Souris
Evaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamique de produits injectés par voie intravasculaire ou extravasculaire chez la souris. MODIFICATION N°01
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Le protocole sert à caractériser la diffusion de produits en vue de leur mise sur le marché. 1 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections en plusieurs sites, jusqu'à dix acquisitions d'imagerie par jour sous anesthésie et des prélèvements sanguins répétés, certaines voies d'administration pouvant altérer la vision ou la locomotion. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" pour modéliser la biodistribution dans un "organisme entier vivant", et prévoit de garder 50 souris en vie pour la formation du personnel, le reste étant tué pour prélever les organes.
Objectifs
L’autorisation de mise sur le marché d’un produit ou d'un médicament nécessite au préalable de caractériser notamment sa pharmacocinétique et sa pharmacodynamique. La pharmacocinétique permet d'améliorer les dosages et la posologie du produit ou du médicament. Elle permet également de déterminer les voies d'administrations optimales. La pharmacodynamique consiste quant à elle à évaluer les effets du produit sur l’organisme. Ce projet a pour objectif de caractériser la pharmacocinétique et la pharmacodynamique après administration de produits chez la souris. Le recours à l’imagerie médicale (imagerie à rayons X ou imagerie optique) dans ce projet permettra de suivre au cours du temps la distribution de produits radio-opaques, rendus fluorescents ou bioluminescents.. Cette méthode d’analyse présente l’avantage d’être non-invasive, nécessitant seulement une anesthésie générale. Elle permet également de suivre un même animal au cours du temps et de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Il n’existe pas de méthode alternative à l’heure actuelle permettant de déterminer les dosages, la posologie, la voie d'administration et les effets sur l'organisme d'un produit ou d'un médicament sans un organisme vivantLe recours à lexpérimentation animale est donc nécessaire à l’objectif de ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits.
Procédures
PARAGRAPHE MODIFIE Les animaux recevront une injection le produit testé en dose unique ou répétée en respectant les volumes d’injections recommandés. Lors d’injections répétées, un effort sera fait pour ne pas excéder 5 injections maximum par animal.LES ANIMAUX POURRONT RECEVOIR UNE INEJCTION DASN DEUX SITES D'INJECTION DISTINCTS EN MEME TEMPS. Sur animaux vigiles, les injections seront réalisées en quelques secondes (temps inférieur à 1 minute), ET environ 5 minutes avec l’anesthésie. Des examens d'imagerie pourront également être réalisés, avec parfois injection d’un produit de révélation, sous anesthésie générale pendant une durée de 5 à 20 minutes. la fréquence des examens sera au maximum de 10 acquisitions par jour le premier jour puis, de 3 acquisitions par jour pour les 3 jours suivants, 1 acquisition par jour jusqu’au 10ème jour et de 2 acquisitions par semaine jusqu’à la fin de l’étude. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 3 fois par semaine la première semaine puis 1 fois par semaine. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 1 à 2 minutes.
Impact sur les animaux
PARAGRAPHE MODIFIE Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés et selon les voies d’administration, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (risque de déshydratation et pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées, inflammation des sites d’injection). Certaines voies d’administration sont plus inconfortables que d’autres et nécessitent une prise en charge analgésique pré et post injection : gêne A la locomotion de l’animal, altérATION la vision (glaucome ou perte de vision de l’œil injecté). Dans tous les cas, des mesures adaptées sont mises en place.
Devenir
Les animaux dont un prélèvement d’organe est nécessaire seront euthanasiés. Il sera possible de réaliser une quantification des produits ex-vivo par organe grâce à de l’imagerie optique ex-vivo ou par d’autres techniques in-vitro. Les souris dont les organes ne doivent pas être prélevés pourront soit être gardés en vie et réutilisés pour la formation du personnel.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser la pharmacocinétique et notamment la biodistribution d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la biodistribution d’un produit dans un organisme vivant.
Réduction
L’avantage de l’imagerie médicale est de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la biodistribution du produit testé, des groupes d’au moins 6 animaux seront constitués. Si nécessaire, des études pilotes seront réalisées sur un nombre limité d’animaux (3 par groupe minimum) afin de confirmer la visualisation d’un produit marqué en in-vivo par exemple.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 minimum sera respectée (7 jours minimum en cas de transport par avion). Les animaux seront tous hébergés collectivement en cage sauf en cas particuliers scientifiquement justifiés (comme par exemple l'animal contrôle pourrait être isolé pour ne pas être contaminé par ses congénères). En cas d’hébergement individuel, les cages seront organisées de manière à permettre un contact visuel et olfactif avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire sera apporté à l’animal isolé. Au cours de l’étude, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre, le plus rapidement possible, les mesures nécessaires soit de traitement (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux dont l’état clinique serait jugé irréversible. Le poids des animaux sera mesuré tout au long des études et pourra être complété par un score clinique basé sur l’état général de l’animal (comportement de l’animal, la réponse à la stimulation, l’état de son pelage (soyeux ou non), la présence d’écoulement nasaux et oculaires, des difficultés respiratoires) et en lien avec l’injections du produit testé (inflammation, lésion, nécrose, difficulté dans la locomotion et le déplacement pour atteindre l’eau et la nourriture, œil-mi-clos, fermé ou glaucome). Des examens cliniques plus approfondis pourront également être réalisés. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (mise en place de traitements, injection de solutions réhydratantes, etc…) à condition qu’ils n’interfèrent pas avec les produits test injectés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi : - Pour sa taille réduite et parce qu’il permet l’utilisation de technique d’imagerie du corps entier, - Car il s’agit d’une espèce couramment utilisée pour étudier la pharmacocinétique et pharmacodynamique en expérimentation animale et permettant de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Des souris de plus de 6 semaines seront utilisées au cours de ce projet (stade jeune adulte) afin de s’affranchir de la période de forte croissance de l’animal et d’avoir des animaux présentant un poids d’environ 20g.
Combinaison de traitements contre le cancer gastrique dans des souris xénogreffées en sous cutané.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rendues immunodéficientes pour accepter la greffe de cellules cancéreuses humaines, 924 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut recevoir une tumeur gastrique sous la peau, jusqu'à 26 anesthésies générales et 16 séances d'imagerie, avec un risque d'infection lié à l'absence de défenses immunitaires. Le porteur revendique un "besoin clinique" de nouveaux traitements et présente son approche comme "potentiellement moins toxique" que la chimiothérapie. Toutes sont tuées pour prélever les tumeurs et les organes.
Objectifs
Le cancer gastrique est un cancer très agressif, avec un taux de mortalité élevé, principalement en raison d'un diagnostic tardif le plus souvent à un stade avancé et déjà métastatique. Cette maladie est incurable pour 80% des patients ; il existe donc un besoin clinique de développer de nouveaux traitements plus efficaces permettant d’améliorer la prise en charge de la maladie. De nombreuses études ont montré qu'un petit groupe de cellules présentes dans les tumeurs, appelées cellules souches cancéreuses, jouait un rôle central dans le mauvais pronostic de la maladie car elles sont responsables de la résistance aux traitements, de la formation de métastases et des récidives. Les cibler pourrait donc permettre de mieux contrôler la maladie. Il a été récemment montré qu'une protéine était présente en très grande quantité dans les cellules souches cancéreuses du cancer gastrique. Plusieurs essais cliniques évaluant le bloquage de cette protéine sont en cours mais aucun ne concerne le cancer gastrique. Ce projet vise donc à développer une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur le ciblage de cette protéine, en combinaison avec les traitements actuels, afin d'améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer gastrique.
Bénéfices attendus
Avec ce projet, nous souhaitons développer, à long terme, une nouvelle thérapie ciblée pour le cancer gastrique, une tumeur maligne au pronostic très défavorable pour laquelle il existe très peu de thérapies ciblées autres que la chimiothérapie traditionnelle. Cette approche, plus spécifique et potentiellement moins toxique que la chimiothérapie, pourrait permettre aux patients âgés, dont l’âge moyen est de 70 ans, de bénéficier d’une meilleure tolérance au traitement, d’une espérance de vie prolongée et d’une limitation de la propagation métastatique.
Procédures
Injection sous la peau sur animal anesthésie : 1 à 7 fois, durée maximale à 5 minutes. Injection dans le ventre sur animal vigile : 6 à 24 fois, durée inférieure à 1 minute. Imagerie sur animal anesthésié : 16 fois, durée entre 1 à 5 min. Anesthésie générale : 26 fois, durée maximale 5 minutes.
Impact sur les animaux
L’injection sous la peau peut engendrer un risque d’infection au niveau du site d’injection, une douleur légère. Le développement de la tumeur peut engendrer une gêne, une douleur modérée, une perte de poids. Les injections dans le ventre peuvent engendrer une légère douleur au site d’injection. Les séances d’imagerie peuvent fatiguer les animaux à cause des anesthésies répétées et engendrer un inconfort modéré, une hypothermie et des risques de troubles cardiorespiratoires. L’immunodéficience des souris peut entrainer une infection par des pathogènes.
Devenir
Les souris seront mises à mort afin de récupérer des prélèvements post-mortem qui seront analysés ultérieurement
Remplacement
L’efficacité des traitements a été préalablement validée sur des cellules en culture. Ce modèle reste limité car il ne permet pas d’appréhender la réponse immunitaire, le microenvironnement tumoral, des paramètres qui influencent la croissance tumorale et la réponse au traitement. C’est pour cela que le modèle animal reste indispensable.
