Souris

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Souris : 20
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20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Immunodéprimées, elles reçoivent une greffe de cellules humaines de cancer du foie puis des injections répétées d'un peptide cinq jours par semaine pendant environ un mois, avec surveillance de la croissance tumorale et du poids, pour évaluer l'effet antitumoral du peptide. Le projet fait suite à des résultats in vitro montrant une réduction des cellules cancéreuses. Le porteur affirme ne pas disposer d'alternative et juge nécessaire de tester l'effet dans un "système complet", la souris.

Objectifs

Le cancer du foie est selon l’OMS le septième cancer observé en termes d’incidence avec environ 782 000 nouveaux cas mondiaux par an. Malgré les progrès récents en matière de diagnostic et de traitement, ce cancer du foie est fréquemment diagnostiqué à un stade déjà avancé et avec un mauvais pronostic d’évolution. Les modèles animaux de greffes de tumeurs peuvent permettre de mieux comprendre la réponse aux médicaments chez l'Homme et de découvrir de nouveaux traitements anticancéreux. Les cellules hépatiques utilisées dans cette étude sont issues d'un patient atteint d'un cancer du foie. L’injection de ces cellules chez des souris permet ainsi d’étudier l’effet d’immunothérapies sur des cellules humaines. Le but de ce projet est d’analyser si le peptide thérapeutique a un effet anti tumoral chez des souris avec une greffe de cellules de patients atteints de cancer du foie. Ce projet est encouragé par des résulats in vitro précédents qui ont montré que ce peptide réduisait le nombre de cellules du cancer du foie.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer notre compréhension des effets d’un peptide sur une lignée tumorale. Nous pourrons ainsi comprendre sa capacité d'action et l'impact de son injection sur des lignée tumorales connues. C’est un prérequis avant de tester notre stratégie thérapeutique dans différentes conditions expérimentales. Cette connaissance nous permettra à long terme de mettre en place des peptides thérapeutiques permettant de soigner certaines tumeurs du cancer du foie chez l'Homme.

Procédures

Durant cette étude, nous procéderons sur des souris vigiles à : - des injections par voie sous-cutanée (1X à l'age de 10 semaines) (20 animaux) (durée d'une injection : moins d'une minute) - des injections par voie intrapéritonéale (5X/semaine, sur une durée de 1 mois environ (20 animaux) (durée d'une injection : moins d'une minute)

Impact sur les animaux

Ce projet comprend le developpement de tumeurs, ainsi le bien-être des animaux sera surveillé de manière attentive. Le poids des animaux et la croissance tumorale seront ainsi enregistrés tout au long de l’étude. De plus, les injections des cellules et les injections répétées de peptide peuvent également entraîner des nuisances.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des expériences.

Remplacement

Le peptide utilisé dans cette étude a été testé in vitro sur des cellules de cancer du foie et a entrainé la réduction du nombre de cellules cancéreuses. Ces résultats nous encouragent à tester son effet dans une étude chez l’animal pour valider l’effet antitumoral. Actuellement, nous ne disposons pas d'alternative pour la validation de l'efficacité d'un traitement qui stimule le système immunitaire. Nous devons en effet étudier cet effet dans un système complet et compétent, tel que la souris, le système in vitro ne pouvant apporter un même niveau d’information.

Réduction

Les effectifs de 10 animaux par groupe ont été mis en place suite aux prérequis statistiques, permettant, tout en réduisant le nombre d'animaux utilisés, d'obtenir une réponse statistiquement significative et exploitable. En fonction de la normalité des données (distribution des données en cloche) nous utiliserons les tests statistiques adéquates pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes expérimentaux (traitées avec le peptide vs traitées avec le véhicule).

Raffinement

Afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement, stabulation en groupe) permettant une réduction du stress. Par ailleurs, nous avons mis en place les points limites nécessaires, liés au volume des tumeurs portées par les animaux et à l'évolution probable de l'état de santé. Les animaux seront observés quotidiennement pour s'assurer que leur état de santé n'est pas détérioré et nous suivrons à chaque pesée (deux fois par semaine) l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation et les sites d'injection. Les tumeurs seront aussi palpées (pour détecter leur présence précoce), leurs volumes seront mesurés 2 fois par semaine et nous observerons aussi leur aspect. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer la mise à mort de l'animal pour éviter toute souffrance. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. Le cas échéant, des soins locaux par spray de dermidine(R) seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires.

Choix des espèces

La souris constitue un bon modèle pour l'étude en oncologie. Il s'agit d’un mammifère au système immunitaire assez proche de l'Homme qui permet d’utiliser les données générées dans une approche translationnelle valide. Les souris Balb/C nude sont particulièrement utilisées comme souris receveuses de greffe. En effet, le profond déficit immunitaire de ces souris permet la prise de greffe de cellules humaines et offre la possibilité d’étudier l’effet d’immunothérapies avec des cellules humaines chez un hôte murin. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable. De nombreux outils permettent de caractériser les réponses aux traitements antitumoraux chez la souris. Par ailleurs, ce modèle est facile à manipuler et à héberger et nous disposons d'une bonne connaissance des mécanismes d'actions activés lors de la mise en place de tumeurs. Par ailleurs le cout d’hébergement est faible et la reproduction rapide. Les souris seront utilisées à l’âge de 10 semaines, soit à à un stade correspond à des jeunes adultes, permettant une bonne prise de greffe.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 560
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560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées en gravité légère. Chaque souris reçoit dans l'oreille, sous anesthésie gazeuse, une injection de la bactérie Propionibacterium acnes provoquant une inflammation locale, pour tester des molécules contre l'acné, l'épaisseur de l'oreille servant de mesure. Le porteur rappelle le retentissement psychologique de l'acné chez l'humain pour justifier le projet. Il affirme qu'il est "indispensable" de tester ces molécules sur l'animal, aucun modèle in vitro ne remplaçant selon lui complètement la peau vivante.

Objectifs

L'acné touche en France environ 15 millions de personnes : majoritairement des adolescents, mais aussi près de 20 % des femmes adultes. L’acné est une maladie de la peau caractérisée par l’éruption de boutons rouges, de points noirs et de kystes. Elle touche le plus souvent le visage et le thorax, mais aussi le dos, le torse voire le cuir chevelu. L’acné est une pathologie chronique du follicule pilosébacé, évoluant de façon fluctuante dans le temps et dont la physiopathologie implique 3 étapes : (1) hypersécrétion sébacée, (2) formation des lésions rétentionnelles (3) formation des lésions inflammatoires. L'acné est un vrai enjeu de santé publique : c'est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Parce qu'elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Il est donc important d’avoir un modèle préclinique prédictif de l'acné et afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques (non cosmétiques), il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle.

Bénéfices attendus

L'acné est une maladie de la peau qui a des répercussions psychologiques très importantes chez les patients car elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Les bénéfices de ce projet, si une molécule se révélait efficace, serait de mettre sur le marché une molécule efficace contre l'acné permettant aux patients atteints d'acné de guérir de l'acné et de son inflammation, réduisant ainsi les répercussions psychologiques impactées par cette maladie de peau.

Procédures

Pas de prélèvements sur animaux vigiles. Pas de procédures chirurgicales. Injection en intradermique au niveau de la face externe de l'oreille de la bactérie Propionibacterium acnes à l'aide d'une aiguille à insuline 30G (durée d'intervention

Impact sur les animaux

L'injection de la souche bactérienne P. acnes dans les oreilles est très bien tolérée par les animaux, elle induit uniquement une inflammation locale et très transitoire chez l'animal. Il est possible que les molécules testées par voie topique puissent assécher localement de façon excessive la peau des oreilles. Si tel était le cas, les fréquences de traitement seraient espacées.

Devenir

Les animaux utilisés dans les procédures 1 et 2 seront gardés en vie s'ils sont ensuite impliqués dans les procédures 3 et/ou 4. Le cas échéant ils seront mis à mort. Les animaux utilisés dans les procédures 3 seront mis à mort sauf s'ils sont impliqués dans la procédure 4. Les animaux de la procédure 4 seront mis à mort.

Remplacement

Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas de modèle in vitro d'inflammation provoquée par l'acné pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. - Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau (voie dermique / topique) - L’efficacité ne pouvant être complètement testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme).

Réduction

La stratégie d’expérimentation sera une expérimentation en mesures répétées (étude longitudinale) par observation répétée avec ou sans procédure d’imagerie. Cette approche expérimentale permet d’appliquer un modèle statistique pour un plan en mesures répétées ( seuil de significativité alpha de 5 % dont le critère principal sera l'épaisseur des oreilles en fonction du temps) et permet d’avoir une puissance de test importante car chaque animal est observé à différents temps et devient son propre contrôle car une observation est réalisée avant d’initier les phases de traitement). Le nombre d’animaux sera de 8 par groupe (groupe d’animaux traités avec excipient de la molécule à tester, la molécule à tester ou le traitement thérapeutique de référence commercialisé type bétaméthasone). Ce nombre est le minimum pour avoir une significativité acceptable avec une variation de 15 %, une puissance de 70 %, et une différence à souligner de 20 % entre groupes témoins et tests comparativement à l’approche classique. Cette approche permet donc de réduire le nombre d’animaux de 50 % au moins. Des analyses post mortem sur les tissus seront réalisées (histologie / immunohistologie / PCR / cytométrie et approches « omiques ») afin d’obtenir le plus d’informations possibles relatives à l’efficacité des molécules administrées sur les animaux.

