Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Détermination de l’efficacité d’un antiparasitaire externe contre les tiques chez le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
18 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacés dans la colonie de l'établissement pour une étude ultérieure. Chaque chien est infesté avec 100 tiques à cinq reprises, les tiques restant fixées 48 heures avant retrait, pour mesurer l'efficacité d'un antiparasitaire en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le porteur indique que l'infestation reste trop brève pour provoquer une anémie et qu'une réaction allergique aux morsures pourrait survenir, traitée à la cortisone. Il présente le recours au chien comme obligatoire, l'espèce cible étant le chien dans une étude réglementaire.
Objectifs
Le développement d'antiparasitaires externes ayant pour but de protéger les chiens contre les insectes piqueurs et les tiques est nécessaire. En effet leur utilisation est la seule manière de prévenir la transmission de maladies graves pouvant être mortelles pour l'animal et dont certaines peuvent être transmissibles à l'Homme. La lutte et la prévention passe par l'utilisation de produits insecticides ou acaricides qui repoussent le parasite, ou le tuent après piqûre ou fixation. Afin d'obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament vétérinaire, la détermination de l'efficacité chez l'espèce cible, ici le chien, est obligatoire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de confirmer l'efficacité d'un nouvel antiparasitaire externe chez le chien contre les tiques qui aura une efficacité de 3 mois.
Procédures
Les chiens seront infestés avec 100 tiques au total 5 fois pour une durée maximale de 4 jours. L'infestation pourra se faire sur animal sédaté afin de faciliter la pénétration des tiques dans le pelage. L'infestation correspond à la mise en place des tiques sur le pelage est prend environ 20 min par animal. Une fois les tiques fixées, elles seront retirées 48 heures après. Les chiens recevront un examen clinique complet au total 5 fois au cours de l'étude. Chaque examen prend en moyenne 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les chiens seront infestés avec 100 tiques chacun. La présence de tiques ne génère généralement pas de démangeaisons chez l'animal, contrairement à la présence de puces. Les tiques sont des parasites qui se nourrissent de sang: une infestation massive sur une longue période (plusieurs semaines) peut engendrer de l'anémie. Cependant les tiques ne seront laissées que 48 heures sur chaque animal ce qui n'est pas suffisant pour engendrer une perte de sang importante et donc être délétère pour l'animal.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés seront replacés dans la colonie de l'établissement utilisateur. Ils seront utilisés pour une étude ultérieure après un temps de pause adapté.
Remplacement
Cette étude est une étude réglementaire nécessitant le recours à l'animal cible, ici le chien.
Réduction
Le nombre minimal d'animaux à inclure par groupe et permettant d'obtenir des résultats statistiquement exploitables est de 6 pour une étude réglementaire d'un mois d'après les lignes guide de l'Agence Européenne du Médicament (EMEA) et de l'association mondiale pour la parasitologie vétérinaire (WAAVP: World Advancement for Animal Veterinary Parasitology). En raison de la durée de l'étude ( 3 mois), 2 animaux par groupe seront ajoutés, dans le cas où des animaux devraient être sortis de l'étude.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés aux conditions de l’étude pour une durée minimale de 15 jours avant la première infestation par les tiques. Les locaux d’hébergement climatisés toute l’année seront les mêmes que ceux de l'expérimentation, les animaux pourront simplement être changés de box pour faciliter le déroulé de l’étude. Les chiens seront logés à 2 pour 2 boxes communicant entre eux et un contact visuel et olfactif sera maintenu entre tous les chiens de l'étude. Au cours de cette période, des actions de renforcement positif seront mises en place en amenant régulièrement chaque animal dans la salle où seront réalisés les différents actes (examens cliniques, pesée, infestation par les tiques et comptage), en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquels il sera peigné par le manipulateur qui lui parlera afin de l'habituer au retrait des tiques, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront données. Par ailleurs, cette salle est connue des chiens de l’Etablissement Utilisateur (EU), car ils y sont régulièrement manipulés pour des actes non invasifs : peignage, coupe de griffes ; il ne s’agira donc pas pour eux d’un lieu « nouveau ». Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’étude, et en cas d’observation anormale, le vétérinaire sanitaire de l’EU sera immédiatement averti. Les personnes en charge des soins quotidiens des chiens, et donc connues par ces derniers réaliseront l’habituation pendant la période d’acclimatation, la contention lors de chaque infestation par les tiques, puis les comptages et retraits de tiques. Une sédation pourra être réalisée lors de l'infestation par les tiques, en fonction de la docilité de l'animal, afin également de réduire la gène liée au déplacement des tiques en attendant leur attachement à la peau (ce qui prend en moyenne 15-20 min). Un examen clinique complet et une pesée seront réalisées pendant la période d'acclimatation, et avant chaque infestation. Un examen clinique prend en moyenne 10 minutes. Le principal point limite considéré ici serait une réaction de type allergique aux morsures de tiques qui pourrait se manifester par des rougeurs cutanées, des démangeaisons et une chute locale de poils. Si ce type de réaction est observé, l'animal recevra un traitement à base de cortisone afin de soulager les démangeaisons pour la durée de la présence des tiques dans le pelage. Si aucune amélioration n'est observée, le retrait de l'animal sera envisagé.
