Souris

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Souris : 8400
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8 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un cancer leur est induit sous anesthésie, puis un composé à tester est administré jusqu'à trente-cinq jours de suite, la tumeur étant mesurée au pied à coulisse ou par imagerie. Le porteur indique que le stress des manipulations répétées et le développement de la tumeur constituent les principales atteintes, les animaux étant tués pour prélever sang et organes. Il affirme qu'aucun test cellulaire ne restitue la complexité du vivant et que les agences sanitaires imposent une étude chez l'animal avant l'humain.

Objectifs

Selon l'OMS pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque 1 décès toutes les 2 secondes. Bien qu'il y ait eu de grands progrès dans la mise au point de médicaments contre le cancer, la recherche pour la mise au point de médicaments plus performants permettant de prolonger la durée de vie des patients atteints de cancer reste plus que jamais une urgence. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’activité anti-tumorale de produits pharmacologiques chez la souris. Les molécules pharmacologiques étudiés auront été sélectionnés pour leurs propriétés anti-tumorales vis-à-vis des tumeurs dans des tests cellulaires adaptés.

Bénéfices attendus

Les progrès scientifiques de ces dernières années sur la compréhension de la croissance tumorale ont permis d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la lutte contre le cancer. Les bénéfices portent sur la mise au point des traitements plus efficace dans le cas de cancer chez l’homme. Donc, l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer.

Procédures

Dans ce projet les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Administration du candidat médicament (dure quelques secondes). Le composé pharmacologique testé pourra être administré de 1 à 35 jours consécutifs et de 1 à 2 fois par jour. Les souris, sont soumis également, à l'induction d’un modèle de cancer adapté pour l’étude, cela fera sous l’anesthésie (dure environ 30 à 40 min). Ainsi que la suivie de la croissance tumorale, qui se fait à l’aide d’un pied à coulisse (dure quelques secondes), ou la technique d’imagerie sous l’anesthésie gazeuse (dure environ 10 à 15 min).

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les souris, sont principalement le stress causé par la capture et les administrations répétées des composés pharmacologiques, ainis que le développement de la tumeur chez l’animal en tant que pathologie étudié. Les composés pharmacologiques peuvent (éventuellement) causer des effets secondaires (exemple, des perturbations gastro-intestinal, comme la diarrhée), qui nécessite l’arrêt de traitement, comme un essai clinique chez l’homme.

Devenir

Tous les souris de ce projet seront mis à mort afin de collecter le sang et les organes qui seront utilisés pour faire des analyses complémentaires.

Remplacement

Les différentes molécules candidates sont testées in vitro sur les cellules cancéreuses. Cette étape permet d'éliminer les composés inactifs pour inhiber la prolifération des cellules cancéreuses. Ensuite les molécules actives in vitro vont subir une série de test in vitro pour mettre en évidence leur absence de toxicité. Ainsi seule les molécules montrant une efficacité et une absence de toxicité in vitro seront évaluées in vivo. Nous ne pouvons pour l'instant pas remplacer cette étape, étant donné qu’il est impossible de restituer actuellement la complexité du vivant dans les modèles in vitro. En effet, l’étude de l’activité anti-tumorale d’un candidat médicament nécessite un modèle intégré in vivo faisant intervenir un ensemble complexe de phénomène biologique conduisant au développement de la tumeur et ne pouvant pas être étudié ou anticiper dans les tests cellulaires.

Réduction

Seuls les molécules présentant le meilleur rapport efficacité/non toxicité in vitro seront étudiées in vivo. La réalisation des procédures par un technicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux est choisi selon des contraintes statistiques en accord avec les publications scientifiques ainsi que le modèle utilisé, et l'inclusion d'animaux témoins pour chaque expérience.

Raffinement

Seuls les molécules présentant le meilleur rapport efficacité/innocuité in vitro seront étudiées chez la souris. De plus avant de démarrer le protocole avec les souris, nous faisons une série de vérification pour être sûr que le produit administré présente le profil pour être administré à l'animal. Si le produit ne répond pas à ces attentes il ne sera pas étudié. Durant l'étude, nous portons une attention particulière au bien-être de l'animal. Ils sont hébergés en groupe dans de grandes cages enrichies de coton. Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier de l’état générale des animaux. Le protocole expérimental prend en compte l’impact potentiel sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour justifier l’arrêt de l’expérience en cours. Avant de démarrer le protocole in vivo nous faisons une série de vérifications pour s’assurer que le produit administré présente le profil réglementaire pour être administré à l'animal. Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier d’état général (santé) des animaux.

Choix des espèces

L’étude de l’activité anti-tumorale d’un candidat médicament nécessite un modèle intégré in vivo faisant intervenir un ensemble complexe de phénomène biologique conduisant au développement de la tumeur et ne pouvant pas être étudié ou anticiper dans les tests cellulaires. De plus, efficacité de plusieurs médicaments aujourd'hui sur le marché ont été évalués grâce à ces modèles chez la souris. La souris est l’espèce animale de choix pour étudier l’efficacité de composé pharmaceutique. En effet, pour démontrer l’efficacité d’un candidat médicament, nous avons besoin d’un modèle pertinent, pour répondre à la question. Or, aujourd’hui, pour connaître l’efficacité d’un médicament, les modèles les plus utilisés (dans les publications scientifiques) et acceptés par des agences sanitaires sont les modèles d’xenogreffe des cellules tumorales chez la souris. Pour rappel, les agences sanitaires n’autorisent pas un essai clinique chez l’homme, qu’après une étude d’efficacité chez l'animal. De plus, efficacité de plusieurs médicaments aujourd'hui sur le marché ont été évalués grâce à ces modèles chez la souris. Les souris auront 5 semaines minimum. Les animaux doivent être adulte, afin d'avoir un système immunitaire, et métabolique fonctionnel.

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    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
Souris : 400
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400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un caillot est provoqué dans une artère cérébrale par injection de thrombine, sous imagerie, pour tester des molécules améliorant le médicament de référence de l'AVC, puis les animaux sont tués par perfusion dans le cœur pour prélever le cerveau. Le porteur indique que certaines souris montrent des signes de douleur et un affaiblissement d'une patte, présenté comme transitoire. Il affirme que les méthodes sans animaux n'apporteraient pas le même niveau d'information et retient la souris comme espèce la plus étudiée pour ce mécanisme.

Objectifs

L'AVC est une maladie qui survient de manière inattendue et a une issue désastreuse. Environ 15 millions de personnes connaîtront un épisode d'AVC chaque année dans le monde, dont 33 % avec une incapacité permanente, tandis que 40 % des cas entraîneront la mort. La thrombolyse avec l'activateur tissulaire du plasminogène recombinant intraveineux (rtPA) est le seul traitement médicamenteux approuvé pour les patients ayant subi un AVC ischémique aigu, mais son utilisation est limitée par une fenêtre thérapeutique étroite, une efficacité sélective et des complications hémorragiques. L'ambition principale de ce projet est de tester de nouvelles molécules ou améliorées afin d'optimiser l'efficacité thrombolytique du rtPA, réduire le risque de saignement systémique, d'hémorragie, et d'évaluer le taux de recanalisation par des techniques d'imagerie. Cette stratégie innovante devrait améliorer les résultats des patients victimes d'AVC traités par rtPA, augmenter la fenêtre de temps thérapeutique et donc le nombre de patients victimes d'AVC qui peuvent bénéficier de ce traitement.

Bénéfices attendus

Cette stratégie innovante devrait améliorer les résultats des patients victimes d'un AVC traités par rtPA, augmenter la fenêtre de temps thérapeutique et donc le nombre de patients victimes d'un AVC qui peuvent bénéficier de ce traitement.

Procédures

Chaque animal fera l'objet d’une pose de cathéter intraveineux pour l'injection de traitements en phases précoce ou tardive (n=400, durée de la procédure :15 minutes). Le modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par injection de thrombine sera réalisé (n= 400, durée de la procédure :1.5 heures) et les lesions cérébrales seront évaluées par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) (n=400, durée de la procedure :15 minutes). La totalité des animaux (n=400) sera mis à mort par perfusion transcardiaque selon la dérogation.

Impact sur les animaux

Certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Les mesures pour réduire au maximum toute forme d’inconfort et de souffrance sont le suivi strict et rapproché des animaux, l’hébergement en petits groupes sociaux stables (n=5) avec un enrichissement minimum (un carré de coton (Nestlets), dôme en carton, paillettes), et la manipulation uniquement par des personnels expérimentés. Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales d’hébergement, dans un environnement stabilisé en température (21°), hygrométrie (55%), luminosité (100 lux), et durée du cycle de lumière (12h/12h).

