Souris
Caractérisation phénotypique de modèles murins du syndrome de Rett
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses de quatre mutations du gène MECP2 modélisant le syndrome de Rett, elles enchaînent des tests comportementaux nommés dans le résumé, dont le rotarod, la barre crantée, l'enfouissement de billes, la reconnaissance d'objet, un test de sensibilité sur plaque à 52 °C et un test de crises épileptiques déclenchées par injection d'un agent convulsivant. Le porteur indique que ces mutations entraînent une mortalité précoce et n'utilise que des mâles alors qu'il rappelle que le syndrome touche les filles. Il décrit cette caractérisation comme une étape "indispensable" avant d'envisager une thérapie génique, objet d'une demande séparée.
Objectifs
Le syndrome de Rett est une maladie d'origine génétique définie par un trouble grave et global du développement du système nerveux central. Seules les filles sont atteintes de cette pathologie, les garçons étant très rares et mourant d'une encéphalopathie néonatale sévère. Ce syndrome entraine un polyhandicap avec déficience intellectuelle sévère et infirmité motrice, ainsi qu'une sensibilité accrue aux crises épileptiques, des troubles respiratoires et cardiovasculaires. Il se manifeste par une régression rapide des acquis après 6 à 24 mois de développement normal. Aujourd’hui, une prise en charge globale des symptômes permet à ces patients de vivre plusieurs dizaines d’années, mais il n'existe malheureusement pas de traitement curatif à ce jour. La thérapie génique est une approche prometteuse visant à corriger le gène muté MECP2. Afin d'envisager cette approche thérapeutique, nous allons caractériser quatre modèles de souris portant des mutations dans le gène MECP2 représentatives de la pathologie humaine, plus spécifiquement dans le domaine du comportement et de la cognition. Cette caractérisation et compréhension des modèles dans nos conditions nous permettra de sélection le ou les modèles les plus pertinents pour évaluer une approche de thérapie génique (cette étude fera l'objet d'une demande d'autorisation séparée).
Bénéfices attendus
La caractérisation des modèles de souris du syndrome de Rett, notamment une caractérisation des symptomes observés chez la souris dans nos conditions en comparaison à la clinique humaine, nous permettra d’avoir une meilleure compréhension du déroulement de la pathologie et des méchanismes impliqués dans la maladie. Cette caractérisation nous permettra d'évaluer dans un deuxième temps une approche de traitement par thérapie génique et la correction du phénotype, en suivant le même protocole.
Procédures
Nous allons réalisé les tests d'exploration fonctionnelle suivants à 7-12 semaines d'age, chacun des tests étant réalisé une seule fois: activité circadienne pour suivre l'activité locomotrice, ainsi que la consommation en eau et en nourriture durant un cycle complet jour-nuit (durée 32h); labyrinthe en croix surélevé pour évaluer l'anxiété (5 minutes); observations cliniques (15 minutes); test de coordination (rotarod) (2 sessions de 15 minutes); barre crantée: test proprioceptif dépendant de la coordination motrice et de la fonction vestibulaire (10 minutes); test d'enfouissement de billes pour évaluer l'anxiété et/ou des troubles compulsifs (10 minutes); test de reconnaissance d'un nouvel objet pour évaluer la cognition (30 minutes); étude de la sensibilité thermique ( 30 secondes); test de susceptibilité aux crises épileptiques (injection de PentyleneTetraZole (agent convulvisant): 5 sec; durée du test:20 minutes); le suivi du poids des animaux (1X/semaine). Maintien d'une lignée à phénotype sévère.
Impact sur les animaux
Les mutations dans le gène MECP2 induisent une mortalité précoce des animaux, avec une médiane de survie de 10 à 30 semaines selon la mutation. Durant le test de sensibilité à la douleur thermique, les souris sont exposées à une température de 52°C sur une plaque chauffante. Au premier signe pouvant indiquer une souffrance (retrait de la patte, cri...), le test est arrêté et la durée est enregistrée. Au cours du test de sensibilité aux crises épileptiques par injection d'un agent pro-convulsivant, des crises myocloniques (contractions rapides et brutales des muscles), cloniques (spasmes rythmés), et toniques (augmentation accrue du tonus musculaire et raideur) surviennent; la durée et la latence sont enregistrées.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des expériences par inhalation croissante de CO2, notamment après le dernier test qui peut potentiellement induire des crises épileptiques.
Remplacement
L'objectif de cette étude est de caractériser des modèles de souris portant des mutations dans le gène MECP2 représentatives de la clinique humaine. Il s'agit en particulier de caractériser les phénotypes comportementaux, de déficit intellectuel et de susceptibilité aux crises épileptiques. Des modèles in vitro vont permettre de mieux comprendre les mécanismes d'action, mais seul un modèle animal nous permettra de caractériser les symptomes de la maladie de Rett, étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique chez l’homme.
Réduction
Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons 15 males mutants et 15 males controles pour évaluer le phénotype des animaux, pour chacune des 4 mutations MECP2. Ce nombre de souris tient compte d'une probabilité de perte des animaux au cours de l'étude en raison de la mortalité précoce associée à ces mutations, tout en permettant d'assurer un nombre d'animaux suffisant durant le protocole afin de pouvoir réaliser des analyses statistiques robustes et fiables.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Afin d’améliorer leurs conditions de vie, elles seront ainsi stabulées dans des conditions optimales pour l’espèce : en groupe, avec des paramètres environnementaux maitrisés, un milieu enrichi à l’aide de "nestlets" ou de maisonnettes en carton. Tous les animaux seront observés de manière quotidienne et suivis selon un tableau de scoring pour l'évaluation de la douleur et pour l'établissement de points limites, prenant en compte le poids, l'apparence physique, les signes cliniques et le comportement de l'animal. Lors du test de sensibilité thermique, l’animal est retiré du test dès la première réaction de douleur observée au niveau des pattes arrière. Si aucune réaction n’est observée, le test s’arrête au bout de 30 sec. Tout au long des procédures, si l’état de santé de l’animal est dégradé, le personnel formé et compétent décide de ne pas réaliser le test et d'euthanasier l’animal.
Choix des espèces
Le modèle souris portant des mutations dans le gène MECP2 permet de reproduire les symptomes du syndrome de Rett observés en clinique humaine. Il permettra ainsi dans un deuxième temps d'évaluer un traitement par thérapie génique et de suivre la correction des phénotypes. Nous utiliserons des animaux "adolescents" / adultes jeunes (7-12 semaines d'age pour réaliser l'ensemble de la procédure), age où s'installent les phénotypes (stade symptomatique similaire au stade retenu en vue d'applications en clinique humaine, chez des sujets jeunes présentant des symptomes du syndrome de Rett).
Caractérisation de GPR55 dans le cadre du vieillissement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Âgées jusqu'à 20 mois, elles subissent des tests comportementaux dont le résumé ne précise pas la nature, puis une perfusion intracardiaque sous anesthésie pour prélever cerveau et cellules. Le porteur étudie le rôle des oméga-3 et d'un récepteur sur l'humeur et la plasticité synaptique, et renvoie les applications thérapeutiques et nutritionnelles chez l'humain au long terme. Il affirme que le recours à des animaux vivants reste une "nécessité expérimentale majeure" et qu'aucune approche sur cellules, modèle informatique ou chez l'humain ne permet ces mesures.
Objectifs
D’après l’OMS, les troubles de l’humeur (dépression, troubles bipolaires) sont la première cause d’incapacité dans le monde et concernent 350 millions de personnes chaque année. Outre l’impact sur la qualité de vie des patients et de leurs familles, les troubles de l’humeur représentent des coûts de santé considérables. De plus, ~30% des patients demeurent résistants aux traitements pharmacologiques et autres approches thérapeutiques existants à ce jour. Ainsi, une alternative consisterait à développer des stratégies préventives, et notamment nutritionnelles, pour limiter ou retarder l’apparition des troubles de l’humeur. Au laboratoire, le rôle des oméga-3 sur le fonctionnement cérébral et la santé mentale est étudié depuis presque 10 ans. Le laboratoire a notamment démontré qu’une carence en oméga-3 exacerbe les comportements de type anxieux et dépressif chez l’animal, tandis qu’une supplémentation en oméga-3 les diminue. Ces études précliniques sont en accord avec les données chez l’homme, des essais cliniques montrant qu’une supplémentation en oméga-3 améliorerait certains symptômes dépressifs. Ainsi, une supplémentation en oméga-3 peut constituer une alternative intéressante dans la prévention des troubles de l’humeur, mais les mécanismes qui sous-tendent les effets positifs des oméga-3 dans les troubles de l’humeur restent encore très mal connus. Le laboratoire a récemment ouvert une nouvelle hypothèse, en démontrant que les apports en oméga-3 avaient un impact direct sur la plasticité synaptique ainsi que l'arborisation dendritique. La plasticité synaptique regroupe les phénomènes qui confèrent au cerveau sa capacité de s’adapter à l’environnement, par des modifications de la connectivité entre les neurones, au niveau des synapses. Les différentes formes de plasticités synaptiques sont indispensables aux mécanismes d’apprentissage et d’évolution. De plus en plus d’études suggèrent que les troubles de l’humeur sont associés à des dysfonctionnements dans les processus de plasticité synaptique et ces dysfonctionnements pourraient être à l’origine des symptômes neuropsychiatriques des troubles de l’humeur. Les oméga-3 sont des modulateurs importants des fonctions synaptiques, car, faisant partie des éléments structurels des membranes plasmiques, ils modulent la dynamique membranaire ainsi que la fonctionnalité et le trafic des protéines transmembranaires présentes à la synapse.
Bénéfices attendus
L’objectif de notre projet est désormais d’aller plus loin dans la compréhension des mécanismes neurobiologiques par lesquels les oméga-3 contenus dans l’alimentation permettent de protéger les animaux. L’objectif à long terme de ce projet est de transférer les connaissances acquises chez le rongeur à l’homme pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et nutritionnelles. Ces données pré-cliniques nous permettrons de comprendre un peu plus en quoi la nutrition influence les fonctions cognitives et la physiologie de la transmission synaptique. De plus, des applications thérapeutiques peuvent être envisagées, en particulier pour déterminer si une thérapie nutritionnelle peut atténuer les pathologies liées au stress chronique, comme par exemple les troubles de stress post-traumatiques. De façon similaire, des stratégies préventives, liées à une nutrition adaptée et équilibrée en lipides, pourraient être envisagées afin de limiter, réduire ou même d'endiguer l'apparition de troubles dépressifs et/ou anxieux.
Procédures
Les animaux subiront des tests comportementaux qui ne durent que 5 à 10 minutes, peuvent entrainer des nuisances modérées , mais n’induisent pas d’altération de l’état général des animaux. Les piqures d'analgésique et anesthésique avant la perfusion intracardiaque durent quelques secondes et la contention peut stresser les animaux.