Choix des espèces
Le chien est la cible du produit testé; ainsi il doit être utilisé lors de cette étude clinique réglementaire. Des chiens adultes seront utilisés: ils seront la cible du produit testé suite à sa commercialisation.
Etude de la toxicité et de la génotoxicité de gaz à utilisation industrielle chez la souris après une exposition unique.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
1800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de modéré à sévère. Elles sont enfermées quatre heures dans un réacteur, privées d'eau et de nourriture, et exposées à des gaz industriels jusqu'à des concentrations où la moitié des souris meurent, pour déterminer la concentration létale 50. Le porteur indique que l'exposition peut provoquer perte de poids, détresse respiratoire, tremblements, convulsions ou paralysie, les survivantes étant tuées 48 heures ou 14 jours après pour prélever poumons et moelle osseuse. Il justifie l'essai par la protection de l'environnement et des personnes exposées accidentellement à ces gaz destinés à remplacer le SF6.
Objectifs
Les gaz fluorés sont largement utilisés comme réfrigérants dans les équipements électriques de moyenne et haute tension ; et en particulier le gaz SF6 (hexafluorure de soufre). La réglementation liée à ces gaz tend à évoluer afin de les interdire de façon définitive car ce sont de puissants gaz à effet de serre et donc particulièrement nocifs pour l’environnement. Ce projet a pour objectif d’étudier la toxicité éventuelle de gaz susceptibles de remplacer le SF6 afin de protéger les personnes susceptibles d’y être exposées accidentellement. Pour ce faire, la toxicité aiguë et la génotoxicité de gaz seront évaluées chez la souris. Premièrement, nous évaluerons la toxicité aiguë de gaz après une inhalation unique chez la souris afin de déterminer la concentration létale 50 (CL50) qui correspond à la concentration à laquelle 50% des animaux décèdent suite à l’expérience. Ce paramètre permet de comparer les gaz entre eux quant à leur potentiel toxique. Pour cela, des souris seront exposées à 6 concentrations maximum du gaz à tester. Ensuite, nous évaluerons la génotoxicité de ces gaz afin de déterminer leur capacité à induire un dysfonctionnement ou une altération du génome en endommageant l’ADN. Pour cela, des souris seront exposées à 3 concentrations du gaz à tester (DMT, DMT/2 et DMT/4). La DMT correspond à la dose maximale tolérée, c’est-à-dire la dose la plus élevée qui sera tolérée sans faire apparaitre de signe clinique de toxicité important. Les animaux seront euthanasiés 48 heures après l’exposition et la moelle osseuse sera analysée pour évaluer l’impact du gaz sur le génome.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif d’étudier la toxicité éventuelle de gaz susceptibles d’être utilisés dans des équipements électriques à moyenne et haute tension afin de remplacer le SF6. En effet, le SF6 est un gaz à effet de serre important et d’ici quelques années son usage sera interdit en raison de son impact négatif sur l’environnement. Le premier bénéfice attendu est la protection de l’environnement. La toxicité des gaz susceptibles de remplacer le SF6 doit être testée chez l’animal afin de protéger les personnes susceptibles d’y être exposées accidentellement. Le second bénéfice attendu est la protection de la santé humaine.
Procédures
Lors des 2 procédures, les animaux sont exposés pendant 4h au gaz. Par la suite les animaux sont quotidiennement observés jusqu'à leur euthanasie 14 jours après l'exposition ou 48 heures après l'exposition. Pendant cette période, auncun prélèvement et aucune procédure n'est réalisée.
Impact sur les animaux
Les animaux étant enfermés durant 4 heures dans le réacteur permettant leur exposition au gaz, ils subissent un stress important. De plus, durant ces 4 heures, ils sont privés d’eau et de nourriture. Cette exposition peut provoquer une perte de poids significative dans les jours suivants. Les souris peuvent avoir une apparence générale modifiée (dos vouté, piloérection, irritation cutanée, irritation oculaire, irritation des muqueuses cutanées et respiratoires, comportement hypertonique ou hypotonique, vocalises anormales). Le système respiratoire peut également être atteint (hypo/hyper ventilation, râles, dyspnée). L’exposition au gaz peut aussi avoir un impact sur le système nerveux central (tremblements, inclinaison de la tête, convulsions, paralysie).
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés. Un examen macroscopique des organes est réalisé et un prélèvement des poumons ou des 2 fémurs (pour prélèvement de moelle osseuse) sont effectués.
