Formation professionnelle
Formation du personnel aux techniques utilisées dans les procédures et développement/raffinement de techniques chez le lapin, furet, miniporc et chien
- Formation professionnelle
Chiens : 625
Furets : 40
Cochons : 175
1 590 animaux non-humains, lapins, chiens, cochons et furets, vont être utilisés pour former du personnel aux prélèvements, injections et chirurgies, et mettre au point des techniques, dans des procédures allant de la souffrance légère à la chirurgie sous anesthésie sans réveil. Une partie est réutilisée dans d'autres projets ou proposée à l'adoption, le reste est tué à l'issue des procédures chirurgicales. Le porteur indique des nuisances brèves lors des prélèvements et une douleur post-opératoire de quelques jours. Il affirme que la formation exige de reproduire sur animaux vivants les "conditions réelles" des expériences, et qu'avoir du personnel formé est "exigé par la réglementation".
Objectifs
Les objectifs sont de : - former le personnel de l’établissement utilisateur aux gestes techniques de prélèvement, d’administration et de chirurgie - le maintien de ces compétences dans le temps. Avoir du personnel formé et maintenir ses compétences est exigé par la réglementation. - mettre au point et/ ou développer de nouvelles techniques d’administration, d’anesthésie de prélèvement ou de chirurgie ou de modèles. Ces mises au point/ développements sont requis en amont des études précliniques réglementaires ou des procédures de prélèvements qui nécessitent des voies d’administrations, de prélèvements ou des procédures chirurgicales particulières ou des modèles particuliers, afin de valider ces techniques - améliorer des techniques déjà utilisées (raffinement de procédures/techniques existantes pour réduire l’impact négatif des procédures sur le bien-être animal).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie formation : • avoir du personnel formé , compétent et aux compétences entretenus garantit in fine la fiabilité des données générées dans les autres projets de l’établissement (évite la répétition éventuelle d’études) • limiter le stress, les contraintes et la durée des procédures/ contention pour les animaux lors des procédures. Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie développement/ raffinement de techniques : • permettre l’évaluation préclinique de nouvelles thérapies / médicaments pour l’homme ou pour les animaux, thérapies/ médicaments apportant un gain d’efficacité par rapport aux thérapie existantes, ou moins invasives que les thérapies existantes ou des effets indésirables moindres ou un degré de contrainte moindre pour le patient futur. • Diminuer le stress, les contraintes pour les animaux dans les études précliniques avec la validation de techniques moins invasives, ayant moins d’effets secondaires, ou plus rapides.
Procédures
Prélèvement de sang (1 à 2 par jour), Gavage orale (1 à 2 par jour maximum), Injection sous-cutanée, intra- musculaire ou intradermique (1 par jour) , Examen opthalmologique (1 par jour) – ces actes durent au maximum quelques minutes. Chirurgie sous anesthésie (jusqu’à quelques heures) avec un protocole et un suivi postopératoire adapté à l’espèce. Cette liste est non exhaustive.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève lors de procédures d’administration, de prélèvement de sang ou de pose de cathéter, n’excédant pas quelques minutes - Douleur légère à modérée en post-opératoire (quelques jours) pour les développements de techniques incluant de la chirurgie
Devenir
A l’issue des procédures N°1 à 4, les animaux seront réutilisés si possible dans un autre projet (par exemple études de toxicologie) si leur âge/ gabarit et antécédents est compatible. Les animaux ne pouvant pas être réutilisés seront proposés à l’adoption si leur état de santé est compatible et qu’il ne présente pas de danger pour l’environnement, la santé animale et les hommes. Les animaux seront euthanasiés a l’issue des procédures 5 et 6
Remplacement
Nécessité de réaliser les dernières étapes de la formation sur animaux vivants afin de mimer les conditions réelles des procédures expérimentales. L’utilisation d’animaux dans ce projet est essentielle afin de développer de nouvelles techniques qui seront utilisés ensuite dans des études précliniques ou dans des procédures de collecte de matrices (qui serviront pour le développement et la validation de techniques analytiques utilisées dans les études précliniques). Il est nécessaire de s’assurer au préalable que ces techniques sont bien adéquates et il faut donc mimer les conditions expérimentales de ces futures études ou procédures. C’est la raison pour laquelle, ce projet ne peut être réalisé in vitro, in silico ou ex vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux pour ce projet a été estimé en tenant compte du nombre théorique de personnel à former (recrutement pour remplacer ou création de postes, retour de congé longue durée, ….) et pour lequel un entretien de compétence est nécessaire, la variété de gestes techniques qui nécessitent une formation pratique, les potentiels développements nécessaires pour les futures études. Les gestes techniques suivants ne sont pas enseignés sur des animaux à seule visée de formation mais sont soit enseignés par tutoriat au cours des études soit ex-vivo réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés : implantation de micropuce, euthanasie, anesthésie, technique de suture des tissus. Pour la partie développement de techniques, des échanges sont réalisés avec les autres sites du groupe afin de collecter les pratiques et les procédures, ce qui permet in fine de limiter le nombre d’animaux utilisés. Dans la mesure du possible, les techniques sont d’abord mises au point ex vivo (si pertinent) afin de réduire le nombre d’animaux utilisés).
Raffinement
Le nombre d’actes de formation pouvant être réalisé par jour est limité (cf chaque procédure – 2 gavages maximum par jour). Les animaux utilisés dans les formations sont suivis quotidiennement (a minima une observation quotidienne), et ont regulièrement un examen physique. Les animaux utilisés dans ce projet bénéficient d’un programme d’enrichissement adapté à l’espèce (ex : planche de repos, batonnet de bois à ronger, jouet pour les lapins). Des points limites basés sur le comportement, l’état clinique et la perte de poids sont décrits dans une PSO interne et appliqués aux animaux de stock utilisés pour ce projet. Pour les développements/ mise au point, des points limites spécifiques sont décrits dans le plan d’étude ou la note technique si les points limites généraux de la PSO ne sont pas pertinents ou sont incomplets.
Choix des espèces
Il s’agit des espèces utilisées ensuite dans les études précliniques, les formations et développements de technique doivent donc se faire sur ces espèces. Du fœtus à l’âge adulte, puisque ces stades de développement sont utilisés dans l’étude préclinique
Formations à la manipulation, aux gestes techniques et aux outils d’imagerie in vivo chez la souris
- Formation professionnelle
3 930 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, non pour produire des connaissances mais pour entraîner du personnel aux gestes techniques et à l'imagerie. Elles servent de support à des injections, gavages et prélèvements de sang répétés, ainsi qu'à des séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur indique recourir majoritairement à des animaux de réforme qui devaient de toute façon être mis à mort, et présente cette réutilisation comme un raffinement. Il affirme que les mannequins et supports vidéo ne suffisent pas et qu'une pratique "de visu" sur l'animal est "indispensable".
