Souris
Développement d’un modèle murin de la maladie d’Alzheimer pour l’étude du rôle du récepteur nicotinique, y compris un récepteur spécifique de l’Homme. Imagerie fonctionnelle répétée du cortex chez la souris éveillée.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection d'un vecteur viral portant une forme humaine mutée de l'APP, la pose d'une fenêtre crânienne et une imagerie sous microscope tête fixée à l'état éveillé, avec des tests comportementaux nommés, reconnaissance d'objet et boîte clair-obscur. Le porteur décrit une douleur de trois à cinq jours après la chirurgie et un inconfort lié à la contention de la tête, et met au point ce modèle pour étudier le récepteur nicotinique dans la maladie d'Alzheimer. Il affirme que la souris est "irremplaçable pour l'instant" pour étudier ces circuits neuronaux.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neuro-dégénérative qui affecte principalement les personnes âgées et représente un problème majeur de santé publique, surtout dans les populations vieillissantes. Afin de pouvoir étudier les mécanismes neurobiologiques sous-jacents à cette pathologie, différents modèles ont été développés chez la souris. Cependant, ces modèles présentent de nombreuses limitations, notamment pour l’étude des différentes étapes du développement de la maladie. Le but de ce projet est de mettre au point une nouvelle approche innovante pour étudier le stade précoce de la maladie dans le cerveau des souris, ainsi que pour explorer l’implication de structures cérébrales spécifiques dans son étiologie et enfin étudier le rôle du récepteur nicotinique dans la MA L’une des caractéristiques majeures de la MA consiste en l’accumulation du peptide beta-amyloïde (Aβ) qui est obtenu par clivage séquentiel de la protéine APP (Amyloid Precursor Protein). Pour cette étude, nous avons construit un vecteur viral adéno-associé (AAV) qui exprime la séquence humaine de l’APP contenant des mutations pathogènes identifiées chez les patients ( « Swedish », « London » et « Austrian »). Il s’agit de mutations ponctuelles qui changent un seul acide aminé de l’APP humaine et augmentent la quantité du peptide Aβ produite. Au sein du cerveau des mammifères, les récepteurs nicotiniques sont constitués de 5 sous-unités protéiques α(2-7) et β(2-4) qui s’assemblent selon différentes combinaisons et donnent lieu à des récepteurs fonctionnels aux propriétés pharmacologiques et cinétiques diverses. Au cours de la MA, le nombre des récepteurs nicotiniques se trouve diminué et leur activité altérée. De plus, des données bibliographiques suggèrent une interaction entre certains récepteurs nicotiniques, notamment les sous-types contenant α7 ou β2, et l’Aβ. Tout d'abord, nous allons caractériser l’activité neuronale dans le cortex de la souris en présence et en absence de l'APP, chez les souris wild-type et chez des lignées de souris exprimant la protéine cre recombinase dans des populations spécifiques de neurones pyramidaux, et d'interneurones. Ensuite, pour identifier l’implication des différents sous-types de récepteur dans le développement de la MA, nous allons appliquer la même technologie des vecteurs AAV à des lignées de souris transgéniques .
Bénéfices attendus
L’utilisation de ces nouveaux modèles animaux devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes biologiques qui sous-tendent la maladie d’Alzheimer. D’autre part, ils devraient faciliter l’étude de l’implication des récepteurs nicotiniques, plus particulièrement au cours de la phase précoce du développement de la maladie. Ceci pourrait permettre à plus long terme de développer et tester des médicaments pour lutter de façon précoce contre le développement de la pathologie..
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’injection du vecteur AAV contenant le gène de la protéine d’intérêt (durée estimée : 2 heures). Pour les animaux qui seront imagés sous le microscope à deux photons, l’indicateur calcique sera également injecté et une fenêtre crânienne pour l'imagerie chronique du cortex sera implantée au moment des injections (durée maximale de toute la chirurgie : 3 heures). Des tests comportementaux seront menés pour évaluer la mémoire (test de reconnaissance d’objet) et l’anxiété (boite claire obscure). En ce qui concerne le test de reconnaissance d’objet (RO), la préférence pour un nouvel objet nous permet d’estimer si la mémoire à court-terme est altérée et aussi de vérifier les capacités exploratoires et motrices des animaux ; la souris est placée dans une boîte pendant 30 minutes en présence d’objets. En ce qui concerne le test d’anxiété « clair-obscur » (CO), le dispositif expérimental se compose d'un petit compartiment noir et d'un grand compartiment blanc, connectés par un passage ; la souris est alors mise dans cet appareil pendant 30 minutes en libre exploration.
Impact sur les animaux
Nous estimons que les souris sont susceptibles de ressentir une douleur pendant les 3-5 jours après la chirurgie, pour laquelle nous administrerons des analgésiques. Habituellement, aucune perte de poids significative n'est enregistrée - les souris peuvent perdre jusqu’à 5% de leur poids initial dans les 24 heures suivant la chirurgie, mais ce poids est repris le lendemain. Pendant les premières 24 heures, des périodes de mobilité réduite peuvent aussi être repérées. Dans ces 3-5 jours qui suivent, nous remarquons que quelques animaux peuvent gratter un peu la zone immédiatement autour du ciment dentaire, mais ce comportement disparaît durant la première semaine de récupération. À part cela, nous prévoyons que la barre métallique qui est utilisée pour fixer la tête de la souris à la structure de support du microscope est une source supplémentaire d'inconfort. Néanmoins, après quelques jours (jusqu’à 2 semaines) la souris s’habitue et l’implant ne la gêne plus visiblement. Cette période de récupération après les craniotomies est cruciale et quelques problèmes peuvent être détectés, mais après 2 semaines, les souris ne manifestent plus de signes de stress, douleur ou altération d’activité. L'entraînement des animaux pour l’imagerie in vivo éveillée et leur habituation au microscope biphotonique est aussi susceptible de provoquer des nuisances. Après les premières séances d’entraînement, quelques souris sont plus stressées et leurs comportements sociaux peuvent devenir plus agressifs (pendant l’heure suivante). La préhension de la pièce métallique de la tête et la fixation de l'animal sont les étapes les plus stressantes et les plus inconfortables pour la souris, ce qui exige toujours la mise en place d'un protocole d'habituation minutieux.
Devenir
Toutes les procédures sont basées sur une injection de vecteur AAV localement dans le cortex pré-frontal (PFC). Il est essentiel pour l'analyse des données en imagerie et comportement de pouvoir confirmer la bonne qualité de l'injection, sa localisation précise, le volume du cortex couvert, et la quantité d'amyloide bêta produit. Les souris seront donc mises à mort, perfusées, le PFC coupé et analysé par histochimie.
Remplacement
Dans le cadre de cette étude il n’est pas possible de remplacer la souris par aucun autre modèle. Pour atteindre notre objectif d’identifier l’interaction entre l’amyloïde-beta et les récepteurs nicotiniques et son impact dans l’activité des neurones, il n'est pas possible d'utiliser des modèles mathématiques et bio-informatiques. Ces approches in silico peuvent seulement être utilisées à posteriori pour complémenter et modéliser les résultats in vivo. Il n’est pas non plus possible d'utiliser des lignées cellulaires ou des cultures de tissus, car celles-ci ne présentent pas la connectivité fonctionnelle requise pour ce projet. Concernant les organoïdes cérébraux, bien qu’ils commencent à être explorés pour analyser l’activité neuronale, les populations de neurones et l’organisation ne ressemblent pas à ceux du cerveau des mammifères en conditions physiologiques. Principalement pour étudier des circuits neuronaux axées sur le vieillissement et la neurodégénérescence, les modèles mammifères (comme la souris ou le rat) apportent des avantages significatifs et sont ainsi irremplaçables pour l'instant. De plus, notre étude implique des tests comportementaux s’intéressant à la mémoire, autre aspect critique de cette pathologie, qui ne peut pas être investigué par des études in vitro.
Réduction
L'estimation du nombre d'animaux à utiliser a été basée sur les résultats précédents obtenus avec ce modèle. Nous avons eu recours à des analyses statistiques pour déterminer le nombre minimal de souris nécessaire pour garantir des résultats significatifs. Le projet inclut 3 procédures d'imagerie chez la souris éveillée. L'estimation des individus à utiliser a été réalisée sur la base du précédent projet et d'autres articles publiés, et adaptée selon les effets attendus dans chaque procédure. En outre, nos articles d'imagerie in vivo dans le cortex et des études comportementales précédentes ont confirmé notre calcul. Afin de garantir l'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, toutes les analyses post-mortem sur la caractérisation des lignées ou l’expression et distribution des protéines spécifiques, seront réalisées sur des animaux injectés et imagés précédemment. Sans compromettre l’obtention de résultats exploitables et fiables, seulement les expériences considérées comme indispensables seront réalisées et toutes répétitions inutiles seront éliminées. Pour utiliser moins d’animaux en expérimentation, nous allons aussi rédiger nos protocoles à l’avance et les optimiser. Chaque manipulation expérimentale sera planifiée dans le but de prévenir des problèmes éventuels, de décider des stratégies et de définir des critères d’interruption (« humane endpoints »).
Raffinement
Pour garantir que les animaux ne soient pas blessés et souffrent le moins possible, différentes mesures seront appliquées. Uniquement des souris adultes (8 semaines) seront soumises à des procédures chirurgicales et autant que possible les frères et sœurs resteront ensemble dans les cages, en groupe de 2 à 6. Les animaux seront injectés avec Buprenorphine 0.1mg/kg 30 min avant et l’analgésique local Lidocaïne (6mg/kg) 10 min avant la craniotomie. Durant les 30 min qui précèdent la chirurgie, les souris resteront sur un tapis chauffant. Pour une anesthésie profonde, on utilisera l’isoflurane. L’induction sera faite dans une chambre ventilée par un mélange d’isoflurane 4% et O2 2L/min. Pendant la procédure, les souris resteront anesthésiées sous un mélange d’isoflurane 1.5-2% et O2 0.6L/min. Leur température corporelle sera surveillée et maintenue à l’aide d’un tapis chauffant équipé d’une sonde rectale et la respiration et l’absence de réflexe de retrait de la patte seront également surveillées. Une solution saline isotonique (0.9%NaCl) sera chauffée et injectée à la fin – le volume dépend du poids de l’animal et de la chirurgie (lors de saignement nous injecterons plus). L’anti-inflammatoire Meloxicam 1mg/kg sera injecté 30 min avant la chirurgie pour prévenir la « soupe inflammatoire », et le jour suivant. Pour les 3 jours, la forme orale de Meloxicam 0.1mg/mL sera diluée dans une boite de complément alimentaire purifié Dietgel (7.5mL/souris/jour) et donnée aux souris. Pendant les 24 heures la souris restera dans sa cage sur un tapis chauffant pour empêcher une diminution brusque de sa température corporelle, garantir une meilleure récupération. Pendant les 5 jours, le poids, mouvement et comportement social des animaux seront surveillés de près, ainsi que la cicatrisation de la suture ou de la fenêtre crânienne. (Si la procédure chirurgicale a été correctement réalisée dans des conditions d'asepsie, aucune infection ne devrait se produire). Si aucun changement n'est remarqué ou si il y a une évidence de douleur ou un comportement anormal, des niveaux de surveillance seront mis en place. Si une souris souffre visiblement et reste en position prostrée, si elle a complètement cessé de manger ou s’il y a une perte considérable de poids (20% de son poids initial) la souris sera mise à mort. Chaque cage sera enrichie avec des petits cylindres de coton/morceaux de papier et un igloo en carton.
