Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Conservation des espèces
- Enseignement supérieur et formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Recherche fondamentale
- Tests réglementaires
Superovulation de rongeurs de laboratoires
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 2500
Hamsters dorés : 1000
Deux injections intrapéritonéales espacées de 46 à 52 heures, trente secondes chacune : 68 500 rongeuses vont être utilisées de cette manière, 65 000 souris, 2 500 rates et 1 000 hamsters dorés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie sera tuée pour prélever ovocytes et embryons, une autre expédiée vivante vers des laboratoires de recherche. Les femelles sont injectées avant leur maturité sexuelle, ce qui garantit selon le porteur une réponse de 100 %, contre 0 à 100 % chez des femelles adultes. Il présente cette production massive d'ovocytes comme un moyen de réduire le nombre de femelles utilisées, sans jamais rapporter ce chiffre de 68 500 à ce qu'exigerait une reproduction ordinaire.
Objectifs
La superovulation des rongeurs de laboratoire permet d’augmenter le nombre d’ovules fécondables produits par une femelle. Cette méthode est utilisée pour obtenir plus d’embryons en une seule fois. L’objectif de ce projet est donc d'obtenir plus d'ovules fécondables et d'embryons tout en réduisant le nombre de femelles nécessaires. La superovulation permet d'assurer la cryoconservation ou la reproduction assistées de modèles de rongeurs de laboratoires visant à sauvergarder ou à produire des animaux expérimentaux d'intérêts.
Bénéfices attendus
La superovulation permet de réduire le nombre de femelles nécessaires pour une production d'oeufs fécondables et d'embryons. Moins d'animaux seront nécesssaires pour produire un lot de qualité, dans des délais raccourcis, et avec un haut statut sanitaire. A terme, les embryons obtenus contribueront à développer des modèles indispensables pour comprendre certaines maladies, tester des traitements innovants ou perfectionner des techniques de reproduction.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 injections, avec un intervalle de 46 à 52h entre les 2 injections. La durée maximale de l'injection sera de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Une douleur légère peut être induite lors de l'introduction de l'aiguille en intra péritonéale puis lors de l'injection du produit
Devenir
Les femelles seront soient mise à mort pour prélevement d'ovocytes ou d'embryons, soient gardés en vie pour envoi à des laboratoires de recherche.
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins utilisés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Le nombre d’animaux est calculé de manière à en utiliser le minimum possible permettant l’obtention des résultats attendus. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles
Raffinement
Les injections seront réalisées par du personnel formé. Toute atteinte d’un des points limites déterminés pour ce projet amènera la mise à mort de l'animal. Une attention particulière est apportée aux barrières sanitaires et aux contrôles sanitaires permettant de garantir le statut sanitaire nécessaire au maintien en bonne santé des animaux.
Choix des espèces
L’espèce choisie comme le fond génétique est lié aux caractéristique du modèle étudié. Les souris, rats et hamsters sont les espèces les plus utilisées en recherche biomédicale et reproductive. Aucun modèle alternatif (in vitro ou in silico) ne permet actuellement de reproduire fidèlement ces processus. Les femelles sont injectées de préférence avant leur maturité sexuelle, soit avant 6 semaines pour les 3 espèces indiquées. Ceci permet une réponse au traitement maximale (100%) contrairement à la superovulation d'indivus femelles sexuellement matures dont la phase du cycle oestral peut faire varier celle dernière de 0 à 100%
Superovulation de rongeurs de laboratoires
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 1500
Hamsters dorés : 2500
104 000 femelles, 100 000 souris, 2 500 hamsters dorés et 1 500 rates, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux injections intrapéritonéales espacées de 46 à 52 heures pour déclencher une ovulation multiple, avant leur maturité sexuelle afin d'obtenir une réponse de 100 %. Le porteur présente cette superovulation comme un moyen de réduire le nombre de femelles "nécessaires" à la production d'embryons, et annonce des modèles "indispensables" pour comprendre des maladies et perfectionner les techniques de reproduction. Une partie de ces femelles est tuée pour prélever ovocytes et embryons, l'autre expédiée vivante à des laboratoires de recherche.
Objectifs
La superovulation des rongeurs de laboratoire permet d’augmenter le nombre d’ovules fécondables produits par une femelle. Cette méthode est utilisée pour obtenir plus d’embryons en une seule fois. L’objectif de ce projet est donc d'obtenir plus d'ovules fécondables et d'embryons tout en réduisant le nombre de femelles nécessaires. La superovulation permet d'assurer la cryoconservation ou la reproduction assistées de modèles de rongeurs de laboratoires visant à sauvergarder ou à produire des animaux expérimentaux d'intérêts.
Bénéfices attendus
La superovulation permet de réduire le nombre de femelles nécessaires pour une production d'oeufs fécondables et d'embryons. Moins d'animaux seront nécesssaires pour produire un lot de qualité, dans des délais raccourcis, et avec un haut statut sanitaire. A terme, les embryons obtenus contribueront à développer des modèles indispensables pour comprendre certaines maladies, tester des traitements innovants ou perfectionner des techniques de reproduction.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 injections, avec un intervalle de 46 à 52h entre les 2 injections. La durée maximale d'une injection sera de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Une douleur légère peut être induite lors de l'introduction de l'aiguille en intra péritonéale puis lors de l'injection du produit.
Devenir
Les femelles seront soient mise à mort pour prélevement d'ovocytes ou d'embryons, soient gardés en vie pour envoi à des laboratoires de recherche.
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins utilisés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Le nombre d’animaux est calculé de manière à en utiliser le minimum possible permettant l’obtention des résultats attendus. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles.
Raffinement
Les injections seront réalisées par du personnel formé. Toute atteinte d’un des points limites déterminés pour ce projet amènera la mise à mort de l'animal. Une attention particulière est apportée aux barrières sanitaires et aux contrôles sanitaires permettant de garantir le statut sanitaire nécessaire au maintien en bonne santé des animaux.
Choix des espèces
L’espèce choisie comme le fond génétique est lié aux caractéristique du modèle étudié. Les souris, rats et hamsters sont les espèces les plus utilisées en recherche biomédicale et reproductive. Aucun modèle alternatif (in vitro ou in silico) ne permet actuellement de reproduire fidèlement ces processus. Les femelles sont injectées de préférence avant leur maturité sexuelle, soit avant 6 semaines d'âge pour les 3 espèces indiquées. Ceci permet une réponse au traitement maximale (100%) contrairement à la superovulation d'indivus femelles sexuellement matures dont les phases du cycle oestral peuvent faire varier cette réponse de 0 à 100%.
Prélèvement invasif en routine pour la caractérisation génétique de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Pour génotyper des lignées génétiquement modifiées, 2 880 souris subissent une coupe du bout de la queue et une entaille à l'oreille au sevrage, à quatre semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'acte dure environ cinq minutes, sous anesthésie gazeuse et anesthésie locale, et peut laisser un saignement arrêté par compression s'il dépasse deux minutes. Le porteur indique avoir abandonné le génotypage par poils, infructueux, et par bout d'oreille, non concluant dans plus de 90 % des cas. Les souris du bon génotype partent en accouplement ou vers d'autres projets, celles dont le génotype ne convient à aucun groupe expérimental sont tuées après analyse.
Objectifs
La présente demande est réalisée afin de couvrir réglementairement la réalisation d’une biopsie de queue dans le cadre du génotypage des animaux transgéniques utilisés dans nos projets de recherche. Le génotypage sur biopsie de queue est à l’heure actuelle plus fiable et robuste que le génotypage à partir d’une biopsie d’oreille, ce dernier menant souvent (plus de 50 % des cas) à des résultats non concluants ou non robustes. L’entretien des lignées de souris transgéniques est déjà réglementairement encadré par d’autres demandes d’autorisation de projet.Le monde est aujourd’hui affecté par une explosion de maladies métaboliques caractérisées par un déséquilibre de l’homéostasie glucidique telles que l’obésité ou le diabète de type II. Ces maladies ont de lourdes conséquences socio-économiques sur nos sociétés et représentent un enjeu majeur de santé publique. La compréhension des mécanismes permettant la régulation centrale de la glycémie ainsi que de leurs dysfonctionnements physiopathologiques est cruciale pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le traitement de ces maladies. Nos projets de recherche s’inscrivent dans ce contexte puisque nous nous intéressons aux systèmes moléculaires de l’hypothalamus, identifiés comme des acteurs clés dans la régulation centrale de l’homéostasie glucidique. Afin de mener à bien nos études, nous avons recours à l’utilisation de modèles murins transgéniques. L’invalidation de ces systèmes nous permet de mieux comprendre leurs rôles dans la régulation centrale de l’homéostasie glucidique. Puisqu’il n’existe à l’heure actuelle aucune technique efficace pour marquer ces neurones, nous utilisons également des souris transgéniques exprimant une molécule fluorescente nous permettant leur visualisation. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ces projets que nous puissions génotyper ces animaux de manière fiable et robuste : à partir d’une biopsie caudale.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de permettre un génotypage fiable et robuste des différents animaux transgéniques qui serviront d’une part à l’entretien et à la reproduction des lignées de souris et d’autre part aux expérimentations. Les expérimentations réalisées sur ces modèles transgéniques ont pour but de mieux comprendre les rôles respectifs et conjoint des systèmes moléculaires d’intérêt dans la régulation centrale de l’homéostasie glucidique ainsi que d’étudier leurs altérations dans un contexte pathologique d’obésité / de diabète. Ces études ont pour objectif de proposer des stratégies thérapeutiques innovantes dans la lutte contre l’explosion actuelle des maladies métaboliques telles que l’obésité et le diabète de type II.
