Les questions parlementaires
Bio-impression 3D et 4D de tissus humains
Développer la bio-impression 3D et 4D pour remplacer les tests sur les animaux
Question écrite E-000543/2023, Parlement européen, 21 février 2023
Le résumé de l'OXA
Les députés demandent à la Commission si elle soutiendra le développement de la bio-impression 3D et 4D comme méthode de substitution aux essais sur des animaux.
1 demande : réponse à 1.
Si la Commission soutiendra le développement de la bio-impression comme méthode de substitution aux essais sur des animaux.
Réponse La réponse chiffre le soutien : plus de 140 millions d'euros pour 60 projets sous Horizon 2020, plus de 40 millions pour 18 projets en 2021-2022 ; l'appel de 25 millions de 2024 vise la médecine régénérative.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, financement
- Auteurs
- Annika Bruna (ID)
- Maxette Pirbakas (NI)
- André Rougé (ID)
- Eric Minardi (ID)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 21 février 2023
- Date de la réponse
- 21 avril 2023
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite E-000543/2023 de Annika Bruna et 3 autres députés, Parlement européen, 21 février 2023)
Comme toute impression 3D, la bio-impression 3D repose sur un fichier informatique contenant les données de l’objet à imprimer. Mais ici, la matière imprimée est du tissu humain (cellules cultivées in vitro) combiné à de la bio-encre, le tout empilé en couches successives.
Ces tissus imprimés deviennent une impression 4D lorsque les cellules assemblées interagissent ensemble, se vascularisent et s’innervent afin de former un tissu cohérent et viable. On engendre alors des organes artificiels, des modèles de peau de foie, d’os ou de tissus cardiaques destinés à la recherche en biologie ou en médecine régénérative.
Pour le moment, le problème rencontré par les scientifiques est de parvenir à créer une vascularisation complexe, capable d’oxygéner et d’alimenter les organes sur le long terme.
Mais déjà, la toxicité des produits cosmétiques peut être évaluée grâce à ces bio-impressions.
Cette technique permettrait d’individualiser les traitements médicaux en testant directement les tissus des patients concernés, sans procéder à des expériences sur les animaux. Ainsi, en oncologie, on pourrait imprimer en série les tumeurs cancéreuses d’un patient donné pour tester l’efficacité des chimiothérapies disponibles.
La Commission européenne soutiendra-t-elle le développement de cette méthode de substitution aux tests sur les animaux?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Gabriel au nom de la Commission européenne, 21 avril 2023)
L’article 47 de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques[1] prévoit que la Commission et les États membres contribuent à l’élaboration et à la validation de méthodes de substitution.
La technique spécifique de la bio-impression a été soutenue par le précédent programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation ‘Horizon 2020’[2], avec un montant de plus de 140 millions d’EUR réparti entre 60 projets.
Au cours des deux premières années (2021-2022) de l’actuel programme-cadre pour la recherche et l’innovation ‘Horizon Europe’[3], la Commission a déjà alloué plus de 40 millions d’EUR à 18 projets relatifs à la bio-impression, dont quatre projets ont notamment pour objectif d’améliorer les essais pour la découverte de médicaments.
Outre le remplacement de l’expérimentation animale et l’utilisation de tissus spécifiques au patient pour les traitements, cette technique recèle également un énorme potentiel en matière de médecine régénérative en vue de reconstituer des organes malades ou endommagés. Dans son programme de travail Horizon Europe pour 2023-2024, la Commission a publié un appel à propositions sur ce thème, intitulé ‘HORIZON-HLTH-2024-TOOL-11-02’: ‘Bio-printing of living cells for regenerative medicine’[4] (Bio-impression de cellules vivantes pour la médecine régénérative). Le montant indicatif total pour cet appel est de 25 millions d’EUR.
[1] Directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (JO L 276 du 20.10.2010, p. 33).
[2] https://research-and-innovation.ec.europa.eu/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-2020_en
[3] https://research-and-innovation.ec.europa.eu/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-europe_en
[4] https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/docs/2021-2027/horizon/wp-call/2023-2024/wp-4-health_horizon-2023-2024_en.pdf
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- L'article 47 de la directive 2010/63/UE prévoit que la Commission et les États membres contribuent à l'élaboration et à la validation de "méthodes de substitution".
- Horizon 2020 : plus de 140 millions d'euros pour 60 projets de bio-impression.
- Horizon Europe, 2021-2022 : plus de 40 millions d'euros pour 18 projets de bio-impression, dont quatre visent à améliorer les essais pour la découverte de médicaments.
- L'appel HORIZON-HLTH-2024-TOOL-11-02 "Bio-printing of living cells for regenerative medicine" d'Horizon Europe a un montant indicatif total de 25 millions d'euros.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010, article 47 texte juridique
- Programme de travail Horizon Europe 2023-2024, appel HORIZON-HLTH-2024-TOOL-11-02 texte non contraignant, copie archivée
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.