Choix des espèces
La souris est le meilleur modèle rongeur disponible actuellement, car elle nous permet d’étudier plus profondément les circuits neuronaux. Elle est petite et relativement facile à gérer dans le contexte d’un laboratoire, par rapport à d'autres modèles mammifères plus complexes. Un autre atout de l'utilisation des souris est la vaste liste de boîtes à outils disponibles, ce qui permet d'optimiser les pipelines expérimentaux plus rapidement, réduire l’utilisation de ressources et identifier plus facilement des problèmes possibles (comme la douleur post-chirurgie). En effet, elle est classiquement utilisée pour des études de modification de l’expression des gènes (modèles transgéniques ou expression induite par un vecteur viral). De plus, la plupart des tests comportementaux utiles dans le cadre d’un projet étudiant la MA (comportements liés à une perte de mémoire ou à une dégénérescence des synapses due à l’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau) ont été développés chez la souris. Les injections intracérébrales seront faites sur des animaux adultes, d’au moins 8 semaines, afin que le développement de leur cerveau soit suffisamment mâture pour la réussite et la reproductibilité des injections. Les analyses fonctionnelles débuteront un mois après les injections, pour garantir que l’expression des vecteurs est assez élevée, et s’étendent jusqu’à 12 mois. Pour l’étude à long terme, les animaux seront également injectés à l'âge de 8 semaines, mais la fenêtre crânienne ne sera implantée qu'un an après l'injection de la protéine APP. Cela évitera que l'indicateur de calcium ne forme des agrégats et que la fluorescence ne s'estompe. Les études de comportement seront menées après vieillissement, à partir de 5 mois d’âge des souris, c’est à dire 2 mois après injection. Les mises à mort pour prélèvement des cerveaux seront effectuées après vieillissement, dans le cas du modèle AAV, qui nécessite un certain temps d’expression, jusqu'à 16 mois, procédure 2.
Réponse moléculaire de l’endothélium vasculaire à l’irradiation chez la souris : intérêt pour la prédiction du risque de toxicité pulmonaire après une irradiation localisée du thorax à forte dose
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
222 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Uniquement des mâles, elles reçoivent une irradiation localisée du thorax de 17 à 20 grays sous anesthésie, avec un risque de détresse respiratoire voire de mort aux doses les plus fortes, avant d'être tuées pour prélever les poumons. Le porteur étudie la réponse des cellules des vaisseaux à l'irradiation pour améliorer un modèle de prédiction de la toxicité pulmonaire de la radiothérapie. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe, tout en présentant ce projet comme une étape vers un modèle in vitro censé, à terme, "remplacer l'expérimentation animale".
Objectifs
L’irradiation localisée à forte dose engendre des lésions tissulaires d’origine plurifactorielle et liées à l’altération de nombreux types cellulaires. Pour améliorer les traitements, il est essentiel de développer des moyens de limiter ces toxicités tout en conservant/augmentant le contrôle tumoral. Avec les nouvelles pratiques avec des débits de doses plus importants et des faisceaux de particules de plus grandes énergies, il est essentiel de comprendre les mécanismes conduisant aux lésions tissulaires, limiter les toxicités et développer des moyens de prédire la toxicité tissulaire. Un des programmes a pour objectif de concevoir des outils de prédiction des risques de complications liés aux nouvelles pratiques de radiothérapies, en se basant sur la réponse moléculaire des cellules endothéliales à l’irradiation in vitro. Nous nous appuyerons sur les mesures de paramètres biologiques dans les cellules endothéliales in vitro : expression de gènes, sénescence ou cycle cellulaire, pour comparer des rayonnements ionisants de différentes qualités. Pour rendre notre modèle plus robuste, nous souhaitons collecter et utiliser des données provenant de cellules endothéliales irradiées in vivo. Jusqu’à présent, la difficulté d’isoler les cellules endothéliales à partir d’organes rendait difficile l’étude de leur réponse moléculaire. Depuis quelques années, les études sur cellules uniques sont devenues réalisables. Il est possible de mesurer l’expression de milliers de gènes dans des cellules uniques par des approches de séquençage de l’ARN à haut débit et de cytométrie en flux pour évaluer simultanément l’expression des protéines sur des cellules uniques. La phase 1 a été réalisée dans un projet précédent et a permis de choisir le poumon. Dans la phase 2 du projet, présentée ici, il s’agit d’irradier le poumon à différentes énergies et différents débits de doses afin d’étudier la réponse des cellules endothéliales et immunitaires. Ces expériences nous permettront de comprendre comment les cellules endothéliales répondent à l’irradiation in vivo au niveau moléculaire et comment elles interagissent avec les cellules immunitaires, de corréler les niveaux d’expression de gènes et de protéines des cellules endothéliales issues d’organes irradiés in situ à ceux des cellules endothéliales cultivées in vitro, et d’étudier la toxicité de ces modalités d’irradiation chez la souris.
Bénéfices attendus
L’objectif global de ce projet est l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales issues des poumons irradiés in vivo chez la souris afin d’améliorer notre modèle de prédiction du risque de séquelles tardives radio-induites dues à la radiothérapie. Le bénéfice scientifique attendu de ce projet est d’une part une meilleure compréhension de la réponse des cellules endothéliales in vivo, et d’autre part un renforcement de notre modèle d’évaluation des risques de séquelles sur des cellules en culture en comparant les jeux de données obtenus in vitro et ceux obtenus in vivo chez la souris par des analyses mathématiques et bio-informatiques. Une fois établi, notre modèle aura pour but d’évaluer les risques in vitro sans recourir à l’expérimentation animale. A plus long terme, le bénéfice attendu de ce projet sera principalement pour l’être humain : (i) par une meilleure compréhension de la réponse à l’irradiation et à différentes modalités d’irradiation des cellules endothéliales in vivo, nous pourrons mieux comprendre comment les séquelles radio-induites sont initiées et comment elles se développent ; (ii) par l’établissement d’un modèle de prédiction in vitro du risque de séquelles lié aux nouvelles pratiques de la radiothérapie, nous souhaitons contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des patients après traitement anti-cancéreux, un objectif inscrit dans la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030.
Procédures
Les animaux seront anesthésiés, irradiés localement sous anesthésie volatile (isoflurane) (durée max de 20 min), maintenus 1 semaine, 3 mois ou 6 mois en cage d’hébergement dans les conditions classiques de l’animalerie, puis sédatés profondément par anesthésie par volatile (isoflurane) afin d’être euthanasiés avant le prélèvement des poumons. Certains animaux seront imagés au micro-CT sous anesthésie volatile (isoflurane) juste avant l’euthanasie (durée max de 10 minutes). Aucune autre manipulation ne sera réalisée.
Impact sur les animaux
Des effets indésirables pourront être occasionnés par l’exposition aux rayonnements ionisants. Le modèle d’irradiation du thorax à 17 Gy est assez bien caractérisé dans notre laboratoire. Cependant, les configurations d’irradiation sont différentes de celles utilisées dans les études précédentes (énergies des faisceaux, débit de dose, champ d’irradiation) ce qui nécessite des tests préliminaires à différentes doses (17, 18, 19 et 20 Gy). Les doses les plus fortes pourraient occasionner des douleurs et l’euthanasie ou la mort prématurée d’une partie des animaux, c’est pourquoi la première étape du projet s’attachera à définir la dose d’irradiation suffisante pour induire une fibrose pulmonaire à long terme sans entrainer la mort des animaux. Aux plus fortes doses, les animaux pourraient être en détresse respiratoire voire décéder, c’est pourquoi nous avons prévu une première étape qui permettra de déterminer la dose qui permet de générer des lésions tardives pulmonaires de type fibrose sans engendrer de la mortalité. Les animaux devront être euthanasiés en cas d’atteinte importante de leur bien-être.
Devenir
Euthanasie pour prélèvements post-mortem
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative non animale à ce jour concernant l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales dans leur environnement tissulaire. L’utilisation d’animaux vivants est indispensable à cette étude. Il est à noter que ce projet vise à contribuer à l’établissement d’un modèle de prédiction du risque de toxicité sur cellules in vitro. A terme, il pourra donc servir à remplacer l’expérimentation animale par un modèle in vitro pour évaluer la toxicité de l’irradiation.
Réduction
Les modèles d’expérimentation pour l’étude des lésions pulmonaires tardives radio-induites sont fortement influencés par la physiologie des animaux. Dans le but d’effectuer des tests statistiques paramétriques sur les analyses histologiques, des groupes de 10 à 12 animaux sont nécessaires. Pour les analyses moléculaires, des groupes de 4 à 6 animaux sont suffisants, car les tests statistiques sont réalisés sur des milliers de cellules par échantillon, ce qui augmente significativement la puissance statistique.
