Souris
Rôle des plaquettes chez la souris développant une fibrose pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une intervention chirurgicale sur la trachée leur injecte un composé qui déclenche une fibrose pulmonaire, précédée d'injections d'anticorps ou d'aspirine visant les plaquettes, avec un risque de gêne respiratoire. Les animaux sont tués au bout de quatorze jours pour des lavages des bronches et le prélèvement des poumons. Le porteur affirme que la culture cellulaire ne reproduit pas la complexité d'un "organisme entier" et qu'il est "nécessaire" d'utiliser des animaux vivants.
Objectifs
Les plaquettes sont des éléments du sang connus pour leurs rôles dans la coagulation et la cicatrisation. Ce rôle cicatriciel est accompli par liaison des plaquettes au collagène via des molécules de liaison appelées récepteurs. Or, la fibrose peut se définir par une accumulation pathologique excessive de fibres de collagène. Le but du projet est donc d'étudier l'implication des plaquettes dans le développement de la fibrose pulmonaire et pouvoir identifier les récepteurs favorisant ce développement afin d'en faire des cibles thérapeutiques potentielles.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de pouvoir fournir des éléments supplémentaires sur les mécanismes des plaquettes impliquées dans la fibrose pulmonaire, qui est une pathologie pour laquelle il n'existe encore aucun traitement curatif. Nous allons utiliser des souris dont certains récepteurs plaquettaires ont été modifiés. Nous pourrons comparer les résultats obtenus dans les différentes lignées de souris afin de pouvoir mettre en évidence l'implication d'un récepteur en particulier dans cette pathologie, ce qui permettra peut-être de trouver un traitement.
Procédures
Les animaux, sous anesthésie et analgésie subiront une légère intervention chirurgicale d'une durée totale de 15 minutes consistant en une petite incision au niveau de la trachée qui permet d'y injecter un composé chimique induisant une fibrose pulmonaire. Avant cette chirurgie, certains animaux auront une injection intraveineuse d'anticorps ciblant les plaquettes sanguines, qui sera répétée 2 ou 4 fois en fonction de l'anticorps, ou auront de l'aspirine dans l'eau de boisson en continu afin d'inactiver les plaquettes. Juste avant la chirurgie et à la fin de la procédure qui dure 14 jours , les animaux auront également un prélèvement sanguin sous anesthésie et analgésie.
Impact sur les animaux
Des projets menés au laboratoire sur le thème du développement de la fibrose pulmonaire nous indique que le bien être de l'animal n'est pas altéré, les souris sont alertes et dynamiques. Cependant, il est possible dans de rares cas que la souris ressente une légère gêne respiratoire. Les injections intraveineuses répétées et la suture (3 points) au niveau de la trachée peuvent également engendrer une gêne modérée.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de laprocédure s'ils n'atteignent pas les points limites défini dans ce projet avant. Cela est nécessaire pour effectuer les prélèvements (sang, lavages broncho-alvéolaires et poumons) qui vont permettre d'analyser la fibrose pulmonaire et les marqueurs plaquettaires et inflammatoires .
Remplacement
Nous n'avons pas la possibilité de remplacer les animaux dans ce projet. En effet, même si la culture cellulaire nous permet, au sein de ce projet, d'étudier les molécules inflammatoires produites par les cellules pulmonaires impliquées dans la pathologie que nous étudions, elle ne permet pas de reproduire la complexité de fonctionnement d'un organisme entier en cas de développement d'une fibrose pulmonaire. Il n'existe pas de dispositif aujourd'hui permettant de mimer tous les paramètres conduisant à la maladie. Il est nécessaire d'utiliser des animaux vivants pour étudier le rôle des plaquettes dans cette pathologie.
Réduction
Nous ferons appel à des techniques permettant l'analyse de plusieurs paramètres sur un même prélèvement. En effet, nous réaliserons un lavage des bronches et des alvéoles puis nous récupèrerons les poumons afin de procéder à différents marquages plaquettaires ainsi qu'un dosage du collagène. Nous pourrons donc réaliser des analyses histologiques et des dosages sur le poumon d'une même souris afin de limiter le nombre de souris à utiliser. Le nombre d’animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grace aux données disponibles dans la littérature et au sein de notre laboratoire lors d'études précédentes. Des tests statistiques pour connaitre le nombre de souris minimum nécessaire ont aussi été réalisés.
Raffinement
Les animaux seront suivis tout au long du protocole et tout sera mis en oeuvre pour éviter toute souffrance (anesthésie, analgésie). La douleur post-opératoire est traitée préventivement grâce à l’administration d'un antidouleur. Les jours suivant la chirurgie, l'apparence des souris (cicatrisation de la plaie, posture de la souris, souris prostrée ou pas, déplacements ou pas, vitesse de respiration) et leur poids seront suivis quotidiennement et des points limites précoces ont été mis en place pour leur éviter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Notre modèle de fibrose pulmonaire chez la souris est le plus utilisé et le mieux décrit dans la littérature scientifique. En effet, il est utilisé depuis plusieurs décennies et permet de retrouver des caractéristiques proches de la pathologie humaine . Les animaux sont utilisés à l'âge adulte entre 8 et 12 semaines, la pathologie étant trop sévère chez des souris âgés. De plus, l'utilisations de souris jeunes permet de diminuer le risque de mortalité dû au développement de la fibrose.
Mise au point d’un modele murin de carcinogenèse hepatique sur cirrhose metabolique en vue d’évaluer le rôle de l’inhibition de TREM-1 sur la prévention et le traitement du carcinome hépatocellulaire. (3/3 EUs)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
63 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qualifié de sévère pour 58 d'entre elles. Une injection de streptozotocine et un régime gras leur induisent une stéatohépatite évoluant vers la cirrhose puis un cancer du foie, avec une mortalité que le porteur estime autour de 40 % en fin de protocole. Les stades sont suivis par imagerie sous anesthésie, deux tiers des souris étant tuées à la vingtième semaine et le reste gardé jusqu'à la trente-sixième pour une étude de survie. Le porteur présente ce modèle comme la mise au point d'un outil pour de futurs projets, et affirme qu'aucune approche in vitro ne peut étudier cette pathologie sur un "organisme entier".
Objectifs
Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est classe comme le sixième cancer le plus fréquent et la troisième cause de décès par cancer. Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lié à la présence de la maladie du foie gras non alcoolique appelée « steato-hepatite non alcoolique » ou NASH en anglais. Cette maladie est caractérisée par une inflammation chronique du foie conduisant à une mauvaise cicatrisation appelée fibrose dont le stade ultime est la cirrhose. Or, la réponse inflammatoire des cellules immunitaires est amplifiée par triggering receptor expressed on myeloid cells1 (TREM-1). L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH diminue l’inflammation du foie et restaure les capacités de «recyclage » cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ces modèles animaux de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC. Afin d’évaluer à terme l’inhibition de TREM-1 dans le CHC, il nous faut d’abord développer un modèle de NASH évoluant jusqu’au stade CHC. Le modèle de souris C57BL/6 traitées par streptozotocine et soumises a un régime riche en graisse a l’avantage d’induire une véritable NASH avec toutes les composantes évolutives : excès de graisse semaine 6 (S6) ; NASH avec fibrose sévère a S8-10 et CHC entre S16-S20. Ces CHC sont constants et sont très proches des CHC humains sur le plan moléculaire. Dans ce projet, l’objectif est de mettre au point ce modèle, d’en caractériser les évolutions par imagerie IRM et Scanner et d’en adapter la résolution de façon à disposer des outils de suivi dans les futurs projets
Bénéfices attendus
Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lie à la présence d'une maladie chronique du foie conduisant à une cirrhose. Une des causes la plus fréquente est la steato-hepatite non alcoolique liée au syndrome métabolique. TREM-1 pourrait être un déterminant essentiel du développement, de la progression et du mauvais pronostic du CHC comme suggéré dans un modèle murin de steatohepatite non alcoolique mais cela reste à confirmer. L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH précoce diminue les lésions histologiques hépatiques (steatose, inflammation, ballonnisation, fibrose) via une diminution de l’inflammation et la restauration des capacités d’autophagie cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ce modèle animal de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC.
