Enseignement supérieur et formation professionnelle
Travaux Pratiques pour une formation à la chirurgie : cathétérisme de l’artère carotide et cathétérisme chronique chez le rat.
- Formation professionnelle
105 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures menées sans reprise de conscience. Chaque animal sert à une intervention d'environ une heure et demie de cathétérisme de la carotide, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des personnels à la chirurgie expérimentale. Un second geste, une ablation des surrénales, est montré sur l'animal déjà euthanasié. Le porteur affirme que l'acquisition d'un geste chirurgical rend l'utilisation d'animaux "indispensable".
Objectifs
Fournir une formation réglementaire aux personnels engagés dans l'expérimentation animale et désireux de pratiquer des actes de chirurgie sur animaux de laboratoire.
Bénéfices attendus
Formation réglementaire des personnels. Raffinement des compétences en chirurgie. Réduction du nombre d'animaux requis pour les expérimentations à venir.
Procédures
Actes chirurgicaux sur animaux sédatés, analgésiés, et sans réveil. Une intervention par animal d'une durée d'environ 1h30.
Impact sur les animaux
La seule nuisance sera ici l'entrée d'une aiguille par voie intrapéritonéale pour procéder à l'anesthésie puisque l'intégralité de la procédure se réalisera ensuite sous anesthésie générale.
Devenir
Procédure sans réveil faisant suite à l'acquisition des compétences par le personnel.
Remplacement
Une partie de la formation théorique est destinée à faciliter l'execution des gestes de chirurgie. Pour cette partie proprement dirte, il s'agit d'acquérir un geste chirurgical donc l'utilisation d'animaux est indispensable.
Réduction
Chaque binôme travaillera sur un même animal. Une fois le cathétérisme réalisé, un second geste de chirurgie (surrénalectomie) sera montré sur animal euthanasié.
Raffinement
L'intégralité de la procédure sera réalisée sous anesthésie de type chirugicale qui comprend une analgésie tout au long de la procédure. Les élèves auront assisté à une démonstration réalisée par le formateur, ce qui leur permettra de pratiquer les gestes appropriés sur un animal anesthésié. Des points limites adaptés à ce projet sont également mis en place.
Choix des espèces
Il s'agit d'acquérir un geste chirurgical donc l'utilisation d'animaux est indispensable pour acquérir les bases en chirurgie expérimentale. Des rats mâles ont une taille adéquate pour une meilleure démonstration du geste chirurgical. Les rats mâles adultes doivent faire un peu plus de 300g pour correspondre à la taille du cathéter utilisé.
Formation en imagerie optique du cortex auditif chez la souris vigile
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une fenêtre d'observation implantée dans le crâne sous anesthésie, puis jusqu'à neuf séances d'habituation à la contention et cinq à sept séances d'imagerie maintenues de une à trois heures, pour former une quinzaine d'étudiants par an à la technique. Le porteur revendique qu'il n'existe pas d'alternative non animale et qu'il est "essentiel" que la formation implique des animaux vivants. Les bénéfices évoqués contre les pertes sensorielles restent lointains, l'objet réel du projet étant l'apprentissage d'un outil d'imagerie.
Objectifs
Le but général du projet est d’entrainer annuellement une quinzaine d’étudiants, sous supervision d’un spécialiste, à mesurer de manière extensive et précise les représentations sensorielles de stimuli complexes dans le cerveau de souris vigiles. Ces mesures extensives sont rendues possibles par l’utilisation de techniques d’imagerie à haute densité permettant l’enregistrement simultané de plus de 1000 neurones par expérience. La formation d’étudiants dans ce domaine permettra la généralisation de cette méthodologie qui permet d’obtenir beaucoup plus de données cruciales pour la compréhension des circuits neuronaux du cerveau pour un nombre réduit d’animaux utilisées. Dans ce projet, nous mettons en place une procédure expérimentale permettant aux étudiants, sous la supervision d’un spécialiste de prendre en main les instruments nécessaires à la réalisation de l’expérience en situation réelle.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra l’acquisition par une quinzaine d’étudiant annuellement d’une méthode qui représente une nouveauté technologique pour l’observation de l’activité cérébrale à la résolution neuronale. Le développement de cette méthode permettra de progresser dans la compréhension des mécanismes de la perception sensorielle et ainsi de pouvoir développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le domaine des pertes sensorielles.
Procédures
Les animaux sont soumis à 1 chirurgie d’implantation d’une fenêtre d’observation permanente sous anesthésie et analgésie puis à 9 séances maximum d’habituation à la contention (0.5 à 3h par séance). Enfin 5 à 7 séances d’imagerie en contention de 1 à 3 heures sont réalisés.
Impact sur les animaux
Ce projet inclut une préparation chirurgicale des souris occasionnant des douleurs et un inconfort modéré dans la période de récupération de 2 jours. Par la suite les souris sont habituées à la contention ce qui entraine un stress et un inconfort qui s’amenuisent après 3 jours d’habituation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative non animale pour accéder à l’activité de milliers de neurones opérant le traitement de l’information sensorielle. Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux étudiants d’apprendre la méthodologie d’imagerie et la manipulation de l’équipement en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants.
Réduction
Grâce à l’utilisation des méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité de répéter le protocole de mesure sur plusieurs jours voire plusieurs semaines avec le même animal pour maximiser la taille de l’échantillon de neurones collecté sur chaque animal, et ainsi atteindre des échantillons de plusieurs milliers de neurones, permettant une précision statistique jamais atteinte. Il est donc important de développer ces techniques pour améliorer la réduction des nombres d’animaux utilisés en neuroscience. 20 animaux sont nécessaires par ans pour obtenir les dix animaux nécessaires pour le cours (4 à 5 animaux utilisés par jours et repos de 2 jour) en comptant 50% d’animaux non utilisables du fait d’aléas expérimentaux, soit 100 animaux par an.
Raffinement
La procédure expérimentale de ce projet implique une antalgie et des temps de repos appropriés pour minimiser la souffrance, un suivi quotidien des animaux, et la définition de points limites précis basés sur des indicateurs de poids, (toute perte de poids >20% est un point limite), d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques (souris transgéniques, injections virales AAV) qui sont bien établies chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, comme des senseurs calciques fluorescents ou des opsines (par ex. channelrhodopsin). Dans ce projet nous utiliserons les lignées GAD2-Cre, AI14D-TDT et leur croisement qui permet le marquage spécifique des interneurones dans le cortex. Pour toutes les expériences, nous utiliserons des souris adultes (de 3 à 6 mois) afin d’étudier la perception sensorielle dans un système nerveux mature.
Formation interne pour la réalisation des actes techniques relatifs à l’expérimentation chez les lapins
- Formation professionnelle
50 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal sert de support d'entraînement pour des prises de sang, des injections et des inoculations, à raison de trois actes maximum, la mise à mort faisant elle-même "partie de la formation". Ces séances ne produisent aucune connaissance mais visent à entretenir les gestes techniques du personnel pour d'autres projets sur animaux de rente. Le porteur affirme que la pratique sur animal vivant est "indispensable" et présente la maîtrise des gestes comme bénéfique au "bien-être des animaux non-humains".
