Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 270
Souffrances
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▲ 110
▲ 110
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Devenir
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 270

270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant de la gravité légère à sévère, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent un modèle de dépression par corticostérone sur quatre semaines, des chirurgies crâniennes, des injections de DMT, le principe actif de l'ayahuasca, ou de kétamine, et trois tests comportementaux, la suspension par la queue, le labyrinthe en croix surélevé et l'open field. Le protocole prévoit aussi un "Set & Setting" défavorable, préhension par la queue et isolement de 24 heures, pour induire un stress. Le porteur affirme qu'un modèle animal est "indispensable" pour étudier ces comportements complexes en vue d'un futur protocole clinique.

Objectifs

Les principales substances psychédéliques sont l’acide lysergique diéthylamide (LSD), la psilocybine, la mescaline, et la diméthyltryptamine (DMT) le principe actif du breuvage amazonien « ayahuasca ». Ces substances exercent leurs effets biologiques (effets anxiolytiques et/ou antidépresseurs) principalement par une action d’agoniste des récepteurs sérotoninergiques. La DMT présente une courte durée d’action puisque ses effets psychotropes disparaissent 20 à 30 minutes après leur administration par voie parentérale. Le « Set & Setting », c’est-à-dire les dispositions individuelles et environnementales, pourrait jouer un rôle essentiel dans les effets thérapeutiques recherchés. Certains essais cliniques montrent par exemple qu’une maîtrise du contexte d’administration avec notamment une décoration adaptée, de la musique diffusée, un mobilier adéquat, et la présence d’un personnel formé aux séances d’administration permet d’optimiser la réponse thérapeutique. Toutefois, les mécanismes sous-jacents restent à être déterminés. Ce projet vise à évaluer l’influence du « Set & Setting » dans la réponse à la DMT pour le traitement de troubles de type anxio-dépressifs chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces études précliniques devraient permettre de mettre en évidence une efficacité de la DMT dans le modèle murin de symptômes anxio-dépressifs causés par l’exposition à la corticostérone. Les variations de « set & setting » devraient montrer une influence sur cette efficacité. Les résultats de ces études précliniques pourraient poser les bases de la mise en place d’un essai clinique. L’objectif final étant de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles. En effet, leur long délai d’action, le faible taux de réponse et le risque de rechute constituent les principales limites à l’utilisation des traitements conventionnels.

Procédures

Les animaux seront soumis à 3 tests comportementaux de degré de sévérité modérée, qui dureront respectivement 5, 6 et 10 minutes. Pour évaluer l’efficacité des molécules testées, un modèle de dépression sera appliqué pendant 4 semaines à certaines souris. 2 types de chirurgies seront effectuées. Au maximum, les souris recevront une seule chirurgie. Les chirurgies dureront une dizaine de minutes. Un dispositif sera posé sur le crâne de certaines souris et restera en place pendant 1 semaine.

Impact sur les animaux

Les animaux suivant le protocole CORT, pourront présenter des symptômes pseudo-dépressifs tels qu’une perte de plaisir (anhédonie), une diminution de soin corporel (incurie), et/ou un état de résignation. Cependant le régime d'administration choisi produit une symptomatologie relativement subtile dont le seul signe spontané clairement visible est une altération de l'état du pelage. Ces symptômes seront présents au maximum pendant 4 semaines. Les animaux recevant le protocole « Set & Setting » défavorable (préhension par la queue et isolement dans un environnement appauvri pendant 24h) pourront présenter un léger stress. Lors de la réalisation des tests comportementaux (Tail Suspension Test, Elevated Plus Maze, Open Field), les animaux pourront subir un stress léger de quelques minutes, le temps du test. Toutes les procédures invasives ou chirurgicales se réaliseront sous anesthésie. Les animaux subiront la seule douleur liée à la piqûre lors de l’injection du produit d’intérêt. L’injection de DMT ou de kétamine induira un état modifié de conscience pouvant éventuellement entraîner une diminution de l’activité locomotrice et une anxiété légère de quelques minutes.

Devenir

À l’issue des tests comportementaux, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale. Leurs cerveaux seront ensuite prélevés pour des examens de biologie moléculaire. Pour d'autres procédures, les animaux seront mis à mort par une perfusion à débit constant de NaCL précédée d’une injection d’euthasol à forte dose. Cette mise à mort permettra de prélever les cerveaux pour une analyse immunohistochimique ultérieure. Suite aux examens de microdialyse et d'électrophysiologie, pour éviter une souffrance liée à une atteinte irréversible des structures cérébrales, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale.

Remplacement

L’objectif du projet étant l’étude de comportements complexes, les symptômes de type anxio-dépressif, il est indispensable de travailler sur un modèle animal. Il s’agit de valider des stratégies thérapeutiques dans un modèle préclinique en vue de développer un protocole clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante nécessaire aux comparaisons intergroupes : 10 animaux pour les études comportementales répartis ensuite en deux groupes de 5 pour les études électrophysiologiques et neurochimiques (microdialyse intracérébrale).

Raffinement

Pour éviter la souffrance des animaux, nous utiliserons des anesthésiques adaptés pour chaque chirurgie. À l’issue des chirurgies, des soins postopératoires seront dispensés et une plus grande attention sera portée sur les animaux. Si, hors chirurgie, des souffrances sont constatées, nous utiliserons des antalgiques. Lors des procédures impliquant la modélisation de symptômes pseudo-dépressifs, une observation quotidienne sera effectuée. Pour évaluer l’état des animaux, une grille de score sera utilisée. Des critères d’arrêt de souffrance prédéfinis permettront de prendre la décision de mise à mort des animaux si les points limites sont dépassés.

Choix des espèces

Le modèle de corticosterone chronique est bien validé chez la souris. Il permet de reproduire un certain nombre des symtômes dépressif observés chez l'homme et répond aux antidépresseurs utilisés en clinique. Il s’agit d’un modèle de dépression chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 2000
Rats : 2000
Souffrances
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▲ 4000
Devenir
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 4000

2 000 souris et 2 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des injections intradermiques de collagène pour déclencher une polyarthrite, avec gonflements articulaires, difficultés locomotrices et perte de poids pouvant atteindre 15 %. Le projet teste des molécules candidates présélectionnées in vitro contre la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur affirme qu'un modèle animal est "nécessaire" car les modèles cellulaires ne reproduiraient pas tous les processus in vivo de l'atteinte articulaire.

Objectifs

L’objectif est de tester l’efficacité thérapeutique ou prophylactique de composés chimiques ou biologiques dans un modèle d’arthrite rhumatoïde. Cette maladie des articulations évolue par poussées inflammatoires de durée et d’intensité variables pour gagner progressivement de nouvelles articulations. Elle provoque des gonflements et des douleurs notamment au niveau des mains, des poignets, des genoux et des petites articulations des pieds. Avec le temps, les épaules, les coudes, la nuque, les mâchoires, les hanches et les chevilles peuvent être touchés. Dans 20 à 30% des cas, l’inflammation provoque la dégradation progressive du cartilage et de l’os des articulations touchées, et entraîne leur déformation. En l’absence de traitement et sous ses formes les plus graves, la maladie peut être responsable de handicaps au bout d’une dizaine d’années. Il existe à l’heure actuelle des traitements permettant de contrôler l’inflammation et l’évolution de la maladie sur le long terme (Méthotrexate, Léflunomide, Hydroxychloroquine, Azathioprine, Sulfalazine, anti-TNF, anti-IL-6). Ces médicaments présentent des effets secondaires sérieux comme la réduction des défenses immunitaires contre certaines infections. De plus, 30% des patients ne répondent pas aux traitements, et les malades rechutent rapidement dès l’interruption du traitement. Afin de caractériser de nouveaux candidats médicaments, un modèle animal de polyarthrite rhumatoïde est nécessaire pour recréer les phases d’inflammation et de destruction du cartilage et de l’os, car les modèles cellulaires in vitro ne récapitulent pas tous les processus mis en place in vivo lors de l’atteinte de l’articulation, avec l’implication de différents types cellulaires au cours du temps. Ce projet visera à évaluer de nouveaux composés chimiques ou biologiques. Ceux-ci seront pré-sélectionnés in vitro sur des critères d’efficacité, et in vivo sur des paramètres pharmacocinétiques, afin de limiter le nombre de produits à tester dans le modèle animal de la pathologie. Ils seront testés en mode préventif pour mesurer leur capacité à empêcher l’apparition des symptômes, ou en mode thérapeutique pour déterminer leur efficacité sur la progression de la maladie et l’atteinte osseuse.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation en préventif ou en curatif sur l’arthrite rhumatoïde. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques ou prophylactiques pour cette maladie.

Procédures

Eventuels traitements préventifs à partir du Jour -3 avant induction, ou thérapeutique dès l’apparition des signes cliniques, avec le composé biologique ou chimique à tester sous différentes voies d’administration (IP – ID – SC – PO – IM) – IM et ID sous anesthésie gazeuse avec buprénorphine (anesthésie environ 1h, traitements au maximum 3 fois par jour). Jour 0 : Injection sous cutanée de Buprénorphine à 0.1 mg/kg pour les souris, 0.05mg/kg pour les rats (acte de 5 minutes) Anesthésie Isoflurane et tonte et désinfection de la zone d’injection à la base de la queue Administration intradermale du collagène de type II (protéine préparée en adjuvant complet de Freund) (anesthésie environ 1 heure). Jour 18 : Anesthésie Isoflurane et tonte et désinfection de la zone d’injection à la base de la queue Administration intradermale très lente du collagène de type II (protéine préparée en adjuvant incomplet de Freund) (anesthésie environ 1 heure). Pesée des animaux : tous les 2/3 jours puis tous les jours dès l’induction (prend environ 5 minutes par animal). Scoring clinique tous les jours après induction. Mesure de l’épaisseur des pattes au minimum 2 fois par semaine, au maximum 1 fois par jour (prend environ 10 minutes). Analyses : Une scanographie optionnelle sous anesthésie Isoflurane pour visualiser l’atteinte des articulations au niveau des pattes. Celle-ci impliquera un transport des animaux sur un second site (anesthésie environ 2h) Prélèvements sanguins et urinaires optionnels durant l’étude si besoin de mesurer le taux de produit circulant ou autres biomarqueurs (sous anesthésie, environ 1h, maximum 1 prélèvement par jour, dans le respect des volumes de prélèvement recommandés). Fin d’étude Anesthésie des animaux sous Isoflurane (1h maximum) Prélèvement éventuel de sang par voie intracardiaque ou jugulaire (pour dosage de composé et autres paramètres sanguins/plasmatiques) Euthanasie des animaux Prélèvement des pattes (et tout autre tissu si besoin) pour analyse histologique et scanographie ex vivo

Impact sur les animaux

Dans ce modèle d’arthrite rhumatoïde, nous nous attendons à observer des signes d’inflammation (rougeur, gonflement) au niveau de certaines articulations des animaux, en particulier les tarses. Nous nous attendons aussi à des pertes de poids du fait de l’inflammation, pouvant atteindre 15%. Par ailleurs, les animaux pourraient présenter des difficultés locomotrices. Des stratégies de limitation de ces nuisances seront mises en place : nourriture et eau gélifiées au fond de la cage, pesées quotidiennes, réhydratation sous cutanée si nécessaire (en cas de perte de poids de plus de 10%), scoring de douleur quotidien des animaux et administration d’un traitement antalgique si nécessaire, points limites adaptés au modèle (voir détails plus bas).

