Enseignement supérieur et formation professionnelle
Formations universitaire et réglementaire pour la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 420
1 540 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées en partie sous anesthésie sans réveil, en partie avec un niveau de souffrance modéré. Les animaux subissent contention, gavage, injections répétées par plusieurs voies et des prélèvements sous anesthésie (carotidien, intracardiaque, rétro-orbitaire, vésical), non pour produire des connaissances mais pour former des techniciens de laboratoire. Le porteur mentionne des tests comportementaux sans préciser lesquels et signale que des surcharges anesthésiques provoquent des arrêts cardio-respiratoires tuant un ou plusieurs animaux par session. Il présente les vidéos et modèles inertes comme une préparation, mais affirme qu'il reste "indispensable" que les étudiants pratiquent sur animaux vivants.
Objectifs
Depuis 2010, l’Europe fait reposer la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sur quatre points : l’agrément des établissements, le contrôle de leur origine, l’autorisation des projets et la formation des personnels. Notre formation universitaire a pour objectif de former des techniciens de laboratoire dans divers domaines de la biologie incluant le métier de technicien en expérimentation animale. Notre nouvelle offre de formation est basée sur une spécialisation dès le premier semestre, une approche par compétences et des mises en situation professionnelles. La formation des étudiants au métier de technicien de laboratoire en expérimentation animale a été particulièrement accentuée avec notamment l’intégration en tout début de la première année, de la formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures expérimentales chez les rongeurs. Notre formation universitaire dispense donc les cours théoriques réglementaires, des cours spécifiques sur les rongeurs et des visites d’animalerie. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux sont destinés à l’acquisition de deux compétences : l’observation et la quantification du comportement des souris et l’acquisition de différents gestes techniques de base chez le rat et la souris (contention, prélèvements, injections). Avant de commencer les travaux pratiques, l’utilisation de vidéos et de modèles animaux inertes est proposée aux étudiants afin de les mettre dans les meilleures conditions avant l’utilisation de l’animal. Cependant, pour une formation efficace, les étudiants doivent ensuite être confrontés à l’animal. La formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures est également dispensée au personnel extérieur à notre établissement. L’objectif est de former les étudiants à la réglementation et l’éthique en expérimentation animale, au bien-être animal et à l’acquisition des compétences techniques de bases afin de pouvoir les appliquer dans le monde professionnel dans les meilleures conditions possibles en veillant au respect des animaux.
Bénéfices attendus
La formation théorique et technique du personnel est l’un des piliers de la réglementation concernant l’expérimentation animale. Notre établissement forme des techniciens de laboratoires pouvant exercer dans le domaine de l’expérimentation animale. La formation réglementaire destinée aux personnes appliquant les procédures que notre établissement propose depuis presque 20 ans est maintenant intégrée au programme en tout début de cycle de notre nouvelle offre de formation. Cela permet aux étudiants d’être sensibilisés à la réglementation et à l’éthique (et d’obtenir l’attestation de formation) avant toute manipulation sur les animaux. Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale. Cela garantit des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal, de l’expérimentateur et de l’expérimentation. La formation est donc axée sur deux points essentiels : - l’observation du comportement des animaux pour déceler tout comportement anormal le plus rapidement possible. - l’acquisition de gestes techniques de base : l’approche de l’animal, la préhension, la contention et les techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes Ces séances sur l’animal sont dispensées par des enseignants expérimentés, fortement impliqués dans la pédagogie et particulièrement attentifs au bien-être des animaux.
Procédures
Sur animaux vigiles : préhension, contention, gavage et techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes : injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intradermique, à la veine de la queue, dans la veine mandibulaire. Quantification du comportement par différents tests comportementaux. Sur animaux anesthésiés : pose de cathéters, prélèvements carotidien, intracardiaque, au sinus rétro-orbitaire, dans la vessie.
Impact sur les animaux
Les séances d’observation n’induisent aucune nuisance chez l’animal. Les séances avec contention et gestes techniques avant anesthésie impliquent un stress chez l’animal. Ce stress est minimisé par l’acclimatation des animaux à leur environnement une semaine avant les séances de travaux pratiques, l’apprentissage théorique de la réglementation et de l’éthique ainsi que l’utilisation de vidéos et de modèles inertes au préalable afin de préparer au mieux les étudiants aux manipulations. L’effet indésirable le plus fréquent est l’accident de surcharge anesthésique induisant un arrêt cardio-respiratoire, particulièrement chez les souris. En premier lieu une réanimation est effectuée par un enseignant, il arrive cependant qu’un ou plusieurs animaux meurent lors de la session. Les procédures de cette saisine sont effectuées au moins depuis 2011. L’expérience des enseignants sur les différents anesthésiques, le suivi de l’anesthésie, la gestion de la douleur, les stratégies de réanimation et les erreurs des étudiants permettent de limiter fortement les accidents.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons qu’il est indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans cette nouvelle offre de formation sera fortement diminué par rapport au projet d’enseignement précédent. En effet, suite à l’utilisation de vidéos et au recentrage des procédures strictement nécessaires, nous passons de 9 à 6 procédures par rapport à l’ancienne saisine. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux ne concernent désormais que la moitié de la promotion (56 étudiants) contrairement à l’ancienne saisine pour laquelle certaines procédures concernaient l’ensemble de nos étudiants (112). Dans le projet d’enseignement précédent, il y avait 712 souris et 272 rats par an soit 3560 souris et 1360 rats sur 5 ans. Dans ce nouveau projet, nous proposons 224 souris et 84 rats par an soit 1120 souris et 420 rats sur 5 ans. Cela correspond à une réduction de 69 % du nombre de souris et de rats. Par ailleurs, certains lots de souris font l’objet de plusieurs séances de travaux pratiques (les souris de la procédure 1 auront en amont été utilisées pour une séance d’approche de l’animal et une séance de comportement général et seront utilisées en aval pour une séance de dissection). Enfin, il est à noter que certains organes seront prélevés après mise à mort des animaux pour être utilisés dans les travaux pratiques de biologie cellulaire, biochimie et biologie moléculaire.
Raffinement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cela garantira des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal. Par ailleurs, un certain nombre de gestes sont réalisés sur animal anesthésié. Une antalgie est également proposée lorsque cela est nécessaire. Enfin, les animaux sont acclimatés une semaine dans l’animalerie avant toute utilisation. Ils sont hébergés, en groupe, en présence de tubes en carton, de buchettes en peuplier pour les rats et de papier kraft pour les souris pour enrichir l’environnement. Une surveillance quotidienne est assurée par l’ensemble du personnel concerné : technicienne, enseignants et enseignants-chercheurs.
Choix des espèces
Le rat sprague Dawley et la souris Swiss sont des animaux très utilisés en recherche. Par ailleurs, ces souches sont intéressantes pour leur faible agressivité permettant un apprentissage plus serein. Les animaux sont des mâles avec un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats. Les animaux ont un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats, pour une meilleure gestion de l’anesthésie.
Evaluation de I’efficacité d’un vaccin antirabique par épreuve virulente sur souris.
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
20 090 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles reçoivent le virus de la rage par injection intracérébrale pour contrôler l'activité de lots de vaccins, ce qui peut provoquer parésie, paralysie et état moribond avant la mort. Le porteur reconnaît qu'une méthode de remplacement sérologique existe, mais indique que des autorités hors Europe comme la Russie, la Corée ou la Chine imposent encore l'épreuve virulente sur souris. La mise à mort découle de la contamination systématique des animaux par le virus.
Objectifs
Ce projet comporte quatre procédures : Vérification de l'activité de chaque lot de vaccins antirabiques dans le cadre de leur commercialisation. Fabrication de la souche d’épreuve CVS utilisée dans les tests d’activité. Titrage de la souche d’épreuve afin d’adapter sa dose dans les tests. Vérificationde l’identification du vaccin Rage pour la Chine. Habilitation des techniciens aux contrôles d’activité rage.
