqué par chirurgie, certaines subissent en plus une section du nerf vague, puis des tests comportementaux d'anxiété et de mémoire que le porteur ne nomme pas précisément et des prélèvements sanguins, avant la mise à mort et le prélèvement de plusieurs organes. Le porteur décrit un "comportement maladie" avec baisse d'activité, poil hérissé et diarrhées, et un suivi longitudinal sur neuf mois. Il affirme qu'un "organisme entier" est nécessaire et renvoie à des immunothérapies et biomarqueurs seulement espérés.
Objectifs
Le sepsis est un syndrome clinique fréquent et potentiellement mortel provoqué par un dérèglement de la réponse à l'infection. Au diagnostic, une altération de l’état de vigilance également appelé encéphalopathie associée au sepsis (EAS), est fortement associé au risque de mortalité. En outre, les troubles cognitifs à long terme sont l'une des séquelles majeures observées chez les survivants du sepsis, entraînant une réduction substantielle de la qualité de vie et une augmentation des coûts de santé. En effet, malgré une amélioration substantielle de la survie hospitalière des patients présentant un sepsis ou un choc septique, le suivi à long terme des patients révèle que 30-50% des survivants auront des altérations cognitives un an après la sortie de réanimation avec un retentissement significatif sur le retour à l’emploi, les activités de la vie quotidienne et la qualité de vie. Ces altérations persistantes ont donc un impact sociétal majeur. Cependant, l'association mécanistique entre les infections systémiques sévères, l’EAS et l’accélération du déclin cognitif n'est pas encore claire. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables de ces déficits pourrait influencer la gestion et le pronostic des patients atteints de sepsis. Le vieillissement de la population et la prise en charge fréquente en réanimation de patients ayant des critères de fragilité, en particulier neurocognitif, rendent pertinent et nécessaire la réalisation d’une telle recherche.
Bénéfices attendus
Dans l’ensemble, ce projet vise à mieux comprendre le rôle des interactions neuro-immunes dans la physiopathologie des troubles neurologiques aigües et neurodégénératifs associés au sepsis, dans le but de développer et d’évaluer des approches innovantes d’immunothérapie pouvant modifier l’évolution naturelle de la maladie ainsi que des biomarqueurs immunitaires sanguins à valeur diagnostique et/ou pronostique. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables de ces déficits pourrait influencer la gestion et le pronostic des patients atteints de sepsis. Le vieillissement de la population et la prise en charge fréquente en réanimation de patients ayant des critères de fragilité, en particulier neurocognitif, rendent pertinent et nécessaire la réalisation d’une telle recherche.
Procédures
Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques afin de répondre aux objectifs scientifiques. Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : 1-Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. 2-Modulation de la réponse immunitaire (par injection intraveineuse ou intrapéritonéale soit d’anticorps soit de petite molécules diminuant spécifiquement des populations de cellule immunitaire) + Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. 3-Section chirurgicale du nerf vague (vagotomie) sous anesthésie et analgésie (durée 20-30mn/ animal 1 fois) + Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois s) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. Chaque point représente une trajectoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe.
Impact sur les animaux
Concernant les modèles de sepsis, ils peuvent potentiellement engendrer des symptômes d’inconfort et des modifications du comportement en situation de pathologie. Ce « comportement maladie » est un ensemble coordonné de changements de comportement adaptatifs qui se développent chez les animaux malades au cours d'une infection ou d’un état inflammatoire non septique. Au cours des 24 premières heures suivant l’induction d’un sepsis les animaux présentent habituellement une réduction de leur mouvement exploratoire, une réduction globale d’activité et ont habituellement le poil hérissé. Certains animaux présentent des diarrhées liquidiennes associées à ce syndrome inflammatoire. Ces symptômes régressent progressivement au-delà de 24 heures. Concernant les procédures chirurgicales, la phase post-opératoire précoce est à risque de manifestations correspondant à un syndrome douloureux lié à l’acte technique par lui-même : posture voutée, fourrure sale, décharge oculaire. Les tests comportementaux et prélèvement sanguin pourront également entrainer un léger stress/inconfort lors de leur réalisation.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales pour prélèvement multi-organes et analyses afin de répondre aux questions scientifiques.