Objectifs
La plateforme d’expérimentation in vivo présentée dans cette demande d’autorisation de projet est agréée en tant qu’établissement utilisateur d’animaux à des fins scientifiques. L'activité de l'animalerie est donc étroitement liée à différents projets de Centre de Recherche et d'hôpitaux associés. Les utilisateurs scientifiques sont donc nombreux et très souvent renouvelés du fait qu’ils s’agissent de post-doctorant, doctorant ou personnels techniques en CDD. Même s’ils possèdent déjà une formation de base règlementaire sur l’expérimentation animale, cette expérience ne permet pas forcément d’acquérir des techniques/gestes particuliers « classiques » à la bonne réalisation de leurs protocoles. C’est pourquoi afin d’améliorer la technicité des utilisateurs et de parfaire leurs connaissances des règles sur le bien-être lors de la manipulation des animaux, des formations dédiées devront être régulièrement proposées aux scientifiques et techniciens. Une première formation regroupera les gestes les plus simples et s’organisera sur une même séance sur une demi-journée et sur les mêmes animaux. Elle enseignera la manipulation sans stress, les injections péritonéales, sous-cutanées et intramusculaires et l’apprentissage de l’anesthésie gazeuse et chimique. Cette formation groupée sera proposée 2 fois par an pour 10 apprenants. Des gestes plus techniques seront également enseignés et auront une formation propre et distincte sur une demi-journée : Injection ou prélèvement dans le sinus rétroorbitaire ; Gavage ; Injection en veine caudale ; prélèvement de sang par la veine mandibulaire. Ces 4 formations différentes seront proposées une fois par an avec 10 personnes au maximum pour chaque formation. De plus en plus de protocoles en expérimentation animale nécessitent l’utilisation d’appareils d’imagerie in vivo demandant une connaissance et une bonne formation pour être utilisée en autonomie. C’est pourquoi des formations pour les 4 appareils que possède la plateforme seront proposées de façon spécifique 4 fois par an avec aux maximum 3 personnes par session.
Bénéfices attendus
Il est important de contrôler que tous les gestes techniques de bases en expérimentation soient assurés notamment au niveau du bien-être animal. Beaucoup de protocoles au sein de notre animalerie nécessitent une maîtrise parfaite de ces gestes. Les effectifs d’animaux de tous ces projets ne tiennent pas toujours compte de cela et un entraînement parait alors indispensable. Pour aller plus loin, de mauvais gestes peuvent entraîner des biais au niveau de l’expérimentation (mauvaises injections ou blessures de l’animal) pouvant conduire à écarter des animaux, créant un problème statistique, et conduisant à recommencer les expériences. Ces remarques s’accompagnent d’une réelle demande importante des utilisateurs de la plateforme d’être formés afin d’avoir une bonne confiance sur leur expertise pour manipuler les animaux. Les expérimentateurs tiendront compte de leur formation lors de la rédaction de leur DAP permettant de limiter le nombre d’animaux et la répétition des expériences. Enfin des gestes maîtrisés limiteront les blessures des animaux et permettront de diminuer les conséquences sur son bien-être et le besoins de soins médicamenteux.
Procédures
Les animaux seront soumis selon le geste étudié au stress de l’anesthésie ou de la contention et à la douleur légère provoquée par une aiguille ou une sonde de gavage. Pour les formations des différentes voies d'administration, du NaCl 0,9% sera injecté et de l'eau pour le gavage. Pour le geste de prélèvement rétroorbitaire ou dans la veine mandibulaire 50 µL maximum de sang seront prélevés toutes les 72 heures. Les injections intra-péritonéales, intra musculaires et sous-cutanée pourront être reproduites toutes les 48h. Les injections en veine caudale et dans le sinus rétroorbitaire ainsi que le gavage pourront être répétées toutes les 72h. Les entrainements ne dépasseront pas 2 ou 6 semaines selon la technicité du geste. Pour les techniques d'imagerie des agents exogènes peuvent être injectés de façon unique par les différentes voies d'administration citées et utilisées pour les formations.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis selon le geste étudié au stress de l’anesthésie ou de la contention et à la douleur légère provoquée par une aiguille ou une sonde de gavage. On peut aussi prendre en compte la gêne provoquée par la manipulation des personnes en cours de formation.
Devenir
Les souris sont mises à mort à la fin de l'ensemble des procédures car non utilisées dans d'autres projets
Remplacement
La bonne pratique de l’expérimentation animale dans la manipulation et la maîtrise des gestes techniques utilisés au sein de l'animalerie est l’objectif même de ce projet. Les formations reposeront donc sur la souris car cet animal représente la quasi entièreté de l’activité de la plateforme. Des supports vidéo sont utilisés pour la théorie ainsi que des mannequins qui sont des moyens très utiles pour des formations initiales pour un premier abord avec l’animal mais seule une pratique de visu sera efficace pour un apprentissage correct. Il est en effet important d’avoir le ressenti exacte des tissus de l’animal et de leur résistance, ce que ne peut pas apporter les mannequins et les supports vidéos. Pour les procédures d’imagerie décrites dans cette demande d’autorisation, un opérateur de la plateforme est chargé de conseiller les utilisateurs sur les possibilités et limites des techniques d’imagerie afin de ne pas utiliser des modèles animaux dans des conditions non adaptées.