Raffinement

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des lésions induites...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, buchettes, cotons pour nidification) Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : - Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48 h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids > 20 % du poids normal maintenue sur 72 h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication sur le site d’application de la molécule topique. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront euthanasiés immédiatement.

Choix des espèces

La souris s'est rapidement imposée au cours du temps comme un modèle fondamental dans la recherche biomédicale. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l'évaluation de l'inflammation provoquée par l'acné dans ces espèces . De plus, elle présente certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines, nous permettant ainsi d’avoir un point de comparaison par rapport aux résultats issus de la littérature relative à ce modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 150
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Rendues obèses par un régime gras, elles reçoivent un gavage quotidien, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des prélèvements de fèces répétés, avec des risques d'irritation du larynx ou de fausse route liés au gavage et des troubles digestifs, pour tester si une bactérie intestinale réduit l'inflammation liée à l'obésité. Le porteur ne détaille aucun test comportemental. Il affirme qu'"il n'existe pas de méthode alternative", le modèle d'obésité alimentaire chez le rongeur étant présenté comme classique.

Objectifs

La littérature scientifique montre que l’obésité d’origine alimentaire est associée à une diminution de la prévalence d’une bactérie particulière du microbiote intestinal humain. De plus, il a été montré que l’obésité d’origine alimentaire provoque une inflammation systémique de bas grade, ou méta-inflammation. De précédentes études menées par une équipe de recherche ont montré que l’administration par gavage d’une souche particulière de cette bactérie permet de réduire la prise de poids de souris nourries par un régime riche en gras. L’objectif de l’étude est de déterminer si l’administration de cette bactérie permet également de réduire l’inflammation induite par l’obésité d’origine alimentaire chez des souris déjà obèses.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les potentiels effets anti-inflammatoires de Xla1 sur l’inflammation systémique induite par l’obésité. Dans un premier temps, il permettra de déterminer si la prise de Xla1 modifie l’inflammation systémique d’une souris mince. De plus, il permettra de déterminer si, dans un contexte d’obésité, Xla1 permet de réduire l’inflammation systémique ou locale, notamment au niveau du colon.

Procédures

Les souris seront soumises à un régime normal ou riche en graisse pendant 8 semaines. Une partie des souris sera suivi pendant deux semaines, avec pesée journalière, prise de sang hebdomadaire et prélèvement de fèces 4 fois par semaine. Ces souris seront aussi gavées quotidiennement à partir d’une semaine après réception pendant une semaine. Le reste des souris sera suivi pendant 8 semaines, avec pesée journalière, prise de sang hebdomadaire et prélèvement de fèces 4 fois par semaine. Les souris seront aussi gavées quotidiennement à partir d’une semaine après réception pendant 7 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux nourris avec un régime riche en gras pendant 12 semaines peuvent développer des effets indésirables liés à l’obésité. Notamment, un début de diabète entrainant une polyurie et/ou une polydipsie peuvent être observés. Pour le confort des animaux, la litière pourra être changée plus régulièrement et de l’eau sera à disposition ad libitum. La procédure de gavage peut entrainer des irritations du larynx ou des risques de fausse route pendant l’administration. La prise du traitement par Xla1 ou le véhicule peut entrainer des modifications du confort digestif des animaux, avec possibles diarrhées/constipations ou maux de ventre. Enfin, des saignements peuvent être observés à la suite des prises de sang.

Devenir

150 animaux sont inclus dans la procédure 1. Ces animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale : une partie 2 semaines après réception, une autre 8 semaines après réception.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à ce projet car la prévention de l'obésité d'origine alimentaire (DIO) chez le rongeur est le modèle classique pour étudier l'effet des médicaments anti-obésité. De plus, il est nécessaire d’effectuer ces expériences sur des souris déjà obèses afin d’observer un état inflammatoire induit par l’obésité et ainsi déterminer l’efficacité de Xla1 sur l’inflammation. Des expériences in vitro préliminaires ont conforté les résultats observés mais la confirmation de ces résultats sur un organisme complexe est nécessaire.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé grâce à des expériences préliminaires : ces expériences ont montré que 10 animaux par groupes permettaient de réaliser des tests statistiques robustes (ANOVA) notamment sur le dosage de l’IL-6. De plus, le nombre d’animaux à sacrifier en début d’expérience a été réduit par 2 : les animaux n’ayant subi aucun traitement, la variabilité entre les souris sera réduite et permettra un test statistique robuste malgré un échantillon réduit. L’expérience sera répétée 3 fois pour confirmer les résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en groupe). Notamment, pour leur confort, les animaux obèses seront hébergés par 2 ou 3 maximum, et les animaux minces par 5. Les cages seront agrémentées d’un milieu enrichi avec des tunnels en carton, dômes et bâtonnets permettant la création de nids afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Les prises de sang submandibulaires seront réalisées sur des animaux vigiles. Pour leur confort et réduire le stress, les tentatives de piqûres seront réduites au minimum (deux tentatives maximum). L'inconfort et la souffrance seront limités grâce à l'utilisation d'un tableau de score, permettant l'établissement de points limites et la mise en place de mesures adaptées aux événements rencontrés (ex. injection d'anti-inflammatoire, utilisation de crème cicatrisantes, enrichissement des cages, adaptation de la nourriture).

Choix des espèces

Nous utiliserons les souris C57Bl/6 pour cette expérimentation. Le comportement alimentaire, la balance énergétique et le métabolisme glucidique et lipidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. De plus, ces souris possèdent un système immunitaire fonctionnel permettant d’étudier les effets de l’inflammation induite par l’obésité. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 18 et 20 semaines) car le développement des organes sera terminé. De plus, il est nécessaire que les souris soient au moins nourries 12 semaines avec un régime riche en gras afin de pouvoir observer l’établissement de l’inflammation induite par l’obésité. Chez le fournisseur, après 6 semaines de croissance, les souris seront donc nourries au moins 12 semaines avec un régime riche en gras. Les souris contrôles seront sélectionnées parmi la fratrie des souris obèses et seront nourries à partir de 6 semaines et pendant la même durée que les souris obèses avec une alimentation standard. Toutes les souris seront donc âgées de 18 à 20 semaines lors de leur réception et du début de la procédure.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 150
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 110 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 40 en gravité légère. Porteuses d'une mutation reproduisant la maladie de Huntington, elles subissent des tests comportementaux répétés sur plusieurs mois, des prélèvements sanguins à la queue et des ponctions de liquide céphalo-rachidien, pour caractériser les troubles précoces de la maladie. Le porteur qualifie les tests comportementaux de "peu stressants" sans tous les préciser. Il affirme que seul un modèle mammifère au cerveau complexe permet d'identifier ces déficits, les modèles in vitro ne reproduisant pas ces interactions cellulaires.

Objectifs

La maladie de Huntington est une maladie génétique héréditaire, neurodégénérative, caractérisée par des mouvements anormaux, un déficit cognitif et des troubles psychiatriques. La mutation responsable de la maladie de Huntington conduit à la mort de certaines neurones. Le développement de la maladie est défini par une première phase sans symptômes apparents (phase présymptomatique), suivie d'une phase symptomatique associée aux troubles moteurs, psychologiques et cognitifs pendant laquelle l'état du malade se dégrade progressivement jusqu’à la mort du patient. A ce jour, il n'existe aucun traitement permettant de ralentir son évolution ou de la guérir. La phase présymptomatique est relativement mal connue et la caractérisation de déficits au cours de cette phase permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques plus efficaces car ciblant les premières étapes de la maladie de Huntington. Dans ce projet, nous souhaitons caractériser les déficits précoces dans un modèle murin de la maladie de Huntington .

Bénéfices attendus

Cette étude préclinique est réalisée à différents niveaux (biochimique, cellulaire, tissulaire, comportemental), et à différentes phases d’évolution de la maladie pour précisément caractériser les altérations présentes dans ces souris. A la suite de ce projet, cette caractérisation permettra de définir la fenêtre thérapeutique pour tester des composés pharmaceutiques pour le traitement de cette maladie. En agissant le plus précocement sur les altérations de la maladie de Huntington, ces stratégies thérapeutiques sont susceptibles d’être plus efficaces.

Procédures

Certaines souris seront soumises à des tests comportementaux peu stressants de façon longitudinale en 4 sessions de 3-4 semaines à 2, 3, 6 et 9 mois, avec au moins 2 jours de repos entre chaque test . Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par /souris, sauf la cage d’activité qui permet de suivre le comportement spontané de la souris dans une cage dédiée pendant 24h. Les souris auront un prélèvement sanguin dans la veine de la queue à chacun de ces 4 âges (duré : 5 minutes chacun). Aucune chirurgie avec réveil n’est prévue dans cette saisine. Les autres prélèvements : 5 à 10 minutes en toutseront faits sous anesthésie/analgésie, sans réveil.

Impact sur les animaux

Très peu d’effets indésirables sont attendus sur les animaux utilisés dans ce protocole à part le stress lié à la contention lors du prélèvement sanguin et à la manipulation lors des tests comportementaux. Le stress sera réduit au minimum par l’habituation à l’expérimentateur avant chaque session de comportement et par l’habituation à la contention. Egalement une douleur possible lors des prélèvements de liquide céphalo-rachidien.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et validées, pour la réalisation d’une analyse post mortem complète des tissus.

