Souris
Etude d’une cardiomyopathie dilatée engendrée par une mutation du canal sodique cardiaque chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation d'un canal sodique cardiaque, elles subissent l'implantation chirurgicale de capteurs de télémétrie et trois échocardiographies sous sédation avant que leur cœur ne soit prélevé. Le porteur qualifie ses investigations d'"indolores et non-invasives" tout en décrivant une étape chirurgicale de 25 minutes et un isolement de dix jours en cage individuelle. Il affirme que la progression de la maladie ne peut s'étudier que dans un "organisme entier" et conclut qu'aucune méthode de substitution n'existe.
Objectifs
Le projet consiste à étudier une pathologie : la cardiomyopathie dilatée, liée à une mutation d’un canal ionique (sodique) cardiaque. Le mécanisme induit par la mutation est nouveau. Les investigations in-vivo sont essentielles pour comprendre le développement de la pathologie et permettre de nouvelles approches thérapeutiques. Il s’agira de caractériser, de manière non-invasive, les effets de la mutation sur différents paramètres cardiaques clés d’un modèle murin (souris) porteur de la mutation.
Bénéfices attendus
Des données cliniques humaines associent la mutation étudiée ici à une cardiomyopathie dilatée. La mutation d'un canal ionique est le plus souvent accompagné par le développement d'un phénotype remarquable in-vivo, pouvant se traduire par des effets sur l'électrocardiogramme (ECG), avec la survenue d'arythmies très souvent létales, et des modifications de la structure, de la morphologie et de la fonction du cœur. L'étude in-vivo est incontournable pour valider le concept du lien entre la mutation et la cardiomyopathie dilatée, étudier la relation gène-phénotype complexe (parfois contre-intuitive), et évaluer le potentiel thérapeutique de molécules visant, soit directement la cible d'intérêt, soit indirectement le remodelage cardiaque pathologique. A notre connaissance, il n'y a aucune étude équivalente à l'heure actuelle.
Procédures
Les investigations in-vivo sont indolores et non-invasives. On notera une étape chirurgicale légère, unique, d'une durée de 25 minutes qui consiste à implanter les capteurs de signaux en amont des enregistrements d’ECG en télémétrie. Les capteurs sont retirés après le sacrifice des animaux. Les enregistrements ECG sont complètement neutres pour l’animal (pas de présence humaine, pas de stress, réalisés en ambulatoire comme chez l’homme). Trois échocardiographies seront réalisées avec des anesthésies légères et un stress limité à une manipulation pendant 10 minutes.
Impact sur les animaux
La lignée murine utilisée, génétiquement modifiée, est établie depuis plusieurs générations avec une transmission de la modification génétique stable. Ni dans le laboratoire qui l’a établie, ni dans notre étude pilote, il n’a été noté de phénotype dommageable. Le phénotype est purement cardiaque (comme attendu) avec une insuffisance cardiaque, modérée et stable, et des troubles du rythme ne conduisant pas à la mort subite. L’échocardiographie est une méthode de choix pour l’exploration indolore de la morphologie et de la fonction cardiaque in-vivo. Sa nature non invasive permet des études longitudinales avec un suivi des animaux au cours du temps. Elle permettra de caractériser la fonction cardiaque in-vivo (3 investigations). Le stress subi se limite à la manipulation pendant une période courte (10 min/animal). Une sédation légère permet l’obtention d’images échocardiographiques de qualité (rythme cardiaque proche de la physiologie). Concernant l'enregistrement des ECG par télémétrie en ambulatoire, le bénéfice expérimental inclut l’absence d’interférence liée à une anesthésie, sans limitation de la durée d’observation, avec un accès aux périodes diurnes et nocturnes, une qualité supérieure du signal. La nuisance liée à l'implantation chirurgicale des capteurs (25 minutes) est limitée. Après l’implantation, les aninaux sont maintenus en cage unique pendant 10 jours pour : (i) éviter des blessures au niveau des cicatrices chirurgicales par les congénères (risque d’inflammation ; modification des conditions expérimentales) et, (ii) respecter la nécessité technique d’avoir un seul animal par plaque (qui est le receveur des signaux) d'enregistrement de l'ECG.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure pour prélever le coeur à des fins d'études in vitro (électrophysiologie, biochimie, histologie).
Remplacement
Le projet, dans sa globalité fait appel à des approches in-vitro et in-vivo. Les approches in-vitro concernent la caractérisation des effets moléculaires et cellulaires de la mutation. Elles permettent de comprendre les mécanismes de base, sans utilisation d’animaux. Pourtant, la validation des effets dans un modèle expérimental in-vivo est indispensable pour évaluer l’impact de la mutation sur la fonction cardiaque intégrée. Il n'existe actuellement aucune méthode (in-vitro ou in-silico) de substitution. Le cœur est un organe complexe, en interaction forte avec de nombreux autres systèmes. La progression de la maladie et les nombreux effets qui découlent de la mutation ne peuvent être étudiés que dans un organisme « entier ». La validation du modèle et les connaissances acquises permettront cependant d’évoluer vers l’utilisation de cellules cardiaques dérivées de cellules souches de patients en se basant en partie sur les connaissances acquises in-vivo.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux utilisés tout en obtenant des informations fiables et robustes, nous utiliserons deux techniques de choix dérivées d’approches couramment utilisées chez l’homme en clinique ; à savoir : (i) l’électrocardiograhie (ECG par télémétrie) et (ii) l’échocardiographie. Elles permettent toutes les deux un suivi de l’animal au cours du temps ; ce qui permet d’augmenter la puissance statistique et de limiter le nombre d’animaux utilisés dans le cas d’une pathologie évolutive comme la cardiomyopathie. Les animaux peuvent ainsi faire l’objet d’investigations répétées (chaque animal étant son propre témoin), au lieu d’être sacrifiés à chaque stade de la pathologie. Le protocole expérimental a été conçu à partir d'études similaires. Notre expérience permet, pour chacun des paramètres étudiés, de définir de manière pratique, le nombre minimum, mais scientifiquement nécessaire, d'animaux dans chaque groupe. Il est à noter que le phénotype cardiaque murin normal est parfaitement connu; ce qui simplifie et fiabilise les interprétations scientifique, et réduit ainsi le nombre d'animaux nécessaire.Nous avons évalué le nombre d’animaux nécessaires par une étude statistique, établi à un minimum de 10 par groupe (échocardiographie, ECG). Dans un souci de Réduction, chaque animal sera également utilisé pour mesurer plusieurs autres caractéristiques (physiologiques, histologiques, biochimiques et moléculaires).
Raffinement
Nous réaliserons des approches in-vivo non invasives (électrocardiographie, échocardiographie) pour comparer le phénotype murin pathologique avec la pathologie humaine afin de transférer les résultats et les connaissances acquises vers la clinique. Nous veillerons à maintenir les meilleures conditions de vie possibles pour les animaux tout au long du protocole, ce qui garantira aussi la qualité et la pertinence des résultats scientifiques. Cela inclut la réduction des contraintes pour les animaux, en matière de stress (ex : période de « repos » après le transport), de douleurs éventuelles (soins adéquats avant, pendant et après l’implantation des capteurs de télémétrie ; anesthésie/analgésie), d’enrichissement du milieu (jouets, tunnel, etc…), de détresse, de points limites et d’arrêt anticipé des procédures expérimentales. Une grille d’évaluation avec différents scores a été établie pour mesurer, réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse, et pour définir précisément des points limites et l’arrêt anticipé de la procédure.
Choix des espèces
Les animaux transgéniques sont principalement des modèles murins (souris). Les rongeurs sont effectivement le modèle le plus couramment utilisé en laboratoire. Ceci est particulièrement vrai pour l’étude du phénotype pathologique résultant de mutations humaines (comme décrit ici). Le phénotype cardiaque murin normal est parfaitement connu, à la fois au laboratoire et via une bibliographie abondante ; ce qui simplifie et fiabilise les analyses et les interprétations scientifique. Cela réduit aussi le nombre d'animaux nécessaire pour maitriser le modèle. Les animaux seront réceptionnés au stade jeune adulte, entre 4 et 8 mois. Ils seront utilisés après une période d'adaptation dans l'animalerie. Le stade choisi rend plus faciles et précises les investigations échocardiographiques et l'implantation des capteurs de télémétrie pour l'ECG (taille de l'animal). Il s’agit également d’un stade approprié pour l’étude de la progression de la cardiomyopathie.
Evaluation de composés thérapeutiques sur les animaux porteurs de tumeurs disséminées
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 300
6500 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendus porteurs de tumeurs disséminées de type leucémie ou métastases, souvent après xénogreffe de cellules humaines chez des animaux immunodéprimés, ils subissent irradiations, administrations répétées, prélèvements de sang et de moelle osseuse et séances d'imagerie, pour évaluer des candidats médicaments avant leur passage chez l'humain. Le porteur indique que le développement tumoral induit une perte de poids et des difficultés locomotrices, et prévoit une trentaine d'études par an. Il décrit les modèles de reconstruction en 3D comme "marginaux" et aux résultats "difficilement transposables à l'homme", concluant au caractère "indispensable" du recours aux rongeurs.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux. En 2020, quelques 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer disséminés déjà mis en place ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la maladie humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour les traiter. Ces modèles permettront d’étudier des nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte physiologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une réelle évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers disséminés de type leucémie ou bien le développement des métastases chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la toxicité, de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques sur des leucémies ou des métastases. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera ainsi possible d’étudier dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme : -les mécanismes de dissémination des métastases, -les mécanismes d’évolution des leucémies, -les mécanismes de résistance à des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
Un système d’identification sera mis en place sur tous les animaux, sous anesthésie générale (moins de 1 minute, une seule fois). Induction tumorale de tous les animaux sous anesthésie (moins de 1 minute, généralement unique, mais pourra être répétée pour vérifier que la thérapie administrée peut empêcher des récidives). Si necessaire,en fonction de des cellules tumorales : transport vers le site où est réalisée l’irradiation (une seule fois, 2 heures). Pose d’un implant Sous Cutané (une seule fois, 1 minute) Test de composés chimiques, biologiques ou traitement par rayons ionisant administrés sous anesthésie générale (moins de 1 minute). Administration orale, intraveineuse, intrapéritonéale et sous cutanée sous contention sans anesthésie (moins de 1 minute). Ces administrations peuvent être uniques ou répétées, comme peut l’être la prise de médicament chez le patient. Pesée des animaux (moins de 1 minute) Prélèvements de sang potentiellement répétés en respectant les volumes maximum tolérés : - Prélèvements peu invasifs sous anesthésie générale (moins de 1 minute). -Prélèvement par piqûre à la veine caudale et marginale de la patte sous anesthésie, possible sous contention (moins de 3 minutes). -Prélèvements potentiellement répétés de moelle osseuse sous anesthésie (moins de 5 minutes). -Recueil d’urine individuel (potentiellement répété, avec isolement (moins d’une heure)). Technique d’imagerie, potentiellement répétée: sous anesthésie générale entre 10 et 45 minutes (en fonction des techniques).