Réduction
Afin de limiter la manipulation de ces animaux et d’en restreindre l’effectif, une première approche théorique avec des supports vidéos se substitueront à certaines démonstrations. De plus, certains actes pratiqués étant de sévérité légère, les animaux seront employés pour plusieurs gestes techniques, ce qui va dans le sens d’une réduction du nombre d’animaux manipulés. Majoritairement des animaux de réformes qui initialement devaient être mis à mort car hors protocole (mauvais génotype, pas le bon sexe, …), seront utilisés pour former les personnes aux gestes techniques. Cependant, il pourrait y avoir quelques exceptions notamment pour correspondre d’avantage aux besoins de formation et aux futurs protocoles d’imagerie que le stagiaire utilisera dans ces projets. En conséquence il pourra être nécessaire de commander avec des fournisseurs agréés des animaux plus spécifiques. Il ne s’agit pas d’un projet expérimental mais pédagogique. Une approche statistique n’est donc pas mise en œuvre et le nombre d’animaux manipulés pour cet apprentissage est réduit au strict nécessaire pour maitriser correctement les gestes : de 3 à 10 souris par personne formée en fonction de la complexité du geste. La stratégie pédagogique choisie est de permettre un apprentissage progressif en travaillant en effectif réduit, bien encadré, en multipliant les conseils et les démonstrations. Pour certains gestes techniques l’expérimentateur pourra s’entraîner de nouveau sur ses animaux une fois tous les 2 jours maximum ou une fois par semaine en fonction du geste (cf procédures). La formation sur les techniques d’imagerie a également pour but de promouvoir ces techniques qui permettent d’assurer un suivi longitudinal et donc de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
L’objectif est surtout de donner des consignes de bonnes pratiques pour la réalisation de ces actes et de familiariser la personne formée aux réactions de l’animal ce qui permettra d’améliorer grandement le confort des animaux inclus dans les protocoles et ainsi diminuer le stress induit. L’essentiel des souris utilisées lors des formations seront des animaux de réforme (issus d’élevage, mauvais génotype, pas le bon sexe, …) et n’étaient pas impliqués dans des protocoles expérimentaux, ils devaient donc être mis à mort. L’avantage qui ressort par rapport au « raffinement » est donc d’utiliser des animaux parfaitement familiarisés avec l’environnement de l’animalerie (et qui n’ont pas subi de transport), de cette manière les souris fournies aux personnes en formation sont moins stressées. Les formations sur les techniques d’imagerie ont pour but de promouvoir ces techniques qui permettent d’assurer un suivi longitudinal mois invasifs que les techniques classiques. Les acquisitions par imagerie (et l’épilation) sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane) afin d’éviter toute méthode de contention prolongée. Les échographies sont réalisées avec du gel d’échographie chauffé à 37°C, cette procédure reste non invasive et le degré de la douleur est estimé comme léger. L’imagerie photoacoustique, l'imagerie par fluorescence et l'imagerie X peuvent nécessiter en plus l’injection d’agent de contraste et de sondes fluorescentes par voie intra-péritonéale ou par voie intra veineuse ou voie lymphatique, le degré de douleur reste léger. L’imagerie par bioluminescence oblige préalablement à une injection de luciférine par voie intra-péritonéale, le degré de douleur est aussi estimé comme léger.
Choix des espèces
La recherche préclinique chez l’animal est devenue indispensable avant toute application clinique de nouvelles thérapeutiques. Les modèles de souris sont le plus souvent utilisés en cancérologie notamment par l’existence de modèles transgéniques mimant la pathologie humaine et d’outils permettant de caractériser ces modèles. C’est pourquoi toutes les formations proposées reposent sur la souris par rapport aux utilisateurs de l'animalerie et à leurs thématiques de recherche principales. Ceci justifie également que le plateau d’imagerie a exclusivement choisi d’acquérir des appareils d’imagerie destinée à ces rongeurs. Le stade de développement sera assez variable et fonction de la disponibilité des animaux de réforme au moment des formations. Cependant il sera privilégié des souris âgées de 8 semaines, pour manipuler des animaux adultes jeunes susceptibles de mieux supporter les manipulations des nouveaux utilisateurs. S’il s’agit de souris transgéniques susceptibles de présenter un phénotype dommageable, elles entreront dans le cadre de la formation bien avant que le phénotype n’apparaisse.
Etudes histologiques chez les rongeurs
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
Rats : 100
200 souris et 100 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil par exsanguination puis dissection. Ils ne servent pas à produire des connaissances mais à mettre au point des protocoles d'histologie et à former étudiants et collaborateurs à ces techniques. Le porteur justifie le recours aux animaux par la baisse du nombre de pièces anatomiques disponibles et par le souci de ne pas "gaspiller" des tissus issus de projets scientifiques. Il affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer l'utilisation des animaux" puisque l'histologie porte sur des pièces anatomiques.
Objectifs
L’objectif du projet est de développer et valider des protocoles d’histologie (2D et 3D), pour la plateforme. En effet, l’histologie reste la méthode de référence pour visualiser post mortem les biomarqueurs ou les différents types cellulaires présents dans un tissu biologique. La réduction du nombre d’animaux dans les études fait qu’il n’y plus de reliquat de pièces anatomiques non utilisées dans les projets. Il n’est pas pertinent de compter uniquement sur les animaux dédiés à une étude pour à la fois mettre en place un protocole d’histologie et réaliser une étude complète, les zones d’intérêt étant parfois très petites (structures cérébrales) ou le protocole d’histologie difficile à mettre au point (multi-marquage et histologie 3D). Ce projet vise donc à utiliser des animaux afin à mettre au point de nouveaux protocoles d’histologie avant de les utiliser pour les projets scientifiques, tels que les études de vieillissement ou les études sur le cancer. Les développements méthodologiques que sont les multiples marquages, l’histologie 3D, ou révélation de la vascularisation d’un organe entier nécessitent de nombreuses mises au point. Les multiples marquages permettent de visualiser sur une même coupe de tissus plusieurs marqueurs, permettant la visualisation de colocalisations de marqueurs ou le dénombrement de différentes cellules dans une même région. Les nouvelles techniques d’histologie en 3D nécessitent également beaucoup de mises au point, pour obtenir un immunomarquage visible en profondeur, en rendant transparent la pièce anatomique. La visualisation de la vascularisation d’un organe entier, en rendant transparent la pièce anatomique, est particulièrement intéressante pour corréler avec l’imagerie IRM mais également très difficile à mettre en place, nécessitant de nombreux ajustements. Ce projet vise aussi à obtenir assez de pièces anatomiques pour pouvoir vérifier un protocole déjà validé sur une espèce sur une autre espèce ou une autre souche. Enfin, et de façon non négligeable, il est nécessaire de disposer de pièces anatomiques pour former les étudiants et les collaborateurs, aux techniques d’histologie, sans gaspiller une pièce « précieuse » car issue d’un projet scientifique. La prise en main des techniques (découpes, immunomarquages et microscopie) nécessitant un apprentissage important, notamment sur la découpe au cryostat.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est la mise au point de nouveaux protocoles complexes d’immunomarquages en 2D et 3D pour pouvoir réaliser ensuite des études complètes en histologie sur les projets scientifiques de la plateforme. Le bénéfice est également de pouvoir réaliser la formation des étudiants sans gâcher des pièces anatomiques « précieuses » car issu d’un projet et de pouvoir contrôler les résultats sur un animal sain en cas de résultat inattendu (ex : perte neuronale dans une souche de rat).
