Les questions parlementaires
Étiquetage des cosmétiques et produits non testés
Commerce
Question écrite n° 43522, Assemblée nationale, 3 juin 1991
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de l'agriculture si un étiquetage pourrait permettre de choisir des produits cosmétiques et industriels non testés sur les animaux.
2 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1.
Si des mesures d'étiquetage permettraient aux consommateurs de choisir des produits cosmétiques non testés sur les animaux.
Réponse Non : la directive 76/768/CEE n'oblige pas à signaler l'expérimentation animale, et l'argument est laissé à l'initiative des entreprises.
Si des mesures d'étiquetage permettraient aux consommateurs de choisir des produits industriels non testés sur les animaux.
Réponse partielle La réponse ne cite que la réglementation des cosmétiques ; ses remarques sur l'argument publicitaire valent pour les produits en général.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen
- Auteur
- M. Jean-Paul Fuchs (Union du Centre)
- Ministère interrogé
- agriculture et forêt
- Ministère attributaire
- commerce et artisanat
- Rubrique
- Parfumerie
- Question publiée
- au Journal officiel du 3 juin 1991
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 43522 de M. Jean-Paul Fuchs, Assemblée nationale, JO du 3 juin 1991)
M Jean-Paul Fuchs demande a M le ministre de l'agriculture et de la foret de bien vouloir lui indiquer si des mesures ne pourraient etre prises afin de permettre aux consommateurs, grace a un etiquetage approprie, de choisir des produits cosmetiques et industriels n'ayant pas ete testes sur les animaux.
La réponse
(Réponse du ministère : commerce et artisanat)
La reglementation francaise sur l'etiquetage des produits cosmetiques resulte de la directive du conseil no 76-768-CEE du 27 juillet 1976, concernant le rapprochement des legislations des Etats membres relatives aux produits cosmetiques. Ces dispositions, qui s'appliquent donc a l'ensemble des Etats de la communaute economique europeenne, ne prevoient pas l'obligation d'etiquetage d'un eventuel recours a l'experimentation animale lorsque celui-ci a eu lieu. Toutefois, les entreprises responsables de la mise sur le marche des produits ont la possibilite d'utiliser l'absence de tests sur animaux comme argument publicitaire. Une telle decision, qui constitue un element de la politique de communication des entreprises, ne peut qu'etre laissee a l'initiative de ces societes. En effet, si, pour des produits bien connus du point de vue toxicologique, il est possible d'eviter les tests sur animaux, pour d'autres, qui font appel a de nouvelles substances par exemple, ces essais peuvent se reveler indispensables pour evaluer leur innocuite, notamment en l'absence de tests de substitution efficaces. Par ailleurs, de tels arguments publicitaires ne devraient pas etre utilises pour des produits composes, en tout ou partie, de matieres premieres qui ont ete elles-memes testees sur l'animal, sauf si le message employe est suffisamment explicite sur ce point pour que tout risque de confusion dans l'esprit de l'acheteur soit ecarte.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- En France, l'étiquetage des cosmétiques relève de la directive 76/768/CEE du 27 juillet 1976, qui n'oblige pas à signaler un recours à l'expérimentation animale.
- Les entreprises qui mettent des cosmétiques sur le marché peuvent faire de l'absence de tests sur animaux un argument publicitaire, laissé à leur initiative.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les questions liées
Les questions qui ont reçu la même réponse
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".