Procédures
Procédure 1 : Induction de la stéatohépatite évoluant vers le cancer du foie 1% de mortalité par la streptozotocine, n=58 souris C57/BL6 streptozotocine + régime riche en graisse dont 1/3 des effectifs sera maintenu en vie pour évaluation de la survie globale (maximum jusqu’à la 36°semaine) et 2/3 des effectifs seront mis à mort au stade de cancer du foie semaine20. Procédure 2 : Imagerie par palliers du cancer du foie sous anesthésie générale à l’isoflurane : 1) Etude de faisabilité par IRM non injectée n=5 souris saines adultes C57/BL6. Vérification de : résolution spatiale, temps d’acquisition et tolérance anesthésique. 2) Si étude de faisabilité ok, réalisation d’une IRM sur 15 souris BL6 streptozotocine + régime riche aux semaines 12,16,20. 3) Scanner avec injection de produit de contraste iodé, pour les 15 souris précédentes à la semaine 12 et toutes les souris du projet aux semaines 16 puis 20. Procédure 3 : Injection IP bromodeoxyuridine 2 heures avant la mise à mort semaine20 des souris concernées (marquage cellulaire non toxique).
Impact sur les animaux
Dans la littérature, il existe une mortalité induite par le régime et par la maladie du foie à partir de la semaine 11 d’environ 5% par semaine soit 40% de mortalité en fin de protocole. Cliniquement, certaines souris vont perdre du poids en raison du manque d’appétit et de la fatigue. Néanmoins, ce régime n’induit pas de douleurs pour l’animal. Nous ne savons pas encore si notre procédure de raffinement permettra d’endiguer suffisamment la perte de poids et permettre une survie prolongée des souris. Par conséquent, la procédure a été jugée sévère en raison du taux de mortalité prévisible mais pourrait être effectivement reclassifiée en modérée en fonction des données du protocole. Le protocole ne sera pas réalisé d’une traite sur les 58 souris mais plutôt par étape ce qui permettra d’adapter la suite du protocole et de reclassifier la procédure si besoin. Des nuisances (stress) provoquées par les anesthésies nécessaires pour l’imagerie, ainsi que des douleurs légères lors des injections de BrDU, sont également à mentionner.
Devenir
Tous les animaux de l’étude seront gardés en vie jusqu’à leur mise à mort à la semaine 20 pour 2/3 des effectifs et au maximum à la semaine 36 ou après atteinte du point limite pour le 1/3 restant des effectifs gardés en vie volontairement pour l’étude de survie globale puis mise à mort pour analyses des foies. Les mises à mort sont réalisées afin d’analyser les foies des souris (présence de cancer, degré de fibrose, d’inflammation et de graisse).
Remplacement
Il n’existe aucune approche in vitro pour étudier l’évolution d’une pathologie inflammatoire multifactorielle comme la stéato-hépatite non alcoolique vers la fibrose sévère et le carcinome hépatocellulaire. Une étude chez un organisme vivant est indispensable.
Réduction
Le nombre total d’animaux est de 63, il a été calculé à l'aide d'analyses statistiques intégrant, la mortalité potentielle (basée sur notre expérience des modèles de fibrose), la variabilité entre chaque souris et leur sexe. Nous suivrons dans le temps le développement de la pathologie à l'aide de l'imagerie, nous obtiendrons donc un volume important de données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. L'utilisation de l'imagerie offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux.
Raffinement
Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une semaine pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l’air, ...) à leur bien-être. Le cancer du foie se développera de manière insidieuse et indolore. Il sera induit (procédure 1) par une injection sous-cutanée unique d’un antibiotique, la streptozotocine, associée à un régime riche en graisse. Les stades de la maladie seront évalués de manière non invasive par imagerie (procédures 2 et 3) : scanner avec injection de produits de contrastes et IRM. Les examens d’imageries prévus dans ce protocole (IRM et Scanner) ne produisent aucune forme de douleur, ils sont non-invasifs et réalisés sous anesthésie générale. Cette dernière peut tout de même être source de stress pour l’animal. Les animaux sont surveillés durant l'examen : si l'animal présente une détresse respiratoire (dont le stade le plus sévère est la capacité à compter à l’œil nu le rythme respiratoire de l’animal), il sera immédiatement retiré de l'appareil, soigné et surveillé jusqu’au réveil. Comme indique dans la description de la procédure, la BrdU ne génère pas de souffrance chez l’animal car ce n’est ni un produit toxique ni corrosif, ni nauséeux. La piqure, qui peut être légèrement douloureuse, est effectuée par un zootechnicien entrainé, ce qui limite grandement le risque d'erreur et la douleur qui pourrait être infligée aux animaux. D’autre part cette injection protocolaire est prévue juste à l’issue des examens d’imagerie chez un animal encore endormi et qui sera mis à mort quelques heures plus tard limitant encore le risque de souffrance inutile. Les animaux seront surveilles plusieurs fois dans la journée jusqu'au moment de la mise à mort, et si un animal montrait des signes de ralentissement net de sa motricité, de sa respiration, ou tout autre signe évoquant un stress, il serait mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
Le projet porte sur l’étude de processus à long terme faisant intervenir une interaction entre plusieurs organes dans la pathogenèse de la NASH et la carcinogenèse du CHC. Cette étude permet de mettre en évidence les effets combinés d’un déséquilibre alimentaire, de la surexpression du récepteur TREM-1 au niveau des cellules myéloïdes et de la prédisposition à une inflammation de type chronique, d’où le recours à un organisme entier. La pathologie est par ailleurs multisystémique avec nécessité d’évaluer différents organes (Foie,ganglions,tissus adipeux viscéral,…) rendant une modélisation in vitro impossible.
ONCO-SCR : Evaluation de thérapies cancéreuses sur des modèles de tumeurs greffées en sub-capsulaire rénal
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 250
1 500 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une société prestataire greffe des tumeurs sous la capsule du rein pour améliorer la prise tumorale, puis administre des traitements par de multiples voies, avec imagerie, irradiation possible et prélèvements répétés, certaines tumeurs pouvant provoquer des métastases pulmonaires et des difficultés respiratoires. Les animaux sont tués parce qu'ils portent des tumeurs. Le porteur propose ces modèles comme prestation commerciale pour la sélection de molécules anticancer, et présente les méthodes de remplacement comme "marginales".
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement.