Devenir

Après les deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes, de membres et de grands volumes de sang.

Remplacement

Toutes les molécules chimiques ou biologiques qui seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le rongeur sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’homme.

Réduction

Chez la souris et le rat, dans ce modèle, un nombre minimum de 8 animaux adultes par groupe est nécessaire pour observer une réduction significative de 50% d’un seul paramètre d’intérêt (score d’inflammation des tarses). Ce nombre pourra monter jusqu’à 12 pour une réduction significative sur plusieurs autres paramètres suite à un traitement préventif ou curatif (analyse histologique ou imagerie, dosages cytokiniques).

Raffinement

Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine avant induction de la maladie et une fois par jour à partir de l’induction de la maladie. • Entre 10 et 15% du poids au J0 du protocole : les animaux seront réhydratés en sous-cutané avec du Ringer Lactate, 0.5mL, une fois par jour. • Entre 15 et 20% du poids au J0 du protocole : les animaux seront réhydratés avec du Ringer Lactate, 0.5mL, deux fois par jour. Un gel nutritif ou de l’eau gélifiée et de la nourriture seront systématiquement placés au fond de la cage à partir de l’induction. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, les traitements seront interrompus. Une grille de scoring de douleur et d’état général est mise en place pour évaluer la nécessité d’administrer un traitement antalgique et l’atteinte des points limites. Cette grille et les points limites sont listés dans la procédure. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal est mis en observation. Si les signes persistent, une décision de suivi ou d’euthanasie devra être prise. Le fait de ne pas sacrifier l’animal qui a atteint le point limite doit être argumenté et justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus de l’induction d’arthrite rhumatoïde et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux. Un enrichissement supplémentaire de nidification sera ajouté pour améliorer le confort des animaux.

Choix des espèces

La souris mâle DBA/1J et le rat Lewis ou Wistar femelle seront privilégiés pour le modèle d’arthrite rhumatoïde car le modèle est bien décrit et documenté dans la littérature avec ces souches et sexes en particulier. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum).

Maintien de colonies de puces

(NTS-FR-764268v1 – 01/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 18202
Souffrances
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▲ 7642
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Devenir
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 18202

18 202 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. Les souriceaux de deux à cinq jours sont placés dans des jarres contenant des puces et se vident de leur sang en quelques minutes, sans anesthésie car elle perturberait les insectes, pour maintenir et infecter des colonies de puces destinées à l'étude de la transmission de la peste. Le porteur décrit cette mise à mort comme une douleur "sévère mais très transitoire", alors que les procédures sont déclarées en gravité seulement légère à modérée. Sur le remplacement, il indique qu'un nourrissage artificiel existe mais exige de la peau de souris et davantage d'animaux, et reconnaît chercher une méthode évitant les animaux vigiles sans certitude d'y parvenir.

Objectifs

La peste est une maladie mortelle transmise par les puces (un insecte hématophage strict) et causée par la bactérie Yersinia pestis. Cette maladie qui sévit toujours à travers le monde a ré-émergé dans des régions où elle avait disparu pendant plusieurs décennies. Ce problème de santé publique international est aggravé par l'émergence de souches multi-résistantes aux antibiotiques, l'absence de vaccin commercialisé et l’émergence de puces résistantes aux insecticides. En somme, notre arsenal anti-peste se réduit et il serait incapable d’éliminer un réservoir majeur de la maladie que sont les puces. Il nous faut donc développer de nouvelles stratégies anti-peste. L’une d’entre d’elles ciblerait la transmission du bacille par les puces. Pour cela, il nous en faut mieux comprendre les mécanismes, car ils sont peu documentés. Dans ces circonstances, l’objectif général de notre projet (d’une durée de 5 ans) est un déchiffrement des mécanismes physiologiques et moléculaires expliquant la dynamique de la transmission peste par les puces. Plus particulièrement, le projet à 6 objectifs scientifiques impliquant des animaux : 1. Caractériser la physiologie et le taux reproduction de différentes souches de puces 2. Mettre au point un protocole permettant d’étudier les capacités vectorielles de différentes souches d’intérêt, afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires tout en garantissant les conclusions scientifiques. 3. Comparer les compétences et capacités vectorielles des différentes souches de puces à l’aide du protocole développé au point 3. 4. Elucider les mécanismes expliquant des différences de comportement vis-à-vis d’une infection et du comportement alimentaire de différente souches de puces. 5. Mettre point de nouvelles méthodes d’étude d’infection des puces par Yersinia pestis dont une a pour but d’éviter la souffrance animale. 6. Elucider les mécanismes moléculaires d’infection de la puce par Y. pestis en partie à l’aide d’une nouvelle méthode qui requière beaucoup moins d’animaux que la méthode usuelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension 1) de la physiologie des puces, 2) de la capacité des puces mécanismes moléculaires utilisées par Y. pestis pour une infection transmissible par les puces. Elle permettra également peut être de comprendre pourquoi des puces seraient plus résistantes ou non à une infection par Y. pestis. Dans son ensemble, il permettra d’entrevoir le développement de nouvelles stratégies de lutte anti-peste, en ciblant les puces

Procédures

Aucune intervention n'est prévue sur les animaux

Impact sur les animaux

Dans le cadre des élevages, les souriceaux subissent une souffrance transitoire car ils sont inconscients et exsangues en quelques minutes. Dans le cadre des nourrissages autres que celui de l’élevage, le souriceau ressent au maximum une légère gêne mais aucune douleur sévère est apparente. Ceci est lié au fait que la plupart des piqures de puce sont indolores.

Devenir

Tous les animaux restant en vie seront sacrifiés

Remplacement

Aucun système in vitro ne mime la puce ou s'en rapproche. Il est possible de nourrir des puces à l’aide d’un système artificiel. Ce dernier requiert une peau de souris adulte recouvert par 5 ml de sang hépariné fraichement collecté. Ce système artificiel est utilisé pour infecter ponctuellement des puces, mais il ne permet pas de nourrir l’ensemble des colonies de puces nécessaires au projet. L’utilisation de souriceaux présente l’avantage de nécessiter un nombre plus restreint d’animaux par rapport au nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes). De plus, elle réduit la manipulation des insectes et donc, le risque de fuite d’insectes infectés ou non. Cependant, dans ce projet, nous cherchons à mettre en place une méthode qui permettrait de ne plus utiliser des animaux vigils pour étudier les mécanismes utilisés par Y. pestis pour infecter les puces. Mais, il n’est pas certain que nous y arriverons.

Réduction

Pour maintenir les colonies de puces infectées ou saines, il faut les nourrir au moins deux à trois fois par semaine en fonction de la souche considérée. Le nourrissage de puces saines se faisant toute l’année, il faut au minimum 104 à 156 souriceaux par colonie saine par an. Le nombre de colonies saines requis pour le projet est réduit au maximum (15 et 3 en moyenne en fonction de la souche) afin d'assurer la mise en oeuvre du projet. Par ailleurs, pour nos projets visant à mettre au point de nouvelle méthode et élucider les mécanismes d’infection, la colonie qui nécessite le moins d’animaux pour son élevage a été choisi. Pour élucider les mécanismes d’infection, nous faisons en partie appel à une nouvelle méthode d’analyse. Celle-ci identifie un gène de Y. pestis requis pour l’infection de la puce en utilisant nettement moins de souriceau que des méthodes usuelles. Il faut en effet, 6 vs 16 souriceaux par mutant (contrôle inclus). De plus, elle permet de tester des mutants en batterie, réduisant encore plus le nombre d’animaux à utiliser puisque le même groupe contrôle est utilisé pour un nombre plus importants de mutant à tester. Bien éthiquement avantageuse, cette méthode peut identifier des mutants dépourvus de gènes qui ne sont pas impacter dans le processus infectieux per se. C’est pourquoi, les mutants identifiés par cette méthode doivent toujours être confirmés par des méthodes plus anciennes. Avec cette ancienne méthode, le nourrissage des puces infectées doit se faire sur une période variant de 1 à 4 semaines en fonction de la question posée, et pour obtenir des résultats exploitables. De plus, les expériences doivent être également menées au minimum trois fois afin de ne pas compromettre la puissance des tests statistiques. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas utiliser moins de 6-9 (2 à 3 nourrissages pendant 1 semaine x 3 expériences) et 24-36 animaux (8-12 nourrissages pendant 4 semaines x 3 expériences) par colonie de puces infectées. Néanmoins, pour la plupart des études menées, les puces qui nécessitent le moins d’animaux pour étudier l’infection ont été choisies. Enfin, il convient de mentionner que l'utilisation de souriceau permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser par rapport à un système de nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes).

Raffinement

En pratique, pour maintenir les colonies saines, le souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une jarre contenant une colonie de puces saines. Cette approche induit une douleur sévère, mais très transitoire ; l’animal est exsangue en quelques minutes. Il n’est pas possible d’utiliser d’anesthésiques ou d'analgésiques car cela affecteraient les colonies puces et donc, empêcheraient la réalisation du projet. Dans le cas de maintien de colonies de puces infectées, un souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une capsule (sans contention) pendant une heure. L’animal reçoit quelques piqûres lors de cette manipulation, ce qui ne semble pas induire de douleur sévère. Cependant, si l’animal présente une agitation anormale, une douleur et/ou crie, il sera récupéré et sacrifié immédiatement.