Réduction
Le suivi de la progression des métastases sera réalisé par imagerie non invasive qui permet de faire un suivi dans le temps sur un même animal. Les conditions de traitement ont été déterminées en amont. Un test statistique sera réalisé. Le nombre d'animaux a été déterminé en utilisant un logiciel dédié.
Raffinement
Les souris seront acclimatées pendant 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie. Les souris sont maintenues dans des conditions d’hébergement qui les protègent de risques d’infection par des pathogènes. Les actes expérimentaux seront réalisés sous anesthésie quand cela est nécessaire et lors de l’anesthésie l’animal est maintenu sur un tapis chauffant. Une feuille de score est utilisée pour le suivi de l’animal et pour scorer des points limites adaptés au projet, selon un arbre décisionnel. La feuille de score permet de définir des critères d’arrêt des souffrances et propose des mesures conservatoires bien déterminées. Les animaux sont surveillés par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur tout au long du projet.
Choix des espèces
Nos modèles d’étude ont été développés chez la souris. La souris est également une espèce de choix en imagerie de par sa petite taille permettant ainsi de détecter des signaux profonds comme les métastases. L'utilisation de souris immunodéficientes sera nécessaire pour la greffe de cellules cancéreuses d'origine humaine. Les souris seront utilisées à partir d’un âge de 7 ou 8 semaines correspondant à de jeunes adultes.
Evaluation d’approches de thérapie génique et de traitement par oligonucléotides dans un modèle de syndrome de West
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Des injections dans le cerveau sous chirurgie de trente minutes à une heure, répétées chaque semaine pendant six mois : 6 800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles portent l'anomalie génétique du syndrome de West, une épilepsie grave du nourrisson, et vont être utilisées pour tester des molécules censées bloquer la copie défectueuse d'un gène. Les prélèvements sanguins peuvent aller jusqu'à deux par jour sur 48 heures. Les bénéfices pour les enfants restent renvoyés au conditionnel et au long terme, la mise à mort finale servant à analyser les organes.
Objectifs
Nous travaillons sur le syndrome de West, une forme rare et grave d’épilepsie chez les nourrissons qui persistent chez l'enfant. Cette maladie provoque des crises d'épilepsies importantes et un retard du développement. Dans certains cas, elle est causée par une anomalie génétique. Les traitements actuels ne sont souvent pas suffisants. Chez les enfants concernés, il existe une copie du gène qui fonctionne normalement et une copie défectueuse. Une seule copie saine suffit. Nous cherchons donc à bloquer uniquement la copie défectueuse, tout en laissant la copie normale assurer sa fonction. Pour cela, nous développons des molécules-outils capables de reconnaître précisément le gène anormal et de l’empêcher d’agir. Avant d’envisager un traitement chez l’enfant, nous testons ces molécules chez des souris porteuses de la même anomalie, afin de vérifier qu'elles sont efficaces et sûres. Notre objectif est de proposer, à terme, une nouvelle solution pour les enfants atteints de cette maladie
Bénéfices attendus
L’objectif principal de notre projet est d’identifier une ou plusieurs molécules thérapeutiques en vue d’un traitement chez des patients atteints du syndrome de West avec cette anomalie génétique. Les bénéfices attendus incluent la sélection des molécules, ainsi que la détermination de la voie d’administration optimale, avec pour objectif à long terme d’apporter des bénéfices similaires aux patients traités.
Procédures
Chaque animal ne reçoit qu’un seul type d’injection (dans le sang ou le cerveaux) avec une seule molécule, pour voir si elle est efficace. Les injections dans le sang sont rapides (moins d’une minute) et peuvent être répétées toutes les semaines, jusqu’à 6 mois. Les injections dans le cerveau nécessitent une chirurgie qui dure entre 30 minutes et 1 heure. Elles peuvent aussi être répétées (sans nécessité de chirurgie grace à un catheter, injection de 5 minutes) toutes les semaines, pendant un maximum de 6 mois. Les souris pourront être gardées jusqu’à 6 mois après la dernière injection. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements sanguins (durée du prelevement : 2 minutes, une goutte de sang par prelevement 2 fois par jour maximum, sur 48h maximum).
Impact sur les animaux
Les injections peuvent induire une douleur modérée sur de courte période. La chirurgie peut entrainer une douleur post opératoire modérée et de courte durée. Elles peuvent également entraîner un risque de faible perte de poids et de risque d’infection.
Devenir
En fin de projet, tous les animaux seront mis à mort afin d’analyser, au niveau des organes, les effets des molécules injectées.
Remplacement
La recherche en bioinformatique de candidats et les analyses réalisées sur modèles cellulaires permettent d’effectuer une premiere selection des molécules. Cependant, aucun modèle cellulaire ne peut remplacer complètement un organisme vivant. Il est donc indispensable de mener ces études dans un modèle animal, afin d’évaluer l'efficacité de la molécule chez l’animal.
Réduction
Seules nos molécules ayant été validées in vitro sont testées in vivo. Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour obtenir des résultats représentatifs et fiables. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d’animaux nécessaires. Dès qu’une molécule efficace est identifiée, les injections seront arrêtées.
Raffinement
La fréquence des injections pourra être réduite si les résultats initiaux indiquent une efficacité suffisante de la molécule. De la nourriture en gelée sera mise à disposition dans les cages des individus fragiles ou ayant subi une procédure, afin de faciliter leur prise alimentaire. De plus, toutes les interventions douloureuses seront précédées de l'administration d’un antidouleur et se feront sous anésthésie. Un suivi, accompagné d’une grille d’évaluation, sera assuré tout au long de la procédure et des mesures seront prises afin d'éviter toute souffrance inutile (utilisation de points limites ou critère d’arrêt précoce).
Choix des espèces
L’utilisation de souris portant la mutation humaine nous permettra d’évaluer la capacité de nos molécules à diminuer spécifiquement l’expression du gène muté à l’échelle d’un organisme entier. La souris étant l’un des modèles les plus utilisés et les mieux documentés en recherche préclinique, ce modèle est particulièrement pertinent pour ce type d’étude. Les études seront réalisées sur les souris juste après le sevrage, afin de transposer avec l'âge des patients atteints de cette pathologie.
Caractérisation d’un modèle murin d’une maladie génétique rare avec des malformations cranio-faciales
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
Tous tués, y compris des embryons et des souriceaux à quelques heures de vie, 82 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Elles portent la mutation d'un syndrome génétique rare qui provoque des apnées sévères, et leur respiration est mesurée pendant une heure dans les huit heures suivant la naissance. Des femelles gestantes sont isolées jusqu'à la mise bas puis tuées avec leur portée, d'autres subissent une césarienne létale pour prélever les embryons. Le porteur affirme que seule l'approche in vivo évalue les conséquences de la mutation à l'échelle d'un "organisme entier".
Objectifs
Le syndrome auriculo-condylaire (SAC) est une malade génétique très rare qui touche principalement le visage et la machoire. Les personnes qui en sont atteintes présentent des oreilles en forme de point d'interrogation, une machoire inférieure petite et étroite et une transformation en partie de cette machoire inférieure comme une machoire supérieure. Les patients peuvent présenter d'autres anomalies comme un tonus musculaire faible, un retard de développement, une perte d'audition et parfois des troubles du contrôle respiratoire notamment une détresse respiratoire à la naissance. Pour mieux comprendre la maladie, une lignée murine a été créée portant la mutation génétique la plus observée chez les patients et qui est impliquée dans le développment de la machoire. Sur le plan respiratoire, la mutation perturbe la réponse ventilatoire à une augmentation du dioxyde de carbone (CO2) et provoque des apnées sévères. Le projet vise à caractériser la nature de ces apnées et d'identifier les structures du cerveaux atteintes et le mécanismes qui conduisent à ces anomalies.
Bénéfices attendus
Dans le cadre d'une maladie extrêmement rare, la compréhension des mécanismes physiopathologiques de la maladie permet d'affiner la prise en charge des malades. Elle contribue notamment à améliorer la reconnaissance des complications respiratoires associées, permettant ainsi d'adopter les stratégies de prise en charge plus ciblées.
Procédures
1/ Entre 0 et 8h de vie, la respiration de chaque souriceau est mesurée une fois. La mesure dure une heure. A l'issue de la mesure, les souriceaux sont euthanasiés par un personnel compétent et un petit fragement de la queue (2-3 mm) est ensuite prélevé (prélèvement post-mortem) pour en identifier le statut génétique. 2/ Pour les femelles gestantes dont les portées seront mesurées à la naissance : isolement en hébergement individuel du 15 ème jour de gestation jusqu'à la mise bas et l'euthanasie de la portée (au maximum 9h après la mise bas). Les femelles seront ensuite regroupées. 3/Cesarienne sur des femelles gestantes à différents âges gestationnel. Césarienne réalisée après anesthésie létale et en statut post-mortem puis extraction des embryons. 4/ Embryons prélevés en post-mortem
Impact sur les animaux
1/ Séparation maternelle d'une heure pour la mesure cardio-respiratoire pouvant générer du stress 2/ Détresse respiratoire causée par la mutation et le stress engendré par cette situation
Devenir
Tous les animaux (embryons, foetus, souriceaux et femelles gestantes pour la procédure 2) sont euthanasiés en fin de procédure.