Remplacement
Nous évaluons la toxicité de gaz chez la souris après une exposition par voie inhalée. En effet, ces gaz utilisés dans les transformateurs électriques sont susceptibles d’être toxiques chez l’Homme lorsqu’ils sont inhalés de façon chronique ou accidentelle. Ainsi, il est important d’évaluer la toxicité chez la souris en testant la même voie d’exposition et ses répercutions au niveau des organes notamment au niveau pulmonaire. Aucune méthode alternative ne le permet.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés pour l’étude de toxicité aigüe, des analyses approfondies de la composition chimique d’un nouveau gaz à tester sont réalisées et sont comparées à celles de gaz d’ores et déjà testés lors d’études antérieures. Les données obtenues nous permettent de mieux cibler et diminuer le nombre de concentrations à tester (et ainsi de réduire le nombre de souris). Par exemple, pour un gaz, tester la toxicité de 5 niveaux de concentrations au lieu de 6 permet de réduire de 10 animaux. Pour l’étude de la génotoxicité, 5 souris mâles et 5 souris femelles sont nécessaires par niveau de concentration. Afin d’avoir une relation dose/réponse, 3 concentrations sont testées (dose maximale tolérée (DMT), DMT/2 et DMT/4). Les concentrations sont choisies en fonction des résultats des études de toxicité aiguë. Afin de réduire de moitié le nombre de souris, si l’évaluation de la toxicité aiguë ne montre pas de différence entre les mâles et les femelles, alors l’étude de génotoxicité sera réalisée seulement chez les souris mâles.
Raffinement
Tout d’abord, les animaux ne sont pas manipulés pendant au minimum 5 jours après réception pour ne pas les stresser et leur laisser le temps de s’habituer à leur nouvel environnement. Tout au long des expériences, les animaux sont hébergés par groupe pour favoriser la socialisation avec leur congénère. Les cages contiennent de l’enrichissement (igloos, tunnels, bois à ronger) afin de réduire le stress et pour favoriser le comportement d’espèce. Suite à l’exposition au gaz, les animaux sont surveillés quotidiennement avec attention : le poids est évalué tous les jours et un examen clinique est effectué au minimum une fois par jour pour permettre de détecter tout signe de douleur ou de souffrance. En fonction de l’état des animaux, une évaluation des points limites spécifiques à cette étude est réalisée. De plus, si un animal souffre et a du mal à s’alimenter ou à boire, de la nourriture gélifiée est disposée dans la cage. Dans le cas où un animal présente des signes de détresse, plusieurs visites sont effectuées dans la journée pour le surveiller.
Choix des espèces
Lors d'études de la toxicité aiguë par inhalation et de la génotoxicité, la réglementation oriente vers l'utilisation de jeunes rongeurs en bonne santé, c'est pourquoi notre choix se porte sur l'utilisation de souris jeunes adultes ayant un âge compris entre 8 et 12 semaines.
Etude de la distribution tissulaire d’un médicament radiomarqué par imagerie après une injection intracrânienne chez des rats adultes mâles et femelles.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
18 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie d'administration intracrânienne, un isolement de 24 heures, un examen d'imagerie sous anesthésie et quatre prélèvements sanguins, dont trois sur animal vigile sans analgésique pour ne pas fausser les dosages, afin de suivre un médicament radiomarqué injecté dans le cerveau. Le porteur indique avoir mené en amont des analyses in silico, in vitro et sur organe artificiel, mais affirme qu'elles ne reproduisent pas la distribution réelle dans un organisme vivant. L'étude ne comporte que 18 animaux, répartis en une phase pilote de deux rats et une phase principale conditionnée à ses résultats.
Objectifs
L’objectif de notre projet est d’étudier la distribution dans l’organisme entier d’un médicament pour traiter les patients souffrant de certaines pathologies neurologiques. L’objectif est de vérifier la bonne libération du médicament marqué par radioactivité après l’avoir administré directement dans le cerveau grâce à un suivi par imagerie .
Bénéfices attendus
Ce médicament testé est conçu grâce à de nouvelles technologies qui devraient permettre d’accroître sa sécurité d’utilisation (moins d’effets secondaires) et d’améliorer son efficacité dans le traitement de certaines pathologies neurologiques .
Procédures
Les 18 animaux subiront tout d’abord une procédure chirurgicale pour permettre une administration intracrânienne d'un composé (20 minutes environ). Suite à cela, ils seront placés durant 24 heures maximum (durée totale de l’étude) en cage individuelle. ils auront un examen d'imagerie durant 15 min maximum sous anesthésie générale .Un prélèvement sanguin effectué en 1 minute environ sera réalisé sur ces 18 animaux dans la veine de la queue à 3 reprises, puis un dernier prélèvement juste avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
La procédure chirurgicale pourra induire une souffrance des animaux. L’hébergement en cage individuelle des rats opérés, nécessaire après la procédure chirurgicale et pour le suivi par imagerie durant 24h maximum, pourrait conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes. Les 3 prélèvements sanguins s’effectueront sur animal vigile sans aucune médication, analgésique ou anti-inflammatoire pour ne pas perturber l’activité des animaux et les dosages réalisés. L’anesthésie générale est susceptible de causer une hypothermie.