Procédures
Une procédure chirurgicale sans réveil, comportant une exsanguination perfusion puis une dissection afin de recueillir des organes d’intérêt. La procédure est déclinée en plusieurs possibilités : 1 : procédure standard d’exsanguination perfusion, puis recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever. 2 : Injection intracardiaque, intra-artérielle ou intraveineuse préalable d’un marqueur coloré (colorant vasculaire), avant exsanguination perfusion et recueil des organes. Le produit est laissé agir 5 min avant de commencer la procédure d’exsanguination perfusion, durée totale estimée à environ 30-40 minutes, en fonction du site d’injection et du nombre d’organes prélevés. 3 : Injection d’un marqueur coloré (colorant vasculaire) pendant la procédure d’exsanguination perfusion et recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever. 4 : Injection d’un marqueur coloré (remplissage vasculaire) à la fin de la procédure d’exsanguination perfusion et recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever.
Impact sur les animaux
Procédures sans réveil.
Devenir
Une procédure sans réveil pour histologie
Remplacement
L’histologie concerne les pièces anatomiques, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux.
Réduction
Les études rats étant moins nombreuses que les études sur souris, le nombre de 20 rats/an a été déterminé par le nombre de projets nécessitant ce type de mise au point. Les études souris sont beaucoup plus nombreuses mais nous avons déjà accumulé également plus de données histologique, nous pensons donc que 40 souris /an seront suffisantes, en tenant compte des besoins de formation. Soit un total maximal de 100 rats et 200 souris en 5 ans. Il est estimé qu’environ 10 à 15 % de ces animaux seront utilisés pour les action de formation et 85 à 90% pour des actions de mise au point en histologie. Une partie des animaux peuvent être des animaux de réforme issus de projets antérieurs, ou des élevages du CEA, n’ayant subi soit aucune procédure, soit des procédures légères ou modérées n’ayant pas entrainés de signes cliniques persistants. Les actions de formations seront réalisées sur ces animaux. Les mises au point peuvent également être réalisés sur ces animaux à l’exclusion des animaux suivants : - Animaux ayant des signes cliniques, pathologiques ou non. - Animaux d’un âge trop avancé pour l’expression des biomarqueurs d’intérêt (en fonction des marqueurs) - Animaux qui ont reçu un traitement (y compris produits de contraste) - Animaux qui ont subi des procédures chirurgicales lourdes (craniotomies …) - Animaux qui ont subi des procédures pouvant entrainer une inflammation (ouverture de la barrière hémato-encéphalique) - Animaux issus de souche atypique, de souche immunodéficiente ou encore ayant un métabolisme pathologique (sans forcément présenter des signes cliniques - Animaux de l’élevage ayant déjà montré une déficience cellulaire/moléculaire (sans signes cliniques) Les animaux jeunes et sains sont privilégiés pour ces mises au point, limitant les facteurs pouvant troubler l’analyse de l’expression des marqueurs et permettant d’avoir des points de comparaisons avec des animaux ayant une pathologie ou un traitement. Des animaux d’élevage n’ayant absolument subi aucune procédure, peuvent cependant servir pour les mises au point en histologie quand cela concerne l’expression des biomarqueurs liés à l’âge, à condition que la souche soit identique à celle prévue dans le projet lié à l’âge et que les animaux n’ont pas déjà été identifié comme déficients/anormaux pour les marqueurs d’intérêts. Les animaux provenant d’autres animalerie que celle de notre plateforme, seront gardés en quarantaine à réception jusqu’à utilisation.
Raffinement
Procédure sans réveil Une antalgie sera réalisée par injection sous-cutanée de Buprénorphine (0,06 mg/kg pour les souris et 0,03 mg/kg pour les rats), 30 minutes avant anesthésie.. Les animaux seront anesthésiés par une injection intrapéritonéale d’un mélange Kétamine/Xylazine (100/10 mg/kg, dose de 10 ml/kg).
Choix des espèces
La plupart des projets scientifiques sont réalisés sur le rongeur, les mises au point techniques se sont donc en priorité sur ces espèces. Des souris de 6-8 semaines environ, pour un poids de 20-25 g, et des rats de 8 semaines environ, pour un poids de 300 g, seront utilisés de préférence, sauf pour mettre au point des études histologiques sur des animaux plus âgés, où des animaux de plus de 6 mois seront utilisés. En effet, les tissus et en particulier le cerveau montre des différences importantes au cours du temps, avec par exemple la diminution de certains types cellulaires et l’augmentation de dépôts protéiques susceptibles d’interagir avec les anticorps et de donner de faux positifs.
Formation du personnel, entrainement et raffinement des techniques chirurgicales
- Formation professionnelle
Rats : 40
Hamsters dorés : 20
100 animaux non-humains, soit 40 souris, 40 rats et 20 hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur les opère sous anesthésie, non pour produire des connaissances mais pour entraîner quatre membres du personnel à des techniques chirurgicales, avant une mise à mort et une nécropsie. Il indique que des complications peuvent provoquer une mort prématurée pendant la chirurgie et des infections locales chez les animaux réveillés. Il présente ce recours comme du raffinement et de la réduction, en affirmant qu'il diminuera "à terme" le nombre d'animaux utilisés.
Objectifs
Le recours à différentes techniques chirurgicales est régulièrement nécessaire dans les différents projets de recherche. Ce recours n’est envisageable qu’après l’acquisition d’un niveau d’expérimentation animale (applicateur ou concepteur) et l’obtention d’un diplôme complémentaire en chirurgie expérimentale. Ces formations ne rendent pas directement opérationnel sur tous les types de chirurgie et il est important de continuer à se former et à pratiquer pour obtenir un geste bon et un bon taux de réussite. Cela va dans le sens du concept de raffinement, mais également de celui de réduction de la règle des 3R. Effectivement en acceptant d’utiliser des animaux à des fins de formations et d’entrainement on diminue à terme le nombre d’animaux utilisés dans les projets en améliorant de taux de réussite et le bien-être animal global. Ce projet a pour objectifs de former, d’améliorer, de raffiner les techniques chirurgicales des principales chirurgies déjà réalisées ou à venir dans d’autres projets de la société. Le public visé concerne le personnel disposant déjà des niveaux réglementaires (4 personnes). La formation permettra également de valider 2 jours de formation continue dans le cadre des 3 jours de formation continue à réaliser par fenêtre de 6 ans. La formation sera assurée par une formatrice vétérinaire spécialisée en chirurgie. Après ces 2 jours, le personnel continuera son parcours de formation en relation avec le responsable de chirurgie du site.
Bénéfices attendus
À la suite de ce parcours de formation, une attestation sera délivrée et de nouvelles personnes pourront être identifiées pour réaliser ces différentes techniques dans le cadre de projets de recherches spécifiques faisant l’objet d’autres demandes d’autorisation de projet. La formation permettra également de valider 2 jours de formation continue dans le cadre des 3 jours de formation continue à réaliser par fenêtre de 6 ans. L'amélioration des techniques chirurgicales apportera un bénéfice scientifique en améliorant le taux de réussite et une optimisation de la réalisation des chirurgies dans les projets à venir, mais également en diminuant le nombre d'animaux utilisés à terme et le bien-être animal global.