Raffinement
Tous les animaux du projet seront surveillés afin de vérifier que la perte de poids ne dépasse pas 20 % du poids du groupe témoin Ils seront pesés 2 à 3 fois par semaine dans les 3 premières semaines après l’irradiation, puis 1 fois par semaine jusqu’aux temps 3 et 6 mois. Des observations de signes comportementaux et cliniques (absence de mobilité, prostration, signes de détresse respiratoire) seront effectuées. L’observation de signes comportementaux ou cliniques anormaux pendant plus de 3 jours entraînera l’euthanasie.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser des souris âgées de 10 à 12 semaines. Ceci correspondant au stade adulte, ce qui permet d’éviter l’hétérogénéité éventuelle liée à l’âge (il s’agit également de la gamme d’âge classiquement utilisée pour ces modèles d’irradiation localisée). Nous utiliserons des souris mâles afin d’avoir des animaux de poids suffisamment important (animaux de 20-25 gr à 10-12 semaines). Nous avons fait le choix scientifique de ne travailler que sur des mâles dans un premier temps, car nous avons au laboratoire un recul conséquent de ce modèle sur des souris de sexe mâle. Nous envisageons un futur projet sur des femelles pour étudier les conséquences de la dose d’irradiation choisie à une modalité d’irradiation. La souris est un modèle bien caractérisé et qui est le plus utilisé dans les études précliniques. De plus, c’est un modèle très utilisé au sein du laboratoire dans des protocoles d’irradiation thoracique pour comprendre le rôle de l’endothélium vasculaire dans les lésions radio-induites. Nous possédons donc un recul important sur les conséquences de l’irradiation pour ce modèle.
Rôle d’une protéine cible de l’hypoxie dans le développement de l’obésité et dans les effets bénéfiques de l’activité physique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Tuées à l'issue de chaque procédure pour récupérer leurs organes, 1 152 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les groupes, elles sont nourries 16 semaines d'un régime riche en graisses pour les faire grossir, soumises 16 semaines à un exercice d'endurance sur tapis de course, et subissent des prises de sang éveillées, jusqu'à sept en deux heures lors des tests de tolérance au glucose et à l'insuline. Les effets néfastes se limitent, selon le porteur, à un risque d'irritation et d'infection aux points d'injection. Pour justifier le choix de la souris, le porteur cite sa "natalité importante", son "faible coût d'élevage" et la possibilité d'obtenir assez de "matériel" pour les analyses, puis conclut : "Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée."
Objectifs
Ce projet concerne l'étude d'une protéine cible de l'hypoxie et induite en réponse aux stress. Nous étudieorns son implication dans le développement de la résistance à l'insuline induite par un régime riche en graisses et nous déterminerons si la délétion de cette protéine dans les adipocytes potentialise les effets bénéfiques de l’activité physique. Ce projet ne duplique pas d'études déja publiées.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'établir d'une part, le rôle d'une protéine adipocytaire dans le développement de l'obésité et de la résistance à l'insuline, et d'autre part si son invalidation peut avoir des effets bénéfiques sur le traitement de l'obésité.
Procédures
Les souris seront soumises à un régime riche en lipides pendant 16 semaines afin d'induire une prise de poids. Les souris seront soumises à un protocole d'exercice d'endurance (tapis de course adapté à la souris) pendant 16 semaines. Les souris seront soumises à des prélèvements de sang sur souris vigiles lors des tests de tolérance au glucose (GTT) ou à l'insuline (ITT). Lors de ces tests, une goutte de sang est prélevée pour mesurer la glycémie au cours du temps (0, 15, 30, 45, 60, 90 et 120 minutes). Un prélévement de sang sur souris vigile sera effectué à la semaine 6, 14, 20, 22, 24 et 28 (max 100µl) de la procédure 1 et à la semaine 6, 20, 26 et 29 de la procédure 2.
Impact sur les animaux
Lors des injections en intra-péritonéale (lors des GTT, ITT ou tamoxifène) il pourrait y avoir un risque d'irritations et d'infection aux zones d'injection.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour récuperer les organes.
Remplacement
Pour satisfaire au remplacement, nous avons réalisé des études sur des cellules adipocytaires cultivées in vitro et nous avons montré que la protéine d'intérét est impliquée dans le développement de la résistance à l’insuline in vitro. Pour comprendre l’implication de cette protéine chez l’Homme, il est maintenant nécessaire de l’étudier sur l’animal car il n’existe pas de méthodes alternatives permettant de tenir compte de la physiologie et de toutes les interactions existantes entre cellules et organes dans un organisme.
Réduction
Pour satisfaire à la réduction, une gestion éthique de l’élevage nous permettra de ne pas générer trop d’animaux en excès. Chaque procédure utilise un nombre d’animaux minimum mais nécessaire à des études statistiques pertinentes. Le nombre d’animaux a été calculé pour limiter les variations inter-individus et atteindre un niveau statistique validé par une analyse prédictive. Les procédures seront répétées 3 fois. Cependant, si une différence statistiquement significative est observée après 2 répétitions, nous ne ferons pas la troisième répétition.
Raffinement
Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo et tigettes qui permettent aux souris de réaliser un nid) et celles-ci seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 souris maximum/cage (500cm2). Nous réaliserons aussi un suivi quotidien des animaux (par les expérimentateurs ou l'équipe zootechnique), ce qui permettra l'arrêt de l'expérience dès que les souris présenteront un mal-être ou une souffrance.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal facile à utiliser grâce à sa natalité importante, son faible coût d’élevage et notre expertise nous permettant d’avoir des locaux d’hébergements et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de leur patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont réalisées sur des souris et cette espèce nous permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire des analyses protéiques et génomique et histologique. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Seules les souris adultes seront utilisées dans ce projet. Pour l’étude du métabolisme, les souris seront mises sous régime alimentaire à 6 semaines. Ceci permet de diminuer la variabilité inter-animaux et donc de réduire les effectifs.
Impact de l’exposition chronique à l’acroléine sur les fonctions cognitives chez la souris et intervention thérapeutique
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Selon leur groupe, des souris sont gavées six jours sur sept pendant quatre semaines, ou reçoivent chaque jour pendant deux semaines des injections intrapéritonéales ou des administrations par le nez, puis passent des tests comportementaux, un par jour, que le résumé ne nomme pas. 484 souris, dont des souris transgéniques qui développent des plaques amyloïdes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyser leur cerveau. Une partie est exposée de façon chronique à l'acroléine, un composé qui provoque un stress carbonylé, pour tester un dérivé du phloroglucinol, le Phloro-OiP-DHA, censé contrer ce stress. Le porteur attend de cette exposition des "troubles comportementaux et de neurodégénérescence", et ne cite comme effet néfaste que l'inconfort des gavages et des administrations répétés.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est la forme la plus fréquente de maladie neurodégénérative associée à une démence chez les sujets âgés. L'élaboration et la mise sur le marché de nouveaux traitements pour lutter contre ce fléau est un défi sanitaire et économique majeur. Le stress oxydant induit par de nombreux facteurs environnementaux (notamment l'exposition à des polluants chimiques) est un évènement extrêmement précoce et jouant un rôle majeur dans la maladie. En effet, l’oxydation des lipides et du glucose favorise l’accumulation d’espèces carbonylées réactives (ECR, stress carbonylé) dont la réaction avec les acides aminés entraîne des modifications et pertes de fonctions irréversibles des protéines cellulaires. Parmi les molécules capables de combattre ce phénomène, les polyphénols, métabolites secondaires du règne végétal, présents dans de nombreux fruits et légumes de notre alimentation, ont été largement étudiés. L'obstacle majeur à l'utilisation de ces composés en thérapeutique est leur très faible biodisponibilité. Pour contourner ce problème, une équipe de chimistes a synthétisé un composé capable de réduire à la fois le stress oxydant et le stress carbonylé. Un polyphénol naturel, le phloroglucinol (Phloro) a été modifié chimiquement afin de pouvoir piéger les espèces responsables du stress carbonylé. Afin d’augmenter sa biodisponibilité, le phloroglucinol modifié a ensuite été couplé à un acide gras à longue chaîne (DHA) pour donner le Phloro-OiP-DHA. Son activité a été validée in vitro et in vivo dans un modèle murin présentant une dégénérescence des photorécepteurs induite par la lumière. L'objectif de ce projet est de déterminer le potentiel thérapeutique de ce composé dans un modèle de stress carbonylé induit par une exposition chronique à une ECR (l'acroléine), mimant le développement de la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra : -de confirmer que l'exposition chronique à l'acroléine, conduisant à l'apparition d'un stress carbonylé, s'accompagne de troubles comportementaux et de neurodégénérescence. -de déterminer le potentiel thérapeutique du lipophénol Phloro-OiP-DHA dans ce modèle. Avec cette étude, nous posons donc l'hypothèse d'un mécanisme reliant le stress carbonylé aux processus neurodégénératifs asssociés à la maladie d'Alzheimer, et en particulier ceux associés à la formation des dépôts amyloïdes et l'hyperphosphorylation de la protéine tau. Ce projet nous permettra d'en appréhender les mécanismes biochimiques sur le long terme et de tester le potientiel thérapeutique d'une molécule ciblant le stress carbonylé, le Phloro-OiP-DHA.
Procédures
Les animaux, en fonction de leur groupe, pourront être soumis à : -un gavage quotidien pendant 4 semaines (6j/7) -des injections intrapéritonéales ou intranasales quotidiennes pendant 2 semaines - des tests comportementaux (un test par jour) - ils seront euthanasiés en fin de projet.
Impact sur les animaux
La dose d'acroléine utilisée est basée sur des travaux précédemment publiés . L'inconfort lié au traitement peut provenir de la répétition quotidienne du gavage pendant 4 semaines et/ou des administrations intranasales pendant 2 semaines.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de pouvoir procéder à des analyses biochimiques et immunohistologiques du tissu cérébral.
Remplacement
De manière générale, il est aujourd’hui très difficile en neurosciences d’étudier le fonctionnement du cerveau sur des modèles simplifiés (in vitro ou in silico) et donc de remplacer l’étude sur l’animal dans sa globalité. En effet, il n'existe pas de modèles alternatifs (in vitro ou in silico) validés pour étudier la neurodégénérescence et le déclin cognitif dans leur globalité. Il est primordial d’avoir des circuits neuronaux in vivo associés aux cellules gliales et vasculaires, pour caractériser les modifications moléculaires liées à la maladie d’Alzheimer d’un point de vue spatiotemporel. Les modèles utilisés sont acceptés, bien documentés, et très utilisés par la communauté des neurosciences.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum pour répondre aux objectifs du projet. Le nombre d'animaux dans chaque groupe, ainsi que le nombre de groupes est basé sur une connaissance approfondie des modèles et de l'expérience acquise par notre équipe et a été déterminé par une analyse de puissance statistique basée sur nos études précédentes. Pour les analyses comportementales, histologiques et biochimiques, les tests seront de type non appariés, paramétriques sur les moyennes à variances égales ou différentes suivants les résultats des analyses précédentes. Ici, 10 animaux par groupe seront nécessaires pour observer d’éventuels changements. A ce nombre d’animaux une marge de 10% sera ajoutée afin de compenser les aléas expérimentaux.
