Les questions parlementaires
Faibles doses de rayonnement étudiées sur des souris
Expériences sur les risques des rayonnements
Question écrite E-0560/96, Parlement européen, 11 mars 1996
Le résumé de l'OXA
La députée demande à la Commission pourquoi elle finance des recherches sur des souris plutôt que sur des cellules humaines, et comment elle choisit ses conseillers.
3 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 2.
Pourquoi la Commission ne finance pas la recherche sur les cellules humaines et l'instabilité génomique à faibles doses, alors qu'elle finance des travaux sur des souris jugés de peu d'intérêt pour les cancers humains.
Réponse La réponse dit que la recherche sur les cellules humaines est financée et que l'instabilité génomique est prioritaire, et justifie les souris par le niveau de l'organisme ; elle ne donne aucun montant.
Comment la Commission choisit ses conseillers.
Réponse partielle La réponse cite l'avis de scientifiques de la radioprotection et du CGC-radioprotection, sans dire comment ils sont choisis.
Qui décide que tels travaux de recherche sont utiles et d'autres non.
Réponse partielle La réponse dit que ces avis ont précédé le choix des priorités du programme-cadre, sans nommer qui décide.
La fiche
Thèmes : financement, valeur scientifique · Espèce : rongeurs
- Auteur
- Mary Banotti (PPE)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 11 mars 1996
- Date de la réponse
- 11 avril 1996
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 185 du 25/06/1996, p. 71
- Sources
La question
(Question écrite E-0560/96 de Mary Banotti, Parlement européen, 11 mars 1996)
Dans l'introduction du programme de travail sur la sûreté de la fission nucléaire, il est indiqué que les travaux de recherche visant à une meilleure compréhension des mécanismes d'action des rayonnements pour mieux quantifier les risques liés à l'exposition à de faibles doses permettront d'améliorer la protection de l'homme et de l'environnement contre les rayonnements?
La Commission pourrait-elle indiquer pour quelles raisons elle ne finance pas la recherche sur les cellules humaines et sur le mécanisme clé de l'instabilité génomique qui se manifeste à des doses faibles alors qu'une grande part de l'argent du contribuable est consacrée à la recherche sur les souris? Ces travaux n'ont pas grand intérêt pour les cancers humains et certainement pas pour une estimation quantitative des risques, étant donné les différences génétiques, d'environnement et de longévité qui existent entre les souris de laboratoire et les êtres humains.
Comment la Commission choisit-elle ses conseillers et qui décide que tels travaux de recherche sont utiles et d'autres pas?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Cresson au nom de la Commission, 11 avril 1996)
La recherche sur les cellules humaines fait partie de la recherche sur la radioprotection relevant du programme de travail sur la sûreté de la fission nucléaire, notamment dans les domaines de la réparation de l'ADN et, dans une moindre mesure, de l'oncogénèse due aux rayonnements. Dans le dossier d'information du programme sur la sûreté de la fission nucléaire, l'instabilité génomique est considérée comme l'un des domaines prioritaires pour les actions concertées. Des modèles animaux soigneusement sélectionnés sont utilisés dans l'étude des premières manifestations de la carcinogénèse due aux rayonnements car les différentes étapes du processus carcinogène se manifestent au niveau de l'organisme et non pas au niveau de la cellule.
Au cours de la préparation du programme-cadre 1994-1998 pour les activités Euratom relevant de la recherche et du développement technologique ((JO L 115 du 6.5.1994. )), on a sollicité à la fois l'avis de scientifiques expérimentés reconnus au plan international, qui travaillent activement dans le domaine de la radioprotection, et des membres du CGC-radioprotection avant d'établir les priorités.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La recherche sur les cellules humaines relève du programme de travail sur la sûreté de la fission nucléaire, volet radioprotection, surtout pour la réparation de l'ADN.
- Dans la recherche sur la radioprotection du programme sur la sûreté de la fission nucléaire, des modèles animaux sont utilisés pour étudier les premières manifestations de la carcinogénèse due aux rayonnements.
- Selon le dossier d'information du programme sur la sûreté de la fission nucléaire, l'instabilité génomique est un domaine prioritaire des actions concertées.
- Priorités du programme-cadre Euratom 1994-1998 (JO L 115 du 6.5.1994) fixées après avis de scientifiques et du CGC-radioprotection.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Programme de travail sur la sûreté de la fission nucléaire texte non contraignant
- Dossier d'information du programme sur la sûreté de la fission nucléaire autre
- Programme-cadre 1994-1998 pour les activités Euratom de recherche et de développement technologique, JO L 115 du 6.5.1994 texte juridique
Les organismes cités
- CGC-radioprotection
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.