Choix des espèces

Nos souches de puce sont des puces de rongeur; elles se nourrissent sur des souris.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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 20

20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit sous anesthésie l'implantation d'une capsule de mesure de température dans l'abdomen, puis jusqu'à quatre injections dans la veine de la queue, pour évaluer un vecteur censé faire franchir la barrière hématoencéphalique à des candidats médicaments. Le porteur justifie la mise à mort par la présence de ce dispositif abdominal qui ne peut rester en place durablement. Il décrit de nombreux modèles in vitro de cette barrière et affirme que seul l'animal vivant permet d'étudier le passage des vecteurs les plus prometteurs.

Objectifs

Un vecteur innovant a été développé afin de faire franchir la barrière hématoencéphalique à des molécules incapables d’atteindre leur cible cérébrale. Le but de ce projet est d’évaluer in vivo les capacités de ce vecteur fusionné à des molécules prometteuses.

Bénéfices attendus

Actuellement, le franchissement de la barrière hémato-encéphalique (BHE) est le plus gros frein au développement de nouveaux médicaments à cibles cérébrales. Plus de 90% des molécules évaluées par l’industrie pharmaceutique pour une maladie du système nerveux central (SNC) sont abandonnées en phase clinique faute d’atteindre leur cible. La validation de notre vecteur pour la délivrance de candidats médicaments au travers de la BHE est donc très attendue et permettrait de relancer la recherche de nouveaux médicaments en neurosciences.

Procédures

Les animaux seront soumis à l’implantation intrapéritonéale d’une capsule permettant le suivi de la température interne. La procédure est réalisée en 5 min environ sous anesthésie générale et la possible douleur post-opératoire est prise en charge par traitement avec un analgésique. Les composés testés seront injectés par voie intraveineuse dans la veine caudale, à raison d’un maximum de 4 injections étalées sur 8 jours.

Impact sur les animaux

La pose de la capsule mesurant la température ne doit pas provoquer de douleur autre que celle de l’intervention chirurgicale. Une médication préopératoire et post-opératoire et des points limites adaptés permettront de prendre en charge efficacement la douleur et le stress. Par ailleurs, une nuisance modérée pourrait survenir en raison des injections intraveineuses caudales successives.

Devenir

La mise à mort des animaux à l’issue de la procédure expérimentale est justifiée par la présence dans la cavité abdominale du dispositif de mesure, qui ne peut être chronique.

Remplacement

De nombreux modèles in vitro de la BHE ont été développés à partir de cellules animales ou humaines. Leur utilisation est limitée par la nécessité d'une isolation fraîche de microvaisseaux cérébraux et par leur durée de vie efficace qui est relativement courte (quelques heures). Les systèmes de co- et tri-cultures avec les autres cellules constituant la BHE permettent généralement d’améliorer les propriétés de barrière de ces modèles mais sont plus difficilement manipulables. Ces modèles nous ont cependant permis de cribler de nombreux vecteurs de franchissement de la BHE mais seuls les modèles in vivo nous permettront l’étude du passage des vecteurs les plus prometteurs en raison de la combinaison de tous les aspects biologiques tels que les barrières physiologiques, les transporteurs et les voies métaboliques.

Réduction

Le design de l’étude a été conçu de sorte à réduire le nombre d’animaux. En effet un faible effectif sera utilisé pour évaluer la faisabilité de la méthode lors de l’étude pilote, et l’étude principale ne sera réalisée que si cette première étude est concluante. De plus le dispositif implantable choisi permettant la mesure de la température participe à la réduction du nombre d’animaux utilisés grâce à la collecte de données fiables et continues.

Raffinement

Les animaux seront hébergés avec enrichissement du milieu de vie adapté à l’espèce et le choix du dispositif implantable de mesure de la température préserve la mobilité et les conditions de vie en groupe. Ce dispositif favorise également le bien-être animal en limitant les manipulations, le stress et les contraintes appliquées aux mesures de températures corporelles conventionnelles. Une médication et des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance.

Choix des espèces

Les études précédentes de biodistribution des composés utilisés ont été réalisées chez la souris de même que les études sur le passage de la BHE par la neurotensine sur lesquelles nous nous appuyons. Aussi, afin de pouvoir comparer nos futures données, nous restons pour cette étude sur la même espèce animale. Les animaux utilisés seront adultes, âgés au minimum de 8 semaines, pour que le dispositif implanté en intra-péritonéal soit le moins gênant possible.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète est induit par injection, puis chaque animal subit l'ablation chirurgicale d'un rein et des séjours répétés en cage métabolique isolée, avant prélèvement sanguin terminal et mise à mort pour analyser les reins, dans une étude sur les complications rénales du diabète. Le porteur mentionne une douleur au point d'injection, une douleur post-opératoire et une possible atteinte du cœur, des reins et de la rétine. Il indique recourir aussi à des cultures cellulaires et affirme que le remplacement ne reproduit pas les interactions entre organes, d'où le recours à la souris.

Objectifs

Le diabète est la première cause de mise sous dialyse en Europe. L’insuffisance rénale est de sévérité variable au moment de la découverte de la maladie, mais la règle est que la néphropathie diabétique conduit à une altération lente et progressive des unités de filtration du rein, les glomérules. Nous recherchons les stimuli à l’origine des lésions des glomérules induites au cours du diabète. Nous avons identifié récemment un mécanisme de protection des glomérules. Nous allons maintenant étudier de façon plus précise le lien entre ce mécanisme et le développement de la néphropathie diabétique.

Bénéfices attendus

A terme ce projet conduira à une meilleure compréhension de la progression de la néphropathie diabétique et pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de cette complication sévère du diabète.

Procédures

Une injection intrapéritonéale quotidienne pendant 2 jours (20 secondes/ jour). Une procédure chirurgicale: uninéphrectomie (20 minutes). 11 Prélèvements urinaires en cage métabolique sur animal vigile (6 heures d'isolement par semaine). Un prélèvement sanguin terminal sur animal anesthésié (1 minute) .

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à l'expérimentation: inconfort lié à la préhension des animaux, douleur au point d'injection, inconfort lié aux cages métaboliques. Effets de la chirurgie: douleurs post-opératoire soulagée par des analgésiques. Effets du modèle pathologique de diabète: potentiellement atteinte des organes cibles (coeur, reins et rétines).

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes et analyser les atteintes rénales.

Remplacement

Nous utilisons différentes approches pour analyser les mécanismes de l'atteinte microvasculaire liés au diabète incluant les cultures cellulaires (in vitro). En général, les expériences de remplacement ne peuvent pas reproduire la complexité des mécanismes mis en jeu au cours du diabète comme les interactions entre les vaisseaux et le système immunitaire ou les interactions entre organes. C'est pourquoi nous aurons aussi recours au modèle animal, en choisissant la souris comme modèle classique de mammifère, et comme modèle expérimental établi, avec de nombreux outils génétiques disponibles, un temps de génération court et des portées de grande taille.

Réduction

Réduction : le nombre d'animaux est calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Le calcul des effectifs nécessaires a été fait sur le logiciel en ligne https://sealedenvelope.com/power/continuous-superiority/ avec un risque alpha de 5%, une puissance de 80%, une moyenne du groupe contrôle de 22, une moyenne pertinamment différente attendue de 26 dans le groupe traité, une déviation standard de 3 et un ajustement de 10%; ce qui donnait 15 animaux par groupe requis. 5 animaux de plus sont prévus par groupe pour pallier aux risques du modèle expérimental (pénétrance incomplète de la streptozotocine, mortalité liée à la chirurgie, point limites atteints). Nous optimisons l'utilisation des reins pour les différentes analyses afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Raffinement : les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Les souris diabétiques urinent beaucoup. Pour cette raison, le nombre d'animaux par cage est limité à 3 et les cages sont changées plus fréquemment et dès que nécessaire. En cas d’apparition de signes cliniques, ou à la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort. Les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane 2%) avec une analgésie péri-opératoire (bubrénorphine 0,1mg/kg sc).

Choix des espèces

La souris est un modèle permettant de réaliser des expériences de physiopathologie de mammifère. De plus, le modèle de diabète utilisé au cours de ce projet est établi et validé par la communauté scientifique. Souris adultes agées de 8-12 semaines car il faut de jeunes adultes. En effet, l'age est un facteur de risque de fibrose rénale et utiliser des souris trop agées induirait une plus grande variabilité de nos résultats expérimentaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d'injection d'un vecteur viral dans le cerveau, puis un isolement en cage individuelle pour toute la durée du projet, des jeûnes prolongés jusqu'à quatorze heures, des tests de tolérance au glucose et de privation de glucose provoquant une hypoglycémie, avant mise à mort par perfusion intracardiaque. Le porteur reconnaît que la récupération chirurgicale, le jeûne et l'isolement sont sources de douleur, de stress et d'inconfort, et cherche à les limiter par des contacts visuels entre cages. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'étudier le rôle des cellules gliales dans le contrôle de la glycémie et du poids.