Raffinement
Afin de minimiser les effets du stress qui pourraient fausser les résultats (en particulier sur les analyses comportementales), mais également de contrôler l’état général des animaux, les souris seront manipulées chaque jour par l’expérimentateur en charge de l’expérience, avant la procédure expérimentale. Tous les incidents et toutes observations anormales (comportement, poids, pelage, plaie,…) seront transmis à l’expérimentateur afin d’être traités dans les plus brefs délais et seront notés dans un tableau de suivi expérimental.
Choix des espèces
Il s'agit d'une espèce de choix au niveau international pour l’étude de la physiopathologie de la maladie d’Alzheimer. Ces études chez l’animal vigile sont nécessaires pour appréhender des mécanismes intégrés et pour évaluer la pertinence de traitements potentiels. De plus, l'utilisation d'animaux transgéniques (modèle Alzheimer) justifie également le choix de cette espèce. La maladie d'Alzheimer étant une maladie se déclarant chez l'adulte voire la personne âgée, les animaux seront utilisés et sacrifiés à l'âge adulte (6 mois). De plus, la caractérisation du modèle de souris transgéniques a déjà été effectuée dans notre laboratoire et nous avons montré que : -les déficits comportementaux commencent à partir de 3 mois -les modifications biochimiques (augmentation de la charge amyloïde, de la phosphorylation de la protéine tau, principaux marqueurs de la maladie d’Alzheimer) et histologiques (formation des plaques amyloïdes) sont visibles à l’âge de 6 mois
Evaluation de l’efficacité thérapeutique de l’injection intra-articulaire de virus adéno-associés codant pour alpha-Klotho dans le traitement de l’arthrose post-traumatique dans un modèle murin chirurgicalement induit
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent deux chirurgies du genou droit, une injection intra-articulaire d'un vecteur viral puis une déstabilisation du ménisque pour induire une arthrose, avant d'être tuées pour analyses. Le porteur cherche une preuve de concept d'une thérapie génique augmentant la protéine alpha-Klotho contre l'arthrose post-traumatique, avec l'espoir d'un passage en clinique humaine. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace l'animal pour tester un traitement de l'arthrose.
Objectifs
L'arthrose, est la plus commune des maladies rhumatismales et touche plus de 500 millions de personnes dans le monde. L’arthrose atteint l’ensemble des tissus de l’articulation (cartilage, os, membrane synoviale, muscle). A ce jour, aucun traitement n’est capable de reverser ni même de ralentir les atteintes arthrosiques et les traitements proposés aujourd’hui ne corrigent que les symptômes de la maladie. Étant donné que le vieillissement est l’un des principaux facteurs de risque de l’arthrose, nous proposons de tester un facteur anti-âge, la protéine alpha-klotho (a-KL), pour le traitement de cette maladie. En effet, un risque accru d’arthrose a été mis en évidence chez des patients qui présentaient des différences dans la séquence du gène codant pour la protéine a-KL. D’autre part, des niveaux différents d'ARN messager d’a-KL ont été rapportés entre le cartilage articulaire sain et arthrosique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité thérapeutique d’une thérapie génique visant à augmenter l’expression d’a-KL dans le traitement de l’arthrose. Cette approche de thérapie génique sera effectuée par l’injection intra-articulaire d’un vecteur viral codant pour la protéine d’a-KL dans un modèle d’arthrose chirurgicalement induite chez la souris.
Bénéfices attendus
La prise en charge des patients atteints d’arthrose est insuffisante puisqu’elle ne traite que les symptômes. Ce projet permettra de faire une preuve de concept sur l’efficacité d’un nouveau traitement de thérapie génique contre l’arthrose dans ce modèle d’arthrose post-traumatique chez la souris. Ce traitement adapté pour la clinique pourra ensuite être proposé pour des essais cliniques chez l’Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux chirurgies d’environ 15 minutes chacune consistant en une injection intra-articulaire du genou droit et une semaine après, une déstabilisation du ménisque médial unilatérale (genou droit) effectuées dans des conditions d’asepsie strictes, sous anesthésie gazeuse et traitement anti-douleur pré et post-opératoire.
Impact sur les animaux
Dans les trois premiers jours suivant la chirurgie, si de la douleur est ressentie par l’animal celui-ci peut entrer dans un état de prostration, s’isoler des autres animaux dans la cage et cesser les interactions comme par exemple le toilettage social. Cette douleur pourrait être notamment causée par une dilacération du tissu cutané supplémentaire, inopinée et indépendante de l’incision initiale pendant les chirurgies. De plus, une infection pourrait intervenir au niveau des sutures post-chirurgicales. De façon générale, différents points limites (changement de poids corporel, apparence physique, comportement non provoqué…) seront attentivement regardés.
Devenir
A l’issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus et procéder à des analyses radiologiques, histologiques et moléculaires.
Remplacement
L’articulation se compose de différents tissus et types cellulaires, ainsi que d’un liquide synovial à prendre en considération dans les modalités du transfert de gène en intra-articulaire. D’autre part, cette pathologie à des causes et conséquences multiples difficilement reproductibles dans un système vitro non intégré. C’est pourquoi, aujourd’hui, aucun autre modèle substituable aux modèles animaux ne nous permet de tester l’intérêt thérapeutique de traitements dans le cadre de l’arthrose.
Réduction
Compte-tenu d’études comparables déjà effectuées, le nombre d’animaux est réduit au strict minimum (20 maximum par groupe compte tenu de la variabilité du modèle chirurgical) mais suffisant pour démontrer des différences statistiquement significatives entre les groupes en utilisant les tests statistiques non paramétrique Kruskal-Wallis pour pouvoir comparer toutes les conditions, suivi du test de comparaison multiple de Dunn pour déterminer où sont les différences observées. Pour élucider les mécanismes moléculaires, le traitement est également testé in vitro sur des modèles de cellules en culture afin de limiter le nombre de souris par groupe.
Raffinement
Une analgésie chimique est assurée en pré- et post-opératoire. Les souris sont anesthésiées par inhalation d'un gaz durant toute la procédure. La chirurgie, même si celle-ci ne dure pas plus de 15 minutes, sera effectuée sur tapis chauffant afin d’éviter toute hypothermie éventuelle. Les souris seront ensuite transférées dans une cage également disposée sur tapis chauffant le temps de récupérer suite à ce réveil. Le reste du temps, les souris sont hébergées en groupes sociaux de 5 souris par cage avec de l'enrichissement de type frisottis (Sizzle-Dri) et si besoin ajout d’un dôme (Cello dome). Les souris sont observées quotidiennement pendant les 3 premiers jours post chirurgie puis 2 fois par semaine. Si des signes cliniques sont observés, la gestion de la douleur se fera comme suit : 1 signe notable: visite 3 fois/semaine des animaux, mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage; 2 signes notables: administration d'un analgésique chimique toutes les 12h; 3 signes notables ou un signe sévère (point limite): euthanasie. -Signes notables: Plaie/Traumatisme: Lésion sans effraction cutanée; Comportement/Mouvement : Agitation/Agressivité, Hypomobilité/Hyporéactivité, incoordination modérée, mouvement répétitifs; Aspect général: Poil piqué, Coloration anormale de la peau, muscle flasque, Gonflement abdominal, Zone ano-génitale souillée; Excrétion : Fèces liquides; Evolution pondérale : Perte de poids inférieure à 15%; Consommation de nourriture : diminution/absence de prise de nourriture -Signes cliniques sévères : Plaie/Traumatisme: Lésion sévère (automutilation, plaie suintante,…), Traumatisme, Saignement incontrôlable; Comportement/Mouvement: absence de mouvement, Difficulté/ Impossibilité de mobilisation, Incoordination marquée, tremblements généralisés, Convulsions; Aspect général: , Coloration jaune/bleue des muqueuses, courbure du dos; Excrétion: Absence de fèces, Urines rouges; Evolution pondérale: Perte de poids supérieure à 20%; Consommation de nourriture: absence de prise de nourriture>2 jours
Choix des espèces
Pour la majorité des études portant sur la thérapie génique, une espèce mammifère est requise pour avoir une pertinence clinique. L'utilisation de la souris est justifiée par l'existence de plusieurs modèles murins d’arthrose qui en fait l’espèce la plus décrite dans la littérature internationale dans l’étude de cette pathologie. D’autre part la possibilité de constituer des groupes d'animaux suffisamment larges pour pouvoir effectuer des calculs statistiques (n=20 par groupe) est nécessaire. Le modèle murin envisagé (C57BL/6J) est couramment utilisé dans le domaine de la thérapie génique et dans le domaine de la pathologie arthrosique. Notre protocole démarrera chez des souris arrivées à maturité squelettique et âgées de 9 semaines. Cet âge correspond à l’âge à partir duquel une induction de l’arthrose est possible et correspond aux autres études que nous réalisons dans le domaine.
Interactions métaboliques entre glioblastome et neurones “GLIONEUROMET” 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Porteuses d'une greffe de glioblastome, elles passent une imagerie et une spectroscopie par résonance magnétique sous anesthésie une fois par semaine, avant d'être transférées vers un autre établissement pour y être tuées et prélevées. Le porteur teste l'hypothèse que des cannabinoïdes freinent le lien métabolique entre cellules tumorales et neurones et donc l'invasion tumorale. Il affirme que les co-cultures s'affranchissent de "l'organisme entier" et qu'aucun remplacement n'existe pour son modèle.
Objectifs
Le glioblastome est une tumeur cérébrale qui touche les astrocytes (les cellules de soutien du cerveau). Cette maladie est rare ; cependant son mauvais pronostic représente un problème de santé publique majeur. En effet, après traitement, le risque de récidive est très élevé. Les cellules tumorales migrent et envahissent les tissus avoisinants et forment des foyers tumoraux secondaires. Le lien métabolique entre les astrocytes et les neurones est très fort. L’hypothèse du projet est que la relation métabolique entre les cellules du glioblastome (astrocytes devenus tumoraux) et les neurones pourrait être impliquée dans l’invasion tumorale : les neurones pourraient aider au développement tumoral en stimulant les cellules du glioblastome. L’objectif global de ce projet est de décrypter les principales voies du métabolisme reliant les cellules du glioblastome et les neurones. L’inhibition de ce lien métabolique pourrait représenter une piste thérapeutique de choix. Les cannabinoïdes pourraient inhiber ce lien entre cellules du glioblastomes et neurones et donc inhiber l'invasion tumorale.