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes, peuvent entrainer des nuisances modérées, mais n’induisent pas d’altération de l’état général des animaux. Les piqures d'analgésique et anesthésique avant la perfusion intracardiaque durent quelques secondes et la contention peut stresser les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour récupérer les structures et/ou cellules nécessaires pour les études cellulaires et moléculaires.
Remplacement
L’étude des régimes alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. L’objectif général du projet vise à étudier les mécanismes neurobiologiques et rôle des acides gras polyinsaturés oméga-3 dans la prévention des altérations cognitives et émotionnelles suite à un stress chronique. Pour se faire, nous utilisons des tests in vivo, et dans ce contexte, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié. Les expériences ne peuvent pas être effectuées sur des cultures cellulaires ou dans des modèles computationnels ou encore chez l’homme, car aucune de ces approches ne permet de réaliser toutes ces expériences chez un même sujet. Le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude des troubles de l’humeur reste une nécessité expérimentale majeure.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces expériences, les animaux qui passeront les tests comportementaux serviront également pour récupérer les cellules ou structures centrales nécessaires pour les études de lipidomiques et/ou moléculaires et protéomiques, évitant donc de générer une nouvelle cohorte pour ces analyses biochimiques et moléculaires. Les femelles sont également étudiées, ce qui nous permet d'utiliser tous les animaux générés durant cette étude et de ne pas euthanasier des animaux pour rien. Statistiquement, des études menées précédemment dans notre laboratoire montrent que pour avoir une puissance statistique suffisante, 15 souris C57Bl6/j sont nécessaire par groupe.
Raffinement
Les expérimentateurs formés porteront une attention particulière au raffinement des procédures afin de limiter la douleur, la soulager si elle ne peut être évitée par l’utilisation d’antalgiques les plus adaptés à chaque procédure, optimiser les procédures, soulager le stress des animaux et leur fournir les meilleures conditions de vie tout au long du projet. Pour leur bien-être, les animaux vivent en groupe sociaux le plus longtemps possible. Ils auront à leur disposition des éléments d’enrichissement de leur milieu. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée après les différentes expérimentations. Des points limites suffisamment précoces seront définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, des traitements vétérinaires si nécessaire.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car ce sont des animaux de petite taille et peuvent donc être facilement hébergés à l’animalerie dans de bonnes conditions d’élevage. Nous choisissons de travailler chez la souris plutôt que chez le rat car de nombreuses souris transgéniques sont disponibles ce qui n’est pas le cas chez le rat, ce qui peut s’avérer nécessaire pour la poursuite à long terme de notre projet. Les expériences de comportement se feront sur des animaux adultes (6mois) et âgés (20 mois).
Travaux pratiques de la formation réglementaire concepteur de projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques
- Formation professionnelle
Rats : 45
90 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie réutilisée pour d'autres formations, le reste tué. Ils servent de support à une formation réglementaire pour concepteurs de projets, avec préhension, contention, injections intrapéritonéales et prélèvements sanguins, puis un travail pratique de mise à mort et d'autopsie sous anesthésie. Le porteur affirme que la formation pratique est "indispensable" à l'acquisition de bases solides et qu'une partie des travaux pratiques "doit" passer par des animaux non-humains, malgré le recours annoncé à des démonstrations filmées et des outils de substitution. Il privilégie des individus de réforme et enchaîne les enseignements pour réutiliser les mêmes animaux d'un exercice à l'autre.
Objectifs
L'utilisation d'animaux à des fins scientifiques en France est réglementée par le décret 2013-118 et cinq arrêtés datés du 1er février 2013, publiés le 7 février 2013, en application de la directive 2010/63/UE. Ainsi, des règles strictes, basées sur le principe des 3Rs, encadrent le fonctionnement de la recherche dans le domaine. De ce fait, les personnes utilisant des animaux se doivent d'être formées et qualifiées pour travailler dans ce domaine. Différents niveaux règlementaires permettent donc de définir les taches que les personnels seront à-même de réaliser ainsi que les niveaux de responsabilité par rapport au projet donné. De ce fait, afin d'assurer une formation complète à la direction d'études utilisant des animaux, l'université de Caen a mis en place un diplôme universitaire pour la formation reglemenatire obligatoire et spécifique à la conception de projets utilisant des animaux à des fins scientifiques, approbée par le CNEA. La formation est réservée aux personnes disposant d'une formation initiale bac +5 minimum (études scientifiques, médicales, pharmaceutiques, vétérinaires) ou bac +2 avec 5 ans d'expérience. Une capacité maximale de 15-20 stagiaires est prévue. La formation se déroulera sur deux semaines en 71 heures : 58 heures de cours théoriques et 13 heures d'aspects pratiques en une séance par an. Cette formation a pour but de former les étudiants à la conception de projets scientifiques nécessitant d'animaux à des fins de recherche tant sur le plan théorique (réglementation, méthodes alternatives, anatomie comparée, recours aux procédures expérimentales faiblement invasives) comme théorique et pratique (anesthésie, douleur et analgésie, stress et enrichissement du milieu, ...) Cette formation privilégie autant que possible le recours aux méthodes alternative par l'utilisation de démonstrations filmées, organisations en groupes de travail et/ou réutilisation quand il est possible. L'enchainement des enseignements a été réfléchi afin de pouvoir effectuer des formations sucessives sur les mêmes animaux. L'utilisation d'outils pédagogiques de substitution est prévue de façon qu'un minimum d'animaux est utilisé par séance et se limite à 9 rats et 9 souris par an pour tous les stagiaires. Les stagiaires auront une base solide théorique et pratique pour la conception de projets utilisants des rongeurs à des fins scientifiques.
Bénéfices attendus
Les stagiaires qui auront réussi l'examen écrit auront un diplome universitaire de l'université de Caen "Formation à Expérimentation animale appliquée à la Recherche Biomédicale : conception des projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques" Formation spéciale destinée aux personnes assurant la responsabilité scientifique directe d’expérimentations conformément à la directive 2010/63/UE relative à l’expérimentation animale.
Procédures
5 rats et 5 souris suivront des procédures non invasives pendant 4 heures maximum (gestes zootechniques pour la préhension et contention; administration de produits; prélèvements sanguins). Ces gestes sans anesthésie étant réalisés par des personnes non habituées, nous ne considérons pas la possibilité de réutiliser ces animaux pour le reste de la formation, privilégiant une récupération du stress subi. 4 autres rats et 4 autres souris suivront également le TP de physiologie pendant 2h : techniques de surveillance de la physiologie normale sous anesthésie générale. Ces 4 rats suivront le TP d'anesthésie et analgésie avec les méthodologies exérimentales pendant 3h maximum. Ils suivront sans réveil le TP de mise à mort et autopsie. Les 4 souris suivront également le TP de mise à mort et autopsie. Un rat et une souris sont prévus en plus pour anticiper au cas ou un problème subviendrai rapidement après anesthésie par exemple pour ne pas handicaper un groupe de stagiaires si ce cas apparaissait. Si non utilisés, ces animaux pourront être réutilisés dans des formations du laboratoire en comportement.
Impact sur les animaux
Nuisances du TP 1 : Les animaux seront manipulés et contenus par du personnel non formé : du stress est à prévoir. Il y aura également des douleurs légères et de courte durée (injections de liquide physiologique) dues aux injections intrapéritonéales et aux prélèvements sanguins. Nuisances du TP 2 : Les animaux seront anesthésiés et ne souffriront pas de gestes invasifs, nous ne nous attendons pas à des nuisances. Nuisances du TP 3 : les animaux seront seront anesthésiés et auront une couverture analgésique nous ne nous attendons pas à des nuisances.
Devenir
La première procédure est légère mais réalisée par du personnel non habitué. Nous préférons laisser ces animaux récupérer et les inclure dans des apprentissages de tests comportementaux au lieu de les réutiliser cinq jours après pour une autre procédure (5 rats et 5 souris par année). La deuxième procédure inclut des démonstrations pour l'observation de la physiologie cardiaque et respiratoire sous anesthésie générale. Les animaux sont prévus d'être reutilisés le lendemain pour une démonstration procédure (4 rats et 4 souris par année). La troixième démobstration consiste au TP sur l'anesthésie et analgésie avec l'utilisation de méthodologies expérimentales fréquentes en recherche préclinique chez le rongeur (4 rats par année). A la suite de cette procédure et sans réveil entre deux, le TP de mise à mort et autopsie utilisera les 4 rats et les 4 souris de la procédure 2 qui seront anesthésiés profondément comme décrit dans la procédure avant mise à mort.
Remplacement
La formation pratique est indispensable à l'acquisition de bases solides pour les concepteurs de projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques. Bien que le maximum d'approches seront réalisées sur des systèmes de substitution et l'utilisation d'outils pédagogiques qui ne nécessitent pas l'utilisation d'animaux, une partie des travaux pratiques doit être pratiquée sur des animaux. De ce fait les procédures seront réalisées sous anesthésie et analgésie par du personnel formé et expérimenté et sous la supervision dans chaque atelier d'enseignants experts dans les domaines abordés. Une partie des démonstrations est réalisés sur des techniques non invasives (comportement, techniques de préhension) et ne nécessitent donc pas de méthodes d'anesthésie.
Réduction
Les stagiares sont regroupés en groupes de travail afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire. Les thématiques de formation sont enchainées permettant la réutilisation des animaux d'un TP à l'autre. Néanmoins, un minimum de 9 rats et 9 souris par an est prévu pour la totalité des enseignements pour 20 stagiaires.
Raffinement
Les animaux sont anesthésiés par anesthésie gazeuse à l’isoflurane. L’induction est effectuée à 5% isoflurane dans un mélange gazeux 30%O2 / 70%N2O pendant 3minutes. Ils sont ensuite maintenus sous anesthésie par inhalation d’isoflurane (2% dans 30%O2 / 70%N2O) en respiration spontanée ou en ventilation mécanique (TP correspondant). Une vaporisation de Lidocaïne sera faite au larynx pour soulager tout incorfort. Une couverture analgésique est assurée par injection sous cutanée de buprénorphine (0.1mg/kg, 200μL) avant la manipulation et pose de cathéter (TP correspondant). La thermorégulation (37.5 ± 0.5°C) est assurée par une couverture chauffante (groupes anesthésiés) rétrocontrôlées par une sonde de température rectale.
Choix des espèces
La formation est destinée specifiquement aux concepteurs de projets nécessitant l'utisation de rongeurs. Cette formation est donc basée sur l'utilisation de rats et des souris. Nous privilégions de préférence l'utilisation d'animaux de réforme. Les animaux seront des adultes, aucune incidence d'age ou de sexe. Nous privilégions si possible l'utilisation d'animaux de réforme.