Remplacement

Le cerveau est un organe complexe dans lequel interviennent de nombreuses interactions entre neurones (les cellules vulnérables dans la maladie de Huntington) et différentes cellules partenaires. Ces interactions cellulaires ne sont pour le moment pas fidèlement reproduites dans des modèles in vitro ou in silico, ce qui nécessite l’utilisation de modèles animaux. De plus la vulnérabilité de certaines régions cérébrales nécessite de comparer sur l’organe entier les différentes régions cérébrales qui ont parfois des connections anatomiques et fonctionnelles cruciales pour expliquer cette vulnérabilité sélective, et ne sont pas reproduites in vitro dans toute leur complexité. Les souris zq175 utilisées dans ce projet, miment le défaut génétique observé chez les patients atteints de la maladie de Huntington. Elles reproduisent de nombreux symptômes de la maladie de Huntington. Ces modèles permettent d’étudier les neurones et les autres cellules cérébrales et ont l’avantage de permettre d’évaluer des symptômes moteurs caractéristiques de la maladie de Huntington. Au final, seule une approche sur un modèle mammifère possédant un cerveau complexe peut nous permettre d’identifier les déficits précoces caractéristiques de la maladie de Huntington, qui pourront ensuite être ciblés par des stratégies thérapeutiques adaptées.

Réduction

Le projet prévoit au maximum 150 souris nées dans l’élevage d’un fournisseur agréé, sur 3 ans. Le nombre d’animaux dans chacun des groupes expérimentaux sera réduit au minimum nécessaire permettant une interprétation statistique fiable des résultats. Plusieurs paramètres sont mesurés sur les mêmes souris. Par exemple ; certaines souris auront une analyse sanguine ainsi qu’une évaluation approfondie de leur comportement à quatre stades différents de la maladie. D’autres souris auront une analyse histologique (des tissus) complète de plusieurs régions du cerveau avec quantification d’une dizaine de paramètres/souris Ceci permet d’exploiter au mieux les informations biologiques de chaque souris, et de réduire le nombre total d’animaux utilisés, selon le principe des 3R.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation, permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. Des points limites ont été définis. L’habituation des souris à l’expérimentateur avant chacune des sessions de tests comportementaux permet de réduire le stress des souris à la manipulation. De même, les souris seront habituées à la contention nécessaire aux prélèvements sanguins dans un tube à prélèvement dédié. Un soutien thermique sera mis en place lors du prélèvement de liquide céphalorachidien. Les procédures sont effectuées sous anesthésie et une couverture anagésique sera apportée pour palier à la douleur éventuelle.

Choix des espèces

Les souris modèles de la maladie de Huntington permettent d’étudier les cellules cérébrales (neurones, astrocytes…) in situ, dans un contexte génétique permettant le développement de la maladie de Huntington. Ces souris présentent des altérations moléculaires, cellulaires et comportementales caractéristiques de la maladie de Huntington, mais qu’il reste à caractériser à des stades précoces. Les souris seront étudiées entre 2 et 9 mois, à différents stades de la pathologie, la maladie de Huntington étant une maladie se déclarant chez l’adulte mais qui présente des déficits subtils dès le début du développement du cerveau et qui s’aggravent avec le temps.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 625
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625 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées en gravité légère. Soumises pendant seize semaines à un régime gras à base de lard, puis mises à jeun et tuées pour prélever leur tissu adipeux, elles peuvent selon le porteur prendre un poids les empêchant d'accéder à l'eau et à la nourriture et développer un état dépressif et anxieux, effets décrits malgré le classement en gravité légère. Le projet étudie le rôle des endocannabinoïdes du tissu gras dans l'obésité et le diabète de type 2. Le porteur indique recourir à des explants de tissu adipeux in vitro et écarte la microdialyse qui "nécessiterait plus d'animaux".

Objectifs

L’obésité s’accompagne d’une hyperactivation du système endocannabinoïde dans plusieurs organes favorisant l’apparition de dérégulations métaboliques. L’utilisation d’un antagoniste, le Rimonabant, capable de bloquer les principaux récepteurs de ce système, (les récepteurs aux cannabinoïdes 1 ou CB1R) s’est avérée être une approche thérapeutique efficace pour l’Homme entre 2006 et 2008. Pourtant, le Rimonabant a été retiré du marché en 2008 à cause de ses effets secondaires neuropsychiatriques consécutifs à son action sur les CB1R localisés dans le cerveau. Par la suite, il a été démontré que l’amélioration des paramètres métaboliques induits par le Rimonabant était majoritairement due au blocage des CB1R périphériques conduisant à des effets bénéfiques sur plusieurs organes clés du métabolisme glucido-lipidique dont le foie, le muscle squelettique, le pancréas et le tissu adipeux. Aujourd’hui, le rôle des CB1R périphériques est clairement illustré par des études montrant que le blocage de ces récepteurs périphériques diminue le risque cardio-métabolique chez la souris obèse. Alors que la présence des CB1R dans les organes majeurs de l’homéostasie glucido-lipidique est bien démontrée, l’origine des ligands qui activent ces récepteurs, les endocannabinoïdes (ECs), est plus discutée. Les 2 principaux ECs, l’anandamide (AEA) et le 2-arachidonylglycérol (2-AG) sont généralement synthétisés localement « à la demande » et ont une action autocrine et une durée de vie très courte. Ils sont également retrouvés dans le plasma où leur concentration semble refléter leur production par les tissus périphériques et en particulier le tissu adipeux. En effet, les ECs circulants sont augmentés chez les obèses et particulièrement chez les individus présentant un excès de graisse viscérale. Ainsi, l’objectif du projet est de démontrer qu’au cours de l’obésité, des ECs sont produits en excès par les dépôts graisseux et exercent une action locale (autocrine / paracrine) sur les CB1R pouvant conduire à une altération du métabolisme des adipocytes et modifier leurs capacités de différenciation.

Bénéfices attendus

Les ECs régulent de nombreuses fonctions physiologiques dont certaines impliquées dans l’homéostasie énergétique. Ainsi, il est admis que le SEC stimule la prise alimentaire et favorise le stockage de l’énergie via l’action coordonnée des ECs sur les CB1R présents dans de nombreux organes. Ce projet devrait nous permettre d’obtenir des informations importantes concernant la nature des ECs produits (AEA ou 2-AG) par le tissu adipeux pathologique en comparaison avec le tissu adipeux sain et de préciser leur origine (tissu adipeux viscéral ou sous-cutané). De plus, nous devrions démontrer que l’inactivation des CB1R du tissu adipeux conduit à une diminution de la production des ECs limitant ainsi leurs actions autocrines et/ou paracrines néfastes pour l’organisme. Ces effets seront évalués en mesurant la production d’adipokines et de cytokines pouvant être impliquées dans l’installation du diabète de type II.

Procédures

Dans ce projet, les animaux sont tout d’abord soumis soit à un régime standard soit à un régime hyperlipidique (60% lipides à base de lard) pendant environ 16 semaines. Les animaux sont ensuite mis à jeun 12h avant d’être anesthésiées puis mises à mort en vue de prélèvements d’organes.

Impact sur les animaux

En plus d’une altération des paramètres métaboliques, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Le tissu adipeux périépididymal et inguinal sera prélevé en vue de la préparation d’explants en culture ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire. Des échantillons de foie et de tissu adipeux seront également prélevés pour analyse ultérieure de certains paramètres caractérisant le métabolisme glucido-lipidique (dosages de lipides, mesures d’activités enzymatiques, dosages plasmatiques par kits colorimétriques...).

Remplacement

L’approche méthodologique in vitro utilisée dans ce projet est basée sur la mise en culture d’explants de tissu adipeux. Ce modèle a été retenu préférentiellement à des lignées comme les 3T3 par exemple car il respecte l’intégrité physiologique du tissu. En effet, le tissu adipeux est hétérogène et les différents types cellulaires le composant peuvent avoir un impact sur le métabolisme des adipocytes, ce qui est particulièrement vrai pour les macrophages. Ce modèle pourrait être remplacé par une méthode d’exploration in vivo utilisant un protocole de microdialyse du tissu adipeux. Toutefois cette technique nécessiterait plus d’animaux et serait plus traumatisante.

Réduction

Le modèle d’explants de tissu adipeux permet une réduction importante du nombre d’animaux par rapport à une exploration in vivo. En effet, cette méthode offre la possibilité de tester plusieurs traitements sur un même animal puisque le tissu est découpé en petits fragments et réparti dans des plaques multi-puits. De plus, dans ces conditions il est possible d’étudier le tissu adipeux viscéral et le sous-cutané sur la même souris.