Bénéfices attendus
En dépit des traitements thérapeutiques, les cellules tumorales du glioblastome (cellules dérivées des astrocytes, cellules de soutien du cerveau) migrent et envahissent les tissus avoisinants pour former des foyers tumoraux secondaires, associés à un mauvais pronostic. Il existe un lien métabolique très fort entre les astrocytes et les neurones ; dans le cadre du glioblastome, les neurones pourraient aider au développement tumoral en stimulant les cellules du glioblastome. Le projet vise à évaluer les effets d’une diminution du lien entre cellules tumorales et neurones, sur l’invasion tumorale. Le bénéfice attendu est une réduction de la capacité invasive des cellules tumorales. La réduction de ce lien entre cellules tumorales et neurones par les cannabinoïdes pourrait représenter une stratégie thérapeutique complémentaire pour contrer les récidives de l'invasion tumorale, après le traitement.
Procédures
Les animaux seront soumis à de l'imagerie par résonance magnétique et de la spectroscopie par résonance magnétique. Ces deux techniques sont non-invasives pour les animaux. Tous les animaux du projet subiront cet examen, d'une durée de 20 minutes. Ce suivi sera réalisé 1 fois par semaine.
Impact sur les animaux
L’imagerie par résonance magnétique est une technique non invasive, cependant, durant l'examen d'imagerie par résonance magnétique, un changement important du rythme cardiaque (rythme cardiaque supérieur à 200-400 battements par minute) et/ou respiratoire (30-60 battements par minute), mesurés grâce à un capteur placé sous l'animal, peut subvenir, du fait de la variabilité inter-animaux de la sensibilité aux anesthésiques. Cette nuisance entrainera l'arrêt de l'expérimentation.
Devenir
Tous les animaux partiront pour un autre établissement pour être mis à mort pour des prélévements, dans la continuité de ce projet.
Remplacement
Des modèles de co-culture (lignées cellulaires, cellules GBM / neurones) existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la (patho)physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure translationnelle et nécessite donc une approche intégrative. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de tester les effets de la modulation du métabolisme énergétique entre les cellules du GBM et les neurones dans les capacités invasives et métastatiques des cellules tumorales, il n'existe pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.
Réduction
Une réduction du nombre d’animaux est rendue possible par l’utilisation de l’IRM et de la RMN qui sont des techniques d’investigation non invasives et permettent donc une réduction du nombre d’animaux nécessaires à l’étude. De plus chaque animal peut être son propre témoin. Ceci permet de réduire fortement le nombre d’animaux nécessaire pour distinguer de façon statistiquement significative deux populations.
Raffinement
Les nuisances sur le bien-être animal seront minimisées par la mise en place de diverses procédures : (i) pesées régulières (2 fois par semaine en routine et 3 fois par semaine si une perte de poids > 10%. À partir de 10% de perte de poids, de la nourriture enrichie sous forme de gel (gel diet energy) sera déposée dans la cage). (ii) L’évolution des volumes tumoraux sera suivie de manière non invasive par IRM, une fois par semaine. Lors des anesthésies, nécessaires à l’examen IRM, du gel ophtalmologique (Ocrygel) sera appliqué. Pendant les sessions d’imagerie les animaux seront maintenus au chaud grâce à un système chauffant et monitoré. La respiration sera surveillée grâce à un capteur placé sous le ventre de l'animal. (iii) Au niveau de l’hébergement, les animaux seront élevés en cage collective enrichie avec une cachette en plexiglas teinté, des frisures de papier craft, du coton et des briquettes en bois à ronger. Les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, son comportement et sa vivacité, l’état du pelage seront évalués. Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettront une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée.
Choix des espèces
La souris est utilisée depuis plusieurs années pour les études du métabolisme dans notre laboratoire, ainsi nous disposons déjà de nombreux groupes témoins permettant les comparaisons et limitant ainsi de refaire tous les témoins. De plus, l'utilisation de l'espèce souris permet d'utiliser des animaux génétiquement modifiés adapté à l’implantation de xenogreffes (cellules tumorales P3). La capacité de ces souris à ne pas initier de rejet permettra aussi de diminuer le nombre d’animaux nécessaire à l’étude. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 3 et 6 mois), le métabolisme cérébral étant différent à des stades plus précoces.
Mesure de l’efficacité de l’emicizumab dans des modèles murins d’hémophilie A et de maladie de Willebrand
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
224 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées pour l'essentiel sous anesthésie sans réveil, la seule douleur légère attendue survenant au réveil d'une injection faite 24 heures avant. Modèles d'hémophilie A et de maladie de Willebrand, elles reçoivent l'emicizumab puis une piqûre de la veine de la cuisse sous anesthésie pour induire un saignement mesuré pendant trente minutes, avant d'être tuées sans réveil. Le porteur veut comparer l'efficacité de cet anticorps dans les deux maladies et renforcer l'idée d'un essai clinique dans la maladie de Willebrand. Il affirme que les tests sans animaux ne reproduisent pas l'intégralité du processus de coagulation.
Objectifs
La maladie hémorragique la plus connue est l'hémophilie A, une pathologie qui affecte principalement les hommes (1 naissance de garçons sur 5000 environ). Dans cette pathologie, une des protéines importantes de la coagulation, le facteur VIII, est absente. Une autre maladie hémorragique génétique moins connue mais pourtant plus fréquente est la maladie de Willebrand qui affecte jusqu’à 1% de la population dans sa forme modérée (hommes et femmes indifféremment). Dans ce cas, c’est une autre protéine de la coagulation qui est absente, le facteur Willebrand. Les saignements observés sont différents dans ces deux pathologies avec des hémorragies plutôt au niveau des muscles et des articulations dans le cas de l’hémophilie et plutôt au niveau des muqueuses (sphère ORL ou gynécologique) dans le cas de la maladie de Willebrand. Les deux protéines impliquées dans ces deux maladies, le facteur VIII et le facteur Willebrand sont en fait liées l’une à l’autre dans le sang et circulent sous forme d’un complexe. Récemment un anticorps thérapeutique appelé emicizumab a été développé pour remplacer le facteur VIII chez les patients hémophiles. Et la question se pose de son efficacité dans la maladie de Willebrand. Notre projet va consister à tester et comparer l’efficacité de l’emicizumab dans des modèles murins d’hémophilie A et de maladie de Willebrand grâce à un modèle de saignement spécialement mis au point pour ce projet.
Bénéfices attendus
A court-terme, les résultats de cette étude permettront 1) de mieux appréhender comment l’emicizumab est capable de se substituer au facteur VIII dans le modèle de saignement de la veine saphène et 2) de déterminer si l’emicizumab peut aussi être efficace dans la maladie de Willebrand et pas seulement dans l’hémophilie A. A long terme, le projet contribuera à renforcer l’idée d’un essai clinique dédié à l’utilisation de l’emicizumab dans la maladie de Willebrand. Malgré quelques cas cliniques décrits jusqu’à présent, il est en effet important d’accumuler plus d’évidence dans des modèles pré-cliniques avant de lancer une étude clinique prospective chez l’homme.
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure impliquant plusieurs gestes sur une période courte (24H au maximum). Les animaux sous anesthésie/analgésie chimique recevront le médicament à tester 24H avant, et/ou 5 minutes avant d’induire le saignement. Pour induire le saignement, une piqûre sera faite avec une aguille au niveau de la veine de la cuisse sur des souris anesthésiées. Le nombre de caillots sanguins se formant sur une période de 30 minutes sera mesuré, le sang sera recueilli sur une compresse et au terme des 30 minutes, l’animal toujours sous anesthésie sera euthanasié par les méthodes réglementaires.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent expérimenter une légère douleur transitoire à leur réveil après l’injection qui a lieu 24H avant le saignement. Ensuite l’intégralité de la procédure se fait sous anesthésie/analgésie chimique et sera sans réveil.
Devenir
Du fait des pertes sanguines potentielles lors du test de saignement, les souris seront euthanasiées selon les méthodes réglementaires afin de ne pas souffrir d’hypovolémie (trop grosse perte de sang) à leur réveil.
Remplacement
Le système de la coagulation est complexe, faisant intervenir de nombreux acteurs, que ce soit les cellules sanguines, les protéines qui circulent dans le sang mais aussi la paroi des vaisseaux sanguins. Actuellement les tests disponibles qui ne font pas appel aux animaux, même s’ils se sont beaucoup améliorés depuis quelques années, ne permettent pas de reproduire l’intégralité de ce processus.
Réduction
Afin de déterminer le nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse de puissance. Les hypothèses sous-jacentes à nos calculs sont basées sur la littérature existante utilisant ce modèle de saignement et prenant en compte sa variabilité. Il est d’ailleurs à noter que ce modèle de saignement de la veine saphène est réputé comme ayant une reproductibilité supérieure aux autres modèles connus, ce qui réduira le nombre d’animaux utilisés. S’il s’avère après les premiers essais que 6 animaux/groupe (8 proposés actuellement) est suffisant, nous adapterons les groupes suivants en réduisant notre nombre d’animaux.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux et la procédure aura lieu principalement sous anesthésie et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement ré-évaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet.
Choix des espèces
Ce projet fait appel à des modèles murins déjà développés qui reproduisent les pathologies étudiées (hémophilie et maladie de Willebrand). Ces modèles ont d’ores et déjà montré leur pertinence en tant que modèles des pathologies humaines. Les souris adultes des deux sexes seront utilisées à partir de 10 semaines d’âge, lorsque la veine saphène est clairement visible.
MISE AU POINT D’UN MODELE MURIN DE CANCER DU PANCREAS
- Recherche appliquée
- Cancers
210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Génétiquement modifiées pour développer spontanément un cancer du pancréas, elles subissent des échographies hebdomadaires, des jeûnes de 16 à 20 heures, jusqu'à six prélèvements sanguins et l'administration de produits sur huit semaines, avec métastases, perte de poids et ascite attendues. Le porteur veut caractériser ce modèle KPC et constituer une banque de tumeurs pour tester des candidats médicaments. Il affirme qu'il est "impossible de reconstituer in vitro" la complexité d'une tumeur et son microenvironnement, rendant selon lui les études in vivo "indispensables".
