Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Conservation des espèces
- Enseignement supérieur et formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Recherche fondamentale
- Tests réglementaires
Dynamique et Homéostasie des Zones Germinatives du Cerveau Adulte de Danio rerio
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une heure d'anesthésie deux fois par semaine pendant six à huit semaines : 320 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poisson est mis à jeun douze heures avant chaque séance d'imagerie du cerveau, destinée à suivre des cellules souches neurales. Le RNT relève un stress lors des premières séances, qu'il estime s'atténuer après trois ou quatre passages. Tous les poissons sont mis à mort pour le prélèvement du cerveau.
Objectifs
Notre projet a pour but de comprendre comment les cellules souches neurales du cerveau adulte chez les vertébrés s’organisent en une hiérarchie qui permet à la fois une augmentation globale du nombre de cellules souches et la production de neurones.
Bénéfices attendus
La population de cellules souches neurales du cerveau antérieur adulte chez les vertébrés est composée de trois sous-populations imbriquées. Ce projet permettra de caractériser de façon différentielle le comportement de ces trois sous-populations de cellules souches neurales, et de déterminer quels paramètres peuvent prédire leurs comportements. Il permettra de comprendre comment la combinaison des trois sous-populations souches et la coordination de leurs dynamiques individuelles assure à la fois le maintien de cellules souches et la production de neurones tout au long de la vie. Comprendre les mécanismes de maintien contrôlé des cellules souches neurales à l’intérieur du cerveau adulte est absolument crucial puisque, chez l’homme et l’animal, la perte de ces cellules corrèle avec des déficits cognitifs ou émotionnels, et à l’inverse leur amplification crée un terrain favorable au développement de tumeurs.
Procédures
Anesthésie pour Imagerie durant 1 heure, 2 fois par semaine, pendant 6 à 8 semaines.
Impact sur les animaux
Nous prévoyons un stress léger lors des premières sessions d’imagerie au moment où les poissons seront prélevés dans leur aquarium pour anesthésie. Ce stress dure quelques dizaines de secondes au maximum jusqu’à ce que l’animal s’endorme. D’expérience, il s’ensuit rapidement une habituation et aucun stress n’est visible chez l’animal au bout de 3-4 sessions d’imagerie. L’anesthésie elle-même, d’une durée d’une heure au maximum, peut être suivie d’effets indésirables légers de courte durée. Enfin, l’animal est mis en jeûne la veille de chaque session d’imagerie, pour une durée de 12 heures, jusqu’à la fin de la session d’imagerie du lendemain. Si un effet indésirable inattendu apparaissait, nous arrêtons cette expérience et mettrons a mort les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever le cerveau pour analyses ex vivo.
Remplacement
Nous souhaitons comprendre un aspect fondamental de la biologie des cellules souches neurales (CSNs), à savoir comment ces cellules s’organisent en sous-populations coordonnées dans le temps et l’espace. Le travail sur cellules souches neurales en culture, bien que techniquement possible, a révélé que les cellules souches neurales isolées montraient des comportements aberrants jamais observés in vivo, notamment concernant leur mode et leur fréquence de division. Par ailleurs, toute mise en culture détruira l’organisation spatiale entre cellules au sein de leur niche, donc leur coordination spatio-temporelle, et les relations de voisinage sont l’un des paramètres que nous souhaitons mesurer. Il n’est donc pas possible de travailler en culture pour ce projet.
Réduction
Nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses, et ces besoins ont été calculés précisément avec un biostatisticien. De plus, les poissons seront imagés par groupe de 10, et les films seront analysés avant de passer au groupe suivant. Ceci permettra d’adapter nos besoins : lorsqu’un nombre suffisant de cellules souches d’un groupe d’intérêt aura été filmé pour conduire des analyses statistiques, l’expérience pourra être interrompue. Enfin, notre procédure de suivi direct des cellules souches par imagerie au cours du temps permet également en elle-même de limiter le nombre d’animaux utilisés, puisqu’un seul poisson sert pour analyser les cellules à différents points de temps.
Raffinement
Nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses, et ces besoins ont été calculés précisément avec un biostatisticien. De plus, les poissons seront imagés par groupe de 10, et les films seront analysés avant de passer au groupe suivant. Ceci permettra d’adapter nos besoins : lorsqu’un nombre suffisant de cellules souches d’un groupe d’intérêt aura été filmé pour conduire des analyses statistiques, l’expérience pourra être interrompue. Enfin, notre procédure de suivi direct des cellules souches par imagerie au cours du temps permet également en elle-même de limiter le nombre d’animaux utilisés, puisqu’un seul poisson sert pour analyser les cellules à différents points de temps.
Choix des espèces
Nous avons choisi le poisson Danio rerio. Le cerveau adulte de Danio rerio, à la différence des modèles « classiques » mammifères, maintient un grand nombre de cellules souches neurales. Utiliser cette espèce permet donc d’avoir accès à un beaucoup plus grand nombre de cellules souches neurales par animal. Ces cellules sont également organisées en une monocouche superficielle au lieu d’être profondes, permettant des approches d’imagerie sans chirurgie. Ces deux points répondent au principe de « réduction ». Par ailleurs, les cellules souches neurales de Danio rerio sont identiques aux cellules souches des mammifères (cellules gliales, quiescentes, capables d’auto-renouvellement et de multipotence, et dont l’état d’activation est contrôlé par les même voies moléculaires). Les résultats obtenus seront donc directement transposables aux mammifères. Tous les animaux seront utilisés à l’âge adulte jeune (3 mois post-fécondation [mpf]), car nous travaillons sur la biologie des cellules souches neurales adultes. Les premiers signes de ralentissement de l’activité des cellules souches neurales sont observés in vivo à environ 5-6 mpf, et il est important également de nous placer avant ce stade.
Elevage et caractérisation génétique par prélèvement, d’un modèle de rongeur permettant l’étude et l’évaluation de composés thérapeutiques ciblant une maladie neurodégénérative (Projet multi-sites : 1/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Génétiquement modifiées pour modéliser la sclérose en plaques, 3 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dans le cadre d'un élevage et d'un génotypage par biopsie. De 3,5 à 4 % d'entre elles peuvent développer spontanément une paralysie, et environ 13,5 % un lymphome comprimant les poumons. Le RNT justifie l'élevage par le besoin de fournir ces animaux à d'autres projets de recherche. Une partie des souris est expédiée vers un autre établissement ou maintenue pour l'élevage, le reste mis à mort, notamment les animaux sans génotype d'intérêt ou atteignant les points limites.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire auto-immune (le corps attaque ses propres constituants) chronique du système nerveux central (cerveau, moëlle épinière et nerfs optiques). Elle se manifeste par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre, visuels… responsables à long terme d'un handicap. Elle touche 120000 personnes en France dont 3000 nouveaux cas par an. Dans la majorité des cas, les premiers symptômes apparaissent entre 25 et 35 ans. Des facteurs génétiques mais également des facteurs environnementaux prédisposent à la maladie. Les causes exactes de la sclérose en plaques restent inconnues à ce jour. L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de cette pathologie. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques de la sclérose en plaques. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition et le développement de la sclérose en plaques mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition et du développement de la sclérose en plaques mais également le développement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Les animaux présentent un phénotype dommageable (modèle de sclérose en plaque). Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Cette procédure ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une biopsie suffit pour établir le génotype de l’animal.
Impact sur les animaux
Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. 3,5 à 4% des animaux de la lignée peuvent développer à tout âge de façon spontanée une maladie neurodégénérative dont les signes cliniques vont d’une paralysie partielle ou légère de la queue (principalement à l'extrémité) ou des membres à une paralysie complète de la queue ou des membres. Les animaux porteurs de la mutation d’intérêt développent un lymphome dont l’apparition se fait à environ 7-8 mois. Ces lymphomes touchent environ 13,5% des animaux et sont caractérisés par un gonflement du thymus induisant une constriction des poumons à l’intérieur du thorax.