Raffinement

Au laboratoire, plusieurs projets autour de la thématique de l’obésité utilisent des souris soumises aux mêmes conditions nutritionnelles. C’est pourquoi, aussi souvent que possible, les tissus destinés à la préparation d’explants ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire seront prélevés sur des souris engagées dans d’autres protocoles. Les animaux auront libre accès à un biberon d’eau et des objets d’enrichissement de milieu seront placés dans les cages. Afin d’éviter le stress de l’isolement, les animaux seront plusieurs par cage (5 à 10). Tout au long du traitement nutritionnel, l’état général des animaux sera surveillé de façon régulière car bien que l’obésité ne soit pas un point limite, les pathologies qu’elle génère peuvent être une source de dérèglements internes. Le régime gras peut altérer le métabolisme et la santé mentale des animaux (état dépressif et anxiété). Un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Toutefois la durée du régime étant limitée à environ 16 semaines, la prise de poids ne devrait pas être associée à une mauvaise condition physique. Le régime hyperlipidique est administré sous forme de croquettes beaucoup moins dures que les croquettes d’entretien classiques ce qui peut favoriser la pousse des incisives jusqu’à la malocclusion dentaire liée à un manque d’usure des dents. Pour éviter l’apparition de cette pathologie des objets à ronger seront introduits dans la cage.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé en recherche pour tenter de comprendre les mécanismes à l’origine des dérégulations métaboliques liées à l’obésité et tester des stratégies thérapeutiques. En effet, le métabolisme glucido-lipidique de la souris est adapté à la mise en évidence de phénomènes physiologiques proches de ceux que l'on peut observer chez l'Homme au cours de l’obésité. La souris fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui permet de s’appuyer sur la littérature pour justifier certaines hypothèses au lieu de faire une expérience, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Ceci est valable pour le système endocannabinoïde du tissu adipeux qui fait l’objet de nombreuses études. Dès le sevrage les animaux seront soumis au régime contrôle ou hyperlipidique pour une durée de 16 à 18 semaines. Cette mise sous régime pendant la phase de croissance active de l’animale permet d’augmenter la réponse au traitement et ainsi d’en limiter la durée.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 338
Souffrances
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Devenir
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 338

338 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Chaque souris reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau puis jusqu'à cinq injections de virus oncolytiques, avec des douleurs liées aux injections et à la croissance des tumeurs, la mise à mort intervenant à 20 % de perte de poids. Le projet teste des virus porteurs de protéines chimériques contre le cancer. Le porteur indique disposer de cultures 3D, sphéroïdes et puces microfluidiques, pour une partie de ses expériences, mais juge "l'organisme entier" nécessaire pour évaluer les effets immunitaires.

Objectifs

Les virus oncolytiques sont de nouveaux agents thérapeutiques dont les développements récents participent à l'essor des traitements par immunothérapie. Ces virus présentent 3 modes d’actions principaux, à savoir la capacité à 1) tuer directement les cellules tumorales, 2) induire une réponse immunitaire anti-tumorale et 3) vectoriser des protéines thérapeutiques qui seront uniquement produites dans le microenvironnement tumoral par les cellules cancéreuses infectées. Cette dernière propriété fait actuellement l’objet de nombreuses recherches au niveau international mais des questions importantes demeurent quant aux transgènes thérapeutiques à utiliser et aux conditions dans lesquelles ils doivent être administrés in vivo. Notre projet vise ainsi à étudier, chez la souris immunocompétente, les effets thérapeutiques de virus oncolytiques contenant un nouveau type de transgène codant pour des protéines chimériques qui cibleront plusieurs mécanismes immunitaires au sein du microenvironnement tumoral. Ces protéines chimériques, qui ont été développées dans notre laboratoire, comportent 3 domaines fonctionnels (inhibition des points de contrôle immunitaire, présentation antigénique, co-stimulation) et donnent des résultats très encourageants in vitro. Cependant, l’évaluation de ces différents mécanismes dans une optique de transfert vers la clinique requiert le passage dans des modèles animaux vivants qui reproduisent de façon pertinente la physiologie des tumeurs et les réponses immunitaires systémiques associées.

Bénéfices attendus

Les efforts réalisés pour comprendre la biologie des tumeurs ainsi que l’amélioration continuelle des traitements tels que la chimiothérapie, la radiothérapie, et plus récemment l’immunothérapie ont déjà permis d’augmenter la survie des patients atteints de cancers. Cependant, dans de nombreux cas ces traitements présentent une efficacité limitée. De nouvelles molécules thérapeutiques potentiellement très efficaces nécessitent une vectorisation appropriée pour profiter de leur efficacité tout en limitant les effets secondaires. Il a ainsi été montré qu’une vectorisation appropriée des agents anti-cancéreux permettait de diminuer la morbidité associée au traitement mais aussi d’en améliorer l’efficacité et de limiter l’établissement d’une résistance dans les cellules tumorales. Ce type de stratégie thérapeutique est d’autant plus intéressant dans le cas de cancers très agressifs pour lesquels nous ne disposons pas encore d’options thérapeutiques satisfaisantes. L’utilisation de virus oncolytiques injectés par voie systémique pour vectoriser des molécules au sein même des tumeurs est une approche innovante destinée à répondre à ces problématiques. En créant de nouvelles protéines chimériques très actives et en les combinant au potentiel de vectorisation des virus oncolytiques, nous espérons pouvoir apporter des réponses thérapeutiques à des problèmes actuels en cancérologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées de cellules tumorales puis à des injections intraveineuses, intra-péritonéales et/ou intra-tumorales répétées de traitements. Chaque injection durera une trentaine de secondes, à raison d'un maximum de 5 injections (1 challenge + 4 traitements) par animal.

Impact sur les animaux

Nous avons préalablement pu vérifier que l’injection de virus oncolytiques aux doses prévues n’entraîne pas de morbidité particulière ou de douleur chez les animaux. Concernant la protéine thérapeutique ScFv-OVA-dm41BBL, nous n’avons pour le moment pas de données in vivo. Les données de la littérature sur les différents domaines protéiques qui la composent suggèrent que des effets secondaires auto-immuns pourraient être observés. Une attention particulière sera apportée au suivi de ces effets éventuels (peau, intestin et foie notamment). Chacune des procédures nécessitera la réalisation d'injections intraveineuse, intra-péritonéales et/ou intra-tumorales qui peuvent être à l'origine d'une douleur légère et générer un stress modéré et ponctuel chez les animaux. Dans toutes les procédures, l'établissement et la croissance des tumeurs pourra aussi générer des douleurs qui seront détectées précocement grâce aux points limites préalablement établis pour chaque procédure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Notre laboratoire a développé au cours des dernières années des systèmes de culture in vitro complexes (sphéroïdes, puces microfluidiques) qui nous permettent de nous affranchir de l'utilisation d'animaux pour une majorité de nos expériences. L'approche sur organisme entier nous permet cependant d’évaluer l’effet thérapeutique des virus et de leurs transgènes mais également les effets toxiques potentiels sur divers tissus tels que le compartiment hématopoïétique par exemple. Une telle complexité n’est malheureusement pas encore reproductible in vitro. Dans la mesure où nous souhaitons étudier le ciblage in vivo des cellules tumorales dans un environnement complexe après administration des virus oncolytiques en intraveineux, comme c’est le cas en clinique, ces expériences nécessitent d’être réalisées sur l’animal. Nous avons déjà validé la spécificité de nos virus sur un large panel de lignées cellulaires, en 2D et en 3D. Cependant, ces expériences ne permettent pas de présumer de la biodistribution réelle et des effets systémiques de nos traitements une fois injectés dans un organisme, en particulier les effets immunitaires.

Réduction

Les différents paramètres mesurés seront comparés par des tests statistiques adaptés aux très petits échantillons (n

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages ventilées (5 souris maximum par cage) en milieu enrichi (copeaux de litière, lambeaux de papier) dans des salles à température et hygrométrie contrôlées. Les litières sont changées chaque semaine par le personnel qualifié de l’animalerie. Toutes les procédures prévues dans ce projet sont de classe légère à modérée. L’utilisation d’antalgiques morphiniques n’est pas envisagée car les animaux seront immédiatement euthanasiés en cas d’absence de réponse au traitement ou d’atteinte d’un point limite. Des points limites adaptés à l’espèce utilisée ont été prévus pour chaque procédure. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel zootechnique et les expérimentateurs. En cas d’atteinte d’un des points limites suivants un signalement sera fait au responsable de la SBEA ainsi qu’au responsable de l’étude ou à son suppléant. Les animaux seront alors euthanasiés directement afin de prévenir toute douleur au stade le plus précoce possible et d’éviter la collecte de données altérées en raison d’un stress chez les animaux. •Critères cliniques : - Mauvais état du pelage (diminution du toilettage, poil ébouriffé, perte excessive de poils, plaies) - Faciès contracté et position anormale des vibrisses - Yeux clos et larmoyant - Gonflement abdominal pouvant être causé par l’accumulation de liquide d’ascites en raison des tumeurs - Fèces liquides ou absence de fèces •Critères comportementaux : - Position recourbée (dos voûté, prostration) - Diminution de la mobilité interférant avec l’activité de base de l’animal (alimentation, toilettage) - Réduction de l’activité, isolement - Signes de stress (hyper-sensibilité aux bruits, agressivité, stéréotypie) •Critères zootechniques - Perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids initial de l’animal ou comparativement au poids moyen des individus soumis au même protocole expérimental

Choix des espèces

L’objectif principal étant d’évaluer les effets immunitaires de nos nouvelles molécules chimériques et de leur vectorisation par des virus oncolytiques, l’utilisation de souris immunocompétentes et de modèles tumoraux syngéniques est essentielle. L’implantation sous-cutanée des cellules tumorales se justifie par le suivi facilité de la croissance tumorale et la comparaison avec les données de la littérature qui utilisent des approches similaires. Nous utiliserons des animaux âgés de 7 à 10 semaines (jeunes adultes). Le stade de développement est justifié par la nécessité d'avoir des animaux adultes ayant un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Elles subissent un protocole de stress chronique léger, confinement et inclinaison de la cage répétés, censé induire une anxiété transitoire, pour mesurer l'effet du stress de l'hôte sur le transfert de gènes de résistance aux antibiotiques dans le microbiote intestinal. Le porteur décrit des nuisances minimes tout en classant les procédures en gravité modérée, et ne détaille comme test comportemental qu'un open field. Il affirme que le remplacement "n'est pas possible" car les effets du stress dépendraient de processus physiologiques que seuls des modèles in vivo permettraient d'appréhender.

