Les questions parlementaires
Clause de conscience pour les étudiants en biologie
Etudiants
Question écrite n° 47633, Assemblée nationale, 27 janvier 1997
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre d'ouvrir aux étudiants en biologie une clause de conscience contre les travaux pratiques sur des animaux, sur le modèle de l'objection au service national.
2 demandes, sans réponse publiée.
Des mesures pour offrir une clause de conscience aux étudiants en biologie qui refusent les travaux pratiques sur des animaux vivants.
Pourquoi les étudiants ne pourraient pas invoquer une clause de conscience, alors que les appelés le peuvent pour le service national.
La fiche
Thèmes : enseignement et formation, réglementation
- Auteur
- M. François d'Harcourt (Union pour la démocratie française)
- Ministère interrogé
- éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
- Rubrique
- Enseignement superieur
- Question publiée
- au Journal officiel du 27 janvier 1997
- Statut
- Aucune réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 47633 de M. François d'Harcourt, Assemblée nationale, JO du 27 janvier 1997)
M. Francois d'Harcourt attire l'attention de M. le ministre de l'education nationale, de l'enseignement superieur et de la recherche sur les consequences - au plan moral - pour les etudiants en biologie qui suivent des enseignements comportant des travaux pratiques (experiences) realises sur des animaux vivants. Aux termes de la reglementation applicable - a savoir le decret no 87-848 du 19 octobre 1987 et des arretes du 19 avril 1988 - les experiences, des lors qu'elles sont menees dans le cadre legal, ne peuvent etre contestees par les etudiants. Toutefois, nombreux sont ces derniers a invoquer une « clause de conscience » destinee a les soustraire d'eux-memes aux experiences sur animaux. Cette clause ne resultant ni des textes relatifs a l'experimentation animale ni des textes legislatifs sur l'enseignement superieur n'a donc aucun fondement juridique, lesdits etudiants peuvent donc encourir toute espece de sanction, notamment une radiation aux examens. Cette disposition leur est parfaitement insupportable, car ils font valoir, non sans raison, qu'existe une clause d'objecteur de conscience dans le cadre de la reglementation afferente aux obligations se rapportant au service national actif. Si donc une aversion manifeste pour les armes permet a tout appele de demander le benefice de l'objection de conscience, pourquoi ne pas permettre aux etudiants qui ont une aversion manifeste pour l'experimentation animale d'invoquer, eux aussi, une clause de conscience ; a fortiori lorsque des methodes substitutives peuvent y suppleer efficacement ? Il lui demande de prendre les mesures idoines afin d'offrir une possibilite de clause de conscience aux etudiants sus-indiques.
La réponse
Aucune réponse publiée.
Le détail de l'analyse
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'objection de conscience à l'expérimentation animale consiste, pour des étudiants, étudiantes ou personnes en poste, à refuser de participer à des pratiques qui utilisent des animaux. L'exprimer peut inciter au développement et à la mise à disposition de méthodes non animales dans l'enseignement et la formation. Elle n'est pas reconnue dans le droit français. Une proposition de loi qui vise à la reconnaître pour les étudiants a été déposée à l'Assemblée nationale le 17 avril 2025. Au 1er octobre 2026, elle n'a connu que son renvoi en commission.