Objectifs

L’obésité et ses comorbidités représentent un grave problème de santé publique. Le contrôle de la balance énergétique (équilibre entre les dépenses énergétiques et les apports par l’alimentation) est assuré par le cerveau, avec un rôle important dévolu au complexe vagal dorsal (CVD) localisé dans le tronc cérébral caudal. Le CVD dispose de réseaux de neurones sensibles au glucose et à d’autres signaux informant des réserves énergétiques de l’organisme, mais aussi de cellules gliales dont la contribution au contrôle de la balance énergétique commence à être révélée. Cette procédure vise à réduire l’expression de la connexine 43 par interférence ARN et ainsi altérer, au sein du complexe vagal dorsal, les communications par jonctions communicantes entre cellules gliales et les communications paracrines depuis les cellules gliales via les hémi-canaux de connexines, puis à en tester les effets sur la croissance pondérale, la prise alimentaire, la tolérance au glucose et l’adaptation précoce à un régime riche en sucre et graisse (comportement alimentaire, marqueurs métaboliques circulants et morphologie des cellules gliales). Nous utilisons des vecteurs viraux adéno-associés pour inhiber la connexine la plus abondante du système nerveux central spécifiquement dans les cellules gliales du CVD et ainsi altérer leur communication. Nous avons vérifié la spécificité et la fonctionnalité de ces outils dans un précédent projet pilote. Dans le présent projet, nous souhaitons déterminer le rôle fonctionnel joué par cette molécule sur l’homéostasie glucidique et énergétique chez la souris. Les procédures décrites permettront de déterminer si la communication des cellules gliales intervient : 1) dans la tolérance au glucose et les réponses comportementale et neuronales à une privation en glucose ; 2) dans le contrôle de la prise alimentaire et du poids corporel sous un régime alimentaire standard ; 3) dans l’activation gliale et l’adaptation homéostatique lors d’une exposition brève à un régime riche en sucre et en graisses.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment les cellules gliales du tronc cérébral caudal régulent la prise alimentaire et la glycémie. Les données recueillies apporteront un éclairage nouveau sur l’importance fonctionnelle de la connexine 43 fortement exprimée par ces cellules gliales : 1) dans la régulation de la prise alimentaire et du poids corporel dans le cadre d’un régime alimentaire standard ; 2) dans les régulations de la glycémie en réponse à une surabondance ou une privation en sucre ; 3) dans les phases précoces de réaction à un régime alimentaire riche en sucre et en graisse, lors desquelles une surconsommation initiale laisse place à une normalisation de l’apport calorique. A plus long terme, ces résultats pourraient ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques dans le traitement de l’obésité et de ses comorbidités.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous analgésie morphinique préopératoire et anesthésie générale (durée 45 minutes) pour l’injection intracérébrale d’un vecteur viral contrôle ou ciblant la connexine 43. Les animaux seront ensuite hébergés en cage individuelle pour la durée restante du projet, pour leur sécurité (risque de blessures par les congénères) et pour les mesures individuelles nécessaires pour déterminer l’impact de la réduction de la connexine 43 sur le contrôle de la glycémie et la prise alimentaire. Après récupération chirurgicale, certains animaux subiront un test de tolérance au glucose (4h), au cours duquel une solution de glucose sera administrée par voie orale (moins d’1 min), puis des prélèvements sanguins seront réalisés à la veine caudale sous anesthésie locale pour suivre l’évolution du glucose sanguin (7 prélèvements en 4h, moins d’1 min par prélèvement). D’autres animaux subiront des tests de privation en glucose (par injection IP d’un analogue non métabolisable du glucose ; durée 2h), suivi de mesures de la glycémie (5 prélèvements de sang à la veine caudale en 2h) ou de la prise alimentaire. Les tests de tolérance au glucose et les tests de privation en glucose nécessitent une mise à jeun préalable, respectivement de 14h et de 5h. A la 9ème semaine post-chirurgie, les animaux ayant subi le test de tolérance au glucose seront soumis à un régime alimentaire riche en graisse et en sucre pour une durée de 12h ou 5 jours, ou maintenus sur régime alimentaire standard pendant 5 jours (groupes contrôles). A l’issue de ces régimes, les animaux seront mis à mort sous analgésie morphinique et anesthésie générale. Le cerveau sera prélevé pour les analyses histologiques post-mortem. Les animaux ayant subi les tests de privation en glucose recevront à nouveau une administration IP d’un analogue non métabolisable du glucose (ou de solution saline) et seront mis à mort 3h après cette injection, sous analgésie et anesthésie générale. Le cerveau sera prélevé pour les analyses histologiques post-mortem.

Impact sur les animaux

Les procédures utilisées ont pour objectif de tester la contribution des cellules gliales à la régulation du statut glycémique et de l’homéostasie énergétique. L’accomplissement de cet objectif implique le recours à une chirurgie d’injection intracérébrale. Après cette chirurgie, les animaux sont hébergés individuellement, pour leur sécurité durant la récupération post-opératoire et pour le suivi individuel de la consommation alimentaire et des régulations du statut glycémique dans la suite des procédures. La période de récupération post-opératoire est source d’inconfort et de douleur pour l’animal. Après récupération postopératoire, l’administration orale de glucose ou l’administration intrapéritonéale d’un dérivé non métabolisable du glucose (2DG) causent un inconfort dû à la contention de l’animal et à l’administration elle-même. Ces administrations sont précédées d’une mise à jeun indispensable à la standardisation du statut glycémique, limitée à 14 h pour le test de tolérance au glucose et à 5 h pour la glucoprivation. Cette mise à jeun est une source de stress pour les animaux. L’hypoglycémie provoquée par l’administration 2DG et les contre-régulations physiologiques permettant le retour à la normo glycémie sont une source d’inconfort pour l’animal. Le suivi du statut glycémique requiert des prélèvements répétés d’une goutte de sang à la veine latérale de la queue. L’exposition à un régime riche en sucre et en graisse pendant 12h à 5 jours ne génère aucune douleur ou inconfort mais nécessite des pesées régulières et une manipulation des animaux qui peut être une source d’inconfort. La récupération des cerveaux fixés, indispensable aux études immuno histologiques post-mortem, nécessite une mise à mort par perfusion intracardiaque.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, des analyses histologiques post-mortem sont indispensables : 1) Pour vérifier l’expression du vecteur viral par les cellules gliales dans la région d’intérêt ; 2) et caractériser les réponses cellulaires neuronales et gliales. Ces analyses post-mortem nécessitent donc une mise à mort des animaux.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’implication des cellules gliales dans le contrôle de l’homéostasie glucidique, la consommation alimentaire et le poids corporel.

Réduction

Au total, 80 souris mâles sont nécessaire à ce projet. Notre expertise nous permet de définir ce nombre au plus juste compte tenu du nombre des paramètres à tester et des mesures à effectuer pour chaque lot d’animaux. Un précédent projet pilote nous a permis de vérifier l’efficacité de nos vecteurs viraux à réduire l’expression de la protéine Cx43 de façon ciblée dans la zone cérébrale d’intérêt. Il s’agit ici de déterminer l’impact fonctionnel de cette réduction d’expression. Les mesures terminales à effectuer consistent en une analyse immunohistochimique avec quantification : du nombre et de la morphologie des cellules gliales d’intérêt en réponse à l’exposition brève à un régime riche en graisse et en sucre (procédure 1) et de l’activation cellulaire neuronale et gliale en réponse à une glucoprivation (procédure 2). Le nombre de lots nécessaires à ces analyses dépend du nombre de variables testées dans chaque procédure. Pour la procédure 1 : 2 vecteurs viraux (contrôle et ciblant la connexine 43) x 3 conditions différentes de régime alimentaire (régime riche en graisse et sucre : 12 h ou 5 jours HFS ; régime alimentaire standard : 5 jours), soit 6 lots d’animaux. Pour la procédure 2 : 2 vecteurs viraux (contrôle et ciblant la connexine 43) x 2 traitements pharmacologiques (solution saline ou analogue non métabolisable du glucose), soit 4 lots d’animaux. Pour l’effectif par lot, la quantification du nombre et de la morphologie des cellules gliales nécessite 7-8 animaux par lot, compte-tenu de la variabilité des mesures. Un effectif de 8 animaux par groupe est choisi ici pour prendre en compte la variabilité de ciblage des injections de vecteur viral. Cet effectif par lot est pleinement compatible avec les mesures préalables de tolérance au glucose aux 3 délais post-chirurgie envisagés (4, 6 et 7 semaines), chacun de ces tests mobilisant deux lots d’animaux parmi les 6 de la procédure 1 (2 variables : vecteurs viraux contrôle et ciblant la connexine 43). Pour la procédure 2, les mesures de glycémie et prise alimentaire en réponse à la glucoprivation imposent un effectif de 8 animaux par lot. Ces expériences mobilisent chacune les 4 lots d’animaux de la procédure 2, en raison des 4 variables par expérience : 2 vecteurs viraux (contrôle et ciblant la connexine 43) x 2 traitements pharmacologiques (solution saline ou analogue non métabolisable du glucose).

Raffinement

Les expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement et tout repérage d’un état anormal fera l’objet d’une quantification par une grille de score adaptée, assortie de points limite et de points d’arrêt préétablis permettant une prise en charge adaptée. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous analgésie et/ou anesthésie générale chimique. La chirurgie d’injection intracérébrale est réalisée sous analgésie morphinique pré-opératoire, anesthésie locale et anesthésie générale chimique et analgésie post-opératoire. En période post-opératoire, un suivi renforcé est mis en place. Durant les deux premiers jours post-opératoires, une analgésie est systématiquement administrée et une alimentation sous forme de gel enrichi est disposée en fond de cage pour limiter la déshydratation et la perte de poids. Les prélèvements sanguins à la veine latérale de la queue pour dosages glycémiques seront réalisés sous anesthésie locale. Les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention avant les tests de tolérance au glucose et de glucoprivation. Ces phases d’habituation ont pour objectif de réduire l’angoisse animale et d’éviter des fluctuations importantes de la glycémie et de la prise alimentaire dû à la manipulation des animaux et à la contention. De plus, une habituation au retrait de la mangeoire (pendant 2h en phase diurne les deux jours précédant la mise à jeun de 14 h) et à la nourriture enrichie en sucre et en graisse (pendant 10 minutes en phase diurne les deux jours précédant la bascule sur ce régime) contribuera à diminuer le stress des animaux et évitera la néophobie lors du changement de régime alimentaire. Le maintien en hébergement individuel est nécessaire depuis la chirurgie d’injection intracérébral jusqu’à la fin des procédures. Pour limiter l’inconfort qui résulte de cet isolement, les cages transparentes pour rongeurs en polycarbonate sont disposées de façon à permettre des contacts visuels et olfactifs avec les congénères et un enrichissement plus varié est mis en place.

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour ces expériences puisque c’est le modèle le plus documenté dans la littérature. Des souris adultes à partir de 8 semaines seront utilisées. Les atlas stéréotaxiques se basent sur cet âge pour estimer les coordonnées stéréotaxiques des structures ciblées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 300
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 600
Devenir
 -
 -
 -
 600

600 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales dans le cerveau, des séances de radiothérapie et des IRM répétées sous anesthésie, et peut développer selon le porteur des troubles neurologiques terminaux, convulsions, perte d'appétit et troubles du mouvement liés à la tumeur, avec un suivi de survie pouvant atteindre six mois pour certains. Les animaux sont mis à mort au point limite, notamment à une perte de 20 % du poids, pour prélever les cerveaux. Le porteur affirme que seule l'étude sur organisme vivant reflète les interactions entre tissu sain et tumeur et retient souris et rats pour la reproductibilité des modèles tumoraux.