Objectifs
Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les lapins (prélèvements, injections, mise à mort, …). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre sur animal de rente.
Bénéfices attendus
La réalisation de gestes techniques sur les lapins est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique. En effet, la maîtrise technique des actes permet immanquablement de réduire le stress des animaux ainsi que leur douleur.
Procédures
Il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d’inoculations, d'injections sur animal vigile. Les actes décrits sont des actes très brefs (de l’ordre de quelques secondes à une dizaine de secondess). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement (à minima de 5 minutes).
Impact sur les animaux
Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits sont des actes très brefs. La douleur maximale attendue est équivalente à la piqure d'une aiguille. Pour les actes réalisés à l’oreille, de la crème anesthésiante (type EMLA 5 %) est utilisée. Les lapins pourraient éprouver du stress lors des contentions. Les formations durent 1 journée maximum. Les animaux seront mis à mort au plus tard, en fin de journée. Sont prévues au maximum 5 formations sur une période de 5 ans, avec 10 animaux pour chacune des formations (1 animal/personnel formé), soit 50 animaux au total au maximum.
Devenir
La mise à mort fera partie de la formation.
Remplacement
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo (lorsque disponible), afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes pour respecter au mieux le bien-être des animaux et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.
Réduction
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo (lorsque disponible), afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes, eu égard aux étapes préalables de la formation.
Raffinement
Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part de réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). La formation sera donnée par des personnes ayant une maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo (lorsque disponible), s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront gardés en groupe dans des parcs, et bénéficieront d'un enrichissement social (à minima deux lapins par parc). Ils auront à leur disposition des enrichissements adaptés (ex : cachette, plateforme…). Ils disposeront à minima d’1 jour d’acclimatation à leur environnement avant la formation. Ils seront nourris selon leurs besoins et abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période précédant la formation.
Choix des espèces
Le lapin est une espèce classique d’élevage d’animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Cet âge pourra varier de 5 à 20 semaines d’âge.
Travaux pratiques de la formation réglementaire concepteur de projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques
- Formation professionnelle
Rats : 45
90 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie réutilisée pour d'autres formations, le reste tué. Ils servent de support à une formation réglementaire pour concepteurs de projets, avec préhension, contention, injections intrapéritonéales et prélèvements sanguins, puis un travail pratique de mise à mort et d'autopsie sous anesthésie. Le porteur affirme que la formation pratique est "indispensable" à l'acquisition de bases solides et qu'une partie des travaux pratiques "doit" passer par des animaux non-humains, malgré le recours annoncé à des démonstrations filmées et des outils de substitution. Il privilégie des individus de réforme et enchaîne les enseignements pour réutiliser les mêmes animaux d'un exercice à l'autre.
Objectifs
L'utilisation d'animaux à des fins scientifiques en France est réglementée par le décret 2013-118 et cinq arrêtés datés du 1er février 2013, publiés le 7 février 2013, en application de la directive 2010/63/UE. Ainsi, des règles strictes, basées sur le principe des 3Rs, encadrent le fonctionnement de la recherche dans le domaine. De ce fait, les personnes utilisant des animaux se doivent d'être formées et qualifiées pour travailler dans ce domaine. Différents niveaux règlementaires permettent donc de définir les taches que les personnels seront à-même de réaliser ainsi que les niveaux de responsabilité par rapport au projet donné. De ce fait, afin d'assurer une formation complète à la direction d'études utilisant des animaux, l'université de Caen a mis en place un diplôme universitaire pour la formation reglemenatire obligatoire et spécifique à la conception de projets utilisant des animaux à des fins scientifiques, approbée par le CNEA. La formation est réservée aux personnes disposant d'une formation initiale bac +5 minimum (études scientifiques, médicales, pharmaceutiques, vétérinaires) ou bac +2 avec 5 ans d'expérience. Une capacité maximale de 15-20 stagiaires est prévue. La formation se déroulera sur deux semaines en 71 heures : 58 heures de cours théoriques et 13 heures d'aspects pratiques en une séance par an. Cette formation a pour but de former les étudiants à la conception de projets scientifiques nécessitant d'animaux à des fins de recherche tant sur le plan théorique (réglementation, méthodes alternatives, anatomie comparée, recours aux procédures expérimentales faiblement invasives) comme théorique et pratique (anesthésie, douleur et analgésie, stress et enrichissement du milieu, ...) Cette formation privilégie autant que possible le recours aux méthodes alternative par l'utilisation de démonstrations filmées, organisations en groupes de travail et/ou réutilisation quand il est possible. L'enchainement des enseignements a été réfléchi afin de pouvoir effectuer des formations sucessives sur les mêmes animaux. L'utilisation d'outils pédagogiques de substitution est prévue de façon qu'un minimum d'animaux est utilisé par séance et se limite à 9 rats et 9 souris par an pour tous les stagiaires. Les stagiaires auront une base solide théorique et pratique pour la conception de projets utilisants des rongeurs à des fins scientifiques.
Bénéfices attendus
Les stagiaires qui auront réussi l'examen écrit auront un diplome universitaire de l'université de Caen "Formation à Expérimentation animale appliquée à la Recherche Biomédicale : conception des projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques" Formation spéciale destinée aux personnes assurant la responsabilité scientifique directe d’expérimentations conformément à la directive 2010/63/UE relative à l’expérimentation animale.
Procédures
5 rats et 5 souris suivront des procédures non invasives pendant 4 heures maximum (gestes zootechniques pour la préhension et contention; administration de produits; prélèvements sanguins). Ces gestes sans anesthésie étant réalisés par des personnes non habituées, nous ne considérons pas la possibilité de réutiliser ces animaux pour le reste de la formation, privilégiant une récupération du stress subi. 4 autres rats et 4 autres souris suivront également le TP de physiologie pendant 2h : techniques de surveillance de la physiologie normale sous anesthésie générale. Ces 4 rats suivront le TP d'anesthésie et analgésie avec les méthodologies exérimentales pendant 3h maximum. Ils suivront sans réveil le TP de mise à mort et autopsie. Les 4 souris suivront également le TP de mise à mort et autopsie. Un rat et une souris sont prévus en plus pour anticiper au cas ou un problème subviendrai rapidement après anesthésie par exemple pour ne pas handicaper un groupe de stagiaires si ce cas apparaissait. Si non utilisés, ces animaux pourront être réutilisés dans des formations du laboratoire en comportement.
Impact sur les animaux
Nuisances du TP 1 : Les animaux seront manipulés et contenus par du personnel non formé : du stress est à prévoir. Il y aura également des douleurs légères et de courte durée (injections de liquide physiologique) dues aux injections intrapéritonéales et aux prélèvements sanguins. Nuisances du TP 2 : Les animaux seront anesthésiés et ne souffriront pas de gestes invasifs, nous ne nous attendons pas à des nuisances. Nuisances du TP 3 : les animaux seront seront anesthésiés et auront une couverture analgésique nous ne nous attendons pas à des nuisances.
