Les questions parlementaires
Conflit d'intérêts et souris en radioprotection, 1996
Expériences sur les risques des rayonnements
Question écrite E-2463/96, Parlement européen, 23 septembre 1996
Le résumé de l'OXA
La députée demande si la réponse à E-0560/96 signifie que des conseillers de la politique de recherche ont reçu des crédits, et que les résultats sur souris valent pour l'humain.
3 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 1.
Des personnes ayant participé à l'élaboration de la politique de recherche en radioprotection ont-elles reçu, elles ou leurs laboratoires, des crédits de ce programme.
Réponse partielle La réponse dit que ce n'est pas nécessairement interdit s'il n'y a pas de conflit d'intérêt et que des experts indépendants évaluent les projets ; elle ne dit pas si c'est arrivé.
La réponse à E-0560/96 permet-elle de considérer que les gènes suppresseurs de tumeurs comme le p53 jouent un rôle aussi important chez des souris consanguines que chez des humains à longue vie.
Réponse La réponse dit que l'intention n'était pas de le suggérer.
Peut-on déduire de la réponse à E-0560/96 que des altérations génétiques semblables chez les souris et les humains produisent des tumeurs comparables par leur site et leur pathologie.
Réponse La réponse dit que l'intention n'était pas non plus de le suggérer, et invoque une hypothèse qu'elle dit largement acceptée sur la comparabilité du processus cancérigène entre mammifères.
La fiche
Thèmes : financement, valeur scientifique · Espèce : rongeurs
- Auteur
- Mary Banotti (PPE)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 23 septembre 1996
- Date de la réponse
- 20 novembre 1996
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 83 du 14/03/1997, p. 18
- Sources
La question
(Question écrite E-2463/96 de Mary Banotti, Parlement européen, 23 septembre 1996)
La réponse donnée par la Commission à la question écrite E-0560/96 ((JO C 185 du 25.6.1996, p. 71. )) permet-elle de penser que les personnes qui ont participé à l'élaboration de la politique de recherche de l'UE dans le domaine visé ont également bénéficié, directement ou par l'intermédiaire de leurs laboratoires, des crédits accordés au titre du programme de protection contre les rayonnements?
La réponse de la Commission permet-elle également de considérer que les gènes suppresseurs de tumeurs (comme le p53) jouent un rôle aussi important chez des souris issues de parents consanguins que chez des êtres humains jouissant d'une longévité prolongée?
Peut-on enfin déduire de cette réponse que certaines altérations génétiques, semblables chez les souris et les êtres humains, engendrent des tumeurs comparables par leur localisation et leur pathologie?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Cresson au nom de la Commission, 20 novembre 1996)
Il n'est pas nécessairement interdit aux parties chargées de conseiller la Commission dans la sélection des thèmes de recherche prioritaires de présenter des propositions de recherche dans le cadre de programmes de recherche communautaires, à condition que cela n'entraîne pas de conflit d'intérêt. La Commission sélectionne les projets avec l'assistance d'experts indépendants chargés de l'évaluation, dont la tâche consiste à examiner toutes les propositions concurrentes sur la base de critères sévères de qualité.
L'intention n'était pas de suggérer que les mêmes gènes répresseurs de tumeurs sont aussi importants chez les souris consanguines que chez des humains à la vie plus longue, ni que des altérations génétiques spécifiques du même genre chez les souris et chez les hommes produisent des tumeurs dont le site et la pathologie sont comparables. La recherche part de l'hypothèse largement acceptée que le processus cancérigène et l'influence des rayonnements sur ce processus sont comparables chez différentes espèces mammifères.
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.