Les questions parlementaires
Protection animale et accords de l'OMC
protection
Question écrite n° 14870, Assemblée nationale, 1er juin 1998
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de l'agriculture ses intentions pour faire entrer de meilleures normes de protection animale dans les accords commerciaux, dont ceux de l'OMC.
1 demande : réponse partielle à 1.
Les intentions du ministre pour faire prendre en compte de meilleures normes de protection animale dans les accords commerciaux.
Réponse partielle La réponse décrit la démarche de l'Union et le rapport prévu par la directive 98/58, sans intention propre de la France ni un mot des cosmétiques cités en exemple.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen
La question mentionne l'expérimentation animale sans en faire son sujet principal.
- Auteur
- M. André Gerin (Communiste, Rhône (14e circonscription))
- Ministère interrogé
- agriculture et pêche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 1er juin 1998
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 18 janvier 1999
- Statut
- Réponse publiée
- Événements
- Question renouvelée le 21 décembre 1998
- Sources
La question
(Question écrite n° 14870 de M. André Gerin, Assemblée nationale, JO du 1er juin 1998)
M. André Gerin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la protection animale dans le cadre de l'organisation mondiale du commerce (OMC). La protection mondiale des animaux de ferme s'inquiète de la difficulté de plus en plus grande qu'aura un pays à prendre des mesures de protection animale sur son territoire du fait de son implication dans un accord économique. Par exemple les mesures adoptées par l'Union européenne sur l'interdiction d'importer des fourrures provenant de pays utilisant des pièges à mâchoires ou sur l'interdiction de commercialiser des produits cosmétiques testés sur les animaux sont partiellement ou pas du tout appliquées. Il lui demande quelles sont ses intentions pour faire prendre en compte de meilleures normes de protection animale également dans les accords commerciaux.
La réponse
(Réponse du ministère : agriculture et pêche, JO du 18 janvier 1999)
Depuis de nombreuses années, chaque Etat membre et l'Union européenne ont élaboré des dispositions législatives et réglementaires rigoureuses, pour prendre en compte les nécessités du bien-être animal. Dans le cadre du Conseil de l'Europe, la France et les Etats membres oeuvrent aux côtés d'un certain nombre de pays tiers pour l'application de conventions assorties de recommandations, notamment pour la protection des animaux dans les élevages et en cours de transport international. La Commission européenne a reconnu récemment le conflit pouvant exister entre les normes communautaires en matière de bien-être animal et les règles de l'OMC et mentionne, pour éviter cette distorsion, la possibilité de conclure des accords bilatéraux ou multilatéraux avec les pays tiers exportateurs, fondés sur des normes internationales en matière de bien-être animal. La protection des animaux et la possibilité de modifier les règles de l'OMC dans ce sens pourraient être à l'ordre du jour des prochaines négociations de l'OMC. Parallèlement, la directive 98/58 du Conseil du 20 juillet 1998 concernant la protection des animaux dans les élevages prévoit dans son article 8 que la commission présente au Conseil, avant le 30 juin 1999, un rapport sur la comparaison entre les dispositions en matière de bien-être dans la Communauté et dans les pays tiers fournisseurs, et les risques de concurrence avec les pays tiers n'appliquant pas des normes équivalentes. Ce rapport devrait être assorti de propositions visant à éliminer les éventuelles distorsions de concurrence entre l'Union européenne et les pays tiers ne se préoccupant pas du bien-être animal. Actuellement, il n'est pas possible d'interdire la commercialisation d'un produit sur le fondement des conditions d'élevage des animaux, mais la démarche de l'Union européenne et des Etats membres rejoint les préoccupations manifestées par la protection mondiale des animaux de ferme. En France, des initiatives se développent afin que les produits d'origine animale élaborés dans des conditions positives au regard du bien-être animal soient étiquetés de façon valorisante conformément à ce mode de production.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 98/58 du 20 juillet 1998 (article 8) prévoit avant le 30 juin 1999 un rapport de la Commission au Conseil comparant les dispositions de "bien-être" de la Communauté et des pays tiers fournisseurs.
- Le rapport prévu par l'article 8 de la directive 98/58 devrait être assorti de propositions visant à éliminer les éventuelles distorsions de concurrence avec les pays tiers.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 98/58/CE du Conseil du 20 juillet 1998 concernant la protection des animaux dans les élevages, article 8 texte juridique
- Conventions du Conseil de l'Europe sur la protection des animaux dans les élevages et en transport international texte juridique
Les organismes cités
- Organisation mondiale du commerce (OMC)
- Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF)
- Conseil de l'Europe
- Commission européenne
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.