Les questions parlementaires
Développement des méthodes non animales, Cinieri
expérimentation animale
Question écrite n° 78276, Assemblée nationale, 15 novembre 2005
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre délégué à la recherche ses intentions sur le développement des méthodes non animales, la France étant selon lui le premier utilisateur d'animaux.
1 demande : réponse partielle à 1.
Les intentions du ministre pour développer les méthodes non animales.
Réponse partielle La réponse défend le recours aux animaux sans dire ce que le ministère compte faire ; elle donne seulement une part de 60 % d'activité de recherche sur des modèles sans animaux vivants, et le ministère se dit "très attaché" à ces méthodes.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, statistiques
- Auteur
- M. Dino Cinieri (Union pour un Mouvement Populaire, Loire (4e circonscription))
- Ministère interrogé
- enseignement supérieur et recherche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 15 novembre 2005
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 28 février 2006
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 78276 de M. Dino Cinieri, Assemblée nationale, JO du 15 novembre 2005)
Alors que la France reste le pays de l'Union européenne qui sacrifie le plus d'animaux pour des tests effectués dans le cadre de programmes de recherches médicales, M. Dino Cinieri demande à M. le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche de lui préciser ses intentions quant à un nécessaire développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale.
La réponse
(Réponse du ministère : enseignement supérieur et recherche, JO du 28 février 2006)
Avec une moyenne de 33 000 animaux utilisés, par million d'habitants, la France se situe dans la moyenne (32 900) des pays européens qui ont une forte activité de recherche. Ces chiffres sont constants depuis quelques années. L'expérimentation animale demeure indispensable et complémentaire aux méthodes d'études substitutives qui découlent de la bonne connaissance de la biologie des animaux. C'est la raison pour laquelle les laboratoires doivent à la fois travailler avec des méthodes substitutives et avec des animaux vivants. La réglementation impose aux chercheurs de n'utiliser des animaux à des fins expérimentales que dans la mesure où il n'existe aucun autre moyen d'obtenir des résultats comparables. Actuellement, on peut estimer que dans les établissements de recherche, l'activité qui porte sur des modèles biologiques autres que des animaux vivants s'élève à 60 %. Le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche est très attaché à l'utilisation de méthodes substitutives à l'expérimentation animale, méthodes pour lesquelles la France obtient des résultats qui la placent dans une position très honorable sur le plan scientifique international. Cependant les résultats qui sont obtenus sur cellules isolées ne suffisent pas à répondre à l'ensemble des questions soulevées dans les domaines biomédical et toxicologique. En effet, le comportement des cellules cultivées in vitro ne peut pas reproduire dans leur globalité les processus impliqués dans un organisme vivant. C'est de cette complexité, liée aux interactions cellulaires qui régissent le fonctionnement de l'organisme entier, que découle l'obligation pour les scientifiques d'avoir recours à l'expérimentation animale pour assumer les missions que leur confie notre société.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La France utilise en moyenne 33 000 animaux par million d'habitants, pour une moyenne de 32 900 dans les pays européens à forte activité de recherche.
- Le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche estime à 60 % la part de l'activité des établissements de recherche sur des modèles biologiques autres que des animaux vivants.
Le détail de l'analyse
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).
L'utilisation d'animaux dans l'enseignement supérieur se fait notamment lors des travaux pratiques en biologie, par le biais de dissections, mais aussi de l'apprentissage des manipulations d'animaux pour les prélèvements et d'actes plus invasifs réalisés sous anesthésie avant de tuer l'animal.