Devenir
Tous les animaux nécessaires à la réalisation de ce projet seront mis à mort à la fin du suivi par imagerie à la fin de la procédure expérimentale (24H maximum).
Remplacement
Les alternatives non animales ne peuvent être envisagées dans le cadre de ce projet, car la détection et la mesure du médicament radiomarqué, dans le cerveau et d'autres organes d'intérêt nécessitent un suivi temporel sur un animal vivant avec toute la complexité du système biologique dans son ensemble (organes, sang, environnement et microenvironnement, …). Avant la planification de ce projet, des alternatives non animales et des méthodes de remplacement partielles ont également été utilisées. Des analyses in silico avec des simulations pharmacocinétiques ont été utilisées pour prédire la formulation et la biodistribution du médicament. Des analyses in vitro sur des échantillons de tissus isolées ont été également réalisées pour analyser la distribution du médicament et son mécanisme d’action. Pour l’imagerie, une simulation avec un organe artificiel a été utilisé en amont pour vérifier la faisabilité et la pertinence du protocole au vue des quantités très faibles du médicament administré. Ces approches de remplacement ont permis d’avoir une évaluation préliminaire précieuse. Cependant, l'utilisation d'organes artificiels, d’échantillons tissulaires et cellulaires ou de modèles informatiques ne permettent pas de reproduire fidèlement les conditions réelles de distribution dans un organisme vivant.
Réduction
Nous utilisons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation du projet qui nous permettront néanmoins d’obtenir des résultats représentatifs Pour la Phase 1 de faisabilité de notre étude, nous allons tester notre méthodologie sur 2 animaux, un rat mâle et un rat femelle. Pour déterminer le nombre de points temporels nécessaires et optimaux pour les examens, afin de suivre le passage du médicament radiomarqué de manière séquentielle : une analyse de régression est envisagée. La phase 2 ne sera réalisée que si, et seulement si la phase 1 et concluante. Pour la Phase 2 : Le nombre d’animaux a été calculé en envisageant un niveau de signification α à 0,05 et une puissance de 0,80. Pour comparer la biodistribution entre deux sites d'injection (ICV vs. IPC), un test t de Student est envisagé. Pour analyser la dosimétrie, un test de variance (ANOVA) est utilisé pour comparer la captation du médicament entre les différents organes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles avec un enrichissement (papier kraft), ils auront un accès non restreint à de la nourriture et de l’eau. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Une attention toute particulière sera portée aux animaux pendant la chirurgie qui sera réalisée dans des conditions d’asepsie strictes (analgésie pré-opératoire, anesthésie générale, maintien de la température corporelle, désinfection et anesthésie locale du site d’incision) ainsi qu’après (analgésie post-opératoire). Durant les examens, les animaux seront placés sur un lit chauffé avec une surveillance permanente de leur respiration et rythme cardiaque par un expérimentateur qualifié qui pourra intervenir si nécessaire. Les prélèvements sanguins seront effectués par du personnel ayant les compétences requises et une observation régulière des animaux sera effectuée après réalisation de chaque prélèvement. Si un animal présente des signes de souffrance ou détresse qui ne peuvent être soulagés, il sera immédiatement euthanasié dans des conditions éthiques.
Choix des espèces
Le choix du rat comme espéce utlisé est un choix technique imposé par la résolution spatiale de notre appareil d'imagerie afin de mieux visualiser la biodistribution du radiotraceur de façon objective dans le carveau et les autres organes . Les animaux seront des rats âgés de 3 mois à leur arrivée au laboratoire, les expérimentations déburteront 1 semaine après leur arrivée. Cela correspond à des rats adultes pour être dans des conditions identiques à celles souhaitées chez l’Homme .
Modèle expérimental de rétinopathie induite par l’oxygène.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 1440
2 400 animaux non-humains vont être utilisés, 960 souris et 1 440 rats, en majorité tués et pour partie réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les nouveau-nés sont placés en atmosphère enrichie en oxygène pour provoquer une atteinte des vaisseaux de la rétine, puis reçoivent des gouttes ou des injections répétées, avec anesthésies et examens d'imagerie jusqu'à leur mise à mort. Le porteur teste des traitements contre les rétinopathies vasculaires et indique réutiliser les mères gestantes dans d'autres procédures après avis vétérinaire. Sur le remplacement, il affirme avoir besoin d'un œil perfusé en développement, que seul l'animal vivant fournirait.