Bénéfices attendus
Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveaux composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer. Les modèles de ce projet sont des modèles orthotopiques rénaux ou des modèles dont la prise tumorale est faible dans des tissus communément utilisés (sous cutané par exemple) et dont la greffe en sub-capsulaire rénale améliore la prise tumorale, grâce à la forte vascularisation du rein. Pour certains modèles, les masses tumorales primaires greffées peuvent disséminer et créer des métastases. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme dans le cas des tumeurs de rein greffées par voie orthotopique, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tumorale tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
L’induction tumorale est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie avec administration d’un anesthésique local et d’un anti inflammatoire (
Impact sur les animaux
Il pourra être nécessaire de mettre en place un implant sous cutané de diffusion hormonale pour les tumeurs hormonodépendantes, lors d’une chirurgie stérile sous anesthésie avec analgésie. Cela pourra entrainer une douleur modérée et un stress léger sur 1-2 jours. La greffe tumorale en sub-capsulaire rénal (réalisée sous anesthésie générale et analgésie) pourra engendrer une douleur modérée sur 1-2j et un stress modéré. L’évolution de la tumeur pourra entraîner un développement de métastases pulmonaires causant des difficultés respiratoires, une perte de poids. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress de 1-2j. Les animaux pourront recevoir des traitements par voie IM (avec analgésie), ID (avec analgésie) , SC, IV (bolus), orale, IN, IT, IP et / ou seront exposés à des rayons ionisants à visée thérapeutique. Ces traitements pourront entrainer un stress léger et une douleur légère. Dans le cas des rayons ionisants, les animaux seront transportés dans leur cage d’origine vers la plateforme d’irradiation. Cela pourra entrainer un stress léger. Dans le cas de l’imagerie, les animaux seront transportés dans leur cage d’origine vers la plateforme d’imagerie et imagés sous anesthésie générale. Cela pourra entrainer un stress léger. Les prélèvements de sang peu invasifs (veine faciale, jugulaire, caudale) seront effectués sous anesthésie générale à l’Isoflurane. Cela pourra entrainer un stress léger. Dans certains cas, comme par exemple pour le prélèvement à la veine caudale ou à la veine saphène, le geste pourra être effectué sans anesthésie, uniquement sous contention. Cela pourra entrainer un stress modéré pendant le prélèvement. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation.
Devenir
Etant porteurs de tumeurs les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais sont toutefois marginales.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s) (volume tumoral et/ou poids). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et aux paramètres étudiés : en général un groupe non traité et/ou traité par le véhicule utilisé pour la molécule à évaluer, puis un groupe par schéma de traitement (différentes doses, voies, molécules etc). Au minimum, une étude comportera un groupe avec tumeur, non traité et/ou traité avec le véhicule, et un groupe avec tumeur traité avec le composé à tester. Toutefois, dans la mesure du possible, le maximum de composés seront testés au cours de la même étude afin de ne pas démultiplier les animaux contrôles ainsi que les animaux surnuméraires non randomisés. Compte tenu de taux de prise tumorale variable et afin de pouvoir former des groupes homogènes en poids et/ou en volume tumoral, il sera en général nécessaire d’inclure au moins 10% d’animaux non randomisés. Le nombre d’animaux par groupe (en général 6 à 15 animaux) est choisi sur la base des précédentes études réalisées dans nos laboratoires pour les modèles connus afin de sélectionner le nombre d’animaux minimum pour observer des différences significatives sur les paramètres d’intérêt (en général mortalité et volume tumoral). Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal pour remplacer des analyses terminales en cours d’étude.
Raffinement
Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine. Un gel nutritif et de l’eau gélifiée seront placés au fond de toutes les cages dès qu’une perte de poids >15% sera observée sur certains animaux en étude. La greffe sub-capsulaire rénale, la pose d’implants hormonaux ou la thoracotomie seront réalisés sous anesthésie profonde avec injection pré-opératoire d’un opiacé et un alpha2 agoniste. Suite à la greffe du matériel tumoral en sub-capsulaire rénal ou suite à la pose d’un implant, les animaux recevront 2 injections d’opiacépendant 48, et éventuellement sur 24 heures supplémentaires si besoin. Les autres administrations et prélèvements seront réalisés sous anesthésie sauf si la contention génère moins de stress (IV, prélèvement d’urine) ou si l’anesthésie n’est pas possible (administration orale). Les administrations douloureuses (IM, ID) seront réalisées avec analgésie préalable, et sous anesthésie si besoin. Les points limites concernant le poids sont adaptés en cas de tumeurs cachectiques. Dans les modèles connus pour induire des métastases pulmonaires, ou les modèles inconnus pouvant causer des métastases pulmonaires, une attention particulière sera portée à la respiration des animaux (posture, fréquence respiratoire). Les difficultés respiratoires marquées constitueront un point limite. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans la procédure. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal est mis en observation et un traitement est si possible mis en place. Par exemple, en cas de douleur constatée, le vétérinaire prescrira un traitement antalgique. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus suite à l’induction de pathologie cancéreuse et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux. En cas de toxicité sur l’animal, un arbre décisionnel validé par la SBEA sera utilisé. Il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie pour sortir l’animal de la procédure.
Choix des espèces
Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou induites) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7-8 semaines lors de leur première manipulation).
Eude de l’efficacité d’un vaccin à ARN messager nouvelle génération dans un modèle de cancer du côlon chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une greffe de cellules cancéreuses sous la peau leur fait développer une tumeur, dont la croissance est suivie au pied à coulisse, puis elles reçoivent jusqu'à six injections d'un vaccin à ARN messager sous anesthésie. Les animaux sont tués pour prélever les tumeurs et les organes. Le porteur renvoie le bénéfice, une nouvelle stratégie anticancer chez l'humain, au conditionnel et au long terme, et affirme que la réponse immunitaire complexe rend l'étude in vitro impossible.
Objectifs
Chaque année, les cancers provoquent le décès de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Jusqu'alors, les traitements classiques (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) ciblent directement la tumeur, offrant de bonnes chances de survie aux malades présentant des cancers localisés. Cependant, ces traitements ne sont pas assez efficaces, pour les cancers généralisés. C’est pourquoi, les chercheurs se penchent vers une nouvelle approche : l’immunothérapie. Cette approche permet de traiter le cancer en utilisant le propre système immunitaire du patient. Les vaccins de type ARN messager (ARNm) sont devenus des outils prometteurs pour l'immunothérapie du cancer. Ce projet de recherche a pour but d'évaluer les capacités thérapeutiques d'un vaccin ARNm nouvelle génération dans un modèle de tumeur de côlon. L’idée principale est donc d’induire une réponse immunitaire grâce à l’injection intramusculaire de ce vaccin ARNm nouvelle génération, afin de lutter contre le développement de la tumeur chez la souris.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de contribuer à valider une nouvelle stratégie thérapeutique anti-cancer en santé humaine. Ce projet permettra d’évaluer le bénéfice d'une approche par un vaccin à ARNm, sur le développement de tumeurs cancéreuses. Cet outil pourrait être applicable à différents types de cancer.
Procédures
Des cellules cancéreuses sont injectées sous la peau des souris. Pour effectuer ce geste, la souris est maintenue environ 15 sec, une seule injection de 0.1ml. A la suite de cette injection, la souris développera une tumeur sous-cutanée. La croissance tumorale est suivie par des mesures au pied à coulisse 3 fois par semaine, l’animal est maintenu immobile environ 25 sec. Les composés sont administrés par voie intra-musculaire sur animal anesthésié au maximum 6 anesthésies sur une période de 2 semaines. Le volume d'injection est de 0.05 ml dans le muscle de la cuisse, temps 1 min (anesthésie comprise).