Procédures
Tous les animaux de ce projet recevront une chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (air/isoflurane). La chirurgie durera entre 15 min à 1h. Le poids corporel sera évalué quotidiennement pour tous les animaux après leur réveil et pendant 7 jours.
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, il est possible que des complications lors de la chirurgie entraine une mise à mort prématurée de l'animal (sous anesthésie). Pour les animaux qui seront réveillés, un amaigrissement normal avec reprise de poids sera attendu dans les 3 jours post chirurgie. Des infections locales pourraient également apparaitre (plaies de grattage au niveau du dispositif).
Devenir
A la fin des procédures les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d'autres projets. Pour cette raison, les animaux seront mis à mort et nécropsiés à la fin de chaque procédure. Cette nécropsie permettra également de de vérifier la bonne implantation des dispositifs chirurgicaux et la création d'Abaque participant ainsi au raffinement des techniques chirurgicales.
Remplacement
L’entrainement à la chirurgie élémentaire peut être pratiqué sur cadavres et/ou mannequins. Passé cette étape, seule la chirurgie sur animal avec réveil et récupération permet de valider la technique et habilité le personnel. Le recours à l’animal est donc indispensable.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet a été déterminé pour obtenir un bon compromis entre réduction maximale et maitrise des différentes techniques chirurgicales. En fonction de l'atteinte du critère de réussite de manière précoce, le nombre d'animaux pourra être davantage réduit. En utilisant des animaux à des fins de formation, de raffinement, on réduit à terme, le nombre d'animaux utilisés dans les autres projets nécessitant de la chirurgie.
Raffinement
Ce projet a pour objectif de raffiner les techniques chirurgicales en faisant intervenir un vétérinaire spécialisé dans le domaine pour la formation. Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale gazeuse (air /isoflurane) et un traitement analgésique sera mis en place tout au long des procédures chirurgicales pour une bonne prise en charge de la douleur. Les animaux sont hébergés par groupe de 2 ou 3 dans des cages avec enrichissement (matériel de nidification + tube rouge) et habitué pendant 1 semaine avant le début des protocoles.
Choix des espèces
Les souris, les rats et les hamsters sont les animaux que nous utilisons au sein de notre animalerie, dans nos différents projets et la majorité de ces chirurgies est déjà réalisée et maitrisée par une personne suivant la formation (responsable de chirurgie). Afin de raffiner les méthodes et de former d’autres personnes, il est nécessaire de recourir à l’utilisation des espèces utilisées dans nos projets habituels. Jeunes adultes (8 - 10 semaines), ce qui correspond à l’âge moyen auquel les animaux sont utilisés dans nos différents projets où ils sont susceptibles de recevoir une intervention chirurgicale.
Formation aux techniques d’administration et de prélèvement sur souris et rats
- Formation professionnelle
Rats : 200
800 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Ils servent à former ou réentraîner des expérimentateurs à des gestes d'administration et de prélèvement, sous anesthésie ou en une brève séance sur animal vigile. Le porteur indique des incidents possibles comme un hématome à l'injection ou une fausse route au gavage, entraînant alors la mise à mort de l'animal. Il présente ces animaux comme des animaux de réforme d'élevage qui ne peuvent être replacés et juge leur usage "indispensable".
Objectifs
Ce projet est un projet éducatif qui intègre différentes techniques d'administration et de prélèvement dont les utilisateurs peuvent avoir régulièrement besoin. Ces formations s'adressent aux concepteurs et aux personnels appliquant des procédures expérimentales et/ou souhaitant se ré entrainer pour un ou des gestes techniques. Ces techniques sont utilisées à la demande des utilisateurs et ils doivent en avoir le besoin dans le cadre de leurs saisines.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de former ou de reformer les utilisateurs (novices ou plus anciens pour des réentrainements) sur des techniques générales qui ne nécessitent en général pas d’entrainement dans les saisines sur lesquelles travaillent ces manipulateurs (nouvelle arrivée dans une équipe par exemple où le geste est maîtrisé par d’autres expérimentateurs)
Procédures
Les animaux seront soumis à des procédures sans réveil de type administration ou prélèvement de substance une seule fois sous anesthésie générale et sous analgésie tout au long de la procédure (Durée de la séquence : 20 minutes maximum). Pour les administrations et le prélèvement en vigile, les animaux auront au maximum 1 séance d’entrainement (durée de chaque séquence 5 minutes).
Impact sur les animaux
En théorie, les animaux étant mis à mort à la fin des expériences, et ces expériences étant effectuées sous anesthésie et analgésie, aucune nuisance particulière n’est attendue pendant ces phases du projet. En ce qui concerne les administrations IV ou gavages oraux qui seront effectués sans anesthésie obligatoire, les nuisances attendues sont : Pour les administrations IV : passage en péri veineux de sérum physiologique (hématome au point d’injection). L’encadrant prendra la décision du devenir de l’animal. Gavage oral : fausse route => Le formateur devra alors s’assurer de mettre à mort l’animal qui serait concerné le plus rapidement possible.
Devenir
Ces animaux sont des animaux de réforme issus d’élevages qui ne peuvent donc être replacés, les procédures étant sans réveil ou de sévérité légère avec mise à mort à la fin.
Remplacement
Cette demande d’autorisation de projet a pour objectif de former les concepteurs et les personnels appliquant des procédures expérimentales et/ou souhaitant se ré-entrainer pour un ou des gestes techniques. L’utilisation d’animaux est donc indispensable.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les animaux seront des animaux de réforme issus des élevages internes ou animaux commandés (si animaux de réforme pas disponible) . Ils seront utilisés une fois mais plusieurs gestes peuvent être effectués sur eux au cours de cette utilisation
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux harmonieux dans des cages avec enrichissement. Afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance et l'angoisse, les animaux sont anesthésiés (mélange de kétamine et xylazine) et/ ou isoflurane, analgésiés (buprénorphine en pré anesthésie) et des anesthésiques locaux (lidocaine) seront utilisés pour certains prélèvements/administration
Choix des espèces
La souris et le rat sont les modèles d'étude des utilisateurs de l'animalerie. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés et/ou se ré entrainer sur ces modèles. L’utilisateur ne pourra être formé que sur la technique d’intérêt de son étude et dans l’espèce concernée. Les animaux sont utilisés à partir de 4 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des mises à mort programmées dans l'animalerie (animaux de réforme issus des élevages).
