Les questions parlementaires
Restriction des expériences, chiffres britanniques
Massacres d’animaux dans les laboratoires
Question écrite E-3755/93, Parlement européen, 12 janvier 1994
Le résumé de l'OXA
La députée demande à la Commission d'intervenir pour mieux protéger les animaux utilisés, faire respecter la législation et restreindre la vivisection, citant 3 millions d'animaux au Royaume-Uni.
3 demandes : réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.
Intervenir pour protéger davantage les animaux sur lesquels des expériences sont faites.
Réponse partielle La réponse cite la mise en place de l'ECVAM et ses objectifs, sans mesure de la Commission sur la protection des animaux.
Faire respecter la législation en vigueur.
Aucune réponse La réponse ne dit rien de l'application de la directive ; elle conteste le chiffre de la question sans donner le chiffre officiel et ne reconnaît pas le décret de 1992.
Restreindre la pratique de la vivisection.
Réponse partielle Aucune mesure de restriction ; seul l'objectif de l'ECVAM de "réduire, de remplacer ou de reconsidérer" l'utilisation des animaux s'en approche.
La fiche
Thèmes : statistiques, méthodes sans animaux · Espèces : chiens, chats, primates
- Auteur
- Cristiana Muscardini (NI)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 12 janvier 1994
- Date de la réponse
- 29 mars 1994
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 289 de 1994, p. 42
- Sources
La question
Textes lus par reconnaissance optique des caractères (OCR) sur les pages du Journal officiel des Communautés européennes. Les fautes relevées sont corrigées ; une faute qui forme un mot existant peut rester.
(Question écrite E-3755/93 de Cristiana Muscardini, Parlement européen, 12 janvier 1994)
Selon des données fournies par les autorités du Royaume- Uni, le nombre de cobayes utilisés dans les laboratoires pour les diverses formes d’expérimentation serait d’au moins 3 millions. Figurent parmi ces animaux les chiens, les chats et les singes, qu’un décret législatif de 1992 visait à protéger en en interdisant l’utilisation.
La Commission ne pourrait-elle pas intervenir pour protéger davantage les animaux sur lesquels des expérimentations sont effectuées, pour faire respecter la législation en vigueur et pour restreindre, en particulier, la pratique de la vivisection?
La réponse
(Réponse donnée par M. Paleokrassas au nom de la Commission, 29 mars 1994)
La Commission a l’honneur d’informer l’honorable parlementaire qu’en application de la directive 86/609/CEE, et notamment de son article 26, un rapport sur les statistiques concernant le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques sera présenté prochainement au Conseil et au Parlement. Le nombre d’animaux utilisés dans les expériences, selon les informations officielles fournies par les États membres diffèrent, pour ce qui concerne le Royaume-Uni, de celles citées par l’honorable parlementaire.
De plus, la Commission ne voit pas à quel décret législatif de 1992 interdisant l’utilisation des animaux référence est faite.
En ce qui concerne une meilleure protection des animaux, la Commission se félicite de la mise en place du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM) dont les objectifs principaux sont:
— de coordonner la validation des méthodes d’essais alternatifs au niveau communautaire,
— d'assurer l’_échange d’informations, — de créer et gérer une banque de données,
— de promouvoir le dialogue entre les législateurs, les scientifiques (branche biomédicale), les industriels, les organisations de consommateurs et les sociétés protectrices d’animaux, afin de permettre de réduire, de remplacer ou de reconsidérer l’utilisation d’animaux de laboratoire.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Un rapport sur les statistiques du nombre d'animaux utilisés, prévu notamment par l'article 26 de la directive 86/609/CEE, sera présenté prochainement par la Commission au Conseil et au Parlement.
- Le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM) est mis en place pour coordonner la validation des méthodes d'essais alternatifs au niveau communautaire et gérer une banque de données.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 86/609/CEE, article 26 texte juridique
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Le mot "vivisection" a été employé à partir du XIXe siècle pour désigner l'utilisation des animaux dans les recherches en physiologie et en médecine, voire toutes les expériences et dissections menées dans un but scientifique. Il est aujourd'hui repris par des groupes et des personnes opposés à l'expérimentation animale, mais il rend mal compte de sa diversité, des "simples" prises de sang aux pratiques qui infligent des souffrances sévères. L'OXA l'emploie pour parler de la période où la pratique portait ce nom.