Objectifs

Les gliomes sont des tumeurs cérébrales ayant une incidence de 4 à 5 nouveaux cas par an pour 100 000 personnes. Il s’agit également du deuxième type de cancer le plus fréquent chez l’enfant. Les patients atteints de glioblastome, le plus agressif des gliomes, survivent en moyenne 14 mois après le diagnostic de la tumeur et ce malgré le traitement combinant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. C’est pourquoi il est nécessaire de chercher de nouveaux traitements. Notre projet s’inscrit dans ce contexte en utilisant une source de rayons X très particulière et encore expérimentale, de basse énergie mais de haut flux, permettant (i) de sélectionner au mieux les énergies étudiées (ii) de faire un microfractionnement spatial de la dose. Ces deux spécificités ne sont pas techniquement possibles sur les sources classiques hospitalières à l’heure actuelle. Le potentiel de cette technique a été étudié depuis une vingtaine d’années déjà, selon différentes approches : simulation Monte Carlo, dosimétrie expérimentale, irradiation de cellules en culture. Ces approches bien qu’indispensables restent très limitées car elles ne prennent pas en compte la complexité du tissu tumoral, se développant de façon autonome, possédant sa propre vascularisation etc. L’objectif de notre projet vise à tester les modalités d’imagerie (diagnostique) et les modalités d’irradiation (géométrie, balistique, dose) sur des tumeurs proches des tumeurs humaines grâce à l’utilisation de modèles précliniques de rongeurs porteurs de tumeurs (souris et rats). Ce projet portant sur la physiologie tumorale, il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce projet est d'acquérir un ensemble de données précliniques de haute qualité sur des animaux porteurs de tumeurs cérébrales pour des protocoles de radiothérapie. Les études réalisées pendant les 5 ans du projet permettront d’élargir nos connaissances sur les réponses biologiques du tissu tumoral et du tissu sain exposés aux radiations, d’évaluer le rôle du microenvironnement tumoral par rapport à l’efficacité du traitement, d’analyser les effets des rayonnements sur la vascularisation tumorale et saine, sur le comportement des animaux, etc. L'objectif est également de pouvoir proposer un schéma d'irradiation optimal (nombre d'incidences, dose, géométrie) avec une préservation efficace des tissus sains pour un transfert réaliste vers un essai clinique.

Procédures

Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : implantation de cellules tumorales par chirurgie stéréotaxique intracérébrale sous anesthésie générale et locale, sur 600 animaux (300 rats, 300 souris), une fois par animal, pendant environ 30 minutes ; 2 types de radiothérapies sous anesthésie générale, sur 500 animaux (250 rats, 250 souris), une fois par animal, pendant environ 30 minutes ; imagerie par resonnance magnetique sous anesthésie générale, sur 600 animaux (300 rats, 300 souris), 3 à 4 fois par animal, pendant environ 1 heure

Impact sur les animaux

Le changement d'environnement et le transport des animaux de l'animalerie jusqu'au lieu d'irradiation représente du stress et de l'angoisse. La procédure de radiothérapie n'induit pas de douleur mais du stress et de l'angoisse. L'inoculation tumorale répresente une douleur locale et du stress. Il peut y avoir l’apparition de troubles neurologiques dus à l'effet de masse induit par la tumeur en phase terminale, c'est-à-dire à partir de 2 semaines après l'implantation (troubles du mouvement, perte d'appétit, convulsions). Cependant, nous nous attendons à la prévention de ces symptômes grâce à la réduction du volume tumoral après la radiothérapie. Dans des rares cas la radiothérapie elle-même peut induire une léthargie, une perte d'appétit ou des convulsions. Une alopécie et, plus rarement, une dermatite radio-induite transitoire peuvent apparaitre dans le champ d'irradiation environ 2 semaines après l'exposition. La procédure d’imagerie implique du stress pour les animaux et l’injection de l’agent de contraste induit une douleur locale.

Devenir

A la fin de cette procédure, tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement de cerveaux.

Remplacement

La thérapie anticancéreuse a pour but d’éradiquer la tumeur ou de ralentir sa croissance tout en préservant au maximum les tissus sains avoisinants. La seule alternative aux études animales est l’étude in vitro (cellules). Cependant, il est impossible d'étudier la réponse tumorale et les effets secondaires sur la fonction cérébrale, l'irradiation de la peau et des os du crâne avec des expériences in vitro. En effet, l’appréciation de l’efficacité d’une technique de thérapie anticancéreuse nécessite le passage par un organisme vivant, reflétant la complexité des interactions entre le tissu sain et le tissu tumoral, la présence d’une vascularisation tumorale et d’un système immunitaire, le microenvironnement tumoral et l’index thérapeutique. Les modèles de tumeurs les plus reproductibles et à croissance rapide ont été développés chez les rongeurs. L’un des outils permettant de mesurer l’efficacité thérapeutique est l’établissement de courbes de suivi long terme permettant de calculer des moyennes et médiane de survie. Parallèlement, certains animaux sont sacrifiés à temps fixes pour la réalisation d’études visant à obtenir une ‘image’ de la tumeur ou de l’organe à un moment donné afin d’appréhender les interactions rayonnement-matière spécifiques de la technique.

Réduction

Pour le calcul du nombre d'animaux, il faut prendre en considération la variabilité intra- et inter-tumorale pour une population de rongeurs implantés suivant un même protocole. La réduction du nombre d’animaux porte en fait sur une implantation commune des animaux contrôles (animaux portant une tumeur mais ne subissant pas de thérapie) pour plusieurs expériences lorsque la programmation des expériences d’irradiation le permet. Tous les groupes seront comparés entre eux en utilisant des tests statistiques appropriés et reconnus pour chaque étude. Nos précédentes expériences montrent qu’un nombre d’animaux de 7-8 animaux suffit à obtenir des résultats robustes. Nous prévoyons donc des groupes d’animaux n=10 du aux problèmes éventuels rencontrés durant les différentes étapes de l’expérience. Ce calcul mène à utiliser 60 animaux par expérience, 2 expériences par an, sur 5 ans, 600 animaux au total.

Raffinement

Les animaux arrivent à l’animalerie une semaine avant l’implantation tumorale pour acclimatation et seront hébergés en groupes. Si possible, ils sont hébergés dans des grandes cages. Nous utiliserons la procédure d’enrichissement définie par le SBEA et l’animalerie. Nous allons réduire le stress du transport par une manipulation prudente, la mise à disposition d'hydrogel et un transport d'animaux groupés en cage filtrée. Afin de réduire le stress et la douleur des procédures chirurgicales, de l’imagerie et de la radiothérapie, ces procédures sont réalisées sous anesthésie soit (i) par inhalation (ii) soit par induction gazeuse suivie d’une injection intrapéritonéale d’un mélange d'anesthésiques/antalgiques et d’une injection sous-cutanée d'un anesthésique local au-dessus du site d’implantation des cellules tumorales. Une injection postopératoire d'antalgique sera administrée lors de l’implantation tumorale. Les animaux sont observés quotidiennement par le responsable du projet après chaque procédure et seront hébergés en cage isolée dès que les premiers signes cliniques apparaissent (perte d'appétit, perte de poids, prostration, convulsions). Les animaux disposent alors de nourriture humide à l’assiette et/ou d’un aliment riche en nutriment (« boost »). L'administration d'antalgiques sera considérée pour soulager la douleur (décision prise par le responsable du projet). L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant les symptômes observés (examen clinique (EC) 2 fois par jour après chaque procédure et en cas de symptômes cliniques, EC quotidien pendant les 3 premières semaines post irradiation en cas de bonne santé générale, ensuite EC un jour sur 2 ou 3 en cas de bonne santé générale jusqu'à la mis à mort). Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Les animaux sont mis à mort quand les points limites, definis dans la grille de symptômes, sont atteints. Ceux ci comprennent l'apparition de symptômes cliniques (troubles neurologiques, prostration, anorexie, manque de toilettage) et une perte de poids de 20% de leur poids maximal.

Choix des espèces

Les modèles tumoraux les plus reproductibles et les plus rapides, conduisant à une utilisation optimisée, plus efficace et sur de plus petits nombre d’animaux, sont disponibles essentiellement chez la souris et le rat. Cela concerne en particulier la littérature abondante des irradiations comparables à nos expériences. Les souris sont favorisée d'un point de vue économique, elles sont adaptées à notre installation et peuvent être manipulées et hébergées facilement. Les rats sont importants dans notre cas, car du fait de leur taille plus importante, les irradiations et la dosimétrie sont plus faciles à mettre en oeuvre de façon fiable et reproductible. Les lignées de cellules tumorales chez le rat que nous utiliserons sont bien adaptées pour étudier les effets de la radiothérapie sur le microenvironnement tumoral. Nous validerons nos protocoles d'irradiations (les plus optimisés, efficaces, sûrs et transférables en clinique) chez 2 espèces d'animaux et plusieurs modèles tumoraux différents, permettant d'élargir et de faire progresser nos connaissances dans le domaine. Les animaux sont utilisés entre 4 à 12 semaines après la naissance (4 à 8 semaines pour les souris, 8 à 12 semaines pour les rats), ce qui est un bon compromis pour avoir des animaux de petite taille et sevrés mais néanmoins disponibles en plus grande série chez les éleveurs agréés. Les modèles tumoraux ont été développés dans les animaux à cet âge quand le cerveau est encore en cours de développement, ce qui nous mène à choisir le même stade de développement pour rester reproductible dans nos résultats. Par ailleurs les animaux plus vieux développent des rapports de dominants/dominés plus difficile à gérer en animalerie. Enfin, les courbes de suivi long terme durent environ 6 mois (pour certains animaux seulement), justifiant aussi l’utilisation de cette tranche d’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 730
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 730 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux subissent une chirurgie du cerveau pour rendre des neurones fluorescents, l'insertion d'une micro-caméra intracérébrale, des castrations ou ovariectomies, puis des tests d'agression territoriale, de comportement sexuel et maternel, avant mise à mort par surdose d'anesthésiques. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire et un stress chez les animaux servant d'intrus lors des confrontations, qu'il décrit comme bref et sans effet à long terme. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne reproduit ces comportements et retient la souris pour la sensibilité de son système olfactif.