Devenir
Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de maladies neurodégénératives, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux par nos collaborateurs. Le nombre d’animaux est déterminé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.
Raffinement
Les animaux porteurs de la mutation d’intérêt sont susceptibles de développer une maladie neurodégénérative de façon spontanée. L’apparition des symptômes signe du développement sous-jacent d’une maladie neurodégénérative entrainera la mise à mort de l’animal concerné. De plus, à partir de l’âge de 7-8 mois, ces animaux peuvent également développer un lymphome. Afin d’anticiper l’atteinte des points limites, les animaux porteurs de la mutation d’intérêt seront donc euthanasiés, au plus tard, lorsqu’ils auront 6-7 mois. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d’observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovocyte, des adultes matures sexuellement seront utilisés.
Prévention de l’épilepsie dans un modèle de souris. MODIFICATION
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Biopsie de la queue sur les souriceaux, injections répétées, chirurgie de quarante-cinq minutes sur des femelles gestantes, injection sur les embryons, puis induction de crises d'épilepsie : 4 084 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère, 672 en gravité sévère. Le test d'induction de l'épilepsie provoque une détresse chez l'animal, et la biopsie une douleur modérée. Une partie des souris est gardée vivante pour la reproduction, dont cinquante-deux femelles réengagées dans une autre procédure, le reste étant tué pour prélèvement. Le projet teste une protéine censée réduire la sévérité de l'épilepsie, avec des objectifs décrits en deux phrases très brèves.
Objectifs
Le projet a pour objectif de mieux comprendre l’influence d’une population neuronale transitoire sur le développement de crise d’épilepsies. Nous voulons également tester un nouveau traitement potentiel pour protéger des crises d’épilepsie.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est de tester un nouveau traitement contre l’épilepsie et d’étendre nos connaissances sur le rôle de nos cellules neuronales d’intérêt sur leur survenance. En outre la modification apportée à cette demande vise à tester une protéine en particulier dans sa capacité à rèduire la sévérité de l'épilepsie.
Procédures
- Les souriceaux, immobilisés pendant quelques secondes, subiront une biopsie à la queue (moins d'une seconde). - Les femelles gestantes subiront une injection d’une durée de 5 secondes une fois par jour pendant 3 jours et une intervention chirurgicale de 45 minutes sous anesthésie générale. - Les embryons subiront une injection d'une durée de 5 secondes. - Des animaux subiront une anesthésie générale suivie d'une injection pendant 20 minutes. - Des animaux subiront une intervention chirurgicale de 1 heure sous anesthésie générale et des points de sutures. - Des animaux subiront une injection (1x10 sec). Des animaux subiront 7 injections intrapéritonéales pendant 2 semaines (7 x 10sec).
Impact sur les animaux
- La biopsie à la queue provoque une douleur modérée. - Les injections peuvent induire une douleur légére et brève. - Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal. - Le test d’induction de l’épilepsie peut provoquer une détresse chez l’animal.
Devenir
Les animaux de la procédure 1 sont gardés en vie pour des accouplements ultérieurs et 52 femelles subiront la Procédure4. Les animaux des autres procédures seront mis à mort pour prélèvement.
Remplacement
Les questions abordées dans ce projet nécessitent un modèle animal. Le développement cérébral et l’épilepsie ne peuvent être étudiés qu’à l’échelle de l’organisme car aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité des interactions entre les types cellulaires du cerveau.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés par une approche statistique, ainsi que par des expériences antérieures sur ce type d’études de modèles animaux. Ce nombre a été réduit au minimum nécessaire pour atteindre des résultats statistiquement significatifs. L’analyse statistique sera réalisée par un test statistique adéquat.
Raffinement
Tous les animaux vivent en groupes familiaux ou sociaux dans un environnement enrichi avec eau et nourriture illimitées. Lors des chirurgies, les souris placées sur une plaque chauffante sont anesthésiées et reçoivent des injections d'antidouleurs avant et après l'opération. Un gel ophtalmique est également utilisé pour éviter un dessèchement des yeux. Après l'opération, la surveillance des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance. Une grille d'évaluation de la santé des animaux est mise en place. L’application stricte des points limites spécifiques aux expériences réalisées conduira à une prise en charge de la souffrance éventuelle des animaux.
Choix des espèces
La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement et le fonctionnement du système nerveux, principalement en raison de sa similarité avec l’Homme. Pour la biopsie, les souriceaux ont entre 4 et 7 jours ce qui permet de connaitre leur génotype avant le sevrage et le traitement commençant au 10ème jour. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. Les expérimentations sont menées sur des animaux aux stades de développement embryonnaire et postnataux où interviennent les phénomènes étudiés.
Prélèvement de tissu pour le génotypage d’animaux génétiquement altérés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
180 000 souris subissent un poinçon à l'oreille pour le génotypage, geste qui provoque une douleur aiguë immédiate, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Cette biopsie sert à identifier les animaux porteurs de mutations, dans un établissement qui maintient environ 450 lignées de souris génétiquement modifiées. Contrairement à la plupart des projets, ces souris ne sont pas tuées à l'issue de la procédure. Elles restent en vie et le chercheur en charge de chaque lignée décide ensuite de leur sort selon les projets qu'il mène.
Objectifs
Notre institut a pour mission de créer et d’élever des souris génétiquement modifiées. Ces animaux servent de modèles pour l’étude de maladies génétiques humaines, aussi bien pour comprendre le mécanisme de la maladie que pour tenter de trouver des traitements. Les souris qui naissent ne sont pas toutes porteuses de la mutation d’intérêt et/ou pas de la même manière, on dit qu'elles n'ont pas le même génotype. Pour déterminer ce génotype, nous devons faire une analyse de leur ADN en prélevant sur chaque souris un petit peu de tissu au niveau de l’oreille.
Bénéfices attendus
La connaissance du génotype des souris génétiquement modifiées est essentielle pour mener à bien les projets de recherche scientifique. En effet, cela permet de connaître les animaux porteurs de la mutation à étudier. Ainsi, les groupes de souris peuvent être constitués, la maladie étudiée et les traitements potentiels testés. Il est donc possible finalement de réaliser des recherches rigoureuses sur les maladies génétiques et de pouvoir tirer des conclusions éclairées sur les projets menés. Nous possédons environ 450 lignées de souris transgéniques nécessitant des prélèvements pour caractérisation génétique.
Procédures
Chaque souris impliquée dans ce projet sera prise en contention à la main et un poinçon sera réalisé au niveau de son oreille en vue de prélever un peu de tissu (punch de 2 millimètres de diamètre). Ce geste est réalisé en moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de tissu par poinçon à l'oreille engendre une douleur aiguë immédiate et un stress dû à la sortie de la cage, la séparation momentanée des congénères et la contention. Des risques d’infection ou d’inflammation au niveau du punch ne peuvent pas être totalement exclus mais restent extrêmement rarissimes.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la suite de cette procédure peu invasive. La prélèvement permettra de déterminer le génotype de l'animal. Le chercheur en charge de la lignée déterminera son devenir en fonction des projets qu'il mène.
Remplacement
La création et l'utilisation de souris génétiquement modifiées est nécessaire, tout comme il n'y a pas d'autre possibiltié que le recours à l’animal vivant pour ce projet de prélèvement de tissu. Le recours à l’animal permet l'étude des maladies génétiques humaines. La création de nouveaux modèles de souris génétiquement modifiées, le maintien de ces lignées et leur utilisation permettent la réalsiation de nombreux projets de recherche.
Réduction
La réduction du nombre d'animaux utilisés et leur bien-être est une préoccupation permanente. Dans le cas de la création de souris génétiquement altérées, nos techniques ont évoluées et gagnée en efficacité ces dernières années. Cela nous permet d'utiliser moins d'animaux. Dans le cas de la production d’animaux destinés à des projets scientifiques, les schémas d’accouplement sont programmés et optimisés pour produire un minimum d’animaux et favoriser la proportion d’animaux du génotype souhaité. La quantité d'animaux à produire est adaptée au cas par cas, en fonction des besoins des chercheurs.
Raffinement
Pour réduire au maximum les nuisances, le prélèvement sera réalisé au plus tôt à partir de 8 jours d’âge, âge à partir duquel le développement et le décollement des oreilles permettent la réalisation d'un poinçon. Ce prélèvement à l'oreille est calibrée (2mm de diamètre) et réalisée avec un instrument prévu et commercialisé à cet effet. Pour limiter les risques d’infection, cet instrument est nettoyé et décontaminé entre chaque utilisation. Le puncher est également remplacé régulièrement afin de garantir qu’il soit toujours bien opérationnel. Le geste sera réalisé par du personnel formé, et rapidement pour minimiser la durée de séparation de l'animal d’avec ses congénères et pour permettre un retour rapide dans sa cage. Des points limites spécifiques au prélèvement effectué ont été établis, et les souris feront l’objet d’une surveillance attentive après la procédure pour détecter et prendre en charge l’animal rapidement si nécessaire. Ainsi, les souris sont surveillées quotidiennement ce qui permet de faire un suivi de la cicatrisation. Des soins avec l’utilisation d’antiseptique seront mis en place en cas de signes d’infection ou de mauvaise évolution de la plaie de biopsie.
Choix des espèces
La majorité des projets menés dans notre institut utilise la souris comme modèle pour trois raisons principales : ses capacités de reproduction, ses caractéristiques génétiques proches de l'homme, et les techniques d'ingénierie génétique bien maitrisées. Il existe à ce jour, plusieurs dizaines de milliers de lignées murines génétiquement altérées dans cette espèce pour étudier la biologie et les maladies humaines. La pertinence du choix du modèle souris est justifiée de plus le cas échéant dans les projets des chercheurs qui utiliseront les souris de ce projet. Les prélèvements de tissu à l'oreille peuvent être réalisées à partir de l'âge de 8 jours, une fois l'oreille formée et décollée. Les poinçons réalisés se feront sur des souris âgées de plus de 8 jours (cela comprend la possiblité de prélever à tous les âges supérieurs à 8 jours).
Création d’un modèle murin de maladie inflammatoire responsable d’un défaut auditif
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Un poinçon dans l'oreille pratiqué sur animal vigile pour 1 101 souris, puis, pour 72 d'entre elles, une injection déclenchant une inflammation et deux prises de sang au niveau de l'œil sous anesthésie: ce projet génère un modèle de maladie inflammatoire responsable d'un trouble auditif. Les 72 souris de cette seconde procédure relèvent d'un niveau de souffrance sévère, les autres d'un niveau léger. Le porteur affirme que l'étude sur un "animal entier" est "indispensable" après des essais in vitro jugés insuffisants. Sur ces 1 101 souris, 138 sont tuées pour prélever des organes et 963 sont transférées vers d'autres projets de l'équipe ou de collaborateurs.
Objectifs
La réponse inflammatoire est généralement bénéfique pour l'organisme car elle le protège contre les infections et permet la réparation des tissus lésés à la suite d’une blessure. Cependant lorsque l'inflammation est chronique ou excessive, elle devient délétère causant des syndromes auto-inflammatoires pouvant causer jusqu'à la mort du patient. C’est notamment le cas d’une maladie inflammatoire associé à un état inflammation global caractérisée notamment par des atteintes cutanées. Une forme atypique de cette maladie est causée par des mutations dans une protéine impliquée dans la réponse inflammatoire et se manifeste principalement par une perte d’audition progressive associée à une inflammation générale faible à absente et sans manifestation cutanée. L’objectif de ce projet est de générer un modèle murin de cette maladie inflammatoire atypique et de l’étudier afin de comprendre comment une mutation particulière dans une protéine impliquée dans la réponse inflammatoire conduit à des symptômes atypiques (perte auditif progressif, avec inflammation systémique absente à modérée), alors que des mutations dans d’autres domaines de cette même protéine conduisent à une inflammation globale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à court terme de mieux comprendre la maladie auto inflammatoire étudiée et plus spécifiquement, ses mécanismes physiopathologiques in vivo. De plus, l’utilisation des cellules immunitaires prélevées à partir de ces animaux, nous permettra d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires responsable de cette pathologie par des approches in vitro. A terme, ce projet pourrait permettre d’améliorer le diagnostic et de développer des traitements pour traiter les patients souffrant de cette maladie inflammatoire.
Procédures
Les souris seront soumises à une biopsie sur l'oreille (1 poinçon d’oreille pendant 2 secondes pour prélever du tissus) sur animal vigile en début d'élevage. Une seule intervention de ce type qui dure moins de 5 secondes sera réalisée sur chaque animal vigile (1101 animaux maximum). Certains animaux (procédure 2, maximum 72 animaux) seront sujets à une injection d’un produit qui induit une inflammation dans le ventre de 10 secondes maximum sous anesthésie gazeuse, et de 2 prises de sang au niveau de l'œil de 30 secondes maximum, sous anesthésie gazeuse et locale au niveau de l’œil. En fin de procédure les animaux sont mis à mort par une injection d’une dose léthale d’anesthésique dans le ventre sous anesthésie gazeuse. Tous les animaux (1101 animaux maximum) sont susceptibles de recevoir une à trois injections sous la peau d'analgésiques (30 secondes maximum) s’ils présentent des symptômes d’auto-inflammation.
Impact sur les animaux
Le prélèvement d'un bout d'oreille engendrera une douleur légère de courte durée. Les injections dans le ventre, la mesure de masse, la prise de température par voie rectale, la prise de sang au niveau de l'oeil, l'application de crème sur les lésions de la peau sont de potentielles sources de stress transitoire et/ou de douleur locale. L'inflammation pourrait conduire à une croissance retardée, à une perte localisée de poils ou à des boutons sur la peau qui pourraient évoluer vers des plaies, une grosse rate et un gros foie et un sentiment de mal être général associant fatigue générale physique et mentale. L’injection de produits bactériens pourrait conduire à ressentir les effets de l’inflammation systémique (hypothermie et à un mal être de l'animal).
Devenir
Une partie des animaux de ce projet seront mis à mort pour prélever différents organes dans le but d'étudier les mécanismes de la réponse inflammatoire dans le cadre de la maladie étudiée. Les animaux non mis à mort dans ce projet seront utilisés pour d'autres projets de l'équipe ou de collaborateurs.
Remplacement
L’analyse des animaux est indispensable pour remplir les objectifs du projet et comprendre l’impact général des maladies auto-inflammatoires causant des troubles auditifs. Cette démarche fait suite à de nombreux essais in vitro sur des cellules. Néanmoins ces essais in vitro ne permettent pas de comprendre quel est le rôle à plus large échelle de cette inflammation. L’étude sur un animal entier est donc indispensable à visée exploratoire et nous utiliserons un modèle d’inflammation bien validés dans d’autres études.
Réduction
L’effectif annoncé est maximal (révisable à la baisse en fonctions des premiers résultats). Le calcul du nombre d’animaux par groupe a été réalisé afin de pouvoir mettre en évidence des différences biologiques entre les groupes. Au cours de chaque expérience, de multiples analyses utilisant des techniques différentes seront réalisées sur les différents prélèvements afin de minimiser le nombre de souris utilisé. L’utilisation des mâles et des femelles limitent ainsi la perte d’animaux.
Raffinement
Nous prévoyons les points de raffinement suivants : 1) hébergement dans des conditions stériles, et prise en compte scrupuleuse du bien-être dans toutes les procédures en termes de conditions d'élevage ; 2) optimisation des procédures expérimentales par retour d’expérience des projets précédents pour réduire au maximum l’inconfort et le stress subis par les animaux ; 3) surveillance régulière et appropriée, incluant les observations comportementales, afin de ne jamais induire un dépassement du point limite de souffrance ; 4) Minimisation de la fréquence de manipulation ; 5) Anesthésie lors de chaque gestes potentiellement douloureux (injection sous la peau, dans le ventre, prise de sang au niveau de l'œil) ; 6) Utilisation d'analgésique en cas de trop forte de température ou douleur ; 7) Utilisation d’armoire chauffante pour contrebalancer l’effet de l’hypothermie après l’injection de produits bactériens. Les protocoles sont calibrés après une étude rigoureuse de la littérature.
Choix des espèces
Il est nécessaire pour les objectifs scientifiques du projet d'étudier un système intégré avec un fonctionnement proche de l'Homme. La souris est un modèle animal très pertinent car il est manipulable génétiquement et beaucoup d'outils sont disponibles pour suivre la physiologie de cet animal. L'inflammation dans le modèle souris est très proche de l'inflammation qui peut être observée chez l'homme. Les animaux seront suivis depuis leur naissance jusqu'à leur mort pour la recherche et/ou la surveillance d'un éventuel phénotype dommageable avec une attention particulière au stade néonatal, du sevrage et de l'adulte. Les expériences d'infections débuteront à l'âge de 7 semaines ce qui correspond à l’âge adulte
Etude d’un nouveau modèle murin de la maladie d’Alzheimer ne produisant pas de peptides amyloïdes toxiques
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
480 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour analyse du cerveau. Elles subissent une biopsie pour génotypage, jusqu'à sept prélèvements sanguins sous anesthésie et quatre tests comportementaux évaluant la mémoire, à quatre et huit mois. Les souris non retenues dans les lots expérimentaux sont soit données à d'autres équipes, soit tuées, leur modification génétique empêchant tout replacement. Le porteur cherche à vérifier si une mutation génère des peptides amyloïdes courts non toxiques, une piste dont le bénéfice pour les patients reste lointain.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est la forme de démence la plus courante dans la population générale âgée. L’allongement de la durée de vie moyenne dû à l’amélioration des conditions de vie est en partie une des raisons qui expliquent l’augmentation du nombre de personnes concernées par cette pathologie. Aujourd’hui, on estime que 1 200 000 personnes souffrent de démences de type Alzheimer en France, et 35 millions de malades dans le monde. Cette maladie est caractérisée par la formation dans le cerveau de plaques extracellulaires contenant des peptides amyloïde-beta et des enchevêtrements neurofibrillaires intraneuronaux composés de protéine tau hyperphosphorylée. Les peptides amyloïde-beta de différentes longueurs sont produits à l’aide d’une protéine spécifique dans le cerveau, en fonction de la longueur du peptide ils peuvent être toxiques ou non. Il a été montré qu’une mutation génétique particulière de cette protéine conduit à la génération de peptides amyloïde-beta courts et non toxiques, et que cette mutation peut aussi prévenir la formation de peptides amyloïde-beta toxiques dans des cellules provenant de patients atteints de formes génétiques de MA. Avant d’aller plus loin dans le développement de nouvelles pistes thérapeutiques, l’objectif de ce projet sera d’étudier l’effet de cette mutation à l’aide de souris génétiquement modifiées, modèles de MA.
Bénéfices attendus
La prise en charge de la maladie d’Alzheimer a aujourd’hui pour but de ralentir la progression de la maladie mais il n’existe malheureusement pas encore aujourd’hui de traitement qui s’attaque directement aux causes et aux mécanismes à l’origine de la maladie. Ce projet permettra d’évaluer si une mutation génétique peut empêcher l'accumulation de peptides amyloïdes-beta longs (toxiques) et les déficits cognitifs chez la souris en favorisant la production de peptides amyloïdes-beta plus courts non toxiques. Si les résultats s’avèrent concluants, cela pourrait permettre de mieux identifier le rôle des peptides amyloïdes-beta dans la maladie d’Alzheimer et surtout d’identifier une nouvelle piste thérapeutique pour cette pathologie et donc, à plus long terme, améliorer la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
Afin d’identifier leur patrimoine génétique, un fragment de tissu (durée inférieure à 1 minute, 1 fois) sera prélevé sur tous les souriceaux vigiles. Si un problème technique survenait, ce qui est rare, un deuxième prélèvement de tissu pourrait être réalisé sur ces mêmes animaux adultes vigiles (durée inférieure à une minute, une fois). Une partie des souris auront au total 7 prélèvements sanguins espacés de 4 semaines minimum, sous anesthésie générale (durée inférieure à 5 minutes). Les souris vigiles réaliseront 4 tests comportementaux (2 fois la même série de deux tests à 4 et 8 mois d’âge) afin d’évaluer les déficits cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer. Le premier test de chaque série sera réalisé avec 1 essai de 8 minutes. 1 jour après le deuxième test de chaque série sera réalisé et réparti sur 5 jours consécutifs avec 1 essai de 10 minutes chaque jour. Toutes les souris seront euthanasiées selon une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
La biopsie pour le génotypage génèrera une légère et brève douleur, et un risque de saignement. Les animaux ressentiront une légère et brève douleur au point de piqure lors des injections ou prélèvement. Le prélèvement de sang sera également associé à des risques d’hématome et de saignement persistant. Les anesthésies générales pour les prélèvements de sang seront très courtes et présenteront donc de faibles risques d’hypothermie, sécheresse oculaire ou de dépression cardio-respiratoire. Les animaux ressentiront un léger stress lors des tests comportementaux en lien avec le changement d’environnement ou le test en lui-même. Nous n’attendons pas de phénotype dommageable, cependant les souris seront observées une fois par semaine minimum au cours du projet afin de s’assurer de l’absence de signes visibles dans ces nouveaux modèles.
Devenir
Les souris utilisées pour caractériser l’effet de la mutation seront euthanasiées afin de prélever puis analyser leur cerveau dans le but de répondre à notre question scientifique. Les autres souris non utilisées dans les lots expérimentaux seront proposées en dons à d’autres équipes ou seront euthanasiées car elles ne pourront pas être replacées ou réutilisées en raison de leur modification génétique spécifique.
Remplacement
Plusieurs études in vitro ont montré que la mutation d’intérêt dans ce projet conduit à la production de formes courtes d’Abeta non toxiques. Cependant, les modèles in vitro ne présentent pas la complexité physiologique complète d'un organisme vivant. De plus, bien que les modèles in vitro montrent des effets moléculaires ou cellulaires ils ne permettent pas d’évaluer les effets sur le comportement dans un organisme entier. Enfin, un modèle vivant fournit des données précliniques essentielles soutenant la transition de la recherche fondamentale vers les études humaines. A l’heure actuelle il n’existe donc pas d’alternative à l’utilisation d’animaux pour ce projet.
Réduction
Nous utiliserons sur 4 ans un total de 480 souris pour les lots expérimentaux. Le nombre d'animaux est réduit au minimum sans compromettre les objectifs du projet. Par expérience nous avons défini qu’il nous faudrait des groupes de 24 souris (12 mâles et 12 femelles chacun) pour chaque condition afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables pour une interprétation fiable des résultats. Cet effectif par groupe permettra une prise en compte de la variabilité biologique, spécialement liée au sexe. Les résultats seront analysés avec les tests statistiques appropriés. Pour la production des lots expérimentaux nous privilégierons un schéma d’accouplement permettant d’obtenir uniquement des animaux porteurs des génotypes d’intérêt. Nous prévoyons une marge pour prendre en compte les aléas de l’élevage (ratio mâle-femelle, perte de portées, etc.) afin de nous assurer de l’obtention de ces lots expérimentaux mais ne produirons et n’utiliserons que le nombre d’animaux strictement nécessaire. Ainsi le nombre de 480 souris produite ici est un maximum mais il est possible que nous en utilisions moins.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils seront observés quotidiennement, en cas d’anomalie celle-ci sera déclarée à notre équipe, à la structure chargée du bien-être animal et au vétérinaire afin d’assurer une prise en charge adaptée pour l’animal. Le bien-être des souris sera évalué de manière spécifique par notre équipe chaque semaine ou toutes les deux semaines à l’aide d’une grille de score. Des mesures telles que la formation du personnel, la surveillance quotidienne, l'habituation, l'acclimatation et le temps de récupération sont prises pour réduire tout impact potentiel des procédures expérimentales sur les animaux. Le prélèvement pour connaitre le génotype des animaux sera de la plus petite taille possible, il sera réalisé sur de très jeunes animaux permettant d’avoir une cicatrisation rapide. Les animaux seront surveillés immédiatement après le geste et 30 minutes après. Pour limiter le stress pendant le prélèvement sanguin, les souris seront sous anesthésie générale courte. Pour limiter l’impact du stress sur les résultats des tests comportementaux, les derniers échantillons sanguins seront prélevés un jour avant le début des tests. Les souris seront manipulées avant les tests comportementaux, ce qui leur permettra d’être habituées à la personne qui les manipule. Elles seront transférées de leur cage à la salle de comportement au moins 1heure avant le test pour l’habituation à la pièce du test. L’euthanasie sera réalisée sur un animal sédaté permettant d’éviter tout stress ou douleur en lien avec l’injection létale.
Choix des espèces
Les souris sont particulièrement adaptées à cette étude en raison de leur système nerveux bien caractérisé, de leur similitude génétique avec l’humain dans des voies biologiques clés et de leur utilisation établie dans la recherche sur les maladies neurodégénératives, et notamment la maladie d’Alzheimer (MA). Plusieurs modèles de souris génétiquement modifiées existent déjà pour modéliser la MA et seront utilisés dans ce projet pour permettre d’évaluer l’impact de la mutation génétique étudiée ici. Étant donné que le développement cérébral des souris atteint sa maturité autour de 2 à 3 mois d'âge, et que le dépôt de plaque amyloïdes chez les souris de l’une des lignées utilisées ici démarre vers 2 mois, nous commencerons les prélèvements sanguins à 2 mois. Les échantillons de sang seront collectés tous les mois afin de suivre l’évolution des différents biomarqueurs d’intérêt jusqu’aux 8 mois des souris, âge auquel nous les euthanasierons pour effectuer les études neuropathologiques et biochimiques sur leurs cerveaux. Les études comportementales seront réalisées à 4 et 8 mois afin de voir l’évolution des déficits cognitifs sous l’effet de la mutation potentiellement protectrice.
Maintien d’une colonie de souris immunodéprimées NSG
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
2 000 souris immunodéprimées vont être élevées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour fournir des animaux à des projets de cancérologie déjà autorisés. Privées de défenses immunitaires, elles sont exposées aux infections et maintenues en conditions stériles strictes. Le projet ne prévoit aucune intervention pendant l'élevage lui-même. Les animaux trop vieux ou surnuméraires, environ 80, sont mis à mort, les autres partant vers des greffes de cellules cancéreuses où ils seront utilisés puis tués.
Objectifs
Ce projet consiste à amplifier et maintenir une colonie de souris immunodéprimées à partir d'animaux reçus d’un éleveur agréé en respectant les recommandations pour un élevage dans des conditions optimales garantissant leur bonne santé et adaptées à la nature immunodéprimée des animaux. Cet élevage, en évitant les transports par camion d’animaux d’un lieu de naissance externe vers notre animalerie, améliorera le bien-être animal et leur disponibilité. Les souris immunodéprimées sont de bonnes reproductrices si elles sont maintenues dans des conditions d'hébergement optimales garantissant leur bonne santé. Nous mettrons en œuvre des mesures d'isolement rigoureuses et des techniques aseptiques pour maintenir ces souris exemptes d'agents pathogènes. Les souris seront utilisées dans des projets scientifiques d’étude sur les cancers déjà approuvés.
Bénéfices attendus
Les souris immunodéprimées seront utilisées dans plusieurs projets de recherche translationnel de cancérologie qui posent les questions de la dynamique des cellules tumorales leucémiques ou métastatiques pour les cancers épithéliaux (cancers intestinaux, cancers du sein, mélanomes, cancers de la prostate). Le maintien d'une colonie de manière rigoureuse nous permettra de disposer à tout moment de souris pour des greffes de cellules cancéreuses avec une réactivité optimale. L'élevage des animaux au sein de notre animalerie évitera également le transport des animaux d'un lieu d'élevage externe vers notre animalerie, ce qui génère du stress pour les animaux, et nous permettra de maîtriser les conditions sanitaires pour les optimiser.
Procédures
Dans le cadre du maintien de la colonie, aucune nuisance n'est attendue si les conditions d'élevage et de stérilité sont respectées. Il s’agit ici d’un élevage et aucune intervention ne sera réalisée sur les animaux.
Impact sur les animaux
Les souris immunodéprimées présentent une immunodéficience sévère et sont sensibles aux infections causées par un large éventail d'agents pathogènes courants, opportunistes et commensaux. Elles seront suivies régulièrement. Le principal risque est le risque infectieux. Ces risques sont quasiment nuls dans les conditions strictes d’élevage proposées dans le projet.
Devenir
Les animaux trop vieux ou surnuméraires seront mis à mort (environ 80 animaux). Les autres animaux issus de cet élevage seront utilisés dans des projets de recherche en cancérologie associés.
Remplacement
Les souris immunodéprimées seront utilisées dans plusieurs projets de recherche translationnel de cancérologie qui posent les questions de la dynamique des cellules tumorales leucémiques ou métastatiques pour les cancers épithéliaux (cancers intestinaux, cancers du sein, mélanomes, cancers de la prostate…). Ces études nécessitent l'utilisation d'animaux vivants pour l'étude de la biodistribution des cellules cancéreuses et de leur interaction avec d’autres cellules de l’organisme pour mimer ce qu’il se passe chez l’Homme. Les méthodes in vitro existantes (tumoroïdes, organoïdes ou « organ on a chip ») ne permettent pas de récapituler la complexité du système médullaire ou de la cascade métastatique.
Réduction
Nous produirons des animaux pour les projets existants autorisés et des projets à venir. La gestion de la colonie sera stricte pour éviter la naissance d'animaux surnuméraires qui ne seront pas nécessaires dans les projets de recherche associés. Les reproductions se feront en continu et seront contrôlées jusqu'à obtention du nombre d'individus nécessaires aux projets autorisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans des conditions sanitaires contrôlées SOPF empêchant le développement d’infection et permettant un bien-être optimal dans des portoirs ventilés. L’environnement des cages est enrichi à l’aide de carrés de cellulose et de frisure pour la construction des nids, de tunnels pour permettre aux animaux de se cacher et ainsi diminuer le niveau de stress. Ils seront manipulés à l’aide d’un tunnel de contention en polycarbonate. La procédure d’élevage a été établie afin de réduire au le stress. Les animaux seront surveillés quotidiennement de la naissance à la mort. En cas de signes d’infection, la plaie sera traitée avec un antiseptique local et un avis vétérinaire sera demandé. Nous avons établi des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Une maximum nourriture adaptée pour les rongeurs et l’eau de boisson sont données ad libitum. Tous les aliments, l'eau, la litière et les cages entrant dans la pièce seront autoclavés ou stérilisés d'une manière ou d'une autre. L'équipement de protection individuelle (blouses stériles, blouses, gants, masques et charlottes) sera porté en permanence afin de couvrir la peau et de minimiser les risques de transmission de bactéries aux souris.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus) immunodéprimée qui permet de greffer des cellules d’une autre espèce sans rejet. Elle représente l’espèce animale la plus propice pour le type d’étude associées à ce projet. Des animaux adultes de plus de 6 semaines seront utilisés pour les reproductions.
Gestion de la production d’animaux présentant une myopathie centronucléaire
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Porteuses d'une mutation qui provoque une myopathie infantile grave, 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures classées sévères. Les mâles atteints développent une faiblesse musculaire dès 4 à 5 semaines, puis une paralysie des membres postérieurs et une perte de poids vers 6 à 7 semaines. Le projet ne prévoit aucun prélèvement, les souris vont être utilisées uniquement pour entretenir la lignée. Les mâles malades non retenus pour une étude sont mis à mort avant 6 à 7 semaines, les femelles reproductrices une fois infertiles, les surnuméraires faute d'usage.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de produire et suivre une lignée de souris qui mimique les symptômes sévères de la myopathie centronucléaire. Chez l’homme, cette myopathie entraîne une atteinte grave des muscles squelettiques qui conduit dans 50% des cas à un décès prématuré des patients avant l’âge de 18 mois. Il n’existe actuellement aucun traitement pour les patients. Les animaux ainsi générés participeront à de nombreuses éudes visant à mieux compendre les mécanismes pathologiques et à valider des stratégies thérapeutiques innovantes.
Bénéfices attendus
Cette lignée est un modèle animal fiable et reproductible pour l'étude de cette myopathie, une maladie rare, très sévère, touchant les enfants. Elle est cruciale pour mieux comprendre les mécanismes et tester de nouvelles approches thérapeutiques. D’un point de vue plus général, ce modèle contribue à l'avancement des connaissances sur les myopathies congénitales et les dysfonctionnements musculaires.
Procédures
Les animaux sont utilisés uniquement pour produire une lignée et ne sont pas soumis à des prélèvements. Les mâles atteints de myopathie myotubulaire présentent un phénotype locomoteur à partir de 4/5 semaines d’âges (activité spontanée diminuée car faiblesse musculaire) et les animaux atteignent un point limite se traduisant par une paralysie des membres postérieurs et une perte de poids généralement vers 6/7 semaines.
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable des mâles atteints de myopathie se traduit par un phénotype locomoteur à partir de 4/5 semaines d’âges (activité spontanée diminuée car faiblesse musculaire) et les animaux atteignent un point limite se traduisant par une paralysie des membres postérieurs et une perte de poids généralement vers 6/7 semaines, bien que certains mâles aient déjà survécu jusqu’à 15 semaines. En élevage, les animaux mâles atteints de myopathie et non utilisés pour des études en cours seront mis à mort avant 6/7 semaines d âge afin de limiter la souffrance.
Devenir
Les femelles reproductrices hétérozygotes (asymptomatiques) seront maintenues jusqu'à infertilité, âge maximal 8 mois (ou 8 portées) puis euthanasiées. Tous les animaux d 'expérimentation (mâles KO et WT) seront euthanasiés à la fin des différents projets et expériences qui seront en cours. Les animaux surnuméraires ( mâles et femelles) non utilisés pour des études ou des croisements seront euthanasiés. Les mâles malades surnuméraires produits (qui ne serviront pas pour les différents projets) seront euthanasiés avant l âge de 6/7 semaines afin de limiter la souffrance, et avant d 'atteindre les points limites.
Remplacement
À ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant de remplacer totalement l'utilisation de ce modèle animal pour l'étude de cette myopathie centronucléaire. Bien que des modèles cellulaires in vitro de type myoblastes ou myotubes peuvent être utilisés pour certaines études préliminaires, ces systèmes simplifiés ne reproduisent pas la complexité physiopathologique de la maladie dans son contexte global. Les stratégies thérapeutiques, en particulier celles visant à restaurer la fonction musculaire ou à évaluer l'efficacité et la sécurité de traitements, ne peuvent être développées et validées uniquement sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre de cage de croisement sera adapté en temps réel selon les tailles des portées et la nécessité des études afin d’éviter de la production surnuméraire. Le génotypage précoce et systématique de la descendance permettra d'identifier rapidement les animaux porteurs de la mutation et de ne conserver que les individus strictement nécessaires à la production de la lignée et aux futurs projets de recherche.
Raffinement
Dès le sevrage à 4 semaines, une nourriture hydratée en gélée (Dietgel) sera placée dans la cage des souris pour prévenir toute perte de poids et de mal-être qui pourrait être dû aux difficultés locomotrices des souris. Une surveillance quotidienne du bien-être des animaux sera assurée par du personnel qualifié afin de détecter précocement tout signe de détresse ou de souffrance. On ne s’attend pas à observer de la souffrance ou de l’inconfort chez les géniteurs et le reste de la portée autre que les mâles malades. Ces mâles développeront une paralysie des membres postérieurs associée à une perte de poids significative dans le temps. Les mâles malades non utilisés par une étude en cours seront mis à mort avant 6/7 semaines, pour limiter la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Le modèle murin constitue le modèle animal de référence pour l'étude de la myopathie centronucléaire liée à l'X. Ce modèle a été largement caractérisé et validé par la communauté scientifique internationale, comme en témoignent les nombreuses publications démontrant sa pertinence pour reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques ( faiblesse musculaire...) et moléculaires observées chez les patients. Actuellement, les modèles in vitro ne permettent pas de reproduire fidèlement la structure et la fonction musculaire. Les géniteurs seront mis en accouplement à partir de 8 semaines d âge. Ce stade corespond à l âge de maturité sexuelle optimale chez la souris, garantissant une capacité reproductive maximale ainsi qu 'une pleine maturité physiologique. Les mâles malades ne seront pas utilisés pour les accouplements et les animaux non utilisés pour une étude seront mis à mort avant 6/7 semaines, pour limiter la souffrance des animaux. L 'âge d 'utilisation des mâles malades dépendra des études en cours.
Elevage et caractérisation génétique par prélèvement, d’un modèle de rongeur permettant l’étude et l’évaluation de composés thérapeutiques ciblant une maladie neurodégénérative (Projet multi-sites : 2/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
3 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour élever une lignée reproduisant la sclérose en plaques sur deux établissements. Les animaux porteurs de la mutation peuvent développer une paralysie de la queue ou des membres et un lymphome qui comprime les poumons vers 7 à 8 mois. Une biopsie de moins de trente secondes sert à génotyper chaque animal vigile. Selon leur génotype, les souris sont expédiées vers l'autre établissement, gardées pour d'autres projets, ou mises à mort quand elles n'ont pas le génotype recherché ou atteignent les points limites.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire auto-immune (le corps attaque ses propres constituants) chronique du système nerveux central (cerveau, moëlle épinière et nerfs optiques). Elle se manifeste par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre, visuels… responsables à long terme d'un handicap. Elle touche 120000 personnes en France dont 3000 nouveaux cas par an. Dans la majorité des cas, les premiers symptômes apparaissent entre 25 et 35 ans. Des facteurs génétiques mais également des facteurs environnementaux prédisposent à la maladie. Les causes exactes de la sclérose en plaques restent inconnues à ce jour. L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de cette pathologie. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques de la sclérose en plaques. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition et le développement de la sclérose en plaques mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition et du développement de la sclérose en plaques mais également le développement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Les animaux présentent un phénotype dommageable (modèle de sclérose en plaque). Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Cette procédure ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une biopsie suffit pour établir le génotype de l’animal.
Impact sur les animaux
Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. 3,5 à 4% des animaux de la lignée peuvent développer à tout âge de façon spontanée une maladie neurodégénérative dont les signes cliniques vont d’une paralysie partielle ou légère de la queue (principalement à l'extrémité) ou des membres à une paralysie complète de la queue ou des membres. Les animaux porteurs de la mutation d’intérêt développent un lymphome dont l’apparition se fait à environ 7-8 mois. Ces lymphomes touchent environ 13,5% des animaux et sont caractérisés par un gonflement du thymus induisant une constriction des poumons à l’intérieur du thorax.
Devenir
Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de maladies neurodégénératives, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux par nos collaborateurs. Le nombre d’animaux est déterminé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.
Raffinement
Les animaux porteurs de la mutation d’intérêt sont susceptibles de développer une maladie neurodégénérative de façon spontanée. L’apparition des symptômes signe du développement sous-jacent d’une maladie neurodégénérative entrainera la mise à mort de l’animal concerné. De plus, à partir de l’âge de 7-8 mois, ces animaux peuvent également développer un lymphome. Afin d’anticiper l’atteinte des points limites, les animaux porteurs de la mutation d’intérêt seront donc euthanasiés, au plus tard, lorsqu’ils auront 6-7 mois. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d’observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovocyte, des adultes matures sexuellement seront utilisés.
Prélèvement de tissu pour identifier des animaux utilisés en recherche
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
7 000 souris pour un prélèvement de deux millimètres de queue chacune : ce projet couvre le génotypage de routine d'un élevage de lignées génétiquement modifiées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le geste, réalisé sans anesthésie sur des animaux de moins de quatre semaines, dure quelques secondes. Selon le résultat, chaque souris est ensuite utilisée dans une expérience, gardée pour la reproduction, ou tuée, 2 500 étant maintenues en vie. Le porteur écarte l'anesthésie, jugée une nuisance supplémentaire non justifiée au regard de la gravité déclarée.
Objectifs
Certains animaux ont des gènes modifiés afin de mieux comprendre le fonctionnement du vivant et d’étudier certaines maladies. Ces études contribuent à améliorer la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement. Ces animaux sont élevés afin de répondre aux besoins des projets de recherche autorisés. Pour que les études soient fiables, il est essentiel de connaître précisément les caractéristiques de chaque animal et de sélectionner ceux qui correspondent aux besoins des chercheurs. L’élevage est donc organisé de manière rigoureuse afin d’assurer une production adaptée et régulière. Pour identifier les animaux présentant les caractéristiques recherchées, il est nécessaire de réaliser des prélèvements de tissu couplés à une méthode d’identification des animaux. L’objectif de ce projet est de décrire la méthode de prélèvement utilisée dans notre équipe pour identifier les animaux concernés, tout en veillant au respect du bien-être animal et à la réduction maximale de toute gêne ou douleur.
Bénéfices attendus
Ce projet de prélèvements de tissus pour génotypage permet une sélection des animaux d’intérêt et ainsi d'optimiser la gestion et l’élevage des modèles d'animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des utilisateurs pour des projets autorisés dans le cadre d’une utilsation continue. De plus, le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue constitue une méthode de génotypage de gravité légère, fiable et minimisant les risques de contaminations entre échantillons.
Procédures
Prélèvement de 2mm de l’extrémité de la queue x 5 secondes x 1 par animal
Impact sur les animaux
Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux et la légère douleur lors du prélèvement de tissus.
Devenir
À l’issue de la procédure, les animaux sont maintenus en vie. Leur devenir dépend ensuite du résultat de l’identification réalisée : a/ Utilisés dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé dans le cadre d’une utilisation continue b/ Utilisés pour le maintien de la lignée c/ Mis à mort avec ou sans prélèvements post mortem.
Remplacement
Il existe des méthodes moins invasives pour obtenir du matériel génétique, comme prélever des poils, de la salive ou des fèces. Cependant, elles ne permettent pas d’identifier les animaux de manière fiable. La biopsie de tissus, associée au marquage par bague, garantit que chaque souris est correctement identifiée tout au long de sa vie. Nos modèles génétiques sont complexes, et chaque souris avec le bon génotype est précieuse, ce qui rend cette identification indispensable.
Réduction
L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consiste à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au stricte nécessaire à leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective, plusieurs stratégies sont mises en œuvre : - seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues. Les autres sont conservées congelées. - Les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence. - La nomenclature est harmonisée pour éviter les redondances et la duplication de lignées proches ou identiques. - Les schémas d’accouplement sont adaptés pour limiter au maximum la génération d’animaux au génotype non pertinent ou la nécessité d’avoir à génotyper et donc d’avoir à effectuer des prélèvements sur les animaux (croisement en individu de même génotype). -Développer et favoriser le recours à des méthodes de biopsies non invasives chaque fois que cela est compatible avec les impératifs scientifiques des projets.
Raffinement
Les méthodes utilisées sont éprouvées, précises, rapides et standardisées permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par prélèvement lui-même. Une anesthésie générale constituerait une nuisance additionnelle non justifiée au regard du niveau de gravité de la procédure. Une fois le prélèvement réalisé, l’animal est remis dans sa cage et un suivi de la cicatrisation au point de prélèvement est assuré.
Choix des espèces
La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent d’adresser de nombreuses questions scientifiques dans tous les domaines de la recherche en biologie (fondamentale, environnementale, santé humaine et animale), avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèces (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies (cancers, maladies neurodégénératives…). Les prélèvements de l’extrêmité de la queue peuvent être réalisés jusqu'a 4 semaines après la naissance, à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie car peu douleureux avec des risques hémorragiques extrêmement réduits.
Alternative à l’utilisation de mâles vasectomisés pour la pseudo-gestation murine
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Cinquante souris femelles subissent un transfert d'embryons par chirurgie sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste une méthode combinant hormones et stimulation mécanique pour éviter le recours à des mâles stérilisés lors de la préparation à la gestation. Présenté comme une amélioration du bien-être des animaux non-humains et une réduction de leur nombre, il prévoit la mise à mort des femelles ayant reçu un transfert ou devenues gestantes, quelques-unes seulement pouvant être réutilisées après une période de repos. La démarche revendique de limiter la souffrance tout en soumettant ces femelles à une chirurgie utérine puis à la mort.
Objectifs
Notre service conserve et restaure des lignées de souris utilisées dans la recherche. Pour certaines techniques, il est nécessaire de préparer des femelles capables de recevoir des embryons, ce qui implique de les mettre dans un état physiologique similaire à une grossesse, appelé pseudo-gestation. Ce projet teste une méthode alternative qui combine hormones et stimulation mécanique douce, afin d’éviter l’utilisation de mâles stérilisés pour déclencher cet état. Les embryons sont ensuite transférés par chirurgie dans ces femelles préparées. Un maximum de 50 femelles sera utilisé. Le bien-être des animaux sera assuré tout au long du projet, et toutes les procédures potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie générale.
Bénéfices attendus
Ce projet teste une méthode alternative pour préparer les femelles souris à recevoir des embryons, sans avoir recours à des mâles stérilisés. À court terme (1–2 ans) : valider la méthode et mesurer son efficacité, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés et limiter leur stress et inconfort. À moyen terme (3–5 ans) : rendre les transferts d’embryons plus fiables et plus faciles à réaliser, tout en améliorant le bien-être des animaux.
Procédures
Les interventions prévues peuvent provoquer des effets transitoires sur les animaux : • Préparation hormonale : léger inconfort et stress pendant la manipulation, de courte durée (30 secondes), disparaissant immédiatement après. • Stimulation mécanique : trois séquences de 30 secondes, inconfort temporaire et stress modéré dus à la contention et à la vibration, avec retour rapide à un comportement normal après chaque séquence. • Transfert embryonnaire (10 minutes) : douleur et inconfort modérés liés à l’intervention et à l’anesthésie, récupération complète attendue après 1 à 2 jours grâce à une surveillance attentive et à une analgésie adaptée.
Impact sur les animaux
Les effets transitoires attendus : somnolence, légère baisse de température, diminution temporaire de l’appétit, sensibilité ou inflammation à l’endroit de l’opération, mobilité réduite. Les effets indésirables possibles : douleur après l’intervention, hématome, infection de la plaie, complications locales dans les trompes utérines pouvant entraîner la perte d’embryons. Ces effets sont liés aux manipulations, à l’administration de traitements hormonaux et au transfert d’embryons, et sont généralement temporaires et réversibles. Aucun effet génétique permanent n’est attendu chez les animaux utilisés.
Devenir
À la fin du projet, seules les femelles non utilisées pour le transfert embryonnaire et non gestantes pourront être réutilisées après une période de repos adaptée. Les femelles ayant subi un transfert embryonnaire, ainsi que les femelles gestantes ou ayant mis bas, seront euthanasiées de manière réglementaire à l’issue du suivi. Afin de valider la technique, les animaux produits ne seront pas conservés à des fins expérimentales ou reproductives, et seront euthanasiés conformément à la réglementation en vigueur après l’intervention.
Remplacement
La revitalisation d’une lignée de souris consiste à redonner vie à une lignée conservée sous forme congelée afin qu’elle puisse à nouveau être utilisée en recherche. Cette étape est nécessaire pour préserver des lignées importantes et éviter de les recréer à partir de zéro. La redérivation permet également d’éliminer d’éventuels agents infectieux transmis par les animaux adultes. Ces embryons sont ensuite implantés chez une femelle porteuse saine, ce qui permet d’obtenir des animaux exempts de contamination. Cette méthode nécessite l’utilisation d’animaux vivants, mais elle constitue une approche plus respectueuse du bien-être animal que le maintien prolongé de colonies entières. Le projet vise à améliorer cette technique en réduisant le nombre d’animaux impliqués et en limitant les procédures contraignantes, notamment en évitant l’utilisation de mâles stérilisés.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé a été estimé pour être le minimum nécessaire afin d’obtenir des résultats fiables. Les femelles receveuses sont optimisées par synchronisation hormonale et stimulation mécanique, ce qui réduit le nombre d’animaux par expérience. Chaque intervention est planifiée pour éviter les répétitions inutiles.
Raffinement
Toutes les procédures impliquant les animaux sont conçues pour limiter le stress et la douleur. Les animaux sont entraînés à la manipulation afin de réduire l’anxiété et le stress liés aux interventions. Les interventions chirurgicales, notamment le transfert embryonnaire, sont réalisées sous anesthésie générale. Une réadministration d’antalgique est prévue si nécessaire. L’environnement des animaux est optimisé par l’enrichissement et le maintien de conditions de logement favorisant le bien-être, avec un maximum de deux femelles par cage pour limiter les interactions agressives et le stress. Le personnel intervenant est formé pour effectuer toutes les manipulations rapidement et avec précaution, afin de minimiser l’inconfort et assurer un suivi constant du bien-être des animaux.
Choix des espèces
La souris a été choisie car il s’agit d’un modèle couramment utilisé, bien connu pour sa capacité à porter une gestation et à élever les petits dans de bonnes conditions. Son cycle reproducteur court et bien caractérisé permet d’obtenir des résultats fiables et reproductibles. Les animaux utilisés dans ce projet sont des femelles adultes, âgées d’au moins 8 semaines, car elles sont sexuellement matures et capables de mener une gestation normale après le transfert d’embryons. Le recours à des femelles à ce stade de développement est indispensable pour assurer l’implantation des embryons, le bon déroulement de la gestation et la survie des petits, tout en limitant les risques pour la santé et le bien-être des animaux.
Prélèvement de tissus pour la caractérisation d’animaux génétiquement modifiés utilisés dans l’étude de l’épilepsie, de la migraine et de l’autisme.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux millimètres de queue prélevés sur l'animal vigile, sous contention : 12 500 souris vont être utilisées dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Le RNT présente ce projet comme un gain pour la réduction et le raffinement, après avoir écarté des méthodes non invasives jugées peu fiables. Pourtant l'élevage prévu pour ce seul génotypage porte sur 12 500 animaux. Les souris au génotype non recherché sont tuées, et pour certaines lignées les femelles le sont aussi, seuls les mâles reproducteurs étant gardés.
Objectifs
Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale ou de l’environnement. Dans le cadre des projets scientifiques utilisant des animaux à fins scientifiques, des modèles animaux génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il est donc nécessaire de caractériser les animaux génétiquement modifiés afin de sélectionner les animaux d’intérêt pour les procédures expérimentales de projets autorisés et ceux nécessaires au maintien des lignées. Nous avons testé des prélèvements par 3 méthodes non invasives à partir de follicules pileux, de fécès, ou via un écouvillonnage bucal. Elles ne sont pas adaptées à nos conditions de diagnostics de validation des génotypes, et manquent de fiabilité. Cela peut amener à des erreurs qui compromettraient les résultats obtenus et conduiraient à la nécessité de répéter des prélèvements sur les mêmes animaux ou à en utiliser un plus grand nombre, ce qui est en contradiction avec les principes de raffinement et de réduction. L’objectif de ce projet est une procédure de prélèvement par biopsie utilisée au sein de notre équipe pour la sélection des animaux, qui sera associée à une identification par pose d'une bague auriculaire. Les animaux produits seront utilisés sur des projets concernant la pathophysiologie de l'épilepsie, de la migraine ou de l’autisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de sélectionner les animaux pertinents pour les études scientifiques, afin d'optimiser la gestion de l'élevage et de fournir les animaux nécessaires aux projets de l'équipe.
Procédures
Prélèvement de 2 mm de l’extrémité de la queue (durée maximale : 5 secondes), réalisé une seule fois par animal vigile, sous contention.
Impact sur les animaux
Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux, la douleur légère lors du prélèvement sur la queue. Un saignement peut aussi apparaître et dans de très rares cas un rejet par la mère.
Devenir
Tous les animaux présentant le génotype d’intérêt et le sexe requis seront maintenus en vie à l’issue de cette procédure unique. Ils pourront être utilisés ultérieurement dans une procédure expérimentale relevant d’un projet autorisé, ou bien destinés au maintien de la lignée. Les animaux ne présentant pas le génotype recherché seront mis à mort. Pour certaines lignées, seuls les mâles reproducteurs seront conservés ; les animaux au génotype non recherché ainsi que les femelles seront mis à mort.
Remplacement
A ce jour, les techniques de prélèvements de tissus non invasives que nous avons testées n'ont pas données des résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés pour les différents projets de l'équipe.
Réduction
L’objectif est de produire uniquement le nombre d’animaux strictement nécessaire aux projets de recherche et au maintien des lignées, afin d’éviter toute production inutile. Pour cela : - seules les lignées utilisées sont maintenues en élevage, les autres sont conservées congelées ; l- les croisements sont organisés pour obtenir directement les caractéristiques génétiques recherchées et éviter la naissance d’animaux non utiles ; - lorsque c’est possible, des stratégies sont mises en place pour limiter les prélèvements ; - des réunions régulières permettent d’anticiper les besoins et d’adapter la production.
Raffinement
La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une liste de points limites et d'actions correctives est utilisée
Choix des espèces
La souris est un mammifère très proche de l’être humain sur le plan biologique. Ces similitudes permettent de répondre à de nombreuses questions scientifiques et de mieux comprendre certaines maladies comme l’épilepsie, l’autisme ou la migraine. De nombreux outils génétiques ont été développés chez la souris pour étudier ces mécanismes. Les prélèvements à l’extrémité de la queue sont réalisés entre 13 et 28 jours après la naissance. À cet âge, la zone est encore peu développée, ce qui rend le prélèvement rapide, peu douloureux et associé à un risque de saignement très faible.