Bénéfices attendus
Bénéfices importants en santé humaine et animale : assurer la protection des animaux par le contrôle réglementaire de l’efficacité des vaccins antirabiques fabriqués et commercialisés et, la rage étant une zoonose, participation à la protection de l'homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à uniquement à des administrations. Il n’y aura aucune procédure chirurgicale ni prélèvement. Deux types d'injections sont réalisés dans ce projet d'un part une intrapéritonéale , ce geste et fait sans aucune anesthésies et dure quelques secondes (entre 3 et 5) d'autre part une intracérébrale qui prends entre 3 et 5 secondes et qui est réalisée après une phase d'anesthésie (par voie intrapéritonéale qui prends entre trois et 5 secondes). L'animal est alors suivi jusqu'à sa phase de réveil complet soit pendant 30 à 45 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables que peut provoquer l’injection par voie intracérébrale sont des signes de parésie, paralysie et troubles neurologiques. Suite à l’injection du virus rabique, les animaux peuvent présenter des signes spécifiques d’une infection par le virus de la rage chez la souris à savoir : poils hérissés, dos voussé, perte de mobilité, paralysie, état moribond pouvant conduire à la mort de l'animal ; l’apparition de ces signes suit différents stades décrits dans la monographie de la Pharmacopée Européenne.
Devenir
Le virus de la rage est injecté à tous les animaux qui sont donc contaminés et ne peuvent être conservés à la fin des contrôles.
Remplacement
Des méthodes de remplacement existent, notamment un test sérologique, pour remplacer cet essai. Cependant les autorités réglementaires de certains pays hors Europe demandent le contrôle de l’activité sur souris par épreuve virulente pour la commercialisation des vaccins rage, ce qui empêche d'avoir recours, pour eux, au test alternatif. Les contrôles sont demandés par les autorités pour la libération des vaccins (ex: Russie, Corée, Thaïlande, Afrique du Sud, Emirats, Chine).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans chaque procédure est une obligation réglementaire ; les témoins sont communs à plusieurs lots de vaccins afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Observations quotidiennes des animaux et recours aux points limites précis et définis par la Monographie de la Pharmacopée européenne. Mise en place d'enrichissement dans les cages des animaux en phase vaccinale. Pendant la phase d’épreuve et pour des raisons de sécurité vis-à-vis du personnel, il n’y a pas d'enrichissement.
Choix des espèces
La souris est imposée par la Monographie 0451 de la Pharmacopée Européenne, par le test NIH (National Institute of Health) et dans les spécifications et le dossier d’AMM en Chine. Jeunes animaux sevrés imposés par les Monographies et dossiers d’AMM.
Formation pratique à la visualisation des connexions cérébrales du cortex moteur par l’injection d’un traceur chez la souris.
- Enseignement supérieur
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants de master. Chaque binôme opère une souris en chirurgie stéréotaxique afin d'injecter un traceur dans le cerveau, l'animal étant ensuite tué et son cerveau prélevé. Le porteur décrit la stéréotaxie comme une compétence "essentielle" à la poursuite du cursus et à l'insertion professionnelle. Il justifie le nombre d'animaux par le nombre d'étudiants, une souris pour deux.
Objectifs
L’objectif du projet est de former les étudiant.e.s aux techniques de stéréotaxie et de neuroanatomie qui sont primordiales pour leur formation en Neurosciences. La stéréotaxie est une technique largement utilisée dans les laboratoires de Neurosciences permettant de localiser précisément des régions cérébrales sur un animal anesthésié comme la souris. Cette localisation est calculée à l’aide de coordonnées données par un atlas des régions du cerveau. Ces coordonnées sont ensuite reportées sur l’appareil stéréotaxique afin de localiser la région sur le cerveau de l’animal. Cette localisation sert à injecter un traceur dans une région cérébrale d’intérêt. Les techniques neuroanatomiques permettent de visualiser ce traceur et donc les réseaux neuronaux d’intérêt dans le cerveau de souris. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin de visualiser la progression d'un traceur injecté dans la structure cérébrale d’intérêt. La technique de visualisation qui sera utilisée est une technique largement utilisée dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences pour mettre en évidence les connexions neuronales entre différentes structures cérébrales. L'acquisition de ces compétences techniques est donc essentielle pour permettre aux étudiants la poursuite de leur cursus universitaire et pour l’apprentissage de leur futur métier.
Bénéfices attendus
La stéréotaxie est une technique d’expertise utilisée en laboratoire de recherche dans le cadre d’études neuroanatomiques, électrophysiologiques ou de le cadre du développement de stratégies thérapeutiques dans les pathologies du cerveau (principalement maladies neurodégénératives ou cancer). La technique de visualisation anatomique qui sera utilisée est une technique largement utilisée dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences pour mettre en évidence les connexions neuronales entre différentes structures cérébrales. Les étudiants de Master pourront donc acquérir ces compétences techniques importantes à la poursuite de ce cursus universitaire et à leur insertion dans le monde professionnel.
Procédures
Chaque animal subira une procédure chirurgicale stéréotaxique (20 min) et sera pesé 2 fois (2 min).
Impact sur les animaux
- léger inconfort lié à la procédure chirurgicale, minimisé par l'administration d'antalgique - léger stress lié à la pesée individuelle des animaux
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront euthanasiés. Le cerveau sera ensuite prélevé afin d’en identifier les réseaux neuronaux d’intérêt.
Remplacement
L’objectif du projet est de caractériser anatomiquement des réseaux neuronaux dans le cerveau de souris. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin de visualiser la progression d'un traceur injecté dans la structure cérébrale d’intérêt.
Réduction
Toutes nos études utilisent des méthodes expérimentales validées et utilisées dans notre laboratoire. Nous nous affranchirons ainsi des étapes de mise au point qui auraient nécessité l’utilisation d’un plus grand nombre d’animaux. Cette étude sera conduite par un enseignant formé à l’expérimentation animale et à la chirurgie. Le nombre d'animaux utilisé est déterminé par le nombre d'étudiants participant à cet enseignement. Nous avons réduit le nombre d’animaux à 1 animal pour 2 étudiants. C’est le nombre minimum pour assurer un enseignement efficace et exécuter l’expérimentation dans de bonnes conditions. Compte tenu du nombre d’étudiants dans la formation (20 étudiants par an), pour réaliser ces travaux pratiques, nous diminuerons le nombre de souris à 1 pour 2 étudiants soit : 20/2=10 souris par an, soit 40 souris pour la totalité du projet (4 ans).
Raffinement
Nous prendrons des mesures pour réduire la douleur, la souffrance et/ou l’angoisse des animaux par l’administration de produits anesthésiants et/ou antalgique/analgésiant. L’angoisse des animaux sera réduite car la chirurgie sera réalisée par un enseignant formé à l’expérimentation et à la chirurgie animales et compétent pour réaliser ces gestes de manière sûre, rapide et efficace. Chaque groupe d’étudiants sera encadré par l’enseignant à tour de rôle. Durant les travaux pratiques, afin de réduire le stress des animaux, ceux-ci seront hébergés dans une salle de classe sans passage d’étudiants ou de personnel et mitoyenne à celle des étudiants. Les souris de souche SWISS seront utilisées car cette souche est relativement calme et modérément sensible au stress ce qui en fait un modèle pertinent pour la formation des étudiants. La chirurgie aura lieu dans un espace dédié en fond de salle sans passage d’étudiants ou de personnel. Le bien-être des animaux sera pris en compte à chaque étape par une surveillance pendant la chirurgie : l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu et le recours à l’anesthésie générale, additionnée d’une anesthésie locale seront mis en place. L’hypothermie des animaux sera limitée par l’utilisation d’une couverture chauffante reliée à une sonde rectale ce qui permettra de contrôler la température corporelle de l’animal pendant la chirurgie par le groupe d’étudiants concerné. Immédiatement après la chirurgie, les animaux seront surveillés par le groupe d’étudiants concerné puis quotidiennement par l’enseignant encadrant. Les animaux seront hébergés en groupe de deux avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher et d’enrichir leur milieu de vie.
Choix des espèces
Les souris de souche SWISS seront utilisées car cette souche est relativement calme et modérément sensible au stress ce qui en fait un modèle pertinent pour la formation des étudiants. Les animaux utilisés seront des souris adultes (âgées de 8 semaines). L'injection du traceur se fait grâce à un équipement adapté à la souris adulte. De plus, le cerveau adulte étant plus gros cela permet de réaliser plus de coupes à partir d'un animal donc d’avoir plus de matériel d’analyse par animal et ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Étude du développement neuronal chez la larve de Xénope pour un projet éducatif
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
90 femelles xénopes vont être utilisées, réutilisées ensuite, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection d'hormone pour induire la ponte, dont les œufs servent à familiariser des étudiants de master au développement neuronal précoce. Le porteur revendique un "bénéfice d'enseignement" et affirme qu'une vidéo, déjà testée, ne suffit pas et qu'il est "indispensable" que les étudiants observent les larves en travaux pratiques. Il souligne que le xénope évite d'avoir à tuer les femelles pour récupérer les œufs, ce qui en ferait selon lui la "meilleure alternative animale".
Objectifs
L’objectif du projet est la formation d’étudiants en Master dans le domaine des neurosciences développementales et les familiariser aux modèles expérimentaux les mieux éthiquement adaptés selon les questions scientifiques posées. Spécifiquement notre objectif est d'initier les étudiants du Master 2 aux approches expérimentales qui ont permis de découvrir les bases moléculaire et cellulaire de 1- l'induction des axes embryonnaires ; 2- L'induction neurale ; 3- La détermination identitaire des territoires neuraux ; 4- la signalétique impliquée ; 5- la migration cellulaire ; 6- la production d'organoïdes chez amphibien. Il a aussi pour objectif de familiariser les étudiants avec les modèles d'études in vivo.
Bénéfices attendus
Bénéfice d'enseignement.
Procédures
Un seul geste technique consistant à réaliser une seule injection d’hormone de croissance chez des femelles de xénope (quelques secondes par animal).
Impact sur les animaux
Nuisance set effets indésirables minimes, restreints à la contention et l’injection.
Devenir
Après induction de la ponte, les femelles retournent en élevage dans les animaleries. Au préalable, les expérimentateurs s’assurent que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général sur une période de 24h.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un cours de Neuroscience et vise à montrer aux étudiants certains mécanismes moléculaires de développement précoce, en utilisant un modèle vertébré : la grenouille Xenopus Laevis. L’utilisation de vidéo a déjà été testée pour d’autres aspects du cours dans le contexte de pandémie et de distanciation et il est apparu clairement qu’il est indispensable que les étudiants observent les larves et suivent les étapes développement en travaux pratiques et de façon la plus intéractive avec l’enseignant. Les étudiants travaillent uniquement sur des oeufs et des larves de Xenope laevis. Dans le cadre d’un enseignement, le modèle Xénope est particulièrement bien adapté car c'est l'une des espèces modèles les plus robustes ce qui garantit une réussite expérimentale. Il présente une cinétique de développement rapide permettant d’observer le développement dès l’étape de fertilisation sur œufs, les stades précoces de développement et l’apparition de la plaque neuronale en quelques heures, dans des conditions externes à l’animal producteur. Nous induisons la ponte de manière non invasive (sans chirurgie). Une seule injection sous-cutanée d’hormone aux femelles Xenopus laevis est nécessaire et n'entraîne aucune réaction de la femelle. La récolte des œufs est faite en mimant le geste d’amplexus du mâle, i.e. en saisissant la femelle de façon à la maintenir en contention tout en dirigeant le cloaque vers une boite de pétri pour déposer les œufs. Les xénopes adultes ne sont pas manipulés par les étudiants, mais uniquement par l’encadrant chercheur spécialiste de ce modèle. Le choix de cette espèce est la meilleure alternative animale étant donné les nuisances très limitées et la survie des femelles car permettant l’étude de stades précoces au développement externe et non au sein d’une cavité utérine comme cela serait le cas pour d’autres espèces animales. Le choix des xénopes permet de ne pas avoir à euthanasier les femelles pour récupérer les produits de la fécondation, et représente donc en soit la meilleure alternative animale pour répondre aux objectifs du projet. Les xénopes adultes ne sont pas sacrifiés en fin d’expérience et seront réutilisés en laboratoire de recherche fondamentale. Le transport des xénopes entre laboratoires tel qu’effectué et de très courte durée, n’affecte aucunement la survie des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus pour le projet est calculé par rapport au nombre d’embryons nécessaires à la réalisation d’expériences pour un groupe de 20 étudiants par session annuelle (18 animaux pour 20 élèves). Les animaux pourront être ré-utilisés pour d'autres projets externes.
Raffinement
L'injection et la contention (geste qui mime le geste d’amplexus du mâle, i.e. en saisissant la femelle de façon à la maintenir en contention tout en dirigeant le cloaque vers une boite de pétri pour déposer les œufs) sont réalisés par le concepteur qui a une longue expérience. Dans les deux cas le geste est fait en maintenant fermement la femelle et en lui cachant les yeux ce qui diminue son stress. Quand le geste est bien fait l'animal ne réagit pas. En cas de réaction intempestive le geste est arrêté.
Choix des espèces
Dans le cadre d’un enseignement, le modèle Xénope est particulièrement bien adapté car c'est l'une des espèces modèles les plus robustes ce qui garantit une réussite expérimentale. Il présente une cinétique de développement rapide permettant aux étudiants d’observer le développement dès l’étape de fertilisation sur œufs collectés, les stades précoces de développement et l’apparition de la plaque neuronale en quelques heures, dans des conditions externes à l’animal producteur. Les études sur cette espèce ont été à la base de découvertes majeures en biologie du développement du système nerveux. C'est une espèce sur laquelle il est possible de générer facilement des organoïdes. Il s’agit d’animaux adultes ayant atteints la maturité sexuelle pour qu’ils puissent produire des oeufs afin que les étudiants d’étudient les stades très précoces du développement (dès fécondation).
Evaluation de l’efficacité des produits immunologiques dans le cadre de développements de produits destinés à protéger des espèces domestiques contre un agent pathogène – Avenant à l’autorisation de projet #23290
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".
Objectifs
Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.
Remplacement
L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.
Réduction
Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).
Raffinement
Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.
Choix des espèces
De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.
Formation pratique à l’endoscopie interventionnelle digestive sur modèle porcin
- Formation professionnelle
90 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit jusqu'à onze interventions d'endoscopie digestive, dix dissections sous-muqueuse et une gastroentéroanastomose, au cours d'une anesthésie d'environ sept heures, pour entraîner des médecins gastroentérologues déjà en exercice. Le porteur indique que le réveil et le maintien en vie seraient accompagnés de douleur et d'inconfort digestif, ce qui motive la mise à mort en fin de séance. Il affirme qu'il est "indispensable" de pratiquer ces techniques sur un animal vivant, les simulateurs ne reproduisant ni les mouvements respiratoires ni les complications opératoires.
Objectifs
L’endoscopie a initialement été utilisée pour le diagnostique (endoscopie de niveau 1), et s’est développée pour réaliser de nombreux actes thérapeutiques (endoscopie interventionnelle de niveau 2 ou 3). Elle permet l’utilisation d’un abord naturel, par conséquent mini-invasif pour traiter des pathologies graves avec le moins de morbidité possible. Parmi les pathologies concernées, nous pouvons citer le cancer colorectal responsable de 18000 morts par an pour lequel un dépistage de masse est organisé afin de découvrir des lésions précancéreuses, les polypes. La dissection sous muqueuse est l’une des techniques qui permet de retirer les polypes, en un seul fragment, permettant ainsi d’éviter une prise en charge chirurgicale plus morbide. Cette technique permet les traitements de cancer du colon mais également de l’estomac, de l’œsophage et du rectum correspondant ainsi à un nombre de patient important. La seconde pathologie cancéreuse en augmentation constante dans le monde et en France est le cancer du pancréas. La survie des patients est inférieure à 10% à 5 ans. Dans certains cas ce cancer comprime le duodénum empêchant l’alimentation de patient en situation de soin palliatif. La technique de gastroentéroanastomose sous échoendoscopie permet de créer en voie de dérivation pour permettre le passage de l’alimentation. Cette technique est plus délicate que la pose de prothèse duodénale mais permet une perméabilité de la prothèse plus importante et ainsi une réalimentation et une qualité de vie amélioré de ces patients palliatifs. Outre son utilité dans le cancer du pancréas cette technique peut être utile dans les sténoses duodénales tumorales, ou pour la réalisation de By pass endoscopique. L’évolution constante des techniques et leur diversité croissante, impose une formation adaptée afin de pouvoir réaliser ces gestes en sécurité chez le patient. L’objectif de ce projet est de réaliser des formations pratiques pour les médecins gastroentérologues dans ces deux techniques :la dissection sous muqueuse et la technique de gastroentéroanastomose. La société européenne d’endoscopie gastrointestinal recommande ou impose la formation à ces techniques sur simulateurs et modèles animaux avant d’être pratiquées chez l’homme afin d’éviter tout risque de complications chirurgicales.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former les praticiens gastro-entérologues à des gestes techniques complexes de l’endoscopie digestive interventionnelle qui nécessitent un entrainement régulier. Les bénéfices seront importants pour la sécurité des patients qu’ils auront à traiter par la suite.