Impact sur les animaux
La greffe de cellules par injection sous-cutanée est réalisée sur animal vigile. La tumeur pourrait entrainer dans de très rare cas une gêne à la locomotion. L'immunisation est réalisée par une injection intra-musculaire dans le muscle de la cuisse. Au maximum, 6 immunisations sur une période de 2 semaines. Une inflammation au site d'injection ou une réaction à l'injection est très peu probable.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les tumeurs et des organes pour analyser les réponses immunitaires.
Remplacement
L'efficacité d'un vaccin contre le cancer dépend de sa capacité à induire une réponse immunitaire permettant de réduire le taux de croissance de la tumeur, avec un mécanisme d’action spécifique. C'est un phénomène biologique complexe faisant intervenir différents types de cellules immunitaires et une organisation particulière qui rend impossible son étude dans des tests in vitro.
Réduction
Une étude préliminaire pour vérifier la capacité des cellules à développer une tumeur est conduite sur un nombre restreint de souris. Si le résultat est concluant, l'étape 2 sera mise en oeuvre pour déterminer l'efficacité d'une vaccination préventive par un vaccin ARNm nouvelle génération sur le ralentissement de la croissance tumorale. Si et seulement si un ralentissement significatif de la croissance tumorale est constaté, alors l'étude d'un traitement curatif sera mise en oeuvre (les cellules cancéreuses sont injectées puis le traitement débute).
Raffinement
Les analyses de croissance des tumeurs seront non-invasives (mesure au pied à coulisse) et ne requièrent pas d'injection d'anesthésiant ou d'antalgique. De l'aliment humidifié en fond de cage sera disposé si un animal présente une gêne de la mobilité due à la croissance de la tumeur (très rare). Les immunisations (injection intra-musculaire ) se feront sur animal anesthésié. L'injection intra-musculaire est la voie la plus utilisée pour les vaccins à ARNm, permettant la stimulation de la réponse immunitaire. Certains animaux pourront recevoir jusqu'à 6 immunisations maximum. Ce nombre pourra être réduit à 5 en fonction de la croissance tumorale. Ces injections intramusculaires pourront être administrées alternativement sur la patte droite et la patte gauche. Des points limites adaptés sont définis de manière objective pour chaque procédure, incluant des critères d'arrêt de l'expérience en cas de souffrance.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour l’analyse de greffes de lignées cellulaires en oncologie. Les expérimentations sont réalisées sur des souris immunocompétentes car l'objectif de l'exprimentation est d'activer le système immunitaire en vue de réduire la croissance de la tumeur. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines. Le système immunitaire est décrit comme mature à partir de cet âge-là et non veillissant.
Evaluation de l’effet analgésique et du traitement de l’inconfort oculaire chez le lapin et le rongeur.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 3000
Lapins : 3000
9 000 lapins, souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le projet induit délibérément un inconfort ou une douleur oculaire pour tester des traitements analgésiques, avec des instillations et une mesure de la sensibilité de la cornée. Les descriptions des procédures et des effets restent brèves, le porteur affirmant que la douleur sera de courte durée sans en détailler l'intensité. Tous les animaux sont tués pour analyse des tissus, et le porteur conclut qu'aucune méthode ne reproduit l'œil dans sa globalité.
Objectifs
L’objectif du projet est de mettre en place dans le plus grand respect du bien-être animal des modèles expérimentaux induisant un inconfort léger à modéré chez l’animal afin de pouvoir identifier et évaluer des traitements susceptibles de le réduire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de futurs traitements pouvant améliorer le bien-être des patients atteints d’inconfort ou de douleur au niveau oculaire.
Procédures
Tous les animaux recevront des instillations et les examens concernant les évaluations ne sont pas invasifs et ne durent que quelques minutes (observation, évaluation de la sensibilité cornéenne à l'aide d'un esthésiomètre de Cochet-Bonnet) et pourront être reproduits plusieurs fois dans la journée.
Impact sur les animaux
Le projet a pour but de trouver des traitements ayant un effet analgésique et permettant le traitement de l'inconfort oculaire. Les animaux vont sur une courte période ressentir un inconfort ou une douleur modérée.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus.
Remplacement
L’oeil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales est nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les modèles expérimentaux présentés sont largement utilisés et décrits sur le lapin et le rongeur dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilités. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 8-12 semaines, ces âges correspondent à la maturité visuelle.
Lutter contre les infections à Clostridium difficile à l’aide de bactéries
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont gavées avec la bactérie Clostridioides difficile, qui provoque une colite sévère et une perte de poids, puis reçoivent une souche bactérienne testée comme traitement, avec une mise à mort dès 20 % de perte de poids. Le porteur indique que les souris seront tuées faute de pouvoir être réutilisées, replacées ou adoptées après l'infection. Il présente cette bactérie comme une alternative possible à la transplantation de microbiote fécal, après des résultats obtenus in vitro.
Objectifs
Clostridioides difficile, anciennement dénommée Clostridium difficile (C. difficile), est une bactérie anaérobie stricte. Elle est retrouvée dans l’environnement ainsi que dans l’intestin de l’Homme et de l’animal. Les études épidémiologiques montrent une colonisation asymptomatique fréquente des nourrissons et des enfants de moins de deux ans avec des taux compris entre 20 à 70%. Chez l’adulte en population générale, son portage asymptomatique est estimé aux alentours de 3% mais s’élèverait à 10-25% en milieu hospitalier. C. difficile revêt un intérêt majeur en santé publique puisqu’elle est responsable de 10 à 25% des diarrhées post-antibiotiques, de 10% des diarrhées nosocomiales et de plus de 95% des colites pseudo-membraneuses. En France, la Haute Autorité de santé estime l’incidence des infections à C. difficile (ICD) dans les établissements de santé entre 0,5 et 3 cas pour 10 000 patients-jours. Certaines ICD sont réfractaires aux traitements et dans 18% des cas, les patients guéris vont faire une ICD récidivante. La transplantation du microbiote fécal (TMF) est une stratégie extrêmement efficace pour traiter les ICD. Les méta-analyses montrent une efficacité dans 84-91% des cas. Nous savons que le microbiote intestinal héberge une quantité et une diversité de microorganismes dépassant de loin le nombre total de cellules composant notre propre corps. Ainsi la transplantation d’un écosystème aussi complexe peut entrainer des effets secondaires indésirables. Les travaux les plus avancés concernent notamment l’obésité et montrent très clairement, chez la souris mince, que la transplantation d’un microbiote intestinal provenant de souris ou d’êtres humains obèses se traduit pas une prise de poids anormalement élevée. Par ailleurs, il a été rapporté dans la littérature des cas de patients devenus obèses suite à une TMF dans le cadre du traitement d’ICD. On touche ici à la « limite » de la TMF car il nous est impossible de contrôler ce qui est administré et donc d’en évaluer les risques sur le long terme pour la personne greffée. Nous nous proposons de tester l’efficacité d’une bactérie dans le traitement d’ICD. Cette souche appartient au phylum des Bacteroidetes, un des phyla majoritaires du microbiote intestinal humain. Cette souche n’a jamais été rapportée comme pouvant exercer un quelconque effet néfaste et pourrait faire un bon candidat dans le traitement des ICD. Par ailleurs,des études in vitro menées au laboratoire ont montré son efficacité.
Bénéfices attendus
D’une façon globale ce projet permettra, nous l’espérons, de valider une souche bactérienne comme étant bénéfique dans le traitement de l’ICD. A long terme, cela pourrait permettre de remplacer la transplantation de microbiote fécal par une pratique tout aussi efficace mais plus sûre du point de vue microbiologique.