Objectifs

Le microbiote intestinal est un écosystème microbien complexe dont l'équilibre et l'homéostasie sont entretenus par un afflux constant de micro-organismes commensaux. Sa composition est affectée à la fois par des facteurs intrinsèques tels que la génétique de l'hôte, et des facteurs extrinsèques comme les médicaments ou l'alimentation. De récents travaux, ont également montré que le stress de l’hôte, aigu ou chronique, pouvait avoir des effets profonds sur la composition et l'organisation du microbiote intestinal. Ces modulations peuvent être la conséquence soit de l'action directe des médiateurs du stress libérés dans la lumière intestinale sur les bactéries in situ, soit des modifications de la physiologie intestinale induite par le stress. Le microbiote intestinal est par ailleurs un réservoir majeur de gènes de résistance aux antibiotiques (ARG) dont la dissémination pourrait également être influencée lors d’un stress de l’hôte. En effet, le microbiote intestinal représente un milieu extrêmement propice aux transferts de gènes de résistance entre bactéries dû à la grande diversité d’espèces incluant des souches résistantes aux antibiotiques, et un dialogue permanent entre les bactéries. En cas d’un stress de l’hôte, les bactéries constituant le microbiote vont se retrouver au contact de concentrations croissantes de marqueurs de stress (noradrénaline, glucocorticoïdes) provoquant des modifications de croissance et de virulence de certaines espèces. De plus, des données in vitro ont démontré que la noradrénaline stimulait le transfert de gènes entre deux souches bactériennes. Cet effet est inhibé par l’ajout dans le milieu de culture d’inhibiteurs de la noradrénaline. L’ensemble de ces observations suggère que le stress de l’hôte pourrait impacter la fréquence des transferts de gènes dans l’intestin, notamment des ARG, dans un contexte mondial préoccupant quant à l’expansion considérable des bactéries multi-résistantes. A l’heure actuelle, cette observation n’a pas été confirmée in vivo et nous souhaitons explorer cette hypothèse et évaluer la fréquence de transferts de gènes dans un modèle murin de stress léger chronique.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus ici permettront de conclure quant à la nature de l’effet d’un stress chronique vis-à-vis des transferts de gènes au sein du microbiote. Ces résultats seront donc tout à fait novateurs. Ces données permettront d’apporter un éclairage sur le rôle des facteurs liés au stress dans l’adaptation et l’évolution de l’écosystème digestif et notamment la mobilisation des gènes de résistance aux antibiotiques au sein du réservoir intestinal, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de réflexion quant à la lutte contre la résistance aux antibiotiques. Dans le cas où une stimulation de ces transferts est observée, nous envisagerons de caractériser ultérieurement les voies impliquées dans ces phénomènes.

Procédures

Le protocole d'induction de stress chronique léger est basé sur l'utilisation de facteurs de stress sociaux et environnementaux. Aucun d'entre eux ne peut être considéré comme inducteur de douleur. Ce protocole de stress est léger car il y a des périodes pendant lesquelles l’animal n’est pas soumis à des stress et d’autre part ou il est exposé plusieurs fois dans la même semaine aux mêmes facteurs stressants (confinement, inclinaison de la cage). L’exposition répétée aux mêmes facteurs de stress donne généralement lieu à une habituation.

Impact sur les animaux

Aucun signe de douleur ou de détresse (telles qu’une position voutée, prostration, toilettage anormal (absent ou excessif) n’a été mis en évidence avec ces séquences comportementales sur 21 jours. Ce protocole de stress chronique entraîne l’apparition de traits d’anxiété mis en évidence en openfield. D’autres études montrent une disparition de l’anxiété et une récupération d’un état normal quelques jours après l’arrêt du protocole de 21 jours. Tous ces éléments indiquent qu'aucun effet indésirable n'est attendu. La seule nuisance attendue est une anxiété, induite par le protocole de stress chronique mais elle est transitoire.

Devenir

N/A

Remplacement

Les données in vitro de la littérature montrent un lien entre des molécules telles que les glucocorticoïdes, induites par le stress chronique, sur le transfert de gènes dans une souche bactérienne précise. Néanmoins, ces expériences ne prennent pas en compte la complexité du microbiote intestinal. De plus, le protocole d’induction du stress chronique léger comprend un ensemble de facteurs sociaux et environnementaux plus proche de la réalité physiologique que les modèles in vitro. Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est donc pas possible dans ce contexte. En effet, les effets du stress chronique léger dépendent d’interactions cellulaires, de processus physiologiques et de l’état de l’être vivant. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé que par l’utilisation de modèles in vivo.

Réduction

L'effectif total des animaux de ce projet a été déterminé par une analyse statistique permettant la réduction maximale du nombre de sujets inclus tout en garantissant une fiabilité forte des résultats qui seront obtenus dans ce projet.

Raffinement

Les cages seront munies d’éléments d’enrichissement (buchettes, sizzlenet), permettant d’offrir aux animaux la possibilité d’évoluer en espaces clos, type de milieu préférentiel chez des rongeurs. L’état des animaux sera évalué quotidiennement par observation de tout comportement pouvant suggérer la présence de mal être chez les animaux de cette étude.

Choix des espèces

Des études récentes ont validé les effets de la procédure de stress chronique léger de 3 semaines sur des souris C57BL/6J. En effet, celui-ci induit une augmentation des glucocorticoïdes sanguins (marqueur du stress) et un phénotype anxieux (openfield). De plus, les expériences précédentes du laboratoire sur le transfert de gènes d’une bactérie donneuse au microbiote intestinal ont été optimisées sur les souris mâles C57BL/6J de 8 semaines. En particulier, la dose de bactéries donneuse capable d’induire une bonne implantation de la souche en 21 jours a été déterminée dans des souris C57BL/6J non soumises au stress. Pour toutes ces raisons, nous utiliserons le modèle murin C57BL/6J dans cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 770
Souffrances
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▲ 10
▲ 760
Devenir
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 770

770 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 760 dans des procédures de gravité sévère. Développant spontanément un lupus, elles présentent des réactions inflammatoires, des lésions des vaisseaux, de la peau, des articulations et des reins, une perte de poids rapide et une dermatite ulcéreuse, et passent trois IRM sous deux heures d'anesthésie chacune. Le projet cherche des marqueurs du lupus neuropsychiatrique en observant la myéline. Le porteur présente l'IRM comme un raffinement et affirme que ces études nécessitent "l'animal entier", un modèle cellulaire ne reproduisant pas l'organisme dans sa globalité.

Objectifs

Le lupus érythémateux disséminé (LED) est une pathologie autoimmune aux mécanismes complexes dont le diagnostic reste toujours très difficile à poser. Affection inflammatoire chronique, ses symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre avec des atteintes qui peuvent être dermatologiques, rhumatologiques, rénales, cardiaques, mais également cérébrales chez au moins 75% des patients avec l’apparition de troubles des fonctions cognitives et émotionnelles. Cette forme délicate et très invalidante de la maladie constitue le lupus neuropsychiatrique (ou neurolupus) et représente un problème majeur de santé publique du fait des conséquences socio-économiques dramatiques qu’il entraîne (perte d’emploi, coût financier très élevé de la prise en charge, souffrance physique et psychologique des patients et des proches). Actuellement, faute de biomarqueurs et d'études contrôlées, le traitement du neurolupus est basé sur l’administration d’immunosuppresseurs qui entrainent de graves effets secondaires à long terme. De ce fait, la caractérisation précise de biomarqueurs prédictifs d’un dysfonctionnement cognitif et le développement de stratégies thérapeutiques relèvent d’une nécessité de santé publique absolue. La myéline, paramètre négligé jusqu’à présent mais fortement impacté dans certaines pathologies autoimmunes du système nerveux central, fera ici l’objet d’une attention particulière. En effet, la myéline est un élément crucial pour la communication entre les structures cérébrales. Les perturbations de cette dernière induisent des modifications comportementales. Mené sur un modèle murin développant les aspects du LED humain, les objectifs de ce projet seront donc de mieux comprendre les origines et les manifestations comportementales du neurolupus, d’en disséquer les mécanismes (avec un focus sur la myéline comme potentiel biomarqueur prédictif des altérations cognitives), de mettre au point des stratégies thérapeutiques ciblées sur la neuroprotection, et enfin de permettre le transfert d’hypothèses physiopathologiques vers la clinique et vice-versa. Ce projet s’inscrit donc dans le cadre de la recherche fondamentale mais aussi dans celui de la recherche appliquée par l’usage de méthodes IRM et de molécules neuroprotectrices, déjà utilisées en clinique humaine pour le traitement de certaines pathologies neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de connaissances dans le but d’élaborer des stratégies permettant de traiter efficacement les symptômes cognitifs accompagnant le lupus neuropsychiatrique, et par extension, les symptômes cognitifs observés dans d’autres pathologies inflammatoires autoimmunes affectant le système nerveux central, telles la sclérose en plaques et la neuromyélite optique dans lesquelles la myéline présente des altérations.

Procédures

Les souris auront 3 examens IRM espacés d’au moins une semaine nécessitant 2h d’anesthésie.