Remplacement
L'approche in vivo permet d'évaluer de façon intégrée les conséquences fonctionnelles d'une mutation à l'échelle d'un organisme entier. Dans le cas du syndrome auriculo-condylaire, les atteintes des populations neuronales impliquées dans le contrôle autonome de la respiration influencent directement l'activité des autres organes. Ces interactions fonctionnelles ne peuvent être reproduites fidèlement sur les modèles cellulaires. L'utilisation de l'animal ne peut alors être évitée
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Nous avons déterminé un lot expérimental réduit de 15 animaux par génotype. Cet effectif peut être réduit si au cours des analyses intermédiaires un effectif plus faible permet de tester les hypothèses. Pour l'étude moléculaire et tissulaire, un effectif réduit de 6 animaux par génotype est suffisant selon la recommandation de la plateforme qui effectue les analyses.
Raffinement
Les femelles gestantes sont isolées à 15 jours de gestation ce qui est bon compromis pour l'habituer et réduire ainsi l'angoisse à l'isolement pour une espèce grégaire. La cage d'hébergement est enrichie en cellulose doux pour le nid.
Choix des espèces
Les souris transgéniques sont largement utilisées dans l'étude des mécanismes physiopathologiques d'une maladie génétique. Dans notre cas, le modèle murin transgénique permet d'étudier les conséquences de la mutation fréquemment observée chez l’Homme, notamment sur le développement cranio-facial et les troubles respiratoires associés. Des mesures respiratoires sont réalisées entre 0h et 8h après la naissance afin de caractériser les anomalies ventilatoires précoces. Pour analyser la mise en place des structures cranio-faciales et des substrats neuroanatomiques impliqués dans le contrôle respiratoire, des prélèvements seront réalisés à différents stades embryonnaires.
Acquisition et maintien d’une maîtrise des gestes techniques nécessaire à la bonne réalisation des procédures expérimentales
- Formation professionnelle
Rats : 2438
Cochons d'Inde : 2092
Prélevées sur le surplus de l'élevage, déjà destinées à être tuées, 7 143 souris, rats et cobayes vont être utilisés pour l'entraînement du personnel aux gestes techniques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre gestes différents, contention, injections ou prélèvements, sur animal vigile. Ces séances répondent à une obligation réglementaire de formation, l'arrêté de 2013 sur la validation des compétences. Les animaux ne sont pas maintenus en vie après la formation et sont tués à l'issue.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de former et de maintenir les compétences du personnel pour la réalisation de gestes techniques sur des animaux, afin de contribuer à l’évaluation et au développement de nouvelles approches scientifiques, dans un cadre strictement encadré. Il répond aux exigences réglementaires de l'arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation de compétences du personnel des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux à des fins scientifiques. L’objectif de ce projet est de former le personnel et de maintenir ses compétences dans le temps pour la réalisation de gestes techniques de qualité, tout en veillant au respect et au bien-être des animaux.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont de renforcer les compétences des techniciens animaliers dans la réalisation des gestes techniques courants, en suivant les bonnes pratiques actuelles et en limitant autant que possible les contraintes pour les animaux. En veillant à ce que le personnel dispose de connaissances pratiques et théoriques régulièrement actualisées, les gestes sont réalisés de manière précise et cohérente. Cela contribue à une meilleure qualité et à une meilleure reproductibilité des études, tout en garantissant le respect du bien‑être animal. Ces exigences sont essentielles pour assurer la fiabilité des résultats obtenus et renforcer la confiance de la société dans les travaux scientifiques menés.
Procédures
Chaque animal pourra être concerné par au maximum quatre gestes techniques différents. Ces gestes sont réalisés sur des animaux vigiles, maintenus de manière adaptée, et durent chacun entre 30 secondes et 2 minutes. Si un geste ne peut pas être correctement réalisé du premier coup, il peut être répété de façon limitée, uniquement lorsque cela est nécessaire. En cas de difficulté ou d’effet inattendu, le geste est immédiatement interrompu et l’animal est pris en charge afin d’assurer son confort et son bien‑être.
Impact sur les animaux
Douleur, stress lié à la contention et aux gestes techniques. Expression d’un phénotype dommageable d’immunodéficience et des signes cliniques associés (abcès, infection généralisée se voyant par une perte de poids ou une prostration, …) seulement en cas de rupture de la barrière de l’hébergement.
Devenir
Les animaux utilisés pour la formation sont uniquement des animaux en surplus de l’établissement, déjà destinés à être euthanasiés et ne pouvant pas être intégrés dans d’autres projets. Afin d’éviter toute manipulation supplémentaire ou source de stress inutile, ces animaux ne sont pas maintenus en vie après les séances de formation. Le maintien des compétences du personnel peut être, quant à lui, effectué directement dans le cadre de projets déjà en cours, ce qui permet de ne pas utiliser d’animaux spécifiquement pour cet objectif et de limiter au strict nécessaire le recours aux animaux.
Remplacement
Des méthodes alternatives comme des vidéos de formation ou encore le recourt à des mannequins ou autre support inerte (ex : simulateur d’injection intra veineuse) serviront de support lors des volets théoriques et pratiques des différents gestes techniques. Cependant, ces méthodes alternatives ne suffisent pas pour former le personnel à leur réalisation en conditions réelles, sur animal vigile tout en minimisant les nuisances sur cet animal lors de la réalisation du geste : cette partie ne peut être réalisé in vitro.
Réduction
Ce projet est conçu pour limiter au strict nécessaire le recours aux animaux, tout en garantissant une formation de qualité. Le nombre d’animaux utilisés est précisément encadré : un seuil minimum permet de valider les compétences dès que les gestes sont maîtrisés, et un seuil maximum empêche toute utilisation excessive. Seuls des animaux en surplus de l’établissement sont concernés. Lorsqu’ils s’y prêtent, un même animal peut être impliqué dans plusieurs gestes techniques, sans dépasser quatre gestes différents. Cette organisation permet de réduire significativement le nombre total d’animaux utilisés. Cette approche repose sur un principe fondamental : former efficacement le personnel tout en respectant les animaux et en réduisant leur utilisation autant que possible, conformément aux exigences éthiques et scientifiques actuelles.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, à leur âge et à leur mode de vie, afin de répondre au mieux à leurs besoins. Tout au long des activités, leur état général est surveillé par du personnel formé. Des limites précises sont définies à l’avance pour chaque type de geste technique. Au moindre signe inhabituel, des mesures adaptées sont immédiatement mises en place, comme des soins locaux, un enrichissement de l’environnement ou une alimentation adaptée. Ces critères sont régulièrement réévalués et améliorés à partir des observations réalisées. Les manipulations sont effectuées selon des méthodes conçues pour réduire le stress au maximum, en privilégiant des techniques douces et une habituation progressive des animaux. Les techniciens s’entraînent d’abord à ces gestes de manipulation et de maintien, afin que les interventions soient rapides, sécurisées et les moins contraignantes possibles pour l’animal. Lors des prélèvements ou des injections, seules les quantités minimales adaptées à chaque espèce sont utilisées, avec des substances neutres comme le sérum physiologique. Enfin, si un point limite défini est atteint et que le bien‑être de l’animal ne peut plus être garanti, une prise en charge immédiate et conforme aux bonnes pratiques est mise en œuvre afin d’éviter toute souffrance inutile. Cette organisation repose sur une attention constante portée au raffinement des pratiques, avec pour objectif de réduire au maximum les contraintes pour les animaux tout en assurant des conditions scientifiques rigoureuses.
Choix des espèces
Ces espèces ont été choisies car ce sont les espèces élevées et utilisées dans notre établissement, il est donc nécessaire que le personnel maitrise les gestes techniques sur ces différentes espèces qui ont chacune leurs particularités. Les mâles ou femelles peuvent être utilisés. Les surplus de stock comme les mâles chez l’espèce souris et les femelles chez l’espèce rat et cobayes seront choisis. . Les stades de développement utilisés sont ceux sur lesquels les gestes techniques seront pratiqués après la formation : animaux adultes (sevrés, à partir de 3 semaines pour les rats et souris et à partir de 2 semaines pour les cobayes).
Validation génétique d’un modèle murin de papillomavirus
- Recherche fondamentale
- Oncologie
90 souris transgéniques, porteuses d'oncogènes du papillomavirus humain, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Chacune reçoit des injections quotidiennes pendant trois mois ou un implant diffusant de l'estradiol, jusqu'à développer des lésions précancéreuses du col de l'utérus. Le projet se limite à valider génétiquement trois lignées destinées à de futures études sur le cancer. Les bénéfices décrits se réduisent à "garantir la robustesse scientifique" de ces travaux ultérieurs.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de valider génétiquement les constructions de trois modèles de souris transgéniques exprimant des oncogènes du papillomavirus humain (HPV), un virus fréquemment impliqué dans la survenue de cancers épithéliaux, notamment du col de l’utérus.
Bénéfices attendus
La validation génétique des trois lignées doit garantir la robustesse scientifique des résultats qui seront obtenus dans des études de carcinogenèse ultérieures.
Procédures
Durant ce projet, les animaux recevront soit une injection sous cutanée journalière pendant 3 mois (moins de 1 minute par injection), soit subiront une courte chirurigie sous anesthésie gazeuse de 5 minutes afin d'implanter un pellet libérant la molécule cible pendant 3 mois.
Impact sur les animaux
Une injection peut induire une légère douleur et un stress lié à la contention, l'anesthésie peut induire une hypothermie et la chirurgie une légère douleur. Après 3 mois de traitement à l'estradiol les animaux présentent des pathologies comparable au stade précancereux du cancer du col de l'utérus décrit en clinique humaine, ne présentent aucun symptôme notable.