Procédures
Les animaux seront tous gavés avec C. difficile (1 seul gavage), ce qui représente un maximum de 250 souris. Ils recevront ensuite soit du PBS (un maximum de 80 souris), soit la souche au potentiel effet bénéfique (1 gavage quotidien) soit un maximum de 80 souris recevant la souche sauvage et un maximum de 40 souris recevant la souche déficiante pour le gène suspecté d'être efficace. Le gavage se fera sur animal vigile par du personnel expérimenté, habitué à cet acte qui hormis la contention n'induit aucune douleur à l'animal et ne dure que quelques secondes. En ce qui concerne la durée des gavages par notre souche d'intérêt, pour les expérience de traitement curatif, les animaux recevront un gavage quotidien après administration de la souche de C. difficile ce qui représente 10 jours de gavages. Pour les expérience de traitement préventif, les animaux recevront un gavage quotidien de la bactérie d'intérêt immédiatement après arrêt de l'antibiothérapie, ce qui représente 13 jours de gavages.
Impact sur les animaux
Tous les animaux recevront un traitement antibiotiques qui n’a jamais été rapporté dans la littérature comme induisant un stress/douleur... Les antibiotiques seront administrés par l’eau de boisson (pendant 3 jours), sauf un qui le sera par injection intrapéritonéale (injection unique) qui n’induit que la douleur liée à la piqure. Tous les animaux subiront des gavages. C’est une manipulation qui hormis la contention n'induit aucune douleur à l'animal et ne dure que quelques secondes. Notre souche d’intérêt dont nous voulons tester l’effet bénéfique, est une souche présente naturellement dans un microbiote sain et ne devrait pas induire de nuisance chez l’animal. En revanche, l’infection par C. difficile se traduit par une colite sévère ainsi qu’une perte de poids.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort. Ils ne peuvent pas être réutilisés, ni replacés ni adoptés car ils auront été infectés par C. difficile.
Remplacement
Notre approche expérimentale inclut une première analyse in vitro sur des lignées épithéliales intestinales immortalisées. Nous avons montré l'effet bénéfique de notre souche que nous voulons tester in vivo. Notre souche diminue significativement la réponse inflammatoire suite à une infection par C. diffcicile. Ayant montré son efficacité in vitro, nous souhaitons valider ces résultat dans un modèle murin d'ICD, modèle qui permet notamment d'englober la complexité de la réponse immunitaire.
Réduction
Nous n’avons jamais utilisé ce modèle infectieux et afin de réduire le nombre total de souris utilisées, nous allons dans un premier temps faire une expérience pilote. 10 souris maximum seront infectées uniquement avec C. difficile de manière à nous assurer que dans nos mains, le modèle fonctionne bien. De plus cette approche permettra de valider le système de score que nous souhaitons employer pour définir les points limites. Dans notre étude nous souhaitons vérifier qu’une bactérie d’intérêt limite les effets dus à l’infection par C. difficile. Nous nous placerons tout d’abord dans les meilleures conditions : traitement curatif (c’est-à-dire une préexposition à cette souche avant l’infection par C. difficile) et faible dose de C. Difficile administrée. Si aucun effet bénéfique n’est observé, nous arrêterons l’expérience. Un modèle curatif (administration de la souche d’intérêt après l’infection par C. difficile) ne sera mis en place que si un effet bénéfique est déjà observé en modèle préventif. Nous avons prévu également de tester 2 doses infectieuses de C. difficile. Nous ne testerons la dose élevée que si nous observons un effet bénéfique de notre traitement.
Raffinement
Les animaux seront stabulés dans uun salle climatisée (22 ± 2°C) avec un cycle 12/12h (jour/nuit, 7h00 à 19h00) et un taux d'humidité maintenu à 55%. Les animaux auront libre accès à la boisson et à la nourriture. Le milieu sera enrichit à l’aide de maisons en carton. Un suivi quotidien des animaux sera effectué de manière à repérer toute détresse animale (journalier puis 3 fois/jour après l'infection). Le poids des souris sera également suivi avec attention (pesées effectuées tous les jours dès l’infection par C. difficile) car c’est un très bon marqueur de l’inflammation intestinale et de la sévérité d’une diarrhée. Une perte de plus de 20% du poids avant induction de la colite constituera un critère d’arrêt et l’animal en question sera mis à mort. Les expériences seront réalisées en toute sécurité, notre animalerie permettant la manipulation de pathogènes de classe 2, comme C. difficile.
Choix des espèces
Les souris sont communément utilisées pour mimer les ICD. En effet, C. difficile induit une colite comparble chez la souris a celle induite chez l'Homme suite à une infection post-antibiothérapie. Les souris seront âgées de 9 semaines car c'était l'âge des animaux utilisés dans la publication qui fait référence dans le cadre des ICD en modèle murin, ainsi que dans la majorité de la littérature scientifique du domaine.
Etude des déficits plaquettaire et immunologique dans un modele de souris mutantes
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Une partie des 134 souris de ce projet porte la mutation d'un gène que l'équipe soupçonne d'être en cause dans le syndrome de Hermansky-Pudlak, une maladie rare qui associe albinisme et tendance aux hémorragies, et risque de saigner longtemps à chaque prise de sang. Mutantes et témoins vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour deux prises de sang sans anesthésie, à 6 et 8 semaines, un groupe étant aussi étudié à 7 mois sans que les actes prévus à cet âge soient décrits. Le porteur juge la souris "indispensable et nécessaire" pour étudier ce gène "à l'échelle de l'organisme entier". Toutes doivent ensuite être transférées dans le laboratoire d'un collaborateur pour compléter l'étude immunologique, sans que le porteur précise ce qu'elles y subiront ni leur sort final.
Objectifs
L’étude des maladies rares d’origine génétique permet aujourd’hui de décrire les gènes, des protéines et des mécanismes biologiques fondamentaux pour la compréhension du vivant et celle de maladie plus fréquente. Nous avons identifié chez des patients atteints du syndrome de Hermansky-Pudlak (SHP) qui est une maladie multisystémique caractérisé par un albinisme oculo-cutané et un terrain hémorragique. Une mutation d'un gène qui pourrait être à l’origine du déficit immunitaire global ainsi que d’anomalies sanguines principalement thrombopénie (déficit des plaquettes) avec des dysfonctionnements de la fonction plaquettaire. Notre projet et l’étude de la modification de ce gène impliqué dans la pathologie complexe observée chez les patients, grâce au modèle de souris portant la mutation de notre gène d'intêret. Plus précisément, nous souhaiterions étudier les paramètres hématologiques et particulièrement les plaquettes et leur physiologie. Pour cela des prélèvements de sang seront réalisés chez des souris contrôles et mutantes, afin d’être analysés. Au total 134 souris seront nécessaires pour valider notre question biologique et obtenir des résultats statistiquement valides.
Bénéfices attendus
L'objectif de notre projet et l'étude de systeme immunitaire et la fonction plaquettaire dans le cadre d'une maladie rare le syndrome de Hermansky-Pudlak , nous souhaiterons comprendre les mecanismes biologiques qui découlent de la mutation de notre gène et son effet sur la thrombopenie (deficite plaquettaire)
Procédures
Les souris seront soumises à 2 prelevements sanguins (vigiles) à l'age de 6 et 8 semaines. Nous avons également un groupe de 7 mois.