Etude pilote d’injection de virus adéno-associé par différentes voies intraveineuses chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
196 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Des femelles gestantes reçoivent une injection de virus dans la veine de la queue, et quatre d'entre elles subissent une laparotomie pour injecter directement leurs fœtus, l'objet étant de vérifier si le virus franchit le placenta. Le porteur reconnaît que la laparotomie peut être douloureuse et présenter un risque d'infection, et prévoit de tuer les petits à trois ou huit semaines après observation sous lampe UV. Il présente l'étude comme un test de faisabilité sans approche statistique, dont dépend l'application future à des souris modèles de myopathies.
Objectifs
Ce projet est une étude pilote permettant d'évaluer la capacité de certains virus à traverser la barrière placentaire. Pour étudier ce passage, des souris gestantes seront injectées en intraveineux avec des virus porteurs d'un composé vert fluorescent. Le passage placentaire sera évalué en étudiant la fluorescence des petits. Si les virus ne passent pas la barrière placentaire, les foetus seront injectés directement via leur veine vitelline au cours de la gestation. Si les virus sont capables de passer dans le système sanguin des embryons de souris, ceci permettrait à l'avenir de traiter de la même façon des souris malades avant la naissance, notamment des souris atteintes de maladies musculaires sur lesquelles nous travaillons au sein de l'équipe. Les virus pourraient alors être utilisés comme vecteurs pour délivrer des molécules thérapeutiques durant la gestation. Ce traitement in utero permettrait d'éviter ou d'atténuer notablement les phénotypes musculaires sévères dès la naissance.
Bénéfices attendus
Chez l'Homme, le diagnostic prénatal des maladies génétiques offre de plus en plus de possibilités d'envisager une thérapie génique in utero. Ces techniques d'injection prénatale représenteraient une solution de traitement pour certaines maladies musculaires et présenteraient de nombreux avantages. Tout d'abord, chez l'Homme, les traitements postnataux sont coûteux et durent souvent toute la vie. De plus, traiter la maladie avant la naissance serait très probablement davantage efficace de par la petite taille du foetus, la possibilité de transduire des cellules souches (cellules mères à partir desquelles les autres se développent) et l'absence de défense anti-virale. Si cette étude pilote s'avère positive, c'est-à-dire que la transduction foetale est efficace, nous pourrons envisager d'administrer (par l'une ou l'autre des 2 voies d'injection) un traitement à différents modèles de souris myopathes que nous possédons déjà au laboratoire. Ceci nous permettra de mieux comprendre la physiopathologie de ces maladies musculaires.
Procédures
24 femelles gestantes seront soumises à une injection intraveineuse unique dans la veine de la queue (compter 3 minutes pour la réalisation du geste). A la naissance, les petits seront séparés de leur mère 5 minutes le temps d'être observés sous lampe UV. 4 femelles seront anesthésiées et une laparotomie sera effectuée. Les embryons de ces femelles seront injectés au jour embryonnaire 15.5 avec le virus en intraveineux. Cette procédure dure une trentaine de minutes au total de l'anesthésie de la femelle à son réveil. Les femelles seront soumises à une seule laparotomie et les petits à une unique injection au stade foetal. A la naissance, les petits seront séparés de leur mère 5 minutes le temps d'être observés sous lampe UV.
Impact sur les animaux
Les souris gestantes qui seront injectées dans la veine de la queue seront immobilisées dans une chambre de contention le temps de l'injection intraveineuse, il y a à ce moment un risque d'anxiété/stress. Suite à l'injection, les souris peuvent présenter un problème d'hémorragie, d'inflammation ou d'infection au site d'injection ou s'automutiler. Les petits des femelles injectées seront manipulés à la naissance le temps de l'observation sous lampe UV, ils seront séparés de la mère un court instant ce qui peut la perturber. En ce qui concerne les femelles qui seront anesthésiées afin d'exposer les foetus, l'opération de laparotomie peut s'avérer douloureuse et il y a un risque de mauvaise cicatrisation, d'inflammation ou d'infection.
Devenir
Une fois le sevrage des souriceaux effectué, les femelles seront euthanasiées et les petits seront observés à la naissance sous lampe UV puis euthanasiés à 3 ou 8 semaines pour prélever 4 organes différents ce qui nous permettra d'évaluer l'expression de fluorescence.
Remplacement
Ces analyses ne peuvent pas être effectuées in vitro car nous ne pourrons pas observer le passage ou non de la barrière placentaire sur des cellules ni le passage dans le système sanguin des embryons. De plus, si cette étude pilote s'avère concluante, nous pourrons appliquer ce protocole à des modèles animaux qui mimiquent bien les myopathies. Ceci nous permettra donc de mieux comprendre la physiopathologie de ces maladies musculaires.
Réduction
Le nombre d'animaux sera réduit au minimum, d'autant plus qu'il s'agit ici d'une étude pilote dépourvue d'approche statistique. Il s'agit d'évaluer la faisabilité d'un protocole. Au total pour les deux procédures, 28 femelles gestantes sont nécessaires ainsi que leurs petits (168). Pour la première partie du projet, il s'agit d'évaluer la capacité des virus à traverser le placenta. Pour cela, différentes conditions seront testées. 5 virus différents seront injectés (ayant des affinités pour des tissus différents) en duplicat, c'est-à-dire 2 femelles par injection (cela permet d'écarter la possibilité de différences inter-individus). De plus 2 femelles seront injectées avec le virus supplémenté d'une hormone permettant d'augmenter la perméabilité vasculaire afin d'optimiser le passage des composés. Ces injections (12) seront menées sur deux fonds génétiques différents car les souris peuvent présenter des différences génétiques qui peuvent être à l'origine de différences placentaires. Cette première partie du projet concerne l'injection de 24 souris et l'observation de leurs petits (144). En cas de résultat négatif, les foetus seront injectés directement. Pour cela, 4 femelles seront nécessaires (2 par fond génétique). Les femelles donnent en moyenne 6 embryons par portée, ce qui représente 24 embryons. 28 animaux seront donc utilisés au total lors de cette deuxième partie de projet.
Raffinement
Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Les souris seront hébergées par groupe de 2 par cage afin d'être sociabilisées et non isolées et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Les animaux seront surveillés quotidiennement. Tout inconfort de la souris détecté durant la gestation ou la mise bas sera traité en fonction des symptômes détectés. Tout signe de douleur sera pris en charge en prenant des mesures appropriées en fonction du niveau de douleur observé (soit un analgésique sera administré, soit les animaux seront euthanasiés prématurément si nécessaire). Durant les expériences, les souris seront anesthésiées sous isoflurane et analgésiées par métacam (pendant et après la procédure). Pour l'injection IV des femelles, celles-ci seront placées dans la chambre de contention pendant quelques minutes durant les deux jours précédents l'injection, ce qui permettra à la souris de s'habituer à cette chambre et ainsi réduire son niveau de stress. Toutes les précautions adéquates seront prises pour assurer le bien-être des animaux lors des procédures expérimentales (plaque chauffante jusqu'au réveil, gel ophtalmique pendant l'anesthésie pour éviter le dessèchement de la cornée, surveillance des points limites).
Choix des espèces
La souris est très utile en recherche car l'expression de ses gènes est très similaire à celle de l'humain. Des modifications génétiques faites chez la souris ont permis d'obtenir des modèles de maladies musculaires affectant l'humain et ainsi d'étudier la pathologie et tester des pistes thérapeutiques. D'autre part, les souris présentent plusieurs avantages comme celui d'avoir un cycle de développement court, un élevage facile à bas coût, elles se reproduisent rapidement et donnent plusieurs petits par portée. Enfin, les études antérieures sur ces maladies musculaires ayant été conduites sur le modèle murin, l'utiliser à nouveau nous permettra de compléter nos résultats et de mieux comprendre la maladie. Ces analyses ne peuvent pas être faites sur cellules car il s'agit d'étudier le transport sanguin d'un composé et le passage à travers le placenta. Pour la première partie du projet les femelles seront injectées dès le premier jour de gestation afin d'assurer une diffusion optimale du composé dès la formation de l'embryon. L'injection des foetus sera quant à elle menée 15.5 jours après le début de gestation car la veine doit être suffisamment visible et accessible pour une injection précise. De plus, les embryons seront déjà bien développés ce qui réduit le risque de les endommager. Les petits seront observés dès la naissance pour voir si la transduction a eu lieu avec une lampe UV puis euthanasiés à 3 ou 8 semaines afin d'observer l'expression de fluorescence dans des organes spécifiques en fonction du temps. A 3 semaines les organes sont développés et faciles à identifier/isoler. L'observation à 8 semaines permettra de voir si l'expression de fluorescence persiste ou non.
Evaluation du portage d’agents zoonotiques spécifiquement des variants du SRAS-CoV-2 par les rongeurs sauvages commensaux de l’homme ou susceptibles de pulluler massivement dans les zones de culture ou d’élevage
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Rats : 500
Autres rongeurs : 4000
5 000 rongeurs sauvages vont être capturés puis tués sous anesthésie avant tout réveil. Rats, souris et campagnols sont piégés vivants, anesthésiés, soumis à une ponction de sang au cœur puis mis à mort pendant l'anesthésie, pour prélever leurs tissus. L'objet est de surveiller le portage du SRAS-CoV-2 et d'autres agents pathogènes par les rongeurs commensaux de l'homme ou proliférant dans les zones agricoles. Le porteur affirme qu'aucun remplacement n'est possible puisque le projet suppose de capturer ces animaux dans leur milieu.