Impact sur les animaux
Les gestes techniques suivants induiront un stress léger à l’animal: -Identification des animaux -Transport vers le site où est réalisée l’irradiation -Pose d’un implant Sous Cutané -Induction tumorale -Traitements par voies orale, Intraveineuse, intrapéritonéale, sous cutanée ou radiothérapie -Suivi des animaux par imagerie Les gestes suivants induiront une douleur plus marquée. -Les traitements par voie intramusculaire/intradermique Au début de l’étude, les animaux seront randomisés. Cette nouvelle organisation sociale pourra engendrer un stress léger. La prise de mesure des animaux (poids) induira un stress pouvant être considéré comme faible qui diminuera avec l’habituation Les prélèvements de sang ou de moelle osseuse en cours d’expérience induiront un stress plus important chez l’animal : Le développement tumoral induira une perte de poids et des difficultés locomotrices.
Devenir
Les animaux étant porteur de tumeur ils seront tous mis à mort.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidatsmédicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais restent toutefois marginales et les résultats obtenus restent à ce jour difficilement transposables à l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est le plus faible possible en fonction des objectifs de l’étude et de la puissance statistique nécessaire. Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations des paramètres et de la mortalité entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individu. L’analyse statistique sera effectuée au moyen d’un test d'analyse de la variance (ANOVA). Près de 30 études sont réalisées chaque année, mais le nombre peut varier en fonction des demandes. Une étude peut être composée de 1 (dans le cas d’un développement d’un nouveau modèle) à 20 groupes. Le nombre d’animaux par groupe varie généralement entre 6 et 15 par dose de produit, ce nombre sera adapté en fonction de la connaissance interne du modèle ou en fonction des études réalisée dans la littérature. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal. En général, en oncologie et du fait de la randomisation, le nombre d’animaux greffés est supérieur au nombre d’animaux utilisés randomisés dans chaque groupe. Pour les modèles disséminés ce nombre d’animaux surnuméraire est réduit à un maximum de 10% (pour 100 animaux, 110 seront greffés). Au-delà, une dérogation sera demandée et le modèle sera expertisé pour évaluer si plus de 10% des animaux sont réellement nécessaires. Dans tous les cas, il sera recommandé l’utilisation d’un minimum de résidus
Raffinement
Les procédures techniques sur les animaux seront réalisées selon les standards validés par le comité éthique. Toutes les procédures seront réalisées par des techniciens formés et dont les compétences ont été validées. La fréquence de pesée des animaux sera adaptée à leur état général. Chaque animal sera observé quotidiennement. Les animaux présentant des signes de douleur ou de souffrance seront suivis par la structure chargée du bien-être animal. Sous l’autorité du vétérinaire, des antalgiques pourront être prescrits. De l’enrichissement sera utilisé dans toutes les cages dès l’arrivée des animaux dans l’animalerie. L’induction tumorale se fera sous anesthésie. avec traitement antalgoique adaptée. L’induction tumrale fera l’objet d’une surveillance et de soins post induction seront pratiqués si nécessaires. Pour les traitements dont l’administration est douloureuse, les animaux en plus d’être anesthésiés recevront une antalgie adaptée. Les injections/prélèvements seront effectués en suivant les recommandations du comité éthique en termes de volume, d’anesthésie, de fréquence et d’antalgie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. A partir de 10% de perte de poids, la fréquence de pesée sera augmentée pour tous les animaux Dans toutes les cages, un gel nutritif ou de l’eau gélifiée seront rajoutés, la quantité de nourriture en fond de cage sera augmentée. Chaque animal avec une perte de poids de 10% sera réhydratés.
Choix des espèces
Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines (modèles xénogéniques) dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (6 semaines lors de leur première manipulation). Des animaux adultes sont utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’injection des cellules tumorales. Les animaux adultes pourront mieux supporter les effets secondaires des composés à tester. Les effets du développement tumoral sera plus facilement supporté par des animaux adultes.
Impacts de la caféine sur le développement cérébral via les récepteurs A2A neuronaux et gliaux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2104 souris mâles et femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Exposées à la caféine pendant la lactation, elles subissent gavages, injections et chirurgies, sept tests comportementaux que le porteur ne détaille pas, ainsi qu'une induction pharmacologique de crises d'épilepsie poussée jusqu'au status epilepticus. Le porteur reconnaît que ces crises engendrent "un stress et une fatigue significatifs" et que l'expérience se termine par l'euthanasie de l'animal. Il présente les "recommandations de santé publique" attendues comme une ambition, tout en évoquant le "dépôt de brevet" et la "valorisation" du projet.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de caractériser les effets néfastes chez la souris mâle et femelle d’une exposition à la caféine ou à un inhibiteur du récepteur de l’adénosine A2A pendant la période de lactation correspondant à une période clé du développement du cerveau : la formation des synapses. Des altérations du développement des synapses peuvent entrainer des troubles cognitifs et des maladies psychiatriques. Nous proposons que la "mauvaise construction" du cerveau suite à une exposition à la caféine tôt au cours du développement sensibiliserait sur le long terme la progéniture à des troubles cérébraux caractérisés par des défauts cognitifs, d’interactions sociales et à une sensibilité accrue aux crises d’épilepsie. Nous proposons de caractériser sur l’animal l'action de la caféine sur le développement des synapses excitatrices glutamatergiques de l’hippocampe et d’élucider les mécanismes qui sous-tendent son action en testant la contribution du récepteur A2A dans deux types cellulaires distincts : les neurones et les cellules microgliales car nos expériences sur cellules impliquent des interactions neurogliales. Puis, nous étudierons les effets d’une suppression pendant le développement de l’activité du récepteur A2A dans toutes les cellules (animaux traités pharmacologiquement à la caféine ou à un antagoniste du récepteur A2A) ou restreint aux neurones ou aux microglies (animaux transgéniques) sur la mémoire, les interactions sociales, le comportement autistique, l’anxiété et la susceptibilité/sensibilité aux crises d’épilepsie.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra de mettre en évidence les mécanismes responsables de l'effet de remodelage synaptique de la caféine dans les cerveaux en développement et de définir la contribution de sa cible médicamenteuse, le récepteur A2A. Dans ce contexte, les attentes primordiales du présent projet sont de mettre en évidence les mécanismes cellulaires responsables de l'effet de remodelage synaptique de la caféine dans les cerveaux en développement. En particulier, nous espérons démontrer que la caféine contrôle les voies neurogliales dépendantes des récepteurs A2A qui ont un impact sur l'excitabilité des réseaux à long terme, jouant un rôle dans l'établissement de troubles semblables à l'autisme, le déclin cognitif lié à l'âge et même la démence (des situations pour lesquels une suractivation des récepteurs A2A a été observée). Il s'agit d'un sujet d'une importance majeure car les maladies du cerveau représentent la plus grande charge de santé en Europe, avec des biomarqueurs et des traitements limités. Notre recherche permettra de mieux comprendre les effets de la caféine, ce qui aura un impact considérable sur la conception de meilleures approches ciblées pour tirer parti des effets bénéfiques, mais aussi sur la conception d'une stratégie ou l'identification des personnes sensibilisées après une exposition précoce. Notre projet est donc très pertinent pour la santé publique étant donné la large consommation de caféine chez l'homme et nous permettra de formuler des recommandations de santé publique, notamment en ce qui concerne l'exposition en début de vie. En conclusion, le présent projet a l'ambition globale non seulement de fournir une nouvelle perspective sur l'impact de la caféine sur le développement et le maintien du cerveau, mais aussi de stimuler de nouvelles recherches axées sur les soins cliniques et le développement thérapeutique. Nous sommes donc convaincus des implications importantes de notre étude en termes de valorisation, de dépôt de brevet et de progrès clinique et sociétal.
Procédures
Le projet comprend différents actes techniques : • Animaux vigiles : o Croissement des deux lignées transgéniques avec évaluation du phénotype o 1 administration par gavage répétée 3 fois. Durée : 1 min par administration o 7 tests comportementaux répétés 2 fois. Durée : 10 min par test o 16 injections de drogues répétés 2 fois. Durée : 1 min par injection • Animaux anesthésiés : o 1 procédure de chirurgie répétée 6 fois Durée : 10 min par chirurgie o 1 injection intraveineuse répétée 2 fois Durée : 1 min par injection
Impact sur les animaux
La contention et les différentes injections ainsi que les tests comportementaux génèrent chez l’animal un léger stress dû au fait de l’injection et de la manipulation de l’animal ou de la découverte d’un nouvel environnement pour les tests comportementaux. Suite à l'anesthésie, la période de réveil peut comporter des risques, elle fera l'object d'une surveillance étroite. Concernant l’induction pharmacologique de crises d’épilepsie, aucune douleur spécifique n’est induite par cette procédure. En revanche, la survenue des crises engendre un stress et une fatigue significatifs pour l’animal. Les expériences requièrent que l’animal atteigne le stade de status epilepticus (état de mal ininterrompu). Ces expériences seront suivies d’une euthanasie de l’animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure pour réaliser des analyses biochimiques, histologiques et physiologiques.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de caractériser les effets néfastes dans l’hippocampe d’un animal vivant d’une exposition à la caféine ou à un inhibiteur du récepteur A2A de l’adénosine pendant la période de lactation correspondant à une période clé du développement du cerveau : la formation des synapses. Des altérations synaptiques peuvent entrainer des troubles cognitifs et des maladies psychiatriques. Il s’agit ici d’étudier les effets sur les synapses mais aussi sur le comportement des animaux (cognition, anxiété et interactions sociales). L'utilisation d'animaux vivants revêt donc un caractère de stricte nécessité. De nombreux résultats obtenus au laboratoire dans des cultures de neurones précèdent cette étude et ont montré des effets reproductibles et significatifs d’un blocage du récepteur A2A sur la synaptogenese glutamatergique. Cela impliquerait des interactions entre les neurones et les cellules microgliales résidentes du cerveau. Cependant, les cellules microgliales perdent un grand nombre de leurs propriétés structurales et fonctionnelles en culture. Il est donc nécessaire de les étudier sur un animal vivant, ce que nous proposons de faire dans cette étude.
Réduction
Le projet a été conçu avec un nombre minimal d’animaux nécessaire pour assurer sa validité scientifique et statistique. Les mâles et les femelles seront utilisées dans nos expériences. Les mêmes animaux seront utilisés pour effectuer tous les tests comportementaux, en commençant par les tests les moins stressants. D’une manière générale, nous utilisons des groupes de n=10 animaux pour les expériences biologiques et de n=15 pour les analyses comportementales. Ce nombre (2104) est basé sur notre expérience antérieure. Nous utiliserons principalement des analyses paramétriques ou non paramétriques en fonction des expériences.
Raffinement
Sauf si cela n’est pas approprié, toutes les procédures expérimentales du projet sont pratiquées sous anesthésie générale ou locale en recourant à des analgésiques. Les administrations et prélèvements seront effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 5 individus maximums et ils disposeront dans chaque cage d’un enrichissement de nidification. Une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur les animaux seront exclus du protocole. Dans tous les protocoles, l'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé en limitant au maximum (durée et intensité) toute douleur et/ou stress pour les animaux utilisés par la mise en place de période d’accoutumance et l’emploi d’anesthésiants et antalgiques adaptés. L’évaluation de la souffrance sera basée sur un suivi quotidien (attitude corporelle, aspect du pelage, poids corporel) de sorte à administrer un traitement antiinflammatoire/antalgique supplémentaire, ou sortir un animal de l’étude en cas d’atteinte des points limites établis.