Procédures
La veille du traitement, les animaux seront mis à jeun pour la nuit. Le jour du traitement, les animaux seront placés sous anesthésie générale et sous antalgiques. Deux types d'intervention seront réalisées: la dissection sous muqueuse et la gastroentéroanstomose sous échoendoscopie. Il y aura au maximum 11 interventions par animal (10 dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose). A la fin des différentes interventions, l'animal sera maintenu sous anesthésie générale et mis à mort . Le temps d'anesthésie sera d'environ 7 heures pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sur l'animal au cours de la procédure peuvent etre le stress avant l'anesthésie de l'animal, et les risques d'hémoragie en cours d'intervention (qui seront traitées rapidement). La procédure est entièrement réalisée sous anesthésie générale et sous analgésie.
Devenir
Les 90 porcs du projet (sur 5 ans) seront mis à mort à la fin de la procédure car de nombreux actes sont réalisés sur le même animal (10 prélèvement lors des dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose) et le réveil et le maintien en vie de l'animal seraient accompagnés de douleur et d'inconfort digestif pour l'animal.
Remplacement
Des formations pratiques sur simulateur existent pour s'entrainer à des gestes simples d'endoscopie et de manipulation des endoscopes. Cependant , elle ne permet pas de mimer les mouvements respiratoires et les complications opératoires. C’est pourquoi il est indispensable de pratiquer ces deux techniques (dissection sous muqueuse et gastroentéroanastomose sous échoendoscopie) sur modèle animal avant de passer sur l’homme. La formation sur animal vivant est essentielle pour acquérir la maitrise des nouvelles techniques dans des conditions proches de celles observées chez l’homme avec gestion des mouvements respiratoires, prise en charge des hémorragies et gestion des perforations. Il n'existe pas de modèle in vitro ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent imiter ces éléments.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, plusieurs actes seront réalisés sur le même animal. Un maximum de 10 dissections sous muqueuse et une seule gastroentéroanastomose (pour des raisons anatomique) seront réalisés sur chaque animal.
Raffinement
Les porcs arriveront sur place au minimum une semaine avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi diminuer leur stress. Ils seront logés dans un box sur litière de paille ou de copeaux de bois agrémenté de jouets. Dans le cas des formations régionales ,ils seront logés par groupes sociaux afin de respecter leur comportement grégaire. En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel sera activé. Le personnel animalier observera deux fois par jour les animaux (comportements, apétit) afin de repérer d’éventuels signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. La procédure se déroulera sous anesthésie générale (AG) et sous antalgiques.
Choix des espèces
Le porc est l’animal choisi en raison de la proximité anatomique du tractus digestif avec celui de l’homme et d’une composition similaire des muqueuses et sous muqueuse permettant la réalisation de la technique. Pour ces raisons la technique de dissections sous muqueuse peut être réalisée de manière identique à la technique chez l’homme sans matériel spécifique à l’espèce. Les animaux auront un poids entre 40 kg et 50 kg maximum, afin que la taille de l'oesophage et de l'estomac soit le plus comparable à ceux de l'homme et quele matériel endoscopique humain soit de longueur correcte.
Apprentissage de techniques chirurgicales : asepsie, laparotomie et ovariectomie
- Formation professionnelle
440 lapines vont être utilisées, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chaque étudiant vétérinaire de quatrième année pratique l'ablation d'un ovaire par laparotomie, une intervention de deux à quatre heures, non pour soigner l'animal mais pour s'entraîner au geste. Le porteur précise que ces lapines sont des animaux de production destinés à la réforme et que la durée de l'opération, très supérieure à la normale, ainsi que les erreurs d'asepsie liées à l'inexpérience motivent leur euthanasie en fin d'intervention. Il décrit un projet de simulateur en 3D "en cours d'élaboration" qui remplacerait les lapines s'il aboutit sous cinq ans, tout en jugeant les mannequins actuels insuffisants.
Objectifs
L'objectif du projet est de former les étudiants vétérinaires en 4ème année à des gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser couramment dans la suite de leur cursus (rotations cliniques) et au cours de leur vie professionnelle future. L'apprentissage du comportement à adopter dans un bloc chirurgical et des bonnes pratiques en matière de chirurgie sont des compétences attendues dans le référentiel des études vétérinaires.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu est l'acquisition pratique, par les étudiants vétérinaires, de compétences chirurgicales basiques, qu'ils pourront mettre à profit dans la suite de leur cursus, lorsqu'ils auront à réaliser des ovariectomies sur des lapins ou des carnivores domestiques appartenant à des clients, et lors de leur vie professionnelle future.
Procédures
Injections sur animaux vigiles pour les anesthésier : prémédication : 1 injection sous-cutanée de xylazine (5 mg/kg), induction : 1 injection intramusculaire (muscles lombaires) d'un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), durée : 10 à 15 secondes par injection. Intervention chirurgicale sur animaux anesthésiés : laparotomie + ovariectomie, durée : 2 à 4 heures. Injections sur animaux anesthésiés : injection éventuelle d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques (acépromazine/kétamine) par voie intramusculaire (muscle triceps), durée : 3 à 5 secondes ; injection létale de pentobarbital sodique (152 mg/kg) par voie intraveineuse (veine auriculaire) à la fin de l'intervention chirurgicale, durée : 5 secondes.
Impact sur les animaux
Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale, avec contrôle de l'analgésie et, en fin d'intervention, les animaux seront euthanasiés, sans être réveillés. En outre, à tout moment, les encadrants pourront intervenir pour corriger d'éventuels incidents per-opératoires graves (Ex : hémorragie massive). Par conséquent, aucune nuisance majeure n'est attendue.
Devenir
Les animaux utilisés seront des lapines de production, initialement destinées à être réformées, donc sacrifiées. En outre, la durée de l'intervention chirurgicale sera très supérieure à la normale et des erreurs d'asepsie pourront être commises du fait de l'inexpérience et du manque de dextérité des étudiants (comparée à celle d'un chirurgien confirmé), ce qui engendre des risques de complications post-opératoires. La combinaison de ces éléments motive l'euthanasie des animaux sous anesthèsie générale, en fin d'intervention chirurgicale.
Remplacement
Les modèles de simulation actuellement disponibles sur le marché (mannequins reproduisant une portion d'abdomen de chat) ne permettent pas d'obtenir un niveau de réalisme suffisant pour préparer les étudiants aux conditions de pratique "de terrain". L'idéal serait de disposer de modèles qui, au-delà de reproduire uniquement l'anatomie de la cavité abdominale, simuleraient les mouvements respiratoires et des différents organes abdominaux (notamment intestins et vessie) et pourraient également être évolutifs, de manière à pouvoir placer les érudiants dans des situations potentiellement délicates (saignements, patiente obèse, utérus pathologique ...). Un projet visant à concevoir ce type de modèles et impliquant notre établissement et des professionnels de l'animation en 3D est en cours d'élaboration. Si ce projet abouti dans un délai inféreur à 5 ans, nous abandonnerons l'utilisation de lapines au profit des modèles alternatifs ainsi mis au point.
Réduction
Le nombre de lapines nécessaire a été calculé de manière à permettre à chaque étudiant de 4ème année (176 étudiants/promotion en moyenne sur 5 ans) de réaliser l'ablation d'un seul ovaire, ce qui est le minimum pour l'apprentissage de l'ovariectomie.
Raffinement
Au cours de leur cursus universitaire, les étudiants auront préalablement (en 3ème année) participé à une séance de TP portant sur le maniement des instruments chirurgicaux et la réalisation de l’hémostase (manipulation du bistouri électrique), de sutures et de ligatures sur des pieds de porc et de la peau artificielle. Le jour de la séance, avant d'intervenir sur les animaux, ils regarderont un film, commenté en direct par les encadrants, leur présentant les gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale (prémédication à la xylazine (5 mg/kg), injectée par voie sous-cutanée, puis, 20 minutes plus tard, induction grâce à un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), injecté par voie intramusculaire) Tout au long de l'anesthésie, le degré de narcose, d'analgésie et de myorelaxation sera évalué par les enseignants chercheurs encadrant le TP, grâce à la mesure des fréquences cardiaque et respiratoire, de l'évaluation du tonus musculaire, de l'observation des globes oculaires (position, diamètre de la pupille) et du réflexe palpébral. Toute diminution de la profondeur de l'anesthésie sera corrigée par l'injection immédiate d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques par voie intramusculaire.
Choix des espèces
Avec l'augmentation du nombre de nouveaux animaux de compagnie (NAC), les vétérinaires sont de plus en plus amenés à pratiquer des ovariectomies chez des lapines. Par ailleurs, étant donné que le format du lapin est proche de celui du chat, il constitue également un bon modèle pour l'apprentissage de l'ovariectomie chez la chatte. Par ailleurs, son caractère doux et ses caractéristiques anatomiques (peu de graisse en général) facilitent respectivement les manipulations pré-opératoires et la réalisation de l'intervention chirurgicale par les étudiants. Enfin, même si la lapine n'est pas le modèle idéal pour aborder l'ovariectomie de la chienne, si la configurationanatomiques, les procédures et les gestes sont bien compris, les étudiants disposeront des premières bases sur lesquelles s’appuyer pour appréhender l’intervention sur dans cette espèce. Les femelles doivent avoir atteint la maturité sexuelle. L’âge peut varier d’un lot à l’autre, en fonction des disponibilités du fournisseur. Toutefois, les animaux étant euthanasiés en fin de procédure, il a été précisé au fournisseur que l'utilisation de lapines de réforme devait être privilégiée.
Travaux pratiques pour des sessions de formations en expérimentation animale sur modèle rongeur.
- Formation professionnelle
Rats : 1785
3 235 rats et souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées en partie sous anesthésie sans réveil et de gravité légère. Ils servent de supports d'apprentissage à des stagiaires qui s'exercent aux prélèvements, à la pose de cathéters dans la carotide et la jugulaire, à l'intubation, à la trachéotomie et à la neurochirurgie, non pour produire des connaissances mais pour valider une qualification réglementaire. Le porteur reconnaît un stress accru lié à la manipulation par des apprenants et à leur maîtrise imparfaite des gestes. Il affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable", tout en remplaçant certaines sutures par de la peau de cochon et des rats factices.
Objectifs
Ces travaux pratiques sont réalisés dans le cadre de formations dispensées par le CNRS dans le but d'acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions.
Bénéfices attendus
acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions.
Procédures
Prélèvements et injections 14 rats et 20 souris par session 3h. Implantation d'un système de télémétrie 6 rats par session 3h. Implantation de cathéters dans la carotide et la jugulaire 6 rats par session 3h. Réalisation d'une intubation et d'une trachéotomie 5 rats par session 3h. Bonnes pratiques en neurochirurgie 6 rats par session 4h. Implantation de canules intracérébrales chirurgie générale chez la souris 10 souris par session 3h.
Impact sur les animaux
stress à cause du nombre de stagiaires. mauvaise maitrise de la contention, injections, prélèvement car apprentissage. stress de l'introduction de la canule pour le gavage limitée par sedatif
Devenir
Mise à mort
Remplacement
Cette série de travaux pratiques a un double objectif: faire prendre conscience aux stagiaires des contraintes liées à l’expérimentation animale en leur inculquant de bonnes pratiques respectueuses de l’animal mais aussi mettre en œuvre diverses méthodes d’investigation qu’ils n’avaient jusqu’alors peut-être jamais abordées. Le recours à l’animal en conditions in vivo est indispensable pour atteindre ces objectifs. Bien que ce recours ne puisse être évité, le principe de remplacement est utilisé pour les techniques de sutures qui sont réalisées sur de la peau de cochon et l’utilisation de rats KOKEN.
Réduction
Le nombre de rongeurs utilisés est calculé au plus juste : nécessité d’un animal pour l’intervenant à chaque TP pour la démonstration de l’intervention ainsi qu’un animal par binôme/trinôme de stagiaires pour l’apprentissage.
Raffinement
Afin de minimiser l’angoisse de certains animaux dus au contexte d’une activité de formation (nombreuses personnes présentes), ceux-ci sont familiarisés à la manipulation par un technicien avant le déroulement du TP. Ils sont isolés dans une pièce annexe et sont amenés dans la salle de TP au fur et à mesure des besoins. Afin de réduire la douleur lors des actes chirurgicaux, des injections de solution de lidocaïne sont administrées sur les trajets des incisions avant ouverture.
Choix des espèces
Pour la réalisation de ces TP, le choix du rat et de la souris est justifié pour étudier les espèces les plus couramment utilisées en laboratoire. Le but étant que les stagiaires puissent reproduire les différentes méthodes acquises en formation dans leur laboratoire. Les animaux utilisés dans le cadre de ces TP sont: • des rats mâles et femelles d'un poids d'environ 300-400 g • des souris mâles et femelles d'un poids d'environ 20-30 g. Le poids de ces animaux est encore limité ce qui rend la manipulation et l’anesthésie plus simples à mettre en œuvre pour les stagiaires.
Etude de la tolérabilité ou toxicité subaiguë de molécules à potentiel thérapeutique.
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 240
480 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent chaque jour par gavage des molécules à visée thérapeutique et subissent des prélèvements de sang sous anesthésie, le porteur annonçant des effets indésirables attendus dans le groupe recevant les doses les plus élevées. Tous sont mis à mort pour le prélèvement des organes et leur analyse histologique. Le porteur affirme que les tests in vitro ne suffisent pas encore à éviter l'expérimentation sur l'animal entier avant l'administration à l'homme, et rattache le choix des espèces à une obligation réglementaire.
Objectifs
La mise en place d’un programme d’optimisation de molécules, depuis la synthèse jusqu’à la qualification d’une molécule comme potentiel candidat clinique pouvant entrer dans les phases de test de toxicité et de tolérance chez l’animal, est un long processus avec des coûts très importants. Ce programme consiste en une série d’études obligatoires comprenant notamment des tests de toxicité. Les épreuves de toxicité (tolérabilité) par administration réitérée ont pour objet de mettre en évidence les modifications physiologiques et anatomopathologiques consécutives aux administrations répétées d’un composé et d'établir les conditions de l'apparition de ces modifications en fonction de la posologie.
Bénéfices attendus
Les épreuves de toxicité (tolérabilité) par administration réitérée ont pour objet de mettre en évidence les modifications physiologiques et anatomopathologiques consécutives aux administrations répétées d’un composé et d'établir les conditions de l'apparition de ces modifications en fonction de la posologie.
Procédures
Les animaux recevront des molécules à visée thérapeutiques dans le but de déterminer leur tolérabilité (tous les jours de l'étude, par gavage, 15 secondes). Afin de déterminer les paramètres biologiques éventuellement impactés, un prélèvement de sang sera réalisé sous anesthésie gazeuse (2 minutes maximum par prélèvement, 3 maximum par animal et par semaine), dans la limite des volumes autorisés par les instances éthiques nationales et europééennes. Les prélèvements d'organes auront lieu post mortem.
Impact sur les animaux
Par le choix des doses, il est attendu des effets indésirables sur les animaux du dernier groupe. Ils seront néanmoins surveillés quotidiennement afin de ne pas présenter de signes cliniques importants. Les gestes techniques réalisés (gavage, pesées) ne devraient pas impacter les animaux, ni leur imposer de souffrance.
Devenir
La mise à mort des animaux est nécessaire dans la mesure où les organes seront prélevés pour analyse histologique.
Remplacement
Les tests in vitro apportent des renseignements sur la toxicité potentielle des substances, mais ils ne sont pas encore suffisants pour éviter l'expérimentation sur l'animal entier avant l'administration à l'homme. Un composé qui réussit les premiers tests de sécurité et de toxicologie peut être pris en considération pour les études à doses répétées sur les animaux. Ces études apportent l'essentiel des informations fondamentales sur la façon dont le composé agit sur l'organisme. La relation entre la dose et la réaction de l'animal au composé est étudiée plus en détail et les organes ayant subi d'éventuels effets toxiques sont examinés. Ces premières informations sont essentielles pour évaluer la dose initiale sûre pour les essais cliniques chez l'Homme.
Réduction
Des tests in vitro sont réalisés au préalable afin de tester nos composés. Les données ADME des différents composés ainsi que leur profil pharmacocinétique seront obtenus avant le début des procédures. Nous ne testerons donc que les composés les plus puissants en pharmacologie primaire et ceux présentant les caractéristiques d’un potentiel futur médicament.
Raffinement
Afin de limiter le stress causé aux animaux, les composés testés seront administrés par voie orale. Cette technique est bien tolérée par les animaux, un volume maximal de 10mL/kg leur sera administré. Les tests statistiques qui seront utilisés seront les suivants : le test t de Student pour échantillons indépendants nous permettra de comparer l’efficacité de notre composé par rapport à un contrôle ou un test Mann-Whitney dans le cas où les échantillons ne suivent pas une loi normale. Dans le cas ou plusieurs molécules seraient testée dans la même étude alors un test one-way-Anova sera utilisé. Ces différents tests nous permettrons de démontrer l’efficacité de nos molécules par rapport à un contrôle ou encore un potentiel effet-dose. Un résultat sera jugé significatif si la p value < 0.05.
Choix des espèces
Selon les textes réglementaires, « les essais de toxicologie par administration réitérée devront être effectués sur deux espèces de mammifères dont l'une ne sera pas un rongeur ». Nous pouvons alors réaliser la première étude sur rongeur. Comme mentionné plus haut, l’espèce de rongeur sera choisie en fonction de la connaissance de la molécule, des études antérieures et préliminaires de PK et de métabolisme. Nous travaillerons avec des rats Sprague Dawley ou des souris C57Bl/6 (mâles et/ou femelles). Nous utiliserons des animaux adultes de 8 semaines environ. Il n’est pas justifié d’utiliser des animaux jeunes ou encore des animaux âgés. Il n’y a donc pas de nécessité d’ajuster des doses ou de prendre des dispositions particulières liées au jeune âge ou au contraire à l’âge avancé.
Formation et maintien des compétences concernant les gestes techniques chirurgicaux sur les rongeurs (2022-B-017)
- Formation professionnelle
Rats : 860
Cochons d'Inde : 160
Hamsters dorés : 160
1880 rongeurs, souris, rats, cobayes et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du sans réveil au sévère, 475 d’entre eux en gravité sévère. Chaque animal peut subir deux interventions parmi la pose de cathéter, la craniotomie, l’induction d’une pathologie, l’ablation d’un organe ou la greffe de peau, non pour produire des connaissances mais pour former le personnel d’un prestataire de services à la chirurgie. Le porteur indique que ces gestes sont déclenchés par la demande d’un client et présente le cobaye et le hamster comme des espèces ajoutées pour rester réactif à cette demande. Il affirme que les mannequins ne suffisent pas et que l’apprentissage des gestes rend l’utilisation d’animaux vivants nécessaire.
Objectifs
Tous les personnels impliqués dans des études menées sur des animaux ont pour obligation d'acquérir et de maintenir leurs compétences tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de former et d'actualiser les compétences du personnel sur différents actes techniques impliquant de la chirurgie dans le but de développer et de réaliser des études précliniques pour le compte de clients. Les actes chirurgicaux nécessitant une expertise élevée, l'acquisition de ces compétences est requise afin que ceux-ci soient réalisés de façon maîtrisée et reproductible. Certaines espèces et techniques de ce projet seront utilisées à la marge mais peuvent tout de même être demandée par un client. Afin d'être suffisament réactif par rapport à notre activité de prestatire de services, notre personnel se doit de pouvoir être formé pour ces espèces et ces techniques. Ainsi l'acquisition de nouvelles compétences sera toujours initiée par une demande Client.
Bénéfices attendus
L'acquisition et le maintien de compétences de gestes techniques en chirurgie permet d’acquérir et de maintenir la dextérité et la technicité permettant de limiter les dommages infligés à l’animal et les niveaux de douleurs non conformes au type de chirurgie réalisée. La maitrise des techniques chirurgicales obtenues par le maintien des compétences contribue par la suite à une réduction du nombre d’animaux dans les procédures. D’où l’importance de ce projet, quant à l'acquisition et au maintien des compétences du personnel intervenant sur les animaux. De par notre activité de prestataire de services nous nous devons d'avoir l'ensemble de notre personnel opérationnel sur l'ensemble des techniques utilisées au sein de notre société. Ainsi nous devons envisager tous les cas de figure c'est pour cette raison que notre projet comporte plusieurs procédures sur de nombreuses espèces de rongeurs. Néanmoins, le nombre d'animaux calculé reste un maximum et sera sans aucun doute inférieur.
Procédures
Au cours de sa vie, un animal ne pourra être impliqué que dans deux procédures maximum de cette demande de projet. Pour tous les animaux l’identification (quelque soit l’identification) dure 30 secondes. Pour les procédures comportant l’anesthésie chimique, le temps d’injection de l’anesthésique est estimé à 30 secondes. Les temps d’intervention sur l’animal estimés pour chaque procédure chirurgicale sont les suivants : - Procédure 1 (Implantation de cathéter) : moins d’une heure - Procédure 2 (Injection nécessitant une chirurgie) : moins de 20 min - Procédure 3 (Craniotomie) :moins d’une heure - Procédure 4 (Induction d'une pathologie avec réveil) : environ 2h00 - Procédure 5 (Induction d'une pathologie sans réveil) : jusqu’au retrait des clamps temps estimé à 1h30 - Procédure 6 (Exérèse d'organe) : moins de 30 minutes - Procédure 7 (Implantation de dispositifs médicaux) : environ 30 minutes - Procédure 8 (Greffe cutanée) : moins d’une heure.
Impact sur les animaux
Toutes les procédures de ce projet incluant des gestes chirurgicaux, un certain niveau de douleur et de stress sont attendus nécessitant une anesthésie et analgésie pré et post-opératoires appropriées. Pour chaque procédure, la possibilité d’administrer une dose supplémentaire d’analgésique durant la période post-opératoire en cas de signe visible de douleur est prévue. Une perte de poids et une réduction de l’activité peuvent être observées dans les 48h suivant les interventions, ces paramètres font l’objet d’un suivi durant la période de rétablissement des animaux. Dans le cadre des procédures d’induction d’une pathologie, les signes cliniques de la pathologie (ex : insuffisance rénale ou hépatique) sont attendus et font l’objet d’un suivi spécifique.
Devenir
Les procédures terminant par une exsanguination impliquent forcément une mise à mort de l’animal. Dans un but de réduction du nombre d'animaux utilisés, les animaux impliqués dans un procédure (excepté P4, P5, P6 ) pourront être réutilisés dans une autre procédure de ce projet. Au terme, des deux procédures maximum subies par l'animal, il n’est pas envisagé de les replacer, ces animaux seront alors mis à mort au terme de la période post-opératoire déterminée pour chaque procédure. La mise à mort des animaux pourra également avoir lieu dans le cas de prélèvements d’organes / tissus en vue d’une analyse histologique ou biochimique visant à valider le geste technique de la personne formée.
Remplacement
Des modèles animaux artificiels (exemple : rats ou souris mannequins, peau synthétique) existent afin de permettre à l’expérimentateur en formation d’acquérir certains gestes de base tels que la pose de points de suture ou des injections et prélèvements simples. Cependant, l’apprentissage des bons gestes en chirurgie ainsi que de la surveillance de la profondeur d’anesthésie/analgésie et du suivi post-opératoire ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Néanmoins, certains gestes de base (exemples : sutures, incision, etc...) inclus dans les différentes procédures décrites dans ce projet pourront être réalisés sur ce type de support dans un but de remplacer l'utilisation de l'animal.
Réduction
Une meilleure maîtrise des gestes techniques permettra une réduction du nombre d’animaux impliqué dans les études. De plus, nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux surnuméraires ou issus d’un précédent projet, naïfs de toute expérimentation (après avis favorable de la SBEA et du vétérinaire référent) ce qui rentre dans le cadre d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux impliqués dans cette demande pourra également être revu à la baisse dans les cas suivants : - lorsque les gestes techniques auront été pratiqués par un collaborateur lors d'une étude - lorsqu'un collaborateur maitrise le geste technique qu'il aurait pratiqué dans une autre société /laboratoire de recherche - lorsque la personne maitrise le geste technique sur un des 4 types de rongeurs cités dans cette demande. Les animaux utilisés dans ce projet pourront être utilisés dans plusieurs procédures. Par exemple, un animal ayant subi une craniotomie (P3) pourra être réutilisés dans une procédure sans réveil (P5), au terme de sa période de récupération, dans le but de diminuer le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Pour finir, les modules d'acquisition des compétences ne seront initiés sans qu'ils ne soient motivés par la demande d'un client. L'ensemble de ces conditions s'inscrivent dans le cadre de la réduction du nombre d'animaux.
Raffinement
Le tuteur sera vigilant sur l’exécution des manipulations/gestes réalisés sur l’animal tout au long de la formation/maintien des compétences. Le tuteur s’assurera que toute manipulation sera conforme à la réglementation en vigueur et entrainera un minimum de stress ou une douleur chez l’animal. Préalablement à toute formation, des points limites seront définis en accord avec la littérature scientifique et la réglementation en vigueur. Ces points limites permettront un meilleur suivi des animaux lors de la réalisation des gestes techniques mais également de maintenir leur bien-être tout au long de l’expérimentation ainsi que la mise en place d’une intervention précoce et adaptée si cela est nécessaire. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du tuteur de la formation et /ou du vétérinaire désigné. Avant tout acte de chirurgie, l’anesthésie (type, dose, fréquence) ainsi que l’analgésie (type, dose, fréquence) nécessaires au suivi pré et post opératoire de l’animal devront être validées par le vétérinaire référent. Le réveil des animaux s’effectuera dans un environnement permettant le maintien de la température corporelle (ex : lampe chauffante, enceinte thermostatée etc…). Les animaux seront hébergés individuellement après chaque chirurgie jusqu’à la fin du suivi post opératoire (7 à 21 jours). Afin de limiter le stress dû à l’isolement et de maximiser le bien-être de l’animal, de l’enrichissement spécifique à chaque espèce sera utilisé (exemple : igloo, bûchette, coton, etc…).
Choix des espèces
D'un point de vue scientifique, nous disposons d'un grand nombre d'articles et de données validées sur le rat et la souris. De plus, les espèces les plus demandées par nos clients sont le rat et la souris. C'est pour cette raison que nous souhaitons accentuer nos efforts d'acquisition de compétences sur ces deux espèces principalement. Néanmoins, notre activité de prestataire de services peut nous amener à développer des modèles de pathologie sur d'autres espèces telles que le hamster et/ou le cobaye, à la demande d'un client. Dans le cadre de notre activité, nous devons être réactifs face à toute demande client ainsi nous avons ajouté comme espèce le hamster et le cobaye à notre projet. Ces derniers ne seront utilisés dans le cadre d'une acquisition de compétence qu'en cas de demande spécifique d'un client, d'où le faible nombre d'hamsters et cobayes impliqués dans ce projet. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans les procédures faisant l’objet de ce projet, les protocoles d’anesthésie et de chirurgie décrits ayant été mis au point sur des animaux à ce stade.
Effet de l’euthasol sur l’activité cérebrale et cardiaque chez la souris
- Formation professionnelle
10 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation d'électrodes dans le crâne, puis une sédation et une injection d'euthasol dont l'effet est enregistré à la fois sur le cœur et le cerveau, l'objet de l'étude étant de dater la mort cérébrale par rapport à l'arrêt cardiaque pendant la mise à mort. Le porteur situe la retombée du côté du choix des techniques de perfusion et de la formation des expérimentateurs de l'établissement. Il affirme que le suivi de ces constantes lors de l'euthanasie ne peut se faire sans animaux.
Objectifs
Le principe de la perfusion intracardiaque est d'utiliser le système vasculaire pour délivrer des fixateurs ou solutions physiologiques à débit régulier au sein des tissus d'intérêt. Une fixation suite à l’euthanasie de l’animal est nécessaire pour préserver l'ultrastructure et la morphologie des tissus en vue de leur examen par microscopie classique ou microscopique. En électrophysiologie, le maintien des propriétés de viabilité du tissu chez l’animal adulte est indispensable, il est donc essentiel de stopper rapidement la dégradation de l’ARN et des protéines. Suite à une sédation par xylazine et une injection d’euthasol, une étude antérieure nous a permis de déterminer que l’arrêt cardio respiratoire est visible à l’œil nu après deux minutes. Par ElectroCardioGramme (ECG), nous observons une perte des fonctions cardiaques associés à une interruption de l’activité électrique normale du cœur dans les 2 à 3 minutes après l’injection d’euthasol. Pour compléter ces données nous souhaitons déterminer à quel moment à lieu la mort cérébrale par ElectroEncephaloGramme (EEG) vis-à-vis de l’arrêt de l’activité cardiaque normale dans notre protocole par l’étude simulatanée EEG-ECG lors de l’euthanasie. L’ensemble du projet est mis en œuvre dans l’application des 3 Rs. Le nombre d'animaux sera le plus faible possible tout en permettant de réaliser une analyse statistique des résultats.
Bénéfices attendus
Ce projet sera l’aboutissement d’une initiative collective d’expérimentateurs et de la structure chargée du bien-être animal de l’établissement afin de répondre à des problématiques opérationnelles dans le cadre d’étude post mortem de tissus murins. L’ensemble des conclusions des projets permettra d’apporter des arguments pour guider les expérimentateurs vers des techniques de perfusions adaptées aux traitements de l’échantillon postérieur. Les bénéfices seront : - Des arguments scientifiques appuyés de protocole - Une meilleure formation des expérimentateurs - Un partage des meilleures méthodes à la communauté scientifique
Procédures
L'isolement de l'animal est une nuisances prévus qui sera de courte durée et sera palier par l'implémentation d'enrichissement. Aucune intervention regulière n'est prevu. Les douleurs postopératoires seront paliées au maximum par l'injection d'analgésique.(buprénorphine 0.1mg/kg). Le déroulé expérimentale est : - une chirurgie implatatoire(1heure) - 6x injection SC d'analgésie post chir (moins d'une minute- buprénorphine 0.1mg/kg) -1x injection IP xylazine(moins d'une minute- 15mg/kg) -enregistreement EEG -1x injection IP Euthasol (moins d'une minute- 140mg/Kg)
Impact sur les animaux
Les nuisances sont: l'isolement de l'animal, risque infectieux/problème de cicatrisation,baisse de la qualité du signal enregistré.
Devenir
Il s’agit d’un projet pour mieux appréhender les divers phases de l’euthanasie il n’est pas possible de se passer de l’euthanasie des animaux dans ce contexte.
Remplacement
Certaines questions d’intérêt scientifique nécessitent des expériences sur les animaux. Bien que de nombreuses procédures alternatives existent, il n’est pas possible dans notre contexte d’utiliser autres choses que ces animaux étant donné l’interêt porté sur le monitoring des constantes physiologique EEG et ECG lors de l’euthanasie.
Réduction
Nous sommes sensibles au besoin d’utiliser le moins d’animaux possible et de diminuer la souffrance animale tout en respectant la rigueur scientifique. C’est dans cette objectif que nous conduisons cette étude afin d’établir les paramètres idéaux pour de meilleurs échantillions. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire pour produire une conclusion scientifique et statistique tenable. 10 souris seront utilisés
Raffinement
Une période d’acclimatation, d’une semaine minimum, à la zone d’hébergement est respectée après la livraison des animaux. De façon à réduire le stress et l’anxiété, les animaux seront maintenus au sein de groupes sociaux de plusieurs individus le plus longtemps possible. Les conditions d’hébergement, incluant température, éclairage, bruit et espace (tableau 1.1, directive européenne 2010/63/UE) ainsi que les conditions d’enrichissement de l’environnement, l’alimentation et soins si nécessaires, seront adaptées aux animaux et à leur âge. Un soin particulier sera apporté à la réduction de l’inconfort, de la douleur ou du stress des animaux. Un protocole d’intervention sera mis en place pour chaque indicateur de souffrance (modification de comportement, signes identifiables de douleur ou d’inconfort, perte de poids, difficultés d’alimentation). Les animaux bénéficieront de nourriture et d’eau à volonté ainsi que d’un environnement enrichi à l’aide de maisons et neslet. Une période d’acclimatations à la zone d’hébergement d’une semaine minimum est respectée. Chaque procédure aura lieu après une acclimatation de 30 minutes et un examen clinique. La douleur est prise en charge par une analgésie maintenu 48h à minima après chirurgie. Pendant les anesthésies, la profondeur de narcose sera contrôlée par : 1) l’observation du rythme cardio-respiratoire 2) pincements de la patte arrière et études des réflexes de flexion 3) relaxations des sphincters anaux et vésicaux 4) la température.
Choix des espèces
Il est nécessaire d’identifier les différentes phases aboutissant à la mort de l’animal lors d’une euthanasie de manière à garantir l’absence de douleur et le prélèvement de tissu de qualité lors de la perfusion intracardiaque. Nous souhaitons valider la procédure de perfusion intracardiaque optimale en fonction contexte d’exploration ex vivo afin de coller au plus près aux contextes expérimentaux rencontrés quotidiennement en recherche en neurosciences i.e chez un groupe de souris adultes à hétérogénéité sexuée.
Formation pratique à la manipulation des chiens et aux gestes techniques associés à leur utilisation à des fins scientifiques.
- Enseignement supérieur
180 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué à l'issue. Chaque animal sert à un prélèvement de sang et à une administration par les voies courantes, parfois à un électrocardiogramme, pour entraîner des personnels à manipuler des chiens dans le cadre d'une offre de formation ouverte à d'autres établissements. Le porteur indique que deux tiers des chiens seront adoptés et que le tiers restant demeure dans la colonie avant vente ou adoption. Il affirme qu'il n'existe pas de remplacement possible pour former le personnel sans recourir à des chiens.
Objectifs
Ce projet répond à différents besoins de formation, autant internes qu’externes. En effet notre personnel a régulièrement besoin de suivre des formations au poste de travail suite à une évolution dans ses missions et tâches, ou à une évolution dans les pratiques du site. , ou encore après une longue période sans pratique. Certaines manipulations nécessitent une phase d’apprentissage, sur des chiens sains, dans un environnement sans stress afin que le geste soit acquis avant de le réaliser en routine le moment voulu. De plus, nous avons l’obligation de faire suivre les formations réglementaires à nos nouvelles recrues, or les offres ne sont pas suffisament développées en France ou ne sont pas adaptées à nos besoins. Nous avons donc décidé de nous associer à un centre de formation professionnel pour mettre à disposition des utilisateurs de chiens une formation d’applicateur de procédures chez les carnivores dont la partie pratique se fera sur notre site. Cette formation sera également ouverte au personnel d’autres sites Français ou francophones.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que cela offre des possibilités supplémentaires de former du personnel, que ce soit au cours des formations réglementaires initiales ou lors des formations ou re formations au poste de nos collaborateurs. Une bonne formation pratique permet au personnel de prendre conscience de ses capacités et de ses limites, de la difficulté liée à la variabilité des individus et des circonstances. Du personnel bien formé permet de limiter au mieux les manipulations stressantes ou douloureuses pour les animaux comme pour les personnes, donc les risques d’accident. Cela permet de réaliser les procédures rapidement, dans de bonnes conditions et selon les bonnes pratiques ce qui favorise la coopération des animaux et la qualité globale des résultats.
Procédures
Une séance de manipulations pour les administrations et prélèvements sur animaux vigiles durera moins de 30 minutes par animal, et chaque chien ne sera utilisé que pour un prélèvement sanguin et une administration par les voies standards avec des volumes mimant des actes vétérinaires. Les chiens qui serviront en plus à réaliser des ECG seront utilisés environ 15 minutes de plus, le même jour.
Impact sur les animaux
Les apprenants risquent de manipuler les chiens de manière hésitante. Cela peut donc entrainer une lenteur dans la réalisation des procédures, un stress voire une douleur plus importantes que lorsqu’elles sont réalisées par une personne expérimentée. Vues les actes techniques réalisés sur les différents sites et les manipulations prévues lors des formations réglementaires, les dommages seront limités à la durée de l’acte lui-même (contention, administration, prélèvement) ou à quelques jours. Les effets indésirables prévus sont des hématomes, de petits saignements, et majoritairement seulement l’effet de l’introduction d’une aiguille par voie intraveineuse, sous cutanée ou intra musculaire qui impliquera une sensibilité/inconfort transitoire ou point d’injection.
Devenir
Environ les 2/3 des chiens seront des chiens qui ne sont pas adaptés aux besoins de la recherche (défaut de croissance, mâles qui n’ont qu’un seul testicule etc ) ou des anciens reproducteurs: ils seront donc tous adoptés après leur utilisation. 1/3 seront des chiens de stock ou des reproducteurs actifs, qui resteront dans la colonie jusqu’à leur vente ou jusqu’à leur mise à la retraite puis adoption. Les chiens ne seront pas euthanasiés après leur utilisation dans ce projet.
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible, à moins de former le personnel directement sur les animaux utilisés en étude, ce qui n’est pas pertinent si l’on souhaite que ces derniers soient utilisés dans des conditions assurant le bien-être des animaux et que les résultats de l’étude ne soient pas impactés.
Réduction
Ce projet utilise le nombre minimal de chien par personne et par formation. Il permet aussi d’optimiser l’utilisation de chiens déjà présents sur le site qui présentent des défauts de croissance ou autre anomalie mineure (exemple : présence d’un seul testicule) ne leur permettant pas d’être des modèles animaux en recherche, ou qui sont d’anciens reproducteurs. Ces utilisations se feront avant leur replacement.
Raffinement
Les manipulations des chiens seront limitées à des administrations et prélèvements classiques. Lors des formations pour les applicateurs de procédures : un seul chien sera utilisé par personne, pour réaliser une prise de sang et une administration de sérum physiologique par les voies standards. Lors des formations au poste de travail, le nombre de séances et de chiens utilisés au total par personne dépendra de la technique à acquérir et de la technicité de la personne à former. Les chiens sont tous habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés pour les procédures standards, ce qui rend toute manipulation facile. Si un chien était plus stressé qu’un autre, il serait facile de le remplacer vu le nombre de chiens disponibles sur le site. Les animaux utilisés pour une séance de formation seront examinés attentivement dans les jours suivant leur utilisation et le vétérinaire sera informé dès l’observation d’un signe clinique quelconque pour procéder à un examen vétérinaire et mettre en place des soins appropriés le cas échéant. Lors des formations réglementaires, un vétérinaire sera présent en permanence.
Choix des espèces
Il s’agit de la seule espèce manipulée par le personnel des 2 sites Marshall en France et de l’espèce principale intéressant les autres personnels qui doivent suivre une formation d’applicateurs de procédure chez les carnivores. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux besoins. Les chiens seront en génral soit de jeunes chiens en fin de croissance soit des adultes, donc typiquement âgés de 6 mois à 5 ans. Si un collaborateur doit être formé à un geste appliqué à des animaux particuliers (exemple prises de sang sur de jeunes chiots), alors des chiens ayant les caractéristiques requises seront utilisés pour la formation