Les questions parlementaires
Différences entre espèces et remplacement des essais
Remplacement de l'expérimentation animale
Question écrite n° 30374, Sénat, 11 janvier 2001
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de la recherche s'il envisage de remplacer l'expérimentation animale, contestée par des rapports récents au regard des différences entre espèces.
1 demande : réponse partielle à 1.
Le ministère envisage-t-il de remplacer l'expérimentation animale par une expérimentation garantissant pertinence et fiabilité.
Réponse partielle La réponse défend la ressemblance entre l'homme et la souris et annonce que l'expérimentation sur animaux peut se développer, sans dire si le ministère refuse le remplacement : elle défend sans répondre.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, valeur scientifique · Espèce : rongeurs
- Auteur
- M. Gilbert Chabroux (SOC, Rhône)
- Ministère interrogé
- Recherche
- Rubrique
- Recherche
- Question publiée
- au Journal officiel du 11 janvier 2001
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 4 octobre 2001
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
(Question écrite n° 30374 de M. Gilbert Chabroux, Sénat, JO du 11 janvier 2001)
M. Gilbert Chabroux attire l'attention de M. le ministre de la recherche concernant le faisceau de rapports récents mettant en cause l'expérimentation animale au regard du principe de précaution. Force est de constater que nombreuses sont les études scientifiques récentes qui remettent en cause l'appréciation de la sécurité sanitaire humaine au travers de l'expérimentation animale. En effet, au regard des différences physiologique existantes entre le système digestif, le système immunitaire, le système nerveux, le système endocrinien... de l'être humain et des " modèles animal ", il est clair que toutes les réactions biologiques d'une espèce sont inscrites dans le patrimoine génétique propre à chaque espèce, ce qui tend à rendre improductif tout principe de similitude réactive entre espèces différentes. Ainsi, et au regard de ces données et thèses, il lui demande si le ministère envisage de remplacer l'expérimentation animale par l'expérimentation scientifique, garantissant la pertinence et la fiabilité.
La réponse
(Réponse du ministère : Recherche, JO du 4 octobre 2001)
S'il est vrai que la biologie se caractérise par une prodigieuse diversité, il est non moins vrai que, sous des aspects extérieurs très polymorphes, le monde vivant présente une unité de fonctionnement. Cela est a fortiori vrai à l'intérieur d'un groupe plus restreint comme les mammifères. Le développement de la génétique et l'accès de plus en plus performant au " dictionnaire des gènes ", en particulier chez l'homme et chez la souris, montrent l'extraordinaire ressemblance des fonctionnements biologiques chez ces deux espèces plus particulièrement étudiées. Dans le domaine de la thérapie cellulaire, c'est bien grâce à une grande ressemblance d'un déficit immunitaire chez l'homme et chez la souris, que la mise au point d'un traitement du déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X chez l'homme a pu être défini à partir du " modèle animal ". Avec le retour à la physiologie qui s'opère actuellement, l'expérimentation scientifique sur animaux peut être amenée à se développer dans les années qui viennent. Cette évolution doit être expliquée à l'opinion publique. Elle nécessite certainement un effort de communication de la part des biologistes et des médecins. Parallèlement il est bien clair que l'expérimentation scientifique sur animaux doit respecter des comportements éthiques stricts dont les chercheurs sont bien conscients et qu'ils ont le souci d'appliquer.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Un traitement du déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X chez l'homme a été mis au point à partir d'un modèle chez la souris.
Le détail de l'analyse
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".