Les questions parlementaires
Chats fluorescents et recherche sur le sida
Chats fluorescents utiles à la recherche contre le SIDA
Question écrite E-008537/2011, Parlement européen, 26 septembre 2011
Le résumé de l'OXA
Les citations de la réponse sont données dans notre traduction.
Le député demande à la Commission quelle position elle adopte sur une étude américaine de chats transgéniques fluorescents destinée à la recherche sur le sida.
1 demande : réponse partielle à 1.
La position de la Commission sur l'étude des chats transgéniques.
Réponse partielle La réponse dit que la Commission n'a ni financé ni évalué l'étude, qu'elle en connaît les résultats par les publications, et ne prend aucune position sur elle.
La fiche
Thèmes : médicaments et vaccins, financement · Espèce : chats
- Auteur
- Oreste Rossi (EFD)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 26 septembre 2011
- Date de la réponse
- 10 novembre 2011
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite E-008537/2011 de Oreste Rossi, Parlement européen, 26 septembre 2011)
Aux États-Unis, des chercheurs ont récemment donné naissance à trois chatons transgéniques qui pourraient être utiles à la recherche contre le SIDA. Leur patrimoine génétique a été modifié grâce à l’implantation du gène de la méduse qui leur permet de devenir fluorescents lorsqu’ils sont exposés à une lumière bleue, et du gène du macaque rhésus qui leur permet de résister au virus du SIDA. Ces espèces animales ont été choisies selon plus de deux cent cinquante maladies héréditaires qui touchent également l’homme.
Ces recherches, qui n’avaient jamais été concluantes par le passé, revêtent une importance capitale, car elles peuvent permettre la découverte de traitements contre de nombreuses maladies qui touchent l’homme ou les félins. En effet, le virus de l’immunodéficience féline provoque chez les chats le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) (tout comme le HIV chez l’homme) et rend inefficaces les protéines qui habituellement défendent l’homme et les félins du virus. Les chercheurs ont transféré les gènes qui produisent les facteurs antiviraux des macaques rhésus aux ovocytes des chats. Une fois adultes, ces chats pourront transmettre les gènes capables de combattre le virus du SIDA à leurs petits. Ce procédé est bien plus efficace que le clonage et il permet d’étudier de nouvelles méthodes de défense utiles contre la maladie.
Sachant que:
– cette découverte pourrait s’avérer utile dans la lutte contre le SIDA;
– des animaux sont utilisés pour la recherche scientifique;
la Commission peut-elle préciser quelle position elle envisage d’adopter concernant l’étude susmentionnée?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Geoghegan-Quinn, au nom de la Commission, 10 novembre 2011. Traduction de l'OXA, non officielle.)
La Commission suit les dernières avancées et les résultats obtenus dans le monde dans le domaine de la recherche sur le sida, et elle a connaissance, par des publications scientifiques évaluées par des pairs, des résultats de l'étude mentionnée par le parlementaire.
La Commission fait évaluer par des experts indépendants les résultats des recherches qu'elle finance directement, ce qui n'est pas le cas de l'étude en question, à laquelle la Commission n'a pas pris part.
La Commission considère la recherche dans le domaine du VIH/sida comme une priorité, et elle soutient la recherche dans ce domaine au moyen du programme-cadre de recherche et de développement technologique de l'Union européenne depuis la découverte du virus. La recherche financée par l'UE porte notamment sur de nouvelles stratégies thérapeutiques et préventives contre le VIH/sida, depuis la découverte initiale jusqu'aux essais cliniques de nouveaux médicaments, de microbicides et de candidats vaccins, ainsi que sur l'optimisation du traitement des patients.
Parmi les projets financés par la Commission, certains comprennent des travaux scientifiques réalisés sur des modèles animaux. Les recherches comportant des études sur les animaux menées par tous les projets financés par l'UE doivent respecter la législation de l'UE, en particulier la directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques[1]. La Commission contrôle cet aspect au moyen d'un examen éthique préliminaire de toutes les propositions soumises pour un financement de l'UE et, si nécessaire, d'évaluations éthiques menées par des experts en éthique et organisées par la direction générale de la recherche et de l'innovation.
[1] JO L 276 du 20/10/2010
Texte original (anglais)
(Réponse donnée par Mme Geoghegan-Quinn, au nom de la Commission, 10 novembre 2011)
The Commission follows the latest advancements and results obtained worldwide in the field of AIDS research and is aware, from peer-reviewed scientific publications, of the results of the study referred to by the Honourable Member.
The Commission carries out assessments, through independent experts, of results of research that it funds directly, which is not the case of the study in question in which the Commission was not involved.
The Commission considers research in the HIV/AIDS field as a priority and has been supporting research in this area through the European Union's Framework Programme for Research and Technological Development since the discovery of the virus. EU-funded research includes new therapeutic and preventive strategies against HIV/AIDS, from early discovery to clinical testing of new drugs, microbicides and vaccine candidates and optimisation of patient treatment.
Among the projects funded by the Commission, some include scientific work carried-out on animal models. Research addressing animal studies performed by all EU-funded projects must be carried out in compliance with EU legislation, in particular the Directive 2010/63/EU of the European Parliament and of the Council on the protection of animals used for scientific purposes[1]. The Commission monitors this aspect through an ethical screening of all proposals submitted for EU-funding and whenever necessary through ethical reviews carried out by ethical experts and organised by the Directorate-General Research and Innovation.
[1] OJ L 276, 20/10/2010
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La Commission n'a pas pris part à l'étude sur le sida mentionnée par le parlementaire et ne l'a pas financée directement.
- Les projets financés par l'UE qui comportent des études sur des animaux doivent respecter la législation de l'UE, en particulier la directive 2010/63/UE.
- La Commission soumet les propositions de financement à un examen éthique préliminaire et, si nécessaire, à des évaluations éthiques d'experts organisées par la direction générale de la recherche et de l'innovation.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2010/63/UE, JO L 276 du 20.10.2010 texte juridique
Les sources ouvertes ne donnent la réponse qu'en anglais. La traduction est de l'OXA et n'a rien d'officiel. L'original se déplie sous la traduction.
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'éthique est la branche de la philosophie qui réfléchit à la signification des termes moraux, comme bien et mal, et à la manière de déterminer ce qui est bien ou mal selon des critères débattus. Dans les discours sur l'expérimentation animale, "l'éthique" désigne plutôt une réflexion sur le respect de la réglementation et des bonnes pratiques. La formation du Gircor destinée aux membres des "comités d'éthique" définit mal l'éthique et propage des idées fausses sur la philosophie morale.