Les questions parlementaires

Nouvelles technologies et méthodes non animales

Expérimentation animale

Question écrite n° 22966, Assemblée nationale, 24 septembre 2019

Le résumé de l'OXA

Le député demande au ministre de l'agriculture comment la recherche pourra évoluer, grâce aux nouvelles technologies, pour réduire l'expérimentation animale.

1 demande : aucune réponse à 1.

  1. Comment la recherche pourra évoluer, avec les nouvelles technologies, pour réduire l'expérimentation animale.

    Aucune réponse La réponse décrit le cadre réglementaire, règle des 3 R, autorisation après l'avis de l'un des "comités d'éthique en expérimentation animale", agrément des établissements, et ne dit rien des technologies ni d'une réduction à venir.

La fiche

Thèmes : méthodes sans animaux, réglementation

Auteur
M. Éric Alauzet (La République en Marche, Doubs (2e circonscription))
Ministère interrogé
Ministère de l'agriculture et de l'alimentation
Rubrique
animaux
Question publiée
au Journal officiel du 24 septembre 2019
Réponse publiée
au Journal officiel du 5 novembre 2019
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 22966 de M. Éric Alauzet, Assemblée nationale, JO du 24 septembre 2019)

M. Éric Alauzet alerte M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les enjeux relatifs à l'expérimentation animale. Cette problématique constitue une préoccupation de plus en plus importante dans la société actuelle. En effet, nombre de citoyens et d'associations s'alarment des conditions de vie et de traitement des animaux. Certaines pratiques relayées par les médias, dernièrement la pratique de la pose de hublots sur la panse des vaches, ont particulièrement choqué. La recherche médicale est particulièrement consommatrice d'animaux. En 2016, ce sont plus de 1,9 million de bêtes qui ont été utilisés, particulièrement des souris, poissons et lapins, espèces les plus testées. Pourtant, il existe des méthodes alternatives : les cultures de cellules in vitro, les recherches sur des modèles informatiques pointus, etc. Aussi, il lui demande dans quelles mesures la recherche pourra évoluer, avec les nouvelles technologies, pour réduire l'expérimentation animale.

La réponse

(Réponse du ministère : Ministère de l'agriculture et de l'alimentation, JO du 5 novembre 2019)

Depuis 2013, et la transposition en France de la directive européenne n° 2010/63/UE relative à l'expérimentation animale, la réglementation française en la matière s'appuie fortement sur la règle dite des 3 R. Cette règle des 3 R consiste à Remplacer l'expérimentation animale dès que cela est possible, à Réduire le nombre d'animaux utilisés en fonction des données biostatistiques et à Raffiner les procédures, c'est-à-dire, à optimiser les méthodes employées pour diminuer la douleur animale tout en garantissant un niveau de résultats scientifiques élevé. De plus, les projets scientifiques mettant en œuvre des animaux font l'objet d'un avis d'un comité d'éthique, instance composée entre autres membres, de représentants des organisations de protection animale, et d'une autorisation délivrée par la ministère de la recherche. Le bien-fondé des projets, le nombre d'animaux et le respect de l'ensemble de la règle des 3 R sont des points qui sont étudiés préalablement à la délivrance de l'autorisation. L'utilisation d'animaux à des fins scientifiques est ainsi strictement limitée à des projets de recherche pour lesquels il n'a pas été identifié d'alternative. Par ailleurs, la règlementation nationale fixe aussi les conditions relatives à l'herbergement et l'entretien des animaux, ainsi qu'au fonctionnement des établissements utilisateurs ou éleveurs, et les modalités d'agrément et de contrôle de ces établissements par les services des directions départementales de la protection des populations. Elle précise également le niveau d'études et de formation requis pour le personnel de ces établissements.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • La directive 2010/63/UE a été transposée en France en 2013.
  • En France, les projets scientifiques sur animaux sont autorisés par le ministère de la recherche après avis d'un des "comités d'éthique en expérimentation animale", avec des représentants de la protection animale.
  • En France, les établissements utilisateurs ou éleveurs d'animaux à des fins scientifiques sont agréés et contrôlés par les directions départementales de la protection des populations.
  • En France, la réglementation nationale fixe l'hébergement et l'entretien des animaux, le fonctionnement des établissements utilisateurs ou éleveurs et la formation requise de leur personnel.

Le détail de l'analyse

Les sources de la réponse

Les organismes cités

Sur le site de l'OXA

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.