Objectifs
Dès le début de la pandémie de COVID-19, la question de la contamination des animaux proches de l'homme susceptibles de pulluler massivement a été posée. S'il a été démontré que la famille des Muridae, qui comprend les rats et les souris, n'était pas réceptive à l'infection par la souche originelle du SRAS-CoV-2, l'émergence des nouveaux variants du SRAS-CoV-2 a modifié cette situation. En effet, il a été démontré que certains nouveaux variants peuvent infecter expérimentalement de jeunes souris et il a été suggéré que le variant Omicron se serait développé chez certains animaux, notamment chez la souris, avant d’être retransmis à l’homme. Un autre rongeur, le hamster, de la famille des cricitidés a été d'emblée de jeu réceptif à la souche originelle du SRAS-CoV-2 et a été utilisé comme modèle expérimental du SRAS-CoV-2. Ces éléments justifient la nécessité de surveiller le risque que les rongeurs sauvages deviennent des réservoirs de ce virus, à partir desquels il pourrait évoluer et se propager à l'homme. L'objectif principal de ce projet est donc d'évaluer le portage du SRAS-CoV-2 par les rongeurs prairiaux (campagnols) et urbains (rats, souris). En parallèle, le portage éventuel d'autres agents pathogènes zoonotiques (Leptospires, Hantavirus, HeV, autres coronavirus, etc) sera évalué, ainsi que leur résistance et leur exposition aux anticoagulants rodonticides (molécules utilisées pour gérer les populations).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer le portage du SRAS-CoV-2, selon l'émergence de nouveaux variants, par les rongeurs sauvages commensaux de l'homme et/ou subissant des périodes de pullulation importantes. Ce projet permetrra d'évaluer également le portage par ces mêmes rongeurs sauvages d'autres agents zoonotiques pathogènes . Ce projet permettra d'appréhender les facteurs de variations géographiques, climatiques, saisonniers, annuels de ce portage. Ce projet permettra d'évaluer la résistance et l'exposition de ces rongeurs aux anticoagulants raticides, principales molécules utilisées pour gérer les populations de rongeurs
Procédures
piégeage à l'aide de pièges à capture vivante, anesthésie, ponction sanguine intracardiauqe sous anesthésie, puis mise à mort par dislocation terminale pendant le temps de l'anesthésie
Impact sur les animaux
Un stress pourrait être induit par le piégeage et/ou l'anesthésie
Devenir
Tous les individus piégés seront mis à mort lors de la procédure afin de prélever les tissus biologiques pour les analyses génomiques de laboratoire.
Remplacement
L'objectif du projet a pour but d'évaluer le portage de variants du SRAS-CoV-2 par les rongeurs sauvages commensaux de l'homme (rats et souris) et/ou présents dans le zones de cultures et d'élevage et pouvant subir des pullulations massives (campganols, mulots). Cet objetcif implique le piégeage de ces rongeurs sauvages dans leur milieu. Aucun remplacement n'est donc possible
Réduction
Afin de permettre une détermination raisonnable de la prévalence de portage des variants du SRAS-CoV-2 et autres agents pathogènes zoonotiques et d'étudier les facteurs (géographique,climatique, écosystémique, urbanisation, age, sexe, etc) influençant ce portage, un nombre suffisant d'animaux par espèce doit être inclu pour permettre les analyses statistiques.
Raffinement
Afin de permettre les analyses sérologiques et génomiques, les rongeurs doivent être capturés vivants afin de disposer de tissus biologiques en très bon état de conservation. Une période de préappâtage sera mis en place pour habituer les rongeurs à rentrer dans les pièges et minimiser leur angoisse. Des aliments hautement appétants seront placés dans les pièges et permettront de minimiser le stress induit. Les pièges utilisés sont des nasses, pièges INRA avec abri/nichage ou sherman assurant à l'animal un espace suffisant. Les animaux seront anestésiés pour réaliser le prélèvement sanguin intracardique et seront mis à mort pendant le temps de l'anesthésie.
Choix des espèces
Le projet consiste en l'étude du portage zoonotique (variants du SRAS-CoV-2 et autres agents pathogènes zoonotiques) par les rongeurs sauvages vivants proches de l'homme (Rattus norvegicus, Rattus rattus, Mus musculus, Apodemus flavicollis, Apodemus, sylvaticus)) et/ou présents dans les zones de cultures et d'élevage et pouvant subir des pullulations massives (arvicola terrestris, microtus arvalis, microtus agrestis, Microtus duodecimcostatus, Myodes glareolus). La prévalence sera évaluée selon la zone géographique, climatique, le niveau d'urbanisation, le type d'élevage, l'espèce, le stade de développement et le sexe, et bien entendu selon l'émergence de nouveaux variants . Tous ces facteurs pourraient avoir un impact sur le portage par les rongeurs sauvages concernés par ce projet. Tous les stades de développement et sexes seront concernés.
REALISATION DE TESTS REGLEMENTAIRES SUR LES INSULINES (lapins et souris)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
Lapins : 750
2 550 souris et lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les animaux servant aux tests étant tués et les autres pouvant être réutilisés pour d'autres projets. Les lapins subissent un jeûne alimentaire d'environ quatorze heures et un jeûne hydrique de trois heures, deux injections sous la peau et six prélèvements de sang à l'oreille, les souris deux injections et un prélèvement à la joue. L'objet n'est pas la recherche mais le contrôle libératoire de lots commerciaux d'insuline exigé par les pharmacopées américaine et chinoise. Le porteur indique qu'un test sans animaux existe mais n'est accepté par ces pharmacopées que pour certaines insulines, et que le nombre d'animaux est fixé par la réglementation.
Objectifs
L’objectif de ces tests de contrôle de la qualité est de pouvoir mettre à disposition de patients des lots contrôlés d’insuline utilisés notamment pour le traitement de maladies métaboliques comme le diabète. En effet ce projet supporte la réalisation de tests de contrôle qualité dits « libératoires » pour des produits pharmaceutiques. La référence réglementaire appliquée à la réalisation de ces tests est la Pharmacopée (Américaine – USP et Chinoise – CH). Deux procédures sont décrites dans ce projet : L’une utilisant des lapins (Pharmacopée Américaine - US) et l’autre utilisant des souris (Pharmacopée Chinoise - CH). Ces essais permettent de vérifier l’activité hypoglycémique du médicament après son injection à un groupe de lapins ou de souris, en comparaison avec une solution d’insuline de référence injectée à un groupe témoin de lapins ou de souris. La glycémie est ensuite mesurée grâce à différents échantillons de plasma prélevés à différents temps après l’injection.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est de pouvoir mettre à disposition des médicaments à des patients. Ces tests (Insuline – USP et Insuline – CH) sont demandés pour la libération des lots de médicaments à base d’insuline ou homologue à destination des marchés Américain et Chinois (obligation réglementaire pour libération sur le marché). Ces tests sont décrits dans les Pharmacopées, et dans de nombreux dossiers d’AMM. Dans ce cadre, ce test est obligatoire réglementairement comme test libératoire de produits pharmaceutiques.
Procédures
Procédure avec les lapins (vigiles) : - Animaux : Les lapins seront séparés en 4 groupes de 2 lapins - Mise à jeun alimentaire effectuée +/- 14h avant chaque jour de test - Mise à jeun hydrique : au moment des injections, les animaux subissent une mise à jeun hydrique qui durera +/- 3h - Injections : Chaque lapin recevra 2 injections en sous-cutanées en un point d’injection. Volume d’injection maximum 0.3 mL/kg. Les 2 injections se font entre 2 et 7 jours d’intervalle. - Prélèvements : Chaque lapin se vera prélever 1mL de sang via la veine marginale (oreille) : avant injection ; 1h après injection et 2h30 après injection. Procédure avec les souris (vigiles) : - Animaux : Les souris seront séparées en 4 groupes de 5 souris - Injections : Chaque souris recevra 2 injections en sous cutanée en un point d’injection. Volume d’injection maximum 10 mL/kg. Les 2 injections se font avec à minima 3 heures d’intervalle. - Prélèvements : Chaque souris se fera prélever environ 150 μL de sang via la voie submandibulaire : 40 minutes après injection. - Après le premier prélèvement une réhydration est effectuée par injection de NaCl (300 μL) en sous cutanée.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances pour l’animal sont : l’administration répétée des produits pharmaceutiques (2 injections par lapin et 2 injections par souris), prélèvements de sang (6 prélèvements par lapin et 2 prélèvements par souris), l’euthanasie en fin de protocole. Pour la procédure avec les lapins la mise à jeun alimentaire (+/- 14 heures) et hydrique (+/-3 heures) (procédure avec les lapins),
Devenir
Procédure avec les lapins : Les lapins non utilisés pour le test type Insuline pourront être utilisés pour d’autres projets après une période de 3 semaines de repos et si aucun signe clinique anormale est détecté ou être réutilisé pour un projet simialire (dégré de sévérité modéré). Procédure avec les souris : Les souris utilisées seront mises à mort et les souris non utilisées pour le test type Insuline pourront être utilisées pour d’autres projets.
Remplacement
Ce test est réglementaire et rentre dans le cadre de la pharmacopée Américaine et Chinoise. Ce test permet de valider l’activité des médicaments à base d’insuline. Aucun test équivalent sans animaux n’est proposé par la pharmacopée Chinoise. Le test équivalent sans animaux proposé par la pharmacopée Américaine n’est réglementairement accepté que pour certains types d’insuline à libérer (e.g. Insuline Lispro).
Réduction
Le nombre d’animaux à utiliser est fixé par les pharmacopées CH (souris ) et USP (lapins ). Au regard des contraintes opérationnelles liées à l’exécution de ces procédures des animaux supplémentaires peuvent être commandés : 2 lapins en plus et 4 souris en plus. En effet – la pharmacopée CH demande une différence de poids de 3g maximum entre toutes les souris utilisées pour tester un produit à J0. A noter que le transport des souris inhérent à la réalisation de ce test peut leur faire perdre jusqu’à 10% de leur poids à réception. Également, les 2 procédures demandes des timings entre les injections et les prélèvements serrés. En cas d’incident (opérationnel ou sur l’animal), un autre congénère pourra être utilisé. Cela permettra d’éviter le renouvellement d’un test en entier et donc d’éviter d’utiliser plus d’animaux in-fine. Les animaux non utilisés lors de ces procédures pourront être utilisés à des fins de formation ou dans d’autres projets éthiques approuvés.
Raffinement
Lors des essais : - Les animaux sont hébérgés dans un environnement adapté à l’espèce, au nombre d’individus et à l’âge de ceux-ci, - Le milieu d’hébergement sera enrichi avec des moyens adaptés à l’espèce, - Des points limites sont définis et appliqués durant l’étude, - Une observation journalière des animaux est réalisée dès leur réception jusqu’à la fin de l’étude afin de garantir leur bien-être et d’identifier au plus tôt l’apparition de potentiel point limite, - Durant le test les animaux sont surveillés en permanence par les techniciens animaliers - Un poids minimal pour les souris utilisées a été validé avec le vétérinaire - Une réhydratation par injection (300 µL) de NaCl 0,9 % en sous-cutané des souris est effectuée après le premier prélèvement (bien que non demandée par la Pharmacopée CH) - Les prélèvements des souris sont effectués via la voie submandibulaire alors que la pharmacopée CH demande un prélèvement par la voie sinus rétro-orbitale.