Objectifs
L’adénocarcinome canalaire pancréatique (ACP) représente 90-95% des cancers du pancréas et est un cancer très agressif (survie
Bénéfices attendus
Actuellement, les études pharmacologiques pré-cliniques dans le cadre du cancer canalaire pancréatique sont effectuées sur des modèles de greffes de cellules tumorales humaines sous la peau de souris (greffe ectopique ou hétérotopique). Mais ces modèles ne récapitulent pas toutes les caractéristiques spécifiques associées à l’ACP et notamment le microenvironnement tumoral qui peut représenter une barrière physique à la diffusion des traitements anti-cancéreux. La souris KPC développe spontanément un cancer du pancréas qui présente de nombreuses similarités avec le cancer du pancréas humain (microenvironnement tumoral, morphologie des cellules tumorales, effets secondaires…). Elle représente de ce fait un modèle d’intérêt dans la recherche de nouveaux candidats médicaments pour le traitement du cancer du pancréas. Comme le microenvironnement tumoral spécifique à ce cancer peut représenter une barrière à la diffusion des molécules anti-tumorales, ce modèle pourrait être plus prédictif de l’efficacité des candidats médicaments chez le patient souffrant de cancer du pancréas. De plus la greffe de fragments tumoraux KPC pourrait permettre d’obtenir un modèle d’ACP avec une récapitulation des principales caractéristiques de la pathologie humaine tout en évitant les signes cliniques attendus et associés au développement spontané de l’ACP chez la souris KPC. Ce modèle permettrait notamment de suivre plus facilement la croissance tumorale à l’aide d’un pied à coulisse. Il pourrait ainsi devenir un modèle d’ACP facile pour mieux sélectionner les candidats médicaments. Finalement, ces 2 modèles pourraient représenter des modèles précliniques plus pertinents et prédictifs de l’efficacité de candidats médicaments chez l’homme. Enfin, la réalisation d’une banque de tissus de tumeur pancréatique représente un intérêt fort pour les projets de recherche sur le cancer du pancréas puisque les futures cibles thérapeutiques pourraient être validées dans ces tissus conservés.
Procédures
- Puçage : réalisé une seule fois quelques jours avant l’étude. Ce puçage dure moins de 1 minute. - Mesure du volume tumoral par échographie. Réalisé à raison de 1 mesure échographique par semaine. La durée d’une mesure est déterminée à environ 30 minutes par souris. - Prélèvement de sang : peut être réalisé de façon répétée (jusqu’à 6 fois chez le même souris) ou de façon unique. La durée d’un prélèvement de sang est de moins de 1 minute. - Administration de produits. Ces administrations peuvent être réalisées de façon quotidienne, biquotidienne ou à raison de 1 à 2 fois par semaine sur une période de 8 semaines maximum. Les administrations durent de quelques secondes à 1 min selon la voie d’administration. - Prélèvement de sang en fin d’étude sur animal anesthésié et sans réveil consécutif : le prélèvement est réalisé une seule fois et dure environ 1 min.
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, nous serons vigilants sur les effets indésirables suivants qui peuvent survenir chez la souris KPC: • Tumeur du pancréas spontanée et apparition de métastases dans les tissus adjacents au pancréas. • Perte de poids pouvant être associée au développement du cancer du pancréas. • Signes cliniques rares : abdomen gonflé dû au développement d’une ascite ou d’une jaunisse. • Inconfort lié à l’induction de la pathologie. • Possibilité d’avoir recours à une mise à jeun de 16 à 20 heures préalable à chaque échographie.
Devenir
Lorsque le volume tumoral est proche de 2000 mm3, ceci constitue un point limite et l’animal concerné est alors euthanasié. A la fin de chaque étude, tous les animaux sont euthanasiés pour réaliser des prélèvements de sang, de tumeur et/ou d’autres organes. Ces prélèvements seront utilisés pour des études ultérieures (détermination de l’expression de protéines ou de gène d’intérêt, recherche ou confirmation de cibles, par immunohistochimie, génomique ou protéomique…) préparation de fragments pour greffe d’études d’efficacité.
Remplacement
L’identification de candidats médicaments est réalisée selon différentes étapes. Les premières études réalisées in vitro permettent de caractériser les composés candidats et de sélectionner les molécules les plus efficaces. Mais à l’heure actuelle, il est impossible de reconstituer in vitro la complexité d’une tumeur et ses interactions avec le microenvironnement. Aussi les études in vivo demeurent indispensables pour étudier les effets pharmacologiques d’un candidat médicament, ses potentiels effets secondaires et prédire ses effets potentiels chez l’homme. Les souris KPC représentent un modèle d’intérêt pour la recherche de produits anti-cancéreux dans le cadre du traitement du cancer du pancréas puisque ce modèle récapitule de nombreuses caractéristiques de la pathologie humaine et qu’il reconstitue les interactions entre la tumeur et son micro-environnement. Ainsi à ce jour, il n’y a donc pas de méthodes substitutives.
Réduction
• Un accompagnement par le service biostatistique sera réalisé pour estimer la variabilité de la croissance de la tumeur dans la souris KPC. Cette étape permettra d'établir le nombre d'animaux nécessaires par groupe pour les études d'efficacité de traitement. • En fin d’étude, des prélèvements de tumeurs seront réalisés pour générer des échantillons qui pourront être utilisés pour des études ultérieures (détermination de l’expression de protéines ou de gènes d’intérêt…). Cette approche permet donc d’optimiser les études et de réduire le nombre d’animaux en évitant de refaire des études pour obtenir des échantillons.
Raffinement
• Les souris sont maintenues en groupes sociaux tout au long de l’étude. L’habitat des souris est enrichi de matériel adapté pour leur permettre d’exprimer leurs instincts naturels comme ronger ou nidifier et de l’aliment est distribué dans la cage pour favoriser le comportement de fouissage. • Les animaux font l’objet d’une observation clinique quotidienne pouvant être biquotidienne dès observation d’un signe clinique tout au long de l’étude par les expérimentateurs et par les zootechniciens pour s’assurer de leur bien-être et de l’absence de signe clinique. Une grille de scoring individuel (avec suivi de : poids, gonflement de l’abdomen, couleur oreille/ patte) sera mise en place en concertation avec la SBEA afin de pouvoir suivre le bien-être animal et limiter toute souffrance. En cas de signe clinique, les recommandations de la SBEA et les points limites seront appliqués. • Le suivi de la croissance tumorale par échographie est une méthode non invasive pour l’animal et sans douleur. Les tumeurs sont mesurées 1 fois par semaine, à la fois pour l’objectif de l’étude mais aussi pour limiter la souffrance et anticiper l’application des points limites le plus précocement possible. • Une palpation de l’abdomen est faite 2 à 3 fois par semaine pour suivre la progression de la tumeur. Elle est faite le jour du suivi échographique pour corréler la palpation à la mesure du volume tumoral, puis entre chaque mesure échographique. Cette palpation permet aussi de détecter un gonflement de l’abdomen caractéristique de l’apparition d’ascite. • Pour des prélèvements de sang d’un volume faible, la technique de microsampling (rapide et entrainant une douleur légère liée à la piqure) sera privilégiée, donnant la possibilité de réaliser des prélèvements répétés sur le même animal afin d’éviter des biais interindividuels.
Choix des espèces
A l’heure actuelle, le modèle préclinique de cancer spontané du pancréas associé à des mutations de gènes spécifiquement associés au cancer du pancréas est uniquement décrit chez la souris. La souris est donc l’espèce de choix. Les souris KPC seront utilisées de 4 à 24 semaines afin de pouvoir observer toutes les étapes du cancer du pancréas.
DETERMINATION DES CONDITIONS DE GREFFE ET DE CROISSANCE DE TUMEURS IMPLANTEES EN VOIE SOUS-CUTANEE, INTRADERMIQUE OU INTRAMAMMAIRE CHEZ LA SOURIS IMMUNODEPRIMEE
- Recherche appliquée
- Cancers
6 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tuées à l'issue et une centaine réutilisées. Immunodéprimées, elles reçoivent une greffe de cellules ou de fragments de tumeurs humaines ou murines sous la peau ou dans la mamelle, avec suivi de la croissance tumorale et prélèvement terminal des tumeurs et organes. Le porteur situe ce projet en amont d'études d'efficacité de candidats médicaments anticancéreux et fixe un point limite à un volume tumoral de 2 000 mm³. Il affirme que seul "un organisme vivant complet" permet de mesurer les effets d'une molécule et qu'une mauvaise connaissance du modèle serait "incompatible avec la règle des 3R".
Objectifs
Le but de ce projet préliminaire, situé en amont des études d’activité et d’efficacité anti-tumorale de candidats médicaments, est de définir les caractéristiques de croissance, les conditions optimales de greffe (densité cellulaire, souche de souris,…), ainsi que les fenêtres de début des traitements à mettre en œuvre pour chacune des lignées tumorales qui constitueront nos modèles d’études de pharmacologie. Des greffes de tumeurs humaines ou murines, à partir de cellules ou fragments, vont ainsi être effectuées en sous-cutanée, en intra-mammaire ou en intradermique chez des souris. Des souris immunodéprimées seront utilisées pour limiter les problématiques de rejet. Les caractéristiques de croissance tumorale peuvent être évaluées selon deux méthodes : -par mesure au pied à coulisse ,technique non invasive et la plus classiquement utilisée. -par mesure via l’imagerie optique ,technique également non invasive, plus en plus utilisée en recherche car elle permet la détection beaucoup plus précoce de tumeurs en croissance, non visibles à l’œil nu ou non mesurables au pied à coulisse. Cette approche est fondamentale pour évaluer l’efficacité de nos traitements anti-cancéreux dans des modèles bien caractérisés.
Bénéfices attendus
En Europe comme aux Etats-Unis, le cancer est actuellement la seconde cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires. En France, le cancer provoque environ 33% des décès chez les hommes et 23% chez les femmes. Il est donc primordial de s’intéresser à cette maladie et de trouver de nouvelles thérapies. Les cellules cancéreuses sont initialement des cellules normales qui ont acquis, au cours du temps, un certain nombre de mutations faisant qu’elles ne répondent plus aux différents mécanismes de régulation et prolifèrent indéfiniment engendrant la formation d’une tumeur maligne et/ou de métastases. Un enjeu majeur pour la recherche consiste à trouver de nouvelles thérapies ciblant spécifiquement les cellules cancéreuses, tout en limitant les effets secondaires sur l’organisme. Ce projet va ainsi consister à déterminer les conditions optimales de greffe de tumeurs et leurs caractéristiques de croissance tumorale afin de disposer de modèles fiables et robustes utilisables pour la sélection de candidats médicaments. Ces modèles de souris greffées par des cellules tumorales doivent au préalable être mis au point et caractérisés pour chaque modèle qui va être étudié (tumeurs d’origine humaine ou de souris). Ces mises au point sont primordiales puisqu’elles permettent d’acquérir une bonne connaissance des modèles et constituent un paramètre essentiel pour une évaluation pharmacologique optimale de nos produits anti-cancéreux. Une mauvaise connaissance du modèle conduirait à des études inexploitables et serait incompatible avec la règle des 3R.