Impact sur les animaux
Comme la mutation chez l’homme induit une dysfonction de la fonction plaquettaire et de la thrombopénie, un risque de saignement prolongé au moment de la prise de sang pourrait être observé sur notre modèle de souris mutantes.
Devenir
Tous les animaux seront transferés dans le laboratoire de notre collaborateur pour completer l'étude immunologique.
Remplacement
Une partie importante de l’étude de caractérisation du gène ne nécessite pas l’utilisation d’animaux vivants et est étudié in vitro sur des lignées cellulaires modifiées génétiquement. Cependant, le modèle animal (souris) reste indispensable et nécessaire pour identifier l’effet de la modification du gène à l’échelle de l’organisme entier dans le cadre d'un syndrome multisystemique ; le système in vitro ne pouvant apporter un même niveau d’information.
Réduction
L’objectif est de réduire au maximum le nombre de souris pour l’étude tout en gardant s’assurant d’une analyse statistique fiable et reproductible. Etant donné le manque de donnée concernant cette nouvelle lignée, l’analyse de puissance sera revue en fonction des données générées. En effet, en fonction du phénotype observé, on pourrait être amené à réduire le nombre d'animaux tout en cherchant à atteindre une puissance statistique de 80%. Un maximum de 134 souris sera nécessaire. Le test statistique utilisés sera student-test (comparaison des mutants Vs contrôles). Comme on s'attend à avoir le même phénotype chez les mâles et les femelles, nous utiliserons pour chaque série l'un des 2 sexes (selon la production), ce qui éviterait de dédoubler les effectifs.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer si besoin l’arrêt de l’expérimentation et son euthanasie. Les animaux seront observés toutes les semaines avec une grille de suivi du bien-être, en plus du suivi quotidien habituel. Afin d’éviter toute perte de sang excessive (hémorragie), le site de ponction sera comprimé avec un hémostatique local afin d’atteindre l’hémostase.
Choix des espèces
Le modèle souris est très pertinent et est necessaire pour étudier de la modification de notre gène d'intêret à l’échelle de l’organisme entier dans le cadre d'un syndrome multisystemique ; de plus, le modèle de souris est très étudié et largement utlisé pour analyser la fonction plaquettaire. Les animaux seront étudiées à l'âge de 6 et 8 semaines à fin d'étudier les 2 stades avant l'age adulte et à l'age adulte. Nous avons également un groupe de souirs de 7 mois afin comparer l'effet de l’âge dans ce groupe.
Evaluation de candidats-médicaments sur les tremblements induits par la tacrine chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 1250
2 500 animaux, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection de tacrine qui déclenche des tremblements de la mâchoire, un modèle des tremblements de la maladie de Parkinson, puis des candidats médicaments et des prélèvements de sang. Le porteur indique que les tremblements disparaissent une fois la substance éliminée et que les animaux seront tués pour prélèvements. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne peut reproduire ce "phénotype comportemental".
Objectifs
La maladie de Parkinson découle d'une perte progressive des neurones dopaminergiques. Le déficit en dopamine induit de graves troubles moteurs chez le patient. Les tremblements de repos constituent l'un des symptômes de cette maladie. On peut reproduire chez l’animal ces tremblements par l’injection d’une substance médicamenteuse : la tacrine. On observera alors des tremblements au niveau de la mâchoire. Ces tremblements peuvent être diminués ou arrêtés par des composés qui augmentent la quantité de dopamine dans le cerveau.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les tremblements induits par la maladie de Parkinson, une pathologie humaine touchant 14 personnes sur 100000 dans la population globale. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la maladie de Parkinson. Pour l'animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l'espèce utilisée au travers du développement d'outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l'espèce la plus prédictive en fonction des objectifs scientifiques.
Procédures
Durant la procédure, les animaux sont principalement soumis à des injections (du candidat médicament, de la substance induisant les tremblements, moins de 30s par administration), seront placés dans un cylindre pour une période d'observation et pourront éventuellement être sujet à des prélèvements de sang vigiles ou anesthésiés (2 minutes).
Impact sur les animaux
Du fait du mécanisme d'action de la substance chimique active (tacrine), on s'attend à observer des tremblements (objectif du projet) qui disparaitront une fois que cette dernière sera éliminée par l'organisme (après quelques heures). Les animaux receveront une injection des différents composés (candidats médicaments et tacrine) à tester.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés. Dans ce cas, celle-ci peut survenir à des fins de prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal ou suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)/ modèle chez les animaux.
Remplacement
D’après une recherche bibliographique approfondie, il n’existe pas de méthode alternative (in vitro ou in silico) qui n’utiliserait pas d’animaux puisque les tremblements représentent un phénotype comportemental observable uniquement chez des animaux. Il est donc nécessaire de modéliser certains aspects de la maladie de Parkinson sur un organisme entier pour pouvoir réaliser une évaluation comportementale avec des tests fiables, reproductibles, validés et reconnus par la communauté scientifique. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation des différentes propriétés d’un candidat médicament.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats obtenus lors des expériences et d'effectuer des tests statistiques pertinents. En général, 10 animaux/groupe sont utilisés. L'analyse statistique sera adaptée au modèle
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : -La mise au point de procédures rigoureuses, -la formation du personnel à ces dernières, - un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, -le recours à des procédures les moins invasives possibles, -le suivi d'éventuels signes cliniques, -le recours aux techniques d'anesthésie et d'analgésie dès que nécessaire, -la détermination des points limites, -le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire, -la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l'amélioration de la sensibilité des méthodes d'analyse, -la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les tremblements car ils présentent une similarité de l’organisation fonctionnelle des régions cérébrales avec l’homme, et il est possible de confronter les résultats avec une littérature abondante Animaux adultes : ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Modèle expérimental de perméabilité vasculaire chez le lapin et le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 5175
Lapins : 5100
15 450 animaux, lapins, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une injection dans l'oeil pour provoquer une fuite des vaisseaux de la rétine, puis des examens ophtalmologiques et des prélèvements sanguins, certains subissant plusieurs inductions successives espacées d'une semaine. Le porteur indique que l'atteinte est transitoire et que les animaux seront tués pour des analyses des tissus. Il justifie le recours à trois espèces par leurs différences de taille d'oeil et l'absence de modèle reproduisant l'oeil dans sa globalité.
Objectifs
Les atteintes vasculaires de la rétine sont communes à plusieurs maladies telles que le diabète, les uvéites, les occlusions veineuses ou l’hypertension, ce qui les rendent responsables de la majorité des pertes de vision dans les pays industrialisés. Ces pathologies entrainent une détérioration des capillaires sanguins de la rétine qui perdent leur étanchéité. L’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie qui peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. L'objectif de ce projet est d’obtenir un modèle de perméabilité vasculaire afin de tester des traitements potentiels chez le lapin et le rongeur. Le modèle est développé chez plusieurs espèces pour offrir un choix plus étendu de possibilités de traitements, la taille réduite des yeux des rongeurs permet l'utilisation de quantités moindres de traitement, au contraire la taille plus importante de l'oeil de lapin permet de tester des traitements plus proches de ceux appliqués à l'homme comme la pose d'implant.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre la perméabilité vasculaire au niveau de la rétine. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Ces modèles expérimentaux induisent une augmentation de perméabilité vasculaire transitoire, le retour à la normale se fait en quelques jours.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. L'induction est transitoire, les animaux peuvent avoir une nouvelle induction après une période de repos d'une semaine dans un souci de réduction du nombre d'animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les lapins 8 semaines, âge minimum pour la maturation de la rétine comme il convient au modèle.
