Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 726
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Génétiquement prédisposées à développer un lupus, 726 souris de la lignée MRL/lpr vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. À partir de dix à onze semaines, elles développent d'elles-mêmes une maladie auto-immune généralisée, avec atteintes des reins, de la peau, des articulations et des vaisseaux, dont la gravité culmine vers dix-sept semaines. Le porteur écrit qu'aucun prélèvement ni acte chirurgical n'est prévu sur ces animaux. La souffrance sévère tient donc au fait de les laisser développer la maladie jusqu'à son plein établissement avant de les tuer pour prélèvement.

Objectifs

Ce projet de recherche fondamentale vise à mieux comprendre les mécanismes de l’inflammation du système nerveux (neuroinflammation) et de la dégradation de la myéline (démyélinisation) dans le contexte du neurolupus, une forme neurologique du lupus. Le projet utilise la souris MRL/lpr, un modèle reconnu du lupus humain. Ces animaux développent spontanément des symptômes similaires à ceux observés chez les patients : atteintes rénales, production d’auto-anticorps, gonflement des ganglions lymphatiques, activation excessive du système immunitaire et troubles du comportement. Ces caractéristiques rendent ce modèle particulièrement adapté à l’étude des formes neurologiques du lupus. L’autorisation demandée concerne le maintien d’un élevage de souris MRL/lpr afin de disposer de tissus cérébraux pour la préparation de cultures cellulaires. Ces cultures permettront d’étudier, dans un environnement contrôlé, les mécanismes impliqués dans le neurolupus et d’autres maladies neuroinflammatoires. Ce travail contribuera à la réduction du recours à l’expérimentation animale in vivo, grâce à la création de cultures primaires et de banques de cellules réutilisables. Le projet respecte ainsi les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et vise à limiter au maximum l’impact sur les animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Ce projet présente des bénéfices scientifiques et médicaux. Il vise à identifier des marqueurs moléculaires et cellulaires spécifiques du neurolupus, afin d’améliorer le diagnostic précoce et de favoriser le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Il permettra également de mieux comprendre les interactions entre cellules microgliales et oligodendrocytaires, deux types de cellules cérébrales impliquées dans la réponse immunitaire et la formation de la myéline. Ces connaissances pourraient contribuer à limiter la neuroinflammation et à favoriser la réparation des tissus nerveux. À plus long terme, ce travail pourrait conduire à la mise au point de traitements ciblés pour le neurolupus, une complication neurologique sévère du lupus érythémateux disséminé, et bénéficier également à la recherche sur d’autres maladies neuroinflammatoires comme la sclérose en plaques. Retombées potentielles pour la santé humaine ou animale : Les retombées concernent principalement la santé humaine. Les résultats pourraient améliorer la compréhension des atteintes neurologiques du lupus et d’autres maladies auto-immunes, et contribuer au développement de thérapies plus efficaces et mieux tolérées. De façon indirecte, ces avancées profiteront aussi à la santé animale en améliorant la connaissance des mécanismes inflammatoires communs à plusieurs espèces.

Procédures

Aucun prélèvement ni procédure chirurgicale sur ces animaux n'est prévu.

Impact sur les animaux

À partir de 10 à 11 semaines d’âge, les souris MRL/lpr développent spontanément un phénotype de type lupus reproduisant plusieurs caractéristiques du lupus érythémateux disséminé humain, avec notamment une réponse auto-immune entraînant une inflammation généralisée et à des lésions touchant divers organes,tels que les vaisseaux, la peau, les articulations et les reins. La sévérité de l’atteinte évolue avec l’âge : elle est modérée entre 10 et 14 semaines, puis s’aggrave à partir de 15 semaines, pour atteindre un pic à 17 semaines et le plein établissement du phénotype lupique. Les animaux sont identifiés précocement par tatouage, sans recours au génotypage, les croisements étant réalisées exclusivement entre individus de la même lignée (MRL/lpr × MRL/lpr). et suffisamment sévère, avec une inflammation systémique marquée et des atteintes d’organes bien développées, notamment rénale, cutanée et articulaire. Cela permet d’évaluer les mécanismes physiopathologiques et/ou l’efficacité des interventions dans un contexte de maladie avérée, plus proche des formes cliniquement significatives du lupus humain, tout en conservant une fenêtre d’intervention compatible avec le bien-être animal et les points-limites définis.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement

Remplacement

Pour étudier le fonctionnement des cellules cérébrales, il est nécessaire de prélever du tissu cérébral chez la souris. Avant de choisir ce modèle, différentes alternatives ont été examinées. À ce jour, aucune méthode informatique (in silico), aucun organoïde cérébral ni aucune lignée cellulaire existante ne permet de reproduire fidèlement les interactions complexes entre les microglies et les oligodendrocytes dans le contexte d’une maladie auto-immune spontanée comme le lupus. L’utilisation de tissus provenant de souris MRL/lpr reste donc la méthode la plus adaptée pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera strictement limité aux besoins expérimentaux définis par le protocole. Les prélèvements de tissus seront mutualisés afin de réaliser plusieurs analyses à partir d’un même animal. Les protocoles d’isolement cellulaire seront optimisés pour maximiser la viabilité et le rendement des cellules, ce qui permettra de limiter les répétitions et d’exploiter pleinement chaque prélèvement. De plus, la mise en place d’une banque de cellules cryoconservées assurera la disponibilité d’un matériel biologique durable, permettant des analyses complémentaires sans recourir à de nouveaux animaux. Sur la base des besoins expérimentaux, il est estimé qu’un effectif de 12 animaux par mois sera suffisant pour couvrir l’ensemble des analyses, conformément au principe de Réduction des 3R.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des souris sont adaptées à leurs comportements naturels. Les animaux sont maintenus en groupes sociaux et les cages sont enrichies avec des matériaux favorisant le comportement naturel : éléments de nidification (ouate de cellulose, frisure de papier kraft), tunnels et bâtonnets à ronger. Ces enrichissements stimulent l’activité motrice, les interactions sociales et la thermorégulation grâce à la construction de nids. Les cages sont placées sur des portoirs ventilés et les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’au moins 15 jours. Cette période permet de réduire le stress lié au transport, de favoriser l’adaptation au nouvel environnement et de détecter précocement toute anomalie comportementale ou posturale. Après acclimatation, les accouplements sont réalisés dans les conditions habituelles d’élevage. La durée totale des études ne dépasse pas 17 semaines.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix pour l’étude des pathologies neurologiques et immuno-inflammatoires en raison de la forte homologie génétique avec l’humain (≈ 99 %), d’une neuroanatomie bien caractérisée et d’une physiopathologie largement documentée. Elle offre une excellente reproductibilité expérimentale, une facilité de manipulation et permet d’obtenir des résultats transposables aux neuropathologies humaines dans des délais compatibles avec les contraintes expérimentales. Parmi les lignées disponibles, le modèle MRL/lpr est particulièrement reconnu et validé pour reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques et immunologiques du lupus érythémateux disséminé, y compris ses formes neuropsychiatriques (neurolupus). Ce modèle présente une activation spontanée des réponses auto-immunes et une atteinte neurologique progressive, ce qui en fait un outil particulièrement pertinent pour l’étude des mécanismes de neuroinflammation et de démyélinisation dans un contexte auto-immun spontané. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à 17 semaines, période correspondant au pic de développement de la pathologie lupique dans le modèle MRL/lpr. Cet âge a été déterminé sur la base de la littérature scientifique et correspond à la phase où les manifestations cliniques et immunologiques du lupus sont pleinement établies. Ce choix garantit la pertinence biologique du modèle et la reproductibilité des résultats expérimentaux.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 3864
Souffrances
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 3864

Entretenir une lignée de souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne, tel est l'objet de ce projet qui prévoit d'élever 3 864 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ces animaux portent une maladie génétique qui dégrade leurs muscles, avec des douleurs musculaires dès trois semaines de vie, une faiblesse, puis des difficultés à se déplacer en fin de vie. Les trios reproducteurs sont mis à mort à dix mois ou après dix à douze portées, et la plupart des petits partent vers d'autres protocoles expérimentaux. Le porteur décrit le modèle comme "indispensable" pour tester des thérapies dont les bénéfices, de son propre aveu, dépendront des projets à venir.

Objectifs

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique à transmission récessive liée au chromosome X due à l’absence de la protéine dystrophine. Cette maladie entraîne une dégénérescence de l’ensemble des muscles (squelettique, cardiaque ou lisse), une inflammation, de la fibrose et une perte de masse et de force musculaire. L’utilisation de modèles murins de la DMD est indispensable pour mieux comprendre l’évolution de la maladie et pour tester les thérapies que nous développons. L’objectif de ce projet est donc la génération, le maintien et l’entretien d’une lignée de souris dystrophiques.

Bénéfices attendus

L'objectif est d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la Dystrophie musculaire de Duchenne. Les bénéfices attendus dépendront du projet dans lesquels seront utilisés ces animaux. A long terme, l’utilisation des ces souris a pour vocation l’identification de nouvelles thérapies utilisables chez les patients ou permettra de décrypter des mécanismes essentiels pour l’optimisation de ces thérapies.

Procédures

Seul le phénotype dommageable justifie cette demande. Les animaux générés dans cet élevage seront ensuite inclus dans d'autres projets dans lesquels nous indiquerons les interventions potentielles.

Impact sur les animaux

Les souris dystrophiques présentent une atteinte des muscles squelettiques, du diaphragme et du cœur. Elles ont une importante faiblesse musculaire, de l’inflammation, de la fibrose et de l’infiltration de tissu adipeux. Ces animaux peuvent donc ressentir des douleurs musculaires et présenter des difficultés à se déplacer en fin de vie. Les souris de cette lignée peuvent ressentir des douleurs musculaires au moment de la crise aigue de nécrose-régénération à partir de l’âge de 3 semaines de vie et une faiblesse musculaire. De plus, ces animaux peuvent présenter un phénotype anxieux et des problèmes d'audition à partir de 5 mois de vie.

Devenir

Les trios reproducteurs seront euthanasiés lorsqu’ils auront atteints l’âge de 10 mois et/ou lorsqu'on aura atteint 10 à 12 portées par trio. Des animaux en élevage seront utilisés pour des prélèvements après euthanasie. Enfin, la plupart des animaux issus de l’élevage seront utilisés dans des procédures expérimentales.

Remplacement

Le but de nos projets est l’identification d’une possible stratégie thérapeutique pour le maintien de l’intégrité musculaire dans le muscle dystrophique. L’utilisation d’un modèle murin de la dystrophie musculaire de Duchenne est indispensable car les modèles in vitro ne peuvent rendre compte de la dégénerescence progressive observée au cours de cette maladie ni de bénéfices fonctionnels comme l’augmentation de la force musculaire. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Les protocoles expérimentaux des projets seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans ces élevages, le pilotage de l’élevage sera réalisée de manière groupé pour permettre de mutualiser nos besoins de lots expérimentaux, d’anticiper le nombre d’animaux nécessaires et donc de limiter le nombre d’animaux produits mais non utilisés. Nous contrôlerons le nombre d'accouplements afin de ne pas générer d'excédent de stock en fonction des projets en cours autorisés. En tenant compte de la productivité moyenne observée pour cette lignée (fertilité, taille des portées et survie des petits), nous savons que nous aurons besoin d’un maximum de 8 trios (2 femelles et 1 mâle) en continu pour entretenir la lignée et générer les lots expérimentaux nécessaires. Nous estimons qu’au cours des 5 ans, nous aurons besoin de 24 géniteurs au départ (16 femelles et 8 mâles), qui seront remplacés à l'âge de 10 mois. Et nous génèrerons 3840 animaux soit un total de 3864 animaux. Comme il s’agit d’un projet ne décrivant que de l’élevage, nous ne réaliserons pas de tests statistiques. Ils seront réalisés dans les projets expérimentaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum. La température et l’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (6h-18h).Les animaliers procèdent à un contrôle quotidien des cages et un changement régulier sous hotte aspirante. Les animaux sont maintenus sous un statut sanitaire (exempte de pathogènes et d'opportunistes, tout le matériel est stérilisé par autoclavage (enrichissement, cages) et l'eau est osmosée. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de cocoon et de huttes en carton afin que les souris puissent faire un nid ainsi que la présence de croquettes au fond de la cage. Les animaux en accouplement sont 3 par cage et après le sevrage, les petits seront 5 par cage maximum et l'hébergement individuel est évité. Cependant il est possible que certains animaux se retrouvent hébergés individuellement de manière imprévue (seul mâle d’une portée, agression entre congénères, dernier animal dans la cage..). Dans ce cas, l’animal bénéficiera d’un enrichissement supplémentaire dans sa cage. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage ou en bouillie dans des coupelles. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum.

Choix des espèces

La souris est l’espèce de choix pour la caractérisation de l’homéostasie musculaire. Cette espèce permet de combiner les études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique. Le modèle de souris dystrophique utilisé dans ce projet est très couramment utilisé pour étudier l’évolution de la Dystrophie musculaire de Duchenne et pour tester l’efficacité des différentes thérapies. Pour les accouplements, nous utiliserons des animaux âgés de 2 à 10 mois, période au cours de laquelle les animaux sont les plus fertiles.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 1140
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1140 rats Nude, dépourvus de lymphocytes T et donc très vulnérables aux infections, vont être élevés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Leur absence de poils et leur difficulté à réguler leur température imposent un logement stérile maintenu à 24 °C. Cette lignée est entretenue pour accueillir des greffes de cellules humaines, sa taille supérieure à celle de la souris permettant prélèvements répétés et imagerie. Aucun animal n'est tué pour ce projet, tous étant gardés pour la reproduction de la lignée ou dirigés vers d'autres expériences.

Objectifs

Gestion d'une lignée rat nude, immunodéprimée en vue d'une utilisation dans le cadre de projets scientifiques.

Bénéfices attendus

Le rat RNU Nude a été choisi car il ne rejette pas les cellules humaines implantées, grâce à une déficience de son système immunitaire. Sa taille, supérieure à celle de la souris, permet de réaliser des manipulations précises, de prélever des échantillons à plusieurs reprises et d’utiliser des techniques d’imagerie. Ce modèle, bien connu, réduit le nombre d’animaux nécessaires et permet d’améliorer le confort et le bien-être des rats, conformément aux principes de réduction et de raffinement des expérimentations animales. Il constitue également une alternative éthique et efficace à d’autres espèces plus sensibles.

Procédures

Le rat nude est un rat de laboratoire porteur d’une mutation génétique qui empêche le développement normal de certaines cellules du système immunitaire, appelées lymphocytes T. Cela le rend très sensible aux infections, en particulier cutanées et respiratoires. Comme il n’a presque pas de poils, sa peau est fragile et doit être protégée. Pour limiter les risques, ces rats sont élevés dans des conditions sanitaires strictes, avec une hygiène renforcée et un environnement contrôlé. Sans ces précautions, ils peuvent rapidement tomber malades ou montrer des signes de souffrance. En dehors de cette vulnérabilité aux infections, la mutation ne cause pas de douleur directe. Les rats sont surveillés quotidiennement et reçoivent des soins adaptés afin de garantir leur bien-être.

Impact sur les animaux

Les rats RNU nude présentent des caractéristiques liées à leur génétique, telles que l’absence totale de poils, une sensibilité accrue aux infections et des difficultés à réguler leur température. Ces effets sont atténués grâce à un logement dans des conditions sanitaires strictes, au maintien d’une température contrôlée de 24 °C et à un enrichissement adapté visant à leur bien-être.

Devenir

Tous les animaux seront gardés soit pour le maintien de la lignée soit à destination de l'expérimentation.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est nécessaire, car il n’existe pas de méthode alternative fiable permettant d’étudier comment des cellules humaines greffées interagissent avec un organisme vivant. Les expériences en laboratoire, telles que les cultures cellulaires ou les organoïdes, ne permettent pas de reproduire la complexité complète du corps et du système immunitaire. Le choix du rat nude RNU s’explique par sa déficience immunitaire, qui permet d’accueillir des greffes de cellules humaines, par sa taille, qui facilite certaines interventions, et par son utilisation déjà établie dans ce type de recherches. Des recherches ont été menées afin de vérifier qu’aucune méthode alternative n’était adaptée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été minimisé autant que possible, tout en garantissant que les résultats soient fiables. Chaque animal est étudié de manière à obtenir plusieurs types de données (par exemple : analyses, imagerie, prélèvements), et les groupes de contrôle sont mutualisés lorsque cela est possible. L’utilisation d’un rat nude RNU bien caractérisé permet de réduire les différences entre animaux et, par conséquent, le nombre nécessaire. Enfin, les données sont partagées entre projets afin d’éviter de répéter inutilement les expériences.

Raffinement

Les rats RNU Nude sont élevés dans des conditions très strictes afin de les protéger des infections et de prendre soin de leur peau. Les manipulations sont limitées au strict minimum et réalisées par du personnel formé. Les animaux sont surveillés quotidiennement et, en cas de détérioration grave de leur état, ils reçoivent rapidement des soins, voire une euthanasie si nécessaire, afin de garantir leur bien-être..

Choix des espèces

Le rat constitue un modèle expérimental largement utilisé en recherche biomédicale en raison d’homologies anatomiques, physiologiques et génétiques avec l’humain dans plusieurs systèmes biologiques. Sa taille permet de réaliser certaines interventions, analyses et implants complexes, et de nombreux modèles sont disponibles pour répondre aux besoins scientifiques. Les méthodes alternatives, en laboratoire ou sur ordinateur, ne peuvent pas reproduire toute la complexité d’un organisme vivant. C’est pourquoi l’utilisation du rat est nécessaire pour obtenir des résultats fiables et transposables à l’humain. Pour la reproduction, les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines minimum.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 2756
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2756 souris de deux lignées fortement immunodéprimées vont être élevées sur site, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger limitées à une biopsie de l'oreille pour génotypage. Leur déficit immunitaire les rend très sensibles aux infections, au stress et aux variations d'environnement. L'élevage vise à fournir des modèles dits humanisés pour des études de thérapie génique et de biosécurité, que le porteur présente comme "indispensables" et non remplaçables par une méthode in vitro. Sur le total, 2024 animaux sont destinés à d'autres projets et 96 gardés pour la reproduction, 636 étant tués comme "excédentaires".

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’assurer l’élevage sur site de deux lignées spécifiques de souris, nommées BRGSF A2-DR2 et NBS GW, largement utilisées en recherche biomédicale, notamment pour l’étude des greffes de cellules humaines et le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Au sein de la plateforme de recherche préclinique, ces modèles murins sont couramment employés dans des études de biodistribution et de biosécurité. Ces travaux visent à vérifier l’innocuité des thérapies et à évaluer la distribution du transgène dans l’organisme. Ces études réglementaires sont essentielles pour l’obtention de l’autorisation de passage vers le développement clinique. Notre plateforme a d’ores et déjà réalisé plusieurs études de ce type et a contribué au passage en essai clinique d’un traitement de la drépanocytose par thérapie génique. Le présent projet a pour objectif l’élevage sur site des lignées de souris nommés BRGSF A2-DR2 et NBSGW. En assurant un élevage éthique, contrôlé et scientifiquement justifié, il contribue à la fois à l’excellence de la recherche et au respect du bien-être animal.

Bénéfices attendus

L’élevage sur site des lignées de souris BRGSF A2-DR2 et NBSGW présente de nombreux avantages, tant pour la qualité de la recherche scientifique que pour l’organisation des projets et le respect du bien-être animal. Ces souris, génétiquement modifiées de façon très ciblée, sont indispensables à la création de modèles dits « humanisés », qui permettent d’étudier le fonctionnement du système immunitaire humain au sein d’un organisme vivant. Elles jouent un rôle clé dans les travaux portant sur la thérapie génique, l’immunothérapie et les greffes cellulaires. En raison de leur déficit immunitaire marqué, ces animaux sont particulièrement sensibles aux infections, au stress et aux variations de leur environnement, en particulier lors du transport. Leur approvisionnement via les circuits habituels est donc complexe, avec des délais souvent longs et imprévisibles, parfois incompatibles avec les contraintes des programmes de recherche. La mise en place d’un élevage local permet de sécuriser la disponibilité des animaux tout en améliorant leurs conditions de vie et leur adaptation à l’environnement d’hébergement. La production sur site garantit également une disponibilité continue, facilitant la planification et la conduite des projets dans de meilleures conditions. D’un point de vue éthique, cette organisation limite les transports, sources de stress et de pertes animales, et permet d’ajuster la production aux besoins réels, réduisant ainsi le gaspillage. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le respect de la réglementation encadrant l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, en contribuant à la réduction du nombre d’animaux utilisés et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Enfin, en centralisant l’élevage au sein d’une structure spécialisée et rigoureusement encadrée, ce projet renforcera l’autonomie des équipes de recherche et soutiendra le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Aucun prélèvement biologique (sang, tissu ou organe) n’est prévu chez les animaux BRGSF A2 DR2. Concernant les souris NBS GW, des biopsies réalisées en bordure du pavillon de l’oreille pourront être effectuées, de manière non systématique, exclusivement à des fins de génotypage : - Âge : entre 10 et 21 jours (avant le sevrage), conformément aux recommandations réglementaires - Méthode : biopsie de ≤ 2 mm à l’extrémité distale du pavillon de l’oreille, réalisée à l’aide d’une lame stérile ou de ciseaux adaptés, suivie de l’application d’un antiseptique local - Fréquence : une seule intervention par animal, et uniquement pour certains individus - Nombre d’animaux concernés : 1 378 souris NBS GW Aucun autre prélèvement sanguin ou tissulaire n’est prévu chez les souris NBS GW dans le cadre de cette procédure.

Impact sur les animaux

En raison de leur phénotype fortement immunodéficient, les souris BRGSF A2-DR2 et NBSGW présentent une sensibilité accrue aux agents pathogènes opportunistes, susceptible d’entraîner une morbidité plus élevée en cas de défaillance du confinement sanitaire.

Devenir

Au terme des 5 ans : - 2 024 souris (mâles et femelles) seront conservées pour être inclus dans les projets applicatifs - 96 animaux (36 mâles et 70 femelles) seront gardés pour le maintien des lignées. - 636 animaux excédentaires seront euthanasiés de manière éthique par du personnel formé, selon les méthodes conformes à la réglementation en vigueur.

Remplacement

Le recours à un modèle animal est indispensable au regard de la nature des études précliniques envisagées qui reposent sur l’interaction de cellules humaines avec un environnement immunitaire in vivo. À ce jour, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire de manière fiable et fonctionnelle la complexité de ces interactions. Les souris BRGSF A2-DR2 et NBSGW constituent des modèles hautement pertinents pour l’étude des réponses immunitaires humaines dans un cadre expérimental contrôlé. Néanmoins, chaque fois que cela est possible, des approches complémentaires in vitro (cultures cellulaires, co-cultures, organoïdes) ainsi que des outils de modélisation in silico seront mis en œuvre en amont ou en parallèle, afin de limiter le recours aux animaux conformément aux principes de remplacement et de réduction. À titre d’exemple, l’un des projets applicatifs rendus possibles par cet élevage concerne la réalisation d’études de biosécurité. Avant toute application clinique, il est indispensable d’évaluer la biodistribution du matériel génétique administré lors d’une thérapie génique et de vérifier notamment l’absence d’intégration dans des régions génomiques à risque oncogène ou dans les gonades. Seul un modèle in vivo permet actuellement de répondre à ces questions, aucun système expérimental alternatif ne reproduisant de manière suffisamment intégrée et fonctionnelle la complexité d’un organisme entier.

Réduction

Ces deux lignées figurent parmi les modèles les plus utilisés et reconnus dans la recherche en thérapie génique. Leurs modalités de production sont bien établies et largement documentées. Forts de notre expérience et de l’historique de production du laboratoire, nous mettrons en œuvre des stratégies d’accouplement raisonnées et ajustées aux besoins expérimentaux. Les souris femelles sont privilégiées pour les études de développement en thérapie génique car, d’après nos données historiques, elles se montrent plus permissives à la greffe de cellules humaines (humanisation) et permettent une meilleure reconstitution des sous-populations de cellules hématopoïétiques. Toutefois, afin de limiter le nombre d’animaux surnuméraires, les souris mâles comme femelles pourront être intégrées dans d’autres projets autorisés lorsque cela est scientifiquement pertinent.

Raffinement

L’ensemble des pratiques d’élevage et de manipulation est spécifiquement conçu afin de limiter le stress, la douleur et toute forme de souffrance potentielle, en tenant compte des particularités liées à l’immunodéficience des souches BRGSF A2-DR2 et NBSGW. Les effets indésirables potentiels associés à cette immunodéficience sont anticipés et maîtrisés grâce à un environnement d’élevage strictement contrôlé (isolateurs) et à des pratiques fondées sur notre longue expérience dans la gestion de ces deux lignées. Dans les conditions prévues par ce projet, aucun phénotype dommageable ne devrait s’exprimer.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de référence en biologie et en médecine expérimentale, en raison de sa taille, de son cycle de reproduction court, de sa facilité de manipulation et, surtout, de la disponibilité de nombreuses lignées génétiquement modifiées. Les lignées BRGSF A2-DR2 et NBSGW ont été spécifiquement développées pour étudier le système immunitaire humain chez la souris. En effet, ces animaux sont fortement immunodéficients, ce qui permet une excellente prise de greffe de cellules humaines (humanisation) ainsi qu’une reconstitution efficace des sous-populations hématopoïétiques humaines. Ces caractéristiques en font des modèles particulièrement adaptés aux études de biodistribution et de biosécurité. Ces lignées ont également été conçues pour permettre l’étude des interactions et des réponses immunitaires humaines dans le cadre de la thérapie génique. Elles intègrent des transgènes humains — notamment HLA-A2 et TCR DR2 pour les souris BRGSF A2-DR2 — indispensables pour reproduire certaines réponses immunitaires spécifiques in vivo, non modélisables chez d’autres espèces. L’utilisation de ces deux souches est validée et largement reconnue par la communauté scientifique pour les applications précliniques, ainsi que par les agences réglementaires telles que l’ANSM. Dans notre laboratoire, leur emploi dans des études de biosécurité a déjà contribué au passage en phase clinique de plusieurs thérapies géniques, notamment dans le traitement de la drépanocytose.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 12550
Souffrances
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12 550 souris sur cinq ans vont être utilisées pour entretenir des lignées reproduisant la myopathie de Duchenne, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Chaque petit de 7 à 10 jours est tatoué aux orteils et amputé d'un fragment d'oreille pour déterminer s'il porte la maladie, et les mâles atteints développent avec l'âge une fonte musculaire pouvant atteindre le stade sévère. Cet élevage sert à produire, année après année, les souris malades destinées à de futurs projets. Les géniteurs retirés, les animaux au mauvais génotype et les femelles en surnombre sont tués, la plupart des femelles étant éliminées peu après la naissance sans même être identifiées.

Objectifs

Contexte : La DMD est une maladie rare qui touche 1 garçon sur 3500 environ. Elle est causée par des mutations dans un gène du chromosome X qui code la dystrophine, une protéine essentielle aux fibres musculaires. Les patients présentent une fonte musculaire progressive. Ils perdent la marche vers l’adolescence et décèdent vers 25-30 ans. Animaux : Pour comprendre les mécanismes de la DMD et évaluer des traitements et dispositifs médicaux, nous utilisons plusieurs lignées de souris OGM modèles de la DMD, qui permettent d’étudier plusieurs facettes de la maladie. Objectif : l’objectif du projet est de prélever sur les animaux âgés de 7-10 jours un fragment de tissu de manière invasive (fragment du pavillon de l’oreille), pour génotypage par PCR. Les animaux seront identifiés en parallèle par micro-tatouage des orteils.

Bénéfices attendus

Ce projet concerne l’élevage de souris dystrophiques et le prélèvement de tissus pour déterminer si les animaux sont malades ou sains. Il va permettre de produire les individus nécessaires au renouvellement des géniteurs et aux études pour comprendre et traiter la dystrophie musculaire de Duchenne, une myopathie rare et sévère, toujours fatale à ce jour pour les garçons qui en sont atteints. Des Demandes d’Autorisations de Projet seront ensuite déposées, utilisant ces modèles pour décrire les mécanismes de la maladie, préciser les rôles de plusieurs gènes qui modulent la sévérité chez l’homme comme chez la souris, déterminer l’utilité préclinique de nouvelles procédures et outils d’exploration fonctionnelle, et évaluer l’efficacité de candidats-médicaments.

Procédures

Les animaux âgés de 7-10 jours seront systématiquement identifiés individuellement par tatouage des orteils. Ils seront manipulés pendant environ 1 minute environ pour prélever un petit fragment du pavillon de l’oreille avec du matériel stérile afin de déterminer s’ils sont sains ou malades.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront un stress léger lors de la manipulation et une douleur légère lors du prélèvement (environ 6’270 individus sur 5 ans). Concernant les nuisances des animaux OGM, on distingue 2 catégories : Catégorie 1 : jusqu’au sevrage, les animaux n’ont aucun signe de la maladie. Jusque vers 12 mois environ, les animaux présentent des mécanismes spontanés de compensation de la maladie. Le phénotype passe lentement de normal à léger. Vers 12 mois, les reproducteurs sont retirés des accouplements. Entre 13 et 24 mois (si nécessaires dans de futurs projets), le mécanisme de compensation s’épuise et la fonte musculaire s’installe progressivement, associée à des défauts de posture (faiblesse des muscles du dos), une faiblesse respiratoire et une atteinte cardiaque. Grâce aux mesures de raffinement, le phénotype évolue lentement de léger à modéré (12-24 mois). Au-delà de 24 mois (si nécessaire dans de futurs projets), les animaux sont amaigris, voutés et moins mobiles (classe sévère). Les mesures mises en place pour assurer un hébergement en groupe et faciliter l’accès à la nourriture et à la boisson assurent une espérance de vie normale. Catégorie 2 : jusqu’au sevrage, les animaux n’ont aucun signe de la maladie. Entre 1 et 3 mois environ, les animaux présentent des mécanismes peu performants de compensation de l’atteinte musculaire. Cependant, les signes de la maladie restent imperceptibles (comme ci-dessus), associé à un phénotype léger. Entre 3 mois et 24 mois environ, les animaux montrent une fonte musculaire lentement progressive. Par rapport à la catégorie 1, la maladie est plus précoce, l’évolution plus linéaire, et la présentation clinique est plus prononcée vers la fin. Le phénotype évolue lentement de normal à sévère entre 3 et 24 mois environ.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les géniteurs retirés de la reproduction, les animaux n’ayant pas le génotype voulu et les femelles surnuméraires non utilisées dans les protocoles seront mis à mort. Une partie des animaux seront gardés en vie pour une utilisation continue en expérimentation selon des modalités décrites dans les demandes qui seront soumises séparément.

Remplacement

Les cultures de cellules musculaires ne peuvent pas répondre aux questions que nous nous posons sur les maladies qui touchent le maintien du muscle mature. En effet, les cultures de cellules ne reproduisent pas la diversité des types cellulaires et la complexité des interactions qui existent dans le muscle après la naissance. En général, les cultures de cellules musculaires permettent de reproduire le développement initial du muscle (par exemple lors du développement embryonnaire), mais elles restent trop immatures pour servir de modèles aux maladies qui touchent le muscle des patients après la naissance. En l’absence de méthodes alternatives non-animales, nous sommes contraints d’utiliser des animaux vivants pour atteindre les objectifs du projet. A notre connaissance, il s’agit de la seule approche scientifiquement valide pour augmenter nos connaissances et pour obtenir des données précliniques pertinentes susceptibles de permettre une transition vers des essais cliniques chez l’Homme pour traiter des maladies neuromusculaires à ce jour toujours fatales.

Réduction

Nous avons développé une expertise pour maintenir des colonies de souris dystrophiques en utilisant un minimum de géniteurs. Notamment, nous utilisons des accouplements collectifs datés (2-3 mâles visitent périodiquement des groupes de 4 à 8 femelles) comme alternatives aux trios conventionnels (1 mâle et 2 femelles). Cela réduit de 30-50% le nombre de géniteurs mâles nécessaires pour l’élevage. Pour limiter la production d’animaux inutiles, la production ne se déroule pas en continu mais via des campagnes de production destinées à assurer le remplacement des géniteurs et production des cohortes expérimentales (décrites séparément). Comme la maladie DMD touche les garçons, les expériences utilisent presque exclusivement des mâles. On conserve également des mâles pour la reproduction. La production des mâles (géniteurs et expériences) s’accompagne d’une production de femelles. On prélève du tissu pour déterminer si les animaux sont sains ou malades uniquement sur certaines femelles. La plupart des femelles sont éliminées peu après la naissance sans procéder à l’identification (micro-tatouage) ni au prélèvement de tissu.

Raffinement

Des points limites prédictifs et précoces sont mis en place pour mettre en évidence tout problème ou anomalie chez nos animaux et décider des mesures à prendre pour limiter leur douleur, souffrance ou angoisse. Les accouplements collectifs datés permettent de garder ensemble les 2 mâles après qu’ils ont visité un groupe de femelles : ils ne montrent pas d’agressivité l’un envers l’autre et n’ont pas besoin de passer l’essentiel de leur vie isolés. Chez les femelles dystrophiques, la gestation et la lactation peuvent causer un stress énergétique associé à du cannibalisme et un retard de croissance des petits. On évite cette situation en pratiquant des accouplements datés, qui permettent de regrouper plusieurs femelles vers la fin de la gestation. Elles reçoivent alors des abris de grande taille et un supplément d’enrichissement pour construire un nid commun pour la fin de la gestation, la mise bas et l’allaitement. Dans ces conditions, les femelles mettent bas simultanément, et maintiennent les petits dans le nid commun, ce qui limite la perte de chaleur des petits. La faible production de lait d’une femelle peut être compensée par ses congénères. Les jeunes femelles en trop sont éliminées dès que possible. Ces procédures favorisent la survie des petits nécessaires au maintien de la colonie et aux expériences, et assurent une croissance homogène. On facilite l’accès à la nourriture et à la boisson des femelles gestantes et allaitantes en plaçant des granulés directement dans la cage et en utilisant des tétines plus longues sur les biberons. Cela profite aussi aux jeunes en croissance. Par ailleurs, pour un meilleur développement, le sevrage a lieu tardivement : les petits sont laissés avec les mères pendant 4 semaines au lieu de 3 habituellement. Comme le gène responsable de la myopathie est sur le chromosome X, on peut croiser des géniteurs cliniquement sains : on peut produire les animaux utiles aux expériences en croisant des mâles sains et des femelles porteuses d’un seul chromosome X muté (elles sont saines). La progéniture contient des mâles sains et des mâles dystrophiques selon le chromosome X hérité de la mère.

Choix des espèces

Certaines souris dystrophiques utilisées ici sont depuis presque 40 ans une référence pour étudier les mécanismes de la myopathie de Duchenne et évaluer les approches thérapeutiques pour cette maladie fatale. Certains aspects (mécanismes moléculaires et défaut de structure des muscles) représentent bien la maladie humaine. Cependant, d’un point de vue clinique (perte de fonction musculaire), ces souris ont un phénotype qui évolue progressivement d’asymptomatique à léger pendant l’essentiel de leur vie. Il faut attendre des âges avancés pour qu’elles développent un phénotype modéré. La connaissance du génome de la souris et la multitude de mutants disponibles rend cette espèce particulièrement adaptée pour combiner des facteurs génétiques impliqués dans les maladies rares. Le projet utilise : 1- des petits âgés de 7 à 10 jours : Prélèvement de tissu (un petit fragment du pavillon de l’oreille) pour déterminer si les petits issus de la reproduction sont sains ou malades. A cet âge, ils ne montrent aucun signe de la maladie. 2- des adultes entre 2 et 12 mois environ : utilisation de géniteurs mâles et femelles pour maintenir des colonies de souris dystrophiques, modèles de myopathies, et produire des animaux pour de futures études. Il concerne donc des adultes en âge de se reproduire efficacement, qu’ils soient sains ou avec un phénotype dommageable (classe légère à modéré). Le projet produit aussi : 3- des animaux de 12 à 24 mois qui seraient nécessaires pour de futurs projets qui seront décrits séparément.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4296
Souffrances
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▲ 3984
▲ 312
Devenir
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 4296

4 296 souris vont être utilisées, toutes tuées, dont 312 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune pouvant subir jusqu'à six séances de microscopie de deux heures et trois semaines d'isolement en cage individuelle. Elles reçoivent une injection de cellules leucémiques, une implantation de tissu sous la peau, des prélèvements de sang ou de moelle osseuse chaque semaine jusqu'à la fin de l'expérience, et des traitements par gavage ou injection quotidienne. Le porteur reconnaît qu'aux stades avancés les animaux perdent leur tonicité et présentent des difficultés de locomotion, et demande une dérogation à l'hébergement en groupe qu'il justifie par la "nécessité" d'éviter blessures et stress. Les bénéfices annoncés, des traitements plus ciblés et mieux tolérés contre certaines leucémies, restent au conditionnel.

Objectifs

Ce projet vise à comprendre comment certains cancers du sang, comme les leucémies, interagissent avec les vaisseaux sanguins dans leur tissu. L’objectif est d’identifier les anomalies présentes dans cet environnement lors du développement de la maladie. En utilisant des modèles de souris et des outils d’imagerie avancés, on veut repérer les mécanismes qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses et tester de nouvelles approches pour les bloquer. Le projet sera réalisé dans 3 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet pourraient permettre d’améliorer l’efficacité des traitements contre certaines leucémies, en ciblant l’environnement tumoral. Comprendre comment l'environnement vasculaire influence la progression de la maladie pourrait conduire à de nouvelles stratégies thérapeutiques, plus ciblées et mieux tolérées par les patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections de cellules leucémiques (1 fois, duree:

Impact sur les animaux

Les seances d'imagerie répétées peuvent entraîner un stress modéré chez les animaux, notamment en raison des manipulations et du transport associés aux séances d’imagerie. L’implantation des systèmes utilisés pour l’imagerie peut gêner légèrement le comportement de l’animal, sans toutefois compromettre sa mobilité ou son alimentation. L'hébergement individuel pendant une durée maximale de trois semaines peut induire un stress lié à l’isolement. À un stade avancé de la maladie, les animaux peuvent présenter des signes de souffrance (perte de tonicité, difficultés de locomotion, altération de l’état général). Les injections en sous-cutané, intra-vein, intra-peritoné peuvent cause une gene legere aux souris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement

Remplacement

Pour « Remplacer », nous avons mis en place un système de culture 3D qui reproduit le tissu leucemique humain et permet certaines expériences sans utiliser d’animaux. Afin de limiter le nombre de souris utilisées, nous veillons à ce que toutes les expériences possiblement réalisables in vitro sur système de culture 3D le soient. Cependant, celui-ci ne mimant que les interactions locales et pas systemiques, le développement de modèle in vivo reste nécessaire.

Réduction

L’étude directe des tumeurs humaines étant très limitée, nous utilisons des souris immunodéficientes pour mieux comprendre les leucémies humaines. Ce modèle est aujourd’hui le seul qui permette d’étudier ces maladies de manière fiable. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons développé des modèles d’organoïdes de leucémie humaine greffés chez ces souris. Ces greffes sont plus efficaces et plus reproductibles que les méthodes classiques, ce qui permet d’utiliser moins de souris par expérience. Nous utilisons également des techniques d’imagerie qui permettent de suivre l’évolution de la leucémie au cours du temps chez un même animal. Cela évite de devoir euthanasier les souris à chaque étape de l’étude. Les expériences sont réalisées avec des souris mâles et femelles, car le sexe n’influence pas le développement de la leucémie dans nos modèles. Enfin, le nombre de souris nécessaires est calculé à l’avance à l’aide d’outils statistiques afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant au maximum l’utilisation des animaux.

Raffinement

Pour éviter toute souffrance, les procédures d’imagerie et l’implantation d’organoïdes se feront sous anesthésie générale et avec administration d’analgésique. De plus, afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligée aux souris, leur état fera l’objet d’une surveillance continue. Les souris seront hébergées dans des cages adaptées, incluant des éléments d’enrichissement appropriés. Enfin des points limites spécifiques ont été mis en place. Une dérogation à l’hébergement en groupe est demandée pour certains animaux. Cette dérogation est scientifiquement justifiée par la nécessité d’éviter toute blessure ou stress. Des mesures compensatoires seront mises en œuvre pour limiter l’impact de l’isolement sur le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La souris est l'espèce de choix pour les expériences menées pour la recherche en oncologie thérapeutique du cancer. En effet, la connaissance complète du génome de la souris permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris génétiquement modifiées pour des protéines spécifiques d’intérêt, ainsi qu’un grand nombre de modèles de cancers. De plus, la grande homologie avec l’Homme permet d’envisager de transposer les résultats obtenus chez la souris vers des applications cliniques. Nous utiliserons des souris adultes de 6-12 semaines. Cela représente l’âge permettant une bonne prise de greffe, et qui laisse le temps a la maladie de se développer sans que la souris vieillisse.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 900
Souffrances
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▲ 900
▲ -
▲ -
Devenir
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 900

Ces souris développent une dystrophie musculaire qui leur coûte jusqu'à 50 % de leur poids et réduit leurs déplacements, sans qu'aucune procédure leur soit appliquée. 900 souris vont être élevées ainsi, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur indique qu'aucune intervention n'est prévue et que la pathologie se développe seule, les animaux étant utilisés entre 8 et 12 semaines, au pic de l'atteinte musculaire. Leurs muscles sont prélevés puis exploités pour plusieurs expériences, jusqu'à "épuisement de la ressource".

Objectifs

Ce projet concerne l'élevage d'un modèle de souris qui développent une maladie musculaire qui mime la myopathie de Duchenne au bout de quelques semaines. Le modèle de souris présente un muscle malade sans que des signes cliniques soient observables à la période étudiée.

Bénéfices attendus

L'utilisation des muscles de ces souris permet l'étude des mécanismes impliqués dans la myopathie de Duchenne

Procédures

Aucune intervention n'est prévue, la pathologie se développe naturellement.

Impact sur les animaux

Les souris développent une maladie qui mime une dystrophie musculaire et comportent des signes physiques qui les différencient d'une souris saine. Leur poids est jusqu'à 50% plus faible mais possèdent un développement normal. Elles se déplacent normalement, mais moins que des souris sauvages. Les signes de dystrophie musculaire atteignent un niveau maximal entre 8 et 16 semaines et s'améliorent à partir du 8e mois. Les souris sont utilisées entre 8 et 12 semaines lorsque la maladie atteint une sévérité élevée dans la muscle. Les conditions d'élevage sont en accord avec les dernières recommandations de février 2025 concernant l'élevage de souris comportant des pathologies musculaires.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever et analyser les muscles.

Remplacement

La compréhension des évènements cellulaires et moléculaire liés à la progression de la myopathie de Duchenne nécessite des analyses ex vivo à partir d'animaux affectés par la pathologie. En effet, la pathologie n'est actuellement pas modélisable in vitro car elle engage de nombreux types celulaires qui communiquent ensemble. Néanmoins, autant que faire se peut, le laboratoire utilise des cellules d'origine humaine, mais qui sont très rares et dont la quantité est limitée.

Réduction

Les souris sont uniquement utilisées pour prélèvements de tissus. Les prélèvements sont utilisés pour de multiples expériences jusqu'à épuisement de la ressource. La pathologie humaine touche les hommes et les analyses sont réalisées à partir des tissus provenant d'individus mâles. Cependant, toutes les mises au point expérimentales sont réalisées à partir de tissus prélevés chez les femelles

Raffinement

Les souris montrent un phénotype dommageable à partir de 12 mois et seront mises à mort à 6 mois au plus tard. Les animaux présentent un poids inférieur que les souris normales ou mdx et sont sujettes au stress. Il y aura un enrichissement de leur environnement pour limiter le stress, ainsi que des conditions de contentions spécifiques les premières semaines.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix car la structure du muscle est très similaire à celle observée chez l'homme. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines, au pic de la pathologie musculaire observée au niveau du tissu musculaire.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 207
Souffrances
▲ -
▲ 207
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Devenir
 -
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 207

Tuées après une chirurgie terminale de quinze minutes destinée à prélever leurs tissus, 207 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit une injection intraveineuse et deux injections intrapéritonéales, contenu à la main. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne permet d'évaluer les effets d'une molécule sur l'"organisme entier" et qualifie le passage in vivo de prérequis "indispensable". Le bénéfice annoncé se réduit, lui, à fournir des informations sur le potentiel thérapeutique d'une molécule contre des myopathies congénitales qui restent sans traitement.

Objectifs

Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique de molécules qui pourraient servir de traitement pour les myopathies congénitales et de déterminer les paramètres optimaux d’utilisation des molécules.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de fournir des informations relatives au potentiel thérapeutique d’une molécule qui pourrait servir pour le traitement de myopathies congénitales.

Procédures

Les animaux recevront une injection intraveineuse d’une molécule dont l’administration ne durera pas plus de 30 secondes. Les animaux seront anesthésiés une fois par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes afin de réaliser une chirurgie terminale qui ne durera pas plus de 15 min.

Impact sur les animaux

Chaque animal recevra 1 injection intraveineuse et 2 injections intrapéritonéales réalisées sur animal vigile. L’injection sera à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort.

Devenir

Les animaux seront mis à mort après prélèvement des tissus nécessaires pour des analyses moléculaires.

Remplacement

Dans ce projet qui consiste à évaluer le potentiel thérapeutique d’une molécule, le modèle murin est privilégié car il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

Réduction

Ce projet sera réalisé sur un nombre d’animaux restreint car il s’agit d’expérimentations pilotes qui vont servir à identifier une molécule à fort potentiel thérapeutique et ses paramètres optimaux d’utilisation. De plus, les résultats d’une procédure pourront être réutilisés pour une autre procédure ce qui permet de s’affranchir d’un groupe expérimental et de réduire ainsi le nombre d’animaux. Les travaux antérieurs ont démontré qu’un échantillon de 4-5 animaux par groupe est requise pour garantir la fiabilité des tests statistiques utilisés pour vérifier l’activité de la molécule dans l’organisme et comparer les différents groupes d’animaux entre eux.

Raffinement

Les animaux seront observés et pesés 2 à 3 fois en une semaine. Si une perte de poids >5% au cours de 48h est notée, de la nourriture humidifiée ou gélifiée sera placée au sol dans la cage et les animaux seront alors pesés quotidiennement. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux anesthésiés par injection intrapéritonéale d’un mélange de produits anesthésiants et analgésiants. Des points limites adaptés et spécifiques à ce projet ont été définis et seront mis en place.

Choix des espèces

Le modèle rongeur a été sélectionné pour sa pertinence scientifique et le choix de la souris repose sur sa proximité de nombreux mécanismes physiologiques avec ceux observés chez l’être humain ainsi qu’un niveau d’organisation similaire à celui de l’Homme. Le modèle murin permet ainsi d’étudier de manière pertinente les effets biologiques d’une molécule dans un organisme entier, intégrant les interactions entre les différents organes et systèmes. Les animaux seront inclus dans l’étude à l’âge de 8 à 10 semaines et évalués jusqu’à 9 à 11 semaines. Ce stade de développement, considéré comme jeune adulte chez la souris, est adéquat car la croissance de l’animal est stabilisée et ses fonctions physiologiques sont matures et homogènes. Ce choix d’âge permet donc d’analyser l’effet de la molécule dans des conditions physiologiques stables, comparables à celles d’un organisme adulte, tout en limitant la variabilité liée au développement ou au vieillissement. Ce cadre expérimental garantit ainsi la pertinence scientifique des résultats tout en optimisant la reproductibilité des données.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ 492
▲ 138
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Devenir
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 630

Biopsiées à l'oreille entre sept et dix jours pour être génotypées, les souris sont ensuite accouplées, puis surveillées jusqu'à ce que le quart d'entre elles développe des lésions cancéreuses du pancréas, avec douleurs abdominales, prostration et cachexie. 630 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 492 et modéré pour 138. Le porteur présente ce maintien de deux lignées comme un moyen de constituer une banque de tissus et des lignées cellulaires qui réduiront l'usage d'animaux non-humains, tout en le jugeant "indispensable". Les souris sont tuées à deux, cinq, huit et douze mois pour prélèvement, celles qui servent seulement à l'élevage à huit mois faute d'avoir pu être replacées.

Objectifs

Le cancer du pancréas est un cancer au diagnostic tardif qui dispose de peu de traitements thérapeutiques. Bien que des modèles alternatifs existent, certains travaux comme l’étude de nouveaux composés thérapeutiques validés in vitro ou la caractérisation de nouvelles mutations nécessite de maintenir et d’étudier des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les étapes de la progression cancéreuse pancréatique. Notre projet s’appuie sur la nécessité de maintenir 2 modèles expérimentaux pour mettre en place une banque d’échantillons et plusieurs outils cellulaires qui permettront de mieux comprendre le rôle de nouveaux gènes dans les cancers pancréatiques tout en réduisant nos besoins d’utiliser inutilement des modèles animaux. Le projet sera réalisé au sein de 2 établissements où seront respectivement élevés et étudiés les animaux.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mieux comprendre la cancérogénèse pancréatique et d’établir des approches de remplacement (banques histologiques de tissus et lignées cellulaires) qui permettront de réduire l’utilisation d’animaux pour nos travaux biologiques et la caractérisation des lésions invalidées pour un nouveau gène dont l’implication est rapportée chez certains patients.

Procédures

Dans l’établissement 1, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué une fois par semaine et dure 1 minute. - A leur mise en accouplement, une fois au début de la procédure, et dure 1 minute. - A l’identification des nouveau-nés, 1 à 2 fois par mois pendant 01 à 20 minutes en fonction du nombre de nouveau-nés. La biopsie tissulaire à l’oreille, réalisée sur animaux à 7-10 jours pour identification génétique sera réalisée une seule fois et durera quelques secondes. Dans l’établissement 2, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué deux fois par mois et dure 1 minute. - Lors des pesées, effectuées deux fois par semaine et durent moins de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress sera induit chez les animaux lors des manipulations nécessaires à leur mise en accouplement ou à l’identification des nouveau-nés. Les animaux âgés de 7 à 10 jours pourront ressentir une légère douleur lors de la biopsie tissulaire d’un bout d’oreille nécessaire à leur identification génétique. Le risque de saignement est très faible. Selon nos schémas d’accouplements optimisés, 25% des animaux développeront des lésions cancéreuses pancréatiques avec l’âge, ces lésions pourraient se caractériser par une gêne abdominale, des douleurs qui pourront se retranscrire par une prostration, une perte de poids associée à un affaiblissement musculaire (cachexie) ainsi qu’une absence de toilettage ou l’identification de signe de douleur par l’observation d’yeux clos ou mi-clos des animaux. Des signes cliniques liés à des lésions cancéreuses pancréatiques pourraient se développer chez certaines souris âgées de plus de 8 mois. Cet inconfort pourrait se caractériser par une perte de poids, une gêne ou des douleurs abdominales qui pourraient se retranscrire par une prostration, une perte d’appétit ou de comportement social.

Devenir

Toutes les souris génétiquement modifiées qui présentent le risque de développer un cancer pancréatique seront mis à mort pour collecter des échantillons qui permettront d’établir une banque d’échantillons et des lignées cellulaires. Les autres animaux expérimentaux ne développant pas de tumeurs seront également mis à mort et leur pancréas utilisé comme contrôle dans nos analyses. Les animaux servant à maintenir les élevages seront eux mis à mort à l’âge de 8 mois si leur replacement n’avait pu être mis en place au sein de l’établissement d’élevage.

Remplacement

La caractérisation et l’étude des mécanismes de progression tumorale pancréatique ne peuvent pas être totalement modélisées par des outils cellulaires. Il en est de même pour l’étude des conséquences d’une nouvelle mutation que nous souhaitons étudier dans ces cancers. Le maintien de modèles génétiques de souris permettant leur étude dans le contexte des mécanismes d’initiation et de progression tumorale est donc indispensable. Les objectifs de notre projet visent en partie à réduire la nécessité du recours aux animaux en permettant l’établissement d’une banque histologique d’échantillons collectés à différents stades de progression tumorale mais également de lignées cellulaires dérivées des tumeurs développées par les modèles murins générés.

Réduction

Notre procédure vise à établir des lignées cellulaires ainsi qu’une banque d’échantillons histologiques permettant d’étudier in vitro et ex vivo la progression tumorale de 2 modèles de souris de cancers pancréatiques. Ces outils devraient nous permettre de mieux comprendre les conséquences liées à l’invalidation d’une nouvelle mutation rapportée chez l’homme. Ils permettront également de réduire la nécessite de maintenir inutilement des expérimentations animales pour nos travaux de recherche. Nous avons réduit au maximum les élevages nécessaires à l’obtention des nombres d’animaux pour atteindre cet objectif, nous limiterons à 4 le nombre d’accouplements annuels nécessaires au maintien de nos modèles. Cette stratégie devrait limiter le besoin en une banque tissulaire utile à la mise en place de nos accouplements et la maintenance de 2 modèles précliniques différents. Par cette approche nous pourrons constituer une banque tissulaire pour les 2 sexes à quatre stades de progression cancéreuse qui ne devrait pas impliquer plus de 256 animaux. A ce nombre nous estimons que 5 animaux supplémentaires permettront l’établissement de 3 lignées cellulaires pour chaque modèle. Dès que possible nous tenterons au maximum de limiter la génération des animaux non nécessaires à nos travaux et nous n’hésiterons pas à archiver par congélation de paillettes de sperme les souches d’animaux non nécessaires à nos recherches.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi (coton pour le nid, tunnels ou maison en plastique) afin de créer un environnement familier et réconfortant. Les animaux seront habitués à être manipulés pour réduire leur stress tout au long de leur vie Un suivi sera réalisé afin d’identifier d’éventuels signes qui laisseraient envisager une souffrance ou une douleur. En cas de blessure locale, nous appliquerons un traitement désinfectant. Pour le suivi des animaux, nous mettrons en place une surveillance rigoureuse et individuelle pour chaque individu afin d’assurer que les animaux développant des tumeurs pancréatiques ne subissent pas de souffrance inutile. Ce suivi individuel permettra d’identifier l’apparition de signes évocateurs de mal-être ou de souffrance au travers d’une grille d’évaluation détaillée. Cette évaluation de multiples critères et de points limites adaptés nous conduira à ne pas maintenir des animaux ayant atteint un score de souffrance non acceptable. Nous optimiserons au maximum la quantité d’information biologique à collecter et étudier sur chaque souris.

Choix des espèces

Les souris que nous utilisons sont porteuses de mutations rapportées chez l’homme. Elles permettent de reproduire de manière fidèle la progression tumorale du cancer du pancréas et d’étudier sa progression. Des animaux des 2 sexes seront étudiés car les cancers pancréatiques se développent aussi bien chez l’homme que la femme. Les animaux en reproduction ont entre 2 et 8 mois et les animaux utilisés à des fins de prélèvements seront mis à mort à 2, 5, 8 et 12 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1025
Souffrances
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▲ -
▲ 767
▲ 258
Devenir
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 1025

Une injection par semaine pendant seize semaines, six séances d'imagerie sous anesthésie et un transport hebdomadaire entre trois établissements : 1 025 souris vont être utilisées, dont 258 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le phénotype dommageable provoque des atteintes articulaires à partir de sept semaines, puis une mobilité réduite et une perte de poids à partir de dix. La plupart seront tuées pour prélever le sang, la rate, les ganglions et les pattes, celles qui portent le bon génotype étant conservées pour maintenir les lignées. Sur la réduction, le porteur se contente d'annoncer une analyse de puissance statistique et des tests adaptés, sans donner ni effectif par groupe ni justification du total de 1 025 animaux.

Objectifs

La polyarthrite est une pathologie très fréquente et invalidante qui représente un enjeu de santé publique. Cette maladie auto-immune provoque une inflammation durable des articulations, ce qui peut endommager les os et le cartilage, entraînant des déformations irréversibles. Nous voulons étudier les mécanismes inflammatoires mis en jeu en modifiant leur expression dans un modèle de souris génétiquement modifiée.

Bénéfices attendus

Ce travail nous permettra de mieux comprendre les mécanismes pathogènes à l'origine de la maladie et pourrait ainsi contribuer au développement de thérapies efficaces.

Procédures

Le projet se déroulera dans 3 établissements utilisateurs : l’élevage dans l’établissement 1, le suivi clinique et traitement dans l’établissement 2, l’imagerie dans l’établissement 3. Les animaux vigiles seront soumis à une contention et à une injection réalisée une fois par semaine pendant 16 semaines, soit un total de 16 injections, chacune d’une durée approximative de 10 secondes. Les animaux anesthésiés seront soumis à une imagerie (anesthésie générale) (au total 6 actes de 10 minutes).

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable va induire à partir de 7 semaines des potentielles atteintes articulaires, à partir de 10 semaines, une mobilité réduite et perte de poids. Les injections vont induire du stress et une douleur légère de courte durée. Les anesthésies gazeuses pour réaliser l’échographie sont des actes stressants. Le transport répété des animaux entre les sites utilisateurs, de manière hebdomadaire sera stressant pour les animaux.

Devenir

Des animaux seront mis à mort car sans génotype d'interêt. Certains animaux seront mis à mort pour prélèvement de tissus spécifiques post-mortem : sang,rate et ganglions, pattes afin de réaliser une évaluation approfondie de l’atteinte générale et articulaire par différentes techniques. Certains animaux avec le bon génotype seront conservés pour le maintien des lignées.

Remplacement

Les cellules spécifiques du système immunitaire et les cellules de la membrane de l'articulation ont été traitées avec les différentes molécules étudiées et ont montré leur intérêt dans des expérimentations in vitro. Néanmoins, ces expériences de cultures cellulaires ne permettent pas de recréer les interactions entre les différentes cellules de l’organisme. Ainsi l'expérimentation animale est un élément clé de ce projet.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux nécessaires, déterminé par une analyse de puissance statistique, sera inclus dans chaque groupe. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Nous nous efforcerons quotidiennement de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Une surveillance régulière et une application de points limites stricts et spécifiques au projet permettra de garantir le bien-être des animaux. Une grille de score sera utilisée et des actions réalisées en cas d’atteintes. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie générale et permettra d’avoir un suivi longitudinal du développement inflammatoire et articulaire pour l'ensemble des animaux ainsi qu’une mise à mort de chaque animal au moment le plus informatif. Les souris seront transférées dans des cages de transport avec bords opaques, sans visibilité de l’extérieur, dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

La souris développe des réactions immunitaires proches de celles observables chez l’homme. Les atteintes articulaires de la maladie sont similaires à celles observées chez l’homme. Les souris jeunes adultes seront mises en accouplement à 8 semaines. Les souris génétiquement modifiées et les souris contrôles seront âgées de 6 à 12 semaines pour l'étude menée sur cette maladie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ 492
▲ 138
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 630

630 souris élevées pour développer un cancer du pancréas vont être utilisées, dont 138 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes seront tuées, y compris celles qui ne servent qu'à l'élevage, mises à mort à huit mois. Un quart d'entre elles développera des lésions cancéreuses avec l'âge, accompagnées de gêne abdominale, de prostration, de perte de poids et de fonte musculaire, et les souriceaux subissent une biopsie de l'oreille entre sept et dix jours. Le titre du projet annonce une réduction de l'utilisation des animaux non-humains, obtenue en constituant à partir de ces souris une banque de tissus et des lignées cellulaires. Le porteur qualifie pourtant d'"indispensable" le maintien des deux lignées, dont il prévoit quatre accouplements par an.

Objectifs

Le cancer du pancréas est un cancer au diagnostic tardif qui dispose de peu de traitements thérapeutiques. Bien que des modèles alternatifs existent, certains travaux comme l’étude de nouveaux composés thérapeutiques validés in vitro ou la caractérisation de nouvelles mutations nécessite de maintenir et d’étudier des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les étapes de la progression cancéreuse pancréatique. Notre projet s’appuie sur la nécessité de maintenir 2 modèles expérimentaux pour mettre en place une banque d’échantillons et plusieurs outils cellulaires qui permettront de mieux comprendre le rôle de nouveaux gènes dans les cancers pancréatiques tout en réduisant nos besoins d’utiliser inutilement des modèles animaux. Le projet sera réalisé au sein de 2 établissements où seront respectivement élevés et étudiés les animaux.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mieux comprendre la cancérogénèse pancréatique et d’établir des approches de remplacement (banques histologiques de tissus et lignées cellulaires) qui permettront de réduire l’utilisation d’animaux pour nos travaux biologiques et la caractérisation des lésions invalidées pour un nouveau gène dont l’implication est rapportée chez certains patients.

Procédures

Dans l’établissement 1, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué une fois par semaine et dure 1 minute. - A leur mise en accouplement, une fois au début de la procédure, et dure 1 minute. - A l’identification des nouveau-nés, 1 à 2 fois par mois pendant 01 à 20 minutes en fonction du nombre de nouveau-nés. La biopsie tissulaire à l’oreille, réalisée sur animaux à 7-10 jours pour identification génétique sera réalisée une seule fois et durera quelques secondes. Dans l’établissement 2, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué deux fois par mois et dure 1 minute. - Lors des pesées, effectuées deux fois par semaine et durent moins de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress sera induit chez les animaux lors des manipulations nécessaires à leur mise en accouplement ou à l’identification des nouveau-nés. Les animaux âgés de 7 à 10 jours pourront ressentir une légère douleur lors de la biopsie tissulaire d’un bout d’oreille nécessaire à leur identification génétique. Le risque de saignement est très faible. Selon nos schémas d’accouplements optimisés, 25% des animaux développeront des lésions cancéreuses pancréatiques avec l’âge, ces lésions pourraient se caractériser par une gêne abdominale, des douleurs qui pourront se retranscrire par une prostration, une perte de poids associée à un affaiblissement musculaire (cachexie) ainsi qu’une absence de toilettage ou l’identification de signe de douleur par l’observation d’yeux clos ou mi-clos des animaux. Des signes cliniques liés à des lésions cancéreuses pancréatiques pourraient se développer chez certaines souris âgées de plus de 8 mois. Cet inconfort pourrait se caractériser par une perte de poids, une gêne ou des douleurs abdominales qui pourraient se retranscrire par une prostration, une perte d’appétit ou de comportement social.

Devenir

Toutes les souris génétiquement modifiées qui présentent le risque de développer un cancer pancréatique seront mis à mort pour collecter des échantillons qui permettront d’établir une banque d’échantillons et des lignées cellulaires. Les autres animaux expérimentaux ne développant pas de tumeurs seront également mis à mort et leur pancréas utilisé comme contrôle dans nos analyses. Les animaux servant à maintenir les élevages seront eux mis à mort à l’âge de 8 mois si leur replacement n’avait pu être mis en place au sein de l’établissement d’élevage.

Remplacement

La caractérisation et l’étude des mécanismes de progression tumorale pancréatique ne peuvent pas être totalement modélisées par des outils cellulaires. Il en est de même pour l’étude des conséquences d’une nouvelle mutation que nous souhaitons étudier dans ces cancers. Le maintien de modèles génétiques de souris permettant leur étude dans le contexte des mécanismes d’initiation et de progression tumorale est donc indispensable. Les objectifs de notre projet visent en partie à réduire la nécessité du recours aux animaux en permettant l’établissement d’une banque histologique d’échantillons collectés à différents stades de progression tumorale mais également de lignées cellulaires dérivées des tumeurs développées par les modèles murins générés.

Réduction

Notre procédure vise à établir des lignées cellulaires ainsi qu’une banque d’échantillons histologiques permettant d’étudier in vitro et ex vivo la progression tumorale de 2 modèles de souris de cancers pancréatiques. Ces outils devraient nous permettre de mieux comprendre les conséquences liées à l’invalidation d’une nouvelle mutation rapportée chez l’homme. Ils permettront également de réduire la nécessite de maintenir inutilement des expérimentations animales pour nos travaux de recherche. Nous avons réduit au maximum les élevages nécessaires à l’obtention des nombres d’animaux pour atteindre cet objectif, nous limiterons à 4 le nombre d’accouplements annuels nécessaires au maintien de nos modèles. Cette stratégie devrait limiter le besoin en une banque tissulaire utile à la mise en place de nos accouplements et la maintenance de 2 modèles précliniques différents. Par cette approche nous pourrons constituer une banque tissulaire pour les 2 sexes à quatre stades de progression cancéreuse qui ne devrait pas impliquer plus de 256 animaux. A ce nombre nous estimons que 5 animaux supplémentaires permettront l’établissement de 3 lignées cellulaires pour chaque modèle. Dès que possible nous tenterons au maximum de limiter la génération des animaux non nécessaires à nos travaux et nous n’hésiterons pas à archiver par congélation de paillettes de sperme les souches d’animaux non nécessaires à nos recherches.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi (coton pour le nid, tunnels ou maison en plastique) afin de créer un environnement familier et réconfortant. Les animaux seront habitués à être manipulés pour réduire leur stress tout au long de leur vie Un suivi sera réalisé afin d’identifier d’éventuels signes qui laisseraient envisager une souffrance ou une douleur. En cas de blessure locale, nous appliquerons un traitement désinfectant. Pour le suivi des animaux, nous mettrons en place une surveillance rigoureuse et individuelle pour chaque individu afin d’assurer que les animaux développant des tumeurs pancréatiques ne subissent pas de souffrance inutile. Ce suivi individuel permettra d’identifier l’apparition de signes évocateurs de mal-être ou de souffrance au travers d’une grille d’évaluation détaillée. Cette évaluation de multiples critères et de points limites adaptés nous conduira à ne pas maintenir des animaux ayant atteint un score de souffrance non acceptable. Nous optimiserons au maximum la quantité d’information biologique à collecter et étudier sur chaque souris.

Choix des espèces

Les souris que nous utilisons sont porteuses de mutations rapportées chez l’homme. Elles permettent de reproduire de manière fidèle la progression tumorale du cancer du pancréas et d’étudier sa progression. Des animaux des 2 sexes seront étudiés car les cancers pancréatiques se développent aussi bien chez l’homme que la femme. Les animaux en reproduction ont entre 2 et 8 mois et les animaux utilisés à des fins de prélèvements seront mis à mort à 2, 5, 8 et 12 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 2334
Souffrances
▲ -
▲ 924
▲ 619
▲ 791
Devenir
 -
 -
 -
 2334

Un prélèvement de tissu, trois injections, deux prises de sang, une radiographie et jusqu'à 22 tests comportementaux par animal : 2 334 souris subissent ces procédures, dont 791 dans un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs organes. Les femelles gestantes sont anesthésiées au gaz puis tuées par dislocation cervicale. Le porteur signale une tétanie et une mort subite possibles lors d'efforts ou de situations de stress, ainsi qu'une brûlure légère par le froid sur certaines souris, dans un projet portant sur des maladies musculo-squelettiques rares sans traitement. Les 22 tests comportementaux ne sont nommés nulle part.

Objectifs

Les maladies musculo-squelettiques sont principalement caractérisées par une petite taille, des extrémités courtes, une raideur articulaire et des atteintes musculaires. Elles sont liées à des mutations génétiques affectant des protéines essentielles au bon développement et fonctionnement d’un être vivant. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de ces protéines au cours du développement et leur implication dans les processus de croissance osseuse et musculaire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont i) une meilleure caractérisation des maladies musculo-squelettiques et ii) la validation d’essais thérapeutiques visant à réduire la fibrose et améliorer la force musculaire. L’observation d’un effet thérapeutique permettrait d’envisager un essai clinique et donc de valider une thérapie pour ces maladies qui n’en n’ont pas à ce jour.

Procédures

Identification et prélèvement de tissus (5 minutes). Trois injections (1 à 5 minutes) ; deux prélèvements de sang (1 à 5 minutes) ; un examen radiographique (5 minutes). Tests comportementaux (maximum 22 tests ; 1 à 5 minutes). Femelles gestantes : trois pesées (30 secondes) ; une anesthésie gazeuse (5 minutes) ; une dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de tissus peut entraîner une douleur légère et localisée de courte durée. Les injections et prélèvement peuvent entraîner une douleur légère et localisée de courte durée. Une sécheresse oculaire pourra être constatée pendant l’examen radiographique. Tétanie et mort subite possible lors d'efforts et situations de stress. Une légère brûlure par le froid pourrait être constatée sur les souris à J0 et J4.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort pour prélèvement d’organes et analyses prévues.

Remplacement

Dans les maladies musculo-squelettiques, la mortalité précoce liée à l'association d'atteintes cardiaques, respiratoires et des voies aériennes supérieures, ne peut être étudiée que in vivo. Pour valider l'effet d’un traitement utilisant des cellules immunitaires reprogrammées sur la fibrose associée aux maladies musculo-squelettiques, un modèle murin mimant l’une de ces maladies sera utilisé ; aucun modèle in vitro n'est capable de développer cet aspect de la pathologie. Il n'existe pas de modèle in vitro de fibrose musculaire et l'interaction ainsi que l'élimination des cellules fibrotiques nécessitent un milieu physiologique où la réponse immunitaire peut avoir lieu.

Réduction

Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l’exploitation maximale des données obtenues. La mise en place de tests statistiques a permis de réduire au maximum le nombre de souris utilisées dans ce projet. Si le traitement ne permet pas d'améliorer le phénotype, les tests comportementaux ne seront pas réalisés.

Raffinement

Les souris bénéficieront d'un enrichissement de leur environnement et des mesures de raffinement ont été mises en place avec une surveillance quotidienne par les membres qualifiés de l'animalerie. L'application de points limites stricts et spécifiques au projet sera respectée par les responsables du projet qui tiendront une fiche d'observation pour chaque souris. Tous les gestes réalisés sur les souris se feront sous anesthésie.

Choix des espèces

La souris a une forte proximité génétique et de fonctionnement avec l’homme. Animaux grégaires, avec un cycle de reproduction et un développement rapide, les modèle souris utilisés pour ce projet, permettrons dans un organisme complet d’étudier les phénotypes et d’analyser les mécanismes biologiques impliqués dans certaines maladies musculo-squelettiques rares à phénotypes évolutifs et invalidants ; différents temps clés du développement seront étudiés (stades prénataux, juvéniles et adultes). De plus, aucun modèle in vitro n'est capable de développer ces aspects des pathologies étudiées.