Objectifs
Les pathologies de la rétine ou rétinopathies sont liées en grande partie à des anomalies de la vascularisation rétinienne. Parmi elles, on retrouve la rétinopathie du prématuré. Cette maladie liée à un mauvais développement du système vasculaire qui touche 30% des prématurés de moins de 31 semaines est la principale cause de cécité infantile dans le monde avec 30000 cas de malvoyance. Le but de ce projet est de mettre en place de nouvelles approches thérapeutiques et de trouver de nouveaux traitements en utilisant un modèle qui va mimer cette atteinte vasculaire chez le rongeur après une exposition à une atmosphère enrichie en oxygène. Plus généralement, lorsque le flux sanguin est altéré et que les vaisseaux perdent leur intégrité fonctionnelle, un mécanisme compensateur de réparation se met en place, avec la formation de nouveaux capillaires à partir des vaisseaux préexistants. Ce phénomène est appelé néovascularisation. Ces nouveaux capillaires sont souvent perméables et se développent de façon anarchique. Ils ne peuvent alors plus assurer correctement le transport du sang et aggravent de ce fait les dommages causés à la rétine. C’est le cas de nombreuses maladies comme la forme humide de dégénérescence maculaire liée à l’âge, première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans et la rétinopathie diabétique, première cause de cécité acquise dans les pays occidentaux chez l’adulte entre l’âge de 25 et 74 ans. Ce projet s’inscrit donc avec ce modèle de rétinopathie, développé dans les années 1950, dans un cadre plus large que la seule rétinopathie du prématuré. Il est largement utilisé depuis pour l’étude de l’angiogenèse et de la néovascularisation pathologique au niveau de la rétine. Il permet de ce fait de tester l’efficacité de thérapies luttant contre la grande famille des rétinopathies vasculaires. Sur la durée du projet, 10 études par espèce sont prévues en plus des études de formation du personnel aux bons gestes techniques, avec à chaque fois au moins un nouveau traitement ou une nouvelle formulation à tester. Chaque étude nécessite un nombre d’animaux minimum afin de pouvoir comparer les différentes conditions expérimentales et évaluer de l’efficacité du traitement.
Bénéfices attendus
Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de nouveaux traitements pouvant améliorer la prise en charge de la rétinopathie du prématuré bien sûr mais aussi toutes les maladies incluant une composante vasculaire telles que dégénérescence maculaire liée à l’âge ou rétinopathie diabétique par exemple.
Procédures
Dès la naissance (rats) ou 7 jours après (souris), les animaux seront placés dans des chambres permettant le contrôle du taux d’oxygène durant une durée définie (14 jours pour les rats, 5 jours pour les souris). La durée des traitements variera en fonction de la formulation et du mode d’administration. Les administrations de gouttes se font généralement quotidiennement à raison de 2 à 3 administrations par jour, tout au long de la durée de l’étude c’est à dire jusqu’à la mise à mort de l’animal soit classiquement 17 ou 20 jours après le début de l’étude suivant l’espèce. Pour les administrations systémiques, le schéma d’administration est proche de celui de l’administration de gouttes. Généralement, le nombre d’administrations quotidiennes est un peu plus faible avec 1 ou 2 injections par jour tout au long de la durée de l’étude c’est à dire jusqu’à la mise à mort de l’animal soit classiquement 17 ou 20 jours après le début de l’étude suivant l’espèce. Pour les autres voies d’administration qui nécessitent une anesthésie de l’animal, les traitements ne sont plus quotidiens mais hebdomadaires avec seulement 1 à 2 injections par semaine pendant les 17 ou 20 jours de l’étude. La manipulation des animaux durant ces administrations ne durera que quelques secondes. Les examens (observation à la lampe à fente, angiographie, tomographie…) seront généralement hebdomadaires et de dureront pas plus de 5 minutes. Des anesthésies seront pratiquées autant que nécessaire afin de permettre si besoin l’administration ou l’examen des animaux. Tous les examens réalisés ces procédures sont des examens pratiqués chez l’homme en ambulatoire, en cabinet d’ophtalmologie ou chez l'animal en clinique vétérinaire. Chez l’homme, toutes les procédures qui ont nécessité une anesthésie générale, se font la plupart du temps sous anesthésie locale. Les autres examens (lampe à fente…) sont totalement indolores ou sous anesthésie locale et ne durent que cinq minutes tout au plus. Chez l’animal, l’anesthésie générale est réalisée afin d’immobiliser l’animal, de faciliter la procédure et de réduire un stress éventuel.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont pour l'essentiel liés aux conditions expérimentales d’hébergement, à leur manipulation et à l’administration des produits. La pathologie recherchée - néovascularisation et perméabilité vasculaire rétinienne - n'induit pas de douleur chez l'animal. La croissance des nouveau-nés et des mères exposés à l'hyperoxie (ou alternance de cycles hypoxie/normoxie) n’est que faiblement impactée. Les travaux publiés ne montrent pas d'effet de la modification du taux d'oxygène sur le comportement des animaux. La manipulation des nourrissons peut introduire du stress chez les petits comme chez la mère. Les risques sont qu'un animal soit rejeté de la portée par la mère, ne soit plus alimenté ou mangé par la mère. Pour ne pas induire de stress chez les mères déclenchant ces comportements, les manipulations des animaux seront donc limitées au maximum et seront réalisées par un personnel formé. Les risques liés aux administrations de produits sont l’apparition de signes d'inflammations, de nécroses, de saignements au site d'injection. Les animaux présentant les symptômes, ou exclus volontairement par la mère avec un risque pour leur survie, et si une adoption par une autre femelle n’est pas possible, ils seront sortis de l’étude.