Formation aux gestes techniques chez le rongeur, le lapin et le hamster
- Formation professionnelle
Rats : 50
Hamsters dorés : 50
Lapins : 25
175 animaux, lapins, souris, rats et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils servent à la formation continue du personnel aux gestes techniques, prélèvements sanguins, injections et parfois chirurgie sous anesthésie, sans autre finalité que l'entraînement. Le porteur indique que ces animaux seront tués faute de pouvoir être inclus dans un autre protocole et qu'une partie provient d'animaux de réforme ou surnuméraires. Il reconnaît l'existence de simulateurs en plastique mais affirme qu'une formation sur "animal entier vivant" reste nécessaire.
Objectifs
Conformément à la réglementation, tous les personnels impliqués en expérimentation animale, quelle que soit leur fonction, doivent suivre une formation continue, afin d'assurer le maintien et l’actualisation de leurs compétences, et ce, tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de décrire tous les gestes techniques utilisés dans le cadre de formation et d’entraînement. Dans le but d'assurer une traçabilité complète de l'apprentissage des gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme ou animaux commandés, le présent projet vise à décrire des méthodologies et des gestes techniques. Ces formations, réalisées en interne au sein de l’établissement utilisateurs seront validées par le Responsable du suivi des compétences de l’établissement utilisateur.
Bénéfices attendus
L'entraînement continu des personnels développe une pratique plus sûre des actes sur les animaux, permettant de réaliser ces actes avec le minimum de douleur et de stress pour les animaux. Les résultats obtenus lors des expérimentations suivantes seront donc fiables.
Procédures
Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Un seul type de prélèvement sera effectué par animal afin de limiter au maximum le stress chez l'animal. Pour chacun des gestes techniques d'administration ou de prélèvement, le temps est estimé à 5 minutes par animal dans le cas d'une manipulation vigile. Dans le cas où l'animal devrait être anesthésié, ce temps est estimé à 15 minutes.
Impact sur les animaux
Le tuteur veille au respect des règles de contention des animaux et à la bonne exécution des manipulations/gestes réalisés ; le stress et la souffrance sont donc très limités. La surveillance de l'animal par le tuteur durant la manipulation/gestes exécutés permet le cas échéant d'interrompre ceux-ci s’ils induisent un stress ou une souffrance chez l'animal. Les administrations et les prélèvements (fréquences et volumes) seront effectués selon les recommandations en vigueur pour respecter le bien-être animal et sont détaillés dans chaque procédure. Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Les manipulations les plus invasives (exemple : administration intradermique, pose de cathéter, prélèvement de biopsies seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture antalgique en cas de nécessité. Une surveillance particulière sera portée sur l’état général de l’animal en cas de réveil, des tapis chauffants peuvent être utilisés durant la phase de révail. Certains actes nécessitent la pratique d’une chirurgie et portent atteinte à l’intégrité physique par l’incision. Elle requière des compétences particulières qui s’acquièrent par des connaissances de base et un apprentissage des gestes auprès de personnes compétentes et habilitées à la chirurgie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des étapes de formations car ils ne pourront pas être inclus dans un autre protocole scientifique.
Remplacement
Un modèle d'expérimentation artificiel a été conçu utilisant un matériau de type plastique permettant à l’expérimentateur d'acquérir les compétences préliminaires nécessaires pour manipuler un rat ou une souris de manière éthique, sans la nécessité d'utiliser un animal vivant. Néanmoins, il n’existe pas de méthode de remplacement permettant de se substituer à la totalité des gestes techniques, une formation sur animal entier vivant reste nécessaire avant la réalisation des procédures expérimentales incluant des animaux.
Réduction
Dans la mesure du possible, ces formations / maintien des compétences sont réalisées dans la mesure du possible sur des animaux surnuméraires ou issus d’un projet précédent avec avis favorable du vétérinaire, ce qui contribue à la réduction du nombre d'animaux nécessaires. Le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum tout en permettant la répétition des actes expérimentaux dans le respect des volumes et du nombre d’administration tolérés.
Raffinement
Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des sites d'injection...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Lors des gestes sur les animaux, des anesthésiques et analgésiques seront employés en fonction du geste pratiqué. Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, une grille de score permettant d'évaluer les points limites est établie en concertation avec le Comité de Suivi du Bien Être Animal (SBEA) de notre établissement: - Changement du poids corporel (Normal : 0, perte de poids 20 % du poids normal maintenue sur 72h : 3) - Apparence physique (Normale : 0, manque de toilettage : 1, pelage terne et écoulements nasaux et lacrymaux : 2, pilo érection, dos arrondi :3) - Abreuvement et alimentation (Normal : 0, incertain: 1, diminution: 2, aucune prise d'aliment et de boisson: 3)- Examen clinique (Normal : 0, Faibles modifications de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 1 , modifications modérées de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 2, modifications importantes de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 3). Grille allant de 0 à 12 points. De 0 à 3 : observation attentive des animaux, de 4 à 8 : souffrance, prévoir un mode de soulagement et observer régulièrement l'animal et demander un deuxième avis, de 9 à 12 : souffrance sévère considérer que les points limites sont atteints entrainant une mise à mort de l'animal. A cela il faudra également veiller aux points suivants : plaie nécrosée, purulente ou exsudative, animaux voutés, yeux mi-clos, faiblesse de membres.
Choix des espèces
Les rats, souris, hamsters et lapins sont les animaux les plus utilisés dans notre société pour réaliser des études chez l'animal. Nos projets d'étude utilisant des animaux adultes, les gestes techniques s'effectueront sur des animaux de 6 semaines minimum.
Transgen : Atelier de transfert de gènes chez le nouveau-né de souris
- Enseignement supérieur
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Des femelles gestantes sont rendues hypothyroïdiennes par leur régime, puis leurs nouveau-nés reçoivent une injection intracérébrale après un endormissement par hypothermie sur glace, dans le cadre d'un atelier de formation destiné à des étudiants. Le porteur indique que les nouveau-nés seront tués pour prélever leur cerveau et les mères parce que leur hypothyroïdie fausserait toute réutilisation. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour étudier la régulation des gènes.
Objectifs
L'objectif est de permettre aux étudiants de réaliser et d'interpréter des expériences de transfert de gènes somatique dans un contexte intégré (celui de l'organisme).
Bénéfices attendus
A l'issu de la semaine d’atelier (un jour de cours, 3 jours d’expérimentation, 1 jour de restitution/examen) -, les étudiants auront acquis les notions d’éthique en expérimentation animale, ainsi que les principes d’expérimentation animale et la règle des 3R. En outre, ils auront acquis des connaissances sur les outils d'analyse des régulations transcriptionnelles induites par des hormones in vivo, ainsi que des notions de mécanismes d'action des récepteurs nucléaires (notion de facteurs de transcription) et des autres facteurs impliqués dans la machinerie transcriptionnelle.
Procédures
Les femelles gestantes seront soumises à un régime qui les rend hypothyroïdiennes, durant la dernière semaine de gestation et la semaine suivant la mise bas. Les nouveau-nés de souris seront soumis à une injection intracérébrale n'incluant pas de chirurgie, (la boite crânienne n'étant pas encore ossifiée à cet âge, aucune incision ou suture n'est donc nécessaire), suivi d’une injection en sous-cutané d’hormone thyroïdienne ou d’une solution contrôle. Pour les femelles, il y aura donc une intervention de 11 jours, et pour les nouveau-nés, deux interventions (injection intracérébrale de 1 minute après 15min d'anesthésie sur glace, plus une injection de 30 secondes en sous-cutané).