Procédures
- Puçage : un dispositif sous cutané est implanté à chaque animal quelques jours avant l’étude par trocart afin d’être identifié - Greffe de cellules ou de fragments tumoraux : 1 fois dans l’étude (Pour la greffe de cellules tumorales par voie sous-cutanée et intradermique il est possible de le faire anesthésié ou vigile en fonction de l’aisance du technicien, injection en quelques secondes). Les greffes par voie intra-mammaires et de fragments de tumeurs (par trocart) sont toujours réalisées sous anesthésie (temps d’anesthésie gazeuse 5 minutes, geste 1min30) - La mesure du volume tumoral est réalisée soit chez l’animal vigile par mesure au pied à coulisse (avec légère contention de l’animal de quelques minutes 2 fois minimum par semaine voir 3 fois lors du pic de croissance tumorale(environ 30 sec). - Soit chez l’animal anesthésié par mesure par imagerie 2 fois minimum par semaine voir 3 fois lors du Pic de croissance tumorale (anesthésie gazeuse de quelques minutes) - Prélèvement de sang en fin d’étude sur animal anesthésié et sans réveil consécutif par ponction à la veine cave ou par ponction cardiaque (anesthésie + geste 2min environs). - Prélèvement terminal de tumeur : la tumeur sera prélevée sur les animaux préalablement profondément anesthésiés à l’Isoflurane et euthanasiés par dislocation cervicale.
Impact sur les animaux
Croissance tumorale sous cutanée limitée à 2000 mm3 (1500 mm3 pour les tumeurs intra-mammaires) Stress léger lié à la manipulation de l’animal vigile pour les gestes de : puçage sous cutanée (1 implant, 15sec), greffe sous-cutanée, (1 injection. Environ 15 sec) ; pesée et mesure de tumeur par pied à coulisse (environ 30 sec, 2 à 3 fois/ semaine le temps de l’étude). Au cours de ce projet, nous serons vigilants sur les effets indésirables rares qui peuvent survenir tout au long des études : Perte de poids >20% du poids maximal pouvant être associée au développement de la tumeur ou ascite.
Devenir
Lorsque le volume tumoral est proche de 2000 mm3, ceci constitue un point limite et l’animal concerné est alors euthanasié. A la fin de chaque étude, tous les animaux sont euthanasiés pour réaliser des prélèvements de sang, de tumeur et/ou d’autres organes. Ces prélèvements seront utilisés pour des études ultérieures (détermination de l’expression de protéines ou de gène d’intérêt, par immunohistochimie, génomique ou protéomique…). Les animaux ne développant pas de tumeur pourront être réutilisés dans un autre protocole, dans la mesure du possible et à la suite d’une validation par SBEA et/ou vétérinaire de leur bon état général.
Remplacement
Pour tester l’activité de nouveaux composés, des tests in-vitro sont systématiquement mis en place sur des cellules en culture, mimant artificiellement la pathologie de l’homme. Grâce à ces tests in-vitro, des molécules actives sont sélectionnées avant d’être testées, en seconde intention, dans des modèles in-vivo de souris porteuses de tumeurs afin de démontrer leur activité et leur efficacité anti-tumorale. C’est en effet dans un organisme vivant complet que l’on peut mesurer les effets pharmacologiques d’une molécule anti-cancéreuse. Pour pouvoir effectuer ces évaluations in-vivo, il est indispensable d’utiliser en premier lieu un modèle tumoral maitrisé et bien caractérisé en recréant la pathologie par implantation de cellules tumorales ou de fragments tumoraux chez la souris. L’animal porteur de tumeur devient ainsi un bon modèle expérimental pour évaluer les composés anti-cancéreux.
Réduction
Deux techniques d’évaluation de la croissance tumorale peuvent être employées : par pied à coulisse ou par imagerie optique (bioluminescence ou fluorescence). Ces 2 techniques, non invasives pour l’animal, présentent chacune leurs avantages et seront choisies en fonction des besoins expérimentaux. Le pied à coulisse permet ainsi une mesure rapide du volume de la tumeur chez l’animal éveillé. La bioluminescence permet une détection plus précoce des tumeurs ainsi qu’une détection de la prolifération métastatique pour certains types de tumeurs mais nécessite une anesthésie de la souris pendant la durée d’acquisition des données. Elles permettent toutes deux d’effectuer des mesures non douloureuses pour l’animal et de suivre l’évolution des tumeurs au cours du temps, ceci concourant à la réduction du nombre de souris nécessaires dans une même étude. D’autre part, un travail a été initié avec l’équipe de biostatistiques pour définir par simulation à partir des données observées dans l’étude de mise au point, des métriques quantitatives pour aider dans le choix des conditions pour évaluer l’efficacité des candidats médicaments. Ces métriques donneront des informations sur le jour de randomisation optimal, , la potentielle fenêtre thérapeutique ainsi que la taille de l’effet traitement qui pourra être évaluée avec 5 à 10 animaux par groupe en fonction de la variabilité de la croissance tumorale observée (utilisation d’un modèle statistique longitudinal basé sur une équation). Mais l’impact sur la réduction du nombre d’animaux est surtout présent pour les études qui seront effectuées grâce aux conditions prédéterminées dans le cadre de ce projet. Car si cette étape est optimisée techniquement et permet avec l’aide des biostats de quantifier la variabilité et le timing idéal pour la randomisation nous pourrons ajuster le nombre d’animaux. Et en connaissant au préalable le temps de la fenêtre thérapeutique nous pourrons garantir d’évaluer l’efficacité des candidats médicaments de la façon la plus relevante possible.
Raffinement
Tout au long de l’étude, les souris sont hébergées en groupes sociaux et un enrichissement de milieu adapté est apporté de manière à favoriser leur instinct de nidification. Cet enrichissement va également permettre de surveiller l’état général des animaux par l’observation de leur comportement vis-à-vis de celui-ci. L’état général des souris est surveillé régulièrement et les volumes tumoraux sont mesurés au minimum 2 /semaine, à la fois pour l’objectif de l’étude mais également pour identifier les éventuels signes de souffrance et appliquer les points limites prédéfinis dès que nécessaire. De plus, au-delà de 1500 mm3, (1000 mm3 pour tumeur mammaire) une surveillance accrue et une réduction de l’intervalle de temps entre les mesures est mise en place afin d’anticiper plus efficacement l’atteinte du point limite lié au volume tumoral.
Choix des espèces
En oncologie, l’utilisation de souris est largement décrite dans les publications en recherche pré-clinique : ces modèles sont davantage déployés chez la souris que chez le rat. La même souche de souris est utilisée pour l’ensemble des études in-vivo pour une tumeur donnée (DMA/DMT, pharmacocinétique, pharmacodynamie, efficacité). En effet, il peut exister des différences importantes en termes de tolérance et d’exposition plasmatique d’un produit en fonction de la souche murine considérée, pouvant impacter les résultats. Le choix de la souche ainsi que les conditions optimales de greffe seront déterminés dans le cadre de ce projet, en amont des études de pharmacologie. Les souris sont utilisées à l’âge jeune adulte, à partir de 7semaines soit un poids corporel d’environ 18-20g. C’est l’âge classiquement utilisé dans tous les protocoles qui seront réalisés dans la sélection des candidats médicaments.
Chirurgies d’implantation de dispositifs permettant la diffusion de substances ou le suivi de paramètres biologiques chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 2500
5 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation, sous la peau ou dans l'abdomen, d'un dispositif diffusant des substances ou mesurant des paramètres biologiques, avec jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, puis sont expédiés vivants aux chercheurs ou tués en cas d'atteinte d'un point limite ou pour contrôle qualité. Le porteur produit ces modèles implantés pour la communauté scientifique et revendique qu'ils réduisent le stress lié aux manipulations répétées. Il prévoit des animaux surnuméraires liés au taux d'échec des chirurgies et admet un "phénotype dommageable" possible selon les besoins du projet.
Objectifs
L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique des modèles de rongeurs équipés de manière permanente (par technique chirurgicale) d’implants sous la peau ou dans l’abdomen permettant soit la libération de substances (comme des médicaments ou des hormones) de manière répétée ou continue, soit la mesure de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension).
Bénéfices attendus
L’utilisation de modèles implantés permet l’administration répétée ou continue de substances d’intérêts (comme des médicaments ou des hormones) ou la mesure et le suivi de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension) chez l’animal sans la moindre manipulation de la part du chercheur et sans anesthésie. Cela permet donc la réduction très importante du stress provoqué chez l’animal par des manipulations répétées. Ces administrations et mesures pourront permettre à la communauté scientifique d’augmenter leurs connaissances et leurs compréhensions sur différents domaines de recherche (maladies cardiaques, maladies du cerveau, hypertension, cancer, infertilité, …) tout en réduisant les nuisances posssibles sur l’animal.
Procédures
Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée d’une demi-heure à une heure sous anesthésie générale et à la mise en place d’un matériel implanté. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux font suite à la mise en place de l’implant suite à la chirurgie : douleur, stress et perte de poids possible chez tous les animaux dus aux contentions, aux procédures chirurgicales, à la présence du matériel implanté. Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.
Devenir
Les animaux sont expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite ou pour contrôle qualité du modèle.
Remplacement
La production de modèles implantés a pour objectif de mettre à disposition des modèles rongeurs implantés prêts à l’emploi pour les scientifiques. Les animaux opérés sont intégrés dans des programmes de recherche ou d’études précliniques. Ces programmes visent à étudier les réactions des organes ou du comportement des individus face à une substance ou un stimulus. Cela entraîne de nombreux mécanismes différents et implique de nombreux organes. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels programmes sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.
Raffinement
Les implantations permettent le suivi de paramètres biologiques ou l’administration de substances en continu sans intervention humaine ce qui permet une réduction très importante pour l’animal du stress provoqué par des manipulations répétées. Le contrôle de la douleur est réalisé par une administration appropriée d’analgésique et/ou d’anesthésie locale, sous le contrôle d’un vétérinaire. Une réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation positive des animaux peut être effectuée dès la phase d’acclimatation. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés ici que les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec la pose du matériel implanté, selon les recommandations éthiques en vigueur et les recommandations du fournisseur.