Devenir
A l'issue de chaque étude, les animaux qui auront participé à l’ensemble de la procédure expérimentale seront mis à mort afin de permettre l'analyse des tissus. Pour les études concernant l'évaluation de l’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure, à savoir les mères gestantes pourront être réutilisées dans d’autres procédures expérimentales compatibles après l’avis du vétérinaire si nécessaire.
Remplacement
L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité...), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. Dans le cadre de notre projet, nous avons besoin d’un œil perfusé en cours de développement. C'est pour cela que nous utiliserons des animaux vivants dans nos procédures expérimentales.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement et du nombre de naissances par portée. Il tient aussi compte du nombre d'études estimées, des variations du métabolisme et de la robustesse des mesures. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Les animaux, une femelle par cage avec ses nourrissons, sont maintenus dans un environnement enrichi, (bouts de bois, coton pour le nid sur toute la période de l’étude) avec un accès à l'eau et à la nourriture ad libitum. Le change des cages s’effectue par un personnel sensibilisé à la manipulation des portées tout comme le suivi sanitaire quotidien pour minimiser au maximum le stress de la mère afin qu'elle subvienne aux besoins de ses nourrissons. Les examens qui nécessitent un immobilisme complet de l'animal pour la prise de photo, sont réalisés sous anesthésie pour le confort de l’animal. Il en ira de même pour les procédures plus invasives afin de supprimer la douleur provoquée pendant et après l’intervention. L'ensemble des examens envisagés n'engendre pas de douleur pour l'animal, ils sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Le modèle est connu et utilisé dans de nombreuses publications scientifiques, depuis les années cinquantes pour étudier le développement de la vascularisation de la rétine et ses pathologies. Les espèces choisies sont le rat et la souris. Ce sont les espèces références pour ce modèle. Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Le principe du modèle est d'agir sur le développement vasculaire de la rétine de nouveau-nés. Les animaux seront donc inclus dans l'étude quelques jours après leur naissance, avec leur mère pour subvenir à leurs besoins.
Test du micronoyau sur érythrocytes de mammifères. Ligne directrice de l’OCDE n°474
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 1440
2 880 rongeurs, 1 440 souris et 1 440 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, pour un test réglementaire de génotoxicité suivant la ligne directrice OCDE n°474. Les animaux reçoivent les substances par instillation intratrachéale sous anesthésie, par inhalation "nez seul" avec contention dans des tubes jusqu'à quatre heures, ou par gavage, jusqu'à vingt-huit administrations. Le porteur indique que ces expositions peuvent induire des effets locaux et généraux "susceptibles de faire souffrir les animaux", avec des signes affectant la respiration et les muqueuses. Il justifie le recours à l'animal par les exigences réglementaires et affirme que les méthodes alternatives validées "ne permettent pas à elles seules" cette évaluation.
Objectifs
Les industriels doivent montrer qu’ils maîtrisent les risques de l’exposition aux substances chimiques qu’ils utilisent et/ou souhaitent mettre sur le marché pour répondre à des exigences réglementaires de détermination de leur toxicité et de sécurité. Les tests validés pour en caractériser les dangers suivent notamment les lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour les essais de produits chimiques. L’objectif de ces études est d’évaluer la capacité d'une substance chimique à altérer le génome suite à son exposition par voie orale et par inhalation chez le rongeur (rats ou souris). Les signes de toxicité, la mortalité et des analyses ex vivo après l’exposition aux substances permettront de déterminer les potentielles atteintes cellulaire induites et d’évaluer leur dangerosité.
Bénéfices attendus
Ces études renseigneront sur la capacité d'une substance chimique à altérer le génome suite à leur exposition aiguë et subaiguë pour répondre à des requis réglementaires ou des questionnements sanitaires.