Devenir
La première procédure est légère mais réalisée par du personnel non habitué. Nous préférons laisser ces animaux récupérer et les inclure dans des apprentissages de tests comportementaux au lieu de les réutiliser cinq jours après pour une autre procédure (5 rats et 5 souris par année). La deuxième procédure inclut des démonstrations pour l'observation de la physiologie cardiaque et respiratoire sous anesthésie générale. Les animaux sont prévus d'être reutilisés le lendemain pour une démonstration procédure (4 rats et 4 souris par année). La troixième démobstration consiste au TP sur l'anesthésie et analgésie avec l'utilisation de méthodologies expérimentales fréquentes en recherche préclinique chez le rongeur (4 rats par année). A la suite de cette procédure et sans réveil entre deux, le TP de mise à mort et autopsie utilisera les 4 rats et les 4 souris de la procédure 2 qui seront anesthésiés profondément comme décrit dans la procédure avant mise à mort.
Remplacement
La formation pratique est indispensable à l'acquisition de bases solides pour les concepteurs de projets utilisant des rongeurs à des fins scientifiques. Bien que le maximum d'approches seront réalisées sur des systèmes de substitution et l'utilisation d'outils pédagogiques qui ne nécessitent pas l'utilisation d'animaux, une partie des travaux pratiques doit être pratiquée sur des animaux. De ce fait les procédures seront réalisées sous anesthésie et analgésie par du personnel formé et expérimenté et sous la supervision dans chaque atelier d'enseignants experts dans les domaines abordés. Une partie des démonstrations est réalisés sur des techniques non invasives (comportement, techniques de préhension) et ne nécessitent donc pas de méthodes d'anesthésie.
Réduction
Les stagiares sont regroupés en groupes de travail afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire. Les thématiques de formation sont enchainées permettant la réutilisation des animaux d'un TP à l'autre. Néanmoins, un minimum de 9 rats et 9 souris par an est prévu pour la totalité des enseignements pour 20 stagiaires.
Raffinement
Les animaux sont anesthésiés par anesthésie gazeuse à l’isoflurane. L’induction est effectuée à 5% isoflurane dans un mélange gazeux 30%O2 / 70%N2O pendant 3minutes. Ils sont ensuite maintenus sous anesthésie par inhalation d’isoflurane (2% dans 30%O2 / 70%N2O) en respiration spontanée ou en ventilation mécanique (TP correspondant). Une vaporisation de Lidocaïne sera faite au larynx pour soulager tout incorfort. Une couverture analgésique est assurée par injection sous cutanée de buprénorphine (0.1mg/kg, 200μL) avant la manipulation et pose de cathéter (TP correspondant). La thermorégulation (37.5 ± 0.5°C) est assurée par une couverture chauffante (groupes anesthésiés) rétrocontrôlées par une sonde de température rectale.
Choix des espèces
La formation est destinée specifiquement aux concepteurs de projets nécessitant l'utisation de rongeurs. Cette formation est donc basée sur l'utilisation de rats et des souris. Nous privilégions de préférence l'utilisation d'animaux de réforme. Les animaux seront des adultes, aucune incidence d'age ou de sexe. Nous privilégions si possible l'utilisation d'animaux de réforme.
Exploration fonctionnelle des déficits audio-vestibulaires dans un modèle murin de syndrome de Usher
- Enseignement supérieur
100 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour former des étudiants. Chaque étudiant explore l'équilibre et l'audition d'une souris d'un modèle du syndrome de Usher, avec des tests comportementaux puis des tests auditifs sous anesthésie profonde. Le porteur indique qu'aucun effet indésirable n'est attendu et que les souris retournent ensuite dans les cages de reproducteurs de la colonie. Il affirme que l'oreille interne ne peut s'étudier in vitro et que le modèle animal reste le "seul outil disponible".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de former les étudiants sélectionnés dans le cadre de notre cours sur l’Audition à la réalisation de tests d’équilibres et de tests auditifs sur des souris adultes.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à former nos étudiants aux bonnes pratiques de laboratoire dans le domaine de l’exploration des fonctions audio-vestibulaires.
Procédures
Les souris seront utilisées pour des tests comportementaux non invasifs (50 minutes) et pour des tests audiologiques réalisés sous anesthésie profonde (40 minutes). Chaque étudiant étudiera l’équilibre et les capacités auditives d’une souris. Un maximum de 20 étudiants sera sélectionné chaque année. Vingt souris seront de fait utilisées chaque année, soit 100 souris sur 5 ans. D’un point de vue pratique, les étudiants seront divisés en 2 groupes. Pour le groupe 1 (10 souris), les tests auditifs auront lieu le 1er jour et les tests d’équilibre le 2ème jour. Pour le groupe 2 (10 souris), les tests d’équilibre auront lieu le 1er jour et les tests auditifs le 2ème jour.
Impact sur les animaux
Les souris seront utilisées pour des tests comportementaux non invasifs (50 minutes) et pour des tests audiologiques réalisés sous anesthésie profonde (40 minutes). Aucun effet indésirable n’est attendu.
Devenir
A la fin de la procédure, toutes les souris retourneront dans les cages de reproducteurs utilisés pour l’entretien de la colonie.
Remplacement
Nous ne disposons pas à ce jour de système in vitro capable d’intégrer les mécanismes complexes impliqués dans le fonctionnement de l‘oreille interne que sont : 1) la perception du stimulus mécanique par les cellules ciliées sensorielles ; 2) la transduction de ce stimulus en un signal électrique ; 3) la transmission de ce signal électrique aux neurones spiraux ; 4) le transfert via ces neurones et leurs relais de l’information jusqu’au cerveau. Le modèle animal demeure donc le seul outil disponible pour étudier les cascades physiopathologiques impliquées dans la surdité et les troubles de l’équilibre.
Réduction
Chaque étudiant du cours se verra confier une souris sur laquelle il réalisera ses tests comportementaux et auditifs. A la fin des tests, toutes les souris retourneront dans les cages de reproducteurs utilisés pour l’entretien de la colonie. Les données générées pendant ce cours viendront compléter d’autres produites dans le cadre d’un projet de notre laboratoire, ce qui permettra de diminuer le nombre d’animaux utilisés dans ce projet.
Raffinement
Un igloo et des copeaux de carton seront ajoutés dans les cages d’hébergement. Nous renforcerons l’enrichissement des cages hébergeant des souris présentant un trouble de l’équilibre, par l’ajout de deux tubes creux en carton et de bâtonnets en bois. Une roue sera disposée dans les cages de souris mâles pour limiter les risques de bagarres. L’emploi d’analgésiques sera systématique tout comme l’application d’un gel ophtalmique lors des anesthésies. Les animaux anesthésiés seront placés sur un tapis chauffant jusqu’à leur réveil complet. L’état général des animaux sera surveillé de façon régulière.
Choix des espèces
Les cellules et les molécules impliquées dans le fonctionnement de l’oreille interne sont comparables chez l’homme et la souris. Les pathologies qui nous intéressent ont déjà des modèles murins bien établis. Mâles et femelles seront utilisés, les déficiences auditives et vestibulaires étant similaires dans les deux sexes.
Travaux pratiques de chirurgie cardiaque. Enregistrement de l’électrocardiogramme par système de télémétrie
- Enseignement supérieur
105 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, dans le cadre de travaux pratiques de chirurgie. Chaque stagiaire implante sous la peau un émetteur de télémétrie pour enregistrer l'électrocardiogramme, geste répété séance après séance sur des animaux qui ne seront pas réveillés. Le porteur présente cette formation comme sans remplacement possible pour l'apprentissage des gestes de base, tout en indiquant qu'une vidéo a remplacé une chirurgie plus délicate de ligature coronaire. Il justifie l'implantation par le fait qu'elle permet ensuite des expériences sur animaux vigiles.
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques permettra aux stagiaires de se former à l'implantation d'électrodes miniaturisées permettant les enregistrements d'électrocardiogramme, méthode peu invasive d'étude du rythme cardiaque.
Bénéfices attendus
L'objectif pédagogique de ces travaux pratiques est de former les stagiaires aux bonnes pratiques d'expérimentation en chirurgie cardiaque notamment pour l'implantation de sondes télémétriques d'enregistrement d'électrocardiogramme afin d'enregistrer à distance l'activité du coeur.
Procédures
Les animaux sont soumis à 1 procédure expérimentale d’implantation d'électrodes sous anesthésie générale (chirurgie comportant une anesthésie et uen incision de la peau puis implantation d'un mini-transmetteur en sous-cutané, terminée par la mise en place de sutures), qui va durer 30 minutes .
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux sont la contention, l'injection et les conditions d'anesthésie. Il n'y a pas d’effets indésirables si l’anesthésie est bien contrôlée pour être sûr d’avoir supprimé la douleur avant de pratiquer les incisions cutanées. Il s’agit d’une procédure sans réveil.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure
Remplacement
il n'y a pas de remplacement possible pour l’implantation des sondes télémétriques d'enregistrement de l'activité électrique du coeur car le but de cette séance de formation est d’apprendre les gestes de base depuis la préhension des animaux, l’injection des substances pour l’anesthésie et l’implantation sous la peau d'une électrode. Au cours de la séance, le visionnage d'une vidéo sur la technique de la ligature de l'artère coronaire afin de mimer la maladie de l'infarctus chez la souris a permis de remplacer la pratique par les étudiants d’une chirurgie qui est très délicate à mettre en œuvre.
Réduction
Le travail en binome des 12 participants a été choisi pour réduire au maximum le nombre d'animaux (souris) utilisé. Ainsi 6 souris seront utilisées par les stagiaires pour leur pratique et sur les 3 intervenants, 1 seul fera une démonstration en n'utilisant qu'une seule souris par séance. Ainsi, chaque séance de formation utilisera n=7 souris au total. D'un point de vue éducatif, il est important de former les futurs expérimentateurs à l'implantation de sondes miniatures qui permet de faire des expériences sur animaux vigiles et de mesurer plusieurs paramètres physiologiques en même temps (cela permet de réduire le nombre d'animaux).
Raffinement
Raffinement : L'anesthésie est suffisamment longue pour installer le capteur de télémétrie (durée de préparation + implantation de 30 min) et de prendre en charge médicalement la douleur occasionée par le geste chirugical. l'absence de douleur sera contrôlée pendant toute la séance par pincement des pattes et les animaux ne seront pas réveillés après la formation. Nos protocoles ont été optimisés afin d’améliorer la technique de chirurgie (rapidité d'intervention, limitation des gestes, réduction du temps d'anesthésie). Raffinement des conditions d’hébergement: Les souris seront stabulées dans l’animalerie environ 1 semaine après livraison avant le début de l’expérimentation. Elles seront plusieurs par cage avec un milieu enrichi (maisons en carton) pour éviter le stress de l’isolement. Des points limites spécifiques à la procédure ont été identifiés et sont mis en place.
Choix des espèces
choix de la souris: Le matériel factice (électrodes) dont nous disposons est destiné à la souris De plus, ce sont des souris de l'âge adulte. Elles ont ainsi une taille compatible avec l'implantation des électrodes en sous-cutanée dont la taille est de 10 mm.
Formation règlementaire Chirurgie expérimentale, travaux pratiques « Chirurgies légères et usuelles chez la souris »
- Formation professionnelle
195 souris vont être utilisées et tuées, dans le cadre d'une formation réglementaire à la chirurgie, sous anesthésie sans réveil pour la plupart. Chaque stagiaire réalise lui-même une vasectomie sous la direction d'un encadrant, non pour produire des connaissances mais pour s'exercer aux gestes chirurgicaux. Le porteur indique que les animaux, une fois sortis de leur zone d'élevage, ne peuvent y retourner pour raisons sanitaires et sont donc euthanasiés. Il présente la mise en situation réelle comme "nécessaire" malgré la pratique préalable de sutures sur des cuisses de poulet et le recours à la vidéo.
Objectifs
Les personnes amenées à pratiquer la chirurgie expérimentale animale pour leurs projets scientifiques doivent suivre une formation règlementaire obligatoire agréée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans le cadre de cette formation, nous effectuons une séance de travaux pratiques « Chirurgies légères et usuelles chez la souris ». Les travaux pratiques de "Chirurgie " permettent aux participants d'acquérir les notions de bases et d'appréhender la mise en place, la réalisation et le suivi post-opératoire nécessaires pour effectuer une chirurgie simple. Au cours de cette séance, les participants pourront réaliser eux-même une intervention légère sous contrôle des encadrants. Il est nécessaire d’observer le comportement des stagiaires en situation réelle de manière à détecter le cas échéant les difficultés et apporter des solutions. Le but de ces travaux pratiques sont de donner les bonnes pratiques de réalisation des interventions chirurgicales, de susciter la discussion avec le groupe et d'appréhender les difficultés inhérentes aux interventions sous microscopie. Nous prévoyons une à trois sessions de formation par an (en fonction de la demande), avec pour chaque session 12 participants, ayant déjà une formation à l'expérimentation animale (obligatoire) et 3 encadrants.
Bénéfices attendus
Il est nécessaire d’observer le comportement des stagiaires en situation réelle de manière à détecter le cas échéant les difficultés et apporter des solutions. En conséquence les stagiaires suivront une démonstration de vasectomie (technique de stérilisation des mâles) réalisée par un intervenant et dans un second temps chaque stagiaire réalisera lui-même une vasectomie sous la direction et avec l’aide des intervenants. A l’issue de la formation (25,75 heures au total) les participants seront aptes à réaliser en autonomie des techniques de chirurgie dans le respect du bien-être animal et des règles d'aseptie.
Procédures
Tous les 195 animaux seront soumis à une intervention chirurgicale légère unique. Il s’agit d’une stérilisation par vasectomie réalisée sous anesthésie générale. L’opération dure entre 10 et 15 minutes.
Impact sur les animaux
Avant anesthésie, pour limiter le stress, les animaux restent dans leur cage d’hébergement dans une pièce calme. Les intervenants s’assureront de la bonne réalisation de l’anesthésie (contention, volume et site d’injection) par les participants qui sont tous déjà expérimentés (formation règlementaire obligatoire niveau « Concepteur » ou "Applicateur" validée). Le seuil de douleur ne dépassera donc pas celui de l’entrée d’une aiguille par voie intra-péritonéale.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de la séance de travaux pratiques. Les animaux une fois sortis de leur zone d’élevage ne peuvent pas y retourner pour des questions de maintien du statut sanitaire des animaleries.
Remplacement
- Lors d’une séance précédente de travaux pratiques, les participants auront déjà appris à réaliser des sutures sur des cuisses de poulet (acheté en boucherie). - Les méthodes alternatives telles que la vidéo sont utilisées pour aborder d’autres approches chirurgicales: réimplantation d’embryon, implantation de pompes osmotiques, administration dans le rein … - Une mise en situation réelle permet aux participants de se rendre compte des difficultés (suivi pré, per et post-opératoire, possibilité de saignement, manipulation délicate des organes) et d’acquérir les bons réflexes.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, il n’y a qu’une seule démontrastion réalisée par un intervenant par session de 12 stagiaires. Cette démonstration est retransmise sur écran afin que tous les participants puissent suivre et poser directement leurs questions lors de l’intervention.
Raffinement
Afin d’assurer un encadrement personalisé, trois intervenants sont présents pour 12 participants. La démonstration réalisée par un intervenant permet de voir en détail le protocole chirurgical et de préciser les points de vigilance. Les animaux recevront un mélange d’anesthésiant et d’analgésiant par voie générale ainsi qu'un anesthésique local dans la zone d'incision. Dès qu’ils présentent des signes d’endormissement, on leur applique un onguent ophtalmique pour éviter le déssèchement de la cornée et les animaux sont placés sur tapis chauffant dès leur endormissement. Afin d’aborder les notions de suivi post-opératoire, l’animal opéré par l’intervenant est observé jusqu’à son réveil. Les animaux opérés par les participants seront euthanasiés avant le réveil.
Choix des espèces
La formation « Chirurgie expérimentale » que nous proposons est axée modèles rongeurs. Pour faciliter l’ntervention (taille suffisante, absence de tissu adipeux), les souris mâles doivent peser entre 20 grammes et 25 grammes. Nous commanderons donc des animaux âgés de 5 semaines. Ils seront hébergés une semaine avant utilisation afin de récupérer du stress du transport.
Formation des techniciens animaliers à certains gestes techniques
- Formation professionnelle
300 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de gravité légère à modérée. Ce sont d'anciens reproducteurs réformés, sur lesquels des techniciens s'entraînent à prélever environ 60 mL de sang à l'artère de l'oreille sur animal vigile maintenu en contention, puis un prélèvement intracardiaque sous anesthésie sans réveil qui met fin à l'animal. Le projet ne vise pas la recherche mais la formation aux gestes techniques pour un projet de production de sérum. Le porteur justifie le recours aux lapins par l'impossibilité d'éviter "un minimum de pratiques" après la formation théorique et le tutorat.
Objectifs
Il s’agit d’un renouvellement de projet. Le projet de formation des techniciens animaliers à certains gestes techniques vise à assurer un complément à la formation pratique de base lors de la prise de poste, afin d’assurer le niveau de maîtrise technique requis par la réglementation de la protection animale et par les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Cette formation aux gestes techniques est précédée par une première période de tutorat, avec atteinte progressive d’acquis techniques préalables en matière d’approche, de contention et de réalisation des gestes techniques simples (telles les injections sous-cutanées). Arrivé à un tel stade, la technicité des gestes qui font l’objet du présent projet requiert un minimum de pratique en situation de formation avant de poursuivre et affiner par la pratique en conditions réelle sous tutorat. Le projet inclus des gestes techniques sur lapin dans le cadre du projet autorisé.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but d'amener les techniciens à acquérir le niveau de maîtrise requis pour les gestes techniques sur le lapin dans le cadre du projet autorisé. La maîtrise technique permet en effet : - de minimiser le risque de douleurs et de stress sur les phases de prélèvements, donc de contribuer à l'objectif de raffinement - de minimiser le risque de pertes de sérum, donc de contribuer à l'objectif de réduction - de répondre aux exigences de qualification au poste exigées par les bonnes pratiques de fabrication (pharmaceutiques)
Procédures
l s'agit de prélèvements sanguins au niveau de l'artère à l'oreille (volume prélevé d'environ 60 mL) sur des animaux vigiles sur lesquels une contention est assurée pendant toute la durée du prélèvement; ainsi que des prélèvements par voie intra-cardiaques sur des animaux préalablement anesthésiés avec une solution constituée par un mélange de xylazine et de kétamine. (anesthésie sans réveil). La durée totale d'utilisation effective d'un lapin est généralement de 5 minutes avec un une limite de 10 minutes avant l'anesthésie sans réveil.
Impact sur les animaux
Les gestes techniques sur le lapin dans le cadre du projet autorisé sont des prélèvements sanguins à l'artère au niveau de l'oreille. Aucune complication ou réaction secondaire n’est observée à la suite de ce prélèvement. Outre l'attention apportée aux gestes techniques, une attention toute particulière est également portée sur la durée de la contention qui est une source notable de stress dans l'espèce concernée. La contention de l'animal est assuré par une boîte adaptée pendant toute la phase de prélèvement. Les manipulations et les gestes techniques sont effectués sous le tutorat d'un technicien formé et confirmé. Comme décrit par ailleurs, les animaux sont euthanasiés en fin de séance de formation, et donc non réutilisés. Ceci permet d'éviter toute complication éventuelle plus tardive.
Devenir
L'ensemble des animaux qui intègre ce projet sont utilisés pour la formation du geste technique du prélèvement intra-cardiaque qui se termine toujours par la mort de l'animal.
Remplacement
Toutes les alternatives et étapes préalables au recours à des animaux ont été mises en œuvre : formation préliminaire sous tutorat, démonstrations mais il n’est pas possible d’éviter un minimum de pratiques pour les actes techniques décrits dans le présent projet. Une partie des actes techniques décrits dans la demande de projet précédente ont cependant pu être retirés du présent projet.
Réduction
Le nombre d’animaux requis est fonction du nombre d’actes techniques justifiant le recours à l’animal, qui est en réduction ainsi que du nombre de techniciens en prise de poste, qui est variable au cours du temps et non prévisible de façon précise. Le nombre d’animaux mentionné dans la présente demande d’autorisation représente un maximum, et ajusté au strict minimum nécessaire. Tous les animaux utilisés à des fins de formation à des gestes techniques spécifiques sont des animaux anciens reproducteurs réformés pour cause de limite d'âge. Aucune utilisation d’animaux élevés à des fins d’utilisation scientifiques n’est prévue.
Raffinement
L’étape d’utilisation d’animaux à des fins de formation à des actes techniques justifiant le recours à l’animal, est soumise au succès des étapes préalables de formation théorique et pratique, qui incluent une formation préliminaire sous tutorat. Le tuteur est obligatoirement présent et, outre son rôle de formateur, est garant du respect de l’animal utilisé (des points limites sont établis). Selon la difficulté du geste et le niveau d’habilité de la personne formée, le tuteur décide ou non de débuter la formation sous anesthésie sans réveil (il s’agit exclusivement d’animaux anciens reproducteurs destinés à l’euthanasie). Les points limites définis sont : - Un temps de contention limité à maximum de 10 minutes en boîte à contention. - Un arrêt du geste technique en cas de difficulté de réalisation après 3 échecs successifs sur animal vigile (en particulier les administrations intra-veineuses et les prises de sang). - Un arrêt des actes sous anesthésie après maximum de 10 minutes afin d’éviter tout risque de réveil ou d’analgésie insuffisante. - Un arrêt d’utilisation immédiat, sous décision et responsabilité du tuteur pour toute observation, pour tout autre évènement ou observation incompatible avec le classement en procédure légère (en se référant à l’Annexe VIII de la directive 201/63/EU). Par ailleurs, seuls les animaux anciens reproducteurs en parfait état général seront utilisés à des fins de formation. En outre, les animaux présentant un comportement incompatible avec une utilisation en formation (stress excessif) seront également écartés.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est celle avec laquelle le technicien en formation sera amené à travailler. L'ensemble des animaux utilisé dans le cadre de ce projet sont des anciens reproducteurs réformés.
Travaux pratiques pour la formation « Expérimentation animale, éthique et bien-traitance, formation générale des concepteurs de projets scientifiques utilisant des animaux »
- Enseignement supérieur
Rats : 40
940 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux servent de support aux travaux pratiques d'une formation réglementaire pour concepteurs de projets, où stagiaires et formateurs répètent contentions, gavages, injections et prises de sang, avant euthanasie et autopsie pédagogique. Le porteur précise qu'une souris est partagée pour deux stagiaires et que des animaux supplémentaires sont prévus pour reposer ceux stressés par la maladresse d'un stagiaire, et note que ces travaux pratiques sont imposés par les autorités pour l'agrément de la formation. Il affirme que l'apprentissage de ces gestes exige de manipuler des animaux vivants.
Objectifs
Le projet consiste à réaliser des travaux pratiques sur animaux lors de sessions de la formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux concepteurs de projets (formation approuvée par la Commission Nationale de l'Expérimentation Animale et agréée par le Ministère de l'Agriculture). L’objectif est d’enseigner aux stagiaires et futurs concepteurs de projets les bases d'une recherche respectueuse de l'animal et notamment les bonnes pratiques en termes de contention, prélèvements simples et injections chez les Rongeurs (rat, souris) et de les encadrer dans leur mise en œuvre, afin de limiter le stress pour l’animal et le risque pour le manipulateur. Des démonstrations sur le rat sont effectuées par les encadrants des séances de travaux pratiques, tous professionnels formés en zootechnie et recherche animale (niveau concepteur ou applicateur). Ces TP sont précédés par un cours théorique et le visionnage de vidéos de démonstration des gestes.
Bénéfices attendus
Ce projet concerne la formation réglementaire des expérimentateurs amenés à concevoir des procédures expérimentales. Cela implique notamment de les former à des pratiques telles que la contention et la manipulation des animaux incluant des gestes peu invasifs courants (prise de sang, injection sous-cutanée…) et permettant une approche respectueuse du bien-être animal. Les travaux pratiques proposés dans cette formation permettent aux personnels d’apprendre à mettre en œuvre ces différents gestes de base, en étant encadrés par des formateurs expérimentés et après avoir suivi un cours théorique sur les méthodes et voies de prélèvements et administrations, illustré par des vidéos. Ces TP font partie du programme imposé par les autorités pour l'agrément de la formation.
Procédures
Les démonstrations effectuées par les intervenants (animaux vigiles) et les manipulations pratiquées par les stagiaires (animaux vigiles puis anesthésiés) engendrent un stress modéré aux souris et aux rats. Il s'agit de gestes techniques courants : contention, gavage per os, injection de sérum physiologique ou prélèvement d'un volume restreint de sang. La contention et le gavage sont réalisés sur animaux vigiles et les prélèvements sur animaux anesthésiés qui seront ensuite euthanasiés. Souris de démonstration : souris vigile : contention, gavage per os, injection sous-cutanée, injection intra-péritonéale, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. souris anesthésiée : prélèvement rétro-orbitaire. Souris d’étude par les stagiaires : souris vigile : contention, gavage per os, administration intrapéritonéale d’un mélange anesthésique. souris anesthésiée : injection sous-cutanée, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. Rats de démonstration, rat vigile : préhension, tranquillisation, contention, gavage per os, injection intrapéritonéale, injection intra-musculaire, injection sous-cutanée, injection intraveineuse, prélèvement intra veineux. Chaque geste est effectué en quelques minutes (max 5 minutes). L’ensemble des gestes est effectué au fur et à mesure de la séance de TP, qui dure 3 heures maximum, permettant aux animaux de récupérer entre chaque intervention et considérant que pour une grande partie des interventions les animaux sont anesthésiés donc inconscients.
Impact sur les animaux
Les gestes pratiques sont peu invasifs et l’encadrement des stagiaires par les formateurs assure la limitation du stress et des contraintes imposées aux animaux. Cependant, l’apprentissage des gestes par les stagiaires peut engendrer un inconfort. De plus, quelques animaux supplémentaires sont inclus dans chaque séance afin de mettre au repos un animal qui aurait subi un stress plus important du fait de la maladresse d’un stagiaire.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés après que les gestes techniques aient été pratiqués. Une autopsie pédagogique est ensuite réalisée afin de visualiser l'anatomie des appareils et expliciter les modalités de dissection pour le prélèvements des différents organes. Sauf exception, les animaux utilisés pour ces TP sont des animaux de réforme ou d'élevage qui ne peuvent pas être replacés.
Remplacement
Pour apprendre à contenir un animal, réaliser un prélèvement de sang ou une injection intrapéritonéale, il est nécessaire de se placer dans les conditions réelles et donc de manipuler l’animal.
Réduction
Le nombre d’animaux engagés dans les procédures est calculé au plus juste mais on veille à privilégier le minimum de contrainte par animal : 1 souris est mise à disposition pour 2 stagiaires (mais des souris supplémentaires peuvent également être utilisées en cas de stress important d'un animal après une manipulation par un stagiaire), 2 rats par session (ils sont exclusivement manipulés par les encadrants pour des démonstrations). Au total : 900 souris et 40 rats Etant donné la nature du projet, aucune étude statistique n’est prévue.
Raffinement
Les animaux proviennent de l'élevage du site et sont hébergés dans les installations du service de Travaux Pratiques, inclus dans l’agrément de l’animalerie de l'établissement d'enseignement supérieur. En cas de besoin, l'effectif est complété par des animaux provenant d'un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatés pendant une semaine lors de leur arrivée. L'hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes). Les animaux sont surveillés quotidiennement. Les personnels de zootechnie du service de travaux pratiques sont formés à l'observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Les stagiaires réalisent les gestes techniques sur les animaux après avoir visionné des vidéos et observé les démonstrations des encadrants et ils restent sous leur supervision pendant toute la durée des TP. Les animaux sont rapidement anesthésiés après la manipulation qui pourrait être source de stress (gavage) afin de réaliser d'autres gestes de prélèvement sanguin et administration. Les animaux ne sont pas réveillés à la fin de la procédure
Choix des espèces
La formation est axée sur les rongeurs qui représentent plus de 80 % des animaux utilisés dans le cadre des procédures expérimentales. Elle donne droit à la délivrance d'une attestation de suivi de formation sur le modèle rongeurs La formation est faite sur des animaux adultes car il s’agit du stade permettant le plus facilement l’apprentissage des gestes techniques.
Développement d’un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système sympathique chez le mini porc. (2022-S-002)
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
365 mini porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une chirurgie abdominale allant jusqu'à quatre heures, avec pose d'un ballonnet gastrique, laminectomie et implantation d'électrodes pour stimuler le système nerveux, afin de développer un dispositif contre l'obésité. Les retombées annoncées pour les patients, un traitement moins invasif que la chirurgie de l'estomac, restent au conditionnel. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne convient et que l'obésité, phénomène complexe, doit être étudiée sur un "organisme vivant", retenant le mini porc pour sa proximité anatomique avec l'humain.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système nerveux chez le mini porc. Il existe de nombreux arguments et données scientifiques en faveur de l’existence d’une neuromodulation du système nerveux pour traiter l’obésité. En effet, les signaux acheminés par le système nerveux semblent jouer un rôle important dans la prise alimentaire. Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. En effet, les traitements les plus efficaces sont les approches chirurgicales lourdes comme la réduction de l’estomac, la technique du court-circuit des aliments, visent à limiter le volume de l’estomac pour réduire les prises alimentaires. Cependant, ces traitements sont très invasifs et entraînent de nombreux effets indésirables (troubles digestifs, vomissement…) chez l’humain. Le développement d’un dispositif médical, permettant par électrostimulation du système nerveux la régulation de la prise alimentaire, pourrait être un outil très prometteur pour lutter contre l’obésité. Un dispositif similaire d’électrostimulation a déjà été approuvé en 2014 par l'Agence fédérale américaine des produits alimentaires et des médicaments pour le traitement de douleurs dorsales réfractaires à la chirurgie.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. Les traitements les plus efficaces sont des traitements lourds (chirurgie de l'obésité), engendrant de nombreux effets secondaires. Par conséquent, le développement de traitements moins invasifs, plus efficaces et sans effets secondaires pourraient apporter des solutions plus satisfaisantes pour les patients souffrant d’obésité.
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale qui n’excèdera pas 4h afin de réaliser les stimulations/enregistrements du système nerveux. Les durées des interventions sont : - Prémédication, injection de l’analgésique et l'analgésie 30 secondes, - Induction de la narcose par voie IV après pose d’un cathéter : 5 minutes - Intubation puis anesthésie à l'isoflurane 5 minutes - ouverture abdominale et identification des nerfs cibles 30 minutes, - pose d'un ballonnet gastrique par chirurgie ou par endoscopie 10 minutes - laminectomie et pose des électrodes 30 minutes - stimulation et enregistrement 3h sous anesthésie volatile à l’isoflurane Les animaux ne seront pas réveillés et seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Impact sur les animaux
Les 2 procédures de ce projet décrivent des actes chirurgicaux. Un certain niveau de douleur est attendu nécessitant des protocoles d’anesthésie / analgésie adaptés à l’espèce de façon à limiter au maximum la douleur. Les animaux seront mis en diète hydrique entre 16h et 20h avant le début de l'expérimentation. La paille du box pourra etre retirée la veille de l'intervention pour faciliter l'intubation. Le protocole d'anesthésié / analgésie, comporte une injection par voie intramusculaire puis une seconde par voie intraveineuse. L'animal sera ensuite intubé pour maintenir une anesthésie sous isoflurane. Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale; La chirurgie et les stimulations/enregistrements seront menés dans le respect de la règle des 3R.
Devenir
Les procédures comportent des chirurgies lourdes et invasives, il n’est pas envisagé de réveiller les animaux. Ils seront tous mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale. Des prélèvements des cibles d’intérêt comme les nerfs, ganglions, etc … pour une analyse histologique pourront être réalisés après mise à mort selon une méthode réglementaire dans les 2 procèdures.
Remplacement
Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement ou test in vitro connu qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet. Le phénomène d’obésité ne peut être étudié correctement in vitro car il s’agit d’un phénomène complexe et doit donc être étudié chez l’animal, intégrant l'ensemble de la biologie d'un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle expérimental in vivo est donc un prérequis à la phase de développement clinique. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour les animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.
Réduction
Le nombre de mini porc a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables grâce à l’utilisation de tests statistiques.
Raffinement
Un suivi des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par le personnel de l’établissement utilisateur. A la fin de la période d’acclimatation, les animaux seront observés 2 fois par semaine minimum par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés selon la fiche annexée à ce projet. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du directeur d’étude /ou du vétérinaire désigné. Lors des expérimentations, réalisées par du personnel compétent et qualifié, les animaux seront sous anesthésie et analgésie.
Choix des espèces
Le mini porc est choisi comme espèce non-rongeur permettant d’étudier et d’évaluer l’efficacité d’un traitement afin de prédire une efficacité clinique chez l’Homme. Le mini porc est une espèce largement utilisée du fait de ses nombreuses similitudes anatomiques et physiologiques avec l’Homme, en faisant une espèce de choix dans l’évaluation d’un dispositif médical implanté. Utilisation d’animaux adultes car l’objectif est le développement d’un dispositif médical pour les sujets adultes (≥ 14 semaines)
Etude de l’activité neuronale dans le cortex visuel
- Enseignement supérieur
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont maintenues dans l'obscurité totale pendant sept jours, exposées à la lumière une à quatre heures, puis euthanasiées par perfusion intracardiaque pour analyser l'activité des interneurones du cortex visuel. Le porteur indique que ce projet sert d'abord à former des étudiants aux techniques, en plus de l'objectif de connaissance. Il affirme que les alternatives non animales ne sont pas encore disponibles et retient la souris pour la modification génétique aisée.
Objectifs
L'exposition soudaine à la lumière, après une période d’obscurité, induit une modification très importante de l’activité de tous les types des neurones du cortex visuel. Cependant, parmi toute la population neuronale de cette région, les interneurones sont les cellules les plus affectées. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les processus cellulaires et moléculaires qui se déroulent lors de l’activation de ce groupe cellulaire. Dans ce but, les souris seront hébergées dans le noir 24 heures/24 pendant 7 jours et seront ensuite exposées à la lumière entre 1 et 4 heures. Après cette exposition, elles seront mises à mort et leur cerveau sera prélevé pour faire des analyses moléculaires post-mortem.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance de ces techniques leur permettra aussi de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Ce projet permettra de mieux comprendre les processus cellulaires et moléculaires qui se déroulent lors de l’activation des interneurones du cortex visuel.
Procédures
Les animaux seront hébergés dans le noir 24 heures/24 pendant 7 jours. A la fin de cette période, les souris seront exposées entre 1 et 4 heures à la lumière avant d’être euthanasiées par perfusion intracardiaque.
Impact sur les animaux
Nuisances liées à l'hébergement dans le noir: stress
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses moléculaires post-mortem
Remplacement
Pour comprendre l'activité des circuits neuronaux dans le cerveau, il est nécessaire de générer des données biologiques pertinentes. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Les souris sont les modèles animaux de prédilection pour les recherches dans ce domaine en raison de la structure anatomique et de la fonction bien définies de différents cortex cérébraux. La souris est aussi l’espèce de rongeurs qui permet d’obtenir aisément des animaux modifiés génétiquement. Il est important de noter que des alternatives non animales ne sont pas encore disponibles .
Réduction
L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les procédures, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouveles techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.
Raffinement
Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux seront observés quotidiennement par le personnel zootechnique formé et compétent. Leur bien-être sera contrôlé par la cellule de bien-être del’animalerie.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle cellulaire et aussi au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modelé souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène. Les expériences doivent être réalisées sur animauix adultes lorsque les réseaux neuronaux sont mis en place et le système nerveux est mature.
Diplome Universitaire de Microchirurgie
- Formation professionnelle
600 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie puis tués avant tout réveil, dans le cadre d'un diplôme universitaire de microchirurgie. Chaque animal subit une à six interventions de suture d'artères, de veines ou de nerfs, sur des séances de quatre à six heures, non pour produire des connaissances mais pour former des chirurgiens. Le porteur indique gérer la douleur par analgésie peropératoire et mettre à mort les rats en fin de journée pour éviter les douleurs post-opératoires. Il affirme entraîner d'abord les internes sur des nouilles Konyaku et des modèles artificiels avant le passage sur rat vivant.
Objectifs
La chirurgie plastique et reconstructrice permet la réparation et la reconstruction de structures anatomiques pluritissulaires (peau, muscle, os, nerf, vaisseaux), à la suite de traumatismes ou de procédures chirurgicales. Parmi les options de reconstruction, le chirurgien plasticien est amené à réaliser des lambeaux libres, qui impliquent le prélèvement de tissus (peau, muscle, os) avec leurs vaisseaux nourriciers, pour la reconstruction d’une structure à distance (par exemple suite à une chirurgie carcinologique du sein, de la face, ou des membres). Cette technique nécessite le branchement des vaisseaux nourriciers (artère, veine) sur d’autres vaisseaux proches de la structure à reconstruire. Lors de sa pratique chirurgicale, le chirurgien plasticien est également amené à réaliser des réimplantations digitales ou de segments de membre en urgence (1-3 cas/100 000 habitants/an). Dans ces procédures, la réparation des vaisseaux est cruciale : il est toujours nécessaire, pour que le sang circule à nouveau et que la structure réimplantée survive, qu’une artère et une veine soient réparées. La chirurgie plastique et la chirurgie de la main sont réalisées et enseignées dans des centres spécialisés. Les internes en chirurgie plastique, et les internes en chirurgie orthopédique qui souhaitent se former à la chirurgie de la main, doivent obligatoirement se former aux techniques particulières de la microchirurgie, et détenir un diplôme universitaire de microchirurgie. L’enseignement de formation continue dispensé dans le cadre du diplôme universitaire de microchirurgie a pour but de permettre aux chirurgiens en formation de repousser leurs limites techniques sous microscope opératoire. L'objectif est d’acquérir, outre la maîtrise des gestes et des techniques, l’adaptabilité nécessaire en pratique clinique afin de permettre aux internes d'être autonomes dans la prise en charge des patients SOS main. Après avoir suivi u n enseignement théorique en microchirurgie médicale, des protocoles d’entrainement aux techniques chirurgicales de sutures nerveuses et vasculaires sont réalisés chez le rat car le diamètre des vaisseaux du rat correspond au plus petit calibre de vaisseaux que les chirurgiens auront à anastomoser chez l’homme. En parallèle, une formation sur l’éthique animale et une sensibilisation au respect du vivant sont dispensés dans le cadre du diplôme afin d’améliorer tant le savoir-faire que le savoir-être des chirurgiens en devenir.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont en termes de santé humaine : amélioration des résultats de réimplantations et de reconstructions par lambeau chez les patients se présentant avec des amputations de doigt ou de membre, ou des défects complexes mettant en cause le pronostic du membre atteint. Les compétences des internes, chirurgiens en devenir, seront améliorées et leur permettront une prise en charge optimale des patients de chirurgie plastique et de chirurgie de la main. Enfin, la réussite à ce diplome leur permettra de prétendre à la formation en chirurgie de la main et au titre de chirurgien de la main auprès de la SFCM (société française de chirurgie de la main).
Procédures
Les animaux seront soumis à des interventions chirurgicales sous anesthésie générale, de type anastomose artérielle, veineuse ou suture nerveuse. Sur chaque animal 1 à 6 procédures chirurgicales seront réalisées, sur une durée de 4 à 6 heures.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress lié à l'anesthésie et à la contention périanesthésique, réalisée par les personnels formés à ces gestes de l'animalerie ; douleur, qui sera gérée par le traitement analgésique peropératoire.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort à la fin de la procédure, car il s'agit d'une procédure sans réveil.
Remplacement
Afin de remplacer au maximum l'utilisation de rats, les internes apprendront à travailler dans un premier temps sous microscope opératoire sur des modèles utilisant des nouilles Konyaku, pleines (suture simples) puis perforées (anastomoses vasculaires). Lorsque la phase d’apprentissage est acquise, ils travailleront ensuite sur des modèles artificiels de rat. La dernière phase sur rat vivant anesthésié aura lieu pour chaque étudiant lorsque les gestes techniques de base auront été maitrisés sur des modèles non vivants, permettant de diminuer le nombre d'animaux nécessaires.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été réduit au maximum, une procédure contenant un ou plusieurs gestes techniques étant prévue par animal dans la même journée. Pour des raisons de limitation des douleurs post-opératoires, notamment lors des gestes sur les nerfs sciatiques, les rats sont mis à mort en fin de journée. Il n'y a pas d'étude statistique permettant d'évaluer le nombre d'animaux nécessaires à cette formation.
Raffinement
Les procédures respectent le principe de raffinement, avec une gestion précise de l’analgésie pré-opératoire et per-opératoire (c'est à dire anesthésie générale et anesthésie locale), en limitant le nombre de gestes invasifs par animal, et en déterminant des points limites adaptés. Les animaux seront acclimatés pendant 4 à 7 jours avant d'être inclus dans la procédure (procédure classe sans réveil, durée 4 à 6h).
Choix des espèces
La taille des vaisseaux chez le rat est similaire à celle des artères et des veines devant être suturées chez l'être humain lors d'une réimplantation de doigt ou d'une reconstruction par lambeau libre. De même, la taille du nerf sciatique du rat est similaire à celle d'un nerf digital. Enfin, un modèle vivant permet le controle de la perméabilité des anastomoses, notamment l'identification de défauts qui entrainent la thrombose des vaisseaux mais ne sont pas identifiables sur modèle non vivant. Rats adultes Sprague Dawley de 300-350g Au delà de ce poids, l'anesthésie fixe estplus difficilement gérable et entraine des risques de sur- ou de sous-dosage. De plus, une masse graisseuse limitée facilite l'abord des vaisseaux et la réalisation des anastomoses.