Objectifs

Le but de ce projet est de mieux comprendre comment certains neurones du cerveau régulent les comportements socio-sexuels (comportement sexuel, agression, comportements parentaux). Nous savons que les neurones qui fabriquent l’enzyme appelée « Aromatase » qui produit l’estradiol (hormone sexuelle) sont impliqués dans différents comportements socio-sexuels. La question est de savoir comment cet ensemble de neurones régule différents comportements. L’hypothèse est qu’il existe des sous populations de neurones exprimant l’Aromatase qui seraient différentes et respectivement impliquées dans des comportements distincts. Pour caractériser ces sous populations, nous allons rendre les neurones Aromatase fluorescents et les filmer, directement dans le cerveau, pendant des comportements socio-sexuels. Nous pourrons ainsi voir quand ces neurones s’activent et si ce sont les mêmes qui s’activent, ou pas, pendant des comportements différents.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra donc d’identifier des sous populations de neurones Aromatase importantes pour les comportements socio-sexuels. Nombre de pathologies humaines sont caractérisées par une altération des comportements sociaux et, bien que fondamentales, les données récoltées permettront de mieux comprendre les mécanismes les régulant afin de pouvoir développer de nouvelle stratégies de traitement.

Procédures

Les mâles étudiés reçoivent une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Ils sont ensuite hébergés individuellement (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). Après un minimum d’1h de repos pour l’animal, 3 comportements sont étudiés : l’agression territoriale (face à un intrus mâle, 5 min), le comportement envers un nouveau-né (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Les femelles étudiées doivent être ovariectomisées (30 min)et supplémentées en estradiol (pose d’un implant sous cutané = 2 min, pendant la même intervention). Afin qu’elles soient sexuellement matures, 3 sessions de comportement sexuel sont réalisées, avec 1 semaine d’intervalle entre chaque session. Pour développer leur comportement maternel, elles devront cohabiter avec des mères pendant 1 semaine. Elles reçoivent ensuite une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Elles sont ensuite hébergées en groupe (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). 1 injection de progestérone est réalisée afin d’induire la réceptivité sexuelle de la femelle. 4h plus tard, 2 comportements sont étudiés : le comportement maternel (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Certains (certaines) mâles (femelles) non étudiés mais nécessaires pour l’observation des comportements des mâles étudiés, sont castrés (ovariectomisées) (30 min). Les animaux sont ensuite hébergés en groupe jusqu’au jour où les comportements seront observés (agression territoriale uniquement = 5 min d’interaction par session). Les animaux sont réutilisés pour différentes sessions de comportement, ils ne sont donc pas euthanasiés à la fin des comportements.

Impact sur les animaux

La chirurgie nécessaire à l'injection des rapporteurs calciques peut induire une douleur post opératoire de palier 2 pendant 2-3 jours. Les castrations et ovariectomies peuvent induire une douleur de palier 1 pendant 2-3 jours post-opératoire. Pour toutes les chirurgies, une récupération totale est attendue après une semaine. Les paradigmes comportementaux d'agression induiront nécessairement un état de stress, temporaire, chez les individus agressés. Il s'agira cependant d'un stress non chronique et d'une durée limitée (10 min maximum d'exposition au stresseur par comportement), n'induisant pas d'effet à long terme. En tout la durée cumulée d'exposition au stresseur sera de 40 min (4 comportements de 10 min avec 1 jour d'interval entre chaque).

Devenir

A l'issu de chaque procédure, les animaux expérimentaux seront euthanasiés par overdose de Ketamine/médétomidine (300/3 mg/kg). Les animaux stimuli seront euthanasiés par automate à CO2, par le personnel animalier.

Remplacement

Aucune étude comportementale ne peut être réalisée par des approches in vitro ou de modélisation : ce projet étudie les régulations entre plusieurs fonctions physiologiques et ou comportementales (olfaction et comportement) qui sont impossibles à reproduire par des méthodes alternatives. De plus, l'activité neuronale est dépendante de l'interconnectivité de ces neurones, elle ne peut donc être réalisée que sur un animal entier.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observées dans la littérature, en tenant compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, l'efficacité des injections et de la mise en place des implants. La taille des échantillons a été obtenue à l'aide d'un test de puissance calculée grâce à un logiciel spécialisé (G* Power). Dans l'optique de réduire la quantité de souris nécessaire, nous avons également fait le choix de réutiliser les mêmes animaux pour l'étude de plusieurs comportements.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux avec enrichissement (abri cartonné ainsi que matériel de nidification) avec accès à de la nourriture et boisson ad libitum. Des protocoles d’administration d’analgésiques sont prévus en cas de souffrance de l’animal. Une stratégie d'analgésie est mise en place pour la prise en charge de la douleur per et post-opératoire : un AINS permettant une couverture analgésique de 24h est administré avant l’opération et poursuivi pendant 2 à 3 jours post-opératoire. Une analgésie locale est effectuée au niveau du site d’incision, en plus de l'anesthésie/analgésie générale. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux sont maintenus sur un matelas chauffant et leur température est monitorée afin d'éviter une hypothermie. Un gel ophtalmique est appliqué pour protéger les yeux du desséchement. La fréquence respiratoire est également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal reçoit une dose d’antisédan et la procédure est intérrompue.

Choix des espèces

Nous étudions le rôle de populations neuronales dans les comportements socio-sexuels à médiation olfactive. La souris est une espèce sociale, présentant de façon innée, des comportements socio-sexuels bien décrits, majoritairement régulés par des signaux olfactifs. Les souris sont un modèle expérimental de référence en physiologie de l'olfaction de par l'extrême sensibilité de leur système olfactif. De plus, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelle (génération d'animaux mutants par exemple) qui ne sont pas ou que peu possibles sur d'autres espèces. Les animaux seront tous adultes (8 semaines) au début des expériences

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 348
Souffrances
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Devenir
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348 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, réparties à parts égales entre niveaux de souffrance légers, modérés et sévères. Les animaux sont infectés par le virus de l'herpès HSV-1 sous anesthésie puis surveillés, développant selon le porteur des lésions cutanées et oculaires, et pour environ 30 % d'entre eux une évolution potentiellement fatale avec prostration, troubles de la marche, perte de poids supérieure à 20 % et vocalisations. Certaines sont tuées par exsanguination sous anesthésie, l'étude portant sur le rôle de corps cellulaires dans la latence et la réactivation du virus chez des souris génétiquement modifiées. Le porteur affirme que les interactions entre le virus et le système immunitaire ne peuvent être modélisées in vitro de façon satisfaisante.

Objectifs

Le virus herpès simplex de type 1 (HSV-1) provoque de nombreuses maladies chez l'homme, notamment des infections oculaires potentiellement cécitantes, des atteintes neurologiques aigües, et pourrait être impliqué dans le développement de la maladie d'Alzheimer. La première infection a le plus souvent lieu au niveau de la muqueuse de la bouche et suivie d’une infection latente (absence de production de particules virales) pendant toute la durée de vie du patient infecté. Des « réactivations » virales peuvent survenir, à l’origine de récidives cliniques d’infection. Le génome des virus en latence sont associés à des protéines spécifiques qui forment des agrégats dans les noyaux des cellules nerveuses de l’hôte (corps PML pour promyelocytic leukemia). Nous formulons l’hypothèse que les corps PML pourraient être impliqués dans l’équilibre entre infection latente et réactivation. En outre, des études expérimentales suggèrent qu’ils contrôle la multiplication du génome viral en coordination avec des signaux du système immunitaire.). Cependant, la relation précise entre l'expression des corps PML, le maintien de la latence et l’environnement immunitaire des neurones restent à définir. Cette étude pilote explorera le rôle des corps PML dans l'équilibre entre latence et réactivation d’HSV1. Les interactions complexes entre le virus, les corps PML et le système immunitaire nous obligent à utiliser un modèle animal d’infection à HSV1 (en l’occurrence des rongeurs) que nous avons déjà bien caractérisé. Pour mieux étudier le rôkle des corps PML, nous utiliserons des animaux dépourvus de corps PML. - Objectif 1 : déterminer le degré de sévérité d’une infection aiguë par HSV-1 chez les animaux dépourvus de corps PML. - Objectif 2 : déterminer si l'absence de corps PML modifie les capacités de réactivation d’HSV-1 à partir des neurones infectés de manière latente. - Objectif 3 : déterminer comment l'absence de corps PML affecte le cycle d’HSV1, à savoir l'infection aiguë et la réactivation d’HSV-1

Bénéfices attendus

Les résultats détermineront s'il existe des différences dans les modèles murins exprimant ou pas PML et ayant été infecté par le virus HSV-1, les protéines PML semblent avoir un rôle dans l’immunité contre le virus HSV1. Les différences indiqueront soit un effet protecteur, soit un effet délétère des corps PML lors de la phase aiguë d'une infection à HSV-1, dans l'établissement de l’infection latente et/ou la réactivation virale. Ces connaissances permettront potentiellement d’envisager les corps PML comme une cible thérapeutique dans l’infection à HSV-1.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure d'inoculation virale avec une micro-aiguille, sous anesthésie générale de courte durée (20-30 mins). Ils seront surveillés quotidienne pendant la période d'infection aiguë (15 jours) et traités avec une analgésique pendant cette période, jusqu'à ce que la phase latente de l'infection soit établie, puis seront hébergés pendant un mois après. Dans certains cas, les animaux seront tués par exsanguination sous anesthésie chirurgicale (~ 8 minutes au total).

Impact sur les animaux

Les animaux sont surveillés quotidiennement pendant la phase aiguë lorsque la maladie survient, pour détecter les effets indésirables qui peuvent parfois se développer et disparaître spontanément lors d'une infection aiguë (légère et modérée : aspect ébouriffé du pelage, perte de poids , augmentation de la fréquence respiratoire, lésions vésiculo-croûteuses au site d'injection, lésions herpétique oculaires (kératite, uvéite, blépharite)) par HSV-1. Chez environ 30 % des animaux, des signes d’évolution vers une maladie plus sévère (agitation permanente, prostration et/ou troubles de la mobilité gênant la marche, et perte de poids > 20%, vocalisation spontanée ou déclenchée par le toucher) peuvent se développer indiquer une évolution fatale de la maladie.

Devenir

Les souris seront infectées et surveillées cliniquement pour détecter des signes de maladie pendant la phase aiguë de l'infection (jusqu'au jour 15) chez les souris PML-/- et comparées à des souris non déficientes. Pendant ce temps, pour étudier le rôle de la PML dans la réactivation, les souris seront euthanasiées après le jour 28, de sorte qu'une infection latente s'établira. Des tests ex vivo seront ensuite utilisés pour évaluer la capacité de réactivation. Les ganglions trigéminés, ou prend place l’infection latente, seront également analysés à l'aide de techniques moléculaires et histologiques. Les souris infectées seront euthanasiées lors des phases aigüe ou latente de l’infection.