Remplacement
Un système vivant intégré est nécessaire pour étudier l’interaction physiopathologique entre les acteurs mis en jeu dans le développement des troubles cognitifs associés au sepsis. A l’heure actuelle il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu lors d’une réaction inflammatoire du système nerveux central et systémique. L’’exploration de conséquences à long terme nécessite par ailleurs un suivi longitudinal individuel des animaux, qu’il n’est pas possible de modéliser in silico. Pour répondre à des questions mécanistiques et pour extrapoler nous résultats à d’autres conditions inflammatoires nous utiliserons des expériences in vitro à partir de culture de cellules primaires afin de ne pas avoir recours à un nombre excessif d’animaux.
Réduction
La standardisation des procédures expérimentales et des conditions d’hébergement des animaux est une préoccupation majeure pour limiter les facteurs de biais expérimentaux et limiter le nombre d’animaux nécessaires pour observer des différences significatives. Les procédures expérimentales ont été affinées pour limiter au maximum l'utilisation des souris : - Les modèles de choc septique utilisés sont ceux dont la reproductibilité est la plus élevée, considérés comme le standard dans le domaine de recherche. - Chaque expérience sera dessinée pour favoriser la comparaison entre deux groupes (plutôt que stratégie de comparaison multi-groupe) de manière à conserver une puissance statistique suffisante pour un faible effectif d’animaux. - Les souris seront utilisées pour différents types d’analyses pour exploiter au maximum chaque individu afin de répondre à la question scientifique. - Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer (les différents types de tests comportementaux donnant des résultats soit qualitatifs, soit quantitatifs). - Les animaux utilisés proviennent de lignées consanguines avec un fond génétique contrôlé pour limiter les variations du au fond génétique. Cependant, de nombreux facteurs influencent les résultats des expériences individuelles, notamment les micro-organismes colonisateurs (microbiome intestinal), le sexe, etc. En répétant les expériences, nous réduirons la possibilité de publier des résultats erronés. De plus, comme les humains atteints de sepsis sont très variables, nous pensons que pour être pleinement pertinents sur le plan clinique, nos résultats doivent être capables de résister à certaines des légères variations de conditions qui peuvent survenir entre les expériences individuelles. Nous utiliserons un maximum de 2520 animaux sur la durée du projet.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, traitement antibiotique, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (suivi longitudinal de score de sévérité clinique pour les expériences de sepsis, point limite justifiant euthanasie) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, traitement antibiotique, etc.) assurés par un personnel qualifié et formé en continue. Les animaux sont hébergés dans les conditions conformes à la réglementation avec alimentation et abreuvement à volonté. Un enrichissement de l’environnement est assuré en continue.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris Mus musculus est l’espèce de choix pour notre protocole expérimental pour de multiples raisons: - Grande conservation des mécanismes de l’immunité innée et adaptative entre les mammifères - Espèce largement caractérisée et validée pour l’étude des réponses immunitaires - Espèce chez laquelle ont été développés de nombreux modèles expérimentaux de sepsis et de pathologies neurodégénératives étudiées dans ce projet. - Disponibilité des éléments d’exploration cognitifs (plateforme d’exploration comportemental et cognitive) - Large disponibilité des réactifs adaptés dans le commerce - Expérience des investigateurs sur ce modèle. Nous utiliserons des souris commerciales et plusieurs modèles transgéniques disponibles en interne développant des déficits cognitifs (modèles de Maladie d’Alzheimer). Justification des stades : Nous utiliserons uniquement des animaux adultes. L’induction du sepsis aura lieu entre 6 à 12 semaines. En effet, avant l’âge adulte le système immunitaire est considéré comme immature et la validité des résultats obtenus. Au-delà de 20 semaines, les souches génétiquement modifiées que nous utilisons peuvent déjà présenter spontanément des signes de déclin cognitif. Aussi souhaitant étudier l’impact de la réponse immuno-inflammatoire d’un sepsis chez l’adulte à la phase préclinique de troubles cognitifs le sepsis sera induit chez des animaux jeunes adultes (6-12 semaines). En fonction de la question scientifique, nous analyserons les animaux à 3 temps : 3 jours après l’induction du sepsis, à 6 mois ou 9 mois d’âge. Ces 3 temps sont nécessaires car ils explorent différents stades de la maladie, correspondant à des profils d’activation immunitaires potentiellement distincts. Justification du sexe : Nous suivrons également les recommandations internationales d'utiliser des mâles et des femelles pour les études sur les animaux. Pour les études dans lesquelles nous n'observons pas de différences de résultats entre les souris mâles et femelles, nous effectuerons un total de 2 analyses. Pour les études dans lesquelles il existe des différences substantielles entre les résultats des souris mâles et femelles, nous effectuerons l'expérience deux fois dans chaque sexe.