Implication d’un canal potassique dans la sensibilité douloureuse inflammatoire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Génétiquement modifiées pour ne pas exprimer une protéine, elles reçoivent dans une patte une injection d'agent inflammatoire, formaline, carraghénane ou adjuvant complet de Freund, puis subissent des tests de sensibilité douloureuse thermique et mécanique avec possibilité d'échappement, avant d'être tuées pour prélever cerveau, ganglions et poumons. Le porteur étudie le rôle de cette protéine dans la douleur, avec l'espoir de nouveaux antidouleurs pour l'humain. Il affirme qu'il "n'existe pas d'alternative" à l'expérimentation animale pour observer la sensibilité douloureuse.
Objectifs
Les protéines que nous étudions sont connus pour leur implication dans la régulation des messages nerveux, notamment des neurones. Nos recherches nous mènent à penser que la protéine que nous étudions est impliquée dans la transmission de messages douloureux. Elle pourrait donc représenter une cible pharmacologique importante pour l'Homme dans le domaine de la douleur. Disposant déja d'une lignée de souris transgénique n'exprimant pas cette protéine, nous étudierons les effets de de l'absence de cette protéine sur la sensibilité de ces souris. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever les cerveaux/ganglions/poumons dans le but de réaliser des analyses de ces organes.
Bénéfices attendus
Cette étude pourrait mettre en évidence le rôle de cette protéine dans la régulation de la douleur. Ainsi, ce projet pourra apporter des informations nouvelles sur le fonctionnement de la douleur et ouvrirait la voie à la recherche de nouveaux anti-douleurs chez l'Homme.
Procédures
Les seules interventions que subiront les animaux sont des injections d'agents inflammatoires. Il y aura 4 procédures. Dans une procédure, un total de 96 animaux mâles et femelles seront soumis à l'injection intra-plantaire unique d'un agent inflammatoire appelé formaline dans une patte, cette injection sera réalisée en quelques secondes. Dans deux autres procédure, un total de 192 animaux mâles et femelles seront soumis à l'injection unique d'un agent inflammatoire appelé carraghénane dans une patte, cette injection sera réalisée en quelques secondes. Dans une dernière procédure, un total de 48 animaux mâles et femelles seront soumis à l'injection unique d'un agent inflammatoire appelé adjuvant complet freudien dans une patte, cette injection sera réalisée en quelques secondes. Les animaux seront âgées de 7 à 8 semaines dans le but d'éviter les variations de perception douloureuse dues à l'âge. Ces tests seront réalisés sur animaux mâles et femelles dans le but de déterminer s'il existe une différence lié au sexe.
Impact sur les animaux
Après injection d'un agent inflammatoire, les animaux sont susceptibles de présenter différents troubles comme une altération de la locomotion, une absence de toilettage ou encore du stress, c’est pour cela qu’une attention particulière sera accordée à chacun de ces animaux tout au long de la période de test inflammatoire. Des tests de sensibilité douloureuse thermique et mécanique avec possibilité d'échappement seront réalisés sur les animaux, les nuisances sont donc limitées par la possibilité d'échappement du test par l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever leurs cerveux, ganglions de la racine dorsale et poumons. Ceci nous permettra de pouvoir analyser ces organes, c'est la seule façon de pouvoir obtenir des informations essentielles pour l'étude de notre protéine dans les voies de la sensibilité et de la douleur.
Remplacement
Ce projet a pour but de déterminer le fonctionnement d'une protéine dans les voies de la douleur. Il n’existe pas d’alternative à l’expérimentation animale pour observer la sensibilité douloureuse, il nous est donc impossible de remplacer les animaux pour étudier les voies de la douleur.
Réduction
Nous avons pris des mesures de réduction du nombre d'animaux. Tout d'abord, tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever les cerveaux/ganglions/poumons dans le but de réaliser des analyses de ces organes. Nous nous limitons à analyser les organes des animaux testés et nous n'utiliserons donc pas d'autres animaux pour ces analyses. Nous avons également conçu nos procédures de manière a utiliser le moins d'animaux possibles, nous utiliserons notamment les mêmes animaux pour les 2 tests de sensibilité inflammatoires chroniques, divisant ainsi par 2 le nombre d'animaux pour cette procédure.
Raffinement
Plusieurs facteurs sont susceptibles de moduler la sensibilité, c’est pourquoi une attention particulière sera apportée à l’hébergement et aux bien-être des animaux tout au long de leur vie. Un des principaux enjeux sera de diminuer le niveau de stress des animaux, afin d’améliorer les conditions de vie des animaux et de maitriser les facteurs pouvant influencer la sensibilité. Nous avons concu des procédures les plus courtes possibles pour étudier la douleur inflammatoire, allant de 45min à 3h dans le but de diminuer au maximum l'inconfort et la souffrance potentielle des animaux.
Choix des espèces
Le choix de cette espèce constitue le meilleur modèle pour notre étude car les caractéristiques des souris de la souche utilisée sont largement documentées. La souris possède également une reproductibilité rapide et fiable, constituant un atout pour développer efficacement notre projet. Les tests de sensibilité sont bien adaptés pour les souris et suffisamment documentés. Nous possédons déjà les souris génétiquement modifiées indispensables à notre étude, nous n'auront donc pas besoin de générer de nouveaux modèles. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 12 semaines. Ce choix est motivé par la volonté de nous soustraire des variations dues aux processus développementaux ou liés au vieillissement.
Mécanismes moléculaires du vieillissement prématuré des cellules souches hématopoïétiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
2 538 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections répétées et des transplantations de cellules après baisse de leur immunité, avec trois prélèvements sanguins chacune, avant d'être tuées pour isoler leurs cellules souches du sang. Le porteur décrit des risques d'infection et de rejet de greffe et fixe la mise à mort à une perte de poids de plus de 20 %. Il affirme qu'il n'existe pas de système in vitro comparable au corps du mammifère pour étudier l'hématopoïèse, ce qui rend selon lui les expériences in vivo "essentielles".
Objectifs
Le vieillissement de la population, en particulier au sein de la population occidentale, est aujourd’hui l’un des principaux problèmes socio-économiques. Le vieillissement du système sanguin et en partie de la population de cellules appelée cellules souches hématopoïétiques entraîne un dysfonctionnement de la formation de sang. Ceci accroit le risque de développer diverses maladies du sang malignes telles que la myélodysplasie, un ensemble de maladies caractérisées par une production insuffisante de cellules sanguines matures saines par la moelle osseuse, la leucémie ou encore le lymphome. Au sein de notre laboratoire, nous supposons que le vieillissement "sain" ou "physiologique" est une succession de moments de stress. Notre hypothèse est donc de vérifier si des signaux de stress provoquent des changements dans l’ADN ou les ARNm constituant ainsi une signature du vieillissement des cellules souches hématopoïétiques. Pour répondre à cette hypothèse nous 1) vérifierons si les cellules sont capables de se souvenir d’un stress subi et donc de répondre plus rapidement ou plus fortement à un second stress ; nous 2) évaluerons si cette mémoire contribue au vieillissement ; et finalement nous 3) déterminerons si le vieillissement à un impact sur la réponse au stress en laissant des marques permanentes et potentiellement héréditaires sur l’ADN et les ARNm.
Bénéfices attendus
L'objectif de cette étude est d’identifier de futures cibles thérapeutiques qui permettront de développer de nouvelles thérapies dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population vieillissante.
Procédures
Un traitement sera injecté aux souris une, deux ou trois fois pour une durée de 15sec environ par injection. Les souris seront également soumises à des transplantations de cellules, impliquant une diminution de l'immunité et une injection de 15sec environ, ainsi qu'à des prélèvements sanguins (prélèvement de 15s environ, 3 prélèvements sanguins par souris à 4, 8 et 12 semaines après la transplantation).
Impact sur les animaux
Les injections du traitement peuvent induire des rougeurs et des gonflements. La diminution de l'immunité des souris receveuses de la transplantation peut entrainer des infections. La transplantation peut induire un rejet de greffe.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure dans le but d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.
Remplacement
Nous avons envisagé la possibilité de modéliser les mêmes processus in vitro. Cependant, il n'existe pas de système in vitro approprié pour étudier l'hématopoïèse, qui soit comparable au corps du mammifère. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, comme les tests d'unités de formation de colonies, que nous allons mettre en place. Par conséquent, les expériences in vivo utilisant des souris sont essentielles.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est importante. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Afin de prévenir les infections bactériennes, les souris transplantées recevront un traitement antibiotique dans l'eau de boisson. Lors des prélèvements sanguins une pression sera appliquée sur le site de prelevement pour arrêter l'hémorragie. Les souris seront surveillées pour détecter tout signe d'inconfort 10 à 15 minutes après la procédure. Un manque de soin ou un isolement de l’animal entrainera une surveillance quotidienne. Un deplacement anormal nécessitera l’administration d’eau gélifée et de nourriture directement dans la cage. Une respiration haletante entrainera une surveillance quotidienne. L’animal sera mis à mort dans tous les cas si les symptomes persistent plus de 3 jours. Une perte de poids de plus de 10% sans récupération sur 2 semaines entrainera une vigilance accrue des autres paramètres. Une perte de poids supérieure à 20% entrainera la mise à mort de l’animal. Des rougeurs ou gonflements au niveau des sites de prélèvement ou d’injection entraineront l’utilisation quotidienne de solution antiseptique non colorée. Les animaux seront mis à mort s’il n’y a pas d’amélioration après 3 jours.
Choix des espèces
La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse car le système hématopoïétique est hautement conservé entre la souris et le système hématopoïétique humain. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre les humains et les souris est connue. Enfin, la capacité d'isoler les CSH de la souris est bien définie et les CSH peuvent être préservées dans un système normal où elles sont situées dans leur niche et peuvent donc conserver leur quiescence. Des procédures telles que la transplantation sont également facilement réalisables chez la souris puisque des protocoles d'irradiation sont en place. Les âges des animaux utilisés (très jeune de 4 à 8 semaines ; jeunes de 4 à 6 mois ; âgés de 10 à 14 mois) ont été choisis car ils simulent les humains très jeunes, jeunes et d'âge moyen. Une attention particulière sera portée aux groupes, afin d'équilibrer autant que possible les âges dans chaque expérience.