Formation professionnelle
Formations réglementaires destinées aux personnes appliquant et concevant des procédures expérimentales sur modèles rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 75
Saisis et immobilisés dix minutes chacun, puis piqués quatre fois pour des injections de sérum physiologique par des stagiaires qui apprennent le geste, 150 souris et 75 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués à l'issue, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent pas être réutilisés pour éviter un effet cumulatif. Ces séances forment la partie pratique d'une formation encadrée par l'arrêté du 1er février 2013, et le porteur les présente comme un moyen d'enseigner les gestes qui réduisent le stress animal. Il ajoute que diminuer le nombre d'animaux ne ferait qu'augmenter les nuisances subies par chacun, et la liste des effets indésirables mentionne le gavage par la bouche et le prélèvement sous la mâchoire, deux gestes absents de la description des procédures.
Objectifs
Les formations spécifiques pour les personnes appliquant/concevant des procédures expérimentales sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté défini le programme de base et ce dernier doit comporter une partie : Procédure faiblement invasive : théorie et pratique. Ce projet décrit cette partie pratique.
Bénéfices attendus
Cette formation a pour objectif de former les personnes qui seront autorisées à utiliser des animaux à des fins scientifiques. Ces sessions de travaux pratiques ont pour but de leur enseigner les bonnes pratiques c'est à dire les gestes techniques qui permettent de réduire le stress animal. Il s'agit donc de raffiner les procédures de ces futurs utilisateurs et utilisatrices d'animaux à des fins scientifiques.
Procédures
Préhension, contention (dix minutes par animal) et injections sur animaux vigiles (quatre injections de sérum physiologique (deux minutes par injection), un prélèvement d'une goutte de sang (deux minutes) et une administration d'eau (cinq minutes) par souris, quatre injections de sérum physiologique (2 minutes) par rat).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les rongeurs peuvent être un stress généré par l’inexpérience des stagiaires. Cette hésitation peut être source de stress pour l’animal. Le stress généré n’est cependant que transitoire et de courte durée. Par ailleurs les injections et les prélèvements peuvent entrainer une douleur notamment lors de l’effraction cutanée. Les injections dans la cavité abdominale peut entrainer éventuellement dans de très rare cas une injection dans le début du gros intestin. Le gavage par la bouche peut également entrainer un inconfort pour l’animal et un risque de fausse route s’il n’est pas réalisé correctement. Le prélèvement sous la machoire peut entrainer éventuellement un risque d’hémorragie s’il n’est pas réalisé correctement.
Devenir
Les animaux ne pouvant pas être réutilisés afin d'éviter un effet cumulatif, ils seront mis à mort.
Remplacement
L’objectif de cette séance est d’une part de montrer aux stagiaires les bonnes pratiques en terme de contention et de prélèvements, puis de vérifier qu’ils mettent correctement en oeuvre ces pratiques. Il est important pour cela, qu’ils soient confrontés à des animaux vivants, tout comme dans les futures procédures expérimentales qu’ils et elles appliqueront.
Réduction
Le nombre d’animaux est choisi pour être réduit au minimum tout en gardant la possibilité à chaque apprenant de pouvoir effectuer les différents gestes techniques. Diminuer ce nombre ne ferait qu’augmenter les nuisances pour chaque animal, ainsi que le stress rendant les contentions plus difficiles et les apprentissages plus complexes. Des animaux de réforme pourront être utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, ils bénéficient d'enrichissement du milieu et d'une période d'acclimatation. Les manipulations se font sous le contrôle des intervenantes et intervenants qui veillent à l’exécution des gestes dans le respect du bien-être animal. Des points limites et critères d'arrêt sont définis. La préhension des souris en évitant la prise par la queue sera également enseignée (utilisation de tunnels et main en coupe).
Choix des espèces
La souris reste le modèle le plus utilisé en recherche (60% des utilisations d’animaux), le rat, bien que moins utilisé (environ 10%) reste néanmoins très utilisé notamment dans le cadre des neurosciences, discipline très représentée au CNRS. Les rats d’un poids de 250g et les souris de 7 semaines sont utilisés à cet âge de manière à ne pas rendre trop compliquée la préhension et la contention pour les apprenants.
Rétinopathie et kératopathie chez les souris diabétiques
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
Grattées à la cornée sous anesthésie pour provoquer une kératopathie, des souris rendues diabétiques par mutation reçoivent jusqu'à huit instillations oculaires par jour et des injections dans l'œil une à deux fois par semaine. Elles sont 1 920, toutes tuées à l'issue pour évaluation histologique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les souris db/db, obèses, peinent à atteindre l'eau et la nourriture, ce que le porteur compense par de l'eau gélifiée et des croquettes posées au sol de la cage. Il décrit les examens ophtalmologiques comme ceux pratiqués en cabinet chez l'humain, sans rappeler à cet endroit que ces animaux ont été rendus diabétiques et, pour certains, la cornée grattée.
Objectifs
La rétinopathie diabétique est une complication du diabète qui atteint l'œil au niveau de la rétine et serait la première cause de cécité avant 65 ans. Le taux élevé de sucre dans le sang entraine une cascade d’évènements impliquant des médiateurs de l’inflammation qui conduisent à la dégradation des cellules neuronales et des capillaires sanguins de la rétine. Ces derniers perdent leur étanchéité, l’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie, conduisant à des hémorragies et des exsudats lésant la rétine. La maladie peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un œdème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. Le diabète a également des conséquences sur la cornée et le cristallin, structures dont la transparence est nécessaire pour la vision. Il induit notamment une opacification du cristallin et des anomalies de la cornée : retard de cicatrisation, érosion de l’épithélium, dégradation du film lacrymal, diminution de la sensibilité de la cornée, regroupées sous le terme de kératopathie diabétique qui aggravent les complications au niveau de l’œil pour les diabétiques. Le but de ce projet est de faire appel à des souris diabétiques afin de tester l'efficacité de traitements potentiels visant à améliorer les complications de la maladie au niveau de la rétine ou au niveau de surface antérieure de l’œil. Les études de test d'efficacité de traitetement, comporteront 2 à 6 groupes: 1 groupe de souris diabétiques traitées par un placébo et 1 ou plusieurs groupes de souris diabétiques traitées par la ou les molécules à tester. Nous estimons pouvoir réaliser 4 études au total par an pendant 5 ans
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements des complications du diabète au niveau de la rétine et de la cornée qui sont invalidantes pour les patients et peuvent aboutir à la cécité. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.
Procédures
Le taux de glycémie sera contrôlé sur bandelette à la fréquence maximum de 2 fois par mois dans l'étude par le prélèvement d'une goutte de sang à la queue de l'animal. Pour l'étude de la kératopathie, l'induction se fera par grattage de la cornée sous anesthésie, uniquement sur un œil et par un acte unique à partir de 14 ou 16 semaines de diabète, la procédure ne durera pas plus de 10 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les animaux deviennent diabétiques à cause d’une mutation spontanée. Les AKITA ont une mutation sur le gène de l’insuline (qui régule la glycémie), l’insuline produite n’est pas fonctionnelle et n’est pas sécrétée hors des cellules beta du pancréas, qui finissent par être détruites. En particulier les mâles développent une hyperglycémie, insulinopénie, polydipsie et polyurie (boivent et urinent plus que la normale) à partir de 4 semaines. Une souris AKITA mâle vit environ 1 an, sa courbe de poids est similaire à celle des souris sauvages. Les souris db/db ont une mutation spontanée sur le récepteur de la leptine (contrôle la satiété, le métabolisme des lipides et du glucose), elles sont hyperphagiques, rapidement obèses (3 à 4 semaines) et diabétiques à partir de 8 semaines (augmentation significative de la glycémie), polydipsiques et polyuriques et hyperinsulinémiques, leur durée de vie est de 18 mois Elles sont obèses et peuvent rencontrer des difficultés à accéder à l’eau et à la nourriture dans une cage traditionnelle. Les examens qui seront pratiqués pour la réalisation du projet ou les administrations de produit par instillations, par voie sous cutanée, par voie intramusculaire ou intrapéritonéales, seront rapides (quelques minutes) et ne devraient pas porter atteinte au bien être de l'animal, elles impliquent le maintien de l'animal manuellement afin de l'immobiliser, cette manipulation est transitoire et sans impact sur sa locomotion future. Certains examens ou administration de produits, notamment au niveau de l'œil, nécessitent l’immobilisation complète pendant plusieurs minutes de l'animal, seront pratiqués sous anesthésie légère. Un système de chauffage est utilisé pour éviter l’hypothermie jusqu’au réveil, l’animal est replacé rapidement dans son environnement habituel, sans conséquences majeures sur son état, si ce n’est la gêne transitoire due à l’injection de produits. Une anesthésie locale est prévue lors d’injections au niveau de l’œil, leurs fréquences sont plus limitées par rapport aux instillations, une à deux fois par semaine, pour éviter les répétitions d'anesthésie sur l'animal. Des prélèvements pourront être réalisés sur animal vigile et la durée de l'action ne dépassera pas les 5 min, le volume sera adapté au minimum pour ne pas nuire à l’animal. Le stress dû au maintien de l'animal, à la piqûre de l'aiguille, une rougeur peut apparaitre au site de prélèvement, ne doit pas impacter le mode vie de l'animal une fois l'action finie.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
Compte tenu des particularités physiologiques et anatomiques de l’organe concerné et l’absence pour l’instant de modèle alternatif pour ce type de projet, nous aurons recours à des animaux. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. L’œil est un organe complexe soumis à de nombreuses interactions. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les souris permettent d’étudier les effets systémiques de la maladie sur les structures de l’œil. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Les souris permettent de suivre l’évolution de la maladie au cours du temps.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples. Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. une évaluation de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). En raison de la polydipsie et de la polyurie des animaux diabétiques, une couche plus épaisse de litière sera déposée dans la cage et elle sera changée plus fréquemment, un biberon supplémentaire sera ajouté. Dans le cas des souris obèses db/db qui ont potentiellement plus de mal à se déplacer, de la nourriture sera placée dans la cage, de même que de l'eau gélifiée si on constate qu'elles ont des difficultés à atteindre les biberons. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les modèles de souris diabétiques sont bien décrits dans la littérature pour l'étude des complications du diabète en général, et notamment au niveau de l'œil, pour la rétine et la cornée. Les souris choisies développent un diabète représentatif de la maladie humaine soit de type 1 (insulino dépendant) soit de type 2 (insulino indépendant). Les souris AKITA sont diabétiques car elles n’ont pas d'insuline fonctionnelle. Les souris db/db deviennent diabétiques parce qu'elles sont insulino résistantes, l'insuline produite n'est plus assez efficace pour contrôler la glycémie, cela est dû à leur obésité, et l'obésité est un facteur de risque majeur dans le diabète de type 2 chez les humains. Les souris des deux souches arriveront dans notre animalerie à l'âge de 5 à 7 semaines, les atteintes rétiniennes ou cornéennes sont décrites dans la littérature, en général à partir de la 8 -ème semaine pour les deux types de souris, et sont en général suivies jusqu’à la 24 -ème et maximum 32 -ème semaine.
Formation pour les docteurs en médecine de la coelioscopie dans la pratique des techniques chirurgicales sur modèle animal, le cochon
- Formation professionnelle
Amenés par deux en cage de transport une heure trente avant l'intervention, prémédiqués puis endormis, 1 640 cochons de 15 kilos sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Deux chirurgiens s'exercent sur chaque animal, sur une durée de chirurgie pouvant atteindre quatre heures, en enchaînant suture vésicale, promontofixation, prélèvement de ganglions et retrait des reins. Ces séances servent à la formation continue de médecins déjà en exercice, le porteur indiquant que l'apprentissage de la dissection et de l'hémostase impose de travailler sur du tissu vivant. La mise à mort suit immédiatement, les deux reins ayant été retirés, ce que le porteur décrit comme incompatible avec la survie.
Objectifs
Il s’agit de l’apprentissage et l’acquisition des compétences coelioscopiques basiques et avancées sur le modèle plus proche de l’humain nécessaires à toute intervention chirurgicale sur le patient. Notre pédagogie repose sur deux objectifs distincts qui sont les gestes de base coelioscopique en niveau 1 et les techniques chirurgicales avancées pour nos experts en niveau 2. L’utilisation de l’animal n’intervient qu’au niveau 2. Chaque étape pédagogique est fondée sur l'apprentissage pour maîtriser les savoir-faire chirurgicaux cœlioscopiques nécessaires à toute intervention : Objectifs niveau 1 : - coordination œil main - coordination bimanuelle - suture cœlioscopique intra-corporelle Objectifs niveau 2 : - apprentissage de la dissection des tissus vivants - hémostase des vaisseaux sanguins avec les outils cœlioscopiques spécifiques - apprentissage de la suture extra-corporelle
Bénéfices attendus
Les bénéfices sont nécessaires à une chirurgie endoscopique actuelle de qualité, pratiquée dans chaque bloc opératoire des services hospitaliers concernés. L’amélioration des compétences techniques individuelles pour la réalisation des interventions avec une plus grande maîtrise des automatismes pour la pratique de la chirurgie au bloc opératoire auprès des patients est nécessaire à la santé humaine.
Procédures
Les interventions réalisées sur chaque animal sont : la suture vésicale - 2 participants, 20 minutes chacun, la promontofixation (chirurgie de descente d'organe) - 2 participants, 40 minutes chacun, la lymphadénectomie (prélèvement des ganglions) - 2 participants, 20 minutes chacun, et la néphrectomie (retrait du rein) - 2 participants, 40 minutes chacun. En fonction des groupes, toutes les interventions ne sont pas réalisées à chaque fois, et la durée totale de chirurgie par animal ne dépasse habituellement pas 4 heures.
Impact sur les animaux
La première nuisance est liée à la contention qui reste un stress léger, car il y a l'injection de l'analgésiant et l'anesthésiant qui est elle-même induit une douleur légère.
Devenir
Le sort prévu est l'euthanasie immédiate des animaux, car ils ont subi un retrait des deux reins qui ne le rend plus compatible avec la survie.
Remplacement
L’apprentissage de la dissection des tissus et de l’hémostase (maîtrise et la prévention de l’hémorragie) nécessite le travail sur le tissu vivant. Ceci est techniquement impossible sur l'animal mort. Les supports pédagogiques représentent la majorité des exercices réalisés lors des sessions de formation, en proposant un apprentissage en sutures et en simulant les gestes de techniques chirurgicale peu invasive. La dernière étape en pédagogie chirurgicale, de part les exigences chirurgicales sur modèle humain, nécessite de pouvoir acquérir les gestes sur tissu vivant d'où l'obligation et la sécurité pour chaque chirurgien apprenant de travailler sur modèle animal vivant. A travers une seule intervention, les chirurgiens apprenants arrivent à maîtriser l'intégralité des gestes chirurgicaux indispensables aux patients.
Réduction
Nous limitons le modèle animal à un cochon pour deux chirurgiens apprenants au lieu d'un cochon par apprenant.
Raffinement
L'arrivée du cochon est 1H30 avant l'intervention dans des cages de transports où ils sont deux au minimum pour éviter tout stress de solitude ainsi qu'une grille pour tamiser la lumière, car c'est un facteur de stress pour ce modèle animal. L'habituation réside dans son installation constante dans sa cage, du transport à la préparation de l'intervention. Nous faisons une prémédication en intramusculaire, une heure avant l'intervention pour limiter le stress. Une fois endormi, le cochon est nettoyé et porté sur la table d'intervention opératoire où une voie veineuse lui est posée. Cet acte préparatoire, l'anesthésie et l'euthanasie sont réalisés par l'animalier et le vétérinaire. Tout au long de l'intervention, l'animal n'a aucun mouvement. La surveillance de l'anesthésie et de l'analgésie est réalisée par monitoring. Si la fréquence cardiaque ou la fréquence respiratoire dépasse le seuil limite déterminé chez le porc, traduisant le réveil de l'animal, une dose d'anesthésiant et analgésiant est dispensée.
Choix des espèces
Nous utilisons des cochons de 15 kilos équivalent à un stade de porcelets de 3/4 mois environ, car le niveau de développement des organes correspond aux besoins du projet. Le fondement scientifique du projet repose sur deux principes : - Le modèle physiologique du porcin est le plus proche de l’humain et demeure par conséquent l’étape de perfectionnement ultime avec ces trois inventions chirurgicales avant une intervention sur l’humain. - Les besoins de pratiquer sur tissus organique vivant, exprimés depuis plus de trente ans par nos chirurgiens, générés par leurs activités au bloc opératoire sur humain. Leurs capacités sensorielles et émotives ont besoin de gérer cette approche du vivant.
Enseignement pratique de la chirurgie mini invasive robot-assistée
- Formation professionnelle
Le nombre d'animaux dépend du nombre de robots chirurgicaux mis sur le marché en Europe et au-delà : 3 000 cochons de 30 à 60 kg vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, à raison d'un animal par binôme d'apprenants. Chaque intervention peut durer jusqu'à huit heures et comporte un risque d'hémorragie sévère non traitable et d'hyperthermie maligne liée aux anesthésiques. La finalité est la formation d'environ 3 000 chirurgiens et 3 000 infirmiers de bloc à la chirurgie mini-invasive robot-assistée sur cinq ans, après des modules en ligne, de la simulation virtuelle, des modèles en plastique et des organes de cochons prélevés. Le porteur reconnaît l'existence de ces premières étapes, et affirme que la phase sur animal vivant reste "incontournable" pour apprendre à coaguler un vaisseau sur un organisme vascularisé qui respire.
Objectifs
Dans le traitement de nombreuses pathologies comme le cancer de l’appareil digestif, des voies aérodigestives supérieures (VADS), gynécologique, urologique, la chirurgie mini invasive robotique assistée est en plein essor. Afin de permettre aux chirurgiens d’apprendre à utiliser un robot de chirurgie en toute sécurité pour le patient, plusieurs phases de formations sont nécessaires. Les premières étapes de cet apprentissage se feront par le biais de modules en ligne, simulation virtuelle, l’utilisation de modèles en plastique ainsi que d’organes porcins ex vivo, mais avant l’étape ultime sur l’Homme, la phase sur animal vivant reste incontournable.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de former environ 3000 chirurgiens à la pratique dela chirurgie mini-invasivée robot-assistée.
Procédures
La plupart des actes se dérouleront sous anesthésie générale. Ainsi, les cochons vont recevoir une injection de sédatif en intramusculaire (durée d'une minute environ). Ensuite, pour l’intervention sous anesthésie générale, sous sédation, un cathéter intraveineux sera posé sur une veine de l’oreille, l’animal étant profondément sédaté, il n’y a que peu de réaction à cet acte qui dure environ une minute. La suite de l’intervention se déroule sous anesthésie générale maintenue par un respirateur permettant de nous assurer de l’absence de toute réaction ou souffrance pendant la durée de l'intervention pouvant aller jusqu'à 8h maximum.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les animaux sont liés aux actes suivants : - Anesthésie : injection intra-musculaire (douleur transitoire au site d'injection), pose de cathéter à la veine auriculaire (douleur locale au site d'insertion du cathéter, risque d'hématome), risque d’hyperthermie maligne liée aux anesthésiques, risque de défaillance cardiorespiratoire - Chirurgie : inflammation au site chirurgical, risque d’hémorragie sévère non traitable chirurgicalement.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort en fin de formation car les chirurgiens auront été formés à plusieurs interventions chirurgicales ne permettant pas de garder en vie des animaux de manière éthique.
Remplacement
Les premières phases de formation se feront par l’utilisation de méthodes alternatives (simulation virtuelle, modèle en plastique, organes porcins ex vivo, sujet anatomique). Mais il reste nécessaire d’évoluer sur un modèle vivant vascularisé, avec mouvements cardio respiratoires, pour former à l’utilisation du bistouri électrique (qui a une fonction de coagulation) visant à coaguler un vaisseau, disséquer ou exposer un tissu selon différentes voies d’abord et rapports anatomiques.
Réduction
Cette formation s’adresse uniquement à un chirurgien et à son aide (infirmier de bloc opératoire ou chirurgien), soit 1 animal par équipe de deux personnes. Rétrospectivement sur les trois dernières années, une moyenne de 600 animaux ont été utilisés par an. Le nombre de formations réalisées dépend du nombre de robots mis sur le marché à l’échelle européenne voir internationale, il est estimé a priori équivalent par rapport aux années précédentes, d’où le nombre d’animaux nécessaires évalué à 3000 pour les 5 années à venir. Ceci permettra selon nos estimations de former un minimum de 3000 chirurgiens et 3 000 infirmiers. Nous nous attendons cependant à former davantage de chirurgiens que d'infirmiers. En effet, les effectifs dépendront de la composition du binôme d'apprenants, l'aide pouvant être soit un infirmier soit un chirurgien.
Raffinement
Avant l’expérimentation, les porcs sont maintenus en groupe social pendant une période d’acclimatation d’environ une semaine en environnement contrôlé. L’enrichissement apporté pour favoriser leurs comportements naturels comprend une stabulation en groupe social, la mise à disposition de jouets à mâchouiller, à manipuler (balles, jouets, chainettes...), l’accès à des zones de repos distinctes des zones de défécation. L’environnement sonore en animalerie est aussi apaisé par la diffusion de musique. Toute altération de leur état général sera reportée au vétérinaire qui mettra en œuvre des traitements adaptés. Pour la procédure chirurgicale, ils sont prémédiqués à l’aide de sédatifs avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale. Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse avec assistance respiratoire. Une analgésie est également mise en place. Des points limites éthiques sont prévus, les animaux seront mis à mort en cas de perte sanguine massive faisant suite à une hémorragie sévère non traitable chirurgicalement ou en cas de défaillance cardio-respiratoire majeure. La Structure de bien-être animal et le vétérinaire désigné accompagnent le responsable de la mise en œuvre du projet et proposeront la mise en place de mesures correctives en cas de besoin. A l’issue de la chirurgie, les animaux sont mis à morts par injection intraveineuse d’euthanasiant sous anesthésie générale profonde.
Choix des espèces
Des porcs charcutiers seront utilisés. La taille du cochon est adaptée à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’Homme. De plus, l’anatomie homologue (espèce omnivore) permet de modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie abdominale. Des porcs de 2 à 4 mois, soit entre 30 et 60 Kg, sont prévus. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’Homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient. Pour des raisons pédagogiques, mais aussi logistiques et de bien-être animal, il n’y a pas lieu d’utiliser des porcs plus agés qui peuvent peser jusqu’à 180kg.
Modèle expérimental de DMLA chez le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 4600
Des tirs de laser sur la rétine sous anesthésie, ou une injection sous la rétine, provoquent une dégénérescence maculaire chez des souris et des rats, qui reçoivent ensuite jusqu'à huit gouttes oculaires par jour et des injections dans l'œil une à deux fois par semaine. 9 200 souris et rats vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le porteur affirme que le développement de cette maladie n'est pas douloureux, tout en annonçant une altération permanente de la vision de l'œil traité. 8 390 animaux sont tués pour les évaluations histologiques, et 810 réutilisés dans d'autres procédures, ceux-là étant les individus écartés du protocole après la détection d'une anomalie de l'œil avant le début de l'étude.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre en place dans l’établissement utilisateur, un modèle expérimental de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) chez les rongeurs, dans le but de tester des traitements potentiels. La DMLA est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Cette pathologie touche l'œil dans une zone particulière de la rétine : la macula, impliquée dans la vision fine et la vision centrale. La maladie est silencieuse pendant plusieurs années, puis la vision et la perception des détails baissent, des tâches sombres apparaissent au centre du champ de la vision. Elle existe sous plusieurs formes : la forme « humide » ou exsudative et la forme sèche (ou atrophie géographique). Dans la forme humide de la DMLA, plus grave qui évolue rapidement vers une perte importante de la vision centrale, de nouveaux vaisseaux sanguins poussent de façon anormale et endommagent la rétine. Les nouveaux vaisseaux sanguins poussent anormalement à partir de la choroïde (tissu situé sous la rétine), on utilise les termes de néovascularisation choroïdienne. La stratégie des traitements est de stopper la progression anarchique de ces vaisseaux délétères. La forme dite «sèche», ou atrophie géographique de la DMLA est la plus fréquente, elle évolue plus lentement que la forme humide mais il n’existe pas de traitement. Nous estimons pouvoir réaliser 7 études par an de test d’efficacité de molécules luttant contre la DMLA, comportant au maximum 6 groupes de 15 animaux (90 animaux maximum) en fonction des produits à tester, par an pendant 5 ans, chez le rat et la souris, il s’agit d’une prévision maximumselon nos capacités. Le nombre de groupe varie en fonction des produits à tester : soit 1 ou plusieurs doses d’une même molécule à comparer à l’effet d’un placébo, soit plusieurs traitements différents à comparer entre eux.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera au développement de médicaments luttant contre la DMLA et améliorant la vue des patients. La DMLA est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés et la troisième cause dans le monde (1,5 millions de personnes en France, 196 millions dans le monde). Sa fréquence augmente avec l’âge et le nombre de patient augmentera compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie.
Procédures
L’induction de la DMLA chez les rats et les souris se fait par des tirs de laser ophtalmiques sur la rétine sous anesthésie, ou par une injection sous la rétine. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens en lampe à fente) mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par injection au niveau de l'œil (injection intravitréenne, sous conjonctivale), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Le développement de la DMLA chez l’homme, et par transposition chez l’animal, n’est pas douloureux. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue, ce stress sera minimisé par l'utilisation de tapis, de lampe ou d'enceinte de réveil chauffants.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les études d’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure (estimé à environ 10%, hormis ceux exclus pour cause de points limites) pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire. Ces animaux sont des animaux qui sont exclus de l'étude en raison d'un défaut anatomique ou physiologique détecté aux examens de baseline au niveau de l'œil avant le début de l’étude. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Compte tenu de la complexité de l’organe nous aurons donc recourt à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif grâce à un test, sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (enceinte chauffante, coussin, ou lampe). Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris et des rats ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie, âgés de minimum 5 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 5 jours.
Formation de concepteurs de projet et d’expérimentateurs utilisant des souris
- Formation professionnelle
Valider une formation réglementaire obligatoire pour qui veut expérimenter sur des animaux non-humains : c'est à cela que servent ces séances, où 36 stagiaires et 6 formateurs par an manipulent des souris éveillées. 420 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin des travaux pratiques. Chaque animal subit jusqu'à six préhensions et six contentions de moins de trente secondes par des personnes débutantes, plus une injection de sérum physiologique, sur une séance de deux heures. Le porteur précise que ces souris sont des reproductrices âgées ou des individus dont les caractéristiques génétiques empêchent l'adoption, et présente le fait de les faire manipuler par des novices comme un bénéfice à moyen terme pour les animaux non-humains utilisés en recherche.
Objectifs
Pour tout concepteur de projet et tout expérimentateur utilisant des animaux à des fins scientifiques, l'utilisation d'animaux est conditionnée, par la réglementation européenne en vigueur, à la validation d'une formation spécifique. Dans cette formation plusieurs items sont imposés dont un item portant sur les éléments théoriques et pratiques des interventions dites faiblement invasives, comme par exemple une injection d'un médicament ou une prise de sang. Nous prévoyons d'aborder la partie pratique de cet item à travers le visionnage de vidéos, l'utilisation de mannequins et l'observation et la manipulation (préhension, contention) de souris vigiles. La formation s'adresse à un public qui n'est pas familiarisé avec la manipulation d'animaux et qui sera amené à en manipuler dans le cadre de stages d'études et/ou de programmes de recherche biomédicale. Notre objectif est de donner l'opportunité aux stagiaires d'approcher l'animal vigile, d'observer les réactions de l'animal au contact de personnes non familières, d'appréhender ses propres réactions lors de la manipulation d'animaux vigiles, et d'acquérir les bonnes pratiques de manipulation dans le cadre des 2 gestes, préhension et contention, qui sont réalisés au préalable de toute intervention sur l'animal.
Bénéfices attendus
Les stagiaires seront les bénéficiaires de cette formation à court terme ; il s'agit de doctorants et de personnels (chercheurs et personnels techniques) de laboratoires de recherche oeuvrant dans le domaine biomédical et d'étudiants en master 2 qui se préparent à faire un stage de fin d'études ou à travailler dans la recherche fondamentale en biologie animale ou appliquée à la santé humaine ou animale. Le contact de l'animal vigile dans un cadre sécurisant pour les stagiaires et l'apprentissage des bonnes pratiques de préhension et de contention contribuent à la bientraitance animale lors de l'utilisation des animaux en science. Ainsi, à moyen terme, il y a également un bénéfice attendu pour les animaux utilisés dans les programmes de recherche.
Procédures
Tous les gestes se feront sur des animaux vigiles : au maximum chaque animal sera soumis à 6 préhensions, d'une durée de moins de 30 secondes chaque, à 6 contentions, d'une duréee de moins de 30 secondes chaque, et à 1 injection de sérum physiologique d'une durée de moins de 15 secondes.
Impact sur les animaux
Douleur légère et temporaire (10 secondes) lors de l'injection. Stress léger à modéré sur la durée (2 heures) de la séance de travaux pratiques du fait de la présence des stagiaires et de la manipulation (préhension et contention) par des personnes débutantes.
Devenir
Les souris utilisées sont des animaux de réforme (reproducteurs âgés) ou sont issues d'élevage d'animaux génétiquement modifiés avec des caractéristiques génétiques qui limitent leur réutilisation dans des projets de recherche ou empêchent leur adoption pour éviter tout croisement avec des animaux de la faune sauvage. Tous les animaux seront donc mis à mort à la fin des travaux pratiques.
Remplacement
Les travaux pratiques seront précédés d'une séance de présentation théorique des interventions, de visionnage de vidéos récupérées sur des sites internet dédiés à l'utilisation des animaux en science et d'utilisation de mannequins. L'objectif de ce projet est de permettre aux stagiaires d'appréhender le concret de la manipulation des animaux, de se rendre compte des réactions de l'animal vigile manipulé et des sensations de la personne qui manipule, ce qui ne peut pas être actuellement simulé en réalité virtuelle.
Réduction
Nous prévoyons d'utiliser 1 à 2 animaux par stagiaire et par formateur ; le deuxième animal sera utilisé si le premier montre des signes de stress d'intensité modérée. Une seule session de formation sera réalisée par an et accueillera au maximum 36 stagiaires encadrés par 6 formateurs. La formation sera proposée 5 ans d'affilée. Il y aura donc besoin au maximum de 2 souris pour 42 personnes par an soit 84 souris par an et 420 sur la durée de la formation. Les animaux utilisés seront des animauxde réforme ou destinés à être mis à mort à court terme du fait de caractéristiques génétiques non adaptées aux programmes de recherche.
Raffinement
En amont des travaux pratiques, les stagiaires auront acquis des connaissances sur la biologie des souris, leur comportement et les signes de stress ou de souffrance. Le calme sera exigé sur toute la durée de la séance de travaux pratiques. La séance de travaux pratiques se fera par une approche progressive : mettre sa main dans la cage pour permettre aux souris de s'habituer aux stagiaires puis des gestes de plus en plus complexes seront proposés allant de la préhension à la contention de l'animal. Les formateurs montreront les gestes et proposeront aux stagiaires de les faire sous la surveillance du formateur ; les gestes seront validés par le formateur avant de passer au geste plus complexe si le formateur juge que le stagiaire est en état (stress limité) de le faire. Ainsi, pour limiter le stress de l'animal, la progression de l'apprentissage sera adaptée à chaque stagiaire. Des points limites gradés ont été définis ; leur atteinte conduira à une réaction sans délai des formateurs.
Choix des espèces
La souris est l'animal le plus utilisé actuellement en recherche fondamentale en biologie animale et en recherche appliquée à la santé, 2 des domaines majeurs auxquels se destinent les stagiaires en master 2 ou dans lesquels les doctorants et les personnels de laboratoire travaillent. Les animaux seront utilisés après sevrage, après avoir dépassé un poids de 20 g, de façon à avoir une taille bien adaptée à la préhension et à la contention par des personnes débutantes.
Tutorat sur les gestes techniques peu invasifs utilisés dans les procédures expérimentales sur le modèle rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 10
Nés dans l'élevage de l'établissement avec un génotype inutilisable pour ses projets de recherche, 350 souris et 10 rats étaient de toute façon promis à la mise à mort. Ils vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour entraîner du personnel aux gestes techniques, et tués à l'issue. Chaque animal peut recevoir jusqu'à trois types de gestes différents sur des jours distincts pendant trois semaines, administration orale, injections sur animal vigile ou anesthésié, deux prélèvements sanguins au maximum, et jusqu'à trente minutes d'anesthésie pour l'apprentissage de l'échographie. Le porteur indique qu'un apprentissage préalable sur mannequins sera proposé aux apprenants pour fixer la technique, sans le rendre obligatoire avant le passage sur les animaux.
Objectifs
Ce projet est consacré à l’entrainement du personnel sur les gestes techniques nécessaires à la bonne réalisation des procédures expérimentales, sur les espèces déclarées dans les projets de recherche de l’établissement. En complément de la formation, initiale le programme du tutorat permet d’assurer le niveau de compétence requis pour la qualification au poste de travail. Ce programme inclut la formation aux aspects pratiques et aux gestes techniques sur les espèces concernées par le poste de travail. Un entrainement régulier et une bonne compétence du personnel sont indispensables à une réalisation efficace des études, augmentant la fiabilité des résultats, et respectant le bien-être animal par la pratique de gestes maitrisés. La formation aux différents gestes techniques peu invasifs sera mise en place dans ce tutorat. Les tutorés seront supervisés dans l’accomplissement de leurs tâches par un tuteur présentant les qualifications et l’expérience adéquates, jusqu’à ce qu’ils aient démontré qu’ils possèdent les compétences requises. Ce programme de tutorat sur différents gestes techniques permettra de 1-donner les éléments théoriques sur la bonne réalisation du geste en respectant le bien-être des animaux, 2-réaliser des démonstrations par le tuteur, 3-mettre en pratique sous surveillance rapprochée, 4-valider la compétence et l’autonomie du tutoré.
Bénéfices attendus
Ces sessions de formation sur l’animal permettront une amélioration de l’apprentissage des concepteurs et applicateurs concernant les gestes de base et puis secondairement plus complexes sur le vivant. Les enseignants seront présents pour parfaire les gestes des apprenants, discuter et faire un « debriefing » à chaque fin de séance. Ces sessions viendront compléter les formations reçues au préalable par l’apprenant. L’avantage de la formation par tutorat est de pouvoir acquérir des gestes plus assurés et efficaces pour améliorer le confort des animaux avec une diminution du temps d’exécution des gestes, une contention ou anesthésie d’une plus courte durée et une meilleure récupération des animaux qui seront utilisés dans les futurs projets. Un entrainement régulier et une bonne compétence du personnel, sont indispensables à une réalisation efficace des études, augmentant la fiabilité des résultats, et respectant le bien-être animal par la pratique de gestes maitrisés.
Procédures
Les gestes concernés par ce tutorat seront des techniques d'administrations avec le geste d'administration orale, les techniques d'injections sur animaux vigiles ou anesthésiés et l'apprentissage du suivi des animaux en echographie. Trois types de gestes techniques peu invasifs pourront être réalisés au maximum sur un même animal sur des jours différents. Un interval de minimum 3 jours sera à respecter entre les séances de formation. Les prélèvements de sang seront limités à un prélèvement par semaine pour un maximum de 2 prélèvements par animal. Les animaux entrant en procédure pourront être utilisés pendant 3 semaines. Ils seront pesés avant de commencer la procédure et chaque geste technique. Les gestes d'administration et injection peuvent occasionner un stress ou douleur de faible intensité de trés courte durée (quelques secondes). Pour l'acquisition en echographie, il n'y a aura pas de douleur car aucune injection mais les animaux peuvent rester sous anesthésie 30 minutes.
Impact sur les animaux
L'ensemble des procédures seront légères, les gestes qui le nécessitent seront réalisés sous anesthésie pour limiter le stress des animaux. Lors des contentions les animaux même habitués peuvent avoir un léger stress. L’introduction d’une aiguille lors des gestes d’injection et prélèvements peut occasionner une très légère douleur de courte durée.
Devenir
Les animaux utilisés dans cette procédure de formation sont des animaux surnuméraires d'élevage ayant un génotype non adéquat pour les projets de recherche de l'établissement et sont donc destinés à l'euthanasie. Ils ne pourraient pas être réutilisés pour d'autres études ni être replacés.
Remplacement
Ce projet consiste à former les personnels aux gestes techniques sur animaux vigiles, il ne sera donc pas possible de remplacer completement le modèle animal dans ce projet. Mais il sera proposé aux apprenants de débuter par un apprentissage théorique sur des mannequins pour fixer la technique avant de passer à la réalisation des gestes sur animaux. Ainsi des entrainements sur supports inertes pourront être réalisés afin que les apprenants puissent se concentrer ensuite sur les gestes techniques
Réduction
Un nombre minimal d'animaux est prévu pour assurer un bon enseignement à chacun des participants et la possibilité de renouveler les phases de tutorat. En effet, l’acquisition des compétences nécessite de pouvoir répéter les gestes techniques pour que la personne atteigne le niveau de compétence requis. Ce niveau de compétence est évalué par le formateur, lors des séances de tutorat. Le nombre d’apprenants choisi sera fait avec soin et limité pour un meilleur apprentissage, suivi et maintien des compétences. Des essais sur mannequins pourront être faits avant de passer sur l'animal pour réduire le nombre d’animaux utilisés. Plusieurs procédures pourront être réalisées sur le même animal pour limiter le nombre d’animaux. Les animaux utilisés pour ce projet ne seront pas générés pour ces études car nous réutiliserons des animaux de nos élevages destinés à l’euthanasie.
Raffinement
Les animaux de ce projet seront acclimatés à leur salle d’expérimentation et hébergement et habitués à la présence des apprenants au minimum 5 jours avant le début des procédures pour limiter le stress généré lors de leur préparation. Une étape cruciale avant de réaliser les gestes techniques peu invasifs sera d'apprendre et de maitriser la préhension et la contention des animaux. En effet la contention correcte des animaux est déterminante pour la qualité des administrations à réaliser ensuite chez les animaux. Une première partie du tutorat pourra être réalisée sur modèles inertes pour fixer la technique des apprenants avant de passer sur l'animal. L’apprentissage du maintien de l’anesthésie, de l’analgésie et du monitoring sera également enseignée et à maîtriser avant de passer à une procédure complète d’acquisition sur animaux vivants anesthésiés ou vigiles. Une attention particulière sera également faite sur le suivi des animaux et leur observation (reconnaissance des signes de douleurs, pesée à l'aide d'une grille de score). En effet le suivi des animaux en expérimentation repose sur la capacité à savoir reconnaitre des signes de souffrance et remplir correctement une grille de score. Cette étape sera donc vérifiée en tutorat.
Choix des espèces
Les apprenants seront formés sur les rats ou souris en fonction du modèle d’étude choisi dans leurs procédures expérimentales. Les animaux utilisés pour ce tutorat seront des adultes à partir de 8 semaines. Ce seront des animaux surnuméraires d'élevage sevrés et ayant effectués une période d'habituation avant de débuter les formations. Attendre un âge de 8 semaines permettra d'avoir des animaux aldultes suffisamment habitués et manipulés avec un poids correct pour débuter les formations.
Formation pratique à la cryoablation en radiologie interventionnelle avant applications cliniques humaines
- Formation professionnelle
Vingt cochons de trois à quatre mois vont être utilisés pour entraîner des radiologues et des chirurgiens à la cryoablation, une technique de destruction des tissus par le froid. Chacun est sédaté puis maintenu sous anesthésie générale jusqu'à quatre heures pendant que jusqu'à quatre apprenants pratiquent des gestes sur le foie, les reins et la peau, avant d'être tué sans avoir repris conscience. Le porteur décrit un risque d'hypothermie lié à la durée de l'anesthésie ainsi que des risques d'hémorragie et de douleur liés aux gestes, et précise que la durée dépend des compétences des apprenants. Il affirme que les simulateurs ne reproduisent pas la manipulation des tissus vivants et qu'"aucune autre méthode ne permet de former efficacement les praticiens" à cette technique.
Objectifs
La cryochirurgie, aussi appelée cryoablation ou cryothérapie, est une technique de chirurgie mini-invasive utilisée pour détruire des tissus pathologiques, comme par exemple des tumeurs cancéreuses, en les congelant. Cette technique entre dans l'arsenal thérapeutique des radiologues interventionnels qui, sous guidage par imagerie, peuvent appliquer ce traitement tout en limitant les effets secondaires pour les patients. Notre équipe, précurseur en France de l'utilisation de la cryoablation à l'azote liquide, souhaite partager son expertise dans ce domaine. L'objectif de ce projet est d'organiser des ateliers pratiques de formation à la cryoablation, visant à améliorer les compétences des médecins, radiologues interventionnels et chirurgiens en formation, en leur permettant de pratiquer dans des conditions réalistes avant une application clinique chez l'humain. Ainsi la formation comprendra un cours théorique, l'observation de cas cliniques humains en milieu hospitalier et une séance de travaux pratiques sur des porcs anesthésiés, objet de cette demande d'autorisation de projet.
Bénéfices attendus
La radiologie interventionnelle, et les traitements mini-invasifs comme la cryoablation, s'imposent ces dernières années comme solution privilégiées pour le traitement de lésions cancéreuses en fonction de leur taille, de leur nombre et de leur localisation. L’objectif de cet atelier est avant tout la mise en oeuvre de techniques avancées de cryoablation dans des conditions similaires à celles rencontrées dans la pratique clinique et l’accélération de la courbe d’apprentissage pour des praticiens en formation. Ainsi, à long terme, l’utilisation de modèles porcins lors de ces procédures permettra aux participants d'améliorer la sécurité des interventions humaines, en réduisant le risque d'erreurs lors de la première application sur des patients.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une injection intra-musculaire pour la sédation (quelques secondes). Puis il sera sous anesthésie generale pendant un maximum d’une demie-journée (4 heures) pour la réalisation de plusieurs gestes de cryoablation sur différents tissus. La durée de réalisation des gestes dépendra des compétences des apprenants. Il sera euthanasié en fin de procédure toujours sous anesthésie.
Impact sur les animaux
En dehors des contraintes liées à la préparation de l'animal (stress au moment de la prémédication), cette procédure sans réveil exposera les animaux à un risque d'hypothermie liée à la durée de l'anesthésie, ainsi qu'à des risques d'hémorragie et de douleur liés aux gestes chirurgicaux réalisés. La gestion de la douleur, de l'hémostase et de l'anesthésie générale seront rigoureusement surveillées.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour éviter toute souffrance liée aux chirurgies réalisées.
Remplacement
Des essais sur "fantôme en silicone" pour le maniement de l’aiguille et de la machine sont réalisés avant la mise en oeuvre de la cryoablation sur l'animal. Cependant les simulateurs et la formation théorique ne reproduisent pas la manipulation des tissus vivants, surtout pour des techniques aussi précises. L'apprentissage nécessite des conditions réalistes, que seule la pratique sur modèle vivant peut offrir. Le modèle animal permettra de créer des scénarios plus réels avec cibles dans le foie et dans les reins, ainsi que pour la protection de la peau lorsqu'il s'agit de tumeurs sous-cutanées. Le modèle porcin permet une simulation fidèle, essentielle pour apprendre les gestes avant d'intervenir sur un patient. Aucune autre méthode ne permet de forme efficacement les praticiens à cette technique spécifique.
Réduction
Le nombre d'animaux sera minimisé en optimisant chaque session pour permettre de former jusqu'à 4 participants sur le même animal, en tenant compte du nombre de sessions de formation prévisibles répondant à la demande et fonction du nombre d'inscrits.
Raffinement
Pendant la période d'acclimatation, les procédures habituelles seront appliquées : contacts et observations quotidiennes par les soigneurs, hébergement en groupe de 2 individus minimum, environnement adapté et enrichi. L’animal sera placé sous anesthésie générale durant toute la durée de l’intervention jusqu’à sa mise à mort, avec la mise en en place de point limites qui indiqueront la conduite à tenir en fonction des paramètres contrôlés.
Choix des espèces
Le modèle porcin permet de réaliser l’ensemble des interventions réalisables chez l’Homme. La taille des organes et l’anatomie de ce modèle en sont proches et les gestes techniques à réaliser sont les mêmes. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3-4 mois, pour des raisons techniques (poids autour de 30-35 kg). En effet, à ce stade de développement l’anatomie correspond à celle de l’humain et permettent donc de réaliser les gestes dans de bonnes conditions.
Administration intrathécale et prélèvement de LCR chez le rongeur, dans le cadre de formations, et d’études de toxicologie, pharmacologie et pharmacocinétique.
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 965
965 souris et 965 rats vont être utilisés, chacun subissant une chirurgie de vingt à trente minutes pour poser un cathéter au contact de la moelle épinière. Le niveau de souffrance déclaré est sévère et tous sont tués à l'issue. Le porteur indique que l'intervention peut provoquer une hémorragie pendant l'opération, une infection, une douleur prise en charge à la buprénorphine, ainsi qu'une paraplégie ou une parésie qui conduira à la mise à mort de l'animal, risque qu'il rattache en particulier aux séances de formation. Le chiffre de trois milliards de personnes atteintes d'une maladie neurologique ouvre la justification d'un projet qui sert d'abord à entraîner des opérateurs et à conduire des études de toxicologie réglementaire.
Objectifs
L’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires, lesquelles sont indispensables pour initier l’évaluation clinique d’un xénobiotique. Ce projet a pour objectif : • d’administrer par voie Intrathécale (IT) des composés ne passant pas, ou peu, la Barrière Hématoencéphalique (BHE), ou pour lesquels l’information n’est pas connue • prélever du liquide Céphalo-Rachidien (LCR) 1. Les maladies neurologiques : un important besoin médical non satisfait En 2023, plus de 3 milliards de personnes dans le monde étaient atteintes d’une maladie neurologique pour lesquels il n’existe aucun traitement satisfaisant. Elles constituent la principale cause de problèmes de santé et de handicap dans le monde, et provoquent un véritable drame humain, social et économique. 2. Le projet Du fait de la complexité des organismes vivants, il n’existe actuellement aucun modèle de remplacement pour prédire la toxicité d’un xénobiotique. Seule l’expérimentation animale permet de définir leur innocuité avant les premiers essais chez l’homme. De nombreux xénobiotiques, ne passant pas la BHE, doivent être administrés au contact direct du Système Nerveux Central (SNC) pour atteindre des concentrations efficaces. De même, le prélèvement de LCR est indispensable pour suivre un composé dans ce compartiment, et également comme outils de diagnostic (examens cytochimiques). Enfin, l’administration IT et les prélèvements simultanés de LCR et de sang permettent de caractériser le passage au travers de la BHE d’un composé, afin de déterminer si une autre voie d’administration, plus conventionnelle, est envisageable. A. Les techniques mises en œuvre Traitement IT : chez le rongeur, du fait de la petite taille des structures médullaires, l’administration intrathécale est réalisée à l’aide d’un cathéter sous-dural introduit après laminectomie et incision de la dure-mère. Prélèvement de LCR : il est réalisé par ponction percutanée dans la cisterna magna. B. Livrables Ce projet a deux composantes : 1- conduire un plan de formation initiale et continue pour des collaborateurs réalisant des administrations intrathécales et des prélèvements de LCR rat/souris 2- conduire des études nécessitant l’utilisation de ces voies d’administration ou de prélèvement chez le rat et la souris
Bénéfices attendus
En 2023, plus de 3 milliards de personnes dans le monde étaient atteintes d’une maladie neurologique pour lesquels il n’existe aucun traitement satisfaisant. Elles constituent la principale cause de problèmes de santé et de handicap dans le monde. Elles provoquent un véritable drame humain, social et économique. Le SNC est isolé du reste de l’organisme par la BHE, laquelle contrôle étroitement les échanges entre les compartiments sanguin et SNC. Cette barrière filtre et empêche le passage de nombreuses molécules thérapeutiques potentielles. De ce fait, les composés ne passant pas la BHE, doivent être administrés au contact direct du SNC pour atteindre des concentrations efficaces. La voie IT est le plus souvent privilégiée dans ce contexte. En parallèle des études d’efficacité, la toxicologie règlementaire permet de caractériser les effets toxiques d’un xénobiotique afin de sécuriser les essais chez l’homme. C’est l’objet premier de cette demande d’autorisation de projet. En effet, l’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires. Dans ce contexte, la voie d’administration IT sera privilégiée afin de mimer la voie d’administration qui sera utilisée chez l’homme ou étudier les propriétés pharmacocinétiques d’un composé. Concernant les prélèvements de LCR : ils sont utilisés pour suivre le composé au cours du temps et établir son profil pharmacocinétique, déterminer son passage au travers de la BHE, mais aussi comme outils de diagnostic (examens cytochimiques). Donc, à court terme, le bénéfice premier de la mise en œuvre de ce projet sera l’établissement du profil toxicologique et pharmacocinétique d’un composé, après formation du personnel. A plus long terme, les données obtenues au travers des études de toxicologie réglementaire feront partie intégrante du dossier Européen IMPD (Investigational Medicinal Product Dossier), lequel permettra de motiver une demande d’essai clinique qui débouchera peut-être sur la commercialisation d’un nouveau médicament.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie pour l'administration intratéchale d'un xénobiotique, ainsi que pour des prélèvements de liquides céphaloréchidiens (20 à 30 minutes d'intervention). Des prélèvements de sang pourront être effectué sous anesthésie légère ou vigiles dans le respect des recommandations (5 minutes par prélèvements environ).
Impact sur les animaux
Pratiqué correctement, l’administration IT et le prélèvement de LCR n’induisent pas de mortalité. Néanmoins, cela reste possible dans le cadre de la formation. Mais un apprentissage graduel, sous la supervision d’un tuteur, permettra de limiter au maximum ce risque. La chirurgie, nécessaire à l’implantation d’un cathéter sous dural, peut induire une hémorragie peropératoire. La pratique permettra de réduire, voire de supprimer ce risque. Ces techniques (administration/prélèvement) sont réalisées au contact de la moelle épinière. Il existe donc un risque de paraplégie/parésie qui conduiront à l’euthanasie des animaux. Comme tout acte invasif, un risque d’infection est présent. Il sera géré par l’asepsie locale et l’administration d’une antibiothérapie prophylactique. Une douleur peut également émerger. Elle sera gérée par anticipation à l’aide de buprénorphine. Le stress est inhérent à toute manipulation d’animaux. Il sera limité grâce à une phase d’habituation/acclimatation, un hébergement collectif et l’ajout d’enrichissements. En cas de signes d’infections, de signes neurologiques, ou d’effets toxiques importants liés à l’administration (perte de poids importante, inflammation sévère, douleur sévère, paraplégie) l’animal sera euthanasié afin de procéder à un examen anatomopathologique dans le cadre de l’étude de toxicité réglementaire, selon les recommandations de l’ICH/EMA.
Devenir
Les animaux seront euthansiés à la fin des procédures.
Remplacement
La toxicologie étudie les interactions entre un agent toxique potentiel (xénobiotique) et une ou plusieurs cibles. Ces interactions recouvrent les effets du xénobiotique, ou ses produits de dégradation, sur la ou les cibles, mais aussi l’action de la ou les cibles sur l’agent toxique. Une bonne compréhension des mécanismes de toxicité est donc indissociable d’une bonne connaissance des mécanismes physiologiques, développementaux, cellulaires et moléculaires. Actuellement, l’ensemble des cibles potentielles et les mécanismes conduisant à une toxicité ne sont pas complètement élucidés et ne peuvent donc pas être modélisés. Il n’existe donc pas de modèle de remplacement. C’est pour cela que la règlementation (lignes directrices Ides instances médicales et pharmacologiques) impose d’évaluer la toxicité potentielle d’un composé thérapeutique sur 2 espèces animales avant tout essais chez l’homme. Concernant la formation : l’utilisation d’animaux est nécessaire afin de s’assurer de la bonne maîtrise des gestes techniques qui seront exécutés pendant les études de toxicologie. Cela permet également de suivre l’état clinique des animaux après traitement intratéchal et prélèvement de LCR, et de s’assurer l’absence de biais expérimental. De plus, le manque actuel de modèle mimant de manière satisfaisante l'anatomie des animaux implique le recours à l’animal.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux dans les études de toxicologies : • nous nous assurerons de la validité et de la prédictivité des données acquises avant de démarrer toute expérimentation, pour ne pas évaluer des composés non pertinents • des études pilotes sont réalisées, de deux types : études MDT - dose maximale tolérée ; études DRF ou dose rang findings, pour détermine la plage de doses appropriée). Elles ont pour objectif d’évaluer graduellement la toxicité des composés et de rechercher les doses les plus prometteuses sur un nombre limité d’animaux (1/dose pour une MTD, de 3 à 5 pour une DRF) Concernant les études de toxicologie règlementaires : le nombre d’animaux par groupe est fixé dans les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques. Ce nombre est considéré comme le minimum acceptable permettant une interprétation pertinente des données et la caractérisation correcte des effets toxiques potentiels. Pour la formation : le nombre d’animaux utilisé sera le minimum suffisant pour garantir la maîtrise et la reproductibilité des gestes. Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement, ils seront autant que possible réutilisés d’autres procédures expérimentales (légère à modérée).
Raffinement
Le raffinement de nos procédures inclue : • la gestion du stress et de l’angoisse: les animaux seront acclimatés (animalerie, nouveaux congénères, environnements de test) pendant 7 jours, et habitués à la manipulation et à la contention. Ils seront également hébergés à 3 par cage au minimum, pour augmenter les interactions sociales, dans un environnement enrichi • la prise en charge précoce de la douleur : un même opérateur observera matin et soir chaque animal. La douleur sera objectivée en fonction de modifications de l'apparence, de la posture et du comportement. En parallèle, une échelle de douleur Grimace Scale sera employée. Dès les premiers signes de douleur, les animaux seront traités à la buprénorphine pendant 7 jours. • 2 évaluations cliniques quotidiennes : activité, poids, hydratation, transit, activité vésicale/infections urinaires, cicatrisation • des soins vétérinaires adaptés : compléments alimentaires, sérum physiologique, antibiotique, analgésique • l’intégration de points limites stricts : une grille précise d’évaluation sera utilisée afin d’anticiper la mise à mort si nécessaire. Dans tous les cas, l’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation
Choix des espèces
Les études de toxicologie réglementaire in vivo sont régies par les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques. Ces études nécessitent l’utilisation d’au moins 2 espèces animales (rongeur et non rongeur). Le rat et la souris sont 2 espèces retenues pour ces études du fait de leur prédictivité. Les espèces non rongeurs font l'objet d'un projet particulier. A partir de 6 semaines, en accord avec les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques
Formation au Diplôme d’Etude spécialisé (DES) de chirurgie
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former des internes en chirurgie, pas produire des connaissances : 120 porcelets de 40 kg sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal est opéré pendant environ trois heures par quatre chirurgiens de spécialités différentes, qui enchaînent sur lui des gestes thoraciques, abdominaux, digestifs et vasculaires. Le porteur présente cette mutualisation comme une mesure de réduction, tout en indiquant que la demande annuelle d'inscriptions est quatre fois supérieure à ce qu'il peut accueillir. Il affirme que les simulateurs et la réalité immersive ne permettent pas d'apprendre à gérer une hémorragie, et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisées par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire... Plusieurs chirurgiens de différentes spécialités pratiquent sur le même porcelet (4 chirurgiens/porcelet) pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Ainsi sur un même animal, plusieurs techniques de diverses spécialités sont réalisés. La durée de la chirurgie sera d’environ 3h.
Bénéfices attendus
Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 3h, sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles dédiés sont réalisés pour la sédation, l’anesthésie et l’analgésie.
Devenir
Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation.
Remplacement
Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie viscérale pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain. Ces animaux sont opérés sous anesthésie générale. Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive. Cependant, ces dispositifs ont leurs limites. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.
Réduction
Nous avons de très nombreuses demandes d’inscriptions sur les formations proposées, la demande annuelle est multipliée par 4. Nous avons investi dans des simulateurs virtuels et nous utilisons des sous-produits animaliers pour réduire le nombre annuel d’animaux vivants. Nous prévoyons 24 animaux/an (soit 120 animaux/5 ans). Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, plusieurs chirurgiens pratiquent sur le même animal ; plusieurs chirurgiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif d’utiliser moins d’animaux.
Raffinement
La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie (avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal.
Choix des espèces
Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.
Formation aux techniques in vivo standards en Recherche et Développement (R&D)
- Formation professionnelle
Rats : 80
Cochons d'Inde : 80
Hamsters dorés : 70
Hamsters de Chine : 10
Lapins : 80
Cochons : 20
Former le personnel aux gestes techniques d'une activité de recherche et développement, sur des animaux vivants, constitue l'objet de ce projet. 1 340 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 1 000 souris, 80 lapins, 80 rats, 80 cochons d'Inde, 70 hamsters dorés, 10 hamsters de Chine et 20 cochons. Chaque séance comporte une à trois interventions par animal sur trente minutes, injections, prises de sang, anesthésies parfois répétées, lavages broncho-alvéolaires avec chute de la saturation en oxygène, le porteur reconnaissant que les personnes à former ne maîtrisent pas les gestes et peuvent provoquer saignements et douleurs par erreur technique. Quarante animaux seront réutilisés et vingt lapins ou cochons placés en adoption quand les conditions le permettent, les 1 280 autres étant tués, et le porteur justifie l'ensemble par une obligation réglementaire de formation qu'il qualifie d'"indispensable".
Objectifs
- Educatif : La formation sur animaux est indispensable pour la qualification du personnel et la maitrise des gestes techniques et ainsi pouvoir observer que ceux-ci correspondent bien aux règles de l’art et qu’aucun impact clinique n’est constaté suite à la réalisation des gestes techniques. - Réglementaire : La formation du personnel avec démonstration de la compétence est une obligation réglementaire (décret 2013-118, section 6, sous-section 4, paragraphe 2).
Bénéfices attendus
La formation du personnel aux gestes techniques permet d’avoir des personnes parfaitement formées et compétentes, et travaillant de façon harmonisée avec du matériel optimisé. Les bénéfices sont principalement éthiques : pour le bien-être de l’animal manipulé (raffinement), ainsi que pour consolider la reproductibilité du geste et donc éviter d’avoir à refaire l’étude (réduction). Des gestes maitrisés permettent également de limiter le risque de blessure pour l’opérateur
Procédures
Les animaux sont soumis à des sessions de formation à l’administration de produits non irritants et/ou de prélèvements de sang. Par séance de formation, ils vivront entre 1 et 3 interventions ; pour une durée totale de 30 minutes
Impact sur les animaux
Les nuisances sont : - la sensation de piqûre de l’aiguille pour les injections et prélèvements. - l’anesthésie potentiellement répétée notamment pour certains types de prélèvements sanguins - la chute de la saturation en oxygène du sang pendant quelques minutes dans le cas des lavages broncho-alvéolaires. Par définition, les personnes à former ne maitrisent pas complètement les gestes techniques. Bien qu’une formation théorique préalable et un accompagnement par une personne compétente soit assurés, il est possible que des erreurs techniques surviennent induisant des effets indésirables comme des saignements de faible intensité et de courte durée lors des prélèvements sanguins, ou de légères douleurs induites par une injection dans un compartiment non adéquate (péri-veineux ou intra-intestinal par exemple).
Devenir
Lorsque cela est possible (pas de formation au prélèvement terminal, pas de procédure invasive, bon état de santé de l’animal, pas d’hébergement dans un milieu bioconfiné, statut sanitaire compatible, structure d’accueil identifiée et disponible), des démarches de réutilisation, de replacement et/ou d’adoption sont enclenchées. Lorsque toutes les conditions ne sont pas réunies, les animaux sont euthanasiés en fin de procédures expérimentales.
Remplacement
Lorsque cela est possible, les gestes sont réalisés sur des matières non vivantes (plastique, textile, tissus morts, ou composition diverse) afin de s’entrainer au geste avant de pratiquer sur animal vivant. Des dispositifs ont déjà été testés, tous n’ont pas été retenus (ex : des animaux en plastique trop rigides pour s’entrainer à de la contention). Une veille scientifique est assurée par notre équipe (vétérinaires, managers, techniciens) via les publications, le réseau, la visite d’un centre de formation aux gestes techniques sans animaux, les formations (ex : ComEd), etc. afin de ne rater aucune opportunité à la formation sans animaux vivants.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est raisonné selon le nombre de personnes à former, l’expérience de ces personnes, le nombre de techniques à apprendre, la difficulté technique, le nombre de techniques réalisables sur un même animal et sur la base des expériences terrain comme étant le minimum pour s’assurer qu’une personne maîtrise un geste technique. Aucune approche statistique n'est envisageable pour ce projet, le nombre d'animaux utilisé étant tributaire du nombre de personnes à former et de leur niveau initial. Dans la mesure du possible, des animaux d’autres procédures pourront être utilisés pour cette formation. Pour qu’ils soient réutilisés, il faut que la procédure précédente soit considérée comme « légère ou modéré» et qu’ils soient en bon état de santé. Aucun animal ayant subi une procédure sévère ou ne présentant pas un bon état général ne pourra être utilisé pour la formation. Enfin, un effort de réduction est appliqué chez les rongeurs par l’utilisation d’un appareil d’imagerie qui permet de visualiser la localisation de l’injection (IC, IP, IM, ICe ou SC) -et donc valider le geste technique sans avoir à euthanasier l’animal - permettant ainsi de réutiliser l’animal par la suite.
Raffinement
Moyens entrepris au niveau du projet ou de la procédure pour réduire le niveau de souffrance : une formation théorique est dispensée à l’arrivée des personnes avec du texte, des supports visuels (photos, vidéos). Avant maitrise des gestes de prélèvements et d’administration (hors IP), les animaux sont anesthésiés.
Choix des espèces
La formation du personnel doit prendre en compte toutes les espèces sur lesquelles il est amené à réaliser des gestes techniques dans le cadre des projets de recherche. Ces espèces sont définies et justifiées dans les protocoles des procédures de R&D. Le programme est développé en lien avec le responsable du suivi des compétences et le manager. D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : taille des animaux (voie ou volume des administrations, volume de prélèvement,…). Ces espèces correspondent aux espèces déclarées et validées dans l’agrément d’établissement utilisateur, ainsi qu’aux espèces déclarées dans les projets de recherche et développement. Ce sont donc les espèces pour lesquelles le personnel doit être formé s’il ne l’est pas déjà Les animaux utilisés sont ceux demandés dans les protocoles d’étude de la R&D. Les souris peuvent être utilisées nouveau-nés dans le cadre de besoin projet (ex : développement de candidat vaccin pour des nouveau-nés). Si des souriceaux âgés entre 24h et
Programme de formation continue pour le personnel de recherche préclinique.
- Formation professionnelle
Les souris sont tuées à la fin de la formation pour que le personnel s'exerce aux méthodes de mise à mort. 300 d'entre elles vont être utilisées sur cinq ans, à raison de quinze tous les trois mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit successivement tous les gestes du programme : gavage quotidien pendant sept jours, injections sous-cutanées et intrapéritonéales tous les trois jours, prélèvement sanguin hebdomadaire sous anesthésie, tests de motricité, de stress et de mémoire chaque semaine. Le programme entretient les compétences techniques d'une équipe de zootechnie de trois personnes, que le porteur prévoit de doubler.
Objectifs
L’objectif principal du projet est de garantir la formation complète et continue du personnel de notre centre de recherche préclinique, dans le respect des normes éthiques et réglementaires, afin d'assurer le bien-être animal lors des expérimentations. Pour ce faire, plusieurs modules de formation sont proposés à l’ensemble du personnel utilisant des animaux à des fins scientifiques. Ces formations, exclusivement axées sur le modèle murin (souris), couvrent les thématiques suivantes : • Techniques de contention : méthodes appropriées pour manipuler les souris en minimisant leur stress. • Administration des substances : Par voie sous-cutanée Par voie intra-péritonéale (dans la cavité péritonéale : ventrale) Par gavage • Pratiques d'anesthésie : utilisation d’un appareil à chambre d’anesthésie (Induction et maintien sous anesthésie). • Prélèvements : Prélèvement sanguin en sous-mandibulaire • Tests de comportement pour évaluer le stress et la locomotion •Mise à mort : formation du personnel sur les méthodes de mise à mort du laboratoire. Ces formations visent à harmoniser les pratiques et à renforcer les compétences techniques du personnel, tout en maintenant un haut niveau d'exigence en matière de bien-être animal.
Bénéfices attendus
La formation en interne du personnel offre plusieurs bénéfices. Elle garantit une meilleure maîtrise des procédures spécifiques à l'établissement, renforçant ainsi la conformité aux réglementations éthiques et légales. En assurant une formation uniforme, elle favorise la réduction du stress et de la variabilité expérimentale, ce qui améliore la qualité des données obtenues. De plus, elle permet un suivi continu et une adaptation rapide aux nouvelles pratiques ou technologies, tout en renforçant l'engagement du personnel envers le bien-être animal. Enfin, elle contribue à créer une culture de responsabilité et de sensibilité éthique au sein de l'organisation.
Procédures
Interventions sur animaux, chaque souris est utilisée pour toutes les interventions : 1) Administration par gavage sur souris vigiles (Durée 15 sec ; 1x tous les jours pendant 7 jours) 2) Contention et administration sous-cutanée et intra-péritonéale (1x tous les 3 jours, 30 sec) sur souris vigiles. 3) Prélèvement sanguin (1x/7 jours, pendant semaines, durée 2 min) sur souris anesthésiées. 4) Tests de comportement pour évaluer la motricité, le stress ou encore la mémoire (1x par semaine, durée 10 min) sur souris vigiles.
Impact sur les animaux
Les techniques utilisées pour manipuler les souris et administrer des substances peuvent leur provoquer un stress important. Ce stress peut être causé par les manipulations répétées, les prises de sang, ainsi que les injections, qui peuvent entraîner des douleurs et des hématomes. Les tests comportementaux et les interventions sur des animaux éveillés génèrent également du stress, parfois prolongé, à cause de l'inconfort et de la peur occasionné Les prélèvements sanguins fréquents, réalisés chaque semaine, peuvent entraîner des effets indésirables comme de la fatigue, des ecchymoses ou une déshydratation. De plus, l'anesthésie peut également provoquer un léger stress. Cependant, nos méthodes d'euthanasie sont spécifiquement conçues pour limiter le stress des animaux.
Devenir
A l’issu des formations les souris seront mises à mort pour permettre au personnel de se former aux méthodes de mise à mort.
Remplacement
L'utilisation d'animaux est indispensable pour ces formations, dont l'objectif est précisément de former le personnel à l'expérimentation animale. Cependant, lors des premières étapes de formation, telles que la contention, l'administration sous-cutanée ou l'euthanasie, des modèles mimant l'animal peuvent être utilisés. Cette approche permet au personnel d'acquérir les gestes techniques de base tout en réduisant l'exposition initiale des animaux à des manipulations potentielles, assurant ainsi une meilleure préparation avant les interventions sur des sujets vivants.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire pour ce projet a été estimé sur la base des besoins en formation du personnel. Nous prévoyons l'utilisation de 15 souris tous les trois mois, pendant une période de 5 ans, pour assurer la formation continue et complète de notre équipe. L'équipe de zootechnie actuelle se compose de 3 personnes, et ce nombre devrait doubler au cours des prochaines années. L’estimation repose sur le nombre d'expérimentations et de techniques que le personnel doit maîtriser, ainsi que sur la fréquence des formations pour chaque nouveau projet ou nouvel arrivant. La période de trois mois correspond aux sessions de formation, et cette fréquence pourra être réduite selon les besoins des projets et des nouveaux arrivants. Le nombre de souris par session de formation sera également ajusté en fonction des besoins spécifiques. Chaque animal sera utilisé pour l’ensemble des gestes et procédures nécessaires à la formation, maximisant ainsi l'utilisation de chaque individu dans le cadre des objectifs d’apprentissage.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera suivi tout au long de nos formations. Les souris seront toujours hébergées en groupes dans des cages avec une surface réglementaire, avec un libre accès à l’eau et la nourriture. Un suivi des animaux a été mis en place en accord avec le comité de suivi du bien–être animal de notre établissement pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les animaux sont hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront à disposition des igloos, des bâtons à ronger et cotons pour la nidification. Les animaux seront suivis quotidiennement, permettant la détection précoce d’anomalies éventuelles. Des périodes d’acclimatations à l’hébergement comme à la manipulation permettront de limiter l’angoisse des animaux. Enfin, les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale gazeuse afin de minimiser le stress induit par cet acte sur les animaux.
Choix des espèces
Notre laboratoire n’est équipé que pour l’hébergement de souris, ainsi l’ensemble des formations dispensées au sein de notre laboratoire sera réalisé chez la souris. Des souris à différents stades de développement (Post-sevrage, juvéniles, adultes, adultes âgés) seront utilisées lors les formations, permettant au personnel de s'exercer aux gestes techniques sur des animaux de tailles variées. Cette approche offre également l'opportunité d'observer et de mieux comprendre les différentes étapes du développement de la souris, favorisant ainsi une adaptation des pratiques en fonction des spécificités liées à chaque stade.