Etude du comportement et des bases moléculaires des souris développant une carcinose péritonéale
- Recherche appliquée
- Cancers
100 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale de cellules cancéreuses pour développer une carcinose du péritoine, un suivi tumoral par bioluminescence sous anesthésie, puis trois tests comportementaux que le porteur ne détaille pas, censés mesurer une "dépression". Elles sont tuées à J14 ou J28 pour analyses, un point limite de mise à mort étant fixé à 20 % de perte de poids. Le porteur affirme que le modèle murin ne peut être remplacé et espère qu'un antidépresseur pourrait freiner le développement des carcinoses chez les patients.
Objectifs
Un patient porteur d’un cancer va exprimer des troubles psychologiques. Le fait de se savoir malade d’une pathologie mortelle à court terme, d’y associer une possible prédisposition familiale, ou une exposition à des toxiques, va aussi affecter la thymie (siège des passions et de l’humeur) des patients. Une des manifestations est la dépression. Pour les cancers qui sont métastatiques au péritoine, nommés carcinose, la dépression est fréquente, 30% des carcinoses coliques et 70% des carcinoses ovariennes selon certaines publications. L’objectif de notre étude est d’évaluer cette dépression chez la souris développant une carcinose péritonéale et d’évaluer l’effet des traitements antidépresseurs ou/et chimiothérapie sur le développement de la carcinose et de la dépression.
Bénéfices attendus
Si l'utilisation d'un antidépresseur diminue la dépression des animaux et le développement de la carcinose péritonéale, nous pourrions mettre en évidence un nouveau type de traitement non invasif qui diminuerait le développement des carcinoses chez les patients. Aujourd’hui les patients qui reçoivent un traitement antidépresseur lors de leur soins, le reçoive souvent à l’initiative de leur médecin généraliste et non de l’oncologue et cela comme un traitement visant à améliorer leur qualité de vie et non la durée de leur survie.
Procédures
Les souris vigiles seront soumis à une injection de cellules cancéreuses en intrapéritonéale (1 fois 30 secondes) qui sera associée associé à une chimiothérapie (3 à 4 fois 30 secondes) ou à un anti-dépresseur (dilué dans l’eau de boisson pendant la durée de l’expérience). Puis sous anesthésie, ils auront un suivi non invasif par bioluminescence pour suivre l'évolution tumorale (3 fois 20 minutes pour les bal/c; 4 fois 20 minutes pour les C57BL/6) après une injection de luciférine (3 x pour les Balb/c (4X pour les C57BL/6) 0,1ml pour 10g, poids des souris). A J14 pour les Balb/c et à J28 pour les C57BL/6, les souris suivront 3 tests comportementaux (3 x 15 min par souris répétées deux fois donc 6 x 15 min). Ces tests comportementaux ont pour objectif la mesure de la dépression des animaux.