Choix des espèces
Le modèle de rongeur (souris) est standard dans notre domaine de recherche. Ces espèces sont utilisées parce que les souris peuvent être évaluées par méthodes comportementales et être génétiquement modifiés par injections virales ou transgénèse. Nous utilisons des animaux jeunes pour supprimer le récepteur A2A ou bloquer ou activer pharmacologiquement son action au cours du développement (période de formation des synapses) et en étudier les effets juste après le pic de formation des synapses i.e. dans un cerveau juvénile ou chez l’adulte. Dans certaines expériences, ces traitements seront effectués dans le cerveau adulte et les effets étudiés à afin de déterminer si les effets néfastes développementaux observés sont restreints à cette période.
Diversité des ostéoclastes en condition normale et pathologique
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
634 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 510 d'entre elles subissent une ovariectomie pour induire une ostéoporose, d'autres reçoivent des injections sous-cutanées ou intrapéritonéales répétées, et toutes une ponction intracardiaque au moment de la mise à mort pour prélever le sang et les organes. Le porteur affirme que l'ovariectomie n'affecte pas le bien-être des animaux non-humains hormis un stress chirurgical transitoire, et fixe un point limite de mise à mort à 15 % de perte de poids. Sur le remplacement, il décrit les rares lignées cellulaires disponibles comme incapables de reproduire la diversité des ostéoclastes et conclut que le recours à la souris reste "indispensable".
Objectifs
L'ostéoporose est une pathologie liée à la chute des estrogènes à la ménopause ou à certaines maladies inflammatoires. Elle est caractérisée par une diminution de la masse osseuse due à une différenciation accrue des ostéoclastes, cellules responsables de la dégradation de la matrice osseuse. Ces cellules ont été longtemps considérées comme une population unique de cellules et les thérapies actuelles bloquent de façon globale l'activité des ostéoclastes. Elles sont efficaces, mais à long terme, elles ont des effets néfastes (os de mauvaise qualité, risque accru de fracture). De nouvelles approches thérapeutiques sont donc nécessaires. Il a été récemment démontré qu’il existe plusieurs populations d'ostéoclastes qui ont des propriétés et des fonctions différentes. Notre but est donc de caractériser ces différentes populations d'ostéoclastes en condition normale ou ostéoporotique pour déterminer quels ostéoclastes sont responsables de la destruction osseuse pathologique associée à l’ostéoporose. Cela pourrait conduire à des thérapies ciblées sur ces ostéoclastes pathologiques, sans affecter les autres. Ce projet aura donc des retombées importantes pour l’ostéoporose et les maladies inflammatoires associées à une perte osseuse. Nous travaillerons sur 2 modèles bien caractérisés et largement étudiés, l'ostéoporose post-ménopausique induite chez la souris femelle par ovariectomie, et la destruction osseuse inflammatoire induite par injection sous-cutanée au niveau de la calvaria (os supérieur du crâne) de facteurs stimulant la formation des ostéoclastes. Ces 2 modèles ont déjà permis de caractériser certaines propriétés des ostéoclastes conservées chez l'Homme. Nous utiliserons des souris normales commerciales et des souris génétiquement modifiées, déficientes pour le métabolisme du glucose (pfkb3) car nos résultats in vitro suggèrent que les populations d'ostéoclastes diffèrent dans leur capacité à utiliser et métaboliser le glucose, ce qui peut impacter leur fonction. Cela nous permettra de déterminer si la modulation du métabolisme du glucose peut réduire les ostéoclastes pathologiques in vivo dans le contexte de la destruction osseuse.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de mieux comprendre la diversité des ostéoclastes chez un individu normal ou ayant une destruction osseuse. Cette diversité a été identifiée très récemmment et est très peu documentée dans la litérature. C'est donc un projet original qui apportera des connaissances très nouvelles sur la biologie des ostéoclastes. Identifier les sous-populations d'ostéoclastes qui sont spécifiquement impliquées dans la destruction osseuse pourra à terme permettre d'améliorer les traitements des pertes osseuses en ciblant de façon spécifique ces ostéoclastes pathologiques sans affecter ceux responsables du remodelage osseux physiologique. Enfin, de nombreuses maladies sont associées à une destruction osseuse (rhumatismes inflammatoires, tumeurs osseusesn et autres maladies inflammatoires). Nos résultats pourront donc avoir des conséquences plus larges que l'ostéoporose post-ménauposique.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale pour induire une ostéoporose par ovariectomie. L’intervention (temps d’anesthésie) dure environ 15 minutes. Cela concerne 510 animaux qui seront opérés une seule fois. Les animaux recevront également des injections sous-cutanées de quelques secondes, soit 1 seule fois pour 96 animaux, soit 2 fois par jour pendant 3 jours consécutifs pour 48 animaux. Tous les animaux recevront des injections intrapéritonéales, soit une seule fois au moment de la mise à mort pour 144 animaux, soit 2 fois (une au moment de la chirurgie et une au moment de la mise à mort) pour les 510 animaux soumis à la procédure de chirurgie. Enfin ils seront également soumis une seule fois à une ponction intracardiaque de 2-3 minutes après anesthésie pour collecter le sang. Cela concerne tous les animaux au moment de la mise à mort.
Impact sur les animaux
L'ovariectomie est le modèle standard d'ostéoporose utilisé en recherche. En dehors de l'acte chirurgical qui peut induire un stress transitoire, elle n'affecte pas le bien-être des animaux. La perte osseuse résultante n'induit pas de souffrance et est observable après 3 semaines. Dans quelques cas, il peut y avoir une mauvaise cicatrisation de la plaie. La perte osseuse locale induite par injection sous-cutanée au niveau de la calvaria de facteurs stimulant les ostéoclastes est aussi un modèle validé. En dehors de l'injection sous-cutanée elle-même qui peut induire un stress très transitoire, elle n'affecte pas le bien-être des animaux et la perte osseuse résultante n'induit pas de souffrance. Elle est observée 5 jours après l'injection et est localisée à la calvaria. Les souris génétiquement modifiées que nous utiliserons n'ont pas de phénotype dommageable (viabilité, poids, comportement et reproduction normaux). Nos résultats préliminaires montrent que les ostéoclastes pathologiques sont présents en très faible proportion chez les souris normales. Leur phénotype n'a donc pas d'incidence sur les animaux
Devenir
Tous les animaux dans chacune des procédures seront mis à mort pour permettre le prélèvement des organes pour l'analyse du phénotype et de la fonction des ostéoclastes et de leurs progéniteurs, ainsi que pour la mise en culture de cellules primaires.
Remplacement
L’existence de plusieurs populations d’ostéoclastes n’a été mise en évidence que très récemment et les rares lignées de cellules disponbles pour étudier les ostéoclastes ne reproduisent pas leur diversité et ne permettent pas d'analyser leur interaction avec leur environnement. Elles ne reproduisent pas non plus le phénotype des ostéoclastes pathologiques. L'utilisation d'ostéoclastes primaires issus de souris saines ou ayant une destruction osseuse reste donc indispensable. De plus, étant donné la complexité des mécanismes impliqués, aborder ce problème seulement par des analyses in vitro n'est pas suffisant et le recours à des modèles animaux est lui aussi indispensable. Pour l’instant, aucune méthode alternative in vitro n’est adaptée afin de remplacer totalement le modèle murin. Cependant, nos résultats pourraient permettre à terme d’améliorer ces modèles in vitro en les modifiant génétiquement grâce aux marqueurs et autres caractéristiques que nous identifierons pour qu'ils reproduisent les différentes sous-populations d'ostéoclastes. Si cela est possible, cela permettrait à terme de réduire grandement le nombre d’animaux utilisés pour l’étude de ces cellules en condition normale et pathologique.
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé au plus juste en fonction du nombre de cellules nécessaire aux différentes analyses et d'une évaluation statistique, en tenant compte de pertes éventuelles afin de ne pas avoir à répéter inutilement les procédures, et avec le nombre de souris minimum par groupe. Pour l'évaluation statistique, nous avons utilisé le test G*power qui permet d'estimer le nombre d'animaux nécessaires en fonction des différences attendues sur la base de nos expériences antérieures et des résultats de la littérature. Chaque animal inclus dans l'analyse est utilisé de façon optimale pour permettre l'analyse simultanée d'un maximum de paramètres et réduire encore le nombre d'animaux. Nous ne produisons ni ne commandons plus d'animaux que ceux nécessaires à chaque expérience. Enfin, l’excédent de cellules sera congelé pour utilisation ultérieure ce qui nous permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux
Raffinement
Toutes les expériences et manipulations des animaux seront effectuées afin de respecter le bien-être animal et de réduire au minimum le niveau de stress des animaux. Pour réduire au maximum la souffrance des animaux, une grille de score a été établie pour le suivi des animaux avec des critères bien définis pour détecter tout signe de souffrance et des points limites bien définis. La procédure d'ovariectomie inclut un traitement pré-opératoire par un analgésique (buprénorphine), et un suivi post-opératoire selon la grille de score présentée en annexe. Un antalgique sera administré si les animaux présentent des signes de souffrance. Si ces signes ne disparaissent pas, comme indiqué dans la grille de score, ils seront mis à mort par dislocation cervicale. Si le score atteint la limite de 6 (point limite) les animaux seront immédiatement mis à mort par dislocation cervicale. Les animaux ovariectomisés seront pesés toutes les semaines car l'ovariectomie est caractérisée par une prise de poids modérée (environ 10%). Si au contraire une diminution du poids est observée, les animaux seront pesés 2 fois par semaine et s’ils présentent une perte de 15% par rapport à leur poids au jour 0, ils seront immédiatement mis à mort par dislocation cervicale (point limite).
Choix des espèces
Nos résultats précédents, ainsi que la majorité des données de la littérature sur lesquelles nous nous appuyons, ont été obtenus chez la souris. Nous allons travailler par analogie avec ces résultats dans la continuation de nos travaux précédents. Les données de la littérature montrent que les deux modèles utilisés (ovariectomie et modèle calvaria) ont permis de générer des données qui ont ensuite été validées chez les patients (sur d'autres questions touchant les ostéoclastes). Enfin, il existe déjà des modèles de souris génétiquement modifiées dont l'utilisation permettra de répondre à certaines de nos questions. Pour toutes les procédures, nous utiliserons des animaux au stade adulte, entre 6 et 12 semaines. A ce stade le système osseux des souris est mature et c'est le stade auquel nous avons déjà travaillé dans nos études précédentes.
Etudes des effets de l’activation ou inhibition répétée de l’activité éléctrique des nerfs cornéens chez des souris naïves ou souffrant de sécheresse oculaire.
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
575 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie menée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent une abrasion de la cornée suivie du dépôt d'une solution virale, et pour certaines l'ablation de deux des trois glandes lacrymales afin de provoquer une sécheresse oculaire douloureuse. Le porteur indique que ces gestes induisent une douleur à l'œil, dont le signe principal est la fermeture de la paupière, et administre un analgésique autour des chirurgies. Il étudie l'inflammation neurogène de l'œil sec et affirme cette douleur non modélisable complètement in vitro, aucun modèle in silico n'étant disponible.
