Les questions parlementaires
Contrôles sur le terrain et centre de Luxembourg
Protection
Question écrite n° 25983, Assemblée nationale, 19 mars 1990
Le résumé de l'OXA
Le député demande les moyens de contrôle du décret de 1987, la politique en faveur des méthodes non animales, et pourquoi la France participe peu au centre de Luxembourg.
3 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 1.
Les moyens dont dispose le ministère pour vérifier sur le terrain le respect du décret du 19 octobre 1987 et des trois arrêtés du 19 avril 1988.
Réponse La réponse nomme les agents : vétérinaires-inspecteurs, vétérinaires habilités par l'autorité militaire pour le secret de défense, agents techniques et techniciens ; elle ne donne ni effectifs ni nombre de contrôles.
S'il existe une politique de promotion et d'incitation à l'utilisation des méthodes non animales.
Réponse La réponse décrit des actions incitatives et des réseaux de laboratoires sur la toxicité in vitro, et un groupe chargé des priorités de 1990-1991, sans montant.
Les raisons pour lesquelles la France ne participe pas activement au centre européen de coordination de Luxembourg.
Réponse partielle La réponse dit que la France soutiendra en priorité le projet de centre de la Commission et que le centre de Luxembourg est de droit privé, sans énoncer de raison ni confirmer la non-participation.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, contrôles et sanctions
- Auteur
- M. Jean-Louis Masson (Rassemblement pour la République)
- Ministère interrogé
- recherche et technologie
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 19 mars 1990
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 25983 de M. Jean-Louis Masson, Assemblée nationale, JO du 19 mars 1990)
M Jean-Louis Masson demande a M le ministre de la recherche et de la technologie de bien vouloir lui preciser les moyens dont il dispose pour verifier sur le terrain le respect des dispositions du decret du 19 octobre 1987 relatif aux experiences pratiquees sur les animaux et des trois arretes du 19 avril 1988 relatifs aux conditions d'autorisation des experimentations, aux conditions d'agrement des etablissements d'experimentation animale et aux conditions de fourniture d'animaux d'experience. Il lui demande egalement s'il existe une politique de promotion et d'incitation a l'utilisation des methodes de substitution. Il souhaite enfin connaitre les raisons pour lesquelles la France ne participe pas de maniere active au Centre europeen de coordination des recherches biosubstitutives de Luxembourg.
La réponse
(Réponse du ministère : recherche et technologie)
Le controle du respect des dispositions du decret du 19 octobre 1987 et des arretes du 19 avril 1988 releve du ministre de l'agriculture et de la foret. Le controle est assure par les veterinaires-inspecteurs qui sont habilites a exercer tant dans les etablissements d'experimentation que dans les etablissements d'elevage et de fourniture d'animaux destines a l'experimentation. Le controle du deroulement des experiences mettant en cause le secret de defense nationale ne peut toutefois etre effectue que par des veterinaires habilites a cet effet par l'autorite militaire. Les agents techniques et les techniciens des services veterinaires du ministere de l'agriculture et de la foret sont habilites a exercer le controle des etablissements d'elevage et de fourniture d'animaux destines a l'experimentation. S'agissant des methodes substitutives, des recherches et des etudes sont en cours afin de favoriser l'utilisation preferentielle de methode de remplacement de l'animal dont plusieurs sont deja en application dans quelques domaines tels que la fabrication de vaccins ou certains tests de toxicite. La recherche sur les methodes permettant d'eviter l'utilisation d'animaux vivants est vivement encouragee par le ministere de la recherche et de la technologie qui a lance des actions incitatives de recherche sur les methodes alternatives aux tests de toxicite aigue effectues sur l'animal. Des reseaux de laboratoires ont ete crees, regroupant des unites de recherche du secteur public et des laboratoires du secteur industriel, ces reseaux ayant pour objectif d'etudier, selon des axes de recherche differents, le developpement de tests de toxicite in vitro. Des aides specifiques ont ete degagees. Le bilan de l'action 1988-1989 est actuellement en cours d'evaluation. Un groupe de reflexion a ete mis en place avec la mission de definir, pour la periode 1990-1991, les domaines prioritaires sur lesquels devront porter les efforts de developpement des methodes in vitro. Les pouvoirs publics, tres soucieux de favoriser l'utilisation preferentielle de ces methodes soutiendront en priorite les programmes communautaires tels que le projet du centre europeen de methodes susbtitutives presente par la Commission des Communautes europeennes qui a pour objectif le developpement, la coordination des etudes et recherches et la promotion des methodes alternatives a l'utilisation de l'animal. Ils suivent aussi avec attention le developpement du centre europeen pour la coordination des recherches en biosubstitulogie de Luxembourg-ville, qui est un organisme de droit prive.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le contrôle du respect du décret du 19 octobre 1987 et des arrêtés du 19 avril 1988 relève du ministre de l'agriculture ; des vétérinaires-inspecteurs l'assurent en expérimentation, élevage et fourniture.
- Les expériences couvertes par le secret de défense nationale ne sont contrôlées que par des vétérinaires habilités par l'autorité militaire.
- Les agents techniques et techniciens des services vétérinaires du ministère de l'agriculture sont habilités à contrôler les établissements d'élevage et de fourniture d'animaux destinés à l'expérimentation.
- Actions incitatives du ministère de la recherche et de la technologie sur les "méthodes alternatives" aux tests de toxicité aiguë : réseaux de laboratoires publics et industriels, bilan 1988-1989 en cours d'évaluation.
- Un groupe de réflexion a été mis en place pour définir les domaines prioritaires des efforts de développement des méthodes in vitro pour 1990-1991.
- Projet de centre européen de méthodes substitutives présenté par la Commission des Communautés européennes, pour développer, coordonner et promouvoir les "méthodes alternatives".
- Le centre européen pour la coordination des recherches en biosubstitulogie de Luxembourg-ville est un organisme de droit privé.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Décret du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux texte juridique
- Arrêtés du 19 avril 1988 texte juridique
- Arrêté du 19 avril 1988 FIXANT LES CONDITIONS D'ATTRIBUTION DE L'AUTORISATION DE PRATIQUER DES EXPERIENCES…
- Arrêté du 19 avril 1988 FIXANT LES CONDITIONS D'AGREMENT,D'AMENAGEMENT ET DE FONCTIONNEMENT DES…
- Arrêté du 19 avril 1988 FIXANT LES CONDITIONS DE FOURNITURE AUX LABORATOIRES AGREES DES ANIMAUX UTILISES A…
- Projet de centre européen de méthodes substitutives présenté par la Commission des Communautés européennes texte en préparation, texte adopté ensuite
Les organismes cités
- Ministère de l'agriculture et de la forêt
- Commission des Communautés européennes
- Centre européen pour la coordination des recherches en biosubstitulogie, Luxembourg
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).