Les questions parlementaires

Capture de hamsters sauvages par le CNRS de Strasbourg

Capture de hamsters en France

Question écrite E-0694/97, Parlement européen, 6 mars 1997

Le résumé de l'OXA

La députée interroge la Commission sur les captures de hamsters sauvages par le CNRS de Strasbourg dans le Bas-Rhin, au regard de la directive Habitats.

8 demandes : réponse à 5, réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.

  1. Si le CNRS de Strasbourg a demandé au ministre de l'Environnement l'autorisation de capturer des hamsters dans le Bas-Rhin.

    Réponse La réponse indique qu'une autorisation a été sollicitée en 1997 par un laboratoire de Strasbourg, qu'elle ne nomme pas.

  2. Si cette capture porte atteinte à la population de hamsters la plus viable d'Europe occidentale, protégée par l'article 12 de la directive 92/43/CEE.

    Réponse La réponse attribue la régression du grand hamster surtout à la modification de son habitat, non aux captures, tout en disant que le ministère a refusé l'autorisation de 1997 pour l'impact négatif d'un prélèvement.

  3. Si le gouvernement français a des informations montrant que la capture ne nuit pas à l'état de conservation favorable exigé par l'article 16.

    Réponse partielle La réponse rapporte les renseignements des autorités françaises sur la cause de la régression, sans dire si l'état de conservation a été évalué au titre de l'article 16.

  4. Si l'élevage de hamsters par l'Institut de physiologie de Strasbourg exclut toute autorisation de capture, l'article 16 ne l'admettant qu'à défaut d'autre solution.

    Réponse partielle La réponse dit le laboratoire incité à développer l'élevage et admet des captures futures en cas de dégâts aux cultures, sans juger si l'élevage est une autre solution satisfaisante.

  5. Si le ministre de l'Environnement a accordé une autorisation de capture ces dernières années.

    Réponse Le laboratoire a été autorisé à capturer des hamsters les années précédentes ; l'autorisation a été refusée en 1997.

  6. Si le gouvernement français a motivé cette décision dans son rapport bisannuel à la Commission.

    Réponse La Commission dit n'avoir pas reçu de la France le rapport bisannuel sur les dérogations.

  7. Si la commission de la faune du Conseil national de la protection de la nature a déconseillé l'autorisation.

    Aucune réponse La réponse ne parle pas de la commission de la faune du CNPN.

  8. Si la Commission compte rappeler au gouvernement français qu'il doit respecter la directive Habitats et qu'aucune capture de hamsters sauvages n'est admissible.

    Réponse La Commission rappellera à la France ses obligations ; elle ne dit pas qu'aucune capture n'est admissible, des captures restant possibles en cas de dégâts aux cultures.

La fiche

Thèmes : élevages et provenance des animaux, droit européen · Espèce : rongeurs

Auteur
Nel van Dijk (V)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
6 mars 1997
Date de la réponse
9 avril 1997
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite E-0694/97 de Nel van Dijk, Parlement européen, 6 mars 1997)

Le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) de Strasbourg a-t-il demandé l'autorisation au ministre français de l'Environnement de capturer des hamsters dans le département du Bas-Rhin?

Cette capture, pour laquelle une autorisation a chaque fois été accordée au cours des années précédentes, porte-t-elle atteinte à la population de hamsters la plus viable en Europe occidentale, qui, à l'image des autres populations de cette région, diminue à vue d'oeil, en dépit de la protection étroite dont le hamster devrait bénéficier sur base de l'article 12 de la directive sur les habitats naturels 92/43/CEE[1]?

Le gouvernement français dispose-t-il d'informations pouvant laisser apparaître que la capture de hamsters dans le Bas-Rhin ne va pas à l'encontre des efforts déployés pour permettre aux populations concernées de rester dans leur aire de répartition naturelle, dans un état de conservation favorable, comme l'article 16 de la directive sur les habitats le prévoit?

L'Institut de physiologie de la faculté de médecine de Strasbourg n'élève-t-il pas, depuis deux ans déjà, des hamsters? Cela ne signifie-t-il pas qu'aucune autorisation ne peut être accordée pour la capture de hamsters dans la nature, dans la mesure où l'article 16 de la directive sur les habitats naturels n'autorise de telles captures que s'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante?

Le ministre français de l'Environnement a-t-il accordé, au cours des dernières années, une autorisation pour la capture de hamsters dans le Bas-Rhin? Le gouvernement français a-t-il motivé de façon appropriée cette décision dans le rapport bisannuel sur les infractions à la directive sur les habitats, qu'il a dû adresser à la Commission sur la base de l'article 16?

La commission de la faune du Conseil national pour la protection de la nature a-t-elle conseillé récemment au ministre français de l'Environnement de ne pas accorder d'autorisation au CNRS pour la capture de hamsters?

La Commission a-t-elle l'intention d'essayer de signifier clairement, une fois de plus, au gouvernement français, que la France doit aussi se conformer à la directive sur les habitats naturels et qu'il ne peut pas être question de capturer des hamsters sauvages?

JO L 206 du 22.7.1992, p. 7.

La réponse

Réponse retrouvée par l'OXA : elle ne figure pas dans les données ouvertes du Parlement européen. Source : le Journal officiel des Communautés européennes C 217 du 17 juillet 1997, pages 225 et 226.

(Réponse donnée par Mme Bjerregaard au nom de la Commission, 9 avril 1997)

La Commission effectue auprès de l'État membre intéressé une enquête sur les faits évoqués par l'Honorable Parlementaire. Elle ne manquera pas d'informer celle-ci du résultat de cette enquête.

Réponse complémentaire donnée par Mme Bjerregaard au nom de la Commission (30 juin 1997)

En complément à sa réponse du 9 avril 1997, la Commission peut informer l'Honorable Parlementaire de ce qui suit.

Sur base des renseignements fournis par les autorités françaises, il apparaît qu'un laboratoire de Strasbourg a engagé depuis plusieurs années des programmes de recherche utilisant le grand hamster comme objet de ses études. Il a été autorisé à procéder à des captures tout en étant incité à développer l'élevage de ces animaux. Le grand hamster a connu une forte régression de son habitat naturel durant les dernières décennies. La cause principale de sa régression semble être la modification de son habitat et non les captures autorisées. En 1997, le ministère, ayant considéré l'impact négatif d'un prélèvement, n'a pas accordé l'autorisation sollicitée. Toutefois, en cas de dégâts aux cultures, des captures pourront être autorisées, conformément aux dispositions de l'article 16 de la directive «Habitats» (92/43/CEE).

La Commission n'a pas reçu des autorités françaises le rapport bisannuel sur les dérogations prévu par la directive. En outre, la Commission rappellera à nouveau à la France ses obligations qui découlent de la directive.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Selon les autorités françaises, un laboratoire de Strasbourg qui étudie le grand hamster depuis plusieurs années a été autorisé à en capturer, tout en étant incité à développer leur élevage.
  • En 1997, le ministère français a refusé l'autorisation sollicitée de capturer des grands hamsters, en raison de l'impact négatif d'un prélèvement.
  • Des captures de grands hamsters pourront être autorisées en cas de dégâts aux cultures, au titre de l'article 16 de la directive "Habitats" (92/43/CEE).
  • La Commission n'a pas reçu de la France le rapport bisannuel sur les dérogations prévu par la directive "Habitats" (92/43/CEE).

Le détail de l'analyse

Les sources de la réponse

Les organismes cités

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.