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort selon la dérogation, ce qui permettra de prélever leurs cerveaux.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. De plus, l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier le traitement de l'accident vasculaire cérébrale. Les animaux utilisés seront âgés de 8 à 12 semaines et auront un poids de 35 g environ pour les SWISS et d'environ 20 g pour les C57BL/6J. Nous réaliserons nos modèle sur des adultes afin de pouvoir pratiquer sur des animaux du même stade de développement que ceux utilisés en majorité dans les modèles d’AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 50
Souffrances
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50 souris vont être utilisées, trente-cinq tuées à l'issue et quinze réutilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Trente-cinq reçoivent une pompe implantée diffusant un composé censé induire une schizophrénie, puis passent cinq tests comportementaux d'interaction sociale, d'anxiété et d'anhédonie, avant d'être tuées pour prélever le cerveau. Le porteur indique que les animaux traités montrent un retrait social et sont isolés, les quinze souris visiteuses étant gardées pour d'autres projets. Il affirme que l'étude de la cognition sociale ne peut se faire ni par ordinateur ni hors des mammifères.

Objectifs

La schizophrénie (SCZ) est un trouble de santé mentale fréquent, chronique, grave et invalidant, caractérisé par des symptômes positifs et négatifs (trouble cognitifs et retrait social). De plus, près des 2/3 des patients schizophrènes sont résistants au traitement par des antipsychotiques. Les substrats cérébraux des dysfonctionnements négatifs et cognitifs restent peu clairs. En effet, on retrouve des dysfonctionnements du cervelet, testé en imagerie par résonnance magéntique fonctionnelle (IRMf) de repos, chez les patients schizophrènes en lien avec les symptômes négatifs . De plus, des stimulations du cervelet par TMS (méthode non-invasive magnétique), effectuée par nos collaborateurs permettent de réduire ces symptômes négatifs. Une meilleure compréhension de la neurobiologie sous tendant les effets de la stimulation du cervelet sur les symptômes négatifs permettra de mieux cibler les stimulations chez l’homme. Pour répondre à cette question, nous devons passer sur un modèle animal afin de trouver les bases neurobiologiques du fonctionnement de la stimulation et tester et comparer différents protocoles de stimulation. Nous avons précédemment démontré des troubles de la cognition sociale et de la communication en utilisant un modèle préclinique de schizophrénie via l’injection aigue d’un antagoniste des récepteurs NMDA MK-801 chez la souris . Notre objectif est ici de confirmer ces déficits cognitifs dans le modèle chronique d'infusion de MK-801 avant de pouvoir envisager de voir les dysfonctionnements du cervelet.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de determiner la pertinence du modéle chronique MK-801 comme permettant de modéliser les altérations sociale de la schizophrénie. Ceci nous permettra alors de poursuivre ces travaux en collaboration avec nos collègues.

Procédures

une procédure chirurgicale d'implantation de puces RFID et de minipompe est réalisée .Nous ouvrons la peau au niveau du dos et insérons une puce RFID et une mini-pompe osmotique , l'incision est ensuite recousue. Nombre 1, durée 5 min. 5 tests de comportements seront réalisés. Le test d’interaction sociale, durée 40 min, le test des 3-chambres (3-CH), durée 2 fois 20 min, un test de comportement social d’une durée de 3 jour, un test d’anxiété d’une durée de 5min puis un test d’anhédonie d’une durée de 3 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales seront un isolement, à l'age adulte des animaux, et une modification probable du comportement social des animaux MK-801 avec un retrait social.

Devenir

les animaux expérimentaux (35) seront euthanasiés et leur cerveau prélevés. Les 15 animaux visiteurs seront gardées en vie pour une possible utilisation dans d’autres projets. en fonction de l’avis du responsable de projet et l’avis du vétérinaire référent.

Remplacement

Les objectifs de ce projet étant d'étudier l'altération de la cognition sociale et de l’organisation d’interaction sociale dans un groupe chez des animaux modéle de schizophrénie, il ne peut donc pas être remplacé par des modélisations informatiques, ni être conduit chez des espèces autres que les mammifères.

Réduction

Nous utilisons uniquement un groupe restreint d'animaux traités (20 animaux expérimentaux) car nous voulons juste savoir si le modéle est pertinent, sans pour autant utiliser trop d'animaux. De plus, nos experiences précédentes montrent que 20 animaux permettront une analyse avec des tests statistiques et de prendre en compte la variabilité de réponse au traitement des animaux.

Raffinement

Nous allons faire des protocoles complexes et utiliser des materiels innovant permettant de dissequer précisement le comportement social en vue de bien caracteriser les déficit sur un groupe restreint d'animaux. Tout les animaux sont élévés dans des cages avec de l'enrichissemnent (papier/coton) et une cachette. Au niveau de la procédure chirurgicale, il sera utilisé un anesthésiant gazeux et anesthésique local pour les incisons de la peau, un antalgique en cas de douleur détectée selon une grille d’évaluation de la douleur.

Choix des espèces

Le choix de la souris est dû au fait que ces animaux ont des capacités cognitives et sociales adaptées aux questions posées dans le projet. Notre projet entend modéliser des alterations cognitive équivalent à ceux de patients adultes, donc les animaux seront utilisés à l'age adulte

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 71
Souffrances
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71 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent par chirurgie une greffe de cellules de foie humain dans la rate, puis un régime déclenchant une maladie des voies biliaires pendant six semaines, avec cinq injections d'anticorps et des prélèvements de sang hebdomadaires. Le porteur indique que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une cécité et que les foies sont récupérés après mise à mort, y compris chez les animaux dont la greffe a échoué. Il affirme qu'aucun système cellulaire ne reproduit une maladie biliaire menant à la fibrose, ce qui imposerait le modèle animal.

Objectifs

Bien que rare individuellement, les maladies de l’arbre biliaire du foie représentent jusqu’à 80% des indications de transplantation hépatique pédiatrique et environ 20% chez l’adulte. La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie de l’arbre biliaire affectant principalement les personnes jeunes avec une prévalence estimée à 16,2/100.000 en Europe. Dans cette pathologie, une inflammation, une cholestase (rétrécissement des voies biliaires) et une fibrose (cicatrisation du foie) sont établies. Au cours de l’évolution de la maladie, le rétrécissement des voies biliaires du foie altère la fonction de l’arbre biliaire conduisant à une cirrhose et une insuffisance hépatique. Avec un risque de développer un cholangiocarcinome, le 2ème cancer du foie le plus fréquent, la CSP est considérée comme une maladie pré-maligne. A ce jour, la transplantation hépatique est la seule solution thérapeutique, présentant malgré tout un risque de récidive de CSP dans 25% des cas. Il est donc urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour la CSP. Nous souhaitons ainsi utiliser un modèle murin au foie humanisé pour tester l’efficacité d’un anticorps dirigé contre une protéine exprimée à la surface des cellules du foie. Cet anticorps s’est déjà montré efficace dans des modèles animaux de fibrose hépatique, et de cancer du foie. Dans ce projet nous souhaitons donc utiliser le modèle de souris au foie humanisé afin d’évaluer l’effet de notre anticorps sur l’arbre biliaire humanisé.

Bénéfices attendus

Ce projet doit nous permettre de démontrer l'efficacité de notre anticorps dans les cas de CSP. Cet anticorps étant déjà en développement clinique pour le traitement de la fibrose dans les cas de stéato-hépatite non alcoolique plus connue sous le terme maladie du foie gras ou maladie du soda, et pour le traitement du carcinome hépatocellulaire cancer du foie le plus fréquent, cette étude nous permettrait d'envisager une extension des indications thérapeutiques afin de faire bénéficier un maximum de patients de cette option de traitement.

Procédures

Les animaux recevront tout d’abord une injection afin d’améliorer la prise de greffe des cellules humaines. Cette injection est réalisée sur animaux anesthésiés et ayant reçu une analgésie locale et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux seront ensuite soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules de foie humain. L’injection de cellules de foie humain est réalisée dans la rate des animaux après anesthésie générale et analgésie. Cette chirurgie est réalisée en moins de 10 minutes. Un prélèvement de sang sous anesthésie générale et analgésie locale sera réalisé 3 mois après la greffe afin de nous assurer de la prise de greffe. Ce prélèvement prend moins d’une minute à être réalisé. Les animaux seront ensuite soumis à un régime induisant la maladie pendant 6 semaines au cours desquelles ils recevront une injection hebdomadaire d’anticorps à partir de la 2ème semaine de nourriture induisant la CSP, soit 5 injections d’anticorps. Les injections sont réalisées sur animaux vigiles et sont faites en quelques secondes. Les animaux subiront un prélèvement sanguin hebdomadaire, sur animal après anesthésié générale et analgésie locale, pendant 6 semaines, soit 6 prélèvements. Le prélèvement de sang est réalisé en moins d’une minute. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole sous anesthésie générale, réalisé en 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux avec une greffe de cellules non efficace vont développer une insuffisance hépatique. Les animaux qui seront sous nourriture induisant la CSP pendant 6 semaines, vont développer un rétrécissement des voies biliaires rapide en 2 à 4 semaines avec une perte de poids. Les maladies hépatiques ne sont pas douloureuses est sont compatibles avec une vie normale, sauf en cas extrême de décompensation des fonctions hépatiques, ce qui ne sera pas le cas avec le protocole adopté dans ce projet. Les animaux recevront un total de 5 injections intrapéritonéales d'anticorps ou de placébo, soit 1 par semaine pendant 5 semaines, ce qui pourrait engendrer inflammation/induration au point d’injection. Les prélèvements de sang prévus dans ce projet peuvent entrainer une cécité, ainsi que les injections intraveineuses.

