Les questions parlementaires

Labradors du centre de thérapie génique de Nantes

expérimentation animale

Question écrite n° 49028, Assemblée nationale, 17 juillet 2000

Le résumé de l'OXA

Le député demande au Gouvernement pourquoi ouvrir à Nantes un centre de thérapie génique de la myopathie qui expérimente sur des labradors, et de faire respecter le décret de 1987.

2 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1.

  1. Les raisons de l'ouverture du centre de thérapie génique de Nantes.

    Réponse La réponse donne la mission du centre et présente le chien comme le meilleur modèle de la myopathie de Duchenne, par son déficit en dystrophine et ses lésions.

  2. Faire respecter le décret n° 87-848, qui n'autorise l'expérimentation qu'à défaut d'autre méthode.

    Réponse partielle La réponse défend sans répondre : elle affirme, sans source, qu'aucune méthode non animale ne peut se substituer dans ce domaine, et ne cite pas le décret.

La fiche

Thèmes : valeur scientifique, méthodes sans animaux · Espèce : chiens

Auteur
M. Marc Dolez (Socialiste, Nord (17e circonscription))
Ministère interrogé
santé et handicapés
Ministère attributaire
recherche
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 17 juillet 2000
Réponse publiée
au Journal officiel du 12 novembre 2001
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 49028 de M. Marc Dolez, Assemblée nationale, JO du 17 juillet 2000)

M. Marc Dolez appelle l'attention de Mme la secrétaire d'Etat à la santé et aux handicapés sur le projet d'ouverture à Nantes d'un centre de recherche sur la thérapie génétique de la myopathie humaine. La recherche se fonda essentiellement sur des expériences opérées sur des labradors. Or la myopathie est une maladie génétique dont la thérapie ne pourra par nature être transférée d'un modèle biologique à un autre. C'est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les raisons d'une telle ouverture et de faire respecter le décret 87-848 qui n'autorise les expérimentations sur l'animal que si aucune autre méthode ne peut s'y substituter. - Question transmise à M. le ministre de la recherche.

La réponse

(Réponse du ministère : recherche, JO du 12 novembre 2001)

Le centre expérimental de thérapie génique de Nantes a pour mission de réaliser des études sur différents modèles d'animaux atteints spontanément de maladies génétiques, afin de trouver de nouvelles voies thérapeutiques susceptibles d'améliorer et de traiter l'affectation correspondante chez les patients. S'agissant des myopathies, et plus particulièrement de la myopathie dystrophique de Duchenne de Boulogne, toujours mortelle en dépit de la progression des connaissances, les animaux de plusieurs espèces peuvent présenter spontanément ce type d'affection. Le chien s'avère particulièrement intéressant, car il présente le même déficit moléculaire que chez l'homme : une absence de dystrophine, protéine codée par un gène porté par le chromosome X. En outre, c'est chez le chien que l'aspect clinique de la maladie (atteinte majeure des muscles et du coeur) et les lésions histologiques se rapprochent le plus de ce qui est constaté dans la myopathie dystrophique de l'homme. Dans ce contexte scientifique, le chien apparaît actuellement comme le meilleur modèle pour apprécier le bénéfice clinique d'une thérapeutique génique. Ajoutons que, dans ce domaine, il n'existe pas de méthodes alternatives susceptibles de se substituer à l'expérimentation animale.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Le centre expérimental de thérapie génique de Nantes étudie des animaux atteints spontanément de maladies génétiques.
  • Le chien atteint de myopathie de Duchenne présente le même déficit moléculaire que l'homme : absence de dystrophine, protéine codée par un gène du chromosome X.

Le détail de l'analyse

Les organismes cités

  • Centre expérimental de thérapie génique de Nantes

Sur le site de l'OXA

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.