Choix des espèces
Les espèces des animaux à utiliser sont fixées par les pharmacopées USP (lapins – procédure 1) et CH (souris – procédure 2). Les critères de sélection des animaux sont : -Lapins (USP) : poids supérieur ou égal à 1.8kg au début du protocole (requis pharmacopée) -Souris (CH) : poids supérieur ou égal à 35g à J0 (décision interne) et 3g maximum d’écart entre les souris (requis pharmacopée)
Implication du MIcrobiote dans les maladies CARdiométaboliques (MICAR)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des transferts de microbiote humain par gavage puis des prélèvements de sang, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans les maladies cardiométaboliques. Le porteur précise qu'une souris en inconfort sera sortie du protocole et tuée plutôt que soignée, un traitement pharmacologique risquant de fausser le microbiote étudié. Il qualifie la compréhension du microbiote d'"indispensable" et juge le modèle murin "incontournable" pour ce transfert fécal.
Objectifs
Nos objectifs sont de déchiffrer (i) le rôle physiopathologique du microbiote intestinal dans les pathologies cardiométaboliques, (ii) de découvrir des biomarqueurs liés au microbiote intestinal dans ces maladies (qui pourraient être utilisés soit pour la prédiction ou le pronostique) et enfin (iii) d'effectuer des études sur la preuve du concept de développement thérapeutique pour modifier la dysbiose dans ces maladies et améliorer ainsi la santé de tous. Le premier objectif est de mieux comprendre comment le microbiote intestinal est impliqué dans les maladies cardiométaboliques. À cette fin, nous utilisons l'approche suivante : nous identifions les différences de microbiote intestinal en termes de composition, de fonction ou de production de métabolites chez des cohortes de patients humains à différents stades de gravité de la maladie pour identifier la signature de cibles bactériennes potentielles d'une maladie. Ensuite nous confirmons plus spécifiquement les cibles dans des modèles de souris humanisées dans lesquels nous pouvons transférer les selles de patients bien phénotypes et évaluer le phénotype clinique induit de façon différenciée (la glycémie, la cholestérolémie, la prise de poids, la stéatose, l'inflammation et l'athérosclérose). Ces transferts fécaux chez la souris compareront les patients avec ou sans les maladies ou à différents stades de gravité ou encore avec ou sans un médicament spécifique (en évaluant si le médicament a un impact sur le microbiote intestinal et par la suite sur la santé métabolique ou si le médicament est plus actif chez les patients avec une composition spécifique en microbiote intestinal).
Bénéfices attendus
Les travaux menés depuis 15 ans positionnent le microbiote à l’interface entre organismes vivants et leurs environnements et démontrent son influence considérable sur le fonctionnement de multiples voies métaboliques et d’un grand nombre d’organes, intestin, foie, système immunitaire, cerveau, mais aussi poumons, système cardiovasculaire, rein, os. 50% des métabolites circulants seraient issus du métabolisme bactérien. Le microbiote apparaît ainsi comme un déterminant clé au carrefour de la physiologie et de multiples pathologies en attente de progrès thérapeutiques. Il émerge aussi comme une puissante courroie de transmission des changements environnementaux et ceci en interface directe avec notre horloge biologique. En effet, sa composition en bactéries mais aussi la synthèse des multiples molécules issues du métabolisme bactérien varient en fonction du rythme nycthéméral, de l’alimentation, de la prise d’antibiotiques et de l’exposition aux agents infectieux comme aux polluants. Les modifications du microbiote induites par les changements récents de l’environnement humain semblent ainsi un acteur majeur non seulement dans l’épidémie actuelle de maladies métaboliques et inflammatoires chroniques de cancers, mais également dans la survenue de certains cancers et maladies auto-immunes. La compréhension par une approche ‘holistique’ des effets du microbiote comme des mécanismes qui contrôlent sa composition et son activité métabolique, se révèle donc aujourd’hui indispensable pour mieux appréhender la physiopathogénie de nombreuses maladies, améliorer leur prise en charge et leur prévention. Ce projet permettra de mieux comprendre les interactions entre le microbiote humain et les organes cibles des différents facteur de risque cardiovasculaires afin de pouvoir par la suite, élaborer une thérapie efficace et moins contraignante pour les patients.
Procédures
Les animaux seront tous soumis a 3 gavages de microbiote 3 jours de suite (1800 souris) et de FITC-dextran (max 360). Pour le gavage les animaux doivent être maintenu par contention douce et ferme sur animal vigile afin de ne pas les blesser et ajuster le geste de gavage à leur déglutition/respiration et à tout signe potentiel de douleur. Le gavage dure 4-5 secondes environ. Toutes les prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse (3 maximum par animal sur une période de 114 jours). Une prise de sang dure environ 10-15 secondes. La récolte des fèces sera réalisée sur des animaux vigile qui sont maintenus en cages individuelles environ 30 mn le temps de récolter des fèces fraiches au fond de la cage.
Impact sur les animaux
Les animaux pourrait souffrir d'inconfort (poils hérissés, dos vouté, hypothermie (froid au toucher) ou de comportements anormaux: immobilité, hyperactivité, diarrhée prolongée.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux à la fin des procédures
Remplacement
L’objectif du projet est d’étudier l'impact du microbiote humain sur la physiologie de l'hôte ce qui est impossible in vitro, ni possible chez l'homme in vivo. Toutes les expérimentations sur l'animal seront conduites en respectant la règle des 3R.
Réduction
Pour les analyses statistiques, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance permetant une interprétation fiable des résultats. Une visite quotidienne des animaux sera effectuée pour vérifier leur état général et ne pas atteindre un des points limites. Un nombre maximale de 1800 animaux sera utilisé sur une periode de 5 ans. Chaque groupe d'animaux fera l'objet d'une analyse complete et détaillée : suivi de la prise de poids, ramassage des feces fraiche et en fin d'étude les souris seront euthanasiés. Une analyse phenotypique complête sera réalisée sur chaque animal (tissus et contenus intestinaux). Ces analyses exhaustives évitent de multiplier les groupes experimentaux.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Si les animaux devaient souffrir d'inconfort (poils hérissés, dos vouté, hypothermie (froide au toucher) ou comportements anormal immobilité, hyperactivité, diarrhée prolongée, ils seraient alors sortis du protocole et euthanasiés car tout traitement pharmacologique visant à prévenir l'inconfort pourrait affecter le microbiote et créer un biais dans les phénotypes recherchés. Les prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse après application d'un gel ophtalmique.
Choix des espèces
Le besoin d’avoir recours à des modèles expérimentaux permettant d'évaluer des changements de microbiote et leur impact sur la sante après transfert fécal spécifique de matériel fécal humain rend le modèle murin incontournable. De même l'accès aux contenus intestinaux et aux tissus murins ayant cohabité avec un microbiote humain représente un outil de comparaison avec l'homme avant de concevoir des études cliniques plus spécifiques. Ces modèles animaux sont de plus des modèles génétiques de prédisposition aux pathologies cardiométaboliques. Nos études requièrent que les animaux soient transplantés au moment du sevrage (3 semaines) lorsque la fenêtre de transférabilité du microbiote est la plus opportune en raison de l'adaptabilité du système immunitaire. Dans les deux procédures nous devons attendre environ 3 mois pour que les phénotypes cardiovasculaires (athérosclérose) se manifestent. Entre le gavage des fèces et le sacrifice, 13 semaines s'écouleront le temps qu’un équilibre se fasse chez la souris receveuse en termes de stabilité de l’écosystème bactérien en équilibre avec le système immunitaire de l’hôte.
Compréhension des mécanismes de l’oncogenèse grâce à des études orthotopiques
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Génétiquement modifiées pour développer un cancer du sein triple-négatif ou un carcinome du foie, elles subissent une intervention chirurgicale puis des traitements anticancéreux administrés par voie orale, intrapéritonéale ou intraveineuse, avec suivi de la croissance des tumeurs. Le porteur présente le développement des tumeurs comme le principal effet attendu et annonce la mise à mort de toutes les souris pour analyser ces tumeurs. Sur le remplacement, il décrit des cultures cellulaires et des organoïdes servant surtout à cibler les agents testés ensuite in vivo.
Objectifs
La grande complexité du cancer du sein de type triple-négatif (TNBC) et du carcinome hépatocellulaire (CHC) est liée à plusieurs caractéristiques influençant leur évolution et leur résistance au traitement. Nous pensons que les stratégies combinatoires ciblant les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires permettent d'obtenir une réponse efficace, contrairement aux traitements individuels qui ne présentent qu'un avantage marginal. Nous avons généré deux modèles murins génétiquement modifiés qui récapitulent plusieurs caractéristiques cliniques des patients atteins soit de TNBC, soit de CHC. Nous avons conçu un programme de recherche interdisciplinaire pour explorer les croisements entre les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires à l'origine du programme du TNBC ou du CHC et pendant la régression tumorale induite par des agents anticancéreux. Les objectifs de ce projet sont de réaliser des études orthotopiques en vue de : 1) Comprendre les circuits et les crosstalks entre cellules cancéreuses et immunitaires dans le cas du TNBC et du CHC; 2) Evaluer l'efficacité des traitements combinant des médicaments ciblant les cellules cancéreuses et immunitaires.
Bénéfices attendus
Nous appliquerons les connaissances acquises à travers ce projet en testant fonctionnellement les signaux/réseaux identifiés et en évaluant précliniquement la puissance de traitements combinatoires ciblant les cellules cancéreuses et/ou immunitaires.
Procédures
Les souris anesthésiées subiront 1 seule intervention chirurgicale. La durée est très courte (inférieure à 5 minutes). Certaines de ces souris seront traitées avec des drogues anti-cancéreuses, administrées, selon les recommandations fournies pour chaque drogue, par voie : 1) orale (per os); 2) intrapéritonéale; 3) intraveineuse (veine de la queue; après injection caudale, un analgésique local de type lidocaine est appliqué 1/ jour tout au long du traitement). Après administration, la souris est placée en observation dans sa cage. La fréquence des injections dépend du type de traitement (variant de 1/jour à 1/semaine, pour une durée variant de 2 à 4 semaines). Pour certaines cohortes de souris, l'évolution des tumeurs sera évaluée soit à l'aide d'un pied à coulisse, soit par imagerie non-invasive.
Impact sur les animaux
Des stratégies d’optimisation seront mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la souffrance chez l’animal (enrichissement des cages, acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation). Les seuls effets indésirables attendus sont le développement de tumeurs, qui sera évalué au cours du temps afin de minimiser la nuisance chez les animaux. Une nuisance possible pourrait être liée à l'administration des agents anti-cancéreux qui seront administrés selon une fréquence et dose tolérées par les souris, sur la base d'études publiées. Néanmoins, nous évaluerons de possibles effets secondaires par surveillance des souris.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées afin d'analyser les tumeurs d'un point de vue moléculaire et histologique.
Remplacement
Concernant les objectifs de ce projet, nous réaliserons des cultures de cellules cancéreuses, des co-cultures cellules cancéreuses /cellules immunitaires et également des cultures d'organoïdes. Ces systèmes in vitro nous permettront de limiter nos études in vivo, en se focalisant sur les agents/signaux les plus pertinents, afin d'établir leur pertinence dans un contexte physiologique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs (p
Raffinement
L'état de santé des souris sera régulièrement surveillé en fonction de l'évolution des expériences, de la formation des tumeurs. L'évaluation sera réalisée en suivant différents critères: poids, apparence du pelage, comportement animal dans la cage qui traduirait une éventuelle souffrance ou angoisse. Des stratégies d’optimisation seront mises en place au cours du projet afin de réduire, voire de supprimer, la souffrance chez l’animal (enrichissement des cages, acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation).
Choix des espèces
Nos études nécessitent l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement puisque la thématique principale de notre laboratoire est de comprendre les mécanismes impliqués dans des étapes du développement du cancer. Les modèles animaux que nous utiliserons représentent des alternatives prometteuses pour obtenir des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension du cancer chez l'Homme. En particulier, les approches uitilisées dans notre équipe, combinant des études in vitro avec des analyses in vivo réalisées chez la souris, permettent de mettre en évidence de nouveaux mécanismes de signalisation impliqués dans les cancers ainsi que de potentiel traitements, comme nous l'avons déjà démontré. Ces modèles de souris: 1) récapitulent des sous-types spécifiques de CHC ou de TNBC humains; 2) permettent de tester de nouvelles thérapies moléculaires, afin de mieux comprendre ces types de cancers très agressifs, pour lesquels aucune thérapie n'est efficace à l'heure actuelle, et évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques anti-cancéreuses. Les souris sont utilisées au stade adulte (2-8 mois). Cet âge permet d'évaluer la tumorigenèse et l'effet de traitements dans des individus adultes.
Biodistribution et réponse antivirale de vaccins thérapeutiques chez des souris infectées par le virus de l’hépatite B : étude de deux voies d’administration
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
1 056 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sur une durée pouvant atteindre 140 jours, elles reçoivent des injections par différentes voies et des prélèvements de sang répétés, pour comparer deux voies d'administration d'un vaccin thérapeutique contre l'hépatite B. Le porteur renvoie les bénéfices à "long terme" et à une éventuelle extension à d'autres pathogènes, et écarte le chimpanzé, seul modèle infectable, pour des raisons éthiques. Il affirme que le recours à "l'organisme entier" est "incontournable" et qu'il n'a pas d'autre solution que d'utiliser l'animal entier.
Objectifs
Plus de 3% de la population mondiale est infectée de manière chronique au virus de l’hépatite B, et 6% des populations africaines et de l’ouest pacifique souffriront à vie de cette maladie infectieuse. Le vaccin contre le virus de l'hépatite B est efficace mais seuls les pays développés y ont accès. Les prognostics pour le futur sont peu optimistes et la communauté scientifique insiste sur le besoin urgent de développer des solutions permettant de guerir contre ce virus. Malheureusement, les deux médicaments disponibles actuellement necessitent de prendre un traitement lourd pendant toute la vie du patient et ne permettent pas d’eliminer l’infection qui, trop souvent, évolue vers des maladies plus sévères du foie (cirrhose puis cancer dans 30% des cas, responsables de 1 million de décès/an). Ce projet a pour objectif de répondre, en partie, à ce besoin scientifique de développer une cure contre le virus de l’hépatite B afin d’accroitre la qualité et l’esperence de vie des patients. Pour ce faire, un médicament innovant a été développé. Il permet d'administrer en même temps deux molécules : un vaccin (antigène) et une molécule stimulante (qui amplifie la réponse due l'antigène). Les dernières années d’experimentation ont permises d’optimiser la 'formule chimique' de ce traitement et de démontrer l’efficacié de ces formulations par rapport aux formes libres de ces deux molécules. Une étude pilote sur souris a également permis de mettre en évidence une valeur ajoutée de la stratégie étudiée. A présent, l'efficacité de ces nouveaux médicaments nécessite d'être étudiée plus amplement par de nouvelles expérimentations afin d’explorer la distribution et l’effet antivirale des formulations en comparant deux voies d’administration : la sous-cutannée, qui a l’avantage de viser le compartiment lymphocytaire et qui est la voie la moins invasive, et l’intraveineuse, qui a l’avantage de déposer nos traitements directement dans l'organe pour le traiter localement. Ce projet se décline en trois procédures, dont deux qui utilisent un modèle murin d'infection au virus étudié.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrie dans la démarche globale de recherche d’une alternative efficace aux traitements conventionnels contre le virus de l’hépatite B. Les vaccins candidats étudiés ici permettent de véhiculer, dans le même médicament, un antigène du virus de l'hépatite B et un adjuvant capable d'amplifier la réponse immunitaire dirigée contre le virus. Un premier candidat médicament a déjà fait ses preuves dans sa capacité à contrôler la présence du virus dans les hépatocytes. Cette nouvelle stratégie thérapeutique sera capable de déclencher une réponse antivirale optimale : à la fois directe dans l’environnement du foie et indirecte en modulant le système immunitaire du patient. Pour toutes ces raisons, ce qui est proposé ici permettrait de pallier les problèmes des traitements actuels et de mieux traiter les patients souffrant du virus de l'hépatite B, avec une alternative qui promet une meilleure observance et une meilleure adhésion au traitement. Selon les résultats obtenus suite à ce projet, il pourra être envisagé de le porter à plus grande échelle. Enfin, l’utilisation de cette technologie est très prometteuse et pourra, à long terme, être adaptée à d’autres pathogènes responsables d’épidémies infectieuses.
Procédures
Les animaux seront susceptibles d'être soumis à : des injections par différentes voies d'administration sur animaux vigiles ou endormis (30 secondes/injection), des prélèvements sanguins sur animaux vigiles, (30 secondes/prélèvement), des marquages pour identifier les animaux (30 secondes/marquage). Ces interventions seront réalisées sur un total de 1056 animaux (sur une durée d'expérience maximale de 140 jours).
Impact sur les animaux
Les gestes de prélèvement et d'injection à l'oeil sont susceptibles d'engendrer un inconfort leger à modéré. Si une souris présente des signes de souffrance ou d’angoisse suite à ces gestes, ou de prostration, elle sera exclue de la procédure et mise à mort. De manière générale, les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par l’expérimentateur (observées 5 jours sur 7 et pesées toutes les semaines dans le cas où les animaux sont infectés) et, si une perte supérieure à 20% du poids maximal, ou tout type de douleur, d’absence de réponse aux stimuli extérieurs, d’inactivité, ou un quelconque comportement anormal est détectée, l’animal sera mis à mort par dislocation cervicale. La lignée génétiquement modifiée utilisée dans ce projet n’est pas une lignée à phénotype dommageable. Les souris recevront exactement les mêmes soins et attentions que l’ensemble des animaux utilisées dans ce projet.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort pour procéder à des analyses biochimiques, biologiques, et tissulaires afin d'obtenir des résultats aux hypothèses formulées.
Remplacement
Des analyses approfondies ont déjà fait l’objet d’études : in vivo sur organisme entier de la biodistribution systémique des traitements grâce à une technique d’imagerie en temps réel et in vitro sur cellules du foie de l’efficacité antivirale des nanovaccins. A présent, il s’agit d’analyser finement la biodistribution intracellulaire des traitements ainsi que l’effet antiviral sur modèle entier. De manière générale, la vaccination repose sur la mise en place d’une réponse immunitaire faisant appel à l’ensemble des organes lymphoïdes, dont les ganglions lymphatiques et le foie, et dans différents organes ciblés. Le recours à l’animal est donc incontournable et le choix du modèle souris est le plus adapté afin d’évaluer l’efficacité d’un schéma vaccinal à deux voies d’administration. Nous n’avons pas d’autre solutions que d’utiliser l’animal dans son entier.
Réduction
Dans l’ensemble, le nombre d’animaux utilisé sera réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet et la significativité statistique des experimentations. Il a été évalué pour 5 ans par une statisticienne à 1056 souris. L'ensemble des expériences sont construites pour réduire le nombre d’animaux, sans pour autant entrainer des contraintes pour ces animaux. Suivant la nature de l'experience, un minimum de 5 individus par groupe ou de 10 individus par groupe est nécessaire pour mettre au point l’expérience et pour avoir des résultats statistiquement fiables. De manière générale, l’ensemble des analyses statistiques seront réalisées en aveugle.
Raffinement
Les points limites sont assez prédictifs pour pouvoir anticiper tout stress et souffrance. A la reception des souris, elles seront acclimatées durant une semaine dans l’établissement utilisateur. Pour les injections intra veineuse, les animaux seront endormis le temps du geste. Avant les prélèvements sanguins, une goutte d'anesthésique local sera utilisée afin d’eliminer la douleur. Les points d’injection suite aux immunisations seront surveillés, comme pour les prélèvements sanguins. Le cas échéant, à partir du jour de l’infection (J0), les animaux seront surveillés 5 jours sur 7 et pesés une/semaine. De manière générale, tout animal montrant un signe de souffrance (tonicité, agitation extrême, prostation, qualité du poil, gonflement de l’absomen, ulcération cutanée, mobilité réduite, douleur, perte de poids, inactivité, stress, comportement anormal) sera immédiatement mis à mort. Une perte supérieure à 20% du poids initial sera considérée comme critère de point limite.
Choix des espèces
Les systèmes in vitro sont utiles pour tester les effets de molécules à visée thérapeutique sur les cellules, mais pas à l’échelle de l’organisme entier parce qu’ils n’incluent pas le microenvironnement hépatique et le système immuniaire. Le seul modèle entier infectable par le virus de l'hépatite B est le chimpanzé mais son utilisation au stade de notre projet est exclue pour des raisons éthiques. Dans ce contexte, la souris est une bonne alternative car bien que non infectable par le VHB, le modèle utilisé permet de mimer l’hépatite virale chronique et ce avec une stabilité sur un an, le tout dans un système immuno-compétent. L'ensemble de ce projet nécessite d'utiliser des animaux sevrés à partir de 6 semaines car le système immunitaire est décrit comme mature et non veillissant à partir de cet âge là.
Interet thérapeutique d’un inhibiteur de la MMP9 (JNJ0966) pour le traitement topique du vitiligo en combinaison ou non avec un inhibiteur de JAK
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
390 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 78 réutilisées ensuite et les autres tuées pour prélever la queue et la rate. Génétiquement modifiées, elles reçoivent des injections sous les coussinets des pattes puis dans la queue, avant l'application d'une crème sur la zone dépigmentée, pour tester un inhibiteur contre le vitiligo. Le porteur reconnaît que l'injection dans le tarse peut entraîner une perte partielle de mobilité ou une infection de la plaie. Il indique qu'aucun système de co-culture in vitro ne reconstitue l'ensemble des réponses de la dépigmentation, ce qui rend selon lui le modèle souris "essentiel".
Objectifs
Le vitiligo est une pathologie de la peau qui provoque l’apparition de taches blanches de taille plus ou moins importantes et peut toucher l’ensemble du corps, y compris le visage. Ces macules blanches sont la résultante d’une altération des mélanocytes de l’épiderme qui sont les cellules responsables de la pigmentation cutanée. Environ 1% de la population mondiale souffre de cette pathologie qui affecte significativement la qualité de vie des patients. A ce jour, aucun traitement efficace et spécifique n’est disponible du fait de la complexité de cette pathologie et dont la compréhension et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques restent un enjeu majeur. L’origine de cette pathologie reste à ce jour mal définie mais l’implication de plusieurs facteurs (génétiques, environnementaux ou encore une altération du système immunitaire chez les patients) sont identifiés. Afin d’expliquer la perte des mélanocytes au cours du vitiligo, il a été récemment montré chez les patients atteints de vitiligo un défaut dans le système d’adhésion des mélanocytes au niveau de la peau, entrainant leur perte et ainsi la dépigmentation. Nos travaux ont montré qu’une protéine, la métalloprotéase MMP9, était impliquée dans ce défaut d’adhésion. De plus, la MMP9 a un rôle dans l’activation du système immunitaire, notre système de défense. Nous pensons donc un inhibiteur de MMP-9, seul ou en association avec des traitements en cours d’essais cliniques chez l’homme, représente une stratégie prometteuse pour bloquer la réponse inflammatoire et stabiliser le mélanocyte à la membrane basale de l’épiderme.
Bénéfices attendus
La validation de la métalloprotéinase matricielle MMP-9 comme une cible thérapeutique d’intérêt majeur dans le vitiligo et autres dépigmentations post-inflammatoires et le développement d’un inhibiteur de la MMP9 pour application topique. De plus, une association d’un inhibiteur de MMP-9 avec un inhibiteur de Janus Kinase (JAK) semble également une stratégie prometteuse pour bloquer la réponse inflammatoire et stabiliser le mélanocyte à la membrane basale de l’épiderme. Le projet pourrait permettre d’utiliser un inhibiteur de MMP-9 en application topique dans le vitiligo, une maladie dont les besoins thérapeutiques sont majeurs.
Procédures
Les souris auront à subir deux injections en sous cutanée sous les coussinets des pattes postérieures à une semaine d'intervalle et ensuite deux injections en sous cutanée au niveau de la queue à une semaine d'intervalle également. Le traitement des souris consistera à une application par massage de la crème au niveau de la queue (zone de dépigmentation).
Impact sur les animaux
Nous avons déjà validé le modèle de souris vitiligo par immunisation sans observer de signe indésirable. Bien que non observés, des erythémes au niveau du sites d'injection de la queue peuvent être observés. L’application en topique des inhibiteurs ne devrait pas engendrer d’effets nocifs sur les souris. Cependant,l’injection dans le tarse peut engendrer une perte partielle de mobilité de l’animal ou l’infection de la plaie
Devenir
A l'issue des procédures les souris seront mis à mort et nous prélèveront les queues et les rates pour analyses.
Remplacement
Au préalable nous avons évalué l’impact d’un inhibiteur de MMP-9 associé ou non au Ruxolitinib en application topique in vitro dans notre modèle 3D de dépigmentation induite en condition inflammatoire. Il n’existe malheureusement aucun système de co culture in vitro reconstituant l’ensemble des réponses cellulaires impliquées dans la dépigmentation de la peau. Le modèle de souris est donc une étape essentielle pour évaluer l’intérêt thérapeutique d’un inhibiteur de MMP-9 associé ou non à un inhibiteur de JAK tel que le Ruxolitinib.
Réduction
L’étude in vitro au préalable permet de choisir les doses optimales des inhibiteurs à tester sur l’animal et donc de réduire la quantité totale de souris. Nous allons dans un premier temps valider la dépigmentation des souris puis nous identifierons dans la seconde procédure la dose adéquate de JNJ0966 pour réduire cette dépigmentation. Dans un troisième temps l’association avec le Ruxolitinib sera étudier puis nous évaluerons l’intérêt d’une thérapie prévisionnelle. Ces 4 procédures sont importantes pour réduire au mieux le nombre minimal d’animaux afin d’obtenir des analyses comparatives et statistiques suffisantes à la démonstration de l’effet des traitements inhibiteurs utilisés.
Raffinement
Le développement d’un érythème au niveau de la zone d’injection et le comportement des animaux seront évalués quotidiennement au cours de la procédure. Les animaux seront hébergés à raison de 5 souris/cage dans un environnement propice à leur bien-être (litière en copeaux de peuplier, tunnels en polycarbonate). Si un impact environnemental est observé (bagarre des mâles entre eux, signes de stéréotypie, prostration, isolement d’un animal...), l’animal sera soigné et mis en isolement. La durée de l’isolement dépendra du comportement de l’animal, en cas de plaie le vétérinaire suivra la guérison et jugera de l’état de l’animal. En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie : l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie. Les critères utilisés sont ceux de Lloyd et al.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris transgénique B6.Cg-Tg(KRT14-Kitl*)4XTG2Bjl/J de 4 semaines. Ces souris ont un phénotype noir car elles présentent des mélanocytes au niveau de l’épiderme sur tout le tégument (l’expression du ligand de Kit au niveau du promoteur épidermique kératine-14 permet la rétention des mélanocytes au niveau épidermique) ce qui permet de mieux observer la dépigmentation. De plus, par la persistance des mélanocytes, ces souris ont la capacité à repigmenter. Nous utilisons des souris jeunes de 4 semaines pour s'assurer que le système immunitaire n'est pas altéré du fait du vieillissement de la souris.
Développement de l’imagerie trans-crânienne in vivo des activités neuronales chez le rongeur
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
266 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet enchaîne laparotomie de femelles gestantes, électroporation d'embryons in utero et injections intracérébrales de vecteurs viraux, l'objet étant de mettre au point une méthode d'imagerie du cerveau par bioluminescence. Le porteur précise que tous les animaux recevant une substance neuroexcitatrice développeront une crise d'épilepsie et que les nouveau-nés rejetés par leur mère seront tués. Il affirme qu'il n'existe "aucune alternative non-animale" à l'étude des activités neuronales et que le travail doit se faire sur "l'animal entier".
Objectifs
Les fonctions cérébrales reposent sur l’activité de populations largement interconnectées de neurones très divers, dont la complexité nécessite l’étude in vivo qui préserve l’interconnexion entre neurones et entre structures cérébrales. Ces études in vivo requièrent le plus souvent de ménager un accès à travers le crâne pour insérer des électrodes ou effectuer des mesures optiques dans l’encéphale. Le but de ce projet est d’utiliser la bioluminescence pour développer une imagerie trans-crânienne à invasivité minimale des activités neuronales chez la souris in vivo. En effet, la bioluminescence permet d’obtenir, à l’échelle de populations de neurones ciblés, des informations sur les activités moléculaires et cellulaires grâce à l’utilisation de biosenseurs codés génétiquement. Elle repose sur l’utilisation d’une luciférase (protéine à activité enzymatique) exprimée par transfert de gène, et d’un substrat (luciférine) injecté par voie intrapéritonéale ou intraveineuse, dont la dégradation par la luciférase produit des photons. La bioluminescence présente un fort contraste et fournit des données très quantitatives ; elle est non-toxique et permet des enregistrements de longue durée (heures/jours). Il existe maintenant des biosenseurs dont la luminescence rouge traverse le crâne. Par comparaison avec d’autres biosenseurs luminescents, les biosenseurs choisis pour ce projet fonctionnent à des doses largement subtoxiques de luciférine, et n’émettent quasiment pas de lumière en l’absence d’activité neuronale.
Bénéfices attendus
A terme, ce type d’imagerie permettrait un suivi non-invasif de l’activité cérébrale sur des mois dans des modèles murins de pathologies neurologiques ou psychiatriques humaines. Il serait ainsi possible d’analyser l’évolution pathophysiologique des activités cérébrales et l’implication des différents types de neurones dans cette évolution, afin de mieux comprendre et soigner ces pathologies chez l’humain.
Procédures
1) Laparotomie des femelles gestantes sous analgésie et anesthésie générale gazeuse. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 2) Electroporation in utero (sous analgésie et anesthésie générale gazeuse) de biosenseurs luminescents non pathogènes dans les cellules pyramidales du cortex cérébral d’embryons de souris, afin de comparer leurs performances pour l’enregistrement optique des activités cérébrales. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 3) Injections intracérébrales par stéréotaxie de vecteur viraux luminescents sous analgésie et anesthésie générale gazeuse. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 4) Injections intracérébrales par stéréotaxie de substance neuroexcitatrice (4-aminopyridine) sous anesthésie générale gazeuse. Cette procédure chirurgicale dure 40 min maximum. 5) Enregistrement in vivo par bioluminescence des activités cérébrales sur animal vigile et sur animal anesthésié. Durée d’enregistrement 30 min. 6) perfusion intracardiaque afin de réaliser des études histologiques et de quantifier l'expression des biosenseurs.
Impact sur les animaux
Les procédures de chirurgie peuvent être à l’origine d’une perte de poids transitoire (inférieur à 20% de leur poids initial) et provoquer une douleur pendant 24/48h. Néanmoins elles sont indispensables à notre projet car seules ces chirurgies permettent de cibler spécifiquement des régions corticales. Tous les animaux recevant une injection de substance neuroexcitatrice développeront une crise unique d’épilepsie.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin de vérifier par immunomarquage l’expression des biosenseurs.
Remplacement
Le cerveau est un organe très complexe qui comprend des milliards de neurones de centaines de types différents, dont chacun établit des milliers de connexions avec d’autres neurones, et qui sont rassemblés en structures largement connectées entre elles et/ou avec d’autres organes. En raison de cette complexité, il n’existe à l’heure actuelle aucune alternative non-animale à l’étude des activités neuronales qui sous-tendent les fonctions cérébrales. C’est pourquoi ce projet, qui propose de développer une méthode d’imagerie trans-crânienne des activités de populations neuronales, avec une invasivité minimale, doit être réalisé in vivo sur l’animal entier.
Réduction
Les expériences de bioluminescence et de transfert de gène réalisées précédemment dans l’unité nous ont permis d'optimiser le nombre d’animaux nécessaire. Nous utiliserons 266 animaux pour ce projet. Ce nombre est très largement inférieur au nombre d’animaux qui serait nécessaire en cas d’utilisation de lignées transgéniques. L’électroporation in utero sera réalisée sur femelle gestante de la lignée C57BL/6, qui porte peu d’embryons (en moyenne 7), assure un meilleur accès pour l’électroporation de chaque embryon, et donc une proportion de nouveau-nés électroporés élevée (en moyenne 3 animaux électroporés par portée) et un rendement d’électroporation par individu assez homogène. Ceci réduit le nombre de nouveau-nés non-électroporés et la variabilité des résultats, et donc le nombre total d’animaux utilisé. Les animaux non-électroporés seront utilisés pour la procédure avec transfert viral. Compte tenu de la variabilité observée dans les rendements d’électroporation in utero et de transfert viral, nous avons estimé à 10 le nombre d’animaux nécessaires pour la plupart des conditions testées afin de révéler des différences significatives. Le nombre d’animaux a été porté à 20 pour deux des conditions testées afin de permettre une analyse plus détaillée des différences quantitatives et qualitatives attendues. Nous utiliserons des tests statistiques adaptés à l’analyse des petits échantillons. Les expériences d’imagerie permettant une acquisition des résultats en temps réel, le nombre d’animaux sera réduit au maximum grâce à une analyse quotidienne des données. Enfin, les expériences prévues étant échelonnées sur les 8 premières semaines de la vie post-natale, les résultats obtenus à un âge donné permettront d’optimiser les expériences conduites à un autre âge et de limiter le nombre d’âges testés, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés 5 à 7 jours dans une zone d’hébergement A2 avant la procédure. Ils sont hébergés par fratrie ou en groupe de 2 à 4, en portoir ventilé dans un environnement à température (20-24°C) et hygrométrie de 55% contrôlées, avec cycle diurne/nocturne de 12h, et eau et nourriture fournies ad libitum. Les animaux sont dans un environnement enrichi par la présence de matériau végétal pour édifier un nid. L’hébergement animal est en accord avec l’annexe III de la directive 2010/63/EU. Ils sont visités chaque jour et manipulés par l’expérimentateur pour réduire le stress le jour de la procédure. Les animaux ne sont séparés que le temps de la procédure et de la récupération post-opératoire. Pendant la chirurgie, l’animal est sous anesthésie générale induite par l’isoflurane et placé sur un tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. L’animal reçoit une injection d’un analgésique et d’un anesthésique local pour prévenir la douleur pendant et après la chirurgie. Pendant l’opération, les yeux sont protégés par un gel ophtalmique. Après chirurgie, l’animal reçoit en SC une injection de solution saline afin de prévenir la déshydratation. Les animaux sont placés dans une cage de réveil posée sur un tapis chauffant à 37°C jusqu’à leur réveil. Lorsque l’animal a récupéré, il réintègre sa cage d’origine, son comportement est surveillé et la suture est sous observation quotidienne pour évaluer sa bonne cicatrisation. Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer si besoin l’arrêt de l’expérimentation en accord avec le Structure locale de bien-être animal et les conseils vétérinaires. Après chirurgie, une surveillance accrue permettra de détecter tous signes de douleur ou stress et de traiter les animaux si besoin avec des antalgiques selon les conseils du vétérinaire référent. Les nouveau-nés seront observés en continu durant l'heure qui suit le retour à la mère pour vérifier la prise en charge maternelle. En cas de rejet, le nouveau-né sera euthanasié. Les points limites sont définis et les méthodes seront mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux comme l’injection d’antalgiques ou l’euthanasie par injection d’une surdose d’anesthésique.
Choix des espèces
La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système nerveux central avec celui des humains, de l’existence de lignées génétiquement modifiées permettant de cibler l’expression des biosenseurs dans des populations neuronales spécifiques, et de l’existence de nombreux modèles de pathologies neurologiques ou psychiatriques humaines auxquels la méthode d’imagerie non-invasive des activités cérébrales que nous développons pourra être appliquée. Les animaux seront utilisés pour des enregistrements optiques réalisés en semaines postnatales 1 à 8 afin de tester l’effet de l’épaississement de l’os crânien avec l’âge sur l’imagerie de l’activité cérébrale par bioluminescence trans-crânienne. En effet, la croissance du crâne de la souris ralentit fortement après la 7e semaine. Les électroporations s'effectueront sur des embryons au stade embryonnaire E13.5 afin de générer des animaux exprimant les biosenseurs luminescents de la naissance à la semaine 3. Les injections stéréotaxiques de virus recombinant seront réalisées durant les semaines 3 à 7 postnatales afin de générer des animaux exprimant les biosenseurs luminescents durant les semaines 4 à 8 postnatales.
Optimisation des mesures par électromyographie de l’activité neuro-musculaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
24 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour modéliser l'ataxie de Friedreich, elles reçoivent une anesthésie par injection puis une électromyographie mesurant l'activité du nerf sciatique, l'objet étant d'améliorer la détection d'une onde difficile à enregistrer. Le porteur indique que ces souris développent des déficits moteurs dès cinq semaines et une mortalité par crises d'épilepsie vers vingt semaines, et prévoit de les tuer à quinze semaines. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne permet ces mesures et qu'il est "indispensable" de les réaliser sur l'animal.
Objectifs
L’ataxie de Friedreich est une maladie neurodégénérative progressive incurable à ce jour. Cette maladie se manifeste par des troubles de l’équilibre et de la coordination des mouvements volontaires (ataxie) liés à une dégénérescence des neurones sensitifs. L’ataxie de Friedreich rare touche environ 1 personne sur 50 000, soit environ 1 300 patients en France. Apparaissant généralement vers l’âge de 9–14 ans, son évolution et ses symptômes varient d’un patient à l’autre. Toutefois, une incapacité à marcher survient généralement 10 à 20 ans après les premiers symptômes. L’électromyographie (EMG) permet d’analyser l’activité électrique des nerfs et des muscles chez l'Homme. En complément de l’examen clinique, il aide au diagnostic de différentes pathologies nerveuses et musculaires. L'EMG est utilisée chez la Souris pour étudier les maladies neuromusculaires. Après stimulation électrique du nerf sciatique, la réponse électrique au niveau du muscle du pied est enregistrée. Deux ondes sont présentes dans cette réponse électrique, une onde motrice (onde M), correspondant à la réponse du muscle à la stimulation des fibres motrices du nerf sciatique, et une onde sensitive (onde H) correspondant à la réponse du muscle à la stimulation des fibres sensorielles du nerf sciatique. Cette onde H est difficile à détecter à l’heure actuelle. L'objectif de ce projet est d'améliorer la détection de cette onde grâce à un électromyographe plus performant et des modifications du protocole d’enregistrement. Pour valider cette nouvelle méthode d’enregistrement, nous souhaitons mesurer l'onde H chez des souris génétiquement modifiées qui présentent une diminution de l’amplitude de l’onde H à partir de l’âge de 5 semaines et qui sont utilisées pour la recherche de nouvelles thérapies contre l'ataxie de Friedreich.
Bénéfices attendus
L'optimisation de la mesure de l'onde H permettra d'améliorer la détection de la dégénérescence des neurones sensitifs et ainsi de mieux caractériser l'effet de potentiels traitements sur cette dégénérescence présente dans l'ataxie de Friedreich. En améliorant la qualité des études précliniques, nous augmenterons les possibilités de trouver une thérapie efficace chez l'Homme pour traiter l'ataxie de Friedreich.
Procédures
Les animaux seront soumis aus interventions suivantes: - Injection intra-péritonéale du mélange kétamine - xylazine (durée = 5 secondes). - Electromyographie permettant la mesure neurophysiologique de la fonction motrice et sensorielle (durée = 10 minutes). - Injection sous-cutanée d'antisedan (durée = 5 secondes).
Impact sur les animaux
Les souris génétiquement modifiées permettant d'étudier l'ataxie de Friedreich, présentent une mortalité liée à l'apparition de crises épileptiques à partir de l'âge de 20 semaines, âge qui ne sera pas atteint au cours de notre protocole, les animaux étant euthanasiés à l'âge de 15 semaines. Par ailleurs, des déficits de coordination motrice apparaissent à l' âge de 5 semaines. Ces déficits augmentent au cours du temps et à l'âge de 15 semaines, ces animaux présentent des troubles de la démarche marqués mais non délétères. De la nourriture en gelée sera placée sur le sol de la cage durant toute l'étude. Ce modèle a été décrit de manière précise par une équipe de recherche sur notre site, notamment dans son décours et sa sévérité. Lors de l'EMG, si un animal commence à se réveiller au cours du test, l'expérience sera immédiatement stoppée. Si un animal présente des difficultés respiratoires, l'expérience sera également stoppée.
Devenir
Les souris utilisées commencent à mourir à l'âge de 20 semaines. Tous les animaux seront mis à mort à l'âge de 15 semaines.
Remplacement
L'électromyographie est couramment utilisée chez l'homme pour étudier les neuropathies. Ces neuropathies sont généralement associées à des troubles moteurs visibles. Les modèles murins de ces neuropathies présentent également des troubles moteurs. Pour étudier l'efficacité thérapeutique d'une molécule d'intérêt, ces troubles moteurs sont évalués au cours du temps et les mesures électromyographiques viennent compléter les phénotypes observés. Nous ne disposons actuellement d'aucun modèle in vitro ou in silico permettant de déterminer l'impact d'une mutation génétique sur la coordination motrice. Il est donc indispensable de pouvoir réaliser des mesures électromyographiques sur l'animal.
Réduction
Pour cette étude, nous avons prévu d'utiliser 12 animaux par groupe expérimental. Ce nombre de 12 animaux par groupe a été établi par étude de puissance sur les mesures électromyographiques réalisées précédemment dans notre laboratoire. Il constitue un bon compromis entre puissance d'analyse et réduction du nombre d'animaux utilisés. La latence et l'amplitude de l'onde H seront les paramètres analysés et nous comparerons les résultats obtenus chez les souris génétiquement modifiées avec ceux obtenus chez les souris non génétiquement modifiées. Nous utiliserons 24 souris au total pour cette étude.
Raffinement
Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si des difficultés de locomotion apparaissent, de la nourriture sera placé dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole et à la mise à mort de l'animal.
Choix des espèces
La souris est un animal dont la modification génétique est aisée et nous disposons justement d'un modèle d'intérêt pour étudier l'ataxie de Friedreich. Par ailleurs, ce mammifère permet une première approche informative concernant les mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les souris utilisées pour modéliser l'ataxie de Friedreich montrent une diminution progressive de l'amplitude de l'onde H à partir de l'âge de 5 semaines. Un premier EMG sera réalisé à l'âge de 5 semaines, avant que l'amplitude de l'onde H ne commence à diminuer. Un deuxième EMG sera réalisé à l'âge de 15 semaines, lorsque l'amplitude de l'onde H est fortement diminuée chez ces souris. Les animaux seront mis à mort à la fin du protocole , à l'âge de 15 semaines, avant l'apparition des crises d'épilepsie.