Procédures
Les animaux subiront, de façon concomittante, une biopsie caudale et une entaille à l’oreille pour le marquage, sous anesthésie / analgésie lors de leur sevrage à 4 semaines d’âge, une seule fois, l’acte dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
La biopsie caudale réalisée pour génotyper les animaux peut induire une douleur légère et de courte durée, prise en charge par anesthésie / analgésie des animaux. Un léger saignement consécutif à la biopsie peut être observé, s’arrêtant généralement rapidement. S’il persiste au-delà de 2 minutes, il sera arrêté par compression légère du bout de la queue dans une compresse. La désinfection du bout de la queue préalablement à la biopsie permettra de limiter le risque d’infection et toute éventuelle complication de cicatrisation de la plaie sera également surveillée par le personnel qualifié.
Devenir
Une partie des animaux (dont le génotype sera adéquat en fonction des besoins en expérimentation) sera placé en accouplement, dont l’entretien des lignées est encadré par d’autres demande d’autorisation de projet. L’autre partie des animaux de génotype adéquat (en fonction des besoins en expérimentations) sera utilisée dans des procédures d’expérimentations encadrées par d’autres demandes d’autorisation de projet. La stratégie de croisement a été réfléchie afin de réduire le nombre d'animaux ne pouvant être utilisés en expérimentation. Les animaux de génotypes inadéquats (ni mutants, ni pouvant convenir pour un groupe contrôle adapté au plan expérimental donné) donc inutilisables, seront mis à mort après le génotypage.
Remplacement
Le génotypage de nos lignées de souris à partir de poils ou bien du surplus de bout d’oreille généré lors du marquage des souris s’est avéré infructueux. Nous n’avons pas réussi à génotyper les souris à partir de poils. De même, malgré plusieurs tentatives de mise au point du protocole, à partir de l’excédent de bout d’oreille, les résultats étaient insatisfaisants dans plus de 90% des cas : soit nous n’avions pas de résultat, soit le résultat n’était pas fiable : deux tests sur le même échantillon donnaient deux résultats différents. Lorsque deux tests sur le même échantillon ne donnent pas de résultat ou un résultat douteux, nous avons besoin de prélever à nouveau la souris afin de lever le doute, multipliant donc les interventions sur cette dernière. Nous souhaitons par conséquent réaliser le génotypage de nos animaux à partir d’une biopsie de l’extrémité de la queue des souris. Cette technique est utilisée car elle est robuste, c’est-à-dire efficace, répétable et fiable : un prélèvement unique nous permet dans plus de 99% des cas de génotyper nos souris correctement. De plus, ce prélèvement n’entraine pas de signes visibles de douleur.
Réduction
La stratégie de reproduction choisie (encadrée par nos autres demandes d’autorisation de projet) vise à obtenir dans les mêmes portées les animaux mutants et les animaux contrôles dont les proportions sont calculées selon les règles de la génétique mendélienne. Les cohortes d’animaux ainsi produites seront soumises à plusieurs tests physiologiques successifs, en respectant toujours un délai de repos, afin d’évaluer les rôles des systèmes moléculaires étudiés dans la régulation centrale de l’homéostasie glucidique. Cela permettra de réduire le nombre de cohortes produites et d’augmenter la fiabilité des résultats puisque les animaux contrôles seront les « littermates » des animaux mutants. L'utilisation de test de puissance statistique est ici sans objet dans la mesure où nous nous fondons sur les probabilités mendéliennes pour estimer le nombre d'animaux du génotype recherché dans les portées obtenues.
Raffinement
Les conditions de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Pour la biopsie caudale, l’extrémité de la queue de la souris sera d’abord désinfectée à la Bétadine® puis localement analgésiée grâce à l’application de Lidocaïne® liquide vétérinaire. La souris sera ensuite anesthésiée par inhalation d’isoflurane. Un léger saignement consécutif à la biopsie peut être observé, s’arrêtant généralement rapidement. S’il persiste au-delà de 2 minutes, il sera arrêté par compression légère du bout de la queue dans une compresse. La cicatrisation de la plaie sera également surveillée par le personnel qualifié.
Choix des espèces
L’utilisation d’un modèle in vivo chez l’animal est indispensable pour une compréhension globale du rôle physiologique des systèmes moléculaires étudiés, de leurs interactions fonctionnelles avec d’autres systèmes, de la physiopathologie de l’obésité et du diabète, ainsi que pour caractériser les altérations neuroanatomiques et le fonctionnement des réseaux de neurones hypothalamiques dans la régulation de la glycémie et du métabolisme. La physiologie de la souris étant proche de celle de l’Homme, utiliser cet animal nous permet de pouvoir imaginer une recherche translationnelle, les innovations thérapeutiques proposées seront donc potentiellement applicables à l’Homme dans le futur. La souris est un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques permettant une comparaison de nos données avec celles d’autres équipes. De plus, la souris permet des approches génétiques et chémogénétiques complexes n’existant pas chez d’autres modèles mammifères. L’acte de biopsie caudale ne peut se faire par définition que sur le modèle animal. La biopsie caudale permettant le génotypage des souris se fera lors de leur sevrage à 4 semaines d’âge.
Preuve de concept de faire une deuxième superovulation pour collecter une deuxieme fois des ovocytes des femelles donneuses souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
240 souris femelles vont être utilisées, chacune subissant deux fois la même chirurgie d'ouverture du dos pour aller prélever les ovocytes dans l'oviducte, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Deux injections hormonales de superovulation précèdent chaque collecte, et toutes sont tuées après la seconde, le porteur indiquant qu'elles ne peuvent plus être réutilisées ailleurs. L'objectif déclaré est de diviser par deux le nombre de donneuses en les opérant deux fois plutôt qu'une, ce que le porteur présente comme une amélioration de leur bien-être. Le calcul d'effectif s'appuie sur des groupes de 6 femelles, sans que le passage à 240 animaux soit expliqué.
Objectifs
La fécondation in vitro (FIV) est une méthode couramment utilisée pour la création et reproduction assistée de souris génétiquement modifiés. Elle permet aussi de conserver certaines lignées précieuses dans le temps. Cette technique comprend plusieurs étapes : des femelles donneuses d’ovocytes sont traitées avec des hormones pour stimuler la production d’ovules, qui sont ensuite prélevés par une petite intervention chirurgicale. Les spermatozoïdes sont récupérés chez des mâles donneurs. Ovules et spermatozoïdes sont ensuite mis en contact dans un milieu adapté pour permettre la fécondation. En parallèle, des femelles dites « porteuses » sont préparées pour accueillir les embryons : elles sont accouplées avec des mâles stériles pour déclencher les signaux hormonaux nécessaires à la gestation. Les embryons obtenus par FIV sont ensuite transférés dans leur utérus. Contrairement à l’élevage naturel où les mâles et les femelles peuvent produire plusieurs portées au cours de leur vie reproductive, les souris utilisées pour la FIV subissent des interventions chirurgicales et ne sont donc utilisées qu’une seule fois et mises au mort dans le cadre du processus. Par conséquent, la FIV nécessite un nombre plus important de souris reproductrices que l’élevage naturel pour obtenir un nombre équivalent de petits. En plus des enjeux éthiques, cette consommation élevée d’animaux a aussi un impact écologique notable, lié au transport depuis le fournisseur, à l’hébergement et à l’élimination des carcasses. L’objectif de ce projet est de développer un protocole permettant de réutiliser les femelles donneuses une seconde fois, afin de diviser par deux le nombre de donneuses nécessaire, sans compromettre leur bien-être.
Bénéfices attendus
En cas de succès, cette preuve de concept pourrait permettre de réduire significativement le nombre de femelles nécessaires aux fécondations in vitro, tout en préservant leur bien-être. En parallèle, cette amélioration contribuerait également à diminuer l’empreinte carbone de l’activité, renforçant ainsi une démarche plus éthique et respectueuse de l’environnement.
Procédures
Injections hormonales pour stimuler la production des ovocytes : Deux injections sont administrées à un et trois jours avant la collecte des ovocytes. Il s’agit de procédures rapides et peu douloureuses. Chirurgie pour la collecte des ovocytes : Les ovocytes sont récupérés lors d’une intervention chirurgicale sous anesthésie. Une petite incision est faite sur le dos de l’animal pour accéder aux ovaires, puis une ouverture minime dans l’oviducte permet d'extraire les ovocytes. Cette intervention, similaire à celle réalisée pour l’implantation d’embryons, est une procédure bien maîtrisée qui dure entre 7 et 10 minutes. Chaque femelle donneuse subira cette intervention deux fois au total dans le cadre du projet. Injections d’antalgique : Chaque souris recevra une à deux doses d’antalgique au moment de la chirurgie, afin de prévenir et réduire toute douleur. Il s’agit d’une procédure courte et peu douloureuse.
Impact sur les animaux
L’injection d’hormones peut provoquer une légère douleur au point d’insertion de l’aiguille. Cependant, ces hormones sont largement utilisées pour ce type de procédure et sont bien tolérées, sans effets secondaires connus. Les interventions chirurgicales, bien que courtes et maîtrisées, peuvent entrainer un certain stress, des douleurs post-opératoires ou des complications liées à l’anesthésie.
Devenir
Les animaux sont mis à mort selon les méthodes réglementaires à la fin de la procédure, c’est-à-dire après la seconde collecte d’ovocytes. Cette étape est nécessaire car les animaux ne peuvent pas être réutilisés dans une autre procédure.
Remplacement
La FIV est une technique indispensable pour créer des souris génétiquement modifiées, conserver des lignées ou aider à la reproduction. Elle constitue un outil technique, et non une expérience scientifique, ce qui rend son remplacement par des méthodes sans animaux impossible à ce jour. Ce projet vise donc à en réduire autant que possible l’usage des animaux, en optimisant les procédures pour limiter leur nombre.