Remplacement

Cette étude se concentre spécifiquement sur les interactions entre HSV-1 et le système immunitaire de l'hôte aux sites spécifiques de d'infection (ganglion trigéminés). Les modèles animaux sont essentiels pour ces expériences, en raison des interactions immunitaires entre le virus et l'hôte qui ne peuvent pas être modélisées in vitro de façon satisfaisante. Cependant, lorsque cela est possible, nous utilisons des tests in vitro ou ex vivo pour remplacer les animaux. Par exemple, les tests de réactivation virale sont effectués in vitro.

Réduction

Nous tirons parti de notre connaissance approfondie de notre modèle, accumulé pendant plus de 22 ans après avoir été développé par notre groupe. Cette histoire a permis faire des calculs statistiques (de puissance) qui permettent de définir le nombre minimal d'animaux requis pour obtenir des résultats significatifs, et de réduire au minimum le nombre total d'animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront gardés en observation entre 3 et 7 jours après leur arrivée dans l'animalerie, afin de leur permettre de s'acclimater à l'environnement. Au cours des expérimentations, un suivi clinique détaillé est effectué quotidiennement pendant la phase aiguë lorsque la maladie survient (J5-J15), afin de détecter tout signe de maladie et de souffrance, et avec un accès illimité à la nourriture et aux boissons. Si un point limite apparaît, les animaux seront euthanasiés dans les plus brefs délais. De plus, les manipulations sont limitées au strict nécessaire, avec des techniques réalisées sous anesthésie générale et analgésie pour la prise en charge des symptômes liés à l'infection.

Choix des espèces

Les humains sont les seuls hôtes naturels du virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1, virus de l'herpès). Cependant, certaines souris peuvent également montrer des signes de rétablissement suite à une infection aiguë au HSV-1, tout en développant une infection latente à long terme, similaire à ce qui se produit lors d'une infection chez l'homme (présence de génomes viraux et absence de production de particules virales, mais avec la capacité de se réactiver à l'avenir).. De plus, la réponse immunitaire est comparable à celle observée chez l'homme. Comme les souris sont aussi de petits mammifères, elles constituent un modèle idéal pour étudier les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le virus HSV-1 sur l'histoire naturelle de l’infection. L'âge des souris dans notre modèle est une variable importante que nous pouvons contrôler, car après 6 semaines, les souris commencent à développer une résistance naturelle. Nous comptons utiliser des souris porteuses d’une mutation spécifique, mutation qui n’altère pas l’état physiologique général de l’animal. Ces souris génétiquement modifiées, ne disposent pas de certains mécanismes immunitaires impliqués dans le contrôle des phases aiguë et latente de l’infection par HSV-1. Ce modèle nous semble le plus adapté pour déterminer le rôle des mécanismes immunitaires dans l'infection herpétique, sujet de cette étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 520
Souffrances
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▲ -
▲ 520
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Devenir
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 520

520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux reçoivent des injections répétées de morphine sur cinq jours qui provoquent selon le porteur une tolérance et une hyperalgésie, puis subissent des stimulations mécaniques de la patte au filament de Von Frey déclenchant un retrait douloureux, pour étudier le rôle d'un récepteur dans les effets de la morphine chronique. Le porteur souligne que l'animal peut échapper à la stimulation faute de contention et décrit des points limites incluant vocalisations, automutilation et perte de poids. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne remplace l'étude in vivo car la douleur met en jeu de nombreuses régions nerveuses.

Objectifs

La morphine est un antalgique puissant qui appartient à la classe des opioïdes. Son utilisation, qui permet de soulager des douleurs intenses, peut être limitée en raison de l'apparition d'effets secondaires et de phénomènes de tolérance (accoutumance nécessitant d’augmenter la posologie pour maintenir l’effet antalgique) et d’hyperalgésie (amplification de la douleur suite à un stimulus nociceptif). Ses deux effets secondaires sont liés à l’utilisation de morphine de façon chronique. Il a récemment été mis en évidence l’importance du récepteur Fms-like tyrosine kinase 3 (FLT3) au niveau périphérique dans le développement des douleurs neuropathiques. L’objectif général sera d’étudier le rôle de ce récepteur FLT3 au niveau central (plus précisément de la moelle épinière) dans les effets induits par la morphine administrée en aigue et par la morphine administrée en chronique. Les objectifs spécifiques du projet seront : Objectif 1) d’étudier les comportements d’analgésie et d’hyperalgésie des souris Wild type (WT) et des souris KO FLT3 après administration de morphine en aigue ou de morphine en chronique, Objectif 2) d’étudier les effets de ce même traitement (morphine aigue versus morphine chronique) sur les propriétés électrophysiologiques et morphologiques des neurones de la moelle épinière dorsale sur les souris WT et les souris KOFLT3 et Objectif 3) de déterminer si l’activation globale des neurones des couches superficielles de la corne dorsale est différente après morphine aigue ou chronique et si la suppression des récepteurs FLT3 modifie cette activation.

Bénéfices attendus

Ce projet présente un intérêt fondamental via l'étude des mécanismes d'action de la morphine au niveau central, et également un intérêt plus appliqué en permettant éventuellement de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques visant à diminuer les effets secondaires dus à la prise chronique de morphine.

Procédures

Les animaux seront soumis à des piqures intrapéritonéales de morphine (1 à 10 piqures sur 5 jours). Par ailleurs, des stimulations mécaniques avec les filaments de Von Frey pour induire un retrait de la patte sera réalisé. Cette stimulation dure moins d’une seconde.

Impact sur les animaux

Les souris vont soit recevoir une seule injection de morphine (ou de liquide physiologique) en intrapéritonéale qui va induire un effet analgésique ou bien 2 injections/jours pendant 5 jours de morphine (ou de liquide physiologique), qui va provoquer une tolérance ou une hyperalgésie à la morphine qui n’empêche pas les mouvements de l’animal. Par ailleurs, les stimulations mécaniques avec les filaments de Von Frey induisent un retrait de la patte signe d’une douleur modérée. L’animal peut échapper à cette stimulation puisqu’il n’est pas en contention.

Devenir

Tous les animaux des 2 procédures seront mis à mort. Les 2 procédures sont 2 expériences différentes ne permettant pas de réutiliser les animaux.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode alternative permettant de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique.

Réduction

Tout d'abord, une réduction sera réalisée dans la partie 1 du projet car les animaux de l'étude « comportement chronique morphine »(objectif 1) seront ré-utilisés pour l'étude des enregistrements électrophysiologiques (objectif 2). De plus, une réduction sera également réalisée dans la partie 2 du projet où nous ne ferons pas de groupe de souris "controle", nous utiliserons le coté contralatéral d'un même animal comme groupe contrôle. Enfin, le nombre de groupes de souris et le nombre de souris par groupe sera réduit au maximum tout en préservant une puissance statistique significative. Le nombre de souris par groupe a été déterminé sur la base des études précédentes et sur un calcul de puissance (http://www. 3rs-reduction.co.uk/html/6__power_and_sample_size.html). Ainsi le calcul de puissance à 80% indique un nombre de 8 souris par groupe pour observer une différence de 50% entre les animaux contrôles et les animaux traités. Afin d'anticiper une perte éventuelle d'animaux liée à la procédure expérimentale (injection...), un nombre maximum de 10 animaux par groupe sera envisagé pour le comportement et les stimulations électriques. La période d’habituation avant le comportement est fondamentale afin d’assurer une reproductibilité des tests et donc de limiter l’hétérogénéité des animaux réduisant le nombre d’animaux utilisés. Enfin, les données récoltées seront analysés par une mesure de variance suivie d’un test de Tukey si normalité vérifiée (sinon test de Mann-Whitney) pour comparer 2 groupes et une ANOVA one-way ou two-way sera réalisée pour comparer plus de 2 groupes expérimentaux.

Raffinement

Les souris bénéficieront d’un enrichissement social: elle seront par groupes de 4 à 6 par cages et environnemental: des rouleaux et des nids seront positionnés dans les cages. Des visites seront réalisées au moins 2 fois par jour et toute observation de signes (points limites) tels que manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur (perte de plus de 15% du poids) ou obésité, et présence de tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue)…mettrait fin à l’expérimentation pour ces animaux par une mise à mort. Pour limiter l’angoisse due aux tests pratiqués, une habituation de minimum une semaine sera réalisée au cours de laquelle les animaux seront placés dans la pièce expérimentale pendant minimum 1h puis ensuite seront exposés aux différents tests sans appliquer le stimulus. Cela permettra aux animaux de s’habituer à l’environnement et à l'expérimentateur limitant ainsi l’impact du stress lié à la procédure expérimentale.

Choix des espèces

Il est nécessaire de réaliser ces études in vitro chez l’animal car aucune méthode alternative actuelle ne permet d’évaluer les effets de la morphine et les effets de délétion de FLT3 dans le développement de la chronicisation douloureuse. Les souris ont été choisies afin de pouvoir travailler en parallèle sur des souris transgéniques adaptées à nos recherches (dépourvues du gène FLT3) pour mieux comprendre les mécanismes d’action de la morphine dans l'induction de la tolérance/hyperalgésie, et sur des souris sauvages. Les souris auront entre 3 et 8 semaines, ce qui correspond aux âges utilisés dans la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 3100
Souffrances
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▲ 1900
▲ 1200
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Devenir
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 3100

3100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. 1200 reçoivent une injection d'une molécule candidate, 1900 subissent des prélèvements de liquides biologiques et des tests de mémoire et de vision, pour étudier le rôle de l'inflammation dans la maladie d'Alzheimer, l'œil servant de "fenêtre" d'observation du cerveau. Le porteur reconnaît que l'injection peut provoquer une cataracte passagère, une douleur ou une désorientation spatiale, ces animaux étant alors mis à mort. Il affirme le recours au modèle animal "indispensable" et présente les co-cultures in vitro comme non optimales et à valider in vivo.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de caractériser le rôle du système du complément, partie intégrante de la réaction inflammatoire, dans les démences vasculaires des maladies neurodégénératives liées à l'âge du système nerveux central. La finalité de ce projet est d'identifer des cibles thérapeutiques inflammatoires pour réduire a-les atteintes vasculaires cérébrales/occulaires et b-les dépôts neurotoxiques dans le cerveau des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, type Alzheimer.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont multiples : 1- la caractérisation du rôle joué par l'activation de l'inflammation dans la mise en place et la progression de la maladie d'Alzheimer; 2- d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans le système du complément pour traiter la maladie d'Alzheimer; et 3- de se servir de l'oeil comme fenêtre d'étude du cerveau et voir si il peut ainsi servir de diagnostic cérébral précose de la maladie d'Alzheimer, étant donné que cette pathologie apparait dans l'oeil avant le cerveau.

Procédures

Dans un premier temps, deux procédures seront appliquées pour l'injection de la molécule thérapeutique candidate (Nombre de souris=1200). puis, ces souris seront gardées en vie pendant au moins 1 mois pour évaluer le ou les effet(s) thérapeutique(s) de la molécule injectée et ce par la réalisation de prélèvements des liquides biologiques et de tests cognitifs (vision/mémoire, Nombre de souris=1900). Ces types d'intervention réalisés sur animaux vigiles sont rapides : 1- prélèvements liquides biologiques (5min/animal) , 2-injection (15-20min/animal), et 4-tests cognitifs (analyse de la mémoire (10min/animal) et de la vision (20min/animal).

Impact sur les animaux

Les molécules inflammatoires sont naturellement produites par l'organisme et n'entrainent pas d'effet toxique ou mortelle lors de leur injection ou suppression . Aucun effet indésirable spécifique n'est attendu sur les animaux pour les prélèvements de liquides biologiques et les tests cognitifs. Ces techniques sont couramment utilisées en thérapeutique humaine. L'injection peut entrainer une cataracte passagère, non débilitante et ne laisse aucune séquelle ou effets secondaires délétères, une douleur post-chirurgicale ou un comportement altéré de la souris (désorientation spatiale), dans ce cas les animaux seront observés et sacrifiés le cas échaéant si ils présentent des signes de mal être ou de douleurs.

Devenir

Suite à l'injection de la molécule thérapeutique testée (procédures "dites modérées ") les animaux seront gardés en vie afin de réaliser des tests cognitifs (visuelles et mémoires) et d'évaluer ainsi l'effet thérapeutique de la molécule médicament. Puis, en parallèle des prélèvements sanguins seront effectués et ce pour réaliser une cinétique d'analyse de la mise en place et de la progression de la pathologie. Enfin, suite à ces tests et prélèvements, les animaux seront toutes sacrifiées afin de prélèver les tissus cibles de la pathologie pour en faire leur analyse.

Remplacement

La perte d'une fonction cognitive reflète l’altération d’un organe – le cerveau ou la rétine – dont ni les causes ni les conséquences ne sont réductibles à des processus investigables in vitro. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour disposer d’un modèle de la pathologie capable de reproduire les signes diagnostiques et cliniques de la maladie, tous définis par des paramètres physiologiques et fonctionnels. Bien qu'il existe des sytèmes de co-culture de cellules in vitro, ces systèmes ne sont pas optimaux et les résultats obtenus doivent être validés in vivo. De plus, l'expérimentation in vivo en association avec l'utilisation de souris invalidées, pour l'expression d'un gène codant pour une protéine à potentiel thérapeutique, permet de mieux caractériser le rôle de cette dernière dans la pathogenèse de la maladie étudiée, données difficilement obtenues par des expériences in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot, fixé à 10, a été calculé de façon à optimiser la significativité des comparaisons statistiques. Outre le cerveau, d’autres organes (rétine, foie) seront prélévés et analysés, de manière à obtenir des données additionnelles sans utilisation d’animaux supplémentaires. Pour réduire d'avantage le nombre d'animaux, des expériences de mise en co-culture de cellules issues des tissus prélevés des différents groupes expérimentaux seront réalisées et devraient ainsi valider les expériences in vivo.

Raffinement

Un suivi quotidien est assuré avec un hébergement des souris en cage collective (5/cage) avec des nids végétaux. Pour chaque animal, les procédures prises séparément sont courtes (

Choix des espèces

La souris a été choisie en raison de l’existence de souris transgéniques dont les gènes d’intérêt ont été modifiés, et ce afin de servir de modèle à la maladie d'Alzheimer. C'est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau vasculaire a de fortes ressemblances avec celui de l'homme. Des souris agées de 1, 3, 6, 9 et 12-16 mois seront utilisées. Ces stades ont été précédemment caractérisés comme les stades présentant une évolution incontournable de la maladie d'Alzheimer dans ce modèle murin.

  • Enseignement supérieur
Souris : 900
Rats : 40
Souffrances
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▲ 940
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Devenir
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 940

940 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux servent de support aux travaux pratiques d'une formation réglementaire pour concepteurs de projets, où stagiaires et formateurs répètent contentions, gavages, injections et prises de sang, avant euthanasie et autopsie pédagogique. Le porteur précise qu'une souris est partagée pour deux stagiaires et que des animaux supplémentaires sont prévus pour reposer ceux stressés par la maladresse d'un stagiaire, et note que ces travaux pratiques sont imposés par les autorités pour l'agrément de la formation. Il affirme que l'apprentissage de ces gestes exige de manipuler des animaux vivants.

Objectifs

Le projet consiste à réaliser des travaux pratiques sur animaux lors de sessions de la formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux concepteurs de projets (formation approuvée par la Commission Nationale de l'Expérimentation Animale et agréée par le Ministère de l'Agriculture). L’objectif est d’enseigner aux stagiaires et futurs concepteurs de projets les bases d'une recherche respectueuse de l'animal et notamment les bonnes pratiques en termes de contention, prélèvements simples et injections chez les Rongeurs (rat, souris) et de les encadrer dans leur mise en œuvre, afin de limiter le stress pour l’animal et le risque pour le manipulateur. Des démonstrations sur le rat sont effectuées par les encadrants des séances de travaux pratiques, tous professionnels formés en zootechnie et recherche animale (niveau concepteur ou applicateur). Ces TP sont précédés par un cours théorique et le visionnage de vidéos de démonstration des gestes.

Bénéfices attendus

Ce projet concerne la formation réglementaire des expérimentateurs amenés à concevoir des procédures expérimentales. Cela implique notamment de les former à des pratiques telles que la contention et la manipulation des animaux incluant des gestes peu invasifs courants (prise de sang, injection sous-cutanée…) et permettant une approche respectueuse du bien-être animal. Les travaux pratiques proposés dans cette formation permettent aux personnels d’apprendre à mettre en œuvre ces différents gestes de base, en étant encadrés par des formateurs expérimentés et après avoir suivi un cours théorique sur les méthodes et voies de prélèvements et administrations, illustré par des vidéos. Ces TP font partie du programme imposé par les autorités pour l'agrément de la formation.

Procédures

Les démonstrations effectuées par les intervenants (animaux vigiles) et les manipulations pratiquées par les stagiaires (animaux vigiles puis anesthésiés) engendrent un stress modéré aux souris et aux rats. Il s'agit de gestes techniques courants : contention, gavage per os, injection de sérum physiologique ou prélèvement d'un volume restreint de sang. La contention et le gavage sont réalisés sur animaux vigiles et les prélèvements sur animaux anesthésiés qui seront ensuite euthanasiés. Souris de démonstration : souris vigile : contention, gavage per os, injection sous-cutanée, injection intra-péritonéale, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. souris anesthésiée : prélèvement rétro-orbitaire. Souris d’étude par les stagiaires : souris vigile : contention, gavage per os, administration intrapéritonéale d’un mélange anesthésique. souris anesthésiée : injection sous-cutanée, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. Rats de démonstration, rat vigile : préhension, tranquillisation, contention, gavage per os, injection intrapéritonéale, injection intra-musculaire, injection sous-cutanée, injection intraveineuse, prélèvement intra veineux. Chaque geste est effectué en quelques minutes (max 5 minutes). L’ensemble des gestes est effectué au fur et à mesure de la séance de TP, qui dure 3 heures maximum, permettant aux animaux de récupérer entre chaque intervention et considérant que pour une grande partie des interventions les animaux sont anesthésiés donc inconscients.

Impact sur les animaux

Les gestes pratiques sont peu invasifs et l’encadrement des stagiaires par les formateurs assure la limitation du stress et des contraintes imposées aux animaux. Cependant, l’apprentissage des gestes par les stagiaires peut engendrer un inconfort. De plus, quelques animaux supplémentaires sont inclus dans chaque séance afin de mettre au repos un animal qui aurait subi un stress plus important du fait de la maladresse d’un stagiaire.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés après que les gestes techniques aient été pratiqués. Une autopsie pédagogique est ensuite réalisée afin de visualiser l'anatomie des appareils et expliciter les modalités de dissection pour le prélèvements des différents organes. Sauf exception, les animaux utilisés pour ces TP sont des animaux de réforme ou d'élevage qui ne peuvent pas être replacés.

Remplacement

Pour apprendre à contenir un animal, réaliser un prélèvement de sang ou une injection intrapéritonéale, il est nécessaire de se placer dans les conditions réelles et donc de manipuler l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux engagés dans les procédures est calculé au plus juste mais on veille à privilégier le minimum de contrainte par animal : 1 souris est mise à disposition pour 2 stagiaires (mais des souris supplémentaires peuvent également être utilisées en cas de stress important d'un animal après une manipulation par un stagiaire), 2 rats par session (ils sont exclusivement manipulés par les encadrants pour des démonstrations). Au total : 900 souris et 40 rats Etant donné la nature du projet, aucune étude statistique n’est prévue.

Raffinement

Les animaux proviennent de l'élevage du site et sont hébergés dans les installations du service de Travaux Pratiques, inclus dans l’agrément de l’animalerie de l'établissement d'enseignement supérieur. En cas de besoin, l'effectif est complété par des animaux provenant d'un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatés pendant une semaine lors de leur arrivée. L'hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes). Les animaux sont surveillés quotidiennement. Les personnels de zootechnie du service de travaux pratiques sont formés à l'observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Les stagiaires réalisent les gestes techniques sur les animaux après avoir visionné des vidéos et observé les démonstrations des encadrants et ils restent sous leur supervision pendant toute la durée des TP. Les animaux sont rapidement anesthésiés après la manipulation qui pourrait être source de stress (gavage) afin de réaliser d'autres gestes de prélèvement sanguin et administration. Les animaux ne sont pas réveillés à la fin de la procédure

Choix des espèces

La formation est axée sur les rongeurs qui représentent plus de 80 % des animaux utilisés dans le cadre des procédures expérimentales. Elle donne droit à la délivrance d'une attestation de suivi de formation sur le modèle rongeurs La formation est faite sur des animaux adultes car il s’agit du stade permettant le plus facilement l’apprentissage des gestes techniques.