Objectifs
Les douleurs chroniques oculaires sont parmi les plus invalidantes et les plus difficiles à traiter. Leurs mécanismes physiopathologiques, de nature neurogène et/ou inflammatoire, demeurent de nos jours très mal connus. Leur compréhension permettrait ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques. L’objectif principal de ce projet est de caractériser les mécanismes de l’inflammation neurogène dans le cadre du syndrome de l’œil sec. Pour cela nous envisageons de mettre au point un modèle d'inflammation neurogène responsable d'une sécheresse oculaire par activation répétée des fibres nerveuses cornéennes. En parallèle les effets de l’inhibition répétée des fibres nerveuses cornéenne seront étudiés chez des souris souffrant de sècheresse oculaire. Dans ce but nous utiliserons une approche qui utilise des récepteurs synthétiques et des ligands sélectifs pour l'activation ou l'inhibition de structure nerveuse précise.
Bénéfices attendus
La sécheresse oculaire (SO) a une prévalence allant jusqu’à 50% chez les personnes âgées de plus 65 ans. La SO se caractérise notamment par de l’inconfort, des sensations de brûlure, de picotement et surtout est accompagnée de douleur. Les douleurs chroniques oculaires sont parmi les plus invalidantes et les plus difficiles à traiter. En effet, en cas de sécheresse les principaux traitements pouvant être proposés aux patients sont la réhydratation de la cornée par larme artificielle ou un traitement anti-inflammatoire. Malheureusement ces traitements ne sont souvent pas efficaces à long terme pour soulager les douleurs oculaires. En outre, l’intensité des douleurs exprimées par les patients n’est pas toujours corrélée à l’atteinte clinique de la surface oculaire. Ainsi la compréhension de la physiopathologie de la douleur oculaire est un préalable à l’amélioration des thérapies actuelles. Nous nous proposons d’étudier plus précisément les mécanismes de l’inflammation neurogène qui sont à l’heure actuelle peu étudiés. Leurs compréhensions permettraient ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Tous les animaux utilisés lors de la phase 1 (mise au point), 2 (activation répétée des nerfs cornéens sur des souris naïves (ne subissant pas de procédure chirurgicale)) et 3 (inhibition répétée des nerfs cornées sur de souris modèle de sécheresse oculaire), à l’exception du lots 1 de souris de la phase 1 (soit 550 animaux), subiront une transfection des nerfs cornéens. Sous anesthésie profonde, une abrasion de la cornée est effectuée et 1 à 2 µl de solution virale sont déposés. Cette intervention dure environ 1 min par animal. Les souris de la phase 3 (soit 240 animaux) subiront également une chirurgie permettant d’induire une sècheresse oculaire. L’ablation unilatérale de deux des trois glandes lacrymales sera effectuée sous anesthésie profonde. Cette intervention dure au maximum 20 min par animal. Pour ces deux interventions un analgésique sera administré aux animaux avant l’intervention et 24h après. Enfin les animaux seront anesthésiés puis euthanasié en fin d’expérimentation comportementale afin de récolter les différents tissus qui serviront aux études histologiques, de biologie moléculaire et d’électrophysiologie.
Impact sur les animaux
Ce projet s’attèle à étudier la douleur oculaire et plus particulièrement les mécanismes d’inflammation neurogène à l’origine de la douleur oculaire. Au cours de ce projet l’abrasion de la cornée, l’activation répétée des nerfs cornéens ou encore la double exérèse des glandes lacrymales induiront une douleur oculaire chez la souris. Le signe principal de douleur oculaire qui sera observé est la fermeture de l’œil. D’autres signes de douleur pourront être observés au niveau de la face de la souris.
Devenir
Les animaux seront anesthésiés puis euthanasiés en fin d’expérimentation comportementale afin de récolter les différents tissus qui serviront aux études histologiques, de biologie moléculaire et d’électrophysiologie.
Remplacement
La sécheresse oculaire induisant de la douleur oculaire est une pathologie multifactorielle résultant d’une interaction entre différents types cellulaires et impliquant plusieurs systèmes de régulation de l’homéostasie du film lacrymal. Elle ne peut être modélisée complètement in vitro. Également aucun modèle in silico de sécheresse oculaire n’est disponible à ce jour. C’est pour cela que ce projet est mené chez l’animal.
Réduction
Au préalable, une étude in vitro (culture primaire de neurone de ganglions trigéminés), a été menée pour démontrer qu’il est possible d’induire l’expression de gène au sein des ganglions trigéminés. Cela nous a déjà permis de déterminer quel sérotype viral à utiliser au cours de ce projet, tout en utilisant moins de souris. Cependant in vivo l’expression d’un transgène peut varier. Cela nous oblige à tout de même passer par une première phase de mise au point chez la souris. Afin d’utiliser moins d’animaux, chaque souris utilisée pour réaliser des tests comportementaux sera euthanasiée pour réaliser des analyses histologiques ou de biologie moléculaire. Cependant tous les tests comportementaux ne peuvent pas être réalisés chez la même souris. En effets certains tests effectués peuvent être source de stress et d’anxiété ce qui induirait un biais dans la réalisation des tests étudiant le stress et l'anxiété chez l'animal. Cela nous oblige donc à réaliser à chaque fois deux séries d’expérimentations. L’ensemble des données comportementales, histologiques et de biologie moléculaire seront soumis à une analyse statistique en vu de publier nos résultats dans des journaux scientifiques. Ce projet nécessite un total de 575 souris C57BL6J.
Raffinement
Avant toute procédure, une phase d’acclimatation sera respectée pour tous les animaux, dès leur arrivée, pour une durée de cinq jours. Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation par groupe de 5, avec enrichissement (tube en carton, battons) sur portoirs ventilés (température et hygrométrie régulées automatiquement) avec un cycle d'éclairage 12h/12h. La cornée est en contact direct avec l’environnement. De ce fait certains enrichissements placés dans les cages viennent perturber nos expériences. Par exemple, la ouate ou le coton placés dans les cages de souris sont rapidement souillés par l’urine et les excréments favorisant une infection de la surface oculaire. Afin de limiter le stress des souris au cours des tests comportementaux une phase d’habituation sera respectée. Les souris seront placées dans la salle de comportement et seront habituées à être manipulées par l’expérimentateur (5 minutes deux fois par jour) cinq jours avant le début des tests comportementaux. Au moment des chirurgies (transfection ou double exérèse des glandes lacrymales) et 24h après la chirurgie un analgésique sera administré en sous-cutané. Cela permettra de limiter les douleurs aiguës liées à la chirurgie. Également durant la chirurgie du gel ophtalmique est appliqué sur les yeux de la souris afin de les protéger d’une sécheresse oculaire source de douleurs qui serait non souhaitée ici.
Choix des espèces
La souris est un animal petit, facilement manipulable lors des observations cliniques, qui se reproduit bien. C’est une espèce animale fréquemment utilisée dans la littérature comme modèle de sécheresse oculaire, et plus globalement dans la recherche en laboratoire pour des expériences de physiologie et de biologie cellulaire et moléculaire. En effet, sa facilité d’élevage et de manipulation en fait un modèle de choix pour modéliser et décrypter des mécanismes physiopathologiques. Dans ce projet, les procédures seront appliquées sur des souris sauvages mâles adultes C57BL/6J. Ce projet nécessite l’utilisation de souris mâles C57BL/6J adultes. Ces animaux arriveront à l’animalerie à l’âge de 7 semaines (poids environs 20-25g) afin de respecter une semaine d’acclimatation et seront utilisés à l’âge de 8 semaines (âge de la maturité sexuelle) (poids environs 20-25g). Cela permettra de travailler sur des souris adultes et d’éviter des biais liés au changement physiologique de l’animal vieillissant. En effet l’ensemble des procédures de ce projet durant entre 4 à 11 semaines maximum. Les souris auront donc au maximum 19 semaines en sortie de procédure.
Elevage de lignées de souris modèles pour l’étude du développement cérébral
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Génétiquement modifiées, elles servent à l'élevage de lignées pour l'étude du développement du cortex cérébral, avec une biopsie de la queue et une boucle d'identification posées au sevrage, puis des accouplements répétés. Le porteur indique que les embryons et les souriceaux sont prélevés pour leurs tissus nerveux, que les mâles se battent et vivent isolés, et que certaines lignées présentent un retard de croissance. Il précise que ces souris génétiquement modifiées ne peuvent être ni replacées ni relâchées, et que les reproducteurs âgés sont "réformés" et tués.
Objectifs
Le cortex cérébral est la région du cerveau responsable de fonctions cérébrales importantes comme par exemple la perception sensorielle, le langage, la mémoire, les actions volontaires et la motricité. L’étude de la formation du cortex cérébral pendant le développement embryonnaire, est essentielle pour comprendre le fonctionnement cérébral dans des conditions normales, mais également pour comprendre pourquoi le cerveau dysfonctionne dans un certain nombre de maladies telles que l’épilepsie ou le retard mental, qui touchent presque 1 enfant sur 100 dans les pays industrialisés. Les études récentes en neuroscience montrent que la gestion de la production d’énergie par les cellules du cerveau (les neurones) est essentielle pour la formation des contacts entre les neurones (appelés ‘synapses') et le développement d’un cortex cérébral fonctionnel. Ce projet a pour finalité d’étudier deux gènes qui participent à la régulation de la production d’énergie neuronale. Pour atteindre ce but, il est nécessaire de prélever des tissus neuronaux chez des embryons de souris ou chez des souriceaux. Ces tissus permettent de réaliser des expériences in vitro en manipulant l’expression de gènes liés à la production d’énergie, et d’observer les conséquences de ces perturbations sur la formation de réseaux de neurones.
Bénéfices attendus
L’étude de la fonction des gènes impliqués dans la formation des réseaux neuronaux au cours du développement embryonnaire permettra à terme d’identifier des biomarqueurs ou des stratégies thérapeutiques dans les maladies du neurodéveloppement.
Procédures
Les animaux subiront une seule fois, une biopsie à la queue et la pose d’une boucle d’identification au moment du sevrage (la procédure dure environ une minute). Les animaux seront accouplés et regroupés régulièrement en fonction des besoins de l’élevage.
Impact sur les animaux
La manipulation répétée des animaux et leur contention peut entraîner un stress modéré qui néanmoins s’atténue à mesure que les animaux s’habituent à l’expérimentateur. Les animaux subissent une biopsie à l’extrémité de la queue et la pose d’une boucle d’identification à l’oreille au moment du sevrage. Suite aux accouplements, il est observé chez la majorité des mâles un comportement de bagarre nécessitant leur hébergement en cage individuelle. Certaines lignées peuvent présenter un retard de croissance ou des anomalies développementales.
Devenir
Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être replacés ou relâchés. Les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélèvement des tissus désirés. Les animaux reproducteurs âgés seront réformés et mis à mort, en l’absence de possibilité de replacement.