Impact sur les animaux

L’IRM est une technique d’imagerie non-invasive et non-irradiante, reconnue pour améliorer le raffinement et la réduction. L’usage d’anesthésie durant l’examen permet d’éliminer les sources de stress et d’inconfort pour l’animal. De ce fait, aucun effet indésirable est prévu. A partir du deuxième temps IRM, les souris alors âgées de 14 jours commenceront à présenter les symptômes du neurolupus tels que : réactions inflammatoires et de lésions de divers tissus/organes (vaisseaux, peau, articulations, reins) ainsi que des troubles comportementaux, symptômes que nous cherchons à contrecarrer par l’administration de nos traitements. Les animaux présentant les signes de souffrances ne seront pas transportés pour l'examen IRM. Ces signes sont les suivants : la perte drastique et rapide de poids, l’augmentation importante des valeurs de protéinurie urinaire, une dermatite ulcéreuse, des modifications de l’état général (piloérection, absence de toilettage, dos vouté, sécrétions nasales et/ou ophtalmiques, difficultés à respirer, gonflement des articulations, présence de ganglions/hyperplasie) et du comportement (prostration, vocalisations, agressivité). Les points limites ont été définis pour détecter le plus précosément possible l’apparition de ces signes.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la dernière IRM.

Remplacement

Les études planifiées dans ce projet ne peuvent en aucun cas être réalisées in vitro car il s’agit d’investiger les mécanismes pathogéniques d’une maladie systématique, le LED, impliquant de nombreux organes en interaction, et d'observer l'efficacité d’un traitement dans le temps. De plus, le développement de nouvelles thérapies requiert des études in vivo permettant d’évaluer les effets de molécules potentiellement thérapeutiques sur la communication entre les organes et l’organisme dans sa globalité. L’avantage de ces modèles est d’intégrer la totalité des effets potentiels d’une substance et de ses métabolites dans un contexte de fonctionnement physiologique, les connexions entre les différents organes étant conservées et les effets de la substance pouvant être appréhendés globalement (ce qui n’est pas le cas dans un modèle cellulaire réductionniste in vitro). Ces études nécessitent donc l’animal entier.

Réduction

Le nombre d’animaux est déterminé avec soin à l’aide d’un logiciel, ajusté et calculé au plus juste pour répondre aux critères d’éthique tout en permettant l’analyse statistique des résultats obtenus et en assurer la reproductibilité.

Raffinement

Les animaux ne seront pas hébergés dans notre EU. Les examens IRM sont non invasifs et réalisés sous anesthésie afin de réduire le stress des souris. La profondeur de l’anesthésie est évaluée par le réflexe de retrait de la patte ou le pincement de la queue, et la fréquence respiratoire et la température corporelle sont suivies en temps réel durant tout l’examen. L’hypothermie due à l’anesthésie sera évitée grâce à un tapis chauffant pendant la durée totale de l’expérimentation. Du gel sera appliqué sur les yeux pour éviter leur dessèchement.

Choix des espèces

Notre choix d’utiliser des souris permet d’avoir un modèle reproduisant la pathologie humaine de manière spontanée. Les souris seront observées à différents stades de la maladie : à 8 semaines avant l'apparition des symptômes; 14 semaines au début de l'expression de la maladie et 20 semaines au moment de l'expression des symptômes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
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▲ 100
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Devenir
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 100

Les souris porteuses de gliomes ou de métastases cérébrales sont suivies jusqu'à une perte de 15 % de leur poids ou jusqu'à l'atteinte d'autres points limites, qui entraînent leur mise à mort immédiate. 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour comparer leurs images IRM à l'analyse de leurs tissus. Elles passent des examens IRM d'une heure au plus sous anesthésie générale, espacés d'au moins trois jours, avec à chaque fois une injection d'agent de contraste, et peuvent présenter titubation, léthargie, tête penchée, tremblements ou crises d'épilepsie. Le projet vise à distinguer par IRM la récidive d'une tumeur cérébrale de la nécrose due à la radiothérapie, mais le résumé ne décrit ni l'implantation des tumeurs, ni l'irradiation, ni le nombre d'examens par souris.

Objectifs

L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une méthode de choix pour la détection de tumeurs cérébrales. Cependant, les techniques d'IRM conventionnelles ne sont toujours pas capables de distinguer la progression tumorale de la radio-nécrose, car les deux présentent la même apparence sur les images IRM. Seuls des critères d'évaluation qualitatifs non reproductibles et subjectifs des lésions ont été proposés. Des performances modérées ont été rapportés grâce à l’implémentation de techniques d'IRM avancées. Ainsi actuellement, des séries d’examens IRM incluant l’ensemble de ces nouvelles techniques sont nécessaires pour affiner les pronostics sans pour autant atteindre 100% d’exactitude. L’actuel projet de recherche s'appuie lui sur la relaxométrie IRM. Cette technique permet de caractériser la microstructure du tissu et ainsi d'augmenter la spécificité de détection. De plus, pour résoudre le problème spécifique de la différenciation radio-nécrose/progression, ce projet adoptera une approche de pointe pour extraire des informations sur la microstructure du tissu au sein de chaque voxel (pixel en 3D). Ce projet vise à développer des méthodes avancées d’IRM pour permettre l'évaluation in vivo non invasive de la réponse à la radiothérapie de gliomes implantés ou de métastases cérébrales chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces données recueillies avec la nouvelle méthode IRM fourniront un point de départ solide pour 1) évaluer la possibilité d'éviter les biopsies et 2) évaluer plus précocement l'évolution de la maladie. Les résultats de ce projet bénéficieront à long terme aux patients atteints de cancers cérébraux. De nouveaux biomarqueurs permettant de distinguer la récidive tumorale de la nécrose seront développés et mis à disposition via des techniques d'IRM rapides et robustes compatibles avec l'environnement clinique. Cela facilitera le diagnostic et permettra une prescription de traitement adapté. De plus, cela devrait réduire la nécessité d'une biopsie chirurgicale et ainsi limiter les risques pour le patient. Finalement, cette nouvelle technique IRM améliorera le confort des patients (pas d’injection d’agents de contraste, acquisitions rapides, diagnostics plus précis, technique d’imagerie inoffensive).

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection d’agents de contraste IRM sous anesthésie générale à chaque examen IRM. Ces examens seront séparés d’au minimum 3 jours.

Impact sur les animaux

Les modèles tumoraux pourraient induire des effets indésirables sur le comportement de l’animal (titubation, léthargie), sur son apparence (yeux mi-clos, dos vouté), une perte de poids, et des signes neurologiques tels que la tête penchée, tremblements, crises d’épilepsie. La radionécrose tumorale ne devrait pas induire de douleur. En revanche, si une radionécrose du tissu cérébral sain intervient, celle-ci pourrait devenir douloureuse et sera détectée par des modifications du comportement ou de l’apparence physique. De plus, le transport des animaux d’un établissement utilisateur à un autre pourrait induire un stress aux animaux.

Devenir

A la fin du projet, les animaux seront euthanasiés pour comparer les résultats obtenus en IRM avec des études histologiques, et ainsi valider le nouveau protocole IRM.

Remplacement

Notre projet est à visée translationnelle. En effet, nous souhaitons développer des séquences IRM permettant un diagnostic plus précoces et fiables de la radionécrose (grâce à l’obtention d’images avec des résolutions spatiales et temporelles plus élevées, et des informations plus quantitatives). L’imagerie du petit animal vivant est donc un maillon indispensable dans ce processus.

Réduction

Les séquences IRM sont déjà développées et ont déjà été évaluées sur des souris saines. Ainsi, seulement des souris pathologiques (portant soit des gliomes soit des métastases cérébrales) seront imagées. Du fait de la non-invasivité de l’imagerie par IRM, les mêmes animaux seront imagés plusieurs fois avec un minimum de trois jours entre chaque examen. De plus, les structures cérébrales contralatérales au gliome serviront de contrôle interne. Cette démarche permet de limiter le nombre d’animaux au strict nécessaire.

Raffinement

L'utilisation d'anesthésies gazeuses, la présence d'un tapis chauffant permettant de maintenir la température interne des animaux et le contrôle de la respiration permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. De plus, du gel ophtalmique sera utilisé pour éviter la secheresse oculaire. Il est à rappeler que l’expérience d’IRM en elle-même ne génère aucun signe de souffrance visible. Lors du positionnement de l’animal dans l’antenne IRM, la tête de l’animal est placée dans un masque surmonté d’un tuyau dans lequel circule de l'air etun anesthésique. Un ordinateur placé à côté de l’expérimentateur permet de contrôler en permanence la respiration de l’animal et d’adapter la dose d’anesthésique afin d’induire l’anesthésie la plus faible possible. Une expérience sur animal a une durée maximum de 1 heure. L’agent de contraste utilisé est un agent quotidiennement employé lors des examens d’IRM sur les patients. Cet agent de contraste n’entraîne pas d’effets secondaires. Les animaux seront injectés avec une dose 5 fois inférieure à la dose clinique. Les souris portant des tumeurs ou métastases cérébrales seront étudiées jusqu’à ce que leurs poids aient diminué de 15% ou que les autres points limites soient atteints. Une grille de scorage a été instaurée pour surveiller la santé et le bien-être des animaux, comprenant des signes au niveau du comportement, de la mobilité, de la perte de poids, et de l’apparition de signes neurologiques. Si des signes de mal-être apparaissent, les animaux seront pris en charge par un analgésique. Des points limites ont aussi été instaurés, induisant une euthanasie immédiate. Les animaux seront observés au réveil pour une recherche de signes cliniques de la douleur.