Impact sur les animaux
Les souris vont développer une carcinose péritonéale et nous observerons si le traitement par un antidépresseur va diminuer le développement tumoral au même titre que la chimiothérapie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à J14 ou à J28 post-injection des cellules cancéreuses pour des analyses post mortem.
Remplacement
Nous ne pouvons remplacer le modèle murin car un comportement dépressif corrélé à un développement de la carcinose péritonéale ainsi qu’une réponse du comportement à un anti-dépresseur et/ou une chimiothérapie ne peut être évalué in vitro.
Réduction
En dessous de 7 animaux par groupe, du fait des variations de nos modèles, en nombre de nodules ou vitesse de propagation de la maladie il y a trop peu de données pour avoir un résultat solide. Compte tenu de notre expérience sur le modèle et de la variabilité observée, un nombre minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire. En cas de groupe contrôle régulier nous nous autorisons à diminuer le nombre à 5 en acceptant pour faire les analyses scientifiques de pooler deux groupes contrôles. Ce sont des règles de bonne pratique pour toutes expériences en oncologie sur l’animal, utilisant des xenogreffes. Aussi, le suivi par bioluminescence d'un même animal tout au long de l'expérience permet de diminuer le nombre d'animaux. Nous réaliserons des tests Student et Anova en comparant le groupe CTRL avec les groupes traités par la chimiothérapie ou l'antidépresseur.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement. Lors du suivi de la croissance tumorale par bioluminescence, les animaux seront sous anesthésie générale gazeuse et avant l'intervention finale (ponction cardiaque) les animaux recevront une injection d'analgésie et seront ensuite sous anesthésie générale Différents points limites seront particulièrement surveillés tels que la perte de poids (>20%), la déshydratation, le comportement (yeux fermés, dos voûté, isolement), l’apparence physique (automutilation, plaies) et la gêne pour se déplacer qui seront notifiés dans un cahier de suivi des animaux 2 fois par semaine. De plus, le suivi par bioluminescence nous permet d’arrêter l’expérience avant que la progression tumorale soit trop importante (signal de bioluminescence étendu à tout l’abdomen) mais surtout de confirmer le développement de la carcinose et ne pas inclure des animaux non malades dans l’expérience.. Les cellules utilisées exprimant la luciférase, la bioluminescence correspond à l’émission de lumière à partir du substrat injecté en intrapéritonéale des souris, la luciférine, lue par un luminomètre. Les souris seront hébergées en portoir ventilé avec alimentation standard classique) et eau stérile ad libitum. Cycle nycthéméral 12h jour/12h nuit Température : 22°C Aussi, les souris disposeront d’enrichissement tels que maison rouge, nids en papier kraft ou buchette de bois à ronger pour leur permettre d’exprimer tout le comportement social normal d’une souris et ainsi améliorer leurs conditions d’hébergements. En cas d’atteinte des points limites, ils seront alors exclus de l'expérience dans les 24heures.
Choix des espèces
Il s’agit de souris femelles immunocompétentes (BALB/c ou C57BL6). Ces types de souris sont utilisés largement dans la recherche en cancérologie pour sa capacité d’incrémenter l’incidence tumorale après injection des cellules cancéreuses. Les CT26 correspondent à une lignée de cellules cancéreuses du côlon murin qui est issue des Balb/C alors que les ID8 correspondent à un lignée de cellules cancéreuses ovarienne murines qui est issue des C57BL/6. Les souris seront utilisées à l’âge de 8 semaines pour ne pas interagir avec les processus de vieillissement.
Validation d’un modèle de souris avec une modification génétique pour un gène d’intérêt
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent l'injection d'un agent bactérien pro-inflammatoire, puis un prélèvement sanguin sous anesthésie avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le projet se limite à valider des souris dites "humanisées", porteuses d'un gène humain à la place du gène murin, étape préalable à des études ultérieures faisant l'objet d'une demande séparée. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative in vivo" et renvoie au conditionnel et au long terme les retombées annoncées pour le développement de médicaments chez l'humain.
Objectifs
Le but de ce projet est de valider des modèles génétiques de souris où un gène de souris est remplacé par un gène humain. Si le modèle fonctionne, la protéine humaine sera ensuite exprimée dans les cellules et les tissus où la protéine de souris était auparavant exprimée. Dans ce projet, la validation de l’expression des gènes humains chez la souris nécessite un challenge avec une injection d’un agent bactérien. Cette injection induira une réponse inflammatoire nécessaire à l’expression des gènes d’intérêt dans les organes de la souris. Pour chaque modèle génétique analysé, nous prévoyons de comparer des groupes de 5 animaux pour chaque génotype soit 15 animaux par modèle étudié. Durant la durée de ce projet, nous anticipons 5 études par année, soit un total de 15 animaux * 5 projets * 3 ans, soit 225 souris au maximum. Chaque étude se focalisera sur un gène d'intérêt disposant d'éléments de la littérature justifiant la création du modèle. Les gènes humains étudiés sont de potentielles cibles pour les thérapies dans les domaines de l’oncologie, la neurologie, les troubles cardiaques et métaboliques. Cette étape de validation de modèle est nécessaire pour étudier plus tard sur une plus large cohorte l’effet sur les fonctions biologiques de l’expression de ces gènes humains chez la souris. Cette étape préliminaire est donc requise avant d’étudier les processus biologiques humains in vivo qui sont associés aux gènes exprimés. Cette étude future nécessitera une demande éthique à part.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider des modèles de souris exprimant des gènes humains. Il nous apportera plus de connaissances sur le fonctionnement de ces gènes humains dans un organisme entier comme la souris. Les données générées nous permettront plus tard d'étudier l'effet de l'expression de ces gènes sur les fonctions biologiques. Ces modèles permettront de modéliser des maladies humaines où ces gènes sont impliqués. Plus tard, cela permettra d'envisager des pistes thérapeutiques potentielles qui seront utilisées pour le développement de nouveaux candidats médicaments dans le cadre des pathologies neurologiques, cardiaques, métaboliques ou encore les cancers. A plus long terme, ces données pourront permettre le développement de médicaments chez l'Homme.
Procédures
Une injection de produit pro-inflammatoire : durée moins d'une minute. Un prélèvement sanguin sera effectué. Ce prélèvement dure quelques minutes.
Impact sur les animaux
Durant ce projet les animaux subiront une injection de produit pro-inflammatoire qui entraine une réponse inflammatoire dans l'organisme et une faible réduction de l’activité locomotrice. Un prélèvement sanguin sous anesthésie avant d’être euthanasiés.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort en fin d'expérience pour prélever les organes d'intérêt afin d'évaluer le niveau d'expression du gène d'intérêt.
Remplacement
Ce projet vise à valider des modifications génétiques chez la souris de gènes humains impliqués dans les systèmes : nerveux, métabolique, cardiaque et les pathologies associées. Aujourd’hui il n’existe pas d’alternative in-vivo aux modèles animaux pour étudier les systèmes biologiques humains sans mettre les individus en danger. Les souris dites « humanisées » s'avèrent être très utiles pour les tests précliniques et pour l'étude de nombreux processus biologiques humains. Le génome de la souris étant bien caractérisé et son organisme présentant de similitudes avec celui de l’Homme, en fait un modèle d’intérêt.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été déterminé au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que cet effectif de 5 par groupe constitue un bon compromis entre puissance d'analyse et réduction de nombre d'animaux utilisés. Durant cette étude, nous analyserons l’expression des gènes dans les organes d'intérêt de la souris entre les groupes de différent génotype grâce à un test statistique non paramétrique.
Raffinement
Dans le cadre de ce projet nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress engendré. Une surveillance quotidienne de l'état des animaux ainsi que la mise en place d'un suivi régulier de l'état général des animaux seront mises en place afin de s'assurer de la bonne santé de ceux-ci. En cas de rixe entre animaux, nous isolerons l'animal dominant et procéderons à des soins locaux le cas échéant. Durant l'ensemble de la procédure, des points limites spécifiques ont été mis en place afin de s'assurer du maintien des animaux dans des conditions éthiquement acceptables et d'une réponse appropriée à tout signe de souffrance ou de diminution du bien-être. Le cas échéant, une couverture pharmacologique pourra être employée et adaptée en accord avec notre vétérinaire (analgésie, antiseptiques...)
Choix des espèces
La souris est un animal dont la modification génétique est aisée. Nous avons donc décidé de valider la présence de gènes humains dans ce modèle. Ce mammifère permet de fournir de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte soit à partir de 8 semaines, âge où le système immunitaire est mature.
Splénectomie chez les rongeurs de laboratoire pour une utilisation à des fins scientifiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Rats : 500
1000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la majorité expédiés vers d'autres laboratoires après l'opération et les autres tués. Chaque animal subit l'ablation de la rate sous anesthésie, une chirurgie que le porteur associe à des risques de douleur, de saignement, de mauvaise cicatrisation et d'infection. Ce prestataire produit ainsi 100 rats et 100 souris par an sans rate, destinés aux projets de ses clients. Il reconnaît qu'"aucune approche statistique" n'a fixé les effectifs et présente l'animal comme un "passage obligatoire" avant toute administration à l'humain.
Objectifs
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés dans la recherche expérimentale étant un modèle présentant des caractéristiques proches de l'humain et une grande définition et stabilité génétique, ce qui en fait un modèle de choix pour les pathologies humaines. Ils représentent les modèles animaux de choix dans les domaines tels que les maladies cardiovasculaires et l'immunologie. Ce projet a pour but de fournir des rongeurs sans la rate donc déficient pour la production de globules rouges, la cicatrisation, la coagulation et dans l’immunité en vue de leur utilisation dans les études expérimentales de nos clients. Plusieurs sessions sont réalisées chaque année pour nos clients sur nos animaux : 100 rats et 100 souris par an.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la mise au point de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s). Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.
Procédures
Chaque animal subira une ablation de la rate sous anesthésie d'une durée maximale de 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou les effets indérisables attendus sur les animaux sont la douleur pendant la chirurgie et celle en post-opératoire, le risque de saignement continu, de mauvaise cicatrisation et un risque infectieux (baisse du système immunitaire).
Devenir
La majorité des animaux seront expédiés dans des laboratoires de recherche, pour une utilisation dans leurs projets de recherche. Les animaux aptes au transport après évaluation clinique seront expédiés. Les autres animaux seront mis à mort (pas de possibilité de continuer le projet ou d’être réutilisé).
Remplacement
Pour l’étude d’une pathologie, l’utilisation d’animaux permet de comprendre le fonctionnement d’un organisme. L'utilisation d'animaux est donc rendue nécessaire car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les réactions du corps vivant entier (ensemble complexe). Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. Des méthodes alternatives (ex: in vitro) ne sont pas réalisables, l'objectif du projet étant de fournir des modèles animaux préparés utilisés dans les études expérimentales.
Réduction
Nous réalisons ce protocole avec nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux utilisés. Aucune approche statistique n'a été réalisée.
Raffinement
Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long du projet. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Les chirurgies seront réalisées par un personnel formé et expérimenté avec un protocole anesthésique et analgésique adapté et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adapté afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit candidat médicament car les rongeurs ont un système nerveux développé et d'autres système métabolique proche de celui de l'Homme. Leur génétique est parfaitement connu ce qui permet d'avoir des résultats reproductibles permettant d'élaborer des conclusions fiables. Le choix de l'espèce entre rat et souris est conditionné par les besoins de nos partenaires suivant les éléments cibles de l'organisme. Le projet commencera avec des animaux à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum). L'âge exact est déterminé par la demande de notre partenaire en fonction de son axe de recherche. Le choix du stade de développement des animaux est donc justifié dans sa demande de projet. Puis, 5-6 jours après l'opération, les animaux lui seront envoyés après un examen vérifiant la bonne récupération des animaux de la chirurgie.