Réduction
Ce projet constitue une étude pilote visant à évaluer la faisabilité d’un protocole de collecte d’ovocytes. Le nombre d’animaux a été déterminé en tenant compte du taux d’échec attendu de la superovulation, qui varie selon l’âge des femelles : environ 30 % chez les jeunes et 20 % chez les plus âgées. De plus, le nombre d’ovocytes collectés diminue avec l’âge (en moyenne 60 chez les jeunes femelles contre 30 chez les plus âgées). Sur cette base, un groupe de 6 femelles a été sélectionné, ce qui permet d’obtenir un nombre d’embryons suffisant pour évaluer la faisabilité du protocole et comparer les résultats aux données de performance déjà disponibles. Ce nombre est jugé adéquat pour répondre aux objectifs scientifiques tout en limitant l’utilisation d’animaux. Les interventions seront réalisées par un premier chirurgien, chaque série pouvant être répétée une fois si les résultats initiaux ne sont pas suffisamment concluants. Pour garantir des données robustes et reproductibles, un second chirurgien effectuera les procédures indépendamment.
Raffinement
Toutes les chirurgies sont réalisées sous anesthésie et les animaux sont gardés sur un tapis chauffant pour éviter toute perte de chaleur. Un traitement antalgique est administré afin de réduire les douleurs après l’intervention. Les animaux font l’objet d’une surveillance renforcée pendant les 24h suivant la chirurgie. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été mis en place et seront respectés afin de permettre la prise en charge de tout cas clinique et d’éviter toute souffrance inutile. Pour faciliter leur récupération, une alimentation adaptée (sous forme de gel ou de croquettes déposées au fond de la cage pour un accès plus facile) pourra être mise à disposition. Les animaux bénéficient également d’un enrichissement de leur cage et sont hébergés en groupe, ce qui favorise leur bien-être.
Choix des espèces
Les souris sont l’espèce la plus couramment utilisée en expérimentation animale à des fins scientifiques, en raison de leur disponibilité, de leur biologie bien connue, et de leur pertinence pour de nombreux domaines de recherche. Ce projet a pour objectif d’améliorer un protocole de FIV actuellement utilisé dans plusieurs laboratoires, afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Le projet concerne des femelles donneuses d’ovocytes, utilisées principalement à deux stades de développement : entre 4 et 5 semaines, et entre 8 et 18 semaines. Ces périodes ont été sélectionnées car leurs caractéristiques reproductives sont bien documentées. Les femelles âgées de >5 à 8 semaines ne peuvent pas être utilisées, car elles montrent une résistance à la stimulation hormonale, rendant la superovulation inefficace à ce stade.
Etude des mécanismes moléculaires impliqués dans la pneumopathie interstitielle de la polyarthrite rhumatoïde : Implication de l’axe lysophospholipide / autotaxine
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles respiratoires
Les souris utilisées expriment le TNF humain et développent dès quatre semaines une arthrite inflammatoire avec gonflement des articulations. 120 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour vingt et modéré pour cent. Un morceau d'oreille leur est prélevé entre sept et dix jours après la naissance pour les génotyper, puis, dès douze semaines, elles reçoivent chaque jour pendant deux semaines une injection dans l'abdomen d'un bloqueur de l'autotaxine, avec deux passages en microtomographie sous anesthésie. Les mâles reproducteurs sont tués à huit mois, les femelles porteuses du transgène dès le sevrage à cause du "phénotype dommageable" qu'elles développent, celles qui ne le portent pas étant "mises à disposition de la communauté" pour l'entraînement des personnels.
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent avec une prévalence dans la population française estimée à 0,3%. 40% des patients atteints de PR présentent des manifestations extra-articulaires, dont la plus fréquente est la pneumopathie interstitielle diffuse (PID) qui est responsable d’une morbi-mortalité importante avec une médiane de survie des patients de 3 et 10 ans. Il n’y a aucune recommandation proposée à ce jour sur sa prise en charge thérapeutique et sa physiopathologie reste encore méconnue. La présentation clinique et l’atteinte histologique de la PID au cours de la PR commencent par une infiltration de cellules immunitaires et une réaction inflammatoire dans les poumons. Elle évolue ensuite comme une autre pathologie pulmonaire, la fibrose pulmonaire idiopathique. Ces deux pathologies partagent également des similitudes génétiques, le terrain masculin, et un pronostic sombre. L'autotaxine (ATX) est une protéine sérique produite par plusieurs tissus dans l'organisme dont le foie, le tissu adipeux et l'os. L'ATX est une pyrophosphate phosphodiestérase, qui possède en plus une activité enzymatique de type lysophospholipase D, responsable du clivage de la lysophosphatidylcholine (lipide plasmatique très abondant) en acide lysophosphatidique (LPA). Le LPA est un bio phospholipide qui agit comme un facteur de croissance, influençant nombre de processus cellulaires comme la prolifération, la différenciation et la migration. Dans de nombreux tissus, l'effet biologique du LPA est la conséquence de la production locale d'ATX par ce tissu ou un type cellulaire donné. De nombreuses études ont montré une augmentation de la sécrétion d’ATX et de LPA dans le liquide synovial de patients atteints de PR et leur implication dans l’atteinte articulaire et osseuse destructrice de la PR a déjà été soulignée par notre équipe et d’autres. D’autre part, des études suggèrent un rôle pathogène de la voie LPA-ATX dans la la fibrose pulmonaire idiopathique et un essai thérapeutique de phase 2 chez l’homme utilisant un inhibiteur de l’ATX vient d’être réalisé dans cette pathologie. Une nouvelle piste thérapeutique pour limiter l’apparition de la PID chez les patients PR, serait de déterminer si l’inhibition de l’ATX peut agir précocement lors de la phase d’inflammation pulmonaire, afin d’intervenir tôt dans la maladie et limiter le développement de fibrose.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra le développement de nouveaux traitements permettant de bloquer l’inflammation pulmonaire chez les patients atteints souffrant de polyarthrite rhumatoïde.
Procédures
Une biopsie du pina de l’oreille inférieure à 1 mm sera effectuée entre 7 à 10 jours après la naissance pour génotyper les animaux. Les animaux recevront, dès l’âge de 12 semaines et pendant 2 semaines, une injection intrapéritonéale quotidienne qui durera moins d’une minute d’inhibiteur de l’Autotaxine, ou d’un anticorps monoclonal anti-Autotaxine, ou d’un antagoniste du récepteur de l’Autotaxine. Les animaux seront anesthésiés pendant 10 minutes par anesthésie gazeuse à 12 et 14 semaines afin de procéder à l’analyse non invasive du tissu pulmonaire par microtomographie.
Impact sur les animaux
Le phénotype inflammatoire des souris exprimant le TNF humain débute progressivement à partir de 4 semaines. La douleur inflammatoire est liée en grande partie au gonflement articulaire. La mesure du diamètre des chevilles est facilement accessible et sera suivie avec un pied à coulisse au moins deux fois par semaine. Dès son apparition, l’intensité de la douleur sera atténuée par l’ajout de paracétamol dans l’eau de boisson en première intention puis par buprénorphine en sous-cutané si le gonflement articulaire continue à augmenter. Nous attendons une réduction de l’inflammation dans les groupes d’animaux recevant les différents traitements par rapport au groupe contrôle.
Devenir
Les mâles exprimant le TNF humain utilisés pour la reproduction seront mis à mort àl’âge de 8 mois. Les animaux femelles exprimant le TNF humain issues de la reproduction seront mises à mort dès le sevrage et génotypage en raison du développement d’un phénotype dommageable au cours du temps. Les animaux femelles issues de la reproduction n’exprimant pas le TNF humain seront mises à disposition de la communauté en soutien au maintien de compétence dans le cadre de la réglementation. Les animaux traités avec les inhibiteurs de l’Autotaxine seront mis à mort à 14 semaines afin d’évaluer la qualité des poumons post-mortem.
Remplacement
Les souris transgéniques exprimant le TNF humain sont le seul modèle connu à ce jour associant une arthrite inflammatoire proche de la polyarthrite rhumatoïde humaine et une atteinte pulmonaire. Ce projet étudiant une cible thérapeutique potentielle dans l’atteinte pulmonaire de la polyarthrite rhumatoïde nécessite le recours à un modèle animal mimant la pathologie humaine en raison de la complexité physiopathologique impossible à recréer in vitro.
Réduction
Deux procédures seront déployées : La procédure 1 sera l’élevage et la maintenance de la lignée de souris exprimant le TNF humain. Selon les procédures expérimentales envisagées, la mise en reproduction sera ajustée afin que les effectifs soient les plus réduits possibles. La procédure 2 concernera l’expérimentation sur les souris produites en 1. Pour évaluer l’inflammation pulmonaire, chaque souris sera son propre contrôle grâce à la stratégie d’analyse non invasive au début et à la fin de chaque procédure. De plus, à l’aide d’approches statistiques nous avons calculé le nombre minimal d’animaux par groupe. Une partie des animaux produits, non utilisables dans ce projet, seront mis à disposition dans l’établissement utilisateur pour une utilisation en recherche et en formation des personnels.
Raffinement
Toutes les mesures seront prises pour préserver le bien-être de l’animal. Les protocoles choisis en priorité sont ceux qui limitent la douleur et l’inconfort de l’animal. Les souris cohabiteront à 5 dans un environnement enrichi (maison rouge, coton) renouvelé une fois par semaine. La prise en charge de l’état de bien être des souris sera effectuée quotidiennement par l’observation des principaux signes physiologiques, comportementaux et de l’apparence de l’animal. Nous utiliserons une grille de score de bien-être incluant des points limites qui permettront la prise en charge adaptée dès les premiers signes d’inconfort. Nous mettrons des récipients contenant de l’eau et de la nourriture au fond des cages en cas d’inconfort. Afin de limiter la douleur potentiellement induite par la manipulation en raison de prises de mesures régulière sur les chevilles avec un pied à coulisse, ces mesures seront effectuées sur des animaux mis sous anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
Nous avons choisi des souris qui expriment le TNF humain car c’est le seul modèle d'arthrite inflammatoire proche de la polyarthrite rhumatoïde humaine. Les souris seront utilisés pour la reproduction jusqu’à l’âge de 8 mois. Les souris utilisés pour tester les traitements auront entre 12 et 14 semaines. Nous avons choisi cet âge car c’est là que l’inflammation pulmonaire démarre, sans apparation de symptômes pouvant géner l’animal.
Maintien de lignées murines d’intérêt pour l’étude de circuits néocorticaux avec prélèvement invasif pour génotypage
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un morceau de queue est coupé sur chaque souriceau pour lire son patrimoine génétique, l'oreille étant entamée en cas de second prélèvement. 10 800 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir des lignées génétiquement modifiées destinées à l'étude de circuits du néocortex. Les animaux qui ne portent pas la mutation recherchée sont tués, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent être ni réutilisés ni replacés du fait de leur modification génétique. Sur l'effectif annoncé, 1 450 souris resteront en vie pour les lignées et 6 040 partiront vers d'autres projets, ce qui laisse environ 3 300 souris tuées pour n'avoir pas hérité du bon gène.
Objectifs
Le néocortex des mammifères, siège de fonctions cognitives majeures telles que la perception sensorielle, l’initiation des mouvements ou encore la mémoire de travail, est organisé en aires corticales hiérarchisées. Cette région du cerveau se caractérise par une grande diversité fonctionnelle, avec des zones spécialisées reposant sur un large éventail de sous-types neuronaux. Ces populations multiples s’agencent en réseaux hétérogènes dotés de signatures moléculaires, physiologiques et plastiques spécifiques, observables notamment au niveau synaptique. Une question fondamentale demeure : comment l’activité corticale, à l’origine de comportements adaptés et complexes, émerge-t-elle de cette diversité cellulaire et moléculaire ? L’étude de ces dynamiques à différentes échelles nourrit notre compréhension générale du fonctionnement cérébral et ouvre des perspectives pour des applications cliniques. Afin d’explorer le rôle de chaque population neuronale, nous modifions leur fonctionnement par des approches génétiques ciblées. Dans le cadre de ce projet et pour répondre à cette question, nous utilliserons des souris dont certains gènes ont été modifiés, afin d’observer plus précisément le rôle des différentes catégories de cellules cérébrales et la façon dont elles interagissent. Ces expériences servent à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, notamment les mécanismes reliés à la mémoire, à l’apprentissage et à la régulation de l’activité nerveuse. Ce savoir est important pour progresser dans la recherche sur des maladies comme l’épilepsie, la schizophrénie, l’autisme, la dépression ou certaines formes de déficience intellectuelle. Le projet consiste aussi à entretenir ces lignées de souris modifiées et à identifier précisément celles qui portent les caractéristiques nécessaires pour les études scientifiques.
Bénéfices attendus
Les maladies du cerveau entraînent des répercussions majeures sur la santé des individus, sur leur autonomie, leur éducation, leur emploi et leur mobilité, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est donc primordial d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour leur prise en charge. Ce projet nous permettra de connaitre le patrimoine génétique des animaux produits à partir de lignées génétiquement modifiées d’intérêt afin de les utiliser par la suite dans nos projets de recherches sur cette thématique. Les bénéfices attendus à plus long terme sont donc liés à ces projets de recherche et concerneront toutes les informations que nous pourrons obtenir pour comprendre le fonctionnement du néocortex et l’origine de ses dysfonctionnements. Ces informations pouvant ensuite amener à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients impactés par un tel dysfonctionnement.
Procédures
Un petit prélèvement de tissu sera fait sur tous les jeunes animaux vigiles (1 fois, moins d’1minute) afin de connaitre leur patrimoine génétique. En cas de problème technique (rare) il pourrait arriver que certains animaux aient un autre prélèvement (1 fois, moins d’1 minute).
Impact sur les animaux
Les petits prélevés pour génotypage pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement pour génotypage (queue, ou pavillon de l’oreille en cas de nécessité de reprélèvement). Il existe un faible risque de saignement suite à ces prélèvements.
Devenir
Les animaux non porteurs des mutations génétiques d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés du fait de leur modification génétique spécifique. La majorité des animaux produits sera maintenu en vie soit pour le maintien de nos lignées (1450) soit pour leur utilisation continue dans des procédures expérimentales dédiées d'autres projets autorisés (6040).
Remplacement
Nos recherches portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. A l’heure actuelle aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de modéliser la complexité de ces connexions. Ainsi il nous est nécessaire de recourir à l’utilisation d’animaux pour nos projets de recherche.
Réduction
Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (10800) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour nos projets de recherche et en limitant au maximum le nombre d’animaux produits non porteurs des modifications génétiques d’intérêt. La production d’animaux non utilisées en expérimentation est strictement limitée au minimum nécessaire, et la possibilité de recourir à la cryopréservation sera envisagée afin de réduire davantage le nombre d’animaux élevés. S’agissant d’un projet d’élevage il n’y aura pas de tests statistiques. Pour les projets dans lesquels les animaux produits seront transférés, les effectifs par groupe auront été définis sur la base d’études précédentes et à l’aide de tests statistiques si cela est possible. Les données générées seront ensuite analysées à l’aide des tests statistiques appropriés. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur la plateforme de partage de données neuroscientifiques financées par l’Union Européenne (ebrains.eu) ce qui permettra à d’autres équipes de profiter des données générées, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et par conséquent amènera à réduire le nombre d’animaux utilisés de manière plus globale.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé dans une pièce dédiée, au calme, à l’aide de matériel désinfecté entre chaque animal afin de prévenir tout risque d’infection ou de contamination croisée. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. L’état du souriceau est vérifié immédiatement après le prélèvement puis environ 30 minutes après pour s’assurer qu’il soit bien repris en charge par sa mère. Si un re-prélèvement était nécessaire sur un animal, il n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. La taille des prélèvements est limitée au strict nécessaire et est donc la plus petite possible. Les animaux sont observés quotidiennement. En cas d’anomalie un suivi est mis en place par la structure chargée du bien-être animal et le vétérinaire et des conseils sont donnés à l’équipe de recherche pour assurer une prise en charge rapide et optimale de l’animal. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux.
Choix des espèces
La souris permet de modéliser de nombreuses pathologies humaines, en effet sa forte homologie génétique avec l’humain et les nombreux outils disponibles pour générer des modifications génétiques chez cette espèce en font un modèle de choix. Nos projets de recherche portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. En utilisant différentes lignées de souris génétiquement modifiées nous pourrons étudier l’effet et le rôle de cellules spécifiques pour comprendre le fonctionnement et identifier les interactions entre ces différentes zones du cerveau. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de connaitre le plus tôt possible les mutations génétiques d’intérêt, nous permettant ensuite de réaliser nos procédures à différents stades de développement pour répondre à nos questions scientifiques.
Prélèvement de tissus pour la caractérisation d’animaux génétiquement altérés utilisés dans l’étude des processus mnésiques, la cognition sociale et la maladie d’Alzheimer
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une des lignées élevées dans ce projet reproduit la trisomie 21 humaine et connaît 30 % de mortalité néonatale, par malformations cardiaques et malrotations intestinales qui tuent les souriceaux dans les jours suivant la naissance. 16 200 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 12 600 d'entre elles et modéré pour 3 600. Chacune subit une seule fois l'ablation de l'extrémité de la queue, sous contention sur de la glace et sans anesthésie médicamenteuse, pour établir son génotype. Le devenir dépend du résultat de cette lecture génétique : maintien en vie pour une procédure expérimentale ou pour la reproduction, ou mise à mort si le génotype ne sert pas aux recherches en cours.
Objectifs
Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale ou de l’environnement. Dans le cadre des projets scientifiques utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à cette demande d’autorisation de projet), des modèles animaux génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il est donc nécessaire de caractériser les animaux génétiquement modifiés afin de sélectionner les animaux d’intérêt pour les procédures expérimentales de projets autorisés et ceux nécessaires au maintien des lignées. Nous avons testé des prélèvements par 3 méthodes non invasives à partir de follicules pileux, de fécès, ou via un écouvillonnage buccal. Elles ne sont pour l’instant pas adaptées à nos conditions de diagnostic moléculaire, et manquent de fiabilité: 1) l'écouvillonnage buccal donne des résultats de très faible intensité et parfois même ne mettant pas en évidence une mutation, 2) le prélèvement de poils donne des intensités faibles et il y a aussi une forte probabilité d'erreur due au souffle sous la hotte de change qui fait voler les poils hors des tubes, 3) l’utilisation d’encoche à l’oreille ne permet pas un marquage fiable d’un nombre important d’animaux sur les moyens et longs termes. Dans tous les cas, cela peut amener à des erreurs qui compromettraient les résultats obtenus et conduiraient à la nécessité de répéter des prélèvements sur les mêmes animaux ou à en utiliser un plus grand nombre, ce qui est en contradiction avec les principes de raffinement et de réduction. L’objectif de ce projet est une procédure de prélèvement par biopsie sur la queue utilisée au sein de notre équipe pour le génotypage qui sera associée à une identification par pose d’une micropuce sous-cutanée. Les animaux produits seront utilisés sur des projets concernant l’étude des processus mnésiques, la cognition sociale et la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de sélectionner les animaux ayant un gène d'intéret afin d'optimiser la gestion de l'élevage et de fournir les animaux nécessaires aux projets de l'équipe.
Procédures
Prélèvement de l’extrémité de la queue (durée maximale 5 secondes) réalisé une seule fois sur chaque animal vigile sous contention sur de la glace.
Impact sur les animaux
Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux, la douleur légère lors du prélèvement sur la queue. Un saignement faible peut aussi apparaître lors du prélévement de la biopsie. Pour une des lignées de souris utilisées dans ce projet, il y a un phenotype dommageable. En effet, pour cette lignée mutante, il a été observé une mortalité néonatale de 30% (dans les premiers 10 jours après la naissance). Cette mortalité est dûe à des malformations cardiaques (valve mitrale, anomalies atriales/ventriculaires) et des malrotations intestinales/ pancréas annulaire. Les nuisances entrainées par ces malformations sont des troubles cardiaques et des difficultés à se nourrir entrainant la mort de l’animal dans les quelques jours suivant la naissance.
Devenir
Le devenir des animaux dépendra du résultat du génotypage parmi les cas suivants : a) maintenus en vie pour utilisation dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé, b) maintenu en vie pour utilisation pour le maintien de la lignée, c) mis à mort avec prélèvement pour des analyses post-mortem ou d) mis à mort sans prélèvements post mortem si le génotype défini n'est pas utile aux recherches en cours.
Remplacement
A ce jour, les techniques de prélèvement de tissu non invasives que nous avons testées n'ont pas donné des résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés pour les différents projets de l'équipe. L’étude des processus mnésiques, la cognition sociale et la maladie d’Alzheimer nécessitent l’utilisation d’un cerveau de mammifère. La complexité et l’intégrité de ces réseaux neuronaux qui sous-tendent les fonctions cognitives et comportementales que nous allons analyser ne sont pas présentes dans des modèles moléculaires, in silico ou dans des modèles d’animaux invertébrés. Les lignées utilisées représentent à l’heure actuelle les modèles d’études les plus appropriés dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, de la cognition sociale et des processus mnésiques que nous étudions au sein de l'équipe. Nous basons donc notre étude sur les seuls modèles existant aujourd’hui qui sont les lignées murines.
Réduction
L’enjeux et l’objectif majeur d’une réduction consiste à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au strict nécessaire pour leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective plusieurs stratégies sont mises en oeuvre : - seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues, les autres sont conservées congelées, - les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence, - des réunions mensuelles avec les utilisateurs permettent d'anticiper les besoins à venir.
Raffinement
La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une liste de points limites et d'actions correctives est utilisée. Pour la lignée présentant un phénotype dommageable, un suivi journalier sera effectué dans les jours suivant les naissances. Si des signes de souffrances sont observés chez les nouveau-nés, les animaux seront euthanasiés directement pour minimiser les nuisances. Enfin, si des animaux meurent de manière soudaine, le suivi journalier permettra aussi d’enlever les cadavres rapidement pour éviter un stress aux autres animaux de la portée.
Choix des espèces
La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent d’adresser de nombreuses questions scientifiques dans tous les domaines de la recherche en biologie (fondamentale, environnementale, santé humaine et animale), avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèce (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes physiologiques (mémoire, plasticité synaptique, cognition sociale) ainsi que des mécanismes pathologiques (tels que la maladie d’Alzheimer). Dans le cadre de la lignée à phénotype dommageable, cette lignée murine mimant la trisomie 21 humaine a été choisie particulièrement car c’est celle qui reproduit la pathologie le mieux telle qu’elle est observée chez l’humain. De plus, dans le cadre de la trisomie 21, aucune lignée existante n’est non dommageable. Les prélèvements seront réalisés entre 12 et 18 jours après la naissance, à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie médicamenteuse car peu douloureux. Pour la lignée à phénotype dommageable, le phénotype sera déjà apparu et la période critique sera déjà finie. Le prélèvement pourra donc se faire de la même manière que pour les autres lignées sur les souriceaux vivants restants.
Prélèvement de tissus pour la caractérisation d’animaux génétiquement modifiés utilisés dans l’étude des maladies neurodéveloppementales présentant déficiences intellectuelle (DI) et/ou troubles du spectre autistique (TSA) comme dans le Syndrome de l’X fragile.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Génétiquement modifiées et élevées pour fournir des lignées modèles de déficience intellectuelle et d'autisme, 1 500 souris subissent le prélèvement de deux millimètres de l'extrémité de la queue, sur animal vigile sous contention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'opération dure cinq secondes et se pratique entre le treizième et le vingt-huitième jour de vie, âge où la queue est peu ossifiée, ce qui permet de s'en tenir à une contention sans anesthésie. Le porteur indique avoir écarté trois méthodes non invasives, dont le prélèvement de poils, parce que "le souffle sous la hotte de change fait voler les poils hors des tubes". Le sort de chaque souris dépend ensuite du génotypage : celles qui portent le génotype recherché rejoignent un projet expérimental ou l'élevage, les autres sont tuées.
Objectifs
Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale ou de l’environnement. Dans le cadre des projets scientifiques utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à cette demande d’autorisation de projet), des modèles animaux génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il est donc nécessaire de caractériser les animaux génétiquement modifiés afin de sélectionner les animaux d’intérêt pour les procédures expérimentales de projets autorisés et ceux nécessaires au maintien des lignées. Nous avons testé des prélèvements par 3 méthodes non invasives à partir de follicules pileux, de fèces, ou via un écouvillonnage bucal. Elles ne sont pour l’instant pas adaptées à nos conditions de diagnostics et manquent de fiabilité: 1) l'écouvillonnage bucal donne des résultats de très faible intensité et parfois même ne mettant pas en évidence une mutation, 2) le prélèvement de poils donne des intensités faible et il y a aussi une forte probabilité d'erreur due au souffle sous la hotte de change qui fait voler les poils hors des tubes, 3) l’utilisation d’encoche à l’oreille ne permet pas un marquage fiable d’un nombre important d’animaux sur les moyens et longs termes. Dans tous les cas, cela peut amener à des erreurs qui compromettraient les résultats obtenus et conduiraient à la nécessité de répéter des prélèvements sur les mêmes animaux ou à en utiliser un plus grand nombre, ce qui est en contradiction avec les principes de raffinement et de réduction. L’objectif de ce projet est une procédure de prélèvement par biopsie utilisée au sein de notre équipe pour le génotypage (technique permettant de relever les différences génétiques entre les animaux d'une même fratrie) identification des animaux qui sera associée à une identification par pose d'une bague auriculaire. Les animaux produits seront utilisés sur des projets concernant l’étude l’étude des maladies neurodéveloppementales présentant déficiences intellectuelle (DI) et/ou troubles du spectre autistique (TSA) comme dans le Syndrome de l’X fragile.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de sélectionner les animaux ayant un gène d'intérêt afin d'optimiser la gestion de l'élevage et de fournir les animaux nécessaires aux projets de l'équipe.
Procédures
Prélèvement de 2mm de l’extrémité de la queue (durée maximale 5 secondes) réalisé une seule fois sur chaque animal vigile sous contention.
Impact sur les animaux
Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux, la douleur légère lors du prélèvement sur la queue. Un saignement peut aussi apparaître et dans de très rares cas un rejet par la mère.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à l'issue de cette unique procédure sauf ceux dont le génotypage ne correspond pas à nos besoins. Leur devenir dépendra du résultat du genotypage et/ou de leur sexe parmi les cas suivants : a) Utilisé dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé, b) Utilisé pour le maintien de la lignée, si génotypage donnant les génotypes attendues, c) Mise à mort avec ou sans prélèvements post mortem pour les animaux au génotype non recherché .
Remplacement
A ce jour, les techniques de prélèvements de tissus non invasives que nous avons testées n'ont pas données des résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés pour les différents projets de l'équipe.
Réduction
L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au strict nécessaire à leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective plusieurs stratégies sont mises en œuvre : - seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues, les autres sont conservées congelées, - les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence, - les schémas d’accouplement sont adaptés pour limiter au maximum la génération d’animaux au génotype (constitution génétique) non pertinent ou la nécessité d’avoir à génotyper et donc d’avoir à effectuer des prélèvements sur les animaux (utilisation de parents homozygotes, c’est-à-dire ayant des gènes identiques, si phénotype non dommageable, c'est-à-dire que l'ensemble des caractères observables d'un individu n'a pas de conséquence sur l'animal) - des réunions mensuelles avec les utilisateurs permettent d'anticiper les besoins à venir
Raffinement
La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une liste de points limites et d'actions correctives est utilisée.
Choix des espèces
La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent de répondre à de nombreuses questions scientifiques en biologie, avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèce (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies (ex: autisme). Les prélèvements de l’extrémité de la queue peuvent être réalisés entre P13 (animaux agés de 13 jours) et P28 (animaux agés de 28 jours), à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie avec des risques hémorragiques extrêmement réduits.
Gestion des prélèvements pour le généotypage des rongeurs rats et souris
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 800
Tués si leur génotype ne convient pas, versés dans des protocoles de recherche s'il convient, 2 500 souris et 800 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit une biopsie de moins d'un millimètre à l'extrémité de la queue vers 15 jours, sur animal vigile, ou à l'oreille sous anesthésie générale à partir de 4 semaines. Le projet ne poursuit aucune question scientifique : il couvre l'ensemble des actes de génotypage de l'établissement. Le porteur présente son bénéfice attendu comme statistique, faire figurer dans les comptes annuels les animaux génotypés de façon invasive, et indique que des techniques non invasives restent "en cours d'évaluation".
Objectifs
L'objectif de ce projet est de couvrir l'ensemble des actes de génotypage de l'établissement de recherche.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de prendre en compte les animaux qui sont génotypés de manière invasive en plus de leur identification par tatouage dans les statistiques annuelles de l'établissement. Cela permet de continuer à travailler sur des mesures de raffinement de ce génotypage et d'encourager les équipes à développer des méthodes non invasives.
Procédures
les animaux sont soumis à une biopsie de tissu à l’extrémité de la queue ou à l’oreille, selon l’âge de l’animal, qui sera inférieure à 1mm. Pour les animaux de moins de 15jours l'intervention sera faite sur desanimaux vigiles et anesthésiés pour des animaux plus âgés. Cette intervention dure quelques secondes.
Impact sur les animaux
La biopsie de tissu pour génétypage sera réalisée à l’extrémité de la queue ou à l’oreille cela implique un stress léger lors de la contention de l'animal et une douleur de courte durée lors de la coupe de tissu.
Devenir
En fonction du génotype, les animaux seront soit euthanasiés soit incorporés dans des protocoles de recherche.
Remplacement
L’utilisation d’animaux transgéniques permet l’étude d’un gène de façon ciblée ou d’une fonction spécifique de l’organisme. Des techniques génétiques permettent de modifier le génome de façon très précise. De plus, la modification du génome peut induire la perte ou l’activation de l’expression d’un gène, et ceci de façon ciblée dans le temps ou dans un organe, constitutivement ou après induction. Ces modèles animaux sont précieux pour réaliser des recherches scientifiques fondamentales ou précliniques et ne peuvent souvent pas être remplacés car les fonctions étudiées mettent en jeu des interactions inter-organes essentielles au bon fonctionnement de l’organisme, impliquant des réponses hormonales, immunitaires et nerveuses.
Réduction
Le nombre d’animaux pour le maintien d’un élevage de souris est maintenu au minimum pour garantir le fonds génétique et éviter la dérive génétique (environ 10 à 15 animaux maximum /lignée âgées de 6 mois au maximum pour garantir leur fertilité). L’élevage de lignées transgéniques est limité et restreint aux lignées utilisées dansles projets de recherche. En cas d’arrêt ou d’interruption de projets, les lignées sont cryoconservées par congélation de sperme. Les animaux de mauvais généotypes pourront être proposés en interne pour une utilisation par d'autres équipes.
Raffinement
La biopsie de la queue sera réalisée précocement, à l’âge de 15 jours, avant l’ossification de la queue ce qui permet de limiter la nuisance de ce geste. Chez l’adulte, une biopsie de la pina de l’oreille sera privilégiée et sera réalisée sous anesthésie générale. La taille de la biopsie est réduite à son minimum et représente au maximum 1 mm. Des techniques alternatives de biopsie non invasives sont en cours d’évaluation et pourront être utilisées lorsque le génotypage sera validé et si l’absence de contaminations croisées est démontrée.
Choix des espèces
La transgenèse est généralement réalisée chez la souris et depuis récemment chez le rat et l’établissement utilisateur possède à la fois un zone d’élevage et d’expérimentation sur les différents modèles de souris et rats transgéniques utilisées en recherche fondamentale et préclinique. La biopsie caudale sera réalisée à l’âge de 10-15 jours afin de limiter les nuisances du prélèvement. La biopsie de la pina de l’oreille sera réalisée à l’âge de 4 semaines pour éviter l’incision de la queue qui s’est ossifié.
Etudes des interactions entre les cellules nerveuses mutantes et le système immunitaire à l’aide de modèles murins génétiquement modifiés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
4 195 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, certaines passant jusqu'à trente-sept jours seules en cage après une chirurgie et trois sessions de cinq jours consécutifs d'enregistrement cérébral en continu. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger pour 471 d'entre elles, modéré pour 3 624 et sévère pour 100. Des femelles gestantes sont opérées quarante-cinq minutes pour qu'une injection soit faite dans le cerveau de chacun de leurs embryons, au risque d'un arrêt prématuré de la gestation, et les souris porteuses de la mutation développent des crises d'épilepsie dès l'âge de vingt jours. Le porteur attend de ce travail des cibles d'immunothérapie contre les gliomes, hypothèse formulée au conditionnel, quand l'implant crânien, l'isolement social et les crises convulsives sont, eux, programmés.
Objectifs
Les gliomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes et les plus agressives. Les traitements actuels n’ont qu’un effet limité sur la survie des patients, et ces tumeurs sont souvent résistantes aux traitements, ce qui les rend rapidement mortelles. Il est donc urgent de trouver de nouvelles solutions pour les traiter. On retrouve peu de cellules immunitaires dans les gliomes, car les cellules tumorales et certaines cellules immunitaires créent un environnement qui empêche le système immunitaire de combattre la tumeur efficacement. Dans le cerveau, il existe des cellules spécialisées appelées microglies, qui jouent un rôle important dans le maintien de la santé du tissu cérébral. Cependant, leur rôle dans les gliomes n’est pas encore bien compris. Étudier comment les cellules tumorales et la microglie interagissent pourrait nous aider à trouver des moyens de stimuler le système immunitaire pour mieux lutter contre ces tumeurs. Nous étudions des gliomes avec une mutation particulière qui provoque de l’épilepsie et qui, contrairement aux autres gliomes, présente une forte présence de cellules immunitaires appelées lymphocytes. Dans ces tumeurs, les microglies sont également modifiées. Nous pensons que la communication entre les cellules tumorales et la microglie favorise le recrutement des lymphocytes, qui pourraient aider à combattre la tumeur. Précédemment, un modèle a été développé chez la souris pour étudier cette mutation et a montré qu’elle est nécessaire au développement des tumeurs et est responsable de l’épilepsie liée à ces tumeurs. Ce projet a pour but d’étudier l’effet des cellules mutées sur les cellules immunitaires (microglie) du cerveau en développement chez la souris. L’objectif est de suivre l’évolution de ces microglies au fil du temps et de comprendre comment elles interagissent avec les cellules mutées. Nous utiliserons des enregistrements de l’activité électrique du cerveau pour observer l’apparition de l’épilepsie liée à cette mutation et l’impact des changements dans les microglies.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre comment une mutation génétique spécifique affecte la microglie, modifie la communication entre la microglie et les cellules tumorales et comment elle influence la réponse immunitaire. Cela pourrait également permettre d’identifier comment ces changements dans la microglie pourraient être liés à l’épilepsie qui accompagne ces tumeurs. Nous analyserons également les profils génétiques des microglies afin de pouvoir les comparer avec ceux des patients atteints de gliomes avec cette même mutation d’intérêt. Cela nous aidera à comprendre comment ces changements se produisent au fil du temps et à identifier les mécanismes responsables de la modification des microglies et du recrutement des cellules immunitaires, appelées lymphocytes. Le projet fournira des informations cruciales sur l'évolution des réponses immunitaires et des cellules cérébrales dans le cadre de cette mutation génétique d’intérêt. Il permettra aussi de créer une base de données génétiques pour mieux comprendre l’infiltration des cellules immunitaires et aidera à concevoir des tests et des traitements pour l’avenir. En outre, les résultats offriront un aperçu du rôle des modifications du système immunitaire cérébral dans l’apparition de l’épilepsie liée à cette mutation. Ce projet pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour générer de nouveaux traitements d’immunothérapie et pourrait donc amener à améliorer les soins pour les patients atteints de gliomes.
Procédures
Pour obtenir nos animaux génétiquement modifiés d’intérêt, un petit prélèvement de l’extrémité de la queue sera réalisé sur une partie des souriceaux produits pour connaitre leur patrimoine génétique. Cet acte se fera une seule fois sur animal vigile et durera moins de 1 minute par animal. Des femelles gestantes seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (45minutes maximum) et analgésie adaptée afin de réaliser une injection intracérébrale dans le cerveau de chaque embryon. Une partie de ces femelles recevra 3 semaines après une injection quotidienne pendant 5 jours d’une molécule permettant de mettre en place notre modèle (vigile, durée inférieure à 1 minute par injection). Pour une autre partie des souris, une chirurgie sous anesthésie générale (1h maximum) et analgésie adaptée sera pratiquée afin de mettre un implant au niveau de leur tête permettant ensuite d’enregistrer l’activité électrique du cerveau. Cette activité sera enregistrée pendant 3 sessions de 5 jours consécutifs (24 heures sur 24), espacées de 5 jours minimum, sur les animaux vigiles via une connexion indolore et leur permettant de se déplacer librement. Tous les animaux ayant eu une chirurgie seront hébergés seuls au maximum 37 jours. Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin des procédures.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de l’extrémité de la queue pour connaitre le patrimoine génétique des animaux peut générer une légère et brève douleur et un léger stress chez l’animal. Il existe un risque de léger saignement. Les chirurgies génèreront un risque de douleurs post-opératoires. L’anesthésie générale nécessaire à leur réalisation entrainera un risque d’hypothermie, de sécheresse oculaire, et de difficultés cardio-respiratoires. La chirurgie sur les femelles gestantes impliquera également un risque d’arrêt prématuré de la gestation. Le dispositif implanté sur la tête des animaux pour enregistrer l’activité du cerveau impliquera une gêne pour l’animal. Tous les animaux qui auront eu une chirurgie seront ensuite hébergés individuellement, s’agissant d’animaux sociaux cela génèrera un stress. Les injections de la molécule permettant de mettre en place notre modèle génèreront un stress lié à la contention et une légère et brève douleur au point d’injection. Cette molécule peut parfois provoquer une perte de poids chez la souris. La mutation génétique de l’animal (modèle de la maladie étudiée) peut, après activation, générer des crises épileptiques à partir de l’âge de 20 jours.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés soit pour réaliser des prélèvements pour répondre à notre question scientifique soit parce qu’ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés en raison de leur modification génétique spécifique.
Remplacement
L’impact de la mutation d’intérêt sera étudié dans des cellules tumorales issues de patients et dans des modèles d’organoïdes créés à partir de cellules souches. Ces modèles nous permettront d'étudier l’interaction entre les cellules mutées et la microglie dans un environnement en trois dimensions qui ressemble davantage à celui du cerveau humain. Cependant, bien que ces modèles soient utiles pour étudier les mécanismes d’action de la mutation, ils ne peuvent pas reproduire toute la complexité du microenvironnement immunitaire du cerveau. De plus, ils ne permettent pas d’observer l’évolution temporelle, en particulier pendant le développement embryonnaire. C’est pourquoi il sera nécessaire d’utiliser un modèle animal pour étudier l’impact des cellules mutées sur la microglie dans un cerveau en développement. Ce modèle permettra d’observer les interactions complexes entre différents types de cellules sur une période de temps et dans un espace précis, ce qui n’est pas possible dans des cultures de cellules en laboratoire. De plus, pour étudier comment une mutation affecte le développement cérébral et la survenue de pathologies, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal, qui reflètera la complexité du cerveau en développement et des maladies qui y sont associées. Bien que les organoïdes soient proches du cerveau en termes de structure, ils ne permettent pas d’étudier comment la microglie se développe et interagit avec les autres cellules du cortex cérébral. Nos analyses exigent l’utilisation de modèles animaux, et dans le cadre de ce projet de souris génétiquement modifiées, car elles permettent d’étudier l’évolution des cellules mutées et leur impact sur la microglie dans un environnement en développement, ce qui ne peut pas être fait en laboratoire. Enfin, pour comprendre comment les changements du système immunitaire du cerveau influencent l’apparition de l’épilepsie, il est essentiel de mener cette étude dans un modèle vivant, donc chez la souris.
Réduction
Le nombre total d’animaux maximum utilisés dans ce projet sera de 4195. Ce nombre a été réduit au minimum nécessaire pour pouvoir atteindre l’objectif scientifique fixé. Le nombre d’animaux a été déterminé en prenant en compte les lignées murines génétiquement modifiées nécessaires à l'étude et en réduisant au plus petit nombre le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats significativement exploitables et valides. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée et optimiserons nos choix de croisement afin d’obtenir un maximum d’animaux porteurs des modifications génétiques d’intérêt, diminuant ainsi le nombre d’animaux produits et le nombre impacté par le prélèvement pour connaitre leur patrimoine génétique. Toutes les données obtenues seront analysées avec des tests statistiques adaptés en fonction du type d’analyses réalisées. Afin d’extraire le plus de données possibles sur un nombre minimum d’animaux, le matériel biologique récupéré sera utilisé au maximum et différentes expériences seront combinées. Si les résultats sont concluants avant l’utilisation de tous les animaux alors ils ne seront pas tous utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils seront observés quotidiennement et en cas d’anomalie un processus déclaratif à la structure chargée du bien-être animal (SBEA) et au vétérinaire sera mis en place afin qu’ils apportent conseils et recommandations à l’équipe de recherche pour une prise en charge adaptée de l’animal. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé sur de jeunes animaux (cicatrisation rapide). Il sera de la plus petite taille possible et sera réalisé à l’aide de matériel propre et désinfecté entre chaque animal. Les animaux sont replacés rapidement avec leur mère après le geste afin de leur redonner un environnement réconfortant. Nous vérifierons l’absence de saignement et la bonne prise en charge par la mère immédiatement après le geste puis après environ 30 minutes. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et avec une prise en charge analgésique adaptée. Elles seront réalisées le matin afin de pouvoir observer les animaux sur la journée et administrer les médicaments nécessaires. La température des animaux sera maintenue tout au long de l’anesthésie (chambre d’induction et de réveil chauffées et tapis chauffant pendant la chirurgie). Le maintien de l’hydratation sera assuré également et un gel oculaire sera appliqué sur les yeux pour éviter toute sécheresse oculaire. Nous surveillerons le réveil des animaux et leur mettrons à disposition de l’eau sous forme gélifiée ainsi que de la nourriture dans le fond de la cage afin de favoriser leur récupération. Nous ajouterons également une maisonnette en carton en plus du nid en coton et du bâtonnet de bois mis en routine dans les cages afin d’améliorer leur bien-être, notamment pour les femelles gestantes et les animaux hébergés seuls. Après les chirurgies les animaux bénéficieront d’un suivi renforcé, ils seront ensuite examinés de manière spécifique une fois par jour minimum pendant deux jours minimum, et plus si nécessaire. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Le modèle murin nous permet un travail sur le génome car il est bien connu et nous possédons des outils moléculaires bien développés pour travailler sur le génome de cette espèce et le modifier. Ainsi, les lignées génétiquement modifiées d’intérêt pour ce projet n’existent que chez la souris. Enfin, les lignées choisies sont nécessaires pour l'étude des tumeurs malignes humaines et reproduisent de nombreuses caractéristiques de la pathologie humaine. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique de nos animaux sera réalisé sur des souriceaux de 7 à 10 jours. Nous génèrerons des modifications génétiques sur des embryons de 14,5 jours embryonnaires lors d’une chirurgie impliquant donc une femelle gestante. Cette femelle sera âgée d’au moins 7 semaines afin d’être mature sexuellement. Sachant que le but de ce projet est de suivre le développement du système immunitaire cérébral de ces embryons, nous allons nous focaliser sur les âges suivants : stade embryonnaire tardif (18,5 jours embryonnaires), à une semaine post natale (phase de croissance, maturation en cours) puis aux stades de 21 et 60 jours, lorsque le cerveau devient mature. L’implantation du dispositif pour l’enregistrement de l’activité du cerveau a lieu sur un animal sevré de plus de 23 jours, période qui correspond à l’apparition des crises épileptiques dans ce modèle et permet de faciliter la prise en charge péri-opératoire ainsi que leur hébergement individuel suite à la chirurgie.
Evaluation de l’efficacité de thérapies cellulaires et/ou géniques pour le traitement de cancer chez la souris.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Les souris utilisées ici sont dépourvues de globules blancs, condition posée pour que des cellules immunitaires humaines s'implantent dans leur organisme. 4 038 d'entre elles, nouveau-nées ou adultes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, un gavage quotidien pendant trois semaines, deux séances d'imagerie par semaine sous anesthésie et des prélèvements sanguins derrière l'œil, la tumeur étant mesurée au pied à coulisse trois fois par semaine. Toutes sont tuées en fin d'expérience pour que leurs organes soient prélevés, le porteur jugeant le recours à la souris "indispensable" faute de méthode de laboratoire donnant des cellules immunitaires pleinement fonctionnelles.
Objectifs
Les cellules utilisées dans ce projet sont des globules blancs humains, modifiés en laboratoire afin de leur permettre de reconnaître et d’éliminer les cellules cancéreuses. Bien que cette approche ait déjà montré des résultats encourageants, certaines limites peuvent apparaître, comme la réapparition de la maladie ou une diminution des défenses immunitaires, ce qui peut rendre les patients plus vulnérables aux infections. Le présent projet vise à évaluer une nouvelle stratégie utilisant des cellules capables de persister plus longtemps dans l’organisme, dans le but de renforcer durablement les défenses immunitaires et d’améliorer la protection du patient sur le long terme.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à valider une nouvelle approche de thérapie cellulaire fondée sur l’utilisation de cellules immatures, en tant que stratégie innovante pour le traitement du cancer. Les données générées permettront de consolider les bases scientifiques nécessaires au développement d’une plateforme de thérapie cellulaire/génique en vue d’une application clinique. Cette approche présente un fort potentiel translationnel, en offrant des réponses antitumorales durables et efficaces, tout en contournant certaines limites majeures des thérapies actuelles.
Procédures
Durant cette étude, nous procéderons à : 1. Injection sous anesthésie générale ou animaux vigiles en contention (1x ; durée < 1 minute/animal). 2. Gavage, 1x par jour pendant 3 semaines, durée < 1 minute/ animal. 3. Un prélèvement sanguin au niveau du sinus orbital sous anesthésie générale, durée < 1 minute/ animal. 4. Une injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (15 sec/souris). 5. Mesure de la croissance tumorale par imagerie sous anesthésie générale 2x par semaine durant 21 jours maximum (5 minutes par souris). 6. Mesure de la croissance tumorale à l’aide d’un pied à coulisse trois fois par semaine (30 sec/souris) jusqu’à la fin de l’expérimentation. 7. Un prélèvement sanguin avant la mise à mort en phase terminal au niveau du sinus orbital sous anesthésie générale, durée < 1 minute/ animal.
Impact sur les animaux
Les souris seront hébergées en groupe dans des cages ventilées et manipulées par du personnel formé, afin de limiter les risques d’infection liés à leur système immunitaire fragile. L’injection de cellules tumorales ou de traitements peut entraîner certains effets comme une perte de poids ou une anémie. Les différentes techniques d’injection ou le gavage peuvent provoquer une gêne passagère ; en cas de complication, l’animal sera immédiatement mis à mort pour éviter toute souffrance. La croissance de la tumeur peut aussi générer un inconfort, et les examens nécessaires (imagerie, mesures) peuvent induire un stress ponctuel. L’anesthésie peut entraîner une diminution de la température corporelle. Le prélèvement sanguin peut provoquer un inconfort passager ainsi qu’un stress temporaire. Le bien-être des animaux sera suivi de près tout au long de l’étude, notamment par le contrôle régulier du poids et de l’évolution tumorale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérience pour le prélèvement et l’analyse des organes nous permettant de conclure sur l'efficacité du traitement.
Remplacement
À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode en laboratoire permettant d’obtenir des cellules immunitaires pleinement fonctionnelles sans passer par l’animal. Les systèmes de culture disponibles permettent seulement une maturation partielle, insuffisante pour reproduire les conditions naturelles. L’utilisation de la souris reste donc indispensable, car elle seule permet aux cellules humaines de se développer complètement dans un environnement physiologique. Les expériences proposées interviennent après un long travail de mise au point en laboratoire et visent à confirmer, chez l’animal, le potentiel thérapeutique des cellules avant toute application chez l’homme.
Réduction
L’utilisation des souris immunodéficients a été retenue car elle est particulièrement efficace pour recevoir des cellules humaines, avec un taux d’échec très faible. Ce modèle permet donc d’obtenir des résultats fiables. Ce projet vise à évaluer l’effet d’un produit de thérapie cellulaire dans un modèle tumoral. Ces cellules, issues du système immunitaire (les globules blanc) et génétiquement modifiées, apprennent à identifier les cellules cancéreuses et peuvent ensuite se transformer en un système de défense plus stable et durable. Le déroulement expérimental suivra une approche séquentielle : la poursuite de chaque étape dépendra de la lisibilité et de la pertinence des résultats obtenus à l’étape précédente. Cette démarche progressive, associée au regroupement des tests quand cela est possible, permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la solidité scientifique des résultats.
Raffinement
Les souris immunodéficients seront élevées dans des conditions d’hygiène strictes afin de protéger leur santé fragile liée à leur système immunitaire déficient. Elles seront hébergées par groupes de cinq dans des cages ventilées, avec un accès libre à la nourriture et à l’eau. Chaque cage sera enrichie avec un tunnel rouge pour réduire le stress, du matériel de nidification et un bâtonnet en bois pour répondre à leurs besoins naturels. Aucune souffrance particulière n’est attendue à la suite des greffes. Un suivi attentif et des observations régulières seront assurés tout au long de l’étude. Si des signes de douleur ou d’inconfort apparaissent, des mesures adaptées seront prises dans le respect des points limites définis pour chaque procédure. En cas de souffrance avérée et selon la définition des points limites, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris a été choisie comme modèle expérimental en raison de la connaissance approfondie de sa biologie, de sa génétique et de son comportement, ce qui facilite son élevage et le suivi de son état de santé et de bien-être. La lignée utilisée n’a pas de globules blancs, ce qui permet aux cellules humaines de s’implanter facilement. Cela aide à étudier certaines maladies et à tester de nouvelles approches thérapeutiques. Dans ce projet, deux stades d’âge seront utilisés, des souriceaux nouveau-nés et des souris adultes âgées de 6 à 12 semaines.
Gestion de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 7000
660 000 souris et rats sont élevés pour être livrés aux laboratoires porteurs de la mutation voulue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 535 000 d'entre eux et modéré pour 125 000. Chacun peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue pour vérifier son génotype, jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour et une injection d'hormone destinée à activer sa mutation. Une partie part vers d'autres établissements, le reste est mis à mort, ces animaux appartenant au scientifique et ne pouvant, selon le porteur, être replacés. Il annonce une hausse d'environ 10 % des effectifs et indique que les scientifiques s'engagent par écrit à l'absence de solution de remplacement, l'objectif affiché étant de leur livrer le "modèle parfaitement adapté" à leurs expérimentations.
Objectifs
Ce projet consiste à maintenir des lignées de rongeurs dont certains gènes ont été modifiés. Ces modifications peuvent provoquer chez les animaux des changements visibles ou des symptômes particuliers, appelés phénotypes. L’objectif est d’observer ces animaux, de comprendre si la mutation génétique a un impact sur leur santé et leur bienêtre, et d’ajuster la manière dont ils sont suivis et soignés en fonction de ces observations. Ces animaux sont utilisés comme modèles dans la recherche scientifique, par exemple pour mieux comprendre des maladies génétiques comme la mucoviscidose, l’hémophilie ou certaines myopathies, et contribuer au développement de nouveaux médicaments. Pour savoir si un animal porte réellement la mutation recherchée, on effectue une biopsie, généralement en prélevant un morceau d’oreille. Ce prélèvement sert à extraire l’ADN et à vérifier si la mutation est présente. Cela est indispensable, car dans une même portée, tous les animaux ne sont pas forcément porteurs, et il faut pouvoir identifier précisément ceux qui seront utiles pour les recherches et garantir la fiabilité des résultats. Lorsqu’une nouvelle lignée génétiquement modifiée arrive ou est créée, et que l’on ne connaît pas encore les effets de la mutation, une phase d’observation détaillée est mise en place pour comprendre comment celleci influence l’animal et s’assurer que son bienêtre est préservé. Lorsque les effets de la mutation sont déjà connus, le suivi et les soins sont adaptés directement, en surveillant les éventuels signes cliniques et en mettant en place des mesures de prévention ou de traitement si nécessaire. Pour certaines lignées, la mutation ne s’exprime que lorsque l’animal reçoit une substance déclenchante, par exemple une hormone, ce que l’on appelle un ligand. Une administration peut donc être réalisée afin d’activer la mutation et de permettre à l’animal de manifester les caractéristiques liées à cette modification génétique. Dans l’ensemble du projet, environ 660 000 animaux sont concernés, avec une augmentation d’environ 10 % liée à une utilisation croissante de ces modèles. Ils sont répartis dans 500 à 600 projets de recherche différents. Parmi ces projets, environ 35 % portent sur des lignées génétiquement modifiées, pour lesquelles les animaux font l’objet d’une attention particulière en matière de suivi et d’évaluation des phénotypes, afin d’anticiper et de limiter au maximum l’impact potentiel de la mutation sur leur bienêtre.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés (avec une analyse de la présence de la mutation validée) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. L’altération génétique de ces animaux permet de les rendre plus spécifique à une question scientifique posée, et ainsi réduire le nombre d’animaux qui aurait dû être utilisé si on avait utilisé des lignées moins adaptées à la maladie étudiée. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et un raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la cartographie génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production, de l’élevage et de la qualité des animaux qui doivent être sains, sans agent pouvant induire des biais dans les études et porteur de la mutation génétique voulue afin de fournir aux scientifiques le modèle parfaitement adapté pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis (par animal) : à 1 à 2 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique : un prélèvement par animal à la queue maximum) (maximum 4 biopsies sur validation par l’équipe vétérinaire), acte d’une durée maximale de 2sec par biopsie. à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale de max 3sec. à une injection d’un ligand, acte d’une durée maximale de 10sec par injection. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront exprimer un phénotype ayant un impact négatif sur eux (ex : mutation induisant de l’arthrite).
Impact sur les animaux
Expression d’un phénotype ayant un impact négatif sur les animaux et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques, mortalité innatendue ou stress exprimé pendant l’évaluation bien etre animal d’une nouvelle lignée. Douleur et stress léger de courte durée associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum) en plus d’une identification. Douleur et stress léger de courte durée associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress léger de courte durée dûs aux contentions. Douleur, stress léger de courte durée dus à l'injection d’un produit.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro. Les scientifiques s’engagent par écrit à ce qu’il n’y ait pas de solution de remplacement à cette lignée.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergés et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet. Par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur génétiquement altéré quand il est accouplé avec des animaux non génétiquement altéréesafin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction) ; éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels ; fécondation in-vitro pour ne produire qu’une génération d’animaux d’intérêt et éviter le vieillissement ; cryoconservation des lignées non utilisée et arrêt des colonies respirantes si pas de besoin. Nous encourageons les scientifiques à utiliser les petits au génotype sauvage (non d’intérêt) en tant que contrôles. Pour l’évaluation du bien-être d’une nouvelle lignée, n’est utilisé que le nombre d’animaux minimum requis. Nous ne faisons pas naître d’animaux spécifiquement pour cette évaluation. Pour le génotypage, nous encourageons les scientifiques à choisir des méthodes de prélèvement qui associent identification et génotypage. Nous les encourageons à choisir des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage (homozygotes x homozygotes par exemple). Nous avons aussi réduit le nombre d’animaux utilisés pour l’évaluation du bien-être des nouvelles lignées en adaptant les anciens requis Suisses et Allemands (100 animaux sur 3 générations) aux recommandations européennes (au moins 7 animaux de chaque sexe et génotype, sur 2 générations).
Raffinement
En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés au suivi vétérinaire des animaux. Pour les lignées à phénotype dommageable, des observations cliniques plus fréquentes et spécifiques, avec des points limites, peuvent être mises en place. Pour limiter la douleur, une euthanasie pourrait être demandée à un point limite ou âge précis pour éviter l’expression du phénotype. Cela est évalué lors de la caractérisation du phénotype, en lien avec le scientifique et les vétérinaires. Les observations sont facilitées par des outils internes comme des grilles de score. En cas de détection d’un point limite terminal, l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype, des points d’intervention sont adoptés pour un suivi précis et des soins adaptés (soutien nutritionnel…). Si des signes cliniques peuvent être atténués ou guéris par traitement, avec accord du scientifique, le traitement est mis en place. Les animaux présentant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final pour assurer leur réception et utilisation selon les normes éthiques et de bien-être animal.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement altérés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5 jours après la fécondation.