Choix des espèces

Les souris C57Bl/6N et BalbC sont couramment utilisées dans la littérature, permettant de comparer nos résultats à des études précédentes. De plus, elles possèdent un système immunitaire fonctionnel permettant de mimer la pathologie humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (à partir de 8 semaines) car le développement des organes sera terminé.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2500
Souffrances
▲ -
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Privées de la protéine p53, qui freine l'apparition des cancers, une partie des souris développe plus facilement des tumeurs spontanées en vieillissant, d'où leur emploi avant l'âge de 16 semaines. Au total, 2 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les autres reçoivent par chirurgie sous anesthésie, sous la peau du dos, un fragment de tumeur du nasopharynx, puis chaque souris est traitée tous les jours pendant deux semaines, éveillée et sous contention, par injection intraveineuse ou gavage, et celles qui sont privées de p53 subissent en plus une prise de sang à la joue sans anesthésie chaque semaine pendant un mois. Après la mise à mort, les tumeurs sont analysées et la moelle osseuse prélevée. Le porteur affirme que "seul un animal vivant, entier, peut permettre d'étudier dans sa globalité l'effet des traitements", pour six composés déjà prescrits à des patients atteints d'autres cancers.

Objectifs

La protéine p53, appelée gardienne du génome, a pour rôle d’empêcher l’émergence et la prolifération de cellules cancéreuses lorsque des évènements favorisant leur apparition surviennent. En effet, dans de nombreux cancers cette protéine est modifié ou absente. Une autre protéine, MDM2, est décrite comme empêchant l’activité protectrice de p53 et jouerait donc un rôle dans l’apparition de cancers. Des composés thérapeutiques visant à empêcher la fonction de régulation de MDM2 sur p53 ont été développés, mais sans réel succès. Ceci signifie que MDM2 pourrait avoir un rôle plus important que ce qui est actuellement connu et agir sur d’autres molécules. Ce projet cherche à définir plus précisément l’implication de MDM2 dans le développement des cancers.

Bénéfices attendus

Les connaissances obtenues grâce à ce projet de recherche seront bénéfiques pour la communauté scientifique à court terme, afin de permettre d’appréhender la complexité du rôle de notre molécule d’intérêt dans la progression tumorale. A moyen terme, si l’un des composés que nous testons sur les cancers nasopharyngés est efficace (composés déjà indiqués pour un autre type de cancer en médecine humaine), cela pourra alors donner lieu à un essai clinique (dont l’objectif est d’évaluer la sécurité et l’efficacité du médicament) pour ce type de pathologie.

Procédures

Pour mener à bien ce projet, nous réaliserons deux types de protocoles expérimentaux utilisant des souris. Dans le premier axe, nous testerons l’effet de composés thérapeutiques déjà validés chez le patient pour certains cancers sur des tumeurs nasopharyngés (cancer où l’action protectrice de la molécule p53 est empêchée par notre molécule d’intérêt) qui auront été greffées sous la peau du dos de souris. Cette implantation se fait par chirurgie (petite incision de la peau) sous anesthésie générale et traitement anti-douleur (durée de la procédure maximum 10 minutes). Un mois plus tard, le traitement (6 composés différents administrés seul soit par voie intraveineuse soit par gavage) débute avec une administration quotidienne pendant 2 semaines. Chaque administration est réalisée sur souris éveillée et après contention et dure moins d’une minute. Dans le second axe, nous utiliserons des souris transgéniques n’exprimant pas la molécule p53. Cela nous permettra de caractériser l’effet des composés thérapeutiques en absence de l’action de notre molécule d’intérêt sur la protéine protectrice du cancer. Pour cela ces souris recevront les traitements comme décrits pour l’autre modèle. Chaque semaine pendant un mois, un prélèvement de sang au niveau de la joue (geste réalisé sans anesthésie et d’une durée de 10 secondes) permettra de suivre l’effet des traitements sur la composition du sang.

Impact sur les animaux

Dans la mise en place du premier axe de recherche, l’implantation chirurgicale du fragment tumoral va impliquer une suture avec un risque de mauvaise cicatrisation. Lorsque le fragment tumoral greffé va croître, sa taille pourra donc entraîner une gêne dans le déplacement des souris et une nécrose pourrait également apparaître. L’administration répétée des composés thérapeutiques (une fois par jour pendant deux semaines) pourrait entrainer une ulcération au site d’injection (pour les administrations dans la veine) et une irritation du tube digestif (dans le cas de l’administration orale avec une sonde de gavage). Enfin les souris transgéniques n’exprimant pas la molécule p53 peuvent développer plus facilement des cancers spontanés en vieillissant (apparition de tumeurs affectant le bien-être de l'animal: difficulté de déplacement, douleur liée à la présence de la tumeur).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Dans le cas du modèle de greffe d’un tissu tumoral sous la peau, cela permettra de faire l’analyse de ce tissu après le traitement avec nos différents composés thérapeutiques. Dans le cas des souris transgéniques n’exprimant pas la molécule pouvant jouer un rôle dans le développement du cancer, nous récupérerons la moelle osseuse après l’euthanasie afin d’en faire une fine caractérisation (effet des thérapies sur les différentes types de cellules présentes).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l’utilisation d’animaux est indispensable car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans sa globalité l’effet des traitements sur la réponse anti-tumorale (caractérisée par une régression de la tumeur), ainsi que les relations entre les différentes cellules dans un contexte normal ou pathologique. Cela est impossible à reproduire complètement dans des systèmes artificiels n'utilisant pas d'animaux. De plus la distribution des traitements dans l’organisme joue un rôle important dans l’effet thérapeutique d’une molécule et cela est impossible à reproduire sans l’utilisation d’animaux.

Réduction

Nous utilisons le nombre minimal de souris nécessaires à l’obtention de résultats statistiquement interprétables. Des expériences in vitro, n'utilisant pas d'animaux, ont été réalisées au préalable.

Raffinement

Dans le cadre du raffinement mis en place, les procédures de chirurgie seront réalisées sous anesthésie générale et avec une analgésie adaptée. Nous surveillerons dans les premiers jours la suture (absence d’infection, bonne cicatrisation). Une surveillance quotidienne (visuelle) sera mise en place et complétée par un suivi clinique toutes les 48h. Nous avons établi une grille d’évaluation clinique prenant en compte la croissance de la tumeur et l’état général de la souris nous permettra de mettre en place des actions correctives nécessaires (analgésie, euthanasie). Dans le cas de douleur liée à l’administration répétée des composés thérapeutiques, une analgésie sera administrée. Si aucune amélioration n'est observée dans les 24h, la souris sera euthanasiée. Enfin, les souris seront hébergées en groupe et dans des cages contenant un enrichissement (papier kraft pour faire des nids et buchettes en bois à ronger).

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont la génétique est bien connue ce qui nous permet d’utiliser un modèle transgénique bien établi. De plus, la connaissance de son comportement permet aussi l’évaluation du bien-être de la souris et la souffrance liée à l’expérimentation animale peut être aisément effectuée (perte de poids, posture, aspect du poil, comportement agressif, prostration) permettant ainsi une prise en charge rapide et adaptée. Nous utiliserons des souris adultes (7 semaines au début du projet) car cette maladie touche essentiellement des sujets adultes. Dans le cas des souris transgéniques, nous les utiliserons avant l’âge de 16 semaines afin de ne pas être confrontées à l’apparition de tumeurs spontanées.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 436
Souffrances
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Anesthésiées, trachéotomisées et branchées à un respirateur, des souris adultes sont reliées par des canules au cœur à un circuit de circulation extracorporelle, qui fait passer leur sang dans une pompe et un oxygénateur pendant trois heures. 436 souris vont être utilisées dans ces procédures menées sous anesthésie, toutes tuées avant tout réveil, le porteur invoquant des conséquences "trop importantes" de la chirurgie. Le projet teste des anticoagulants, un antiagrégant plaquettaire et une nouvelle pompe pour limiter caillots, saignements et inflammation chez les patients opérés du cœur, et retient la souris parce que ces médicaments, développés pour l'humain, agissent chez elle et restent incompatibles avec le rat ou le porc. Le RNT annonce des points limites sans les décrire et ne dit pas combien de souris seront consacrées à la mise au point du circuit, une phase dont dépend tout le reste.

Objectifs

La circulation extracorporelle (CEC) est essentielle lors d'une chirurgie cardiaque car elle permet d'effectuer des opérations complexes nécessitant l’arrêt du cœur, tels les pontages aorto-coronariens ou la chirurgie valvulaire. Cependant, la CEC a certains inconvénients. De fortes doses d'héparine sont obligatoires pour prévenir la formation de caillots dans le circuit artificiel. Les CEC de longue durée sont associées à une augmentation des pertes sanguines périopératoires, à un syndrome inflammatoire parfois sévère, à des lésions rénales aiguës et à des complications infectieuses. Les causes de ces complications sont multiples : - L’exposition du sang à des surfaces artificielles entraine une activation de la coagulation et une inflammation à l’origine des complications infectieuses et de l’atteinte rénale. - La thrombine générée au cours de la CEC et les flux générées par la pompe sont également responsables d’une activation importante des plaquettes sanguines, conduisant à la formation de caillots. L’activation des plaquettes sanguines est à l’origine là aussi d’une sécrétion de facteurs pro-inflammatoires contribuant aux complications post-opératoires. Plusieurs axes peuvent être identifiés pour diminuer l’impact négatif de la CEC sur le système hémostatique : - Inhibition de la coagulation - Prévention de l’activation plaquettaire à l’aide d’agents antiagrégants plaquettaires - Utilisation d’un nouveau système de pompe réduisant au maximum les contraintes de flux. L’objectif de notre travail est d’étudier l’effet de ces trois axes, indépendamment et en association, sur la formation de thrombi au cours de la CEC, les saignements et sur l’inflammation post-CEC.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont une potentielle réduction de la formation de thrombi, des saignements au cours de la CEC et de l’inflammation post-CEC grâce à l’utilisation d’une pompe innovante à interface liquide, d’antiagrégant plaquettaire et d’inhibiteurs de la phase contact. L’identification d’un tel résultat pourrait déboucher au long terme sur une amélioration de la prise en charge des patients sous CEC ainsi qu’une réduction des complications liées à un tel système.

Procédures

Les animaux seront soumis à un modèle de circulation extracorporelle pour une durée de 4h. Ce système est utilisé chez l'Homme pour remplacer temporairement le coeur et les poumons pour des chirurgies cardiaques. Les souris sont anesthésiées et branchées à un respirateur à travers une trachéotomie (durée de l'acte: 15 min). Le modèle consiste en la mise en place d'une canule pour prendre le sang à l'entrée du coeur, faire cheminer le sang dans un circuit à l'aide d'une pompe, le faire circuler à travers un oxygénateur puis de le renvoyer à la sortie du coeur (mise en place des canules veineuses et artérielles: 45 min ; durée de la circulation extracorporelle 3h). Différents types de traitements pour fluidifier le sang pendant la circulation extracorporelle seront testés.

Impact sur les animaux

La procédure pourrait se compliquer de saignements au site d’incision, au niveau des sites de canulation de la circulation extracorporelle, à la formation de thrombi dans le circuit de la circulation extracorporelle et à une inflammation systémique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en raison des conséquences trop importantes de la chirrugie (qui ne permet pas un retour à une vie normale).

Remplacement

L’objectif étant d’étudier l’effet croisé de plusieurs traitements sur plusieurs organes et sur la réponse inflammatoire au cours de la circulation extracorporelle, il n’est donc pas possible de le remplacer par des analyses dans des éprouvettes. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire. Un certain nombre de mises au point seront néanmoins réalisées dans des éprouvettes avant le début de ces expérimentations.

Réduction

Le système de circulation extracorporelle sera d’abord mis au point sans souris, à l'aide d'éprouvettes de sang, afin de s’assurer qu’il soit compatible avec un usage animal. L’étude se déroulera ensuite en 2 phases distinctes : une première de mise au point du modèle de circulation extracorporelle chez la souris, une seconde de test de différentes combinaisons thérapeutiques et de systèmes de pompes. En l’absence de modèle fiable et reproductible de circulation extracorporelle chez la souris, la deuxième partie de cette expérimentation ne sera pas réalisée.

Raffinement

L’utilisation de modèles animaux a été établi en raffinant au maximum les conditions de travail, afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Les cages sont enrichies de coton compressé et de frisure de papier afin de permettre aux souris de faire des niches. Pendant la procédure, le bien-être de l'animal sera assuré par une anesthésie. Un médicament contre la douleur sera injecté avant tout geste chirurgical. L'animal sera ventilé à l'aide d'un respirateur adapté et placé sur un tapis chauffant pour maintenir sa température corporelle. Des points limites ont été établis pour les procédures décrites. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales afin de limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé pour l’étude de la fonction plaquettaire et l’étude de la phase contact, deux processus impliqués en thrombose. De plus, cette espèce permet l’étude de l’efficacité de médicaments développés pour l’Homme compatible avec la souris mais pas avec d’autres espèces habituellement utilisées pour de la circulation extracorporelle (rat, cochon). Les souris seront au stade adulte, entre 2 et 6 mois afin de s'assurer qu'elles aient un volume de sang suffisant pour faire fonctionner la circulation extracorporelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité légère à modérée. Rendues obèses par un régime à 60 % de graisses, hébergées seules, elles reçoivent chaque jour un composé par voie orale, des pesées quotidiennes, des prélèvements sanguins à la queue et un test de tolérance au glucose après jeûne, pour évaluer un candidat anti-obésité. Le porteur indique viser un dossier d'autorisation de mise sur le marché et affirme qu'"il n'existe aucune méthode de substitution". Il précise que cette étude reprend un essai précédent gâché par une panne de climatisation ayant fait monter l'animalerie à 38 °C et tué une partie des souris.

Objectifs

L'étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre du développement d'un composé d'intérêt thérapeutique (sous trois doses), destinés à l'amélioration des troubles métaboliques, notamment l'obésité. Cette étude est un avenant à un dossier qui a déjà été accepté. Vers la fin de l'étude, suite à un problème technique au sein de notre animalerie, lié à un dysfonctionnement de la centrale de traitement d'air pendant la nuit, la pièce d'hébergement est montée jusqu'à 38°C. Cet événement est arrivé 2 à 4 jours avant la fin de l'étude selon les bras expérimentaux. Le métabolisme de la souris est très sensible aux changements de température. Ainsi, même si un nombre limité d'animaux sont morts par cette hausse accidentelle de température, le stress engendré si près du jour de prélèvement par l'étude nous a empêché de réaliser une étude statistique robuste. Pour remettre le contexte de l'étude, l'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Une première étude pilote, réalisée par le laboratoire pharmaceutique client de l'étude, a montré qu'un de ces composés induit une perte de poids corporel associée à une diminution de la prise alimentaire chez des souris obèses. L'objectif de la présente étude sera de confirmer et de compléter ces résultats préliminaires en évaluant l'impact à plus long terme de ce composé sur la prise alimentaire, le poids corporel et la régulation glycémique chez des souris rendues obèses par un régime hyperlipidique (60% de l'énergie issue des graisses) pendant 10 semaines avant démarrage du traitement. Les traitements seront administrés par voie orale pendant les 4 semaines suivantes, pendant lesquelles les animaux seront soumis au même régime enrichi en graisse. Au cours du traitement, les paramètres suivants seront mesurés : poids corporel et prise alimentaire, composition corporelle, glycémie à jeun, tolérance au glucose. Le traitement sera administré à trois doses différentes afin d'obtenir une dose-réponse. Par ailleurs, afin d'explorer l'implication éventuelle de la thermogenèse dans les effets du composé, les animaux seront hébergés à une température de thermoneutralité (29-32°C).

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre l'obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - obésité des animaux de part leur phénotype - un hébergement individuel sur toute l'étude - une administration orale quotidienne à partir de D-11 - une pesée quotidienne de D-18 à D-1 - un prélèvement sanguin à la queue à D-3 et D29 - une prise alimentaire et une pesée trois fois par semaine à partir de D1 - une mise à jeûn de 4h - une analyse de leur composition corporelle à D29 - un test oral de tolérance au glucose (OGTT) à D29 [Mise à jeun pendant 8h, Prélèvements sanguins (1 goutte) 30min avant et à 0, 5, 20 et 60min aprés administration du glucose] De plus, la perte de poids induite par leur diabète sévère et/ou par l'administration des composés d'intérêt peut être une source de nuisance.

Impact sur les animaux

La nécessité de mesure individuelle de la prise alimentaire implique l'hébergement individuel des animaux. Afin d'explorer l'implication éventuelle de la thermogenèse dans les effets du composé, les animaux seront hébergés à une température de thermoneutralité (29-32°). Etant donné leur phénotype attendu, les souris seront obèses. Toutefois, la perte de poids induite par leur diabète sévère et/ou par l'administration des composés d'intérêt peut être une source de nuisance. D'autre part, des prélèvements sanguins à D-3 et D29, une administration quotidienne per os à partir de D-11, un test de tolérance au glucose (avec une mise à jeun de 8h), une analyse de la composition corporelle et une mise à jeûn de 4h avant euthanasie sont prévus.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Des prélèvements terminaux post mortem sont nécessaires pour une étude complète de ce composé.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et les troubles métaboliques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté pour chaque série expérimentale en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et %), prise alimentaire, prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire (Gain de poids en g/Prise alimentaire cumulée en g), test de tolérance au glucose (glycémie et aire sous la courbe), glycémie à jeun, insulinémie, HOMA-IR et HOMA-b (résistance à l'insuline et fonction des cellules b du pancréas) et les poids des différents organes. De plus, les résultats obtenus dans la précédente étude nous a permis de réduire le nombre d'animaux au composé le plus prometteur.

Raffinement

Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cages individuelles du fait de la nécessité de mesurer précisemment l'impact du composé sur leur prise alimentaire individuelle. Néanmoins, les animaux conserverons des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos et de matériels de nidification. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Afin d'éviter toute angoisse ou souffrance des animaux, lors de l'euthanasie, les animaux seront préalablement anesthésiés (Procédure 1 : Euthasol en surdose/Procédure 2 : mélange de kétamine/xylazine) avant la dislocation cervicale. Les animaux de la procédure 1 seront euthanasiés par surdose d’anesthésique puis par dislocation cervicale. Ceux de la procédure 2 seront ensuite anesthésiés par l'administration d'un mélange de kétamine/Xylazine et euthanasiés par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Le modèle de souris C57BL/6J nourries avec une alimentation enrichie en graisse (60%) est un des modèles de souris le plus classiquement utilisé et le mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.