Procédures
Observations cliniques (moins de 5 min/observation) : jusqu’à 3 fois par jour. Pesées (moins de 5 min/pesée) : au maximum 1 fois par jour. Administration dans la trachée (moins de 10 min/exposition) : 1 à 28 administrations (1/j) ; anesthésie, manipulations pour exposition et exposition à la solution d’essai par instillation intratrachéale. Exposition par inhalation en mode "nez seul" : 1 à 28 expositions (1/j) ; habituation à la contention imposée par le placement dans les tubes d’exposition (stabulation dans les tubes jusqu’à 30 min/j/3 jours consécutifs), exposition aux substances d’essai (4h/exposition). Gavage (moins de 3 min/administration) : 1 à 28 gavages (1/j) ; contention manuelle des animaux vigiles, gavage avec la solution d’essai. Mesure de la consommation alimentaire, exposition de plus de 7j (moins de 5 min/mesure) : 4 à 12 mesures (1 à 3 mesures/semaine/1 mois). Mesure de la température rectale, exposition de plus de 7j (moins de 5 min/mesure) : 4 mesures (1 mesure/semaine/1 mois) ; contention manuelle des animaux vigiles, manipulations pour mesure et mesure de la température rectale. Prélèvements de sang (moins de 5 min/prélèvement) : 1 à 9 prélèvements (1 à 2 prélèvements/semaine/1 mois) ; contention manuelle des animaux vigiles, manipulations pour prélèvement et prélèvement d’une goutte de sang.
Impact sur les animaux
Gavage : stress lié au gavage et à la contention manuelle nécessaire pour le réaliser ; Exposition par inhalation en mode "nez seul" : stress lié à la manipulation et à la contention du placement dans les tubes, à l'immobilisation, à l'impossibilité de se nourrir et s’abreuver, et à l'isolement ; Administration dans la trachée : stress lié à l’anesthésie ; Mesure de la température rectale : stress lié à la contention manuelle nécessaire pour la réaliser et à la manipulation ; Prélèvements de sang : stress lié à la contention manuelle nécessaire pour le réaliser. De manière générale, la manipulation des animaux pourra modifier leurs réactions à la préhension et leur niveau d’activité, et une légère perte de poids pourra être observée dans les jours qui suivront notamment les expositions aux substances d’essai. Les expositions de substances d’essai pourront également induire des effets locaux et au niveau de la totalité de l’organisme susceptibles de faire souffrir les animaux. Des signes cliniques anormaux, affectant notamment la respiration, les muqueuses et la physiologie, pourront être observés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort aux temps de fin d’étude définis en fonction des analyses ex vivo prévues selon une méthode autorisée chez le rongeur.
Remplacement
Dans certains cas, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale actuellement validées par la réglementation, ne permettent pas à elles seules de déterminer les capacités à altérer le génome via une exposition aiguë et subaiguë à des substances chimiques par voie orale ou par inhalation. Les études in vivo sont pour cette évaluation requises. Concernant le choix des animaux, le projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°474 (utilisation de rats ou de souris mâles et/ou femelles) à l’âge adulte et de souches couramment utilisées en laboratoire.
Réduction
Le nombre d’animaux qui sera utilisé suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°474. Une analyse des données bibliographiques disponibles sur la substance d’essai et ses analogues sera réalisée préalablement aux expérimentations pour déterminer la stratégie de test et la dose initiale à tester parmi des niveaux prédéfinis par les lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques. Elle sera choisie comme étant la dose la plus proche de celle qui devrait a priori permettre de déterminer la dose maximum tolérée (choix justifié par des données toxicologiques sur la substance) ou la plus pertinente pour limiter le nombre d’animaux utilisés (dose intermédiaire définie par les ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°474 en l’absence d’informations). Pour l’étude de recherche de la dose maximum tolérée et l’étude de confirmation, le taux de mortalité, le nombre d’animaux moribonds et l’occurrence de signes de toxicité détermineront la poursuite des études. Pour ces deux études, seule une analyse descriptive des données sera réalisée. Pour l’essai définitif et l’essai limite, des tests appropriés au traitement de chaque type de données et à leur distribution seront utilisés pour les comparer et ainsi évaluer les effets de l’exposition aux substances d’essai. De plus, plusieurs paramètres seront évalués sur un même animal, permettant ainsi de minimiser le nombre de rats utilisés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement seront adaptées aux rongeurs (rats ou souris) et enrichies pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés à plusieurs par sexe et par groupe expérimental pour leur socialisation. Un fond sonore sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et ainsi limiter le stress pouvant être ressenti durant les expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier et du matériau en bois à ronger seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour favoriser leur développement cognitif. Pour les animaux exposés par inhalation « nez seul », des tubes semblables à ceux utilisés pour l’exposition seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour leur permettre de se familiariser avec ces objets et de se cacher. Préalablement à la 1ère exposition, ces animaux seront habitués à la contention imposée par le placement dans les tubes en y étant stabulés jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs. Les tubes seront tapissés de matériaux absorbants pour assurer le confort des animaux. Après chaque phase d’habituation, de la nourriture sera déposée dans leurs cages d’hébergement en guise de récompense. Des critères de raffinement des gestes techniques qui seront pratiqués (manipulation précautionneuse, surveillance continue, posologie adaptée, etc.), des points limites relatifs à l’apparition de signes de douleur (perte de poids, lésion, comportement anormal, etc.) et des actions correctives visant à soulager les animaux (surveillance accrue, soins, etc.) ont été définis en adéquation avec les paramètres étudiés pour assurer leur bien-être.
