Les questions parlementaires
Laboratoires de génie génétique en Europe
Laboratoires génétiques et travaux de génie génétique en Europe
Question écrite E-2877/96, Parlement européen, 31 octobre 1996
Le résumé de l'OXA
La députée demande le nombre, les activités et la sécurité des laboratoires génétiques en Europe, les médicaments génétiques vendus, et les expériences génétiques sur des personnes et des animaux.
5 demandes : réponse partielle à 2, aucune réponse à 3.
Le nombre de laboratoires génétiques en Europe et leurs activités en cours.
Aucune réponse La Commission dit ne pas disposer de ces informations, à demander aux États membres.
La classification de ces laboratoires ou travaux par pays selon leur niveau de sécurité.
Aucune réponse Même réponse : l'information relève des États membres.
Le secteur dont relèvent ces travaux, en particulier ceux de la catégorie 3.
Aucune réponse La réponse explique que les opérations de type A n'ont pas à être déclarées à la Commission, sans rien dire du secteur.
Les médicaments obtenus par génie génétique commercialisés en Europe, par pays.
Réponse partielle La réponse annonce la liste des produits autorisés par la Communauté depuis 1995, absente du texte publié, et promet l'envoi de la liste antérieure ; pas de répartition par pays.
Les expériences génétiques menées ou envisagées sur des personnes et des animaux, et leur répartition par pays.
Réponse partielle La réponse dit n'avoir pas d'informations exhaustives sur la thérapie génique et renvoie à la base Biorep, qui pourrait contenir ces projets ; aucune expérience citée.
Les erreurs de la réponse
- "Aux termes de la directive 90/129/CEE" : La directive relative à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés est la 90/219/CEE, comme l'écrit le premier paragraphe de la même réponse.
La fiche
Thèmes : substances chimiques et toxicologie, médicaments et vaccins
La question mentionne l'expérimentation animale sans en faire son sujet principal.
- Auteur
- Hiltrud Breyer (V)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 31 octobre 1996
- Date de la réponse
- 13 janvier 1997
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 96 du 24/03/1997, p. 30
- Sources
La question
(Question écrite E-2877/96 de Hiltrud Breyer, Parlement européen, 31 octobre 1996)
1. La Commission peut-elle indiquer combien de laboratoires génétiques il existe actuellement en Europe, en précisant également les activités en cours?
2. Quelles est la classification de ces laboratoires ou travaux par pays, en ce qui concerne leur niveau de sécurité?
3. De quel secteur ces travaux relèvent-ils, en particulier ceux de la catégorie 3?
4. Quels sont, par pays, les médicaments fabriqués génétiquement qui sont actuellement commercialisés en Europe?
5. La Commission a-t-elle connaissance d'expériences génétiques qui seraient actuellement réalisées ou envisagées sur des personnes et des animaux? Dans l'affirmative, de quelles expériences s'agit-il et peut-elle en donner la répartition par pays?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Bjerregaard au nom de la Commission, 13 janvier 1997)
1., 2. et 5. En application de l'article 18 de la directive 90/219/CEE relative à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés ((JO L 117 du 8.5.1990. )), les États membres sont tenus de transmettre chaque année un rapport de synthèse sur les notifications relatives aux utilisations confinées de micro-organismes du groupe II, dans le cas d'opérations de type B uniquement (en fait, les opérations industrielles ou commerciales). La Commission ne dispose donc pas des informations demandées aux points 1 et 2, qui peuvent être obtenues auprès des États membres. La Commission ne possède pas d'informations exhaustives sur les États membres dans lesquels sont menées des expériences de thérapie génique sur l'homme ou l'animal. Toutefois, la base de données Biorep dont la Commission a assuré le financement répertorie tous les projets de recherche en cours dans la Communauté dans le domaine de la biotechnologie, et pourrait contenir les projets de thérapie génique (disponibles à la bibliothèque de l'Académie royale néerlandaise des sciences et des lettres).
3. Aux termes de la directive 90/129/CEE relative à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés, les utilisateurs de micro-organismes du groupe II ne sont pas tenus, dans le cas d'opérations du type A (le niveau de sécurité 3 s'applique au groupe II), de présenter un rapport à la Commission.
4. Les médicaments obtenus par génie génétique, notamment par la technique de l'ADN recombinant, relèvent de la partie A de l'annexe du règlement (CEE) no 2309/93 établissant des procédures communautaires pour l'autorisation et la surveillance des médicaments à usage humain et à usage vétérinaire et instituant une agence européenne pour l'évaluation des médicaments ((JO L 214 du 24.8.1993. )). Les produits de ce type ayant été autorisés par la Communauté et pouvant donc être commercialisés dans tous les États membres depuis le 1er janvier 1995 (date d'entrée en vigueur du règlement (CEE) no 2309/93 sont les suivants:
>TABLE>
Avant le 1er janvier 1995, les dispositions applicables étaient celles de la directive 87/22/CEE portant rapprochement des mesures nationales relatives à la mise sur le marché des médicaments de haute technologie, notamment ceux issus de la biotechnologie ((JO L 15 du 17.1.1987. )). L'annexe de cette directive était identique à celle du règlement (CEE) no 2309/93. Cette procédure de «concertation» assurait la coordination des demandes nationales introduites dans les États membres. Les firmes n'étaient pas obligées d'introduire une demande dans tous les États membres, même si dans la plupart des cas les demandes couvraient les 12 États membres que comptait alors la Communauté. Une liste des médicaments obtenus par génie génétique qui ont fait l'objet de cette procédure sera adressée directement à l'Honorable Parlementaire et au Secrétariat général du Parlement.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Les États membres transmettent chaque année un rapport de synthèse sur les utilisations confinées de micro-organismes du groupe II en opérations de type B, selon l'article 18 de la directive 90/219/CEE.
- La base Biorep, financée par la Commission, répertorie les projets de recherche en biotechnologie en cours dans la Communauté, disponibles à l'Académie royale néerlandaise des sciences et des lettres.
- La directive 90/129/CEE relative à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés ne demande pas de rapport à la Commission aux utilisateurs du groupe II pour les opérations de type A.
- Les médicaments obtenus par génie génétique relèvent de la partie A de l'annexe du règlement (CEE) n° 2309/93, en vigueur depuis le 1er janvier 1995.
- Avant le 1er janvier 1995, les médicaments obtenus par génie génétique relevaient de la directive 87/22/CEE, dont l'annexe était identique à celle du règlement (CEE) n° 2309/93.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 90/219/CEE, article 18, JO L 117 du 8.5.1990 texte juridique
- Règlement (CEE) n° 2309/93, JO L 214 du 24.8.1993 texte juridique
- Directive 87/22/CEE, JO L 15 du 17.1.1987 texte juridique
- Base de données Biorep des projets de recherche en biotechnologie autre, copie archivée
Les organismes cités
- Académie royale néerlandaise des sciences et des lettres
- Agence européenne pour l'évaluation des médicaments
- Secrétariat général du Parlement européen
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'élevage d'animaux génétiquement modifiés pour répondre à des demandes ou à des problématiques spécifiques s'est largement développé depuis les années 1980 et génère chaque année un "surplus" d'animaux qui ne correspondent pas aux attentes et seront donc généralement tués sans être utilisés. La modification génétique peut être neutre du point de vue de l'animal, ou bien générer un "phénotype dommageable", c'est-à-dire provoquer des souffrances.