Impact sur les animaux
Nous avons une grande expérience dans l'induction de l'hypothyroidie chez les mères gestantes la dernière semaine de gestation, et nous n'avons pas observé d'effet délétère chez celles-ci. Les nouveau-nés sont hypothyroïdiens de fait, mais ne présentent pas non plus d'effet délétère. L'endormissement par hypothermie sera surveillé et réduit au temps minimal nécessaire pour réaliser l'injection, afin d'éviter que l'hypothermie ne devienne trop profonde. Cela sera surveillé par la couleur de la peau. L'injection d’hormone thyroïdienne ne provoque pas non plus d'effet délétère, les nouveau-nés se comportant normalement après le réveil. Au cas où un animal présenterait le moindre comportement anormal après le réveil (mouvement anarchique, absence de réaction à la stimulation), il serait euthanasié immédiatement. Les animaux sont surveillés pendant les deux jours qui suivent l'injection, jusqu'au moment de l'euthanasie.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’expérience, après la procédure 2 : les nouveau-nés, pour prélèvement des cerveaux et mesure de l'activité transcriptionnelle dans ce tissu; les femelles, car étant hypothyroïdiennes, elles ne peuvent être réutilisées, car leur hypothyroïdie pourrait impacter les résultats ultérieurs.
Remplacement
Le but de cet atelier est d'enseigner la technologie de transfert de gènes in vivo dans le cadre de l'étude des régulations transcriptionnelles induites par des hormones, ici, les HT. Pour être étudiées, ces régulations doivent être en condition intégrée, c'est à dire dans un organisme entier, où tous les acteurs de la régulation transcriptionnelle sont présents, condition qu'on ne peut reproduire totalement in vitro.
Réduction
Une des contraintes de ce projet est que dans le cadre de l'atelier avec les étudiants, les jours d'expérimentation sont fixés par le calendrier, et nous n'avons pas de flexibilité. Or, en travaillant sur des souriceaux, nous sommes tributaires des jours de naissances. Dans ce contexte, les expériences seront faites sur deux lots de 8 femelles gestantes, afin d'obtenir assez de nouveau-nés au bon poids pour l'expérimentation les deux jours où les étudiants sont présents pour les injections. Nous utiliserons 40 nouveau-nés pour chaque jour d'expériences, sur deux jours, il sera donc nécessaire d'avoir 80 nouveau-nés au bon poids, d'où la nécessité de traiter 16 femelles afin d’avoir assez de petits remplissant les critères d’injection. Si nous traitions moins de femelles, nous aurions le risque de ne pas avoir assez de nouveaux- nés pour réaliser l'expérience dans de bonnes conditions statistiques, et donc, les animaux traités l'auraient été en vain. Le protocole a été optimisé afin de réaliser des cotransfections de deux plasmides rapporteurs afin d'étudier simultanément leur régulation par les HT dans le même animal, ce qui permet de réduire par deux le nombre d'animaux nécessaire dans le cadre de cet atelier.
Raffinement
Les mères seront isolées dans leur cage la dernière semaine de gestation, afin que la mise-bas se passe bien et que les petits soient bien pris en charge par leur mère. Afin de réduire au maximum le stress induit par la séparation avec la mère, le temps de l'injection est réduit au minimum ne dépassera pas 15 minutes après l’endormissement. Les petits seront remis avec leur mère dès la fin de l'injection. Du matériel de nidation abondant est mis dans la cage (coton et bandelettes de papier craft), et du matériel d'enrichissement du milieu (igloo, batonnet de bois pour ronger) sera présent tout au long du maintien des animaux.
Choix des espèces
nous utiliserons des souris de type Swiss, car ce sont des bonnes mères qui prennent bien soin de leur petits. En outre, comme ces souris sont albinos, les nouveau-nés ne sont pas pigmentés, ce qui facilite les repères visuels lors des injections dans la boite crânienne. Les femelles seront traitées lors de leur dernière semaine de gestation et seront euthanasiées après l'euthanasie des petits à la fin de l'expérience (Jour 4 post-partum). Les petits seront injectés en intracérébral au jour 2 post-partum, et seront euthanasiés au jour 3 ou 4 selon l'expérience (afin de permettre aux vecteurs injectés de s'exprimer ce qui prend de 24 à 48h selon les vecteurs).
Formation initiale et qualification du personnel à la technique d’efficacité par épreuve rage
- Formation professionnelle
1 705 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, 103 d'entre elles étant classées en souffrance sévère. Elles servent à former et qualifier le personnel à l'épreuve rage utilisée pour le contrôle des lots de vaccins vétérinaires, les souris témoins développant les symptômes sévères de la rage. Le porteur indique que deux tiers des souris vaccinées survivent mais que le niveau de confinement interdit toute sortie vivante, si bien que toutes sont euthanasiées. Il justifie l'usage d'animaux vivants par les exigences de la Pharmacopée européenne.
Objectifs
Les autorités de santé demandent la démonstration de l’activité et de l’identité virale des lots commerciaux de chaque vaccin via des contrôles qualité qui ont pour finalité l’autorisation de mise sur le marché (AMM). De ce fait, la sécurité des lots de vaccins peut être évaluée sur des modèles animaux. Le projet a pour objectif de qualifier le personnel à la technique d’efficacité par épreuve rage sur espèce alternative (souris). Cette technique vise à être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires, dans la constitution d’un dossier d’AMM pour un vaccin. Former et qualifier du personnel compétent pour utiliser les modèles rongeurs permet de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et surs qui protègent l’animal de la maladie.
Bénéfices attendus
Les tests de contrôle qualité permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins qui protègent les animaux, et indirectement, l’homme, contre la rage.
Procédures
Tous les animaux sont manipulés. 1 ou 2 injections en fonction de la technique pour les vaccinations et s’effectuent sur animal vigile. Les épreuves s’effectuent sur des animaux avec anesthésie générale. Ces actes sont inférieurs à 1 minute. Aucun prélèvement n’est effectué. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la technique selon les recommandations de l’annexe IV de la Directive 2010/63.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections et aux manipulations. Les animaux témoins montrent les symptômes sévères liés aux maladies testées. Des points limites spécifiques aux pathologies sont appliqués. La période de formation/qualification est supervisée par du personnel formé et compétent.
Devenir
Sur une séance les 2/3 des souris vaccinées sont protégées et de développent pas les symptômes de la rage. Le niveau de confinement du bâtiment ne permet pas la sortie vivante de ces animaux. Les autres animaux sont euthanasiés pour raison éthique.
Remplacement
La validation de la technique pour être dans la carte de contrôle (limites définies du titre vaccinal et viral) doit forcément se faire sur animaux vivants.
Réduction
Le nombre d’animaux est défini au plus juste selon la pharmacopée correspondant à l’activité du vaccin rabique inactivé pour usage vétérinaire.
Raffinement
Des points limites spécifiques aux pathologies sont déterminés pour l’ensemble des animaux. L'injection de la souche d'épreuve s'effectue sous anesthésie. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints, la souris est euthanasiée. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
La souris est l’espèce référencée dans la Pharmacopée Européenne 01/2002 :0451 Adultes Le stade de développement selon la pharmacopée EU 01/2002 :0451 indique d’utiliser des souris femelles saines âgées de 4 semaines environ et provenant du même élevage.