Choix des espèces
Ces expérimentations seront réalisées chez le rongeur car sa physiologie est largement connue et car il constitue un modèle de prédiction des effets toxicologiques reconnu par la réglementation (cf. Document d'orientation de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°39). Ce projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°474, d’utilisation d’espèces chez lesquels il est établit que l’élimination par la rate des cellules micronuclées ne compromet pas la détection des entités nucléaires anormalement formées dans une cellule vivante. Cela ayant été démontré chez le rat et la souris, ces modèles animaux sont pertinents pour réaliser ces études. Des souches communément utilisées en laboratoire seront utilisées.
Criblage de candidats médicaments en terme d’efficacité antitumorale sur modèles de souris immunodéficientes porteuses de xénogreffes tumorales d’origine humaine.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
4 644 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour cribler des candidats médicaments anticancéreux de type anticorps-médicament. Elles reçoivent une greffe de tumeur humaine sous la peau sur animal vigile, puis des injections intraveineuses répétées, et sont mises à mort à l'atteinte de points limites ou en fin d'étude. Le porteur précise que les souris non entrées en protocole seront "réformées" pour l'entraînement aux gestes techniques avant d'être tuées. Il affirme que les preuves in vitro sont déjà faites et qu'"aucune alternative" ne peut se substituer au modèle souris pour une greffe de tumeur humaine.
Objectifs
Ce projet dans son ensemble vise à développer de nouvelle thérapie ciblée à visée thérapeutique humaine de type conjugué-drogue-anticorps (ADC). Ces thérapies de rupture permettent de cibler spécifiquement les cancers habituellement de très mauvais pronostiques (poumon, tète et cou, colorectal, utérus, ovaire, pancréas…), tout en minimisant les effets secondaires et représente l’un des meilleurs espoirs depuis l’avènement des immunothérapies anticancéreuses. Ces composés ayant une efficacité comparable entre humains/souris, les résultats d’efficacité permettront de désigner le meilleur candidat ainsi que sa dose minimale efficace et les meilleures fréquences d’administration. Ce projet est articulé en trois procédures consécutives et dépendantes les unes des autres : La Procédure-1 permettra de déterminer les meilleurs modèles de tumeurs humaines greffées dans des souris démunies de système immunitaire par rapport à des cibles thérapeutiques choisies (CDX). La procédure-2 consiste en une étude Pilote d’efficacité antitumorale en utilisant un/des médicament/s de référence. La Procédure-3 permettra de déterminer quels sont les meilleurs candidats médicaments, ainsi que leur dose et fréquences d’injections optimales en utilisant le/les modèles sélectionnés (CDX) dans les Procédures 1 et 2.
Bénéfices attendus
Ce projet dans son ensemble vise à développer de nouvelle thérapie ciblée à visée thérapeutique humaine de type conjugué-drogue-anticorps (ADC). Ces thérapies de rupture permettent de cibler spécifiquement les cancers habituellement de très mauvais pronostiques (poumon, tète et cou, colorectal, utérus, ovaire, pancréas…), tout en minimisant les effets secondaires et représente l’un des meilleurs espoirs depuis l’avènement des immunothérapies anticancéreuses. Les données d’efficacité sont les données les plus importantes avec les données de tolérance afin de pouvoir choisir les candidat médicaments ayant la meilleur fenêtre thérapeutique (c'est à dire la meilleur efficacité pour le moins d'effets indésirables), chez les patients. ainsi, ces études permettront de définir quels seront les meilleurs candidats médicaments contre les cancers ciblés et de modéliser au mieux les doses et les fréquences à utiliser lors des premières études cliniques chez l’Homme. La première et la seconde procédure permettront de sélectionner et caractériser le/les meilleurs modèles tumoraux. La troisième procédure permettra de déterminer quels sont les meilleurs candidats médicaments, ainsi que leur dose et fréquences d’injections optimales (en vue d’une phase clinique chez l’Homme), en utilisant le/les modèles sélectionnés dans les procédures précédentes.
Procédures
# Après une semaine d'adaptation à l'environement, les souris seront identifiées: - Soit par poinçonnage auriculaire sur souris vigiles (2-3 minutes si moins de 100 souris). - Soit par puçage électronique (injection sous-cutanée sous-scapulaire du transpondeur), sous anesthésie gazeuse (4-6 minutes). # Greffe tumorale sur souris vigile en sous-cutané (2-3 minutes). # Les prises de mesure seront effectuées trois fois par semaine et quotidiennement en cas d'approche des points limites. # Traitement des animaux par les differents médicaments par voie intraveineuse sur souris vigiles (2-3 minutes). # Les animaux atteignