Les questions parlementaires
Méthodes non animales pour les étudiants en sciences
Etudiants en sciences: expérimentation n'utilisant pas l'animal
Question écrite n° 04641, Sénat, 11 mars 1982
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de l'éducation nationale s'il compte promouvoir les méthodes non animales auprès des étudiants en sciences biologiques, pharmaceutiques, médicales, vétérinaires et dentaires.
1 demande : réponse partielle à 1.
S'il compte promouvoir les méthodes non animales auprès des étudiants en sciences biologiques, pharmaceutiques, médicales, vétérinaires et dentaires.
Réponse partielle La réponse dit qu'il pourra être prévu, dans la réforme des maîtrises de sciences de la vie et de la santé, d'inciter les étudiants à éviter l'expérimentation animale quand c'est possible, sans décision ni date, et rien pour les autres études.
La fiche
Thèmes : enseignement et formation, méthodes sans animaux
- Auteur
- M. Paul Seramy (Union Centriste des Démocrates de Progrès, Seine-et-Marne)
- Ministère interrogé
- Éducation
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 11 mars 1982
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 26 mai 1983
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
La base du Sénat ne donne pas ces textes. Ils sont transcrits par l'OXA sur les pages numérisées du Journal officiel des débats du Sénat, et contrôlés contre la reconnaissance de caractères que le Sénat a posée sur ces pages.
(Question écrite n° 04641 de M. Paul Seramy, Sénat, JO du 11 mars 1982)
M. Paul Séramy demande à M. le ministre de l'éducation nationale s'il est dans son intention de promouvoir auprès des étudiants en sciences biologiques, pharmaceutiques, médicales, vétérinaires et dentaires, les méthodes d'expérimentation alternatives n'utilisant pas l'animal.
La réponse
(Réponse du ministère : Éducation, JO du 26 mai 1983)
Dans le cadre des projets de réforme des maîtrises de sciences de la vie et de la santé, il est prévu un enseignement méthodologique ou appliqué. A l'occasion de ces enseignements et dans les disciplines où cela s'avère nécessaire, il pourra être prévu d'enseigner les différentes méthodes d'expérimentation dans le monde animal et de sensibiliser les étudiants au fait que chaque fois que cela est possible (ou sera possible au fur et à mesure des techniques), ils devront éviter l'expérimentation animale pour utiliser des méthodes alternatives (par exemple cultures de tissus in vitro).
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Projets de réforme des maîtrises de sciences de la vie et de la santé texte en préparation
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".