Devenir

Les animaux reproducteurs dont l’activité de reproduction décroit ont un âge trop avancé pour être utilisé en expérimentation et sont donc mis à mort. Les animaux chez lesquels la prise de greffe est inefficace ne peuvent pas être utilisés dans les protocoles ultérieurs et sont donc mis à mort également. Afin d'analyser l'effet thérapeutique de notre anticorps sur la fibrose biliaire, tous les animaux de chaque groupe devront être mis à mort afin de procéder à la collecte du foie et à un prélèvement sanguin terminal. Ces prélèvements nous permettront d'analyser les fonctions hépatiques (sérum) et le niveau de fibrose du foie suite au traitement.

Remplacement

Aucun système cellulaire actuel ne permet de récréer in vitro le développement d’une pathologie de l’arbre biliaire conduisant à une fibrose hépatique et/ou au cancer du foie. Ainsi notre approche thérapeutique ne peut être testée que dans un modèle animal physiologique complet avant une possible transposition chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant de conclure quant à l’efficacité de notre approche. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire et des résultats statistiquement fiables.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre de manière précoce les procédures permettant de soustraire les animaux à la souffrance si besoin. Les interventions le nécessitant sont réalisées sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi permet de récapituler au plus proche les caractéristiques des maladies de l’arbre biliaire du foie en 3 à 6 semaines. De plus ce modèle permet d’étudier cette pathologie dans un contexte humain grâce à la greffe de cellules humaine de foie. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8-10 semaines au moment de la greffe et entrerons dans le protocole expérimental à un âge de 20-22 semaines. Les animaux sont utilisés à un âge adulte afin de faciliter la procédure de greffe qui se fait par injection des cellules humaines dans la rate des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 74
Souffrances
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Devenir
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74 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. Cinquante servent uniquement à faire progresser l'opérateur dans la chirurgie de l'artère cérébrale, menée sous anesthésie sans réveil, et vingt-quatre subissent un accident vasculaire cérébral avec réveil, en gravité sévère, après gavage du produit testé. Le porteur indique que l'AVC provoque hémiplégie, troubles de la déglutition et isolement, un déficit bilatéral ou un coma déclenchant la mise à mort. Il présente cet essai comme une étude pilote sans donnée préalable, servant surtout à dimensionner une future expérience.

Objectifs

L'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’homme, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de mortalité en France. Sa forme ischémique est causée par l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot de sang. L’occlusion de l’artère entraine une crise énergétique, par défaut d’apport en glucose et oxygène et provoque la destruction rapide et définitive d’une zone du cerveau. Malgré l’avancée des traitements de recanalisation (thrombolyse chimique et thrombectomie mécanique), 50% des patients traités gardent des séquelles. La neuroprotection est une approche complémentaire dont l’objectif est de ralentir la survenue des dommages irréversibles durant le temps de l’occlusion artérielle. Les corps cétoniques, fuels accessoires du cerveau, ont été identifiés comme potentiels neuroprotecteurs dans l’ischémie cérébrale. En effet, le beta-hydroxybutyrate (BHB), principal corps cétonique endogène, est une source énergétique alternative au glucose pour le cerveau. En cas d’infarctus cérébral, l’apport de BHB exogène pourrait permettre de palier à la crise énergétique et réduire le volume de la lésion. L’ester de BHB est une formulation orale permettant d’obtenir rapidement des concentrations plasmatiques et cérébrales de BHB élevées avec une sécurité d’emploi démontrée chez l’animal et l’homme. Ce projet vise à démontrer le rôle neuroprotecteur discuté de l’ester de beta-hydroxybutyrate oral, dans un modèle animal murin d’accident vasculaire cérébral transitoire (tMCAo= occlusion transitoire de l’artère cérébrale moyenne), monitoré par IRM. Les objectifs de l’étude pilote présentée ici sont de valider la faisabilité d’implantation du modèle d’ischémie cérébrale focale par tMCAo dans notre équipe et d’optimiser les protocoles d’imagerie. Cette étude pilote a également pour objectif de déterminer les éléments requis pour le calcul de la taille d’échantillon de l’étude d’efficacité qui suivra ce projet pilote. Cette molécule n’ayant jamais été testée dans l’ischémie cérébrale focale, aucune donnée préliminaire n’est disponible pour envisager une étude préclinique d’efficacité d’emblée.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d’évaluer l’effet neuroprotecteur des corps cétoniques dans l’ischémie cérébrale transitoire. Au vu de la fréquence et de la gravité de l’AVC, malgré les nouvelles techniques de recanalisation, le développement de traitements neuroprotecteurs complémentaires est nécessaire. Les corps cétoniques constituent une source énergétique accessoire du cerveau et pourraient suppléer la crise energétique engendrée par l’occlusion artérielle. L’ester de BHB, testé dans cette étude par voie orale, pourrait être utilisé chez l’humain. En effet cette formulation orale bénéficie de l’agrément GRAS (Generally recognized as safe) par la FDA (Food and Drug Administration). Ce traitement pourrait réduire le volume de l’infarctus et diminuer les conséquences cliniques de l’ischémie. En l’absence de données de la littérature, cette étude pilote nous permettra d’évaluer l’importance de l’effet sur la réduction de volume, nous permettant de calculer l’échantillon nécessaire pour en faire la démonstration sur une étude préclinique, avant d’envisager une étude clinique chez l’homme. Les résultats de cette étude pilote pourront faire l’objet d’une publication apportant des données sur l’effet potentiel de l’ester de BHB dans l’ischémie cérébrale, non encore rapportées.

Procédures

Phase d'apprentissage du modèle - pour chaque animal (50 animaux): Chirurgie d’occlusion et désocclusion de l’artère cérébrale moyenne, sous anesthésie générale sans réveil, maximum 60 min d’occlusion, maximum 3h d’anesthésie. Procédure de preuve du concept - pour chaque animal (24 animaux) : Gavage vigile x2, à 7 jours d’intervalle Prélèvements sanguins (2 microL) par micro-incision sur la veine caudale - 3 prélèvements à J0 dont 2 vigile - 5 prélèvements à J7 dont 2 vigile Chirurgie d’occlusion et désocclusion de l’artère cérébrale moyenne, sous anesthésie générale, maximum 30 min d’occlusion, maximum 1h30 d’anesthésie.

Impact sur les animaux

L’effet du gavage par l’ester de BHB sur des souris saines a déjà fait l’objet de publication par notre équipe, permettant de rapporter l’absence de phénotype dommageable et la bonne tolérance de ce dernier, comme cela a été démontré chez l’homme. La chirurgie d’occlusion artérielle cérébrale transitoire (tMCAo) a pour conséquence de générer un infarctus cérébral conduisant à une perte de mobilité plus ou moins transitoire et d’intensité variable, évaluée par un score clinique. Si le déficit est trop important (déficit bilatéral ou coma persistant) ou si l’animal présente une épilepsie, la souris sera immédiatement mise à mort (cf points limites), afin d’éviter toute souffrance inutile. Durant les premières heures, elle ne sera peut-être pas capable de boire ou manger car elle peut présenter des troubles de la déglutition, entrainant fausse route, asphyxie et décès. L'hydratation sera assurée en fin de chirurgie par l'apport de sérum physiologique. Une perte de poids peut être observée dans les jours suivants la chirurgie. Par ailleurs, la nourriture ne peut être administrée dans les premières heures du fait d'une interaction avec les paramètres mesurés dans l'étude. La durée de jeûne est limitée à 3 heures. Ensuite l’alimentation et l’hydratation seront ad libitum, en veillant à adapter la texture aux éventuels troubles de la déglutition. L’état hémiplégique de l’animal ne permet pas la présence d’autres congénères. Afin de compenser le stress occasionné par l’isolement et la procédure, l’environnement de la cage de repos sera particulièrement enrichi. Les effets neurologiques sur la souris peuvent aller de l’absence de symptômes jusqu’à une perte de tonus de l’hémicorps, classiquement réversible en 24h. L’infarctus cérébral n’est pas connu pour occasioner des douleurs. L’intervention chirurgicale elle-même est à l’origine de douleurs, qui seront prévenues par administration systématique d’antalgiques avant et après la procédure, puis régulièrement monitorées. En cas de complications majeures de la chirurgie (hémorragie), la souris sera mise à mort (cf points limites).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure, en raison des dommages sévères attendus liés à la procédure (occlusion de l’artère cérébrale moyenne et création d’une ischémie cérébrale) et afin d’analyser les encéphales.

Remplacement

Afin de tester l’ester de BHB comme facteur neuroprotecteur dans le cadre de l’ischémie cérébrale, il est nécessaire d’utiliser un organisme vivant possédant un système cérébrovasculaire similaire à l’homme, avec possibilité de réaliser un modèle d’ischémie. Ces élements justifient notre choix d’un modèle murin, modèle très étudié de l'ischémie cérébrale. Il n’existe actuellement aucune donnée dans la littérature concernant l’effet neuroprotecteur de l’ester de BHB.

Réduction

En l’absence de données dans la littérature, cette étude pilote nous permettra d’évaluer s’il existe ou non, un effet de l’ester de BHB sur la réduction du volume final de l’infarctus. Cette étude de preuve de concept nous permettra d’obtenir les éléments requis pour le calcul de la taille d’échantillon pour une étude préclinique faisant la démonstration de l’effet neuroprotecteur de la molécule testée. Cette étude pilote permet de réduire le nombre d’animaux qui auraient été nécessaires à une étude préclinique sans élément sur l’importance de l’effet attendu du traitement. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous proposons une phase de d’apprentissage du modèle et d’optimisation des séquences IRM au cours de la procédure 1. La chirurgie d’occlusion/désocclusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAo) est source d’une morbi-mortalité qui diminue avec la courbe d’apprentissage de l’opérateur. Nous prévoyons 50 souris pour cette phase. Si le modèle est acquis plus vite (succès de 5 procédures d’affilée), cette procédure sera écourtée. La variabilité importante (environ 18%) de la taille de l’infarctus final généré par l’occlusion artérielle justifie que le critère d’évaluation principal (volume de la zone détruite) soit normalisé au volume d’hypoperfusion, évalué par IRM durant la phase d’occlusion. Cette normalisation doit permettre de limiter la variabilité interindividuelle des mesures et réduire ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Les animaux utilisés dans la procédure 2 permettront à la fois d’évaluer la perfusion cérébrale après traitement sans et avec ischémie cérébrale.

Raffinement

Le raffinement concernera toutes les procédures du projet ainsi que les conditions d’hébergement des animaux et devrait permettre de réduire le stress, l’angoisse et la douleur. Un délai d'acclimatation minimum de 14 jours et une habituation à l'expérimentateur seront assurés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec cycle jour/nuit, nourriture et boisson ad libitum et enrichissement environnemental. Les cages contiendront des rondins de bois à ronger, du coton pour la nidification, un refuge en plastique, et une roue fast-track avec igloo afin de diminuer les comportements agressifs, réduire l’ennui, et favoriser l’expression d’un maximum de comportements naturels. Les 2 procédures se feront sous anesthésie générale et analgésie. Durant les anesthésies, les yeux seront hydratés. Les chirurgies d’occlusion et de désocclusion se feront sur tapis chauffant, sous monitoring de la température par sonde rectale. Les IRM se feront également sous anesthésie générale. L’anesthésie sera régulièrement surveillée par pincement de la patte arrière. En cas de réaction motrice ou de signes de souffrance (accélération de la fréquence cardiaque et respiratoire), l’anesthésie sera approfondie. En cas de persistance des signes de souffrance malgré l’approfondissement de l’anesthésie (témoignant d’une complication de la procédure), la souris sera mise à mort. Les gavages seront faits par un opérateur expérimenté, dans un environnement calme. Les opérateurs de la procédure chirurgicale possèdent le module chirurgie petit animal. En post opératoire, il est attendu que la souris présente des signes neurologiques de type hémiplégie. En raison de cet état altéré, elle ne pourra pas être replacée en cage collective. Elle sera donc placée en cage d’isolement, avec un environnement particulièrement enrichi. En raison de son état neurologique, elle ne pourra pas s’alimenter ou s’hydrater durant 3 heures, en raison de risque majeur de troubles de la déglutition, de fausse route ou d’asphyxie. Une injection de solution saline aura été réalisée durant l’anesthésie afin de compenser les pertes. L’examen neurologique et général determinera les points limites. Ensuite, l’accès à l’alimentation sera facilité et la texture adaptée (mixée et humidifiée) pour tenir compte des éventuelles difficultés de mobilité et de déglutition.

Choix des espèces

Le modèle d’ischémie cérébrale transitoire chez la souris est bien décrit dans la littérature. Cette technique d’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAo) par un fil de nylon placé dans le vaisseau par abord chirurgical cervical reproduit l’accident vasculaire cérébral le plus fréquent chez l’humain. Les animaux étudiés seront des souris adultes entre 3 et 4 mois, afin de se rapprocher au mieux de la pathologie humaine étudiée, l’AVC, qui touche principalement les adultes.

Modèles d’autisme chez le rongeur

(NTS-FR-830787v1 – 22/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 5400
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ 2400
▲ 3150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5550

5 550 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes reçoivent de l'acide valproïque ou un agent immunitaire pour que leur descendance développe des traits autistiques, testés par des épreuves de locomotion, de sociabilité, d'anxiété et de compulsivité répétées jusqu'à six fois. Le porteur indique que les mères sont tuées après le sevrage et que les petits sont euthanasiés pour prélever des structures cérébrales, une perte de poids supérieure à 15 % déclenchant la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle in vitro n'existe pour l'autisme et que le recours au rongeur vivant s'impose.

Objectifs

Les Troubles du Spectre Autistique (TSA, dont font partie notamment l’autisme, le syndrome de l’X fragile, le syndrome d’Asperger...) sont considérés comme des maladies du développement du système nerveux qui se manifestent dès la petite enfance (premiers signes entre 18 et 36 mois). Cette pathologie se traduit par des troubles du comportement (mouvement répétitifs, autoagression...), par des troubles d’interaction sociale (peur de la nouveauté, hypersensibilité à l’environnement…), par des problèmes de communication (trouble du langage), qui ne sont pas systématiquement associés à des retards intellectuels. A ce jour, il n’existe aucun traitement médicamenteux contre les TSA. L’objectif va être de tester par des études comportementales et/ou neurochimiques de nouvelles molécules issues de notre centre de recherche sur des modèles de rongeurs développant des TSA : -Une exposition prénatale à l’acide valproïque chez le rat ou la souris provoque des altérations comportementales similaires à celles observées chez des patients présentant des TSA : déficit d’interaction sociale, mouvements répétitifs… -Certaines souches de souris présentent de nombreux traits comportementaux mimant ceux de l'autisme chez l'homme, comme des problèmes de sociabilité, de communication et des comportements répétitifs. -Chez le rat ou la souris, une réponse immunitaire induite chez la femelle gestante perturbe la neurogénèse et induit chez la descendance des perturbations comportementales et neurologiques associées au TSA.

Bénéfices attendus

La correction d'un des signes de troubles du spectre autistique par une de nos nouvelles molécules dans un modèle animal permettrait de valider le concept et ainsi permettre de continuer le développement de cette nouvelle molécule avec une indication thérapeutique qui ne possède pas à ce jour de traitement.

Procédures

Des femelles gestantes vont recevoir un traitement pharmacologique afin d'obtenir une descendance présentant des symptomes proche des troubles du spectre autistique. La détermination de certains symptômes autistiques chez les animaux se fera grace à une série de tests comportementaux (activité locomotrice, sociabilité, anxiété, compulsivité). Ces tests d'une durée maximale de 20 minutes par animal peuvent être répétés jusqu'à six fois sur la durée totale de la procédure (animaux gardés au maximum 4 mois). Avant chaque test de comportement les animaux pourront recevoir une administration des molécules à tester. Dans le cadre de la procédure "neurochimie", les animaux vont recevoir une administration aigüe de nouveaux composés à tester avant une mise à mort au maximum 4 h après l'administration du composé.

Impact sur les animaux

Suite à un traitement pharmacologique, les souris gestantes peuvent présenter un mal être transitoire. Ce mal être se traduit par une prostration, des yeux clos. Si cet état se prolonge au-delà de 4 heures après traitement (femelle gestante en allongée sur le flanc malgré la présence d'un tapis chauffant) alors elle est euthanasiée. Les études comportementales peuvent engendrer une légère anxiété chez la souris. Ces tests étant répétés dans la durée (au maximum 6 fois étalées sur une durée de 4 mois), un suivi pondéral des animaux est effectué : les animaux présentant une perte de poids supérieures à 15% sur une semaine sont euthanasiés. Par ailleurs les animaux présentant des signes d'agressivité ou des mutilations sont également euthanasiés. Même si elles ont fait l’objet d’une sélection au préalable, nos nouvelles molécules à tester pourraient présenter des risques de toxicité aigüe. Une surveillance continue est effectuée jusqu'à 4 heures après administration des produits à tester.

Devenir

Les femelles ayant reçu un traitement pharmacologique durant la gestation sont euthanasiées après sevrage des petits. En effet, ces femelles ne peuvent pas être incluses dans les procédures car elles ne développent pas de trouble autistique. A la fin des études compotementales les animaux sont euthanasiés ou sont utilisés pour la procédure "étude neurochimique". Dans le cadre des études de neurochimie, l'euthanasie des animaux est nécessaire afin de prélever le différentes structures centrales d'intérêt.

Remplacement

Aucune donnée scientifique relative aux aspects étudiés n’est disponible pour les composés de recherche qui seront investigués. La nature des troubles de spectre autistique requière la mise en place de modèles in vivo afin de pouvoir apporter des données comportementales d'efficacité potentielle de candidat médicament. A ce jour aucun modèle in vitro n'a été décrit dans ce domaine.

Réduction

Afin de limiter le nombre de lots et d'animaux à utiliser, une sélection au préalable des nouvelles molécules à tester a été réalisée en tenant compte des données de pharmacocinétique et des tests in vitro. Les résultats seront analysés à l'aide des tests statistiques adaptés. Un même animal va pouvoir être testé dans plusieurs études comportementales et également être inclus dans la procédure neurochimie.

Raffinement

Une fois par semaine, lors du change des animaux, une feuille de Suivi de Bien-Être Animal est remplie en fonction d'une grille de 30 critères. Si nous constatons une déviation concernant au moins 3 critères sans qu'une action puisse corriger ces déviations, alors l'euthanasie de l'animal est envisagée. Ces grilles de critère bien-être animal sont archivées.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et ils ont un système nerveux suffisamment évolué pour envisager raisonnablement une extrapolation à l’homme de certains résultats. Concernant le modèle VPA : les mères gestantes reçoivent une administration de valproate de sodium entre le 9ème et le 15ème jour de gestation selon la littérature. Les études comportementales et/ou neurochimiques sont menées sur les descendants mâles de ces mères après le sevrage. Pour le modèle BTBR, les études portent sur des animaux âgés au minimum de 6 semaines. Dans le modèle Poly(I:C), les femelles gestantes reçoivent une administration de Poly(I:C) entre le 9ème et 12ème jour de gestation selon la littérature. Les études comportementales et/ou neurochimiques sont menées sur les descendants mâles et femelles de ces mères après le sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1820
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1820
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1820

1 820 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une fixation crânienne ou un dispositif optique implanté sous anesthésie, puis un entraînement de plusieurs semaines à des tâches de mémoire spatiale dans un environnement virtuel, crâne immobilisé, avec enregistrement des neurones. Le porteur indique que les souris peuvent être soumises à un contrôle de la consommation de liquide, l'entraînement s'arrêtant si la perte de poids dépasse 20 %, et que tous les animaux sont tués faute de pouvoir être réutilisés ou adoptés. Il revendique le recours à l'animal comme "nécessaire", la modélisation informatique ne suffisant pas à étudier les mécanismes de la mémoire.

Objectifs

Comment le cerveau peut-il distinguer entre des souvenirs qui se ressemblent ? L’hippocampe est censé servir cet objectif en générant des représentations de mémoire qui ne se chevauchent pas. Au cours de la vie adulte, l’hippocampe est constamment alimenté avec de nouveaux neurones, ajoutant de nouveaux éléments qui s’intègrent dans le réseau existant. Comment les activités des neurones nouvellement produits et matures sont reliées au stockage et au rappel des traces mémorielles distinctes n’est pas bien compris. Lors du stockage de traces mémorielles, l’hippocampe est activé par des entrées synaptiques qui sont induites par les événements et les objets de l’environnement actuel. Pour créer une trace mémorielle de cet environnement, l’hippocampe doit sauvegarder ce motif d’activité. La théorie prévalente suggère que ceci est accompli en renforçant la puissance des synapses entre les neurones hippocampiques qui font partie de ce motif d’activité, créant ainsi un ensemble de neurones fortement connectés. Par conséquence, quand la mémoire doit être ravivée, l’activation même d’une petite partie de cet ensemble entrainera tous les neurones de l’ensemble. Une mémoire complète peut être reconstituée même par une petite partie de l’environnement original. Plusieurs niveaux neuronaux sont engagés dans ce processus. Les neurones individuels doivent correctement sélectionner les entrées synaptiques auxquelles ils répondent. Ensuite, les populations de neurones qui répondent à différents motifs synaptiques ne doivent pas se chevaucher. Il n’est pas bien compris comment ces processus sont réalisés à ces niveaux différents. De plus, nous ne savons pas quel rôle est joué par les cellules nouvellement produites lors du stockage et du rappel de traces mémorielles. Pour répondre à ces questions, nous allons combiner des nouvelles méthodes qui nous permettront d’enregistrer et manipuler l’activité neuronale lors de tests comportementaux. Ces expériences ont pour objectifs scientifiques de répondre aux questions suivantes : 1. Quels sont les comportements et les entrées sensorielles qui activent les neurones nouvellement générés et matures ? 2. Comment les souvenirs distincts sont-ils représentés au niveau des entrées synaptiques des neurones ? 3. Peut-on manipuler sélectivement l'activité des neurones nouvellement générés et matures pour établir un lien de causalité avec la formation, la consolidation, et le rappel de souvenirs distincts ?

Bénéfices attendus

Le rôle des circuits neuronaux dans le stockage et le rappel des souvenirs épisodiques a été largement étudié au cours des dernières décennies. Cependant, la manière dont l'activité des neurones et des circuits neuronaux assure une récupération robuste des souvenirs familiers tout en permettant un encodage flexible des informations nouvelles n'est toujours pas claire, en particulier lorsque les informations familières et nouvelles se ressemblent. Nous abordons ici cette question en utilisant une approche expérimentale et computationnelle combinée. L'originalité de notre proposition est que nous n'établirons pas seulement des corrélations entre l'activité neuronale et le comportement, mais que nous fournirons des liens de causalité en manipulant l'activité de populations neuronales fonctionnellement identifiées. Nos résultats fourniront également des prédictions vérifiables pour les études humaines et aideront à mieux comprendre comment le cerveau stocke les souvenirs épisodiques dans la santé et la maladie. La mémoire, élément fondamental de l'être humain, est tragiquement perturbée dans de nombreuses pathologies neurologiques, notamment dans la maladie d'Alzheimer. Les théories sur la façon dont les souvenirs sont formés et rappelés par les circuits neuronaux dans la santé et la maladie sont largement basées sur des preuves corrélatives. Notre projet fournira des preuves causales sur la façon dont l'activité neuronale dans les systèmes de mémoire du cerveau entraîne un comportement guidé par la mémoire. Ces données fondamentales sont essentielles pour comprendre comment ce processus est perturbé dans des états pathologiques tels que la maladie d'Alzheimer, où notre approche mécaniste peut aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Après publication, nos données seront mises à disposition dans un dépôt ouvert et publique afin que d'autres chercheurs puissent également bénéficier de nos résultats expérimentaux.

Procédures

Implantation d’une plaque crânienne ou d’un dispositif optique intracrânien d’une durée typique de 1h ; 1–2 gestes chirurgicaux par animal. Ces gestes chirurgicaux sont suivis d’une récupération de 1–2 semaines. Ensuite, entrainement des souris pendant 1—4 semaines dans un espace virtuel, composé de 5–10 séances d’enregistrement ou d’entrainement de typiquement 30–90 minutes (rarement jusqu’à 3 heures) par jour. Après l’entrainement, 1–3 séances d’enregistrement de l’activité neuronale jusqu’à 3 heures par jour pendant une période de 2–5 jours.

Impact sur les animaux

Ce projet peut rarement (

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

Le recours à l’animal est nécessaire car nous n’avons pas suffisamment d’informations pour étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires de la mémoire avec de la modélisation informatique. Pour obtenir ces informations, il nous faut donc employer des animaux qui effectuent des tâches de mémorisation. Les souris sont un modèle approprié pour ce projet, car elles peuvent être entrainées à des tâches de mémoire spatiale, elles produisent de nouvelles cellules nerveuses dans l'hippocampe, et elles sont accessibles à des techniques avancées d'enregistrement.

Réduction

Nous visons à utiliser le nombre minimal d'animaux qui sera suffisant pour obtenir des résultats expérimentaux valides. Les données d'une expérience peuvent être utilisées pour différents projets, par exemple, les données produites par des expériences d'intégration synaptique peuvent fournir des contraintes pour la construction d'un modèle informatique ; et les expériences électrophysiologiques in vivo peuvent à leur tour être suivies par des analyses morphologiques de la connectivité synaptique dans le même tissu in vitro. Nous allons utiliser des tests statistiques appropriés afin d'utiliser un nombre minimal de points de données pour fournir des résultats statistiquement significatifs. Le nombre d’animaux se justifie du fait de la faible taille des effets expérimentaux étudiés (nécessitant donc un nombre d’observations conséquent) et de la difficulté des manipulations réalisées (pertes techniques). L’environnement virtuel nous permet de finement et instantanément contrôler et adapter l’environnement suivant le comportement des animaux, ce qui n’est que difficilement possible dans des environnements réels. En plus, comme le crâne de l’animal est fixé, nous n’aurons pas besoin de miniaturiser les instruments d’enregistrement, ce qui nous permettra d’obtenir des enregistrements de haute définition avec peu de perturbations causées par le mouvement. Cela réduit la variabilité de nos données, nous permettant de réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire. Les approches patch-clamp et l’imagerie calcique nécessitent une excellente stabilité et un mouvement minimal du cerveau pour pouvoir extraire des signaux qui sont près du seuil de bruit. Pour cette raison, la plupart des essais seront effectués sur les animaux à crâne fixé. Cela nous aidera également à réduire le nombre d’animaux, car nous augmenterons la fraction de données utilisables.

Raffinement

Nous avons mis au point des procédures de surveillance accrue, de soins post-opératoires, de mesures de gestion de la douleur, et d’entrainement des animaux qui ont été développées et raffinées pendant plusieurs années. Pendant les procédures chirurgicales, la profondeur de l’anesthésie sera surveillée en testant les réflexes et en enregistrant la fréquence de respiration. Un tapis chauffant sera utilisé tout au long de la chirurgie. Si possible, une chaufferette est positionnée en contact de sa cage d’hébergement pendant les premières 24 heures suivant la chirurgie. Des analgésiques pré-opératoires seront administrés. Du gel ophtalmique est appliqué. Des anti-inflammatoires oraux sont mélangés à du gel alimentaire et placés dans la cage de l’animal durant au moins 3 jours après la chirurgie. Pour les souris montrant des signes de douleur après la chirurgie, l’administration de l’analgésique sera renouvelée. Selon notre expérience, nous n’observons pas de douleurs au-delà de 3 jours après la chirurgie. Le comportement des animaux sera surveillé régulièrement après la chirurgie, en faisant attention à une activité réduite, une posture voûtée, une démarche anormale, ou une agressivité accrue. Les animaux seront observés durant les 48h qui suivent l’opération. Si les animaux sont soumis à un contrôle de la consommation de liquide, ils seront pesés régulièrement, et la restriction sera interrompue si la perte de poids dépasse 20% par rapport au poids pré-chirurgical. Les souris seront hébergées avec une litière appropriée et des matériaux de nidification dans un environnement enrichi avec des roues, des tunnels et des maisonnettes. Bien que les réponses sensorielles puissent être testées sous anesthésie, les médicaments d'anesthésie affectent l'activité dans les circuits neuronaux et peuvent fournir des résultats trompeurs. De plus, la majorité des expériences nécessite que l’animal effectue une tâche. Pour cette raison, les expériences se feront sur l’animal éveillé.

Choix des espèces

Les rongeurs sont probablement les espèces les plus éloignées phylogénétiquement pour lesquels une comparaison directe peut être faite avec la structure et le fonctionnement du cerveau humain. Notre modèle expérimental est la souris (C57B/6J wild type), qui est actuellement l'espèce de choix dans la plupart des domaines de la recherche biomédicale, car elle permet l'utilisation de techniques moléculaires puissantes. Cela a permis l'expression sélective de molécules, telles que des protéines fluorescentes, pour identifier des populations de neurones spécifiques au lieu d’enregistrer l’activité de neurones choisis au hasard. Ceci est un raffinement de nos méthodes qui permet de réduire le nombre d'animaux utilisés. Souris adultes, parce que nous nous intéressons à la neurogenèse dans l’organisme adulte, et au comportement dans l’organisme adulte. La croissance du crâne est alors largement terminée.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 32
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 32
Devenir
 -
 -
 -
 32

32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des souris nude immunodéprimées reçoivent en sous-cutané des cellules de médulloblastome, la tumeur cérébrale pédiatrique la plus fréquente, puis trois injections par semaine pendant vingt à quarante jours d'un inhibiteur à tester. Le porteur décrit un suivi par fiche de score portant sur la perte de poids et les troubles du comportement, les animaux étant tués en fin d'expérience pour prélever sang et organes. Il affirme que seul un "organisme entier" permet de tester la spécificité et la toxicité du traitement, écartant toute méthode substitutive.

Objectifs

L'inflammation et le développement des vaisseaux (angiogenèse) sont deux caractéristiques intégrées du cancer. Les conditions pro-inflammatoires du tissu tumoral provoquent l'expression de facteurs de croissance proangiogéniques. L'excès de vascularisation qui en résulte favorise le transport de molécules pro-inflammatoires tels que les cytokines (en particulier de la famille appelée CXCL) vers ces tissus. Les cytokines sont impliquées dans la croissance tumorale, l'invasion et la formation de métastases, par l'intermédiaire de leurs récepteurs, les CXCR. Le médulloblastome (MB) est la tumeur cérébrale pédiatrique la plus courante, représentant plus de 20% de toutes les tumeurs cérébrales pédiatriques. C'est une tumeur à croissance rapide qui survient très rarement chez les adultes. Le consensus actuel décrit quatre sous-groupes de MB. Le traitement du MB combine résection chirurgicale de la tumeur, radiothérapie et chimiothérapie. Ce traitement permet une survie allant jusqu'à 70%, cinq ans après le diagnostic, mais avec de nombreux effets secondaires à long terme. La rechute est fatale. Les stratégies antiangiogéniques conventionnelles ne sont pas plus efficaces que la chimiothérapie. Nous visons à développer une nouvelle stratégie thérapeutique ciblant cet axe CXCL/CXCR pour le MB. Cette thérapie ciblée pourrait être utilisée en cas de récidive ou en association avec une radiothérapie ou une chimiothérapie. Au laboratoire, des petits inhibiteurs des CXCR ont été conçus. L'analogue C29 inhibe l'angiogenèse et la prolifération in vitro en contrant l'effet des CXCL. Nous démontrons que le C29 est un puissant inhibiteur de la prolifération, de la migration et de l'invasion des cellules de MB. Nous nous questionnons quant à l’efficacité de ce composé in vivo. Nous analyserons donc le potentiel du C29 à traiter des MB générés par injection sous-cutanée de cellules tumorales (modèle de métastase à distance pour les tumeurs du cerveau).

Bénéfices attendus

Cette partie préclinique de notre projet fait suite à un large volet d’études fondamentales et constitue un lien indéniable vers la recherche translationnelle et clinique. Il devrait participer à la réflexion globale à mener quant à l’évolution à apporter aux soins délivrés aux patients atteints de médulloblastomes qui sont très génériques et parfois inadaptés, compte tenu de l’hétérogénéité de la pathologie.

Procédures

Tous les animaux (32 souris) seront soumis à : une injection de cellules en position sous-cutanée (quelques secondes d'injection par un expérimentateur confirmé) ; trois injections intra-péritonéales par semaine de véhicule ou de traitement, pendant une durée de 20 à 40 jours selon le type cellulaire (intervention de quelques secondes par animal) ; une anesthésie terminale (injection intra-péritonéale de 1 à 2 secondes maximum) ; un prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie (cette intervention dure quelques secondes, l'équivalent du temps d'une prise de sang sur un humain).

Impact sur les animaux

L'injection sous-cutanée de cellules tumorales résulte en un développement tumoral contrôlé et mesuré au cours de l'expérience, pendant 20 à 40 jours selon le type de cellules utilisées. Une fiche de score sera réalisée pour suivre l'état des animaux suite à cette injection et suite à l'apparition de la tumeur (perte de poids, troubles comportementaux, infection du site d'injection, déplacements difficiles). Chaque intervention réalisée ensuite est source de stress de courte durée, inévitable en l'espèce.

Devenir

Les animaux ayant reçu une injection de cellules humaines cancéreuses, ils seront suivis pour évaluer l'effet de notre traitement potentiel sur le développement tumoral pendant plusieurs semaines. A l'issue de l'expérience, tous les animaux seront mis à mort. Le sang et plusieurs organes vitaux (foie, rein, cerveau) seront prélevés pour analyse. Par ailleurs, toutes les souris ayant subi une injection de cellules humaines tumorales, elles ne pourront être réutilisées en aucun cas.

Remplacement

Il n‘existe pas de méthodes alternatives ni substitutives à l‘utilisation de souris pour les objectifs de notre projet. En effet, s'il est toujours possible de tester le développement tumoral in vitro, la seule façon de tester la spécificité d'un traitement sur les cellules tumorales (vs les cellules saines) et sa toxicité est de le tester sur un organisme entier.

Réduction

Avant de passer au modèle in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à ce projet tout en obtenant des résultats statistiquement relevant, nous avons utilisé un logiciel de statistique prévisionnel. Ce dernier indique que 6 souris sont nécessaires pour chacun de nos groupes. Nous prévoyons une marge de sécurité de 2 souris par groupe, tenant compte de la variabilité intra-groupe inhérente au travail sur animaux. Ainsi, nous travaillerons avec 8 souris par groupe.

Raffinement

Les animaux reçoivent nourriture et boisson ad libitum. Suite à l'injection des cellules tumorales, ils seront surveillés quotidiennement grâce à une grille de score et à des points limites adaptés. L'administration d’eau gélifiée et de nourriture directement dans la cage est prévue en cas de signe d'inconfort. Le site d'injection sera surveillé pour parer à ou traiter toute infection et la perte de poids éventuelle sera particulièrement surveillée.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris. Un remplacement n’est pas envisageable. En effet, la souris constitue un modèle classique pour la validation de l'activité pro/anti-tumorale de protéines et de composés pharmacologiques dans le cadre d’un modèle intégré. C’est un modèle que nous connaissons parfaitement et qui est couramment utilisé pour une validation préclinique. Nous utiliserons des souris nude. Ce sont des souris immunodéficientes acceptant des greffes de cellules humaines sans rejet par le système immunitaire. Nous utiliserons ici des souris nude de 6 à 8 semaines. Une fois les groupes expérimentaux réalisés, les animaux seront acclimatés durant une semaine avant de réaliser les différents traitements. Nous commencerons donc les expériences sur des animaux âgés de 7 à 9 semaines (utilisation de souris jeunes mais ayant déjà atteint leur maturité sexuelle et ayant une courbe de poids stable).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 900
Rats : 900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1800

1 800 rats et souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des plaies circulaires leur sont découpées à l'emporte-pièce sous anesthésie, entourées d'un anneau collé et suturé, et suivies jusqu'à quinze semaines chez des animaux souvent rendus diabétiques et hébergés seuls. Le porteur indique que ces plaies provoquent une douleur modérée et peuvent s'infecter, les animaux étant anesthésiés jusqu'à deux fois par semaine pour photographier les plaies puis tués pour prélever peau et sang. Il affirme que les modèles cellulaires ne reproduisent pas la réparation d'un tissu vivant, ce qui justifierait le recours au rongeur.

Objectifs

L’objectif est de tester l’efficacité cicatrisante de composés chimiques ou biologiques dans le cadre de la cicatrisation de plaies, notamment chez le sujet diabétique qui est plus enclin à développer des plaies non cicatrisantes, avec à la clef des complications infectieuses et nécrosantes. Il est estimé que 20 % de toutes les hospitalisations pour le diabète sont liées à des complications de lésions cutanées au niveau du pied. En effet, le risque de gangrène chez le sujet diabétique est multiplié par 17 comparé à celui de la population non diabétique. Les amputations consécutives à des lésions de gangrène, de nécroses, ou d'ulcérations sont chiffrées à plus d’un million par an dans le monde. Il est donc essentiel d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour favoriser la cicatrisation et ainsi éviter la chirurgie d’amputation chez le sujet diabétique. Dans ce contexte, un modèle animal est nécessaire pour étudier les différentes phases de la cicatrisation, car les modèles cellulaires in vitro ne permettent pas de mimer tous les processus mis en place lors de la réparation tissulaire in vivo, avec l’implication de types cellulaires différents au cours du temps. Les composés chimiques ou biologiques évalués dans ce projet seront pré-sélectionnés in vitro sur des critères d’efficacité et de faisabilité de développement, afin de limiter le nombre de produits à tester chez l’animal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour accélérer la cicatrisation de plaies. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies pour les plaies étendues et/ou à cicatrisation trop lente, par exemple chez les diabétiques.

Procédures

Des biopsies de peau (plaies circulaires de petite taille) seront réalisées sur des rats ou souris diabétiques et potentiellement non diabétiques anesthésiées avec analgésie (anesthésie d’une heure environ, une fois dans l’étude), à l’emporte-pièce, puis des anneaux de caoutchouc ou silicone seront fixés autour de la plaie (colle chirurgicale et sutures), et les plaies seront protégées par des pansements. Si les sutures d’un anneau venaient à se rompre, elles seraient reprises sous anesthésie générale (anesthésie d’environ une heure). Suite à cela, les animaux devront être hébergés individuellement, dans des cages à parois transparentes leur permettant de voir leurs congénères. Les études dureront au maximum 15 semaines et la cicatrisation des plaies sera suivie. Les animaux pourront recevoir des traitements pour vérifier l’effet de ces traitements sur la cicatrisation. Les traitements douloureux seront réalisés avec une analgésie préalable et sous anesthésie (une heure d’anesthésie environ). Les traitements stressants seront réalisés sous anesthésie (une heure environ). Les traitements peu stressants seront réalisés vigile (5 minutes environ). Les traitements seront réalisés au maximum 3 fois par jour sur toute la durée de l’étude (maximum 15 semaines). Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine (manipulation d’un quart d’heure), manipulés pour observer les plaies tous les jours (manipulation d’un quart d’heure), et anesthésiés pour photographier les plaies au moins 2 fois par semaine (anesthésie une heure). Des prélèvements sanguins et urinaires pourront être réalisés durant l’étude si besoin de mesurer le taux de produit circulant ou d’autres biomarqueurs pertinents. Les prélèvements peu stressants seront réalisés vigile (10 minutes environ) et les prélèvements stressants seront sous anesthésie (1 heure environ). Au maximum, 3 prélèvements par jour seront réalisés. En fin d’étude, les animaux seront euthanasiés pour prélèvement de sang et de peau.

Impact sur les animaux

Des plaies seront induites chez les animaux, et celles-ci cicatriseront plus ou moins lentement selon les animaux (cicatrisation particulièrement lente chez les animaux diabétiques). Ces plaies induiront une douleur modérée et potentiellement une légère réduction de mobilité. Des traitements antalgiques seront mis en place si besoin, et de l’eau et de la nourriture gélifiée seront mises en place en fond de cage. Les signes d’infection seront suivis tout au long de l’étude (3-4 semaines) car ces plaies de longue durée pourraient avoir tendance à s’infecter. En cas d’utilisation d’animaux diabétiques, ceux-ci présenteront de facto un phénotype dommageable (diabète).

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes, de peau et de grands volumes de sang.

Remplacement

Toutes les molécules chimiques ou biologiques qui seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le rongeur sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être évaluée chez le rongeur.

Réduction

Nous estimons qu’un nombre minimum de 8 animaux adultes par groupe sera nécessaire pour observer une réduction significative d’un seul paramètre d’intérêt (taille de la plaie). Ce nombre pourrait monter jusqu’à 12 pour une réduction significative sur plusieurs autres paramètres suite à un traitement (analyse histologique). Les effectifs minimums seront réévalués à l’issue des premières études afin de trouver le bon compromis entre réduction du nombre d’animaux et atteinte des seuils de significativité statistique.

Raffinement

Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine. En cas de perte de poids, ils seront réhydratés. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, les traitements seront interrompus. La douleur est évaluée pour décider de la nécessité d’administrer un traitement antalgique et l’atteinte des points limites. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal est mis en observation. Si les signes persistent, une décision de suivi ou d’euthanasie devra être prise. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus constatés lors des premières études et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux. Les souris et rats diabétiques boivent beaucoup et urinent beaucoup, donc les cages et biberons seront donc changés tous les jours. Afin de pouvoir si possible limiter l’hébergement individuel, des essais d’habituation au pansement seront réalisés lors des études pilotes.

Choix des espèces

Les troubles de la cicatrisation chez les rats diabétiques et souris diabétiques des deux sexes sont bien documentés et s’apparentent à ceux observés chez les humains diabétiques. Des rats ou souris hétérozygotes pourront être utilisés comme contrôles de par leur proximité génétique mais leur absence de phénotype dommageable. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum). En effet, dans la bibliographie, les études de cicatrisation chez les animaux diabétiques sont réalisées sur des animaux adultes.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800

800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de cancer du foie, par injection simple ou par chirurgie dans le foie, la rate ou la veine porte, puis des traitements testés et un suivi par imagerie sous anesthésie. Le porteur indique que le développement de la tumeur peut entraîner des effets délétères encadrés par des points limites, les animaux étant tués pour prélever organes et fluides. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico n'évalue un médicament sur le cancer du foie et que l'animal reste un "passage obligatoire" avant l'humain.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de cancer du foie. Ces modèles devant être représentatifs des tumeurs humaines et permettre d’évaluer au mieux l’effet bénéfique de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que les stratégies thérapeutiques testées sont actives dans un modèle expérimental et également d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques. Ainsi, à long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les cancers hépatiques, une pathologie humaine touchant plus de 10 000 personnes par an en France.

Procédures

Les animaux recevront 1 greffe de cellules tumorales soit par voie peu invasive (sc, ip, iv - durée max 1 min) soit par chirurgie (injection dans le foie, la veine prote ou encore la rate - durée de la chirurgie estimé à 5-10 min). Dès lors, des essais de traitements seront menés Le schéma thérapeutique sera adapté en fonction de la nature du traitement testé. En cas de prélèvement de sang ceux-ci seront réalisés sous anesthésie et limités à 1 par semaine et à un volume

Impact sur les animaux

Le développement de la tumeur chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères. Dans ce contexte, la mise en place de points limites adaptés permettra de détecter ces signes au plus tôt et donc de garantir le bien-être animal. De même, l’utilisation de traitement novateur pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Encore une fois, la mise en place de points limites adaptés permettra de détecter les signes de mal être au plus tôt et donc de pouvoir agir rapidement et ainsi de garantir le bien-être animal. Les procédures chirurgicales d’implantation intrahépatique, intrasplénique et veine porte repose sur la mise en place de protocoles chirurgicaux incluant une analgésie maitrisée ainsi que d’un suivi post-opératoire adapté. L’impact négatif pour l’animal est réduit au maximum. Après récupération, les animaux sont maintenus en groupe sociaux pour améliorer leur bien-être et la qualité des données recueillies. L'ensemble des mesures décrites ci-dessus permet donc de réduire les contraintes potentielles pour l’animal à leur minimum.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le cancer du foie. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’une nouvelle thérapeutique. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 6 à 10 / par groupe en fonction de l’effet thérapeutique attendu.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse,

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement .

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 100
Souffrances
▲ -
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▲ 100
▲ -
Devenir
 -
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une fenêtre d'observation implantée dans le crâne sous anesthésie, puis jusqu'à neuf séances d'habituation à la contention et cinq à sept séances d'imagerie maintenues de une à trois heures, pour former une quinzaine d'étudiants par an à la technique. Le porteur revendique qu'il n'existe pas d'alternative non animale et qu'il est "essentiel" que la formation implique des animaux vivants. Les bénéfices évoqués contre les pertes sensorielles restent lointains, l'objet réel du projet étant l'apprentissage d'un outil d'imagerie.

Objectifs

Le but général du projet est d’entrainer annuellement une quinzaine d’étudiants, sous supervision d’un spécialiste, à mesurer de manière extensive et précise les représentations sensorielles de stimuli complexes dans le cerveau de souris vigiles. Ces mesures extensives sont rendues possibles par l’utilisation de techniques d’imagerie à haute densité permettant l’enregistrement simultané de plus de 1000 neurones par expérience. La formation d’étudiants dans ce domaine permettra la généralisation de cette méthodologie qui permet d’obtenir beaucoup plus de données cruciales pour la compréhension des circuits neuronaux du cerveau pour un nombre réduit d’animaux utilisées. Dans ce projet, nous mettons en place une procédure expérimentale permettant aux étudiants, sous la supervision d’un spécialiste de prendre en main les instruments nécessaires à la réalisation de l’expérience en situation réelle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’acquisition par une quinzaine d’étudiant annuellement d’une méthode qui représente une nouveauté technologique pour l’observation de l’activité cérébrale à la résolution neuronale. Le développement de cette méthode permettra de progresser dans la compréhension des mécanismes de la perception sensorielle et ainsi de pouvoir développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le domaine des pertes sensorielles.

Procédures

Les animaux sont soumis à 1 chirurgie d’implantation d’une fenêtre d’observation permanente sous anesthésie et analgésie puis à 9 séances maximum d’habituation à la contention (0.5 à 3h par séance). Enfin 5 à 7 séances d’imagerie en contention de 1 à 3 heures sont réalisés.

Impact sur les animaux

Ce projet inclut une préparation chirurgicale des souris occasionnant des douleurs et un inconfort modéré dans la période de récupération de 2 jours. Par la suite les souris sont habituées à la contention ce qui entraine un stress et un inconfort qui s’amenuisent après 3 jours d’habituation.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animale pour accéder à l’activité de milliers de neurones opérant le traitement de l’information sensorielle. Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux étudiants d’apprendre la méthodologie d’imagerie et la manipulation de l’équipement en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants.

Réduction

Grâce à l’utilisation des méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité de répéter le protocole de mesure sur plusieurs jours voire plusieurs semaines avec le même animal pour maximiser la taille de l’échantillon de neurones collecté sur chaque animal, et ainsi atteindre des échantillons de plusieurs milliers de neurones, permettant une précision statistique jamais atteinte. Il est donc important de développer ces techniques pour améliorer la réduction des nombres d’animaux utilisés en neuroscience. 20 animaux sont nécessaires par ans pour obtenir les dix animaux nécessaires pour le cours (4 à 5 animaux utilisés par jours et repos de 2 jour) en comptant 50% d’animaux non utilisables du fait d’aléas expérimentaux, soit 100 animaux par an.

Raffinement

La procédure expérimentale de ce projet implique une antalgie et des temps de repos appropriés pour minimiser la souffrance, un suivi quotidien des animaux, et la définition de points limites précis basés sur des indicateurs de poids, (toute perte de poids >20% est un point limite), d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques (souris transgéniques, injections virales AAV) qui sont bien établies chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, comme des senseurs calciques fluorescents ou des opsines (par ex. channelrhodopsin). Dans ce projet nous utiliserons les lignées GAD2-Cre, AI14D-TDT et leur croisement qui permet le marquage spécifique des interneurones dans le cortex. Pour toutes les expériences, nous utiliserons des souris adultes (de 3 à 6 mois) afin d’étudier la perception sensorielle dans un système nerveux mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ 210
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Devenir
 -
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 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent de la bléomycine par voie nasale et une injection d'un conjugué anticorps-médicament, pour comparer la toxicité pulmonaire de plusieurs variants d'un anticancéreux en développement. Le porteur indique que l'induction d'une toxicité pulmonaire peut provoquer des difficultés respiratoires, une baisse d'activité et une perte de poids, les souris étant tuées pour analyse des poumons. Il présente ces études sur animaux comme "essentielles" avant une première administration chez l'humain.

Objectifs

Les modèles animaux permettent l’étude des effets positifs et négatifs de drogues anticancéreuses à l’échelle de l’organisme. Ces études précliniques sur l’animal permettent la validation de thérapies anticancéreuses plus efficaces et moins toxiques pour le traitement des patients. Les études proposées visent à évaluer l’induction d’une toxicité pulmonaire chez l’animal par de nouvelles molécules développées pour être des traitements anticancéreux. Connaître ce paramètre pour un composé permet de prédire l’apparition de toxicités pulmonaires observées chez l’Homme avec ce type de traitements. Les études proposées portent sur différents variants d’un anticancéreux en développement et visent à déterminer lequel des composés présente le profil de toxicité le plus favorable, afin de le qualifier pour un développement préclinique plus poussé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à moyen terme. Ce projet permettra d’étudier l’impact du design du conjugué anticorps-médicament (ADC) sur la toxicité pulmonaire. Ces études sont essentielles pour la sélection du ou des ADC induisant le moins de toxicité pulmonaire, et de sélectionner le candidat médicament pour les études précliniques réglementaires avant une première administration chez l’homme.

Procédures

Exposition intra nasale a la bléomycine : nombre 3, durée: quelques secondes. Injection intraperitonéale de conjugués anticorps/médicament : nombre 1, durée : quelques secondes

Impact sur les animaux

L'étude de toxicité porte sur des lésions visibles en anatomopathologie et non des lésions symptomatiques: les doses selectionnées étant 10 fois plus faibles que les MTD (doses maximum tolérée) une perte de poids n'est pas attendue (partie A: avant le go/ no go). L'induction d'une toxicité pulmonaire (partie B: si go) peut entrainer des difficultées respiratoires pendant la durée de l'étude qui peuvent être caractérisées par du stress, une diminution de l'activité et une légère perte de poids. La procédure comporte de l'anesthésie en boite à induction (3 fois) et injection en intraperitoneal (1 fois). Ces manipulations peuvent entrainer du stress et une douleurs lors que l'injection de 2H maximum.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort en fin de procédure pour analyse des poumons.

Remplacement

Cette étude vise à évaluer la toxicité pulmonaire d'un composé anticancéreux, nécessitant ainsi l’utilisation d’un modèle animal. Des études in vitro et in vivo ont été réalisées en amont afin de sélectionner uniquement les molécules ayant le plus grand intérêt thérapeutique.

Réduction

Nous avons choisi des effectifs permettant une analyse statistique pertinente et une reproductibilité des résultats tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux, à savoir 10 souris par groupes.

Raffinement

Avant le début des procédures, les souris seront habituées aux expérimentateurs de l’étude, afin de pouvoir réduire, supprimer ou soulager leur stress et leur détresse. Des points limites adaptés comme une surveillance biquotidienne, des pesées régulières, des aliments en fond de cage, ou un traitement antalgique, ont été définis pour détecter et minimiser toute souffrance, toute douleur et tout stress des animaux.

Choix des espèces

La modélisation de la toxicité pulmonaire par la bléomycine est une méthode très répandue chez la souris qui permet une quatification précise de l'infiltrat immunitaire sur des coupes d'immunohistochimie. Pour cette procédure, nous avons besoin d’utiliser des souris de 6 semaines ayant un système immunitaire mature pour pouvoir étudier l'inflammation pulmonaire.