Travaux pratiques de formation aux gestes techniques de base chez la souris et le rat dans le cadre de la formation réglementaire à l’expérimentation animale, niveau personnel appliquant les procédures.
- Formation professionnelle
Rats : 10
26 souris et rats vont être utilisés, tous tués le jour même, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils servent à faire pratiquer à des stagiaires la contention et des injections sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire et intraveineuse, ainsi qu'un prélèvement sous la mâchoire sous anesthésie. Le porteur indique que la principale nuisance est le stress lié à la maladresse possible des apprenants. Il affirme que l'utilisation d'animaux est "nécessaire" car la formation en conditions réelles permet un meilleur apprentissage.
Objectifs
La réglementation en expérimentation animale impose une formation à toute personne manipulant des modèles animaux. Les formations de concepteurs sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Le programme de cette formation a été validé par le ministère
Bénéfices attendus
Les apprenants vont apprendre les bons gestes pour travailler sur un rat et une souris, afin de veiller à conserver le bien-être animal.
Procédures
Un grand moment sera consacré à la préhension et la contention, pour rassurer l'animal et avoir les bons gestes pour ne pas le stresser. Pour la souris : Avec la bonne contention; les apprenants pourront étudier comment faire une injection sous-cutanée, une intrapéritonéale et une intramusculaire, ainsi qu'une injection intraveineuse. Le prélèvement submandibulaire leur sera appris sous anesthésie. Pour le rat : Avec la bonne contention; les apprenants pourront étudier comment faire une injection sous-cutanée, une intrapéritonéale et une intramusculaire, ainsi qu'une injection intraveineuse
Impact sur les animaux
les nuisances attendues sont surtout le stress de l'animal, lié à l'initiation des apprenants qui pourraient être maladroits et stressés. Les formateurs seront présents pour veiller au confort de l'animal
Devenir
les animaux seront mis à mort le jour même après la séance de TP, par les formateur. Les animaux recevront une surdose d'anesthésique (kétamine/xylazine)
Remplacement
La CNEA impose une formation à tout usager devant pratiquer des actes sur des animaux. Il est donc nécessaire d’utiliser des animaux pour cet enseignement. La formation en condition réelle permet un meilleur apprentissage.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à son minimum. Une seule souris par apprenant sera utilisée et 1 seul rat par binôme sera utilisé.
Raffinement
Les animaux utilisés le seront pour la durée du TP de 4H. De plus les gestes pratiqués seront peu invasifs. Les rongeurs sont auparavant hébergés en groupes sociaux, ils bénéficient d’enrichissement de milieu et d’une période d’acclimatation. Tous les gestes seront encadrés par les formateurs et les points limites sont définis : en cas de stress et/ou souffrance trop importants, la mise à mort de l’animal sera mise en œuvre pour interrompre sa souffrance. Les séances de TP seront encadrées par 3 formateurs expérimentés, se répartissant les stagiaires en petit groupe.
Choix des espèces
Les souris et les rats sont les espèces les plus utilisées dans l’Etablissement utilisateur de l’Université de Bourgogne. Les animaux seront utilisés à l’age de 8 semaines (âge adulte) car c’est à cette âge en général que les équipes de recherche commencent leur expérimentation.
Utilisation d’animaux dans le cadre de la formation interne : Formation et perfectionnement aux gestes techniques chez la souris
- Formation professionnelle
800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles servent à entraîner des expérimentateurs aux gestes techniques, jusqu'à cinq gestes par animal, injections par voies multiples, prélèvements sanguins, injections intra-trachéale et rétro-orbitaire sous anesthésie, certaines étant ensuite utilisées pour s'exercer au prélèvement d'organes post mortem. Le porteur indique que ces souris sont des animaux de réforme d'élevage déjà destinés à l'euthanasie. Il affirme que l'usage d'animaux vivants est "incontournable" et ne peut être remplacé par des modèles in vitro.
Objectifs
Le but de ce projet est de former, entrainer et/ou perfectionner les utilisateurs à la réalisation de gestes techniques chez le rongeur.
Bénéfices attendus
Cette formation est essentielle en termes de réduction et de raffinement. Elle permet, par la maitrise des gestes par les expérimentateurs, d’obtenir des résultats plus fiables et reproductifs au cours des projets diminuant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Des protocoles maitrisés permettent une diminution de la douleur ou de la gene potentiellement ressenties par les animaux. Tous les animaux sont des animaux de réforme issus d’élevage et destinés à l’euthanasie.
Procédures
Les gestes expérimentaux attendus seront : Sur animaux vigiles : Administration de composé par voies SC (sous-cutanée), IM (Intra-musculaire), IP (intra-péritonéale), IV (Intra-veineuse caudale), par voie orale (gavage) et par voie intra-nasale. Sur animaux préalablement anesthésiés par inhalation d’isoflurane en continu (3% débit de gaz frais 0,8L/min) : Prélevements sanguins de la veine faciale (sous-maxillaire) et injections IT (intra-trachéale) et IV sinus retro-orbital. Il s’agit de gestes rapides (maximum 10-15 min pour l’injection IT) et un maximum de 5 gestes différents sera réalisé sur un même animal avec seulement 1 geste de procédure modérée. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections SC de 30µl de buprénorphine (0.05mg/kg) pourraient être réalisées.
Impact sur les animaux
Les animaux de la procédure 2 classe modéree pourraient montrer des signes cliniques de douleur transitoire comme, par exemple, une perte de poids
Devenir
Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin du projet pour éviter de la souffrance par l’utilisation répétée des animaux. Certains seront également utilisés pour l’entrainement au prélevement d’organes et à certains gestes réalisés post mortem
Remplacement
Nous sommes dans un contexte educatif et l’objectif de ce projet est de maitriser un certain nombre de gestes techniques chez les rongeurs. De plus, il est necessaire de pouvoir réaliser les gestes sur des animaux vivants de façon à appréhender toute réaction de l’animal lors de nos protocoles par la suite. L’utilisation d’animaux est donc incontournable et ne peut être remplacée par des modèles in vitro.
Réduction
Tous les animaux utilisés dans ces procédures sont des animaux de réforme d’élevage destinés à l’euthanasie. Certains gestes pourront être réalisés sur les mêmes animaux afin d’en réduire le nombre notamment les gestes de classe légère et certains animaux pourront également être utilisés pour l’apprentissage de procédures post-mortem de prélevements. Le nombre d’animaux est choisi en tenant compte du nombre nécessaire et suffisant pour obtenir du personnel formé, compétent et sûr de lui, et des possibles évolutions de nos protocoles de recherche.
