Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 500
Souffrances
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500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de formaline et d'adjuvant de Freund dans la patte pour provoquer une inflammation douloureuse, puis subissent des tests de douleur, immersion de la queue dans l'eau à 50 °C et stimulation des coussinets au filament de Von Frey. Le porteur indique que ces tests ne provoquent pas de lésion et justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour étudier le circuit de la douleur. Les bénéfices annoncés, un antidouleur sans effets secondaires, restent formulés comme un objectif de développement.

Objectifs

L’objectif du projet est de valider l’efficacité, l’innocuité et les avantages thérapeutiques de nouvelles petites molécules qui ciblent un récepteur de la sérotonine, le récepteur 5-HT7. La sérotonine, également appelé 5-hydroxytryptamine, est un neuromodulateur impliqué dans de nombreux processus cognitifs tel que l’apprentissage et la mémoire, mais également dans la régulation de comportements comme l’humeur, l’anxiété, l’appétit et la thermorégulation. Le récepteur 5-HT7 de la sérotonine est un récepteur couplé aux protéines G (RCPG) exprimé par plusieurs organes et particulièrement dans le système nerveux central et le système nerveux périphérique (ganglions de la racine dorsal, moelle épinière, cerveau). Par sa localisation, il est impliqué dans de nombreuses pathologies neurodégénératives et neuro-inflammatoires, ainsi que dans le circuit de la douleur. Les ligands actuels ciblant le récepteur 5-HT7 possèdent des limitations en termes de sélectivité et de biodisponibilité. C’est pourquoi, nous avons initié un programme de synthèse de nouvelles molécules. Des études pharmacologiques in vitro montrent que ces molécules sont plus sélectives et très affines pour le récepteur 5-HT7. L’objectif est maintenant d’évaluer leur efficacité pour le traitement de la douleur dans des modèles précliniques. Il existe des traitements de la douleur, basés sur l’utilisation d’antidépresseurs, antiépileptiques, ou bien sur l’utilisation de molécules plus fortes, tels que les opioïdes et les dérivés morphiniques. Cependant, seul 50% des patients répondent à ces traitements et la plupart du temps, les traitements qui soulagent les douleurs induisent des effets secondaires indésirables. Ainsi, notre objectif est de poursuivre le développement de nos molécules qui ciblent spécifiquement le récepteur 5-HT7 de la sérotonine, afin de développer un candidat médicament pouvant être utiliser dans le traitement de la douleur sans induire d’effet secondaires indésirables. Ce projet nécessite l'utilisation de l'animal afin de considérer un organisme entier et de confronter nos ligands à la complexité des mécanismes neurologiques mis en jeu dans la réponse de douleur. Les protocoles cellulaires, utilisés au préalable, ne sont pas assez complexes et représentatifs des interactions entre cellules cérébrales et périphériques ainsi que des chemins neuronaux impliqués dans le circuit de la douleur.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal attendu du projet est le développement de molécules thérapeutiques, visant le récepteur 5-HT7 de la sérotonine, décrit dans l’item 5.5.1, pour le traitement de la douleur sans induction d’effets secondaires indésirables. Le développement pharmacologique de nos candidats médicaments pourrait non seulement avoir un impact sur la santé et le bien-être des patients mais également avoir un impact économique considérable puisque les douleurs sont la cause de la plupart des arrêts maladies.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Une administration unique des ligands et composés par injection sous-cutanée dans la nuque des animaux - Une administration unique de Formalin (formaldéhyde) en sous cutanée sur le dessus de la patte arrière - Une administration unique d’adjuvant de Freund (CFA, émulsion d’huile minérale et de mycobactérie inactivées par chauffage) au niveau des coussinets plantaires - Prélèvement de sang par ponction intracardiaque Les tests comportementaux de classe modérée réalisés sur les animaux seront les suivants : -Test « tail immersion » : pour évaluer la sensibilité de l’animal à la température par une réponse spinale, le test d’immersion de la queue sera réalisé. La partie inférieure de la queue de la souris sera immergée dans un bain-marie dans lequel la température de l’eau est stable et maintenue à 50°C. L’expérimentateur relèvera le temps nécessaire à la souris pour relever la queue. A la fin de l’expérience, d’une durée maximale de 20 secondes pour éviter tout risque de brûlure, la queue sera soigneusement séchée. A la suite du test d'immersion de la queue, chaque animal est observé individuellement selon la grille d'évaluation critère n°3 (3.4.13). Nous avons constaté que le temps de 20 secondes à 50°C ne génère pas de lésion. Compte tenu de la classe modérée de cette procédure, les animaux seront observés selon la grille d'évaluation (3.4.13) pour une durée de 3 jours suivant le test. -Test de Von Frey : Avant la procédure, les animaux sont habitués aux boîtes tests posées sur une grille métallique permettant de visualiser facilement le dessous des pattes. La méchanoréception basale est évaluée. Des tiges plastiques calibrées (eg. Von Frey Hair) de diamètres croissants, sont appliquées sur les coussinets du rongeur en exerçant des pressions croissantes (0.007g à 2g). La pression exercée avec ces tiges ne peut en aucun cas provoquer une lésion de la zone testée. Le temps de réaction du retrait de la patte est observé, reflétant ainsi la sensibilité tactile du rongeur. Cette procédure sera reproduite 24 heures après l’induction d’une inflammation locale des coussinets suite à une injection plantaire sous-cutanée avec l’adjuvant complet de Freund (10µl). Lors de cette procédure, le test de « Von Frey Hair » sera réalisé 3 fois sur une durée de 4 jours.

Impact sur les animaux

Les procédures mises en œuvres seront de classes modérées. Notre stratégie est thérapeutique et a pour but de tester les propriétés anti-nociceptive de ligands du récepteur 5-HT7. Ainsi, aucun effet indésirable n’est prévu sur les animaux lors de l’administration des composés. Si des signes de souffrances apparaissent au-delà des tests (>2h), un score sera établi afin de définir la marche à suivre. L’administration de Formalin, induit une inflammation au niveau du site d’injection. L’adjuvant complet de Freund (CFA, émulsion d’huile minérale et de mycobactéries inactivées par chauffage) est un mélange classiquement utilisé en immunologie afin de déclencher une réponse inflammatoire non spécifique et durable (>5 jours). Son injection au niveau des coussinets plantaires induit localement un œdème et une sensibilité tactile accrue dans la zone affectée. Cette hypersensibilité est mesurée grâce au système « Von Frey Hair » permettant de vérifier la sensibilité tactile de type méchanoréception. Les prélèvements de sang par ponction intracardiaque sont réalisés sous anesthésie gazeuse d’isoflurane et entraînent le décès de l’animal. Les prélèvements d’organes sont ensuite réalisés.

Devenir

Afin de pouvoir récolter des échantillons (sang et organes) pour analyser l'effet des différents ligands , les animaux seront mis à mort par inhalation de CO2 à l'issue de chaque procédures.

Remplacement

L’objectif du projet, évaluer l’effet analgésique de différents ligands du récepteur 5-HT7, nécessite l'utilisation de l'animal afin de considérer un organisme entier et de confronter nos ligands à la complexité des mécanimses neurologiques mis en jeu dans la réponse de douleur. Les protocoles cellulaires, utilisés au préalable, ne sont pas assez complexes et représentatifs des interactions entre cellules cérébrales, entre cellules cérébrales et périphériques ainsi que des chemins neuronaux impliqués dans les mécanismes de douleur et d'anti-douleur.

Réduction

Les approches comportementales nécessitent une cohortes de 10 animaux minimun par groupe. Cette étude se focalisera sur 5 ligands à tester. Chaque expérience sera réalisée deux fois indépendamment afin d'assurer la validité statistique des résultats. cependant, si une molécule s'avère inefficace ou toxique elle sera abandonnée.

Raffinement

Les animaux seront suivis tout au long des procédures. En effet, l'aspect général extérieur de l'animal (posture, pelage, démarche, faciès, yeux) sera observ et associé au suivit des critères évalués par la grille de score adaptée aux procédures. Si des animaux présentent des signes de souffrance (point limite: score=2 pour un critère de la grille, ils seront mis à mort en accord avec le responsable du bien être animal de ce projet. Dans le cas où 2 animaux minimum sont mis à mort et font parti du même groupe experimental (même traitement), alors ce groupe entier sera retiré de la procédure en cours.

Choix des espèces

La souris de fond génétique C57BL/6 est un modèle animal reconnu dans le cadre des études des pathologies du système nerveux central. L’existence de nombreuses lignées transgéniques sur fond C57BL/6 et la disposition d’outils moléculaires spécifiques (eg. anticorps spécifiques, sondes moléculaires …) ont apporté ces dernières années une meilleure compréhension des neuropathologies et ont conduit aux développements de nouvelles pistes thérapeutiques. Nous souhaiterions par la suite approfondir notre étude en utilisant des souris inactivées pour le gène du récepteur 5-HT7 (5-HT7 KO) également sur fond C57BL/6, afin de déterminer la spécificité du rôle des ligands et discriminer l’implication des autres récepteurs de la sérotonine dans les résultats observés. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte (8 à 14 semaines) afin de garantir un système nerveux central mature et un comportement adulte stable.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 116
Souffrances
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116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc, des injections intraveineuses et des séances d'imagerie répétées sous anesthésie, pour suivre la biodistribution de six molécules anticancéreuses modifiées. Les souris dont la tumeur dépasse 400 mm3 ou se nécrose sont mises à mort par dislocation cervicale. Le porteur présente l'étude comme préliminaire, destinée à sélectionner les meilleurs candidats, et revendique une réduction du nombre d'animaux grâce à l'imagerie de fluorescence.

Objectifs

Le TLR3 est un récepteur de l'immunité permettant au corps de se protéger des infections. Il est exprimé par les cellules immunitaires et épithéliales normales ainsi que de très nombreux cancers solides. Le concept du TLR3 comme cible anticancéreuse existe depuis près de 30 ans, même si son mécanisme exact n’est connu que depuis peu. L’activation de ce récepteur entraine une mort programmée spécifique des cellules cancéreuses (pas des cellules normales), ainsi qu’une inflammation locale ayant un effet antitumoral. La conjugaison de ces deux mécanismes d’action induit une autovaccination empêchant les récidives. Malgré cela, aucun activateur de ce récepteur n'a jusqu’ici obtenu l'autorisation de mise sur le marché en raison d'effets toxiques, de manque d'efficacité ou d’homogénéité. Un nouvel activateur de ce récepteur a récemment été découvert, homogène, actif, spécifique et surtout très bien toléré. De nombreuses études sur souris ont permis d’objectiver l’efficacité de ce nouveau candidat médicament (non protégées, ni vectorisé), administré par voie locale (intratumorale). Afin de favoriser l'administration par voie veineuse, ce candidat médicament sera protégé (pour résister aux enzymes présentes dans le sang qui peuvent dégrader ces molécules), et vectorisé (afin de cibler spécifiquement les cellules tumorales et immunitaires d’intérêt). L’objectif de cette étude est donc d’observer les effets de ces protections et vectorisations sur la stabilisation et la localisation des candidat médicament au cours du temps. Il s’agit d’une expérience préliminaire destinée à raffiner le choix des meilleurs candidats (qui devront être confirmé par la suite par des études de biodistribution plus complètes et à visées statistiques). Pour cette étude préliminaire, six différentes molécules (portant différentes combinaisons de protection et de vectorisation), seront analysées. Ces molécules seront toutes marquées avec une molécule fluorescente. C’est cette fluorescence qui permettra de les localiser et de les quantifier au cours du temps, grâce à des méthodes innovantes d’imagerie en trois dimensions. Cela permettra d’obtenir une biodistribution corporelle de ces composés. Pour chacune des six molécules, cinq souris seront injectées par voie intraveineuse. Les souris seront analysées quand leurs tumeurs atteindront 100 à 200mm3. A cette taille-là, les tumeurs sont suffisamment bien vascularisées pour permettre une délivrance à la tumeur par voie sanguine.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de de définir les bases pour une nouvelle voie d’administration d'un candidat médicament, en ciblant plus spécifiquement certains types de tumeurs ainsi que des cellules immunitaires d’intérêt, ce qui diminue les doses nécessaires à son activité ainsi que les effets indésirables. Il s’agit d’une étude de recherche à la fois fondamentale et translationnelle, permettant de poser les bases d’une nouvelle voie d’administration d’un candidat médicament anticancéreux, en vue d’une étude clinique chez l’homme. La première procédure permettra de sélectionner et caractériser le meilleur model tumoral à utiliser pour les études de biodistribution. La seconde procédure permettra de cribler les molécules modifiées sur la base de leur cinétique et quantité de distribution à la tumeur et ainsi d'évaluer le/les meilleurs candidats pour une étude clinique en injection par voie intraveineuse.

Procédures

# Greffe tumorale: injections sous-cutannées de cellules tumorales dans le flanc sous anesthésie gazeuse (3-5 minutes). # Injections par voie intraveineuses (produit de contraste dans la procédure-1 et molécules fluorescentes dans la procédure-2), sous anesthésie gazeuse (3-5 minutes). # Analyses par imagerie échographiques (échodoppler et echographie de contraste) sous anesthesie gazeuse (temps d'analyses cumulés de 30-40 minutes environ). # Analyses par imagerie de fluorescence 3D (non invasive) sous anesthesie gazeuse (5 minutes environ - répétées aux temps 5min, 15min, 30min, 1h , 2h, 4h, 6h et 24h ).

Impact sur les animaux

Douleurs engendrées par l’injection de cellules tumorales, la pousse tumorale, les anesthésies répétées, stress engendré lors des analyses de volume tumoral et de poids de la souris. De façon plus détaillée: #Procédure-1: (1) les animaux seront greffées avec des cellules cancéreuses par injection sous-cutanée dans le flanc sous anésthésie gazeuse. (2) Suivi de croissance tumorale trois fois par semaine avec manipulation des animaux pour mesurer la tumeur et peser les animaux. (3) Lorsque les tumeurs atteignent environ 100 à 200mm3, les souris sont anesthésiées pour deux analyses en imagerie échographique consécutives (non invasive). La seconde analyse nécessitera l'injection intraveineuse (dans la veine caudale) d'un agent de contraste (toujours sous anésthésie). Le temps cumulé de ces deux analyses est d'environ 30 à 40 minutes. (4) Les souris ayant des tumeurs au-delà de 400mm3 ou nécrosée seront mises à mort par dislocation cervicale. #Procédure-2: Les animaux seront greffés avec des cellules cancéreuses par injection sous-cutanée dans le flanc (du modèle déterminé en procédure-1). Les souris seront anesthésiées et injectées avec les molécules fluorescentes par voie intraveineuse (dans la veine caudale). Les souris seront alors analysées en imagerie de fluorescence (non invasive) sous anesthésie aux temps 5min, 15min, 30min, 1h , 2h, 4h, 6h et 24h (chaque analyse prenant environ 5 minutes). Après la dernière analyse à 24h, les animaux seront mis à mort et leurs organes récupérés post-mortem pour analyses.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux seront mis à mort. Leurs organes et tumeurs seront prélevés post mortem pour analyse.

Remplacement

Les preuves de concept in-vitro et ex-vivo des molecules modifiées (efficacité, stabilité, internalisation), ont déjà été effectuées avec succès. A présent, un modèle préclinique physiologique complexe est nécessaire dans les donditions d'injection par voie intraveineuse afin d’analyser la biodistribution dans les organes/tissus/tumeurs au cours du temps et de définir une approche qualitative et cinétique pour poser les bases d’une étude clinique.

Réduction

La procédure-1 permet de mettre au point le modèle et de le caractériser au mieux sur un nombre limité d’animaux (5 souris par modèle tumoral – 4 modèles). Ce nombre limité d’animaux est permis grâce à des méthodes non invasives d’imagerie échographiques de pointe permettant de répondre avec précision aux questions posées sur vascularisation des tumeurs et de perméabilité de celles-ci aux traitements injectés par voie intraveineuse. Seul le meilleur modèle sera utilisé par la suite. La procédure-2 s’effectue également sur un nombre limité d’animaux (8 animaux greffées pour 5 animaux analysés par molécule – jusqu’à 12 molécules). Pour éviter la dispersion des résultats, seuls les animaux les plus homogènes en termes de taille de tumeur mais aussi en termes de vascularisation seront analysés. La cinétique de biodistribution par imagerie de fluorescence constitue en soit une réduction par rapport aux biodistribution classiques en point final à chaque temps. Cette méthode évite ainsi d’avoir à procéder à de très nombreuses mises à mort d’animaux aux différents temps d’intérêt pour obtenir les mêmes résultats. Le fait que nous ne cherchions pas de résultats statistiques mais tout en étant sur un pool de tumeurs homogène et bien caractérisé, nous permet d’avoir les résultats suffisamment robustes pour répondre à la question du criblage de ces molécules in-vivo sur ce nombre limité d’animaux.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe sociaux de 3 à 5 animaux, en environnement enrichi avec eau et nourriture (classique et non fluorescente) à volonté, dans des conditions sanitaires permettant que leur phénotype ne soit pas dommageable. Le changement d’alimentation pour une nourriture non fluorescente est généralement très bien toléré par les animaux et n’engendre pas de diarrhées ou autres troubles digestifs. Il est à noter que les enrichissements de type nid ou rouleaux en cartons seront proscris à partir de la greffe tumorale afin d'éviter toute plaie sur les tumeurs (significatifs d'exclusion de l'expérience et de Mise à Mort), et seront compensés par une augmentation des quantités de balles de coton et de batons à ronger. Les souris seront greffées avec tumeurs en injection sous-cutanée dans le flanc sous anesthésie gazeuse, selon les conditions publiées dans la littérature. La surveillance des animaux sera effectuée trois fois par semaine avec une analyse scorée du comportement animal, du poids corporel et du volume tumoral. La taille des tumeurs (de 100 à 200mm3 pour les études d’imagerie), permet une bonne analyse de la fluorescence ainsi qu’une souffrance et une gêne physique minimale pour l’animal, avec moins de risque de nécrose. L’imagerie par fluorescence et par échographie sont des processus non invasif et non douloureux mais nécessitant l’immobilité de la souris pendant l’acquisition des données. L'animal est anesthésié sous isoflurane et est placé dans une cassette de contention. Pour l’imagerie échographique, la souris est fixée sur un plateau chauffant réglable afin de maintenir sa température interne, contrôlable par une sonde anale. De plus les pattes sont fixées à des électrodes permettant de contrôler en direct l’ECG. Pour l’imagerie de fluorescence, de l’air chauffé circule dans l’appareil et permet de maintenir constante la température de l’animal. Les animaux sont réveillés sous une lumière chauffante et sous surveillance. Tous les animaux de l’expériences seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse.

Choix des espèces

La souris est un modèle mammifère bien caractérisé pour les études pharmacologiques permettant de démontrer dans un modèle physiologique complexe que les organes et/ou tissus normaux ne sont pas touchés par ces mécanismes d’action pouvant induire une toxicité du candidat médicament. En plus d’être un modèle pertinent, la souris est un modèle de petite taille, facile à manipuler et génétiquement bien caractérisé. Qui plus est, il existe aussi de nombreux outils (souris immunodéprimées, appareillage adapté comme le FMT...), qui permettent d'étudier précisément les différents mécanismes d’action de thérapies ciblées chez cette espèce. Des souris de 7 semaines seront utilisées. A cet âge, les souris sont physiologiquement matures, ce qui est nécessaire dans notre étude de biodistribution (assimilation, barrière hématoencéphalique...) etc. Les quatre types de tumeurs greffées provenant de patients humains ou d'une souche murine différente, donc toutes non immuno-compatibles, l'utilsiation des souris immunodéficientes BALB/c Nude permettra l'absence de rejet de ces tumeurs. De plus, s'agissant d'une souche de souris sans poils, l'acquisition de fluorescence s'en trouvera facilitée.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 6000
Souffrances
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6 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections d'hormones, des vasectomies, des transferts d'embryons ou des greffes d'ovaire pour produire et maintenir des lignées génétiquement modifiées. Le porteur décrit une activité de production pour ses "clients" et conclut qu'il n'y a "pas d'alternative possible", le but étant de produire des animaux destinés à l'expérimentation. La mise à mort sert à récupérer ovaires, ovocytes ou embryons, les mâles vasectomisés et femelles receveuses étant tués une fois qu'ils ne peuvent plus se reproduire.

Objectifs

Le développement des techniques de reproduction assistée au cours des dernières décennies a révolutionné le domaine de la recherche. Aujourd’hui elles sont incontournables pour la production d’animaux d’expérimentation, la préservation de ressources génétiques précieuses ainsi que pour la génération de nouvelles souris génétiquement modifiées reproduisant des maladies humaines. L’objectif de ce projet est de proposer ces techniques dans le cadre de l’hébergement et du maintien de leur modèles expérimentaux pour lesquels la reproduction naturelle n'est pas possible ou qui nécessitent d’être exempté de certains pathogènes.

Bénéfices attendus

Les techniques constituant ce projet permettront la création et/ou le maintien de modèles génétiquement modifiés reproduisant des maladies humaines afin de mieux les comprendre et à long terme de développer des traitements. Ces techniques de reproduction peuvent également être utilisées dans le cas d’animaux porteurs de pathogènes à éliminer.

Procédures

Les femelles donneuses subissent 2 injections d’hormone intra-péritonéales (30 sec/inj) à 48h d’intervalle. Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée (durée

Impact sur les animaux

Les femelles donneuses d’ovocytes ou d’embryons subissent deux injections d'hormones par voie intra-péritonéale (30 secondes/injections) à 48h d’intervalle. Compte tenu de l’innocuité connue des substances administrées, aucun effet indésirable particulier n’est attendu suite à cette procédure. Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée (durée

Devenir

La récupération d’ovaires (P4), d’embryons ou d’ovocytes (P1) nécessite la mise à mort des animaux. Les mâles vasectomisés (P2) et femelles receveuses (d’ovaire (P4) ou d’embryon (P2)) seront euthanasiés lorsqu’ils ne seront plus en âge de se reproduire.

Remplacement

Le but de ce projet étant de produire des animaux destinés à l’expérimentation, il n’y a pas d’alternative possible.

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux nécessaires dans le cadre de ce projet a été calculé en se basant sur les données de la littérature sur les taux de succès et de d’efficacité des différentes étapes des procédures. Cependant la formation continue du personnel effectuant les procédures et la répétition des gestes techniques devraient contribuer à l’amélioration du taux de réussite des procédures et donc une réduction du nombre d’animaux engagés au cours du temps. Par ailleurs, dans le cas d’animaux présentant des difficultés à se reproduire de façon naturelle, l’utilisation de technique de reproduction assistée devrait permettre de produire moins d’animaux géniteurs dans le cadre de l’élevage ou du maintien de colonies.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement par l’observation générale des signes cliniques (week-ends et jours fériés inclus). Les animaux présentant des signes de souffrance seront pesés et suivis quotidiennement selon la fiche d’observation/points limites annexée à ce projet (INS-008-04). Le document joint (INS-008-04) permettra également d'assurer le suivi et la surveillance des lignées à phénotype dommageable. Les animaux ayant atteint les points limites seront mis à mort immédiatement. Une période de convalescence post-opératoire (de 7 à 10 jours) pour les animaux subissant une chirurgie est attendue durant laquelle les animaux font l’objet d’un suivi accru en ce qui concerne les signes éventuels de douleur, dans ce cas-là une nouvelle dose d’analgésie pourra être administrée.

Choix des espèces

La mise au point de l’ensemble des techniques utilisées a été réalisée sur le modèle souris dans le cadre de la création ou du maintien de modèles génétiquement altérés. Cette espèce représente l’essentiel des demandes d’expérimentation de la part de nos clients. Les mâles (quelle que soit la procédure) et les femelles receveuses (P3) sont utilisés à partir de 8 semaines d’âge (âge correspondant à la maturité sexuelle.) Les femelles donneuses d’ovocytes (dans le cas de fécondation non naturelle, P1) ou d’ovaire (P4) sont utilisés à partir de 3 semaines d’âge (âge permettant la récolte du plus grand nombre d’ovocyte et donc permettant ainsi de diminuer le nombre d’animaux utilisé).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1165
Souffrances
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Devenir
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1 165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 765 modéré. Elles sont infectées par la grippe H1N1 par voie intranasale, certaines irradiées puis greffées de moelle osseuse, avec injections et prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que les doses peuvent être létales et provoquer jusqu'à 25 % de perte de poids, seuil au-delà duquel les souris sont mises à mort. Il justifie le recours à l'animal par la complexité de la réponse immunitaire antivirale, impossible selon lui à reproduire in vitro, et par l'accès à des souris génétiquement modifiées.

Objectifs

Les virus de la grippe (virus Influenza A, IAV) est un agent pathogène responsable de la mort de près de 500 000 personnes par an dans le monde. Une meilleure compréhension de la réplication du virus de la grippe, de sa propagation dans les hôtes infectés et de son inhibition par le système immunitaire est essentielle dans le développement de nouvelles stratégies prophylactiques et thérapeutiques. L’isoforme courte de la protéine NCOA7 (ici dénommée NCOA7) est une protéine présentant une activité antivirale contre le virus de la grippe au cours des réponses immunes innées. Les données de la littérature indiquent également que la protéine NCOA7 pourrait impacter les réponses immunes adaptatives. Ces données ont été obtenues in vitro. Dans ce projet, nous souhaitons étudier l’impact de NCOA7 sur le contrôle de la réplication du virus de la grippe ainsi que sur la mise en place des réponses antivirales de l'immunité innée et adaptative in vivo, dans un modèle murin. Pour cela, des souris C57Bl/6J WT et NCOA7-/- (que nous avons générées) seront infectées par voie intranasale avec le virus de la grippe (souche H1N1 A/WSN/1933). L’analyse du nombre, du phénotype et des fonctions des cellules immunitaires ainsi que la mesure de la charge virale dans le poumon et de la production de cytokines dans les organes et le lavage broncho-alvéolaire seront effectuées à différents temps post-infection.

Bénéfices attendus

Le virus de la grippe est un problème de santé publique majeure et les risques liés à l’émergence de souches virales responsables d’une pandémie sont très élevés. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes de défense de l’organisme, contre une infection par le virus de la grippe et de caractériser l’importance de NCOA7 dans la mise en place des réponses immunitaires innée et adaptative.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Procédure 1 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 2 : - - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 1 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes Procédure 3 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - irradiation (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 10 minutes maximum, 30 minutes avec transport vers l'irradiateur- 1 fois par animal (procédure 4 et 5) - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 1 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 4 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - irradiation (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 10 minutes maximum, 30 minutes avec transport vers l'irradiateur- 1 fois par animal (procédure 4 et 5) - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 2 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 5 : - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 2 fois par animal – durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont : i) une légère douleur générée par les injections intra-péritonéales ou intraveineuses; ii) le stress généré par l’anesthésie et/ou la procédure d’inoculation du virus par voie intranasale ; iii) une légère douleur et le stress généré par les prélèvements de sang, l’irradiation et le transfert de moelle osseuse ; iv) le stress généré par le transport entre l’animalerie et l’irradiateur. L'infection par le virus influenza A est une procédure utilisée en routine dans le laboratoire et qui, aux doses sous létales utilisées, , ne génère pas de souffrance visible sur les animaux. Les doses utilisées dans la procédure 1 et 3 pouvant être létales, notre expérience a montré que les animaux pouvaient expérimenter une perte de poids allant jusqu’à 25% de leur poids initial entre jour 6 et 10 après infection, avant de revenir à leur poids initial entre jour 12 et 15 après infection. Dans ce cas, un point limite de 25% de perte de poids est fixé.

Devenir

Mise à mort des animaux pour analyse des organes, par dislocation cervicale ou surdose de pentobarbital. La méthode par surdose de pentobarbital sera utilisée sur des groupes d’animaux, pour permettre l’analyse des lavages broncho-alvéolaires.

Remplacement

Le role antiviral de la protéine NCOA7 a été mis en évidence in vitro, dans des cellules pulmonaires humaine. Nous souhaitons à présent mettre en évidence un rôle de NCOA7 in vivo, dans un contexte global d'infection par le virus de la grippe. De plus, des résultats préliminaires indiquent que NCOA7 pourrait égalemet jouer un rôle dans la mise en place des réponses antivirale adaptatives. La réponse immunitaire anti-virale est un phénomène biologique complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires a été estimé sur la base des expériences antérieures, afin d’assurer un calcul statistique précis et permettre une interprétation robuste des résultats.

Raffinement

Afin de réduire la souffrance, le stress et la douleur de l’animal, i) les infections intra-nasales seront réalisées sous anesthésie profonde et la température corporelle des animaux sera maintenue lors de l'anesthésie; ii) les prélèvements de sang seront réalisées sous anesthésie à Isoflurane et après application d'un collyre; iii) les injections intraveineuses seront réalisées sous anesthésie légère; iv) nous maintiendrons les animaux en groupes sociaux au sein de chaque cagée (en moyenne 5 animaux par cagée) ; v) des points limites assez prédictifs et définis pour chaque procédure ont été établis afin d'anticiper toutes souffrances et tout mal être des animaux; vi) nous assurerons une surveillance adaptée à chacune des procédures ou étape au sein d'une procédure, comme décrit au sein de chaque procédure. vii) pour les procédures 1 et 3, les animaux serons surveillés et pesés quotidiennement (mêmes jours fériés et week-end) après infection.

Choix des espèces

Le choix du modèle souris est imposé par la nécessité de réaliser des expériences dans des animaux génétiquement modifiés. Dans ce projet, des souris WT (fond C57Bl/6J), des souris F5 (transgénique pour le récepteur à l’antigène des lymphocytes T et spécifique du peptide NP68) et des souris invalidées pour NCOA7 (fond C57Bl/6J CD45.2) seront utilisées. Adultes de 6 semaines à 3 mois : le système immunitaire de ces animaux doit être complètement mature et non vieillissant au moment de l’infection (6 à 8 semaines) et certains animaux seront gardés jusqu’à 50 jours après infection afin d’étudier la mise en place des réponses immunitaires mémoires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1170
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 850
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1170

1170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des chirurgies cérébrales pour pose d'électrodes, une restriction hydrique d'un mois et des tests comportementaux, dont certains ne sont pas précisés, sur un modèle de schizophrénie. Le porteur signale des crises d'épilepsie possibles sous stress et une perte de poids liée à la restriction en eau. Il affirme que l'étude d'un circuit cérébral intact rend la souris nécessaire.

Objectifs

Ce projet a pour but de disséquer le fonctionnement et de comprendre les altérations de la communication entre deux régions du cerveau dont les dysfonctions ont été identifiées dans les symptômes associés à la schizophrénie chez l'homme. Ces études seront réalisées sur un modèle murin de schizophrénie et des souris contrôles. Ainsi nous allons identifier les réseaux neuronaux impliqués dans cette voie et les étudier dans des tâches comportementales adaptées à l'étude de la schizophrénie. Nous chercherons ainsi à identifier des stimulations cérébrales via le cervelet capables de compenser les altérations observées chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mieux comprendre les interactions entre le cervelet et le cortex préfrontal chez la souris dans le contexte de l'étude d'un trouble neurodévelopmental, la schizophrénie. Les voies anatomiques impliquées dans le traitement temporel (intervalle de temps) chez la souris sont les mêmes que chez l'homme et cette propriété est particulièrement affectée chez les patients schizophrènes. En plus du progrès des connaissances dans la communication cérébello-corticale, nous testerons des protocoles de stimulation cérébrales (via le cervelet) capables de compenser les déficits de notre modèle murin de schizophrénie. L'objectif ultime du projet est d'utiliser ces résultats pour raffiner les protocoles cliniques de stimulation magnétique transranienne (rTMS) en collaboration avec des cliniciens.

Procédures

Un groupe d'animaux subira trois tests comportementaux sur une durée de une semaine. Ils auront subit une incision abdominale. Un second groupe subira un test comportemental pendant un mois nécessitant une restriction hydrique (alimentation en eau une fois par jour). Un troisième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 1 heure sous anesthésie et analgésie profonde. Un quatrième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 2 heures sous anesthésie et analgésie profonde, puis le même test comportemental que le second groupe. Ce groupe recevra une injection intra-abdominale journalière durant 8 jours. Un cinquième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 2 heures sous anesthésie et analgésie profonde, puis le même test comportemental que le second groupe. Ce groupe recevra des stimulations lumineuses pendant la tâche comportentale au niveau d'une aire cérébrale pendant 8 jours.

Impact sur les animaux

- Les animaux transgéniques peuvent présenter dans des conditions de stress intense un phénotype dommageable de type crises d'épilepsie. Une attention toute particulière sera donc portée sur l'environnement de test. - Une perte de poids consécutifs à la restriction hydrique lors de la tâche de prédiction temporelle pourrait survenir. - Des saignements consécutifs à la chirurgie réalisée pour l'insertion des éléctrodes d'enregistrement pourraient survenir. - Des effets positifs liés à l'utilisaiton d'antipsychotiques

Devenir

Dans les procédures conduisant à des enregistrements ou des anayses neuroanatomiques, les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses tissulaires et histologiques.

Remplacement

Ces expériences ont pour but de comprendre comment le traitement de l'information dans les différentes zones du cervelet conduit à la régulation de la coordination motrice via la communication avec le cortex cérébral. Ainsi, le système biologique doit être intact pour pouvoir être étudié. L'utilisation de l'électrophysiologie in vivo sur la souris est nécessaire dans notre cas car l'étude doit s'effectuer sur un circuit intact pouvant impliquer des aires corticales situées à une grande distance (système impossible à reconstituer avec des techniques de remplacement de type culture cellulaire par exemple)

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et assurer que les résultats seront statistiquement fiables. Nous avons défini une stratégie de croisement que nous espérons la plus optimale possible. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Nous réaliserons dans la mesure du possible l'expérimentation comportementale (in vivo), et les analyses anatomique, tissulaire, cellulaire, sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. La validation du modèle SynII Ko pour l'étude de certains symptômes de schizophrénie chez la souris conditionnera la poursuite du projet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leur besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans les cages pour favoriser la nidation et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement. Des points limites spécifiques ont été définis pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésique.

Choix des espèces

De nombreux travaux ont démontré que les souris, notamment adultse, étaient un modèle d’étude valide pour les maladies neuro-développementales. Lorsque des modèles pharmacologiques ou génétiques existent, les mêmes structures cérébrales sont impliquées et certains symptômes sont comparables. Par exemple, des études ont été réalisées à la fois chez des patients schizophrènes et des rongeurs chez lesquels la voie de la dopamine est altérée. Ces animaux reproduisent des symptômes de la schizophrénie (altération dans les tests d’interactions sociale ou de détection d’intervalles temporels) et les mêmes altérations dans les enregistrements cérébraux ont été observés chez l'homme et l'animal. De plus, des stimulations du cervelet, une aire cérébrale, ont permis de compenser une partie des déficits dans les deux espèces.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections de collagénase dans le genou pour provoquer une arthrose, chez des animaux jeunes et âgés, afin de cibler les cellules sénescentes du cartilage. Le porteur reconnaît que l'injection peut induire une douleur articulaire. Il affirme que l'étude de la sénescence dans l'arthrose ne peut se faire que sur animaux vivants.

Objectifs

L’arthrose est la maladie la plus repandue en rhumatologie. Elle consiste en une dégradation progressive du cartilage. Aucun traitement n’est disponible. Il a été montré, dans une récente étude in vitro et in vivo, chez la souris ou sur des prélèvements de patients, que la sénescence cellulaire s’accumule dans le cartilage arthrosique. Cette découverte a permis de proposer une nouvelle approche thérapeutique de l’arthrose en ciblant les cellules sénescentes. Nous proposons ainsi, dans ce projet: d'établir la présence de cellules sénescentes dans un modèle d’arthrose induite à la collagénase chez les souris jeunes et agées, puis de voir si le maintien intégral des extremités des chromosomes permet la protection contre l'accumulation de ces cellules sénescentes et donc la protection contre le développement de l'arthrose.

Bénéfices attendus

Le but est de comprendre les mécanismes moléculaires responsables de l’accumulation des cellules sénescentes articulaires qui entrainent le développement de l’arthrose. A long terme, nous éspérons : soigner l'arthrose chez la souris et proposer des thérapies chez l'Homme qui miment le transgène (télomérase).

Procédures

Procédures chirurgicales : injection intra-articulaire (2 fois avec la collagénase), le temps d'une injection (10-15 secondes).

Impact sur les animaux

L’injection de la collagénase en intra-articulaire peut induire une douleur au niveau du genou.

Devenir

A la fin du projet, une mise à mort sera effectuée pour permettre le prélevement de l'articulation du genou.

Remplacement

L’analyse du rôle de la senescence cellulaire et de son traitement sur un modèle d'arthrose ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’est donc pas possible de prévoir une méthode substitutive pour répondre à la question scientifique de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé en tenant compte des pertes éventuelles lors des protocoles et en se basant sur l'expérience acquise au laboratoire en termes d'incidence de l'arthrose chez la souris et de mise en évidence d'effet significatif sur les paramètres histologiques mesurés en fin d'expérience.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour réduire la souffrance des animaux. Les injections intra-articulaires se feront sous anesthésie gazeuse pour limiter au maximum la souffrance et l'angoisse infligé aux animaux. Le milieu d’hébergement sera enrichi (carrés de cellulose, copeaux de litière) et les animaux seront surveillés quotidiennement par l'équipe de zootechniciens et par notre groupe 1 fois par semaine. Pour le bien-être animal, il existe une grille de points limites avec un score.

Choix des espèces

Le modèle murin d'arthrose induite à la collagénase présente l’avantage de reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques observées chez l’Homme, c’est-à-dire chez le sujet jeune après le traumatisme articulaire ou chez le sujet âgé par une arthrose spontanée. On donc reproduira les mêmes conditions chez les souris jeunes et les souris âgées. Les animaux seront utilisés à 2 mois pour étudier la présence de cellules sénescentes en réponse à l’arthrose induite. Chez les souris de 18 mois pour étudier la présence de cellules sénescentes en réponse à une arthrose spontanée et naturelle. Sur les 2 modèles (jeunes et âgées), on va étudier l’effet de l’élimination de ces cellules sénescentes par à l'aide de l'expression de la télomérase.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1332
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 144
▲ 1188
Devenir
 -
 -
 -
 1332

1332 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1188 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections déclenchant une inflammation, dont un modèle sévère au LPS qui altère fortement leur état général et peut entraîner la mort, la survie étant mesurée. Un modèle de maladie auto-inflammatoire porte sur des nouveau-nés dont l'espérance de vie ne dépasse pas quatorze jours. Le porteur affirme vouloir vérifier in vivo un mécanisme observé sur cellules et décrit le modèle murin comme déjà validé.

Objectifs

L’inflammation est la première réaction du système immunitaire à une agression externe (infection, traumatisme, brulure, etc…) ou interne (cellules cancéreuses) . C’est un processus universel qui concerne tous les tissus faisant intervenir l’immunité innée. L’inflammation est un processus de défense généralement bénéfique mais qui peut devenir délétère lorsqu’elle est dérégulée. Dans des maladies telles silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d'Alzheimer ou sepsis. ). Il existe également des pathologies génétiques spécifiques de l’inflammation appelées syndrome périodique associé à la cryopyrine (CAPS) dans lesquelles une mutation sur un gène entraine une dérégulation de l’inflammation. Ces maladies sont des maladies dites autoinflammatoires qui sont caractérisées par de l’urticaire, des atteintes oculaires, articulaires et neurologiques et qui peuvent engendrer de l’amylose (accumulation de protéines dans les organes). La cause de ces maladies est la mutation d’un gène codant pour une protéine clé dans le processus d’inflammation qui est appelée inflammasome. Cette mutation entraine un gain de fonction pour l’inflammasome dont la conséquence est une dérégulation de l’inflammation. Sur des cellules immunitaires en culture nous avons observé qu’en activant un type de protéines membranaires sensibles à la pression mécanique, nous les rendions plus sensibles aux stimuli déclenchant l’inflammation. Par ailleurs, toujours sur des cellules en culture mais porteuses d’une mutation de l’inflammasome analogue à celle retrouvée chez des patients atteints de CAPS, nous avons observé que la seule activation de ces protéines membranaires suffit à déclencher l’inflammation. Nous voulons maintenant confirmer ces observations dans un modèle murin in vivo afin de vérifier leur validité dans un contexte physiologique. Dans ce but, nous utiliserons une approche pharmacologique en administrant un activateur ou un inhibiteur de nos protéines d’intérêt sur des souris qui seront soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous testerons également une approche génétique en générant des souris porteuses d’une mutation qui récapitule une maladie autoinflammatoire afin d’observer si le ciblage de nos protéines d’intérêt peut réduire l’intensité de l’autoinflammation.

Bénéfices attendus

L'industrie pharmaceutique fournit des efforts importants pour le traitement des maladies inflammatoires (silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d'Alzheimer ou le sepsis) et autoinflammatoires (Syndrome périodique associé à la cryopyrine - CAPS) médiées par un type particulier d'inflammasome. Lors de nos observations in vitro, nous avons montré sur des cellules immunitaires en culture, que des protéines membranaires sensibles à la pression mécanique jouent un rôle dans l’inflammation médiée par un type particulier d’inflammasome. Si nous confirmons cette découverte in vivo sur un modèle murin, alors ces protéines membranaires constitueront une nouvelle cible thérapeutique à explorer pour les maladies inflammatoires et autoinflammatoires.

Procédures

- Pour l’activation pharmacologique des protéines d’intérêt : au jour 1, les souris subiront une injection intrapéritonéale (IP) de l’activateur et une injection sous cutanée (SC) d’un antalgique puis, 1h après, une injection IP d’un facteur induisant une inflammation. L’injection d’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée de l’observation (5j maximum) (252 souris). - Pour l’inhibition pharmacologique des protéines d’intérêt : les souris subiront, au jour 1, une injection IP d’un inhibiteur et une injection SC d’un antalgique puis, 1h après, l’injection d’un facteur induisant une inflammation. L’injection de l’inhibiteur est répétée 1x/jour pendant les 5 jours d’observation. L’injection SC de l’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée d’observation (5 jours). La durée des injections n’excède pas 5 secondes (504 souris). Pour suivre les événements précoces de l’inflammation, nous avons prévus des cohortes qui subiront un prélèvement sanguin à la veine temporo-mandibulaire aux temps 3h ou 6h après induction de l’inflammation. La durée du prélèvement n’excède pas 15 secondes (504 souris). - Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire : nous générerons des nouveaux nés qui subiront une injection IP d’un inhibiteur et une injection IP d’antalgique (si nécessaire) par jour pendant les 14 jours d’observation. La durée des injections n’excède pas 5 secondes (324 souris). - Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire invalidé pour les protéines d’intérêt : nous générerons des nouveaux nés qui recevront une injection IP d’antalgique par jour. L’injection n’excède pas 5 secondes (108 souris)

Impact sur les animaux

Nous déclarons dans ce projet 2 modèles d’inflammation induite : - L’induction d’une péritonite : Dans ce modèle d’inflammation modéré, une inflammation localisée au niveau du péritoine (péritonite) apparaitra après l’injection d’une suspension de cristaux d’acide urique. Les souris sont mises à mort 6h après l’induction de l’inflammation pour analyse des marqueurs de l’inflammation. - Induction d’une inflammation systémique aigüe : un composant de la paroi de bactéries est injecté dans le péritoine et entrainera une inflammation systémique C’est un modèle d’inflammation sévère qui altère fortement l’état général des animaux pouvant aller jusqu’à la mort. La survie des souris sera mesurée pendant 5 jours après l’induction. Nous déclarons aussi la génération de souris modèles d’une maladie autoinflammatoire : les nouveaux nés portant une mutation sur un gène qui joue un rôle clé dans l’inflammation présenteront un syndrome inflammatoire important qui se traduit par une rougeur de la peau, un érythème, une inflammation des organes et un fort retard de croissance. L'espérance de vie de ces animaux ne dépasse pas 14 jours.

Devenir

A l’issue des procédures tous les animaux seront mis à mort : - induction d’une inflammation modérée : tous les animaux seront mis à mort pour analyses post mortem. - induction d’une inflammation sévère : Une partie des animaux est dédiée pour analyse post mortem à des temps précis après l’induction de l’inflammation. Une autre partie est dédiée pour les mesures de survie. Parmi ces animaux certains décèderont du fait de l’inflammation induite. Les survivants ne seront pas réutilisés et mis à mort. - Modèle de maladie autoinflammatoire : l’espérance de vie des nouveaux nés ne dépasse pas 14 jours. Les survivants ne seront pas réutilisés et seront mis à mort.

Remplacement

Nous avons observé sur des cellules immunitaires en culture qu’en agissant sur un type de protéines membranaires mécano-sensibles on peut moduler le processus inflammatoire qui est pourtant médié par un autre type de protéines dans ces cellules. Nous voulons maintenant vérifier que ce mécanisme observé in vitro, sur un type cellulaire isolé, est toujours présent in vivo à l’échelle d’un organisme ou de nombreux types cellulaires interagissent. Le modèle murin constitue un modèle déjà validé dans le domaine des recherches sur l’inflammation. Par ailleurs des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les maladies autoinflammatoires sont disponibles et validés.

Réduction

Ce projet nécessitera un total de 1332 souris Nous avons prévu dans ce projet une approche pharmacologique et une approche génétique. Pour l’approche pharmacologique, des souris seront traitées par différents composés puis soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous avons prévu deux modèles d’inflammation : Le premier est un modèle d’inflammation modéré (péritonite induite) dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour comparer statistiquement les niveaux des cytokines inflammatoires entre les groupes. Le deuxième modèle est un modèle d’inflammation sévère dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour pouvoir comparer statistiquement la mortalité entre les groupes. Dans ce modèle nous comparerons aussi, à 2 temps différents après l’induction, les niveaux sanguins des cytokines inflammatoires. Pour que la comparaison soit statistiquement fiable, les groupes seront composés de 18 souris. Par souci de réduction, si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions pour l’approche pharmacologique alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l’utilisation de 864 animaux Pour l’approche génétique, nous générerons dans un 1er temps, des souris invalidées pour nos protéines d’intérêt. Ces animaux seront soumis à un des 2 modèles d’inflammation décrits plus haut. Si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l'utilisation de 216 animaux. Dans un 2ième temps, toujours pour l’approche génétique, nous générerons des nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, traités ou non par un inhibiteur de nos protéines d’intérêt, ainsi que des nouveaux nés présentant la maladie autoinflammatoire dans lesquels nos protéines d’intérêt sont invalidées ou non. Pour que la comparaison de la mortalité entre les groupes soit staistiquement fiable, ils devront être composés de 18 animaux. Par ailleurs, les marqueurs sanguins de l’inflammation seront comparés entre les groupes à 2 âges différents. Ici encore, pour une comparaison statistique fiable, les groupes seront composés de 18 individus.

Raffinement

Pour l'approche pharmacologique, les animaux seront soumis à des modèles d'inflammation induites dont un induit une inflammation sévère. Afin de limiter autant que possible leur souffrance, des traitements antalgiques puissants (analogue de morphine) seront administrés préventivement et curativement aux animaux testés. Pour les mesures de survie, des points limites sont fixés en fonction de l'état général des animaux. Au-delà des point limites, l'état de l'animal sera considéré irréversible et il sera euthanasié. Nous avons prévu pour cette approche 2 modèles d'inflammation induite : un modèle modéré (induction par cristaux de MSU) et un sévère (induction au LPS). Si le modèle d'inflammation modérée nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle d'inflammation sévère. Pour l'approche génétique qui consiste en la génération de nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, nous avons établi une grille d'évaluation spécifique pour les nouveaux nés. Cette grille permettra d'établir un score en fonction des différents paramètres observés. Les nouveaux nés seront observés quotidiennement et, en fonction du score, différentes actions seront réalisées (réchauffage de la cage, réhydratation en injectant du NaCl 0.9%, traitement avec un analogue de morphine). Ce scorage spécifique nous servira également à déterminer le point limite au-delà duquel les nouveaux nés seront mis à mort. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à la manipulation des souriceaux : passage dans la litière sale avant remise en contact avec la mère, matériel de nidification placé dans la cage, volumes injectés et aiguilles adaptés aux souriceaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal déjà validé dans le domaine de l’inflammation Par ailleurs, plusieurs lignées génétiquement modifiées sont disponibles : lignées de souris invalidées pour nos protéines d'intérêt et lignées de souris modèle d'une maladie autoinflammatoire (animaux exprimant une mutation analogue à celle retrouvée chez les patients). Pour les modèles d’inflammation induite les souris seront utilisées au stade adulte (à partir de 8 semaines). À ce stade, le système immunitaire est complètement développé. Si les souris sont trop jeunes, le système immunitaire ne sera pas mature. Si les souris sont trop âgées, le système immunitaire ne sera plus assez efficace. Pour les souris modèles d'une maladie autoinflammatoire les animaux seront utilisés dès la naissance.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ligature partielle de la veine cave pour provoquer une thrombose veineuse, puis une injection de vésicules extracellulaires, pour étudier leur rôle dans la coagulation. Le porteur reconnaît un stress et une douleur liés à la chirurgie. La mise à mort se fait par surdosage anesthésique afin de récupérer le caillot formé.

Objectifs

La thrombose est un sujet de santé publique important puisqu'elle touche environ 70000 personnes par ans en France. L'étude des vésicules extracellulaires dans ce domaine est prometteur car elles sont de potentiel biomarqueur du risque de thrombose. Les vésicules extracellulaires sont produites par toutes les cellules de notre corps et sont impliquées dans de notre processus grâce à leur contenu en protéine. Des travaux préliminaires ont montré qu'elles transportent des protéines décrites dans les processus de coagulation, c'est à dire de formation des caillots mais également dans la dégradation, la lyse, de celui-ci. Ce projet a donc pour but de montrer la contribution des vésicules extracellulaires dans la formation et la dégradation de ces caillots.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension du rôle de ces vésicules extracellulaires dans la formation des caillots permettra d'améliorer la prise en charge des patients. En effet, le dosage des vésicules extracellulaires à partir d'un prélèvement sanguins chez les patients permettrait de les classer en fonction de leur risque de thrombose et ainsi d'instaurer un traitement préventif pour éviter l'apparition d'un caillot.

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale qui consiste à une ligature partielle de la veine cave inférieure pour produire un phénomène de stase veineux pour reproduire les conditions de formation de thrombose veineuse profonde humaine. Cette intervention est de courte durée, environ 15 minutes. Les animaux recevront une injection de vésicules extracellulaires par voie caudale 30 minutes après l'intervention. De plus les animaux recevront par injections des traitements antidouleurs toutes les 12 heures après la chirurgie.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir une période de stress et/ou de douleur liée à la procédure de chirurgie qui sera exercée.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés par un surdosage en anesthésiant à la fin de la procédure dans le but de récupérer le thrombus formé dans la veine cave inférieure. Nous effecturons différentes analyses sur celui-ci et nous procèderons à un prélèvement sanguin de l'animaux pour mesurer différents paramètres reflétant les mécanismes de coagulation et de fibrinolyse chez l'animal.

Remplacement

Des expériences réalisées in vitro, dans le but d'étudier l'impact du profil coagulolytique de vésicules extracellulaires, nous ont permis de mettre en évidence leur mise en jeux lors de la formation et de la lyse d'un thrombus. Mais ces modèles in vitro sont très simplifiés. En effet, la formation d'un thrombus in vivo est un processus complexe mettant en jeu de nombreuses entités cellulaires, sub-cellulaires et protéiques. L’étude d'un système aussi complexe n’existe pas in vitro d’où la nécessité de l’explorer in vivo.

Réduction

Le nombre d'animaux strictement nécessaire pour atteindre un résultat significatif a été calculé. Avec comme objectif de résultat une diminution de 50% de la prévalence de formation d'un thrombus dans la veine cave inférieure 10 animaux seront nécessaires par bras expérimental.

Raffinement

L'angoisse des animaux sera dépistée et évitée. Les animaux seront hébergés en groupe (5 individus par cages) dans des conditions d'accès à l'eau et l'alimentation et leur milieu sera enrichi (sous la forme de carré de coton pour fabriquer leur nid) afin de limiter le stress. Des visites régulières post-chirurgie seront effectuées toutes les 12 heures pour s'assurer du bien-être de l'animal grâce à différents critères d'apparence générale (amaigrissement et posture), d'apparence de la peau et du pelage, et de l'interaction avec les autres animaux (hyperactivité, hypoactivité, prostration). Ces observations peuvent conduire à l'euthanasie de l'animal si les points limites sont franchis (par exemple une perte de poids importante). De plus, lors de ces visites une injection d'antalgique sera effectué pour limiter la souffrance de l'animal.

Choix des espèces

La souris est le modèle in vivo disponible le plus simple à exploiter aux vues des données existantes dans la littérature, de sa taille et de sa disponibilité. Les animaux seront utilisés entre 6 et 8 semaines de vie (poids compris entre 18 et 25g) ce qui permet d'avoir un modèle comparable aux données décrites dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 138
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ -
▲ 128
Devenir
 -
 -
 -
 138

138 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 128 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une thrombose est provoquée par sténose chirurgicale de la veine cave, suivie d'injections d'anticorps de patients, pour étudier le syndrome des anticorps antiphospholipides. Le porteur indique que la thrombose peut provoquer douleur, œdème des membres et une possible insuffisance rénale. La mise à mort se fait par ponction cardiaque pour prélever le sang et la veine cave.

Objectifs

Ce protocole in vivo se justifie par la nécessité d’améliorer la compréhension des mécanismes de l’immunité impliqués dans la thrombose liée aux anticorps antiphospholipides : dans le syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL) et dans la COVID-19. Le syndrome des anticorps antiphospholipides est une maladie autoimmune définie par la présence d’anticorps dirigés contre des composants cellulaires de son propre organisme et de thrombose (occlusion) veineuse, artérielle et/ou de la microcirculation. Cette maladie, actuellement non guérissable, favorise la survenue de thrombose telle que l’embolie pulmonaire, la phlébite ou les accidents vasculaires cérébraux. Elle touche environ 0.5% de la population d’une moyenne d’âge de 40 ans au diagnostic. Le traitement anticoagulant habituellement prescrit ne permet pas toujours un bon contrôle de la maladie. Ainsi, il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la survenue d’une thrombose due à ces anticorps afin de disposer de thérapeutiques nouvelles. Des travaux ont permis de montrer qu’une partie des globules blancs, les neutrophiles participent à la défense de l’organisme en s’activant et en libérant des pièges cellulaires qui jouent un rôle dans la survenue de la thrombose. Ces anticorps ont la capacité d’activer la production des pièges cellulaires. Au cours d’une infection, ils semblent en partis produits après activation des neutrophiles par le triggering receptor on myeloïd cells 1 (TREM-1). Ce récepteur (protéine capable d’activer les cellules et de transmettre un message après fixation par un composé biologique) semble impliqué dans le SAPL. Notre hypothèse est que TREM-1 joue un rôle dans la formation de la thrombose au cours du SAPL, par l’intermédiaire de l’activation des neutrophiles. Par ailleurs, dans la COVID-19, l’activation très importante de la coagulation contribue à la gravité de la maladie. Chez les patients COVID-19 hospitalisés, la présence d’anticorps antiphospholipides est inhabituellement importante suggérant leur implication dans l'activation de la coagulation. Plus ce taux est élevé, plus les thromboses sont importantes et corrélées à l’activation des neutrophiles, eux même corrélés à la sévérité de l’atteinte respiratoire. De plus, plus la maladie est sévère, plus TREM-1 est activé. Notre hypothèse est ainsi que les anticorps antiphospholipides seraient impliqués dans la COVID-19 de la même manière qu’au cours du SAPL, en activant TREM-1 et les neutrophiles

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus devraient permettre de confirmer le rôle de TREM-1 dans l’inflammation générée par la présence d’anticorps antiphospholipides dans le syndrome des anticorps antiphospholipides et dans la COVID-19 si les anticorps antiphospholipides sont pathogènes dans cette maladie virale et permettre d’envisager une nouvelle cible thérapeutique puisqu’un inhibiteur de TREM-1 est développé.

Procédures

Une thrombose veineuse sera induite chez tous les animaux en réalisant une sténose (rétrécissement du diamètre de la veine favorisant la stagnation du sang et donc la formation d’une thrombose) de la veine cave. Cette procédure chirurgicale réalisée sur des animaux anesthésiés dure environ 1h. Les souris recevront des anticorps (anticorps antiphospholipides, contrôle ou de patients avec COVID-19 avec ou sans antiphospholipides) en injection intrapéritonéale dont le nombre d'injection (1 ou 2) sera determinée lors d'une 1ère phase préliminaire. Les animaux seront ensuite anesthésiés de nouveau pour réalisation d'une échographie de veine cave, prélèvement sanguin par ponction intracardiaque puis mis à mort. Cette échographie d'une durée de 5 minutes environ sera réalisée à 24h ou 48h de l'intervention chirurgicale (délai determinée lors d'une 1ère phase préliminaire). 10 souris réutilisées d'un projet antérieur permettra l'optimisation de la chirurgie et seront mises à mort à l'issue de celle ci. 40 souris permettront l'optimisation du modèle en determinant le nombre d'injection intrapéritonéale d'anticorps et le délai de réalisation de l'échographie. Si les résultats de cette 1ère phase sont satisfaisants, la 2ème phase correspondant à l'étude proprement dite sera réalisées en utilisant 88 souris sauvage ou invalidées pour le recepteur TREM-1.

Impact sur les animaux

Les animaux vont développer un thrombose de veine cave. Cela peut engendrer de la douleur (prise en charge par un médicament antalgique dérivé de la morphine : la buprénorphine) ainsi que de l'oedème des membres inférieurs. Le risque infectieux lié à la chirurgie est peu probable puisqu'elle sera réalisée de façon aseptique et par le porteur de projet qui se sera ré-entrainé grâce aux souris de la phase 1 groupe 1. Il existe également un risque d'insuffisance rénale car la veine rénale droite sera thrombosée. Ce risque est limité car la sténose sera réalisée en dessous de la veine rénale gauche qui sera donc épargnée. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur bien être sera évalué à l'aide d'un score.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort pour récupération d'un volume sanguin important par ponction intra-cardiaque et récupération de la veine cave inférieure.

Remplacement

Les tests in vitro sont de réalisation difficile pour plusieurs points : premièrement l’activité des anticorps antiphospholipides est différente in vitro et in vivo. Un des anticorps possède une activité anticoagulante in vitro (d’où son nom) et une activité pro coagulante in vivo. D’autre part, un des acteurs clés du SAPL est la béta2GPI. Il s’agit d’une abondante protéine du plasma se trouvant habituellement en conformation circulaire, qui sous l’effet de certains stimuli va se déplier en « J » permettant alors la liaison aux anticorps. La survenue d’une thrombose fait intervenir de nombreux composants cellulaires : cellules endothéliales (cellules constituants la parois des vaisseaux en contact avec le sang), globules blancs (dont les neutrophiles), plaquettes (cellules du sang intervenant également dans la formation d’une thrombose) donc il est difficile d’être proche de la physiopathologie humaine avec un modèle in vitro.

Réduction

Réduction : Le calcul du nombre de souris nécessaire a été effectué via le logiciel G-Power (Université de Düsseldorf). Le risque de première espèce (alpha) a été fixé à 0.05 pour une puissance statistique minimum requise de 80%. Il a été escompté une diminution du thrombus par 3 dans le groupe étudié TREM-1 ko. Ainsi l’effectif minimum pour obtenir une puissance statistique suffisamment fiable était calculé à 11 souris par groupe. Par ailleurs la Phase 2 ne sera débutée que si les souris de la phase 1 ne montrent pas de signes de souffrance que l’on ne peut soulager, ce qui n'est pas attendu.

Raffinement

Les animaux ne seront pas manipulés dans la même pièce que celle où ils sont hébergés. Les souris seront hébergées à 2 par cages individuellement ventilées. Cet hébergement par deux permettra de limiter le sentiment d’isolement tout en réduisant les conflits de dominance au sein des cages et le risque de blessure au niveau des points de suture suite à la chirurgie. Elles seront opérées toutes les 2 le même jours et remises ensemble une fois parfaitement réveillées. Elles seront nourries ad libitum avec les croquettes. Le milieu sera enrichi (buchettes en peuplier, tunnels, matériel de nidification). Les souris seront surveillées quotidiennement par l’utilisation d’une grille de score individuelle. A visée antalgique, les souris recevront une heure avant la chirurgie puis en post-opératoire à 6h de la première injection, un médicament antalgique dérivé de la morphine (buprénorphine) en injection sous-cutanée. Ce même médicament sera administrée dans l’eau de boisson pendant la 1ère nuit. Nous ne pouvons pas utiliser d’anti-inflammatoire puis que nous étudions la voie TREM-1 impliquée dans la réaction inflammatoire générée par l’organisme. La Phase 1, Groupe 1 permettra un ré-entrainement du porteur aux gestes chirurgical sur 10 souris sans réveil, pour optimiser la récupération des suivantes. La phase 2 ne sera pas lancée si la phase 1 est jugée néfaste ou trop sévère sur le bien être animal ce qui n'est pas attendu.

Choix des espèces

Il s’agit du seul modèle animal transgénique KO TREM-1 disponible. D’autre part, la souris est l’espèce la plus utilisée dans la littérature pour l’étude du SAPL. L’induction d’une thrombose veineuse par sténose de veine cave chez la souris est bien décrite dans la littérature et est celui qui se rapproche le plus de la physiologie humaine (absence de discontinuité endothéliale). Notre équipe maitrise l’utilisation de ce modèle chirurgical et l’utilisation d’animaux transgéniques particulièrement ceux déplétés de TREM-1. Les animaux seront des souris adultes C57BL/6, reçues à 6-7 semaines d’âges et inclues dans l’étude à 10 semaines. Le SAPL est une pathologie se développant à l’âge adulte motivant l’âge des souris utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2432
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1584
▲ 848
Devenir
 -
 -
 -
 2432

2432 souris vont être utilisées, dont 848 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie subit une lésion partielle du nerf sciatique qui provoque une douleur neuropathique irréversible, avant des injections quotidiennes et des tests de sensibilité, pour évaluer des composés analgésiques. Le porteur indique que les administrations répétées peuvent provoquer constipation, tolérance, addiction et dépression respiratoire. Une partie des souris est tuée pour analyse des tissus, l'autre transférée vers l'établissement partenaire du projet.

Objectifs

La douleur neuropathique affecte 8 à 10% de la population et, dans nombre de cas, est réfractaire aux traitments actuellement disponibles. Les hétéromères opioïdes mu-delta représentent une nouvelle entité fonctionnelle formée par l'association des récepteurs mu et delta opioïdes. Les données de la litérature indique que l'activation de ces hétéromères induit une analgésie associée à moins d'effets indésirables telles que tolérance et dépendance. Toutefois, les ligands actuellement disponibles présentent de sérieuses limitations soit ils ne passent pas la barrière hématoencéphalique, ce qui limite leur potentiel pour la clinique, soit ils manquent de sélectivité. Le CYM51010 réduit la sensation douleureuse en conditions neuropathiques mais active les récepteurs mu ou delta non associés. Le MP135 présente une séléctivité accrue mais également des effets indésirables forts chez l'animal naïf. Son efficacité n'a par ailleurs pas été évaluée en conditions neuropathiques. Notre projet a pour but de synthétiser des dérivés du CYM51010 qui soient sélectifs des hétéromères mu-delta, présentent une analgésie forte avec peu d'effets indésirables tels que tolérance, dépendance et dépression respiratoire. L'évaluation des molécules sera réalisée en souris naïves ou neuropathiques après lésion partielle du nerf sciatique. Ces nouveaux composés seront comparés à la morphine, composé de référence en clinique, et aux deux petites molécules ciblant les hétéromères mu-delta déjà disponibles, le CYM51010 et le MP135. L'utilisation de lignées de souris déficientes pour l'un ou l'autre récepteur permettra de vérifier la sélectivité des composés. Finalement, l'utilisation de nos lignées génétiquement modifiées exprimant des versions fluorescentes des récepteur mu et delta permettra d'étudier in vivo les mécanismes sous-jacents à l'action des composés, notamment leur internalisation . L'objectif est à terme de proposer de nouveaux composés pour traiter la douleur chronique.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront une meilleure connaissance du rôle physiopathologique des hétéromères mu-delta. L’obtention de composés sélectifs des hétéromères permettra de les cibler in vivo, d’isoler et d’étudier leur contribution spécifique à différents processus dont la nociception. Cet aspect est très fondamental car il permettra d’engager une étude mécanistique des voies de signalisation et des circuits neuronaux impliqués. Ceci est impossible actuellement car les composés existants activent également les récepteurs non associés. D’autre part, obtenir des composés sélectifs permettra, nous l’espérons, d’obtenir une bonne réponse analgésique avec moins d’effets secondaires et d’ouvrir une nouvelle voie thérapeutique.

Procédures

Un groupe de souris adultes sera testé quotidiennement pendant 10 secondes sur une durée de 15 jours et recevra une injection quotidienne d’une durée de 10 secondes pendant 10 jours (soit au total 3 minutes de test et moins de 2 minutes d’injection sur une période de 15 jours). A l'issue de cette période, une partie d'entre elles sera testées pendant 30 minutes dans un second test. Un deuxième groupe de souris adultes subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes, recevra après la chirurgie une injection quotidienne de 10 secondes pendant 10 jours et sera testé 20 fois dans deux tests de durée respective de 10 secondes et 3 minutes (soit au total 63 minutes de test et moins de 2 minutes d’injection sur une période de 35 jours). A l'issue de cette période, une partie d'entre elles seront testées pendant 30 minutes dans un troisième test. Un troisième groupe de souris adultes subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes et sera testé 10 fois dans deux tests de durée respective de 10 secondes et 3 minutes (soit au total 32 minutes de test sur une période de 35 jours). A l'issue de cette période, elles seront testées pendant 4heures dans un troisième test

Impact sur les animaux

La lésion partielle du nerf sciatique induit une douleur de type neuropathique non réversible qui se traduit par une sensibilité accrue au froid transitoire et sensibilité mécanique augmentée de façon persistente. Pour cette raison, l'efficacité des composés sera tout d'abord testés en souris non douloureuses afin de réduire le nombre d'animaux subissant cette procédure. L'administration répétée des composés pourra induire de la constipation, tolérance, addiction et dépression respiratoire. Les trois derniers sont l’objet de l’étude. Les souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable.

Devenir

une partie des animaux est euthanasiée à la fin de chaque procédure pour analyse des tissus in vitro, une autre partie est transférée dans l'établissement partenaire du projet

Remplacement

L'effet analgésique et les effets indésirables des composés ne peuvent être évalués que sur organisme entier et vivant et ne peuvent être mesurés par une approche en cellules ou en organoïdes.

Réduction

le nombre d’animaux nécessaires au projet a été évalué mathématiquement pour permettre d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 2-5 animaux du même sexe pour respecter leur besoins d'interaction sociale et leur cage enrichie avec des carrés de coton pour favoriser le comportement de nidation. Le changement de litière se fait avec des tunels pour éviter la prise par la queue et reduire le stress des animaux. L'apparition éventuelle de signes de souffrance ou de détresse est surveillée quotidiennement en portant une attention particulière à tout changement de l’état général (perte de poids supérieure à 15%, défaut de toilettage, plaie ouverte, blessure, déshydratation) ainsi qu'à l'état comportemental (prostration, dos arqué, réticence au déplacement, léthargie, agressivité). Avant toute procédure expérimentale, une phase d'habituation à l'expérimentateur est réalisée. Dans les tests comportementaux, un seuil maximal de stimulation est déterminé (point limite afin d'éviter une souffrance à l'animal ou des dommages tissulaires) même en absence de réaction de l'animal. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et du gel oculaire est apliqué durant la procédure. Un suivi postopératoire quotidien (pesée, observation de l'œdème inflammatoire) est effectué pendant 3 jours.

Choix des espèces

la souris a été choisie car ces animaux peuvent être modifiés génétiquement et cette espèce est un modèle validé du comportement humain pour les questions abordées dans ce projet. L'utilisation des souris génétiquement modifiées n'exprimant que le récepteur opioïde mu ou delta permet d'évaluer la sélectivité des composés pharmacologiques à tester et celle des animaux exprimant une version fluorescente des récepteurs mu et delta permet de visualiser directement les changements dans leur distribution induits par les traitements. Ces lignées de souris ont déjà été utilisées avec succès pour évaluer des traitements de la douleur neuropathique et la distribution des récepteurs en conditions physiopathologiques. L'étude comportementale nécessite le développement complet du système nerveux soit des souris agées de 6 semaines ou plus

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 600

600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont gavées cinq jours de suite pour déclencher une maladie rénale héréditaire, puis suivies par recueil d'urine en cage métabolique. Le porteur signale que le gavage comporte un risque de perforation de l'œsophage et que les animaux peuvent développer une soif et des urines excessives. Il affirme que les modèles cellulaires, y compris les organoïdes rénaux, ne permettent pas d'étudier un rein vascularisé.

Objectifs

La néphronophtise est une maladie rénale héréditaire rare affectant l’enfant et le jeune adulte. La maladie se révèle par une augmentation du volume des urines et une soif excessive. En parallèle, le rein subit de nombreuses modifications qui conduisent au développement de petits kystes, associés à une inflammation du rein aboutissant à sa transformation en un tissu fibreux non fonctionnel. A terme, la maladie aboutit à l’insuffisance rénale terminale nécessitant le recours à la dialyse ou la transplantation rénale, deux procédures lourdes et coûteuses. Actuellement, aucun traitement ne permet d’éviter aux patients d’évoluer vers l’insuffisance rénale terminale. La néphronophtise est une maladie rénale dont les mutations affectent le cil primaire. Dans le rein, le cil primaire baigne dans l’urine et agit comme une antenne de signalisation. Les mécanismes liant les altérations du cil primaire à la destruction du rein ne sont pas bien compris. L’étude proposée ici a pour objectif d’évaluer le rôle du cil primaire sur le développement de la maladie rénale. A cette fin, nous générerons des lignées de souris génétiquement modifiées permettant de développer un modèle murin qui récapitule la néphronophtise humaine et d’enlever le cil primaire spécifiquement dans le rein dans ce même modèle. Ceci sera obtenu par gavage sur des souris adultes. Le phénotype rénal sera observé à différents temps après le gavage (1, 2, 3, 5 et 11 mois).

Bénéfices attendus

L’ensemble des résultats de ce projet permettra une meilleure compréhension de la physiopathologie de la néphronophtise.

Procédures

Les 600 animaux seront soumis à l’âge de 4 semaines à un gavage sur 5 jours consécutifs à l’aide de sondes de gavage à bout arrondie adaptées à la taille de l’animal. La durée de l’acte de gavage est d’environ 1 minute. Chaque semaine les animaux seront pesés. Pendant la durée de la procédure, chaque mois, un spot urinaire sera prélevé par massage ventral pour évaluer le défaut de concentration urinaire. Si ce défaut est observé chez certains animaux à un temps donné, l’ensemble des animaux sera soumis à une mise en cage métabolique, dans le calme dans une pièce dédiée, pendant 48 h : 24h d’adaptation et 24h de recueil des urines. Pendant les 48h, les souris ont accès à l’eau et à la nourriture. A la fin du recueil, les souris sont regroupées dans leur cage d’origine dont la litière n’a pas été changée. Enfin, l’ensemble des animaux sera soumis à un prélèvement rétro-orbital sous anesthésie générale le jour de la mise à mort à l’aide de micro-capillaires héparinés. A la fin du prélèvement, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Les patients atteints de néphronophtise souffrent de polydipsie (consommation excessive d’eau) et de polyurie (volume d’urine augmenté). Les animaux utilisés dans ce projet sont donc susceptible de développer ces symptômes après gavage au tamoxifène. Chez l’homme l’évolution des maladies rénales chroniques est indolore. A un stade très avancé lorsque la fonction rénale est très altérée (nécessitant le recours à la dialyse ou la transplantation rénale), ces maladies induisent une baisse de l’appétit et une diminution de la masse musculaire. Le protocole établit dans ce projet ne va pas jusqu’à ce stade. L’administration par gavage comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivée de la solution dans les poumons, entrainant des signes de détresse respiratoire. Par ailleurs, la mise en cages métaboliques des animaux pendant 48h peut générer un stress lié à l’isolement.

Devenir

A l’issue de la Procédure 1, les 600 animaux seront euthanasiés afin de collecter les organes postmortem pour analyses histologiques et moléculaires.

Remplacement

La maladie rénale chronique met en jeu des phénomènes complexes faisant intervenir différents types cellulaires (cellules épithéliales, cellules endothéliales, fibroblastes et cellules immunitaires) ainsi que des modifications structurales du tissu rénal. Nous nous intéressons particulièrement à la communication entre les cellules épithéliales rénales, les fibroblastes et les cellules immunitaires. Toutes les expériences préalables à l’élaboration de ce projet ont déjà été réalisées dans des lignées cellulaires de tubules rénaux. Malheureusement, à ce jour, les modèles cellulaires in vitro (y compris les organoides rénaux) ne permettent pas l’étude d’un rein in vitro ayant une vascularisation, un flux urinaire, des fibroblastes et des cellules immunitaires. Compte tenu de l’absence de modèle cellulaire complet, il n’est pas possible du substituer des approches in vitro aux modèles murins impliqués dans ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum permettant d’atteindre des résultats statistiquement significatifs. Pour l’étude statistique, nous utiliserons une ANOVA à 1 facteur suivi d’un test de Tukey pour comparer les groupes d’animaux deux à deux.

Raffinement

Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne en charge du projet. Afin de réduire le traumatisme lié aux gavages répétés et réduire les risques de perforation de l’oesophage, des sondes de gavage à bout arrondie adaptées à la taille de l’animal seront utilisées. Afin de limiter les nuisances induites par le développement de la néphronophtise (polyurie, polydispie), une attention particulière sera portée à l’accès en eau avec vérification et remplacement des biberons d’eau régulièrement pour éviter toute souffrance hydrique. La propreté des cages sera également contrôlée régulièrement. Afin de limiter les nuisances induites par la mise en cage métabolique, une période d’adaptation de 24h est réalisée. De plus, la mise en cage métabolique s’effectue dans le calme dans une pièce dédiée afin de diminuer au maximum le stress occasionné. Les souris ont accès à l’eau et à la nourriture. A la fin du recueil, les souris sont regroupées dans leur cage d’origine dont la litière n’a pas été changée. Ces souris seront mises à mort 3/4 jours suivant la fin du recueil et une attention particulière sera portée sur les mâles remis ensemble pendant cette période. Afin d'assurer aux animaux les meilleures conditions d'hébergement, nous ajouterons dans la cage du coton, des maisonnettes en carton ou des tunnels ainsi que des bâtonnets de bois à ronger. Les souris seront hébergées par 5 en cage ventilée. Des points limites spécifiques à la procédure ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort par inhalation de CO2 dans un système dédié.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, à la différence des poissons ou des insectes, la souris partage avec l’homme un nombre de néphrons (unités fonctionnelles du rein) fixés après la fin de la néphrogenèse et développe des maladies rénales très semblables à celles observées chez l’homme. Le développement du rein se termine, chez la souris, aux alentours du 14ème jour après la naissance. La procédure décrite dans ce projet sera réalisée sur des souris âgées de 4 semaines donc après la fin du développement rénal. Les souris seront sacrifiées à l’âge adulte à différents temps après l’induction de la délétion (1 mois, 2 mois, 3mois, 5 mois et 11 mois), temps qui ont déjà été étudiés dans d’autres pathologies rénales.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 110
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 110
Devenir
 -
 -
 -
 110

110 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des cellules tumorales humaines en sous-cutané puis un composé par gavage quotidien, pour tester un inhibiteur dans le cancer de la tête et du cou et le mélanome uvéal. Le porteur écrit n'attendre aucun effet indésirable hormis la croissance de la tumeur, alors même que la gravité est déclarée sévère. Il affirme qu'il n'existe aucune méthode alternative à la souris pour ces objectifs.

Objectifs

Ce projet vise à étudier l‘efficacité d’un nouveau traitement anticancéreux dans le mélanome uvéal et dans le cancer de la tête et du cou. Comme dans de nombreux cancers, la néovascularisation et l'inflammation chronique induite par les cellules tumorales stimule la dissémination métastatique et la croissance des métastases de mélanome uvéal et du cancer de la tete et du cou. Cette angiogenèse et inflammation pro-tumorales et pro-métastatiques, dépendraient en partie des cytokines ERL+CXCL et de leurs récepteurs CXCR1/2. Nous proposons de cibler les vette voie de signalisation dans un cancer rare en impasse thérapeutique, le mélanome uvéal, et un cancer « fréquent » mais en impasse thérapeutique après la seconde ligne de traitement. Nous avons choisi ces deux cancers car cette voie de signalisation est associée à un très mauvais pronostic dans ces deux types de cancers. Nous avons développé des inhibiteurs de CXCR1/2. Notre inhibiteur de CXCR1/2 de première génération est efficace in vivo, dans un modele de cancer de la tete et du cou (meme modèle que celui proposé ici), notamment en induisant une diminution de l’angiogenèse et de la prolifération des cellules tumorales. Nous avons amélioré la molécule dont nous souhaitons évaluer l’efficacité in vivo. Nous avons néanmoins des résultats préliminaires sur le modèle de mélanome uvéal démontrant qu'elle est efficace (même modèle que celui utilisé dans cette demande). Les objectifs de ces deux protocoles sont donc de démontrer l’efficacité, dose (3 doses) et fréquence (1 ou deux fois par jours) dépendante de notre inhibiteur de deuxième génération dans deux types de cancers différents. L’efficacité sera évaluée sur l’inhibition de la croissance tumorale mais également sur l’augmentation de la survie des souris.

Bénéfices attendus

Ce projet nous premettra de démontrer l'efficacité de notre candidat médicament (RCT001) dans deux modèles de cancers très agressifs, avec une formulation orale et de manière dose et fréquence d'administration dépendente. Il s'agit d'étude préclinique nécéssaire et obligatoire reglementairement pour une demande d'une première adminstration chez l'homme.

Procédures

Injection de cellules tumorales en sous-cutanée (durée de l'injection : 5minutes) une injection Traitement orale (temps de gavage : 3 minutes) - tous les jours Sacrifice par dislocation cervivale (durée : 1 minute)

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu à l'exception de la croissance de la tumeur en sous-cutanée. Nous avons déjà déterminé de la dose maximale tolérée de notre composé avec une administration orale, sur la même souche murine et avec la même formulation. A 1200mg/kg/jours en oral, notre composé n'induit aucune perte de poids ni toxicité hépatique ou rénale. Cette dose est 2 fois supérieure à la dose maximale utilisée dans ce projet (600 mg/kg).

Devenir

Les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale lors de l'atteinte des points limites. Les souris ayant été injectées avec des cellules tumorales, elles ne pourront pas être réutilisées, replacées ou adoptées.

Remplacement

Il n‘existe pas de méthodes alternatives ni substitutives à l‘utilisation de souris pour nos objectifs.

Réduction

Avant de passer au modele in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro et in vivo. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous nous baserons sur les données de la littérature et sur nos résultats antérieurs pour les doses administrées de composés pharmacologiques. Le nombre minimum de souris est établi à 10 par groupe pour être statistiquement significatif (en nous basant sur le fait que les traitements expérimentaux induiront une diminution de la prise/croissance tumorale d’au moins 20%).

Raffinement

Les animaux agés de 6 à 8 semaines seront mis dans des cages enrichies (maison et morceaux de papiers) sur portoirs (5 animaux/cage), nourriture et boisson ad libitum. De plus, les expériences seront menées de sorte qu'aucune souris ne reste isolée. Les expérimentateurs procéderont à une évaluation quotidienne de l'état général des souris pour déterminer la présence de signes de stress ou de souffrance (attitude soumise, dos vouté, respiration difficile, extrémités pales, démarche anormale, diarrhée). En cas de stress ou de souffrance important et/ou persistant, les animaux seront systématiquement euthanasiés (cf.section des points limites).

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris : - NOD-SCID, qui constituent le meilleur modèle pour le mélanome uvéal avec injection de cellules humaines sans rejet (données publiées et confirmées par l'équipe). - NMRI-_Foxn1nu /Foxn1nu (nude), qui constituent le meilleur modèle pour le cancer de la tête et du cou avec injection de cellules humaines sans rejet (données publiées et confirmées par l'équipe). Toutes les souris seront traitées par gavage tous les jours durant 1 à 2 mois. Nous utiliserons ici des animaux agés de 6 à 8 semaines. Une fois les groupes expérimentaux réalisés, les animaux seront acclimatés durant une semaine avant de réaliser les injections sous-cutanées des cellules tumorales, ce qui implique de débuter les expériences sur des animaux agés de 7 à 9 semaines (utilisation de souris jeunes mais ayant déjà atteints leur maturité sexuelle et ayant une courbe de poids stable).