Devenir
À l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement des organes cibles et ainsi l'analyse génétique du modèle, essentiel pour comprendre la fonction du gène supprimé.
Remplacement
Dans ce projet visant à valider des modèles génétiquement modifiés destinés à l’étude de mécanismes physiologiques complexes, le recours à un mammifère est indispensable, aucune approche in vitro ni aucune modélisation informatique ne pouvant, à l’heure actuelle, se substituer à l’analyse du gène cible dans son environnement naturel et dans l’ensemble de ses interactions au sein de l’organisme
Réduction
Pour réaliser ce type d’analyse, un faible nombre d’animaux est requis par groupe. Ainsi, nous utiliserons cinq animaux par condition. Afin de disposer de contrôles adéquats, six groupes expérimentaux seront constitués par modèle de souris. Pour une mutation étudiée, nous emploierons donc 30 animaux. Cet effectif correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats analysables, permettant de conclure de manière fiable sur la bonne réalisation de l’étude, tout en respectant le principe de réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Dans le cadre des procédures expérimentales, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress des animaux. Une surveillance quotidienne de leur état, surveillance du site d'injection ou du site d'implatation du pellet, une pesée hebdomadaire, ainsi qu’un suivi régulier de leur comportement et de leur état général seront mis en place afin de garantir leur bonne santé. En cas de conflit entre individus, l’animal dominant sera isolé et, si nécessaire, des soins locaux seront prodigués. Tout au long des procédures, des seuils limites spécifiques seront définis afin de garantir que les animaux demeurent dans des conditions éthiquement acceptables et de permettre une intervention rapide en cas de signe de souffrance ou d’altération du bien-être.
Choix des espèces
La souris est l’animal modèle de choix pour une première étude de la fonction d’un gène présent chez les mammifères. Elle permet notamment un accès facile à l’ingénierie génétique. Les animaux de la cohorte seront des animaux jeunes âgés de 6-8 semaines à réception et seront traités à partir de 10 semaines d'âge, soit en tant que jeune adulte, lorsque tous les systèmes de l'organisme sont matures.
Etude de la motilité intestinale lors de la malnutrition protéique chez la souris juvénile
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
40 souris juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès le sevrage, elles reçoivent un régime pauvre en protéines pendant cinq semaines, avec des jeûnes de six heures, des introductions orales de colorant et de glucose et des prélèvements sanguins, pour mesurer le transit intestinal. L'étude cherche à décrire l'effet de la malnutrition infantile sur l'intestin, en comparant mâles et femelles. Le porteur affirme que ce travail est "indispensable" et ne peut être mené chez l'humain.
Objectifs
La malnutrition chez l’enfant est un problème majeur dans le monde. Elle peut provoquer des troubles durables de la croissance, de la gestion de l’énergie et du développement. Des études récentes montrent que les garçons semblent plus touchés que les filles. L’intestin, qui absorbe les nutriments et joue un rôle central dans de nombreux processus du corps, est au cœur de cette problématique. Pourtant, on connaît encore mal la façon dont il réagit à une alimentation pauvre en protéines. Nos premiers résultats suggèrent que ce type de régime pourrait ralentir le passage des aliments dans l’intestin. Le but de ce projet est de mieux comprendre comment un régime pauvre en protéines influence le fonctionnement de l’intestin, essentiel à la digestion et à la communication entre les organes. Nous utiliserons une seule procédure expérimentale pour mesurer la vitesse de transit intestinal, qui est un indicateur important de la santé du système digestif. Ce projet aidera à mieux comprendre l’effet de l’alimentation sur l’intestin, en tenant compte des différences entre sexes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre comment le fonctionnement intestinal est affecté par la malnutrition protéique juvénile, en tenant compte du sexe. Cette description extensive de la motilité intestinale permettra à terme d’éclairer de nouvelles pistes de prévention ou d’intervention en santé humaine, où les enfants en malnutrition sont généralement sujets à des symptômes intestinaux associé à un mauvais fonctionnement intestinal (comme le transit).
Procédures
40 souris seront utilisées dans le projet. Tous les animaux seront nourris soit avec un régime contrôle, soit avec un régime pauvre en protéines (modèle de malnutrition infantile) pendant 5 semaines. Toutes les souris seront mesurées avec une règle chaque semaine sous anesthésie générale (3 minutes) puis pesées (< 1 min) entre 21 et 56 jours. A 56 jours, les souris seront anesthésiées (3 minutes), et subiront un prélèvement sanguin (20 sec). Pour étudier différents paramètres du transit intestinal : toutes les souris subiront à 48 jours une mise à jeun de 6h, suivie d’une introduction orale de colorant rouge (10 sec), à 52 jours une mise à jeun de 6h suivie d’une introduction orale de glucose (10 sec), puis 15 min plus tard d’une introduction orale de colorant rouge (10 sec), et à 56 jours une mise à jeun de 6h suivie d’une introduction orale de colorant rouge (10 sec).
Impact sur les animaux
Les pesées et mesures hebdomadaires induisent un stress modéré, ainsi qu’un inconfort transitoire. Le prélèvement sanguin est invasif et peut induire une légère douleur. Ces manipulations sont associées à un stress transitoire lié à la contention. Les trois introductions orales nécessitent un jeûne de 6 heures induisant un stress modéré. L’introduction orale est source d’inconfort et peut entraîner un risque de fausse route ou d’irritation œsophagienne. La récolte des féces est réalisée en cage individuelle, les animaux sont donc isolés pendant maximum 6h après l’introduction orale, induisant un stress modéré.
Devenir
L'ensemble des animaux mis en procédure seront mis à mort en vue de la mesure terminale des paramètres de transit, et du prélèvement des organes d’intérêt.
Remplacement
Pour comprendre comment le corps réagit à différents types d’alimentation, en particulier en cas de manque de protéines, il est nécessaire d’étudier l’organisme dans son ensemble. Aucun modèle en laboratoire (sans animal) ne permet aujourd’hui de reproduire la complexité du corps humain, où plusieurs organes communiquent entre eux et influencent ensemble l’état nutritionnel. C’est pour cette raison que l’utilisation d’animaux est indispensable dans ce projet. La souris a été choisie car elle représente un bon modèle pour étudier les effets d’une alimentation pauvre en protéines dans des conditions proches de la physiologie humaine. L’objectif est de mieux comprendre ce qui se passe dans l’intestin, à la fois à l’échelle de l’organe et au niveau moléculaire. Ce type d’étude ne peut pas être réalisé chez l’humain.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été limité autant que possible tout en permettant d’obtenir des résultats fiables. Nous avons choisi d’inclure 10 animaux par groupe, sur la base d’un calcul statistique garantissant la solidité des conclusions. Ce calcul s’appuie sur la mesure la plus variable que nous connaissons déjà : la longueur de l’intestin, qui réagit de manière comparable chez les mâles et les femelles lorsqu’ils reçoivent un régime pauvre en protéines. Les analyses prévues permettront de comparer les effets du régime alimentaire et du sexe. Pour éviter d’utiliser davantage d’animaux dans de futurs projets, tous les organes qui pourraient être utiles à d’autres recherches (comme certains tissus liés au métabolisme ou au système nerveux) seront prélevés à la fin de l’étude et conservés pour d’éventuelles analyses ultérieures.
Raffinement
L’étude commencera uniquement avec des animaux suffisamment développés, pesant plus de 7 g au moment du sevrage. Leur croissance (taille et poids) sera suivie chaque semaine, et la nourriture sera mise à portée des plus jeunes pour qu’ils puissent y accéder facilement. Nous surveillerons aussi leur prise alimentaire afin de vérifier qu’ils s’alimentent correctement. Des seuils d’alerte seront définis à l’avance : si un animal les atteint, il sera retiré immédiatement de l’étude pour éviter toute souffrance. Le régime pauvre en protéines et les méthodes utilisées sont déjà bien maîtrisés au laboratoire et ne provoquent pas de signes de souffrance. Les mesures finales, ainsi que le prélèvement nécessaire, seront effectués sous anesthésie pour garantir le bien-être des animaux.
Choix des espèces
La souris, un animal omnivore comme l’humain, est couramment utilisée pour les recherches en nutrition. Son microbiote est bien connu et de nombreux outils scientifiques existent déjà, ce qui en fait un modèle préclinique idéal pour étudier le fonctionnement de l’intestin lors de changements alimentaires. Les animaux seront suivis pendant 5 semaines après le sevrage, c’est-à-dire de 3 à 8 semaines d’âge. Le but du projet est de comprendre comment un manque de protéines dans l’alimentation influence l’intestin durant la période juvénile. Il est important de commencer l’étude dès le sevrage, car l’intestin joue un rôle essentiel dans l’absorption des nutriments dès les premiers stades de la vie et peut ainsi influencer de nombreux aspects du développement, comme la croissance.
Etude de l’effet de nouvelles cibles thérapeutiques dans un modèle d’endométriose chez la souris et le rat
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Rats : 900
1 800 souris et rattes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 600 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chaque femelle subit une chirurgie abdominale et l'induction d'une endométriose, par injection de LPS dans les cornes utérines ou par greffe, puis jusqu'à 112 administrations de molécules candidates. Le projet teste des anti-inflammatoires pour une maladie sans traitement curatif à ce jour. Le choix de l'espèce, souris ou ratte, dépend de la demande du client, ce que le porteur présente comme un critère de l'étude.
Objectifs
L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence anormale de tissu utérin en dehors de la cavité utérine pour laquelle il n'existe aucun traitement aujourd'hui. Cette anomalie engendre des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de la muqueuse utérine (l’endomètre) et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Il s’agit d’une maladie gynécologique fréquente, retrouvée chez 10% des femmes. Les symptômes sont le plus souvent des douleurs dans le bassin (au moment des règles) et une infertilité. Un examen clinique et échographique permet de détecter une endométriose, même si le diagnostic définitif doit passer par l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une chirurgie. Une endométriose asymptomatique, non douloureuse et qui ne pose pas de problèmes de fertilité n’est en général pas détectée donc pas traitée. Dans un cas d’une endométriose douloureuse, un traitement hormonal sera proposé en première intention destiné à supprimer les règles (contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, danazol, analogues de la GnRH (gonadotropin releasing hormone)). Ce traitement réduit les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose et peut permettre de stabiliser les lésions, voire de diminuer légèrement leur volume. Dans certains cas où le traitement hormonal n’est pas suffisant, un traitement qui provoque une ménopause artificielle peut-être mis en place. Lorsqu’il y a échec du traitement médical (persistance des lésions et/ou nombreux effets indésirables), la chirurgie reste le seul traitement capable d’éliminer des lésions associées à l’endométriose de façon ponctuelle permettant ainsi à la patiente d'envisager une grossesse. Aucun traitement (hormonal/chirurgical) ne permet à ce jour de guérir. Il est donc urgent d’identifier des candidats médicaments efficaces et avec peu d’effets indésirables. Ce projet a pour but de tester des nouvelles molécules à visées thérapeutiques (anti-inflammatoires) dans un modèle in vivo d'endométriose sur ratte et souris, induite par administration de LPS (lipopolysaccharides) ou chirurgie. Ce projet est autorisé depuis 2022 avec la procédure "administration de LPS". Une procédure a été ajoutée pour l'induction de l'endométriose nécessitant une nouvelle autorisation.
Bénéfices attendus
L’inflammation joue un rôle prépondérant dans la progression de l’endométriose. Une augmentation de la production de prostaglandines, de certaines cytokines pro-inflammatoires et de facteurs de croissance susceptibles d’induire inflammation, néo-angiogenèse et prolifération d’implants endométriosiques dans la cavité péritonéale, a été observée chez des femmes présentant une endométriose. Ces processus inflammatoires sont largement responsables de l’apparition des douleurs. A ce jour, aucune molécule anti – inflammatoire spécifiquement indiquée dans le traitement de l'endométriose n’est proposée. Les traitements actuellement proposés sont destinés à soulager les douleurs incluant notamment, des antalgiques, des antispasmodiques, des AINS, des traitements hormonaux (progestatifs et œstroprogestatifs) qui vont interrompre le cycle ovulatoire responsable des poussées douloureuses. Ce projet a pour but d’étudier l’effet de nouvelles molécules à caractère anti-inflammatoire dans un modèle d'endométriose induit par administration de LPS ou par chirurgie. Afin de déterminer si une molécule candidat a un potentiel dans ce modèle, plusieurs prélèvements d'organes/tissus seront ensuite effectués pour des dosages immunologiques, analyses histologiques, extraction d'ARN. Ces différents dosages et quantifications vont permettre de valider le modèle ainsi que l'analyse de l'efficacité des différentes molécules testées (diminution de cytokines inflammatoires dans les tissus, diminution du recrutement cellulaire au niveau histologique...).
Procédures
Une seule chirurgie abdominale sous anesthésie générale ou sous anesthésie gazeuse. Le temps des injections est de 3 secondes/injection. La chirurgie dure 20 minutes maximum par animal. Les animaux se réveillent 45 minutes après la chirurgie dans le cas d'une anesthésie générale ou dans le cas d'une chirurgie sous anesthésie gazeuse, les animaux se réveillent environ 5 minutes après le retrait de l'anesthésie. Dans le cas de la Procédure 2, une deuxième laparotomie exploratrice peut -être réalisée sous anesthésie gazeuse, durée 10 minutes. Un prélèvement de sang (durée du prélèvement 30 secondes) sous anesthésie gazeuse sera effectuée une seule fois juste avant la mise à mort. En ce qui concerne les traitements (voie d'administration variable en fonction des études): maximum 112 administrations (durée :maximum 1 minute/administration)
Impact sur les animaux
Des capsules de gel hydratant seront déposées dans les cages 24h avant la chirurgie afin de palier la légère déshydratation des animaux (miction accrue car myorelaxation, pertes liées à la chirurgie, diminution de la prise hydrique) suite à la chirurgie. Une légère perte de poids (n’excédant pas 5%) pourra être observée dans les 2 jours suivant l’acte chirurgical (anesthésie + chirurgie) avant retour à un poids normal. Aucun signe de souffrance n’est attendu suite à la chirurgie (pas de prostration, poils hérissés, etc…) De plus, le modèle pourra générer une douleur pelvienne et abdominale lié au développement de la maladie, mais ne provoque pas de perte de poids directe. L’administration de traitement par injections répétées pourra provoquer de petits hématomes au niveau du site de la piqûre. La piqure de l'aiguille pour l'injection des traitements entraîne une douleur légère, de courte durée (quelques secondes) et le produit injecté va permettre, selon l’efficacité des molécules, de réduire la maladie (douleurs inflammatoires). Sur les premières études réalisées (administration de LPS dans les cornes utérines), aucun effet secondaire/indésirable n’a été relevé.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort afin d'effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques.
Remplacement
Les études in vitro ne permettent pas l’étude des interactions systémiques (hormonales, inflammatoires ou immunitaires) intervenant dans la maladie. L’exploration des différentes fonctions physiologiques impliquées dans l’endométriose demande l’étude d’un organisme complet. De plus, il est observé chez les femmes de nombreuses variabilités individuelles. Il n’existe pas une mais des endométrioses, et travailler sur un organisme vivant permet d’introduire un peu de variabilité individuelle (dans la limite génétique) qui serait complètement inexistante dans les études in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou bien de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 2 variables.
Raffinement
La partie chirurgie des deux procédures sera effectuée sous anesthésie générale et un anesthésiant local sera administré quelques minutes avant l'ouverture du plan cutané. Les animaux sont observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être et détecter la douleur au moment de l’expérimentation. Une grille de scoring sera utilisée pour définir des points limites. Si des animaux montrent des signes de souffrance, un analgésique sera administré. Si aucun point limite n'est atteint, les animaux seront mis à mort entre 24h à 14 jours après induction de la maladie selon les études (Ce temps dépendra de la pharmacocinétique des molécules candidats).
Choix des espèces
La souris/rat sont des animaux pour lesquels les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettant la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. De plus leur génome possède 99% de similitude avec le génome humain, ne présente aucun gène manquant/supplémentaire. Au sein d’un même étude les animaux proviendront du même fournisseur afin de réduire les variabilités. Nous utiliserons des souches mondialement utilisées, permettant une continuité et un moyen de comparaison unique. Ce modèle est bien référencé dans la littérature (protocole d’induction, résultats d’analyses). L’utilisation d’une espèce est dépendante de la demande du client. Ce modèle chez le rat est simplifié par la taille de l’utérus plus imposante donc plus facile à mettre en évidence et à greffer. Néanmoins, le modèle souris n’est pas exclu, il est possible que les clients aient déjà réalisé des études chez la souris et souhaitent pouvoir comparer les résultats. Les animaux sont utilisés au stade adulte (à partir de 8 semaines) afin de disposer d’organes avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature (développement thymique achevé).
Effet de compositions pharmaceutiques pour améliorer la distribution de molécules thérapeutiques commerciales dans le foie dans un modèle souris
- Recherche appliquée
- Cancers
3 496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections répétées, une greffe de tumeur sous la peau, des séances d'imagerie sous anesthésie et jusqu'à douze prélèvements sanguins, pour tester une nanoparticule censée détourner le foie et mieux diriger les médicaments vers les tumeurs. Les retombées annoncées pour les patients, des doses plus faibles et moins de toxicité, restent renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou informatique ne reproduit la distribution d'un médicament dans un "organisme entier" et conclut à la nécessité de la souris.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer une stratégie visant à améliorer l’efficacité des traitements administrés par voie intraveineuse (IV) tout en réduisant leur toxicité périphérique, en modulant la façon dont ces traitements se répartissent dans l’organisme, grâce à leur association à une nanoparticule lipidique conçue à cet effet. Après injection, de nombreux médicaments sont rapidement éliminés par le foie, principal mécanisme de détoxification de l’organisme. Cette élimination précoce peut limiter la quantité atteignant les tissus à traiter, notamment les tumeurs, tout en favorisant une accumulation hors cible susceptible d’induire des effets indésirables. La nanoparticule lipidique est administrée par voie IV, elle est conçue pour occuper de manière transitoire les voies hépatiques impliquées dans la clairance des médicaments. Cette occupation temporaire vise à augmenter la biodisponibilité systémique des agents administrés secondairement, à favoriser leur accumulation dans les tissus cibles et à réduire leur captation hépatique. Les objectifs de cette étude sont : (1) d’évaluer l’impact de la nanoparticule lipidique sur la biodisponibilité et la distribution hépatique de différents composés thérapeutiques chez des souris saines et/ou porteuses de xénogreffes tumorales ; (2) de caractériser la distribution de la nanoparticule lipidique et des composés associés au sein des principales populations cellulaires hépatiques ; (3) d’analyser l’accessibilité tumorale des composés avec ou sans prétraitement par la nanoparticule lipidique ; (4) d’évaluer l’effet de cette stratégie sur la croissance tumorale. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la modulation de la clairance hépatique, d’optimiser les paramètres d’administration (dose, séquence d’injection) et d’identifier un modèle tumoral pertinent ainsi qu’un composé thérapeutique adapté. L’étude, incluant des administrations répétées et une optimisation des modalités de traitement, vise également à répondre aux exigences réglementaires afin de se rapprocher des conditions cliniques d’utilisation.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront d’évaluer l’impact de la nanoparticule lipidique sur la façon dont les agents thérapeutiques se répartissent dans l’organisme, et sur l’amélioration de leur effet antitumoral. À court terme, ils contribueront à une meilleure compréhension du design des nanomédecines et à l’optimisation des modalités d’administration et les caractéristiques des formulations, afin d’améliorer leur efficacité et leur équilibre bénéfice et effets indésirables. À plus long terme, cette stratégie pourrait lever une barrière biologique majeure liée à l’élimination rapide des médicaments par le foie, faciliter l’accès clinique à des molécules prometteuses et améliorer l’efficacité de traitements existants à des doses plus faibles, réduisant ainsi la toxicité pour les patients.
Procédures
Deux injections d’agents thérapeutiques par voie intraveineuse ou une injection intraveineuse et une injection par voie intrapéritonéale seront effectuées sur animaux éveillés (durée 1-4 min). Ce procédé se fera une seule fois (injection unique) ou de façon répétée (une à deux fois par semaine sur une période à définir pouvant aller jusqu’à 3 mois). Examen d’imagerie non invasive sous anesthésie (cinétique sur 30 minutes maximum). Prélèvement sanguin d'un faible volume (1% volume sanguin total) maximum 5 fois par semaine sur animaux éveillés (Durée 1-4 min) ou volume de 7.5% du volume sanguin total une fois par semaine (Durée 1-4 min - Max 12 prélèvements). Injection de cellules tumorale sous cutanée sur animal vigile (une fois - durée 1 min). Une à deux semaines plus tard selon la croissance tumorale, une à deux injections d’agents thérapeutiques par voie intraveineuse ou une injection intraveineuse et une injection par voie intrapéritonéale seront effectuées sur animaux éveillés (durée 1-4 min). Ce procédé se fera une seule fois (injection unique) ou de façon répétée (une fois par semaine sur une période à définir pouvant aller jusqu’à 3 mois).
Impact sur les animaux
La contention des souris peut induire un stress de courte durée. Les injections peuvent entraîner une douleur de courte durée ainsi qu’un stress transitoire. Les anesthésies de courte durée peuvent provoquer une hypothermie limitée et, dans de rares cas, une diminution transitoire de la respiration et/ou du rythme cardiaque. Par ailleurs, la croissance tumorale peut altérer l’état général des animaux, entraîner une gêne liée au volume tumoral et, dans certains cas, s’accompagner de phénomènes de nécrose tumorale. Les souris immunodéficientes présentent une susceptibilité accrue aux infections opportunistes et au stress expérimental. Les procédures peuvent entraîner une altération modérée de l’état général (perte de poids, diminution d’activité, inconfort post-procédure).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour prélèvement du foie
Remplacement
Les modèles in silico reposent sur des équations et des hypothèses dérivées de données biologiques existantes, et ne peuvent donc pas prédire des phénomènes qui n’ont jamais été observés ou correctement paramétrés (ex. interactions spécifiques nanoparticules–foie ou nanoparticules–foie–tumeur, effets du prétraitement sur le microenvironnement vasculaire et immunitaire). De plus, la biodistribution implique des processus complexes à plusieurs niveaux (circulation sanguine, passage à travers les vaisseaux, élimination par le foie, captation par certaines cellules, hétérogénéité tumorale, etc.) qui dépendent de l’organisation tissulaire tridimensionnelle, du système immunitaire fonctionnel et de l’état physiologique global de l’animal, éléments qui ne sont pas intégralement capturables à ce jour par des modèles informatiques seuls. L’utilisation du modèle murin est justifiée par la nécessité d’évaluer la biodistribution de molécules thérapeutiques dans un organisme entier, disposant d’un système vasculaire, immunitaire et hépatique fonctionnel. Les approches in vitro, bien qu’utiles en phase de criblage initial, ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions systémiques impliquées dans l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination des composés thérapeutiques. En particulier, la clairance hépatique, la perfusion tissulaire et la contribution des différentes populations cellulaires du foie ne peuvent être étudiées de manière pertinente qu’au sein d’un organisme vivant. Le modèle murin, largement utilisé et bien caractérisé, constitue donc l’option la plus pertinente pour générer des données transposables.
Réduction
Pour limiter le recours aux animaux, les agents thérapeutiques candidats sont d’abord évalués in vitro afin de ne retenir que ceux ne présentant pas de toxicité cellulaire. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide d’analyses statistiques adaptées, afin de garantir la soliditéet la fiabilité des résultats, tout en utilisant le nombre minimal d’animaux nécessaire. Par ailleurs, le suivi répété de la répartition des composés chez un même animal au cours du temps (imagerie in vivo) contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires au cours de l’étude
Raffinement
Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation préalable et sont hébergés dans des conditions contrôlées, en groupe, avec un environnement adapté et enrichi, favorisant leur bien-être. Ils sont suivis quotidiennement par du personnel qualifié, incluant le suivi du poids, de l’état général et, le cas échéant, de la croissance tumorale. Un enrichissement adapté à l’espèce sera fourni dans toutes les cages, depuis l’arrivée des animaux jusqu’à la fin de l’étude (ex. : lanières de Kraft, coton). Un vétérinaire sera présent à l’animalerie plusieurs jours par semaine, et des soins vétérinaires d’urgence seront disponibles, y compris en dehors des jours ouvrés. Une attention particulière est portée à l’évaluation de tout signe d’inconfort, de douleur ou de détresse, et des critères d’arrêt anticipé sont appliqués strictement. Une anesthésie est réalisée lorsque nécessaire et le recours à des antalgiques est mis en œuvre afin de limiter la douleur associée aux manipulations. Pour les souris immunodéficientes (nude), l’hébergement se fait en portoirs ventilés et les manipulations sont réalisées dans des conditions d’hygiène renforcées, avec des instruments désinfectés avant utilisation, afin de limiter les risques d’infection.
Choix des espèces
Le modèle murin constitue une référence préclinique pour l’étude de la biodistribution des agents thérapeutiques, en raison de sa physiologie bien caractérisée, de la disponibilité de nombreuses souches génétiquement définies et de la possibilité de réaliser des injections systémiques suivies d’analyses tissulaires détaillées. Deux modèles murins seront utilisés : des souris immunocompétentes et des souris Nude immunodéficientes. Les souris immunocompétentes, dotées d’un système immunitaire fonctionnel, constituent un modèle de référence en pharmacologie et permettent d’étudier les mécanismes de clairance hépatique dans un contexte immunocompétent. Les souris Nude, immunodéficientes en raison de l’absence de thymus, sont couramment utilisées pour les études d’efficacité impliquant des xénogreffes tumorales. Certains agents thérapeutiques de ce projet étant développés pour des applications oncologiques, leur efficacité sera évaluée sur des modèles Nude. La réalisation d’études de biodistribution sur ce même modèle permettra d’assurer la cohérence et la transposabilité des résultats obtenus. Les souris utilisées dans ce projet seront à un stade adulte (entre 7 et 10 semaines) avec un poids minimal de 20 grammes, afin d’évaluer la distribution hépatique des agents thérapeutiques sur des animaux ayant un système immunitaire et des organes développés et matures.
Optimisation des schémas posologiques des inhibiteurs des points de contrôle immunitaire en combinaison avec la radiothérapie
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour comparer deux schémas d'administration d'une immunothérapie associée à la radiothérapie, 1 740 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe tumorale, des injections d'anticorps et une à trois séances d'irradiation sous anesthésie. L'objectif est de savoir si moins d'injections suffisent à conserver l'effet antitumoral. Parmi les bénéfices avancés figure la réduction du coût des traitements, présentée à côté de l'intérêt pour les patients.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est d’optimiser les modalités d’administration de traitements immunothérapeutiques à base d’anticorps, utilisés seuls ou en association avec la radiothérapie, afin de conserver une efficacité antitumorale satisfaisante tout en réduisant la charge thérapeutique et les effets indésirables pour l’animal. Les traitements par anticorps immunomodulateurs ont montré une efficacité importante en cancérologie, mais leur administration répétée peut être associée à des effets secondaires systémiques et à une augmentation des contraintes expérimentales. Par ailleurs, plusieurs données suggèrent que l’association avec la radiothérapie peut renforcer la réponse immunitaire antitumorale, ce qui soulève la question de la nécessité d’injections répétées pour obtenir un effet optimal. Dans cette étude préclinique, nous comparons deux schémas d’administration avec plusieurs modèles de tumeurs solides afin d’évaluer le contrôle de la croissance tumorale, l’évolution clinique des animaux et les modifications de la réponse immunitaire induites par les différents schémas de traitement.
Bénéfices attendus
Si les hypothèses de travail sont confirmées, ce projet pourrait montrer qu’une réduction du nombre d’administrations d’immunothérapie, lorsqu’elle est combinée à la radiothérapie, permet de conserver une efficacité antitumorale comparable aux schémas standards, tout en limitant les effets indésirables systémiques. Ces résultats pourraient contribuer à l’optimisation des stratégies thérapeutiques combinées en clinique humaine, en favorisant des protocoles plus sûrs et mieux tolérés. Par ailleurs, la diminution du nombre d’injections d’anticorps pourrait également représenter un bénéfice économique important, en réduisant le coût global des traitements immunothérapeutiques. Cet aspect est particulièrement pertinent dans un contexte de généralisation de ces traitements, où leur coût constitue un enjeu majeur pour les systèmes de santé. Enfin, l’identification de schémas d’administration plus courts et plus efficaces pourrait améliorer la compréhension des mécanismes d’activation immunitaire induits par la radiothérapie et aider à mieux définir les conditions nécessaires à une réponse thérapeutique optimale. À terme, ces données pourraient soutenir le développement de stratégies thérapeutiques plus personnalisées et plus durables pour les patients.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : • Injections de cellules tumorales : – une injection pour les modèles à une tumeur ; – deux injections pour les modèles à deux tumeurs ; (durée approximative : 30 secondes par injection). • Traitements par immunothérapie : les anticorps seront administrés par injection intrapéritonéale, tous les 2 ou 3 jours selon le protocole expérimental, pour un maximum de quatre injections par animal (durée approximative : 30 secondes par injection). • Radiothérapie : les animaux recevront une anesthésie générale à l’isoflurane afin d’être placés dans les dispositifs d’irradiation : une séance d’irradiation localisée (n = 1), durée ~12 minutes ; ou (pour un autre modèle) trois séances d’irradiation localisée (n = 3), durée ~12 minutes chacune ; d'autres animaux auront une irradiation corporelle totale : une séance unique, durée ~12 minutes. Prélèvements sanguins : un prélèvement sanguin terminal pourra être réalisé sous anesthésie générale profonde à l’isoflurane, par ponction de la veine sous-mandibulaire, au moment de l’euthanasie (durée approximative : 1 minute).
Impact sur les animaux
L’injection tumorale peut entraîner une gêne mécanique et une diminution d'appétit modérées liée à la croissance tumorale. Les injections d’anticorps peuvent induire un inconfort bref. La radiothérapie, réalisée sous anesthésie générale de courte durée, peut être associée à des effets transitoires tels qu’une fatigue passagère, une diminution temporaire légère de l’appétit ou un érythème local. Les études de toxicité peuvent entraîner des symptômes de garvité modérée tels que perte de poids, hyopthermie et prostration.
Devenir
À l’issue de chaque procédure (injection tumorale, traitement, irradiation), les animaux seront maintenus en vie jusqu’à la fin du suivi expérimental ou jusqu’à l’atteinte des critères de fin humanitaires prédéfinis. Tous les animaux seront ensuite euthanasiés sous anesthésie générale pour la collecte des tissus destinés aux analyses immunologiques, histologiques et moléculaires.
Remplacement
Aucune méthode in vitro ou in silico ne permet actuellement de reproduire de manière fiable l’interaction complexe entre la radiothérapie, l’immunothérapie (anti-PD-1/PD-L1) et le système immunitaire entier. Les modèles cellulaires 2D ou 3D, bien qu’utiles pour des études mécanistiques partielles (cytotoxicité, signalisation), ne peuvent pas refléter la dynamique du microenvironnement tumoral, la réponse immunitaire adaptative ni la toxicité systémique observée in vivo. L’utilisation de modèles murins syngéniques immunocompétents est donc indispensable pour évaluer l’efficacité thérapeutique, la tolérance et les effets immunologiques globaux des traitements combinés. Les animaux seront utilisés uniquement lorsque cela est scientifiquement justifié, et le nombre sera limité au strict nécessaire selon un calcul de puissance statistique. En parallèle, les résultats obtenus pourront contribuer à réduire le recours futur aux modèles animaux en identifiant des schémas thérapeutiques plus courts et plus sûrs.
Réduction
Afin de pouvoir observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons besoin d’utiliser des tests statistiques solides et adéquats. Ces tests exigent l’utilisation d’un nombre minimum d’animaux par groupe. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux à utiliser nous permettant d’atteindre les objectifs du projet, nous avons réalisé une analyse statistique à priori, (avec G*Power) afin de calculer le nombre d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives pour chaque procédure expérimentale. De plus, notre expertise dans le domaine de la radiobiologie ainsi que les données de la littérature nous permettent de réduire les conditions expérimentales et donc réduire le nombre d’animaux. Le critère de jugement principal pour le calcul de puissance est la taille tumorale . De plus, une taille moyenne de 80-100mm3 a été fixée comme critère de démarrage pour randomiser les animaux. La randomisation est réalisée de façon à avoir la même moyenne taille tumorale dans chaque groupe de traitement
Raffinement
Toutes les manipulations expérimentales seront menées en veillant à adhérer aux normes les plus élevées pour minimiser la douleur et le stress chez les animaux. Une anesthésie (isoflurane/Lidocaïne) adéquate sera utilisée pendant les expériences pour soulager ou éliminer la douleur en particulier lors des injections intrapéritonéales. Les conditions d'hébérgement des animaux seront optimisées, en fournissant l'environnement et la nourriture nécessaires. Le comportement et l'état de santé des animaux seront surveillés quotidiennement, pour identifier et traiter toute anomalie. Les souris seront hébergées en groupes sociaux. Une pesée sera effectuée régulièrement. Les points limites précoces seront strictement appliqués.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et des réponses immunitaires pendant le développement tumoral. De plus, pour des raisons de taille, de prix et de temps nous avons choisi cette espèce. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez la souris en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus chez la souris en clinique. Les souris seront utilisées à un âge de 7 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte, à la fois physiologiquement et immunologiquement. À cet âge, le système immunitaire des souris est pleinement développé, ce qui est essentiel pour des études impliquant des réponses immunitaires. En particulier, les interactions entre les cellules immunitaires et les tumeurs, ainsi que l’évaluation des thérapies immunomodulatrices, nécessitent un système immunitaire mature pour fournir des résultats fiables et transposables. L’utilisation de souris plus jeunes pourrait entraîner des réponses immunitaires immatures, tandis que des souris plus âgées pourraient présenter des modifications immunitaires liées à l’âge, ce qui pourrait biaiser les résultats. Par conséquent, cet âge est idéal pour garantir la pertinence des résultats immunologiques dans le cadre de notre étude
Prélèvement de tissu pour le génotypage d’animaux génétiquement altérés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
180 000 souris subissent un poinçon à l'oreille pour le génotypage, geste qui provoque une douleur aiguë immédiate, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Cette biopsie sert à identifier les animaux porteurs de mutations, dans un établissement qui maintient environ 450 lignées de souris génétiquement modifiées. Contrairement à la plupart des projets, ces souris ne sont pas tuées à l'issue de la procédure. Elles restent en vie et le chercheur en charge de chaque lignée décide ensuite de leur sort selon les projets qu'il mène.
Objectifs
Notre institut a pour mission de créer et d’élever des souris génétiquement modifiées. Ces animaux servent de modèles pour l’étude de maladies génétiques humaines, aussi bien pour comprendre le mécanisme de la maladie que pour tenter de trouver des traitements. Les souris qui naissent ne sont pas toutes porteuses de la mutation d’intérêt et/ou pas de la même manière, on dit qu'elles n'ont pas le même génotype. Pour déterminer ce génotype, nous devons faire une analyse de leur ADN en prélevant sur chaque souris un petit peu de tissu au niveau de l’oreille.
Bénéfices attendus
La connaissance du génotype des souris génétiquement modifiées est essentielle pour mener à bien les projets de recherche scientifique. En effet, cela permet de connaître les animaux porteurs de la mutation à étudier. Ainsi, les groupes de souris peuvent être constitués, la maladie étudiée et les traitements potentiels testés. Il est donc possible finalement de réaliser des recherches rigoureuses sur les maladies génétiques et de pouvoir tirer des conclusions éclairées sur les projets menés. Nous possédons environ 450 lignées de souris transgéniques nécessitant des prélèvements pour caractérisation génétique.
Procédures
Chaque souris impliquée dans ce projet sera prise en contention à la main et un poinçon sera réalisé au niveau de son oreille en vue de prélever un peu de tissu (punch de 2 millimètres de diamètre). Ce geste est réalisé en moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de tissu par poinçon à l'oreille engendre une douleur aiguë immédiate et un stress dû à la sortie de la cage, la séparation momentanée des congénères et la contention. Des risques d’infection ou d’inflammation au niveau du punch ne peuvent pas être totalement exclus mais restent extrêmement rarissimes.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la suite de cette procédure peu invasive. La prélèvement permettra de déterminer le génotype de l'animal. Le chercheur en charge de la lignée déterminera son devenir en fonction des projets qu'il mène.
Remplacement
La création et l'utilisation de souris génétiquement modifiées est nécessaire, tout comme il n'y a pas d'autre possibiltié que le recours à l’animal vivant pour ce projet de prélèvement de tissu. Le recours à l’animal permet l'étude des maladies génétiques humaines. La création de nouveaux modèles de souris génétiquement modifiées, le maintien de ces lignées et leur utilisation permettent la réalsiation de nombreux projets de recherche.
Réduction
La réduction du nombre d'animaux utilisés et leur bien-être est une préoccupation permanente. Dans le cas de la création de souris génétiquement altérées, nos techniques ont évoluées et gagnée en efficacité ces dernières années. Cela nous permet d'utiliser moins d'animaux. Dans le cas de la production d’animaux destinés à des projets scientifiques, les schémas d’accouplement sont programmés et optimisés pour produire un minimum d’animaux et favoriser la proportion d’animaux du génotype souhaité. La quantité d'animaux à produire est adaptée au cas par cas, en fonction des besoins des chercheurs.
Raffinement
Pour réduire au maximum les nuisances, le prélèvement sera réalisé au plus tôt à partir de 8 jours d’âge, âge à partir duquel le développement et le décollement des oreilles permettent la réalisation d'un poinçon. Ce prélèvement à l'oreille est calibrée (2mm de diamètre) et réalisée avec un instrument prévu et commercialisé à cet effet. Pour limiter les risques d’infection, cet instrument est nettoyé et décontaminé entre chaque utilisation. Le puncher est également remplacé régulièrement afin de garantir qu’il soit toujours bien opérationnel. Le geste sera réalisé par du personnel formé, et rapidement pour minimiser la durée de séparation de l'animal d’avec ses congénères et pour permettre un retour rapide dans sa cage. Des points limites spécifiques au prélèvement effectué ont été établis, et les souris feront l’objet d’une surveillance attentive après la procédure pour détecter et prendre en charge l’animal rapidement si nécessaire. Ainsi, les souris sont surveillées quotidiennement ce qui permet de faire un suivi de la cicatrisation. Des soins avec l’utilisation d’antiseptique seront mis en place en cas de signes d’infection ou de mauvaise évolution de la plaie de biopsie.
Choix des espèces
La majorité des projets menés dans notre institut utilise la souris comme modèle pour trois raisons principales : ses capacités de reproduction, ses caractéristiques génétiques proches de l'homme, et les techniques d'ingénierie génétique bien maitrisées. Il existe à ce jour, plusieurs dizaines de milliers de lignées murines génétiquement altérées dans cette espèce pour étudier la biologie et les maladies humaines. La pertinence du choix du modèle souris est justifiée de plus le cas échéant dans les projets des chercheurs qui utiliseront les souris de ce projet. Les prélèvements de tissu à l'oreille peuvent être réalisées à partir de l'âge de 8 jours, une fois l'oreille formée et décollée. Les poinçons réalisés se feront sur des souris âgées de plus de 8 jours (cela comprend la possiblité de prélever à tous les âges supérieurs à 8 jours).
Efficacité et synergie de thérapies ciblées et de chimiothérapies standards dans des modèles de sarcomes de tissus mous xénogreffés chez la souris -MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
Greffées de tumeurs humaines puis irradiées cinq fois par semaine pendant quatre semaines, 2 430 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent des traitements par gavage, par voie intraveineuse dans la queue ou en arrière de l'œil, gestes que le porteur associe à des risques de nécrose de la queue, d'œdème et d'atteinte de l'œil. Le projet teste des thérapies ciblées et des chimiothérapies sur des sarcomes des tissus mous, en lien avec des industriels du médicament. Les tumeurs sont prélevées après la mise à mort ou dès qu'un point limite est atteint.
Objectifs
Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs rares très complexes et hétérogènes (plus de 70 sous-types différents). Après la chirurgie, peu de traitement sont disponibles hormis des chimiothérapies classiques souvent peu efficaces. Il existe donc dans cette pathologie un réel besoin de nouvelles thérapies plus ciblées permettant une meilleure efficacité et moins d’effets secondaires pour les patients. Notre équipe a mis en place une plateforme préclinique qui nous permet d’étudier les effets biologiques et pharmacologiques de nouveaux médicaments OU DISPOSITIFS MEDICAUX en développement. L’efficacité de ces nouveaux composés est dans un 1er temps testée in vitro sur des cellules en culture. Dans la mesure où les résultats sont concluants, nous souhaitons les tester sur des souris immunodéficientes implantées avec des lignées cellulaires issues de patients ou directement des morceaux de tumeurs de patients quand cela est possible.
Bénéfices attendus
Ces expérimentations s'inscrivent dans un projet de recherche translationnelle qui vise à élargir l'éventail thérapeutique dans le traitement des sarcomes des tissus mous. De part nos collaborations avec les industries pharmaceutiques développant ces nouvelles thérapies, notre localisation dans un centre expert de référence et notre forte interaction avec les oncologues médicaux impliqués dans la mise en place des essais de phases précoces, nous pouvons espérer l'ouverture rapide d'essais cliniques pour les molécules ayant montré leur efficacité dans nos modèles in vivo. Il y a donc un réel benéfice à court/moyen terme pour les patients qui pourraient prétendre à ces nouvelles thérapies.
Procédures
Greffe de tumeurs humaines ou injection des cellules humaines (1 fois par souris, 2 min par souris). Irradiations des tumeurs (radiothérapie) (durée 4 semaines à raison de 5 irradiations par semaine). MODIFICATION: PRELEVEMENT DE LIQUIDE INTRATUMORAL PAR ASPIRATION AVEC UN DISPOSITIF MEDICAL (5 SEQUENCES SUR 15 MIN). ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR GAVAGE (ANIMAUX VIGILES, 30 SEC PAR SOURIS, MAX 2 FOIS PAR JOUR); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR VOIE INTRA-PERITONEALE (ANIMAUX VIGILES, 15 SEC PAR SOURIS, MAX 3 FOIS PAR SEMAINE); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT EN INTRATUMORAL (ANIMAUX ANESTHESIES, 30 SEC PAR SOURIS, 1 FOIS PAR JOUR); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR INTRAVENEUSE, VOIE CAUDALE (ANIMAUX VIGILES, 3 MIN PAR SOURIS, 1 FOIS PAR SEMAINE); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR INTRAVENEUSE, VOIE RETRO-ORBITAIRE (ANIMAUX ANESTHESIES, 3 MIN PAR SOURIS, 1 FOIS PAR SEMAINE); IRRADIATION DES TUMEURS (ANIMAUX ANESTHESIES, 10 MIN, 1 FOIS PAR JOUR)
Impact sur les animaux
Les procédures d'implantation de fragments de tumeur en sous-cutané peuvent provoquer un inconfort léger avec notamment une risque de nécrose et/ou ulcération et donc d'anémie. Le developpement des tumeurs peut entrainer des changements métaboliques associés notamment à une perte de poids. En ce qui concerne l'administration des traitements, les gestes sont réalisés par du personnels expérimentés maitrisant ces injections. Ces gestes sont donc réalisés rapidement et n’entrainent que peu de stress chez l’animal. Cependant, pour les injections intraveineuses DANS LA VEINE CAUDALE, des oedèmes éventuels et nécroses à la queue sont possible; LORSQU'ELLES SONT FAITES EN RETRO-ORBITAIRES SOUS ANESTHESIE, LE RISQUE EST QUE L'OEIL PEUT ETRE ABIMé ET PRESENTé UN GONFLEMENT ; pour les gavages: cas de fausse route possible ; pour les injections intrapéritonéales: peu de stress. En cas d'irradiation des tumeurs, l'apparition d'erythème et de désquamation de la peau est possible.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin des traitements ou lorsqu’un point limite est atteint. Les souris sont mises à mort puis leurs tumeurs sont prélevées pour analyses.
Remplacement
Dans le cadre d’études précliniques visant à démontrer l’efficacité d’un nouveau médicament en monothérapie ou en combinaison avec une chimiothérapie, la réalisation de tests chez la souris greffées avec des tumeurs de patient semble être indispensable. Ces modèles de greffes sont ceux qui pour l'instant préservent le plus les caractéristiques de la tumeur du patient, c’est une vrai "copie" génétique de la tumeur d’origine. En effet, les modèles de culture en 3D dans des boites en plastique ou autre système de remplacement ne sont pas suffisamment complexes/intégrés pour répondre à la problématique mais une veille scientifique est réalisée pour se tenir informé des nouveaux modèles dans le domaine des sarcomes.
Réduction
Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d'animaux. La croissance tumorale des cellules greffées sera suivie de manière longitudinale tout au long des expériences ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés, le but étant d'obtenir des données significatives d'efficacité du médicament.
Raffinement
Toutes les expérimentations sont réalisées par du personnel qualifié. Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort, les animaux seront hébergés en groupe et l'enrichissement de leur milieu de vie sera systématique. Les animaux recevront une surveillance quotidienne et des soins adaptés (administration d’analgésiques et anesthésiques en pré et/ou postopératoire, utilisation de tapis chauffant et de gel ophtalmique, mesure hebdomadaire du poids des souris et du volume tumoral, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt).
Choix des espèces
Le but du projet étant de valider l’efficacité de nouvelles thérapies ciblées afin d'utiliser ces médicaments en clinique chez l'homme, il faut nécessairement un modèle de mammifères pour extrapoler les résultats. Nous avons donc choisi de réaliser nos expériences sur des souris immunodéficientes qui sont des modèles très immunodéprimés particulièrement adaptés à l'implantation de cellules tumorales d'origine humaine. Animaux âgés de 8-12 semaines (jeunes adultes) pour qu’ils puissent supporter la greffe et le développement de la tumeur.