Raffinement
Afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance ou l’angoisse des animaux, certaines procédures seront réalisées sous anethésie générale (isoflurane) et anesthésie locale (lidocaine). Les animaux sont hébergés en groupes sociaux harmonieux dans des cages avec enrichissement (frisottis). Les formations seront données par du personnel expert afin d’assurer les contentions, manipulations et gestes techniques au mieux pour eviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Afin de s’assurer de réaliser les bons gestes sur les animaux, nous devons faire nos formations sur des animaux de la même espèce que celle qui sera utilisée dans nos protocoles. La souris est le modèle d’etude utilisé dans les différents protocoles de l’équipe de recherche. L’apprentissage et/ou l’entrainement des gestes expérimentaux seront donc réalisés sur la souris. Les souris sont utilisées à partir de 6 semaines et jusqu’à une 30aines de semaines en fonction des euthanasies programmées dans l’animalerie (animaux de réforme)
Rôle des isoformes de CXCL12 dans la vascularisation et la réparation tissulaires
- Enquêtes médicolégales
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
819 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une cryolésion, une brûlure par le froid de degré 4 détruisant le muscle, réalisée sous anesthésie et provoquant une boiterie transitoire, pour étudier le rôle d'une chimiokine dans la réparation musculaire. Le porteur soutient, références à l'appui, que la destruction des terminaisons nerveuses rend la zone insensible, et prévoit un antalgique péri-opératoire. Il affirme qu'aucun système de culture ne pourrait reproduire la complexité des interactions cellulaires impliquées.
Objectifs
L’objectif du projet est de détailler le rôle des isoformes de CXCL12 dans la stabilité de la microvasculature musculaire à l’homéostasie et dans la réparation musculaire après lésion. La microvasculature à l’homéostasie et les étapes de réparation tissulaire seront étudiées dans des souris de phénotype sauvage, dans des souris dont CXCL12 est dépourvu de tous ses sites de fixation à la matrice extracellulaire (souris CXCL12gatm) et dans des souris n’exprimant pas CXCL12γ qui est l’isoforme ayant de loin la plus forte affinité à la matrice extracellulaire (souris CXCL12gamma). Nous avons des souris portant également la mutation Flk1-GFP qui permet de visualiser directement les vaisseaux sanguins en microscopie confocale. Les lésions musculaires seront créées en suivant le protocole de cryolésion décrit dans le projet dont celui-ci prend la suite. A différents temps post-lésions, les muscles seront prélevés après mise à mort des animaux et étudiés par des méthodes standard d’histologie impliquant des colorations de coupes et des immunomarquages des populations cellulaires impliquées. Ces analyses seront complétées par des quantification d’expression, par qPCR, des isoformes de CXCL12.
Bénéfices attendus
Ces expériences devraient permettre de comprendre de façon plus fine l’implication de CXCL12 dans les processus de réparation musculaire et devraient à plus long terme ouvrir à une meilleure compréhension des mécanismes de régulation de cette chimiokine multifonctionnelle, exprimée dans de nombreux organes et tissus depuis les premières étapes du développement et tout au long de la vie. La très grande similarité entre CXCL12 de souris et CXCL12 humaine (CXCL12 est extrêmement conservée dans l’évolution) est évidemment un atout important dans une perspective translationnelle. Des interventions thérapeutiques ciblées sur un isoforme, dans le cas de processus pathologiques impliquant CXCL12, pourraient permettre de moduler l’action de cette cytokine qu’il est difficile de cibler dans sa totalité du fait de son caractère essentiel.
Procédures
Cryolésion une fois dans leur vie (une intervention réalisée sous anesthésie). L’intervention dure quelques minutes.
Impact sur les animaux
Les mutations sur CXCL12 ou sur flk1 n’entraînent aucun phénotype particulier, en particulier aucune altération visible du comportement ou de la fertilité. Chez l’humain les brûlures par le froid (gelures) de degré 3 (atteinte de toute l’épaisseur du derme) et 4 (destruction musculaire) détruisent les terminaisons nerveuses et s’accompagnent d’une perte de sensibilité. Cf les deux sites web ci-dessous : https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/frostbite/symptoms-causes/syc-20372656 (“Deep (severe) frostbite … [that] affects all layers of the skin as well as the tissues that lie below [makes] the skin turns white or blue-gray and you lose all sensation of cold, pain or discomfort in the area.”) http://www.brulures.be/index.php/degres-de-gravite/fr/ (« les atteintes du 3e degré sont indolores du fait de la destruction des terminaisons nerveuses ») La brûlure que nous appliquons aux souris est de degré 4 et donc après cryolésion les terminaisons nerveuses du tissu sont détruites. Nous pouvons en déduire que, par les mêmes mécanismes que chez l’Homme, il y a une perte de sensibilité au niveau de la cryolésion. Les souris seront protégées de la douleur de l’incision cutanée par une anesthésie générale à l’isoflurane, complétée d’un traitement antalgique péri-opératoire. Il est possible que des douleurs apparaissent à la ré-innervation ou du fait de la réaction inflammatoire. Le risque d’infection secondaire qui accompagne les brûlures graves chez l’Homme est ici très faible parce que la brûlure sera protégée par la peau qui, elle, sera intacte (quoique suturée). Du côté lésé, les souris auront une perte transitoire de la fonction musculaire engendrant une boiterie, qui n’empêchera pas les animaux d’accéder à la nourriture dans la grille.
Devenir
Tous les animaux inclus dans le projet seront euthanasiés.
Remplacement
Nous nous intéressons à la régulation complexe par CXCL12 et ses isoformes d’interactions entre des populations cellulaires différentes (résidentes du tissu et recrutées à partir du sang) permettant la régénération d’un tissu lésé. CXCL12 lui-même peut avoir différentes cibles cellulaires. Aucun système de culture ne pourrait reproduire fidèlement la complexité de l’environnement cellulaire impliqué.
Réduction
Le nombre de souris a été déterminé en comptant 7 animaux par groupe, et en multipliant par le nombre de points d’observation prévus. Le nombre de souris pour chaque groupe a été déterminé sur la base de précédentes expériences. Un effectif de 7 animaux par groupe a été retenu pour permettre de détecter les différences de moyenne attendues entre les deux lignées mutantes, avec une puissance statistique suffisante. Chaque animal fournit un muscle lésé et son contrôle controlatéral, non lésé, et un groupe contrôle présentant le phénotype sauvage est également inclus.
Raffinement
La cryolésion sera réalisée dans le cadre d’une anesthésie gazeuse et d’un traitement antalgique complémentaire. Les animaux seront sur plaque chauffante le temps de l’intervention et des chaufferettes seront utilisées jusqu’au réveil complet. De l’aliment appétent facilement absorbable sera rajouté dans les cages qui seront également enrichies d’un igloo. Les souris seront surveillées quotidiennement par le responsable du protocole à la recherche de signes de complications locales, de douleur ou d’altération de l’état général. Si certains de ces signes apparaissent, des actions adaptées seront mises en oeuvre.
Choix des espèces
Nous travaillons chez la souris car il s’agit d’un petit Mammifère, étudié par de nombreuses unités de recherche (important pour les confrontations avec les résultats antérieurs), pour lequel de nombreux outils existent (anticorps, biologie moléculaire, etc…), génétiquement manipulable, aux temps de génération courts et aux portées nombreuses, permettant d’obtenir rapidement le nombre d’animaux nécessaire pour nos expérimentations. De plus, le CXCL12 murin est homologue à 99% au CXCL12 humain. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes âgés de 6 et 10 semaines. Le choix de cette tranche d’âge résulte des éléments suivants : 1) L’importance de garder les mêmes conditions expérimentales que celles qui ont été utilisées dans une étude antérieure dont celle-ci prendra la suite ; 2) Pour ces deux études, le but est d’étudier des processus de réparation tissulaire et vasculaire à l’âge adulte, sans interférence avec la croissance et la maturation du système immunitaire des premières semaines de vie, ni avec les processus de vieillissement qui surviennent au-delà de quelques mois.
Acquisition et maintien des compétences techniques en expérimentation animale.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 300
400 souris et rats vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Ils servent non à produire des connaissances mais à entraîner le personnel aux gestes techniques, gavage, injections par plusieurs voies et prélèvements de sang, chaque animal subissant un geste par jour. Le porteur reconnaît qu'une fausse route lors du gavage ou une instillation peut provoquer la mort de l'animal. Il présente cette formation comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains et écarte tout remplacement, l'objectif étant l'entraînement lui-même.
Objectifs
La bonne réalisation d’un projet scientifique utilisant des animaux de laboratoire requiert que le personnel appliquant les procédures expérimentales soit parfaitement formé aux gestes techniques nécessaires à l’atteinte des objectifs dudit projet. Cela passe obligatoirement par l’acquisition et le maintien du niveau de maîtrise de ces gestes, en particulier pour les nouveaux arrivants (stagiaires, doctorants, post-doctorants, techniciens, chercheurs…). Ainsi, la bonne formation du personnel permet d’une part d’améliorer le bien-être des animaux en prévenant les gestes mal effectués et d’autre part d’éviter de refaire des expérimentations en raison du manque de reproductibilité des résultats scientifiques et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés. Au regard de la réglementtaion, un établissement utilisateur doit s’assurer de la bonne formation de son personnel et du maintien de son expertise dans la réalisation de gestes techniques par la mise en place d’un tutorat. Même si cet apprentissage peut-être réalisé à l’extérieur de l’établissement dans le cadre de la formation continue, il est très rare que la personne formée applique directement les gestes appris dans un protocole sans les revalider au sein de son laboratoire. Ceci nécessite donc d’utiliser au sein d’un établissement des animaux de laboratoire dédiés à la formation et au maintien des compétences du personnel. Au lieu de les intégrer dans des projets individuels, il est plus judicieux de les regrouper au sein d’un même projet supervisé par le responsable de la formation et du suivi des compétences qui permettra de rationaliser le nombre d’animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de former les personnes impliquées dans la mise en oeuvre des procédures. Il contribuera ainsi à améliorer leurs compétences techniques favorisera la réalisation de gestes sûrs et améliorera le bien-être des animaux en limitant leur stress ou leur inconfort.
Procédures
Les animaux seront utilisés pour la formation du personnel à différents gestes techniques nécessaires à l'adminitration de substances (gavage; application cutanée; instillations nasale et intratrachéale; injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramuculaire et intraveineuse) ou aux prélèvements sanguins (veine caudale et aorte abdominale). Pour un animal donné, une seule de ces techniques sera réalisée par jour et un temps d'attente de 48 h sera respecté entre deux gestes. Chaque geste ne prendra que quelques minutes tout au plus.
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux sont principalement dues aux voies d'administration même si le plus grand soin sera pris pour que les administrations de subtances soient réalisées en limitant au maximum l'inconfort des animaux. Si des effets indésirables étaient observés, ils seraient la conséquence d'un geste mal réalisé. Pour le gavage, une fausse route pourrait conduire à la mort de l'animal due à l'entrée de sérum physiologique ou huile dans le poumon. Pour les instillations endotrachéales, l'administration du sérum physiologique pourrait conduire dans de rares cas à un arrêt respiratoire. De toutes les manières, dès l'apparition de signes de souffrance non réversibles, les animaux seront mis à mort.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux peuvent soit être utilisés dans une autre procédure en respectant un délai de 48 h entre deux gestes, soit être mis à mort car le nombre cumulé de procédures apparait suffisamment important pour un même animal. En raison du degré de gravité des procédures (légère), il est considéré que les animaux peuvent être utilisés dans d'autres procédures du même projet sans préjudice notable pour leur bien-être.
Remplacement
Difficilement applicable à ce projet puisqu’il vise à garantir le niveau de compétence du personnel dans la réalisation des gestes en expérimentation animale.
Réduction
Diminution du nombre d’animaux utilisés dans les projets par la rationalisation des animaux utilisés pour l’apprentissage des gestes techniques et la diminution des erreurs expérimentales conduisant à refaire des expérimentations sur animaux.
Raffinement
La réalisation d'expérimentations sur animaux nécessite que les personnes amenées à les réaliser maîtrisent les gestes techniques requis à l'administration de subtsances ou à la collecte des tissus et les réalisent dans les règles de l'art. Cela est nécessaire pour limiter l'inconfort et le stress des animaux lors des expérimentations. Par ailleurs, le partage d'expériences entre les expérimentateurs et les tuteurs permet d'améliorer les pratiques et par conséquent le bien être des animaux.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les deux espèces les plus couramment utilisées dans les études de toxicologie et sont les modèles sélectionnés dans les lignes directrices de l’OCDE portant sur les essais in vivo de toxicité des produits chimiques. La compréhension des effets toxiques chez l’animal de laboratoire et chez l’homme de nombreuses substances chimiques retrouvées en milieu professionnel est encore parcellaire. En raison de la complexité des processus physiologiques mis en oeuvre, les études chez l’animal de laboratoire ne peuvent pas encore être substituées par des études sur des cultures de cellules. Par ailleurs, afin d’améliorer le bien-être des animaux et la reproductibilité des résultats, il est nécessaire de prévenir les gestes mal réalisés en formant le personnel et en assurant le maintien de son niveau d’expertise dans les modèles expérimentaux de Toxicologie utilisés au sein de l'établissement, en l'occurence des rats et de souris.