Remplacement
Le développement d’un réseau de neurones fonctionnel repose sur des mécanismes biologiques (cascades d’activation de gènes et de facteurs de croissance…) qui sont pour l’heure impossible à modéliser parfaitement in vitro. Par conséquent l’étude de préparations microscopiques, par prélèvement de tissus, est une modalité indispensable pour comprendre l’organisation d’un tissu complexe tel que le cortex cérébral. En parallèle, les approches réalisées sur des cultures cellulaires seront dans la mesure du possible testées au préalable dans des lignées de cellules. Néanmoins les lignées de cellules sont des lignées d’origine humaine, modifiées car d’origine tumorale, et ne sont pas dérivées du cortex cérébral. Les informations dérivées de ces lignées ne permettront pas de récapituler pleinement les mécanismes cellulaires spécifique aux neurones du cortex cérébral et ne pourront pas être parfaitement comparées aux analyses histologiques et aux travaux précédents. Par conséquent, il n’est pas possible de remplacer totalement les expériences de cultures de neurones par des modèles purement in vitro.
Réduction
Le projet a pour but de prélever des tissus et cellules servant de base pour les expériences réalisées au laboratoire, par conséquent aucune analyse statistique n’est prévue sur les animaux utilisés dans ce projet. Le nombre d’animaux sera limité au strict nécessaire par une gestion appropriée des plannings de reproduction et des accouplements réalisés afin de maximiser la production de génotypes utiles. Systématiquement, un partage de tissus sera envisagé sur chaque embryon ou chaque animal prélevé, soit entre plusieurs projets de recherche au sein du laboratoire, soit en partageant avec des équipes de recherche qui travaillent sur d’autres tissus.
Raffinement
Les animaux reproducteurs seront habitués à l’expérimentateur par une routine d’élevage (toujours le même expérimentateur, toujours le même jour d’accouplement, à la même heure) qui permet de diminuer le stress des animaux. Une manipulation régulière, par contention douce (dans le creux de la main ou dans un tube en carton servant d’enrichissement) sera privilégiée comme méthode de manipulation des animaux. La taille de la biopsie, à l’extrémité de la queue, sera limitée au strict nécessaire.
Choix des espèces
Le choix d’un modèle de souris est justifié car il s’agit d’une espèce dont l’architecture cérébrale est proche de l’architecture du cerveau humain (en particulier le cortex cérébral, objet de la présente étude, n’est développé de façon satisfaisante que chez les mammifères et n’existe pas dans les espèces inférieures). Par ailleurs la souris présente un développement embryonnaire rapide (21 jours) et un développement postnatal court (21 jours pour des circuits neuronaux « matures ») et la possibilité de croisement de lignées transgéniques déjà existantes. Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines chez les mâles, 7 semaines chez les femelles) et utilisés en reproduction préférentiellement jusqu’à l’âge de 6 mois, après quoi la fertilité diminue et les animaux seront réformés. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction après 6 mois et au plus tard jusqu'à 12 mois, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés principalement sur des animaux prélevés à des âges standards dans la communauté scientifique : embryon de 15 jours (standard pour les cultures de neurones), à la naissance, entre 10 et 12 jours quand les circuits neuronaux sont en cours de formation, chez le jeune au moment du sevrage, et chez l’adulte. Selon les contraintes expérimentales, et dans le but d’étudier d’autres types de neurones il pourra être réalisé un prélèvement d’embryons à un autre stade embryonnaire, sans que cela n’impacte le bien-être animal.
Exposition des souris à un condensat de fumée de cigarettes et des infections respiratoires d’origine bactérienne ou fongique
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent chaque jour dans le nez, sous anesthésie, un condensat de fumée de cigarette pendant huit semaines, puis une bactérie ou un champignon respiratoires, avant d'être tuées pour prélever leur sang et leurs poumons. Le porteur décrit une perte de poids initiale et des troubles respiratoires possibles, et indique que l'infection bactérienne rend les souris fébriles sans les tuer. Il étudie ainsi les mécanismes de la bronchopneumopathie chronique obstructive et affirme nécessaire de prendre en compte l'"organisme en entier" après des travaux in vitro.
Objectifs
La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie inflammatoire chronique des bronches, se caractérisant par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes dont le facteur de risque principal est la fumée de cigarette. Nous savons maintenant que la progression et la sévérité de la BPCO est accentuée suite à des exacerbations provoquées essentiellement par des infections respiratoires. Malheureusement, les mécanismes qui gouvernent la pathogenèse des exacerbations de BPCO sont encore obscurs à ce jour et les thérapies demeurent inefficaces. Cela est dû à une mauvaise compréhension des mécanismes sous-jacents de la genèse de la maladie. Dans ce projet, nous nous intéressons aux pathogènes fréquemment isolés au cours de l’exacerbation des BPCO, la bactérie Haemophilus influenzae et le champignon Aspergillus fumigatus. Ce projet vise à déterminer les mécanismes impliqués dans l’inflammation pulmonaire causée par la cigarette et les pathogènes grâce à des modèles murins.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous permettre d’en apprendre davantage sur les mécanismes impliqués dans l’inflammation chronique au cours de la BPCO et notamment dans l’exacerbation de BPCO par Haemophilus influenzae et/ou Aspergillus fumigatus. Une première expérience sur modèle murin avec Aspergillus fumigatus nous a permis d’identifier des médiateurs inflammatoires clés impliqués dans le recrutement de cellules immunitaires dans l’exacerbation de BPCO médiée par le champignon Aspergillus fumigatus et nous souhaiterions étudier plus en détail les mécanismes permettant cette augmentation d’inflammation. Nous utilisons des souris sauvages et une lignée de souris génétiquement modifiée permettant d’invalider des enzymes du neutrophile car ce sont des enzymes qui vont dégrader le tissu pulmonaire et conduire à une perte des fonctions respiratoires.
Procédures
Instillation intranasale de solution saline (souris contrôles) ou de fumée de cigarette en solution (souris cigarettes et Cigarettes+pathogènes) 1 fois/jour, 5 jours/semaine et pendant 8 semaines. Instillation intranasale de solution saline (souris contrôles et souris cigarettes) ou de pathogènes (souris pathogènes et Cigarettes+pathogènes) additionné de solution saline ou de fumée de cigarette en solution : cette instillation aura lieu 4 semaines après le début de l’expérimentation et 24h avant la mise à mort des animaux, à la place de l’instillation effectuée les autres jours, afin de ne réaliser qu’une anesthésie et une instillation ces 2 jours. Toutes les instillations se feront après anesthésie (1 à 3min en fonction de la vérification de l’immobilité et absence de réflexe de retrait de la patte arrière des animaux en appuyant sur celle-ci). L’instillation intranasale dure moins de 2 min.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont une perte de poids au démarrage de l’exposition mais le poids devrait se stabiliser au cours des semaines, un stress notamment lié à l’anesthésie et qui ne devrait pas durer après l’exposition, possibilité de troubles respiratoires après exposition aux pathogènes ou à la fumée de cigarette en solution ou la combinaison exposition aux pathogènes et à la fumée de cigarette en solution. Concernant l’infection intranasale bactérienne, elle rend les souris fébriles indépendamment de leurs génotypes 24h post-challenge sans engendrer de mortalité.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les prélèvements sanguins et pulmonaires.
Remplacement
Afin de mener à bien ces investigations, des études in vitro ont été menées en amont. Il s’agit à présent de prendre en considération l’organisme en entier pour un cadre plus complexe et réel. De plus, la souris est un modèle éprouvé et fiable.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour ne garder que le nombre nécessaire aux analyses statistiques. L’utilisation de 8 souris (4 mâles et 4 femelles = ratio équivalent) par groupe permettra d’obtenir des résultats statistiquement significatifs à cause des variabilités de réponse qui peuvent exister entre souris et pouvoir regarder les biais sexuels éventuels (4 mâles et 4 femelles/groupe). Lors de notre précédente expérimentation, l’utilisation de 8 souris par groupe a permis d’obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris seront hébergées par groupe, dans des conditions d’hébergement optimisées pour assurer leur confort (enrichissement, soins et suivi post-instillation). Une anesthésie générale sera réalisée avant toute instillation pour limiter tout risque de douleur et d’angoisse pouvant résulter de l’intervention. Les animaux seront observés 2 fois par jour et pesés 2 fois par semaine pour suivre leur prise de poids. Les expérimentateurs sont formés aux gestes impliquant un contact avec l’animal et à l’observation des signes cliniques fondamentaux. La connaissance des modèles animaux a permis de définir des points limites précis.
Choix des espèces
La souris est utilisée dans cette procédure plutôt que la drosophile car il s’agit d’un modèle proche de l’Homme et qui est adapté pour étudier la réponse inflammatoire ou immunitaire avec des mécanismes similaires à ceux présents chez l’Homme. La souris peut être modifiée génétiquement pour définir l’importance relative du gène d’intérêt en condition physiologique ou physiopathologique Les souris utilisées auront entre 8-10 semaines, soit environ 25-30 grs, afin d'utiliser des animaux à maturation pulmonaire.
Rôle de l’agrégation dans l’immunogénicité des anticorps thérapeutiques : étude de la prise en charge d’agrégats d’infliximab par les cellules de l’immunité innée dans un modèle d’immunisation chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
94 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie des injections d'infliximab agrégé ou non à la base de la queue, subissent des biopsies de peau et des prises de sang, puis sont tuées au dioxyde de carbone pour prélever leurs ganglions et organes lymphoïdes. Le porteur décrit une douleur au point d'injection et un état inflammatoire de type fébrile qu'il juge transitoire, sans perte de poids attendue. Il veut suivre le trajet des agrégats d'anticorps dans l'"organisme entier" et affirme que les cultures de cellules ne suffisent pas à trancher.
Objectifs
Lorsque les patients sont traités avec des anticorps thérapeutiques, ces derniers peuvent s’associer pour former des agrégats pouvant produire des effets secondaires délétères pour les patients. Notre équipe étudie la façon dont les agrégats d’anticorps sont perçus par notre système immunitaire. Nous avons déjà montré qu’ils peuvent activer différents types de cellules immunitaires humaines en culture. Toutefois, ces données in vitro ne nous permettent pas d’évaluer la prise en charge des agrégats par les différentes cellules au sein de l’organisme entier, ni d’étudier le transport des formes agrégées d’anticorps depuis le site d’injection vers les organes où se développe la réponse immunitaire. Pour cette raison, un modèle d’étude animal est nécessaire, afin de disposer de données concernant la dynamique de prise en charge des agrégats dans l’organisme entier, et d’identifier les cellules immunitaires activées au niveau des organes lymphoïdes, où ont lieu les interactions entre cellules immunitaires. Cette étude sera menée chez la souris et est dimensionnée pour minimiser le nombre d’animaux utilisés, en garantissant la possibilité de dégager des conclusions robustes. Les aspects de raffinement des procédures de maintien et manipulation des animaux ont été également optimisés.
Bénéfices attendus
L’immunogénicité des anticorps thérapeutiques est suivie par la mesure de différents paramètres chez les patients en cours de traitement, cependant l’effet particulier des agrégats d’anticorps ne peut être distingué lors de ce suivi. Afin de prédire et d’évaluer la réponse immunitaire due spécifiquement aux agrégats, ces études doivent être complétées par un modèle intégré, permettant de suivre la migration des cellules immunitaires prenant en charge les agrégats au site d’injection, leur activation, ainsi que leurs interactions avec un environnement cellulaire complexe au sein de l’organisme. C’est en cela que le modèle animal est pertinent. Ce projet permettra d’apporter des réponses précises quant à la prise en charge des agrégats d’anticorps au site de l’injection, de suivre les populations cellulaires permettant leur migration vers les organes lymphoïdes, et d’étudier de manière approfondie les populations de cellules recrutées dans ces organes. A notre connaissance, une telle étude n’a jamais été réalisée. Elle apportera des éléments scientifiques nouveaux quant au rôle des agrégats dans l’immunisation contre les anticorps thérapeutiques et la mobilisation des cellules immunitaires impliquées. Ces données sont importantes pour comprendre comment les patients s’immunisent contre leur traitement et quelle est la contribution des agrégats protéiques dans ce processus.
Procédures
Il s’agit d’administrer un anticorps thérapeutique sous forme agrégée ou non à différents groupes de souris, afin d’analyser les réponses cellulaires induites, ainsi que le cheminement des agrégats dans les organes lymphoïdes. Pour cela les souris seront sous anesthésie gazeuse et l’anticorps sera administré sous forme agrégée ou non, par voie sous cutanée à la base de la queue. Pour 3 groupes, les souris seront euthanasiées par inhalation de dioxyde de carbone 2h, 4h et 24 heures après l’injection, puis des biopsies de la peau seront réalisées au site d’injection, pour en extraire les cellules cutanées pour analyse. Les ganglions lymphatiques inguinaux seront également prélevés pour également y analyser les populations de cellules. Pour 3 autres groupes, des prélèvements sanguins seront effectués à 3 temps (J7, J14 et J28), afin de réaliser des dosages dans le sang. Pour limiter l’anxiété et la douleur, les animaux seront prélevés sous anesthésie gazeuse. Puis les souris seront euthanasiées au 28ème jour, par inhalation de dioxyde de carbone, et les organes lymphoïdes seront prélevés pour analyser les populations de cellules immunitaires qui s’y trouvent.
Impact sur les animaux
Lors de l’administration des différents produits, la viscosité des préparations va probablement engendrer une douleur au point d’injection et un état général inflammatoire des animaux (fièvre), comme lors d’une vaccination. Cet état devrait être transitoire cependant, et nous n’anticipons pas de perte de poids ou de dégradation de l’état général des animaux. L’effet de ces injections répétées sera la mise en place d’une réponse immunitaire chez l’animal, sans dégradation de l’état général attendue. Pour limiter le stress des souris lors des immunisations et des prélèvements sanguins, elles seront anesthésiées par inhalation gazeuse.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélèvements de tissus et analyses post-mortem.
Remplacement
Chez les patients en cours de traitement, l’immunogénicité des anticorps thérapeutiques est suivie par la mesure de différents paramètres cependant l’effet particulier des agrégats d’anticorps ne peut être distingué lors de ce suivi. Il faut donc prévoir des modèles alternatifs permettant l’étude de l’impact des agrégats d’anticorps dans l’immunogénicité globale. On peut ainsi utiliser des cellules en culture issues de donneurs sains ou de patients. Mais ces études doivent être complétées par un modèle intégré, permettant de suivre au sein d’un organisme entier la migration des cellules immunitaires prenant en charge les agrégats au site d’injection, leur activation, ainsi que leurs interactions avec un environnement cellulaire complexe au sein des organes lymphoïdes. Ce type d’étude ne peut être directement réalisé chez l’homme, c’est pourquoi le modèle animal reste encore pertinent, et en particulier la souris.
Réduction
Notre protocole a été conçu pour minimiser le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la possibilité de dégager des conclusions robustes de nos travaux, pour les deux axes du projet : 1) Etude des réponses immunitaires chez des souris immunisées par l’infliximab agrégé ou non Sur la base des travaux antérieurs réalisés sur l’animal dans notre laboratoire, nous avons calculé que ces expériences nécessiteront 8 animaux par groupe afin de pouvoir réaliser des tests statistiques adaptés aux groupes de petits effectifs. Donc au total en nombre d’animaux est restreint à 40 animaux. Cette première procédure constitue une étude pilote de manière à vérifier que les souris sont capables de monter une réponse immunitaire contre l’infliximab et/ou les agrégats. Autrement dit elle est un pré-requis avant d’initier le second volet du travail. 2) Etude de la prise en charge et du transport des agrégats d’anticorps thérapeutiques par les sous-populations de DC La réalisation de l’ensemble de cette procédure, tenant compte des groupes de souris nécessitera 54 souris en tout. En effet, comme expliqué pour la première procédure nous avons calculé que 8 souris par groupe (traitées par infliximab non agrégé et agrégé) seront nécessaires afin de garantir l’interprétation des résultats et la possibilité de générer des conclusions statistiquement étayées.
Raffinement
Les souris seront hébergées selon les règles en vigueur en termes de densité de population et surveillées quotidiennement. Leur entretien sera réalisé par la même personne. Le temps de manipulation des souris sera minimisé afin de limiter le stress. Il sera réalisé par le même manipulateur, tout au long des protocoles. Les manipulations susceptibles d’induire de la douleur chez les animaux (injections et prélèvements sanguins) seront réalisées sous anesthésie gazeuse et une attention particulière de l’état général des souris sera apportée, pour déceler un comportement anormal. Une souris dont le comportement se modifie (prostration, poils mal entretenus et/ou hérissés) sera surveillée de façon accrue. Toute souris ayant perdu 20 % de son poids depuis le début du protocole ou 10% en 24h sera ainsi retirée du protocole. Les souris blessées au cours d’éventuelles bagarres seront isolées et les plaies désinfectées. Si les plaies perdurent, la souris sera retirée du protocole et euthanasiée. Le jour du sacrifice, les souris seront manipulées dans un local différent de celui où seront hébergées les autres souris en attente d’être manipulées.
Choix des espèces
Les expériences réalisées étudient la mobilisation des cellules du système immunitaire suite à l’immunisation par un anticorps thérapeutique natif ou agrégé. Classiquement ce type d’expérience se fait chez la souris car les mécanismes immunitaires sont comparables à ceux observés chez l’homme, et que de nombreux outils d’analyse sont disponibles pour suivre les cellules immunitaires et leurs réponses. C’est également le principal modèle animal utilisé dans la littérature pour les études d’immunogénicité chez le petit animal. Les souris utilisées pour ce type d’étude auront 7 semaines, et commenceront le protocole après deux semaines d’adaptation à leur nouvelle animalerie, afin d’atteindre le poids de 20g.
Etude pilote de l’impact de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) chez des souris non-transgéniques C57BL/6
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent le virus de l'herpès HSV-1 par une injection dans la lèvre supérieure, puis sont tuées pour analyser la présence du virus dans leur cerveau. Le porteur indique que la phase aiguë peut provoquer des lésions oculaires, une perte de poids et une léthargie, et rappelle qu'un modèle proche tue 30 % des souris par infection mortelle. Il justifie cette étude pilote comme une étape vers de futurs modèles transgéniques de la maladie d'Alzheimer, et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'infection dans l'"organisme entier".
Objectifs
Environ 80% des sujets âgés sont porteurs du virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1). Des études épidémiologiques suggèrent fortement que le virus HSV1 est impliqué dans l'apparition de la maladie d’Alzheimer (MA) et que ce même virus peut déclencher expérimentalement l'accumulation dans le cerveau des protéines anormales impliquées dans la maladie d'Alzheimer. De plus, une étude récente a montré que les médicaments anti-herpès réduisent de 15% la survenue de la MA. Chez l’humain, la première infection par le virus HSV-1 est asymptomatique (pas de symptômes observés) dans 94% des cas. Elle survient dans et autour de la bouche et du nez. En quelques heures, le virus se réplique au niveau du site d’infection puis infecte les neurones d’un certain type de ganglions où il entre en latence (le virus reste dormant pendant cette phase de latence). Le phénomène de multiplication du virus s'arrête, mais le matériel génétique viral persiste toute la vie dans l’organisme infecté. La réactivation du virus, à partir de cet état dormant, peut survenir lorsqu'une personne subit divers facteurs de stress (fatigue, fièvre, déficit immunitaire, etc.). Cette réactivation génère de nouvelles particules virales qui migrent via les nerfs infectés et infectent ainsi différents sites de l’organisme dont le cerveau. Notre objectif à long terme est d'évaluer les interactions entre l'infection par le virus de l’herpès HSV1 et les lésions (conséquentes à l’accumulation de protéines anormales tau et Aβ) de la maladie d'Alzheimer chez des souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer. Cette étude permettra de valider le virus de l’herpès comme un facteur de risque dans le développement de la MA Il a été établi un modèle murin, le modèle BALB/c, qui reproduit fidèlement l’histoire naturelle de l’infection par HSV1. Malheureusement, les souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer qui sont parmi les plus utilisées au monde et qui seront utilisées pour le projet sur l’étude de l’interaction HSV1 et la maladie d'Alzheimer sont établies sur un fond génétique C57BL/6, présentant des caractéristiques génétiques différentes des souris BALB/c. Les objectifs de ce projet seront donc : d’établir et de caractériser dans un premier temps la sensibilité des souris C57BL/6 à l'infection par HSV1; et dans un second temps, d’étudier l’effet de l’infection par HSV1 dans des souris modèles de la MA ayant un fond génétique C57BL/6.
Bénéfices attendus
Cette étude pilote est une étape importante vers la création de nouveaux modèles murins transgéniques qui permettront d'évaluer les interactions entre le virus de l’herpès HSV1 et le développement de la maladie d'Alzheimer. Cette étude permettra d’établir si un lien de causalité entre l’infection par le virus HSV1 et la MA existe.
Procédures
Infection par le virus HSV1 réalisée suite à une inoculation dans la lèvre supérieure par voie sous-cutanée. Cette intervention dure environ 10 minutes. 40 animaux. Une seule intervention par animal.
Impact sur les animaux
L’infection par le virus de l’herpès a des conséquences cliniques dans le modèle murin d'infection à HSV1 lors de la phase aigüe de la maladie (jusqu'à 15 jours post infection). Elle s’exprime par des modifications physiques (changement d’apparence du pelage, lésions oculaires, perte de poids), mais également du comportement (agitation ou léthargie). Chez les souris BALB/c, 30% des animaux développent une infection mortelle.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du projet pour étudier la présence d'HSV1 dans leur cerveau. Cette analyse (étude de la pathologie cérébrale par histologie et biochimie) ne peut être réalisée qu'en post-mortem.
Remplacement
La pathologie liée à HSV1 dépend de l'interaction entre HSV1 et le système immunitaire de l'hôte lors d'une infection par le HSV1 dans la lèvre, puis des interactions ultérieures qui se produisent dans les ganglions ciblés par l’infection. Il n'y a actuellement aucun modèle disponible pour reproduire les différentes composantes de cette infection au niveau de l’organisme entier.
Réduction
Les expériences vont être réalisées sur des groupes de cinq animaux. Chaque expérience sera interprétée avant de décider si une nouvelle dose de virus ou un nouveau temps post-inoculation est utile ou pas. Le nombre de 5 animaux par groupe, permet d'avoir un nombre minimal qui permet d'être représentatif d'une populations "générale". L'objectif de notre étude est de déterminer le niveau d'infection à HSV1 chez les souris. Nous considérons que le nombre de 5 souris donnera une information sur la variabilité interindividuelle, tout en étant le plus petit nombre de souris permettant de produire une information robuste. Nous pensons que ce nombre de souris est le plus adapté à la loi des 3R.
Raffinement
Pendant toute l'étude, les animaux sont hébergés dans environnement à température contrôlée, avec cycle jour-nuit de 12h optimisés pour l’hébergement des souris. Eau et nourriture seront fournies autant que nécessaire. L'environnement est enrichi par un système de nidification périssable renouvelé lors du change hebdomadaire. Les animaux seront hébergés par groupes. Ils seront examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, sous la supervision d'un vétérinaire. L'administration du virus HSV1 est réalisée sous anesthésie générale à l’aide d’aiguilles adaptées. Cela garantit que des doses de virus très précises sont délivrées aux souris. La prise en charge des symptômes liés à l’infection consiste à l’administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien au cours de la phase aiguë d’infection (15 premiers jours). Toutes les souris qui présentent des signes précoces d'une infection létale seront euthanasiées.
Choix des espèces
Les humains sont le seul hôte naturel du HSV-1. Les souris sont des petits mammifères et sont idéales comme modèle pour étudier comment les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le HSV-1 influencent l'histoire naturelle de la maladie. Des souris âgées de 5 semaines seront utilisées dans ce projet car c'est à cet âge qu'elles sont sensibles à HSV1.
Développement d’un soin de support à l’ostéoarthrite et à la perte de mobilité fonctionnelle pouvant résulter chez le sujet âgé et/ou sportif.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
512 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit l'ablation chirurgicale du ménisque du genou, l'autre une injection de monoïodoacétate dans l'articulation pour provoquer une arthrose, puis toutes marchent sur un tapis tous les quinze jours pendant quatre-vingt-dix jours afin de mesurer leur douleur. Le porteur précise qu'aucun traitement anti-inflammatoire n'est possible, l'objectif étant justement d'induire l'inflammation, avant la mise à mort pour prélever les articulations. Il teste un complément à base de peptides de collagène marin et de polyphénols, et présente le recours à la souris par ses "faibles coûts" et sa facilité de manipulation.
Objectifs
Les peptides de collagène marin ainsi que les extraits poly-phénoliques de pépins de raisin et d’olive possèdent des bénéfices démontrés et décrits dans la littérature sur l’arthrose. Le but de cette étude est d’évaluer l’effet d’un ingrédient Santé d’origine naturelle, associant peptides de collagène et polyphénols, pour les sujets sportifs et âgés susceptibles de développer une arthrose.
Bénéfices attendus
Trouver un traitement efficace à la diminution du développement de l’arthrose.
Procédures
Dans ce projet, nous évaluerons l’impact de l’association de nutraceutiques, peptides de collagènes et polyphénol, dans la progression de l’arthrose. Les souris recevront dans l'eau de boisson le traitement durant les 90 jours de l'étude. Un modèle d’arthrose post-traumatique, en ôtant le ménisque interne, sera réalisé sur des souris jeunes et âgées. Cette interventions sous anesthésie nécessite 20min par animaux. Un modèle d’arthrose par dégradation des cellules de l’articulation (les chondrocytes) sera également réalisé par injection de monoïodoacétate au niveau de l’articulation choisie du genou. Cette injection necessite la contention de l'animal pendant 1min. Afin d’évaluer les douleurs engendrées par les 2 modèles, les souris seront amenées à se déplacer librement sur un tapis de marche tous les 15 jours durant les 90 jours de l'étude. A la fin de l'étude, un prélevement de sang sera effectué.
Impact sur les animaux
Dans ces modèles murins d’arthrose, le geste chirurgical peut entrainer dans les jours suivants des difficultés chez les souris à se déplacer. Afin d’éviter la déshydratation des animaux, des biberons avec des embouts longs seront disposés au-dessus des cages. La prise hydrique est évaluée journalièrement. Des mangeoires et igloos seront disposés au fond de la cage.
Devenir
Une mise à mort sera effectuée afin de prélevé les tissus arthrosiques (articulation du genou) chez les souris
Remplacement
Dans un premier temps, une validation objective de l’efficacité biologique sera réalisée sur les différentes formulations de cette association entre peptides de collagène et extraits poly-phénoliques. Pour cela, la toxicité des produits développés seront déterminées in vitro par l’évaluation de leur cytotoxicité sur des chondrocytes (cellules du cartilage présentes dans les articulations), fibroblastes (cellules de la membrane synoviales de l’articulation) et macrophages (cellules de la membrane synoviale de l’articulation, mais également cellules immunitaires recrutées sur les sites inflammatoires dont les articulations arthrosiques). Les études in vivo complémentaires permettront de valider l’efficacité du produit choisi in vitro (seuls ou en association).
Réduction
Nous limitons la répétition inutile des expériences grâce à un échange permanant entre les membres de l’équipe. Nous essayons d’effectuer le maximum d’analyses réalisables sur les mêmes animaux sans altérer la qualité de l’expérience et le bien-être des animaux. Chaque animal sera son propre contrôle. L’arthrose induite sera effectuée sur une seule patte et les résultats seront comparées avec la patte saine, ce qui permet de réduire de moitié le nombre d’animaux nécessaire pour l’étude. Enfin, tous les protocoles expérimentaux sont, une fois validés, mis à disposition de l’ensemble des membres de l’équipe. Le nombre d’animaux utilisé correspond au nombre minimal permettant une interprétation sans ambiguïté des résultats. Les groupes d’animaux constitués de 6 individus permettront une étude statistique
Raffinement
En dehors de la visite quotidienne habituelle des animaux, les souris seront surveillées quotidiennement pendant 15 jours suite à l’intervention au niveau de l’articulation et puis 1 fois /semaine . Dans ces modèles murins d’arthrose, le geste chirurgical peut entrainer dans les jours suivants des difficultés chez les souris à se déplacer. Afin d’éviter la déshydratation des animaux, des biberons avec des embouts longs seront disposés au-dessus des cages. La prise hydrique est évaluée journalièrement. Des igloos et des croquettes seront disposés au fond de la cage pour l’enrichissement et pour faciliter la prise alimentaire. Il n’y a pas de possibilité de réaliser un traitement anti-inflammatoire car le but du modèle est d’induire une inflammation.
Choix des espèces
La souris offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant les pathologies humaines. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèle dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d’outils précieux (anticorps monoclonaux, plasmides, etc.) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Souris adultes car l’arthrose se développent majoritairement chez l’adulte : - Souris âgées de 8 à 10 semaines, afin de mimer l’adulte jeune sportif - Souris âgées de 12 à 18 mois, afin de mimer la personne âgée Ces deux populations, adulte jeune sportif et personnes âgées, sont celles les plus susceptibles de développer une arthrose.
Impact d’ingrédients alimentaires olfactifs sur le cerveau. Étude des mécanismes d’action et recherche de conséquences bénéfiques sur la santé.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
242 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent des chirurgies d'implantation de pastilles et de minipompes, des injections intracérébrales et un traitement chronique à la corticostérone qui reproduit un état dépressif, puis des tests comportementaux de suspension par la queue et de nourriture enfouie. Le porteur teste pour un partenaire privé des ingrédients olfactifs qu'il présente comme bénéfiques pour l'état émotionnel et la mémoire, et tue les souris pour prélever leurs organes. Il affirme qu'étudier des comportements de type anxio-dépressif impose un modèle animal, et présente le projet comme devant améliorer les conditions d'élevage.
Objectifs
La première partie de ce projet visera à tester différents ingrédients olfactifs (fournis par un partenaire privé) sur les performances cognitives des souris ainsi que leur état émotionnel à l’aide d’une batterie de tests comportementaux adaptés. Une protéine fluorescente sera exprimée dans plusieurs aires cérébrales chez l'animal afin d’observer post-mortem la morphologie des neurones et leurs niveaux de connexions synaptiques. Les animaux seront ensuite mis à mort afin d’étudier l’activation de l’axe du stress, les modifications morphologiques des neurones des régions du cerveau sensibles aux odeurs et les effets sur l'appareil digestif. La deuxième partie de ce projet aura pour but de démontrer le rôle de l’olfaction dans les effets bénéfiques potentiels des ingrédients testés. Pour cela, nous proposons d'utiliser une approche génétique pour bloquer la transmission de l'olfaction dans le cerveau.
Bénéfices attendus
L’objectif de cette étude préclinique est de mettre en évidence les effets bénéfiques des odeurs via l’olfaction sur le bien-être animal (états émotionnels, capacité mnésique) et sur la physiologie intestinale et d’émettre des hypothèses sur le lien cerveau intestin.
Procédures
Deux implantations d’un pellet (chirurgie : 10min, 2 interventions ; durée de traitement 12 à 14 semaines), injection intracérébrale (1h, 2 interventions), perfusion intra-cardiaque (10 minutes, sans réveil), implantation de minipompe (chirurgie : 15 minutes, 1 intervention ; durée de traitement 12 à 14 semaines), tests comportementaux (test de suspension caudale, test de nourriture enfouie).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être dus aux chirurgies et/ ou aux traitements, Ils peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : hyperactivité puis isolement et indifférence par rapport au milieu extérieur, diminution du comportement exploratoire, perte de poids.
Devenir
Mort de tous les animaux à l'issue de chaque procédure dans le but de prélever des organes pour pouvoir faire des études sur ces tissus.
Remplacement
L’objectif du projet étant l’étude de comportements complexes, les symptômes de type anxio-dépressif, il est indispensable de travailler sur un modèle animal. Il s’agit de valider des stratégies thérapeutiques dans un modèle préclinique en vue d'améliorer le mode de vie des animaux de rente.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante des tests réalisés pour les comparaisons intergroupes : 12 animaux seront utilisés pour à la fois faire des études comportementales et pour les études post-mortem (dont 6 souris permettront de regarder l'activation de du noyau paraventriculaire due à un stress aigu et 6 souris qui permettront de regarder la morphologie des neurones).
Raffinement
En ce qui concerne la douleur, la souffrance ou l’angoisse, nous avons identifié quatre risques principaux. Les chirurgies pour observer la morphologie des neurones et leurs connectivités et pout induire une anosmie transitoire chez les souris, le traitement chronique par la corticostérone et le traitement au méthimazole. En cas d’altération de l’état de l’animal, un suivi quotidien sera réalisé à l’aide d'une grille de scoring. Les actions de soin prévues par cette grille seront appliquées en accord avec le vétérinaire. Par exemple, pour la douleur, des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) pourront être administrés. De plus, s’il y a une plaie suite à des bagarres ou aux chirurgies, une pommade cicatrisante pourra y être appliquée. Enfin, en cas de perte de poids, de la nourriture sera déposée dans la cage afin que la nourriture soit plus facilement accessible.
Choix des espèces
Le modèle de corticosterone chronique est bien validé chez la souris. Il permet de reproduire un certain nombre des symtômes dépressif observés chez l'homme et répond aux antidépresseurs utilisés en clinique. Il s’agit d’un modèle de stress chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux de 10 semaines.
Étude de la biodisponibilité de la Queuine suite à la prise quotidienne d’antibiotiques et son impact sur le système nerveux central (SNC) de la souris C57bl6
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
840 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent un gavage quotidien d'antibiotiques pendant vingt-huit à cinquante-six jours pour détruire leur microbiote intestinal, un hébergement individuel, des prises de sang mensuelles et un test d'activité, avant une ponction du cœur sous anesthésie. Le porteur décrit une dysbiose provoquant constipation, perte de poids, troubles cognitifs et anxiété, aggravée par un isolement qu'il reconnaît lui-même comme source d'anxiété. Il teste pour un partenaire privé un composé à base de Queuine contre les maladies neurodégénératives, et affirme le modèle in vivo nécessaire là où l'in vitro ne suffit pas.
Objectifs
Actuellement, de nombreuses preuves tendent à indiquer qu’une défaillance du microbiome intestinal altérerait le fonctionnement du système nerveux central et pourrait être liée à l’origine de pathologies neurodégénératives les plus répandues dans le monde telles que les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. Les bactéries présentes dans la flore intestinale jouent un rôle important dans la production de plusieurs molécules essentielles dans le maintien de l’homéostasie de l’organisme. En effet, une fois synthétisées au sein du microbiote, ces molécules sont ensuite distribuées vers plusieurs organes tels que le cerveau. Ces observations ont donc mis en évidence des voies de communication entre les intestins et le cerveau. Parmi ces molécules, la Queuine, une base azotée uniquement synthétisée par le microbiote intestinal et/ou fournie par l’alimentation, jouerait un rôle prépondérant dans l’apparition de pathologies du système nerveux central (SNC). Afin d’étudier l’effet de molécules telles que la Queuine sur le SNC, ce projet a pour objectif de tester l’efficacité d’un composé à base de Queuine ou d'autres molécules similaires sur un modèle in vivo de dysbiose chez la souris C57Bl6 également soumises à une alimentation spécifique. Pour cela, les souris suivront une antibiothérapie quotidienne, par voie orale, visant à détruire le microbiote intestinal qui sera associé à un régime alimentaire spécifique sur une durée de 1 ou 2 mois. Une partie de ces souris seront administrée par voie orale avec un composée supplémenté en Queuine ou autres molécules. Les souris subiront une analyse comportementale à partir du test de l’open field (OFT) mesurant l’activité locomotrice spontanée et estimant indirectement les comportements associés à l’anxiété. Des prélèvements de sang mensuels et terminaux seront effectués pour mesurer la biodisponibilité des molécules d'intérêts libérées par le microbiote intestinal et/ou des candidats médicaments dans le plasma. De même, la présence de bactéries sera contrôlée suite à des prélèvements mensuels de fèces afin d’évaluer l’efficacité de l’antibiothérapie sur la destruction du microbiote intestinal. À la fin du protocole, après une ponction intracardiaque de sang, ces mêmes souris subiront un prélèvement de l’intestin, du foie et de l'encéphale afin de comparer les effets du candidat médicament sur les caractéristiques histologiques et moléculaires principales de la dysbiose et de certaines pathologies neurodégénératives.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’apporter plusieurs informations sur l’effet de la dysbiose sur le SNC et notamment le rôle joué par la Queuine, molécule issue du microbiote intestinal et/ou de l’alimentation, sur 1) les troubles de la locomation et des troubles associés à l'anxiété 2) sur les caractéristiques cérébrales histologiques et moléculaires associées à certaines maladies neurodégénératives. Ce projet permet également de tester l’efficacité d’un candidat médicament sur les troubles du comportement associés à la dysbiose, et sur les caractérisques histologiques et moléculaires de plusieurs organes.
Procédures
Au cours de ce projet, les animaux subissent un maximum de 4 interventions distinctes en fonction des groupes expérimentaux. Durant la 1ère intervention du protocole, des souris mâles (âge : 15 semaines) sont soumises à une administration quotidienne sur 28 ou 56 jours, par gavage oral, d’un mix de 4 antibiotiques et d’1 antifongique solubilisés dans l’eau stérile afin d’induire une dysbiose intestinale (durée de l’acte de gavage : 1min/souris). Pour certains de ces animaux, le composé médicament, mélangé avec la solution contenant l’antibiothérapie, est également administré quotidiennement par gavage durant 28 jours. Après le début de l'antibiotérapie, les souris sont disposées de manière individuelle par cage pour la reste du protocole (i.e., 28 ou 56 jours). La seconde intervention consiste à des prélèvements de sang (50-100 μl) mensuels (environs 1-2min/souris) sur souris vigiles au niveau de la veine submandibulaire (à J0 uniquement et/ou à J28 selon le groupe expérimental) ainsi qu’à des prélèvements de fèces mensuels (à J0, J28 et J56 selon le groupe expérimental) pour lequel les souris sont placées dans une cage propre durant une courte durée (environs 20 min). La 3ème intervention consiste à effectuer l'évaluation comportementale des souris, mesurant l'activité locomotrice spontanée et les comportements associés à de l’anxiété à partir du test de l'open field à J28 et J56 (durée d’intervention : 20min environ). Finalement au cours de la dernière intervention, un prélèvement sanguin terminal intracardiaque est réalisé sous anesthésie gazeuse à isoflurane (induction 4%, entretien 4% mix air et oxygène) avant la mise à mort des animaux (durée de l’intervention de l’anesthésie à la mort : 10min).
Impact sur les animaux
Un des effets indésirables potentiel est lié à l'administration du candidat médicament du sponsor. Le personnel est formé et entrainé aux voies d’administration classiques pour réduire tout risque. Cependant, un problème lors du geste technique ou un effet secondaire du composé testé peut être observé surtout pour les nouvelles molécules innovantes avec peu de recul. L’antibiothérapie permettant d’induire la destruction de la flore intestinale ainsi que l’administration quotidienne du composé se réalisent par gavage oral et peuvent générer du stress et des dommages au niveau du tube digestif. Par ailleurs, la dysbiose provoque un ralentissement de la prise de poids mais également ralentis les mécanismes moteurs de la digestion induisant ainsi de la constipation. L’antibiothérapie prolongée est également associée à des troubles cognitifs et de l’humeur et est source d’anxiété. L'isolement des souris est également une source importante d'anxiété. La perte de poids s’occasionne surtout durant les 4-5 premiers jours après le début de l’antibiothérapie. Cette dernière peut également conduire à la diminution de l’efficacité du système immunitaire augmentant les risques d’infections. Tout au long du protocole, les animaux sont mensuellement soumis à des prélèvements sanguins par ponction au niveau de la veine submandibulaire pouvant provoquer un écoulement sanguin persistant après le prélèvement. De plus, à la suite du prélèvement sanguin, les animaux sont isolés dans une cage propre durant 15 à 20 min afin de pouvoir récolter les fèces ce qui peut à nouveau être à l’origine de stress. En fin de protocole, l'animal est de nouveau anesthésié afin de subir un prélèvement sanguin intracardiaque avant d'être mise à mort pour récupérer le cerveau, les intestins et le foie.
Devenir
Pour tous les animaux de la procédure, le protocole se termine par un prélèvement de sang terminal par ponction intracardiaque (1ml) sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane (4% induction et maintien) soit à J28 soit à J56 entrainant la mort par exsanguination suivi par une dislocation cervicale pour confirmer la mort afin de prélever les organes.
Remplacement
Des études précédentes ont montré que l’effet de la Queuine synthétique augmentait la survie de neurones dopaminergiques et corticaux dans des modèles in vitro des maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Il est nécessaire maintenant de confirmer ces effets sur un modèle in vivo. En effet, le modèle in vitro ne permet pas d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement de maladies neurodégénératives dont l’origine provient d’une altération du microbiote intestinal, ainsi que d’en étudier les répercussions histologiques et comportementales associées. Il n’est donc pas possible de tester par la suite, l’effet d’un candidat médicament sur l’ensemble de ces mécanismes. De plus, le modèle in vivo de rongeur permet de moduler différentes variables impliquées dans l’altération du microbiote intestinal, à savoir le régime ou les compléments alimentaires.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu par groupe (n=12) pour le projet est basé sur une estimation prenant en compte des études précédentes (n=8-10) utilisant un protocole d’antibiothérapie similaire au notre à l’exception de la fréquence de gavage qui est plus faible dans ce projet (1 par jour contre 2 par jour) sur demande du sponsor. Or un seul gavage quotidien d’antibiotiques semble diminuer l’efficacité de l’antibiothérapie pour détruire le microbiote ce qui pourrait augmenter l’hétérogénéité du modèle entre les souris. Par ailleurs, le taux de mortalité de ce modèle étant très peu reporté dans la littérature, il est difficile d’estimer réellement la mortalité de ce modèle. Ainsi, le faible recul de ce modèle au sein de l'entreprise nous pousse donc à choisir un N = 12 incluant 2 animaux de sécurité. Cependant, le nombre d’animaux pour les groupes ne subissant pas d’antibiothérapie pourrait être réduit car la variabilité attendue sur les différentes analyses pourrait être plus faible. Ainsi cela représente 12 animaux par groupe expérimental (7 au maximum) avec 2 lots par an sur 5 ans, cela donne un total de 840 animaux au total (12 x 7 x 2 x 5).
Raffinement
Les expérimentations sont effectuées par un personnel compétent et entraîné. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites et d’arrêts sont fixés avant le début des expérimentations selon une grille d’évaluation cliniques. Les animaux sont familiarisés avec l'ensemble des outils de mesures ainsi qu'aux nouveaux environnements. Le matériel utilisé est adapté à l’espèce. Les administrations et prélèvements sont réalisées dans une pièce attenante aux pièces d’hébergement. Pour l'administration de l’antibiothérapie : - les administrations se font par gavage pour limiter la déshydration des animaux liée à une aversion pour le goût des antibiotiques. Ce type d’administration permet de limiter la perte de poids. Afin de monitorer la perte de poids des animaux, les souris sont pesées toutes les semaines. Au cours de l’administration, le comportement et la déglutition de la souris sont surveillés avant que celle-ci ne soit remise dans sa cage et à nouveau surveillée. L’amphotéricine B est administrée pour prévenir de l’apparition d’infections opportunistes. Pour les prélèvements sanguins au niveau de la veine submandibulaire, le site de prélèvement est alterné entre la gauche et droite pour limiter la souffrance et le saignement est estompé par une pression sur la joue avec une compresse pour limite la perte de sang. Les prélèvements sanguins intracardiaques sont effectués sous anesthésie gazeuse et analgésie (30min avant l'acte). Si un des points limites et/ou d’arrêts sont atteints, les animaux sont soumis à une prise en charge adaptée ou mis à mort respectivement. Par ailleurs, trois sortes d'enrichissement seront mises en place dans les cages afin de limiter le mal être de la souris lié à l'isolement. De plus, les souris seront disposées dans des cages transparentes mises côtes à côtes pour qu'elles puissent se sentir et s'observer.
Choix des espèces
La souris, et particulièrement la souche C57Bl6, est l’espèce de référence dans l’étude des maladies du microbiote intestinal et permet d’établir de nombreux points de comparaison dans la littérature sur ce sujet. En effet, la souris est un mammifère omnivore possédant de grandes similarités avec l’Homme en termes d’anatomie et de physiologie du système digestif et intestinal. En outre, l'utilisation spécifique de souris permet de tirer avantage de nombreuses lignées transgéniques ouvrant de nombreuses possibilités pour la suite du projet pour le sponsor. Pour ce projet, nous utilisons des jeunes souris adultes (15 semaines) car la grande majorité des résultats observés dans la littérature concernant les études sur les pathologies liées à la dysbiose intestinale sont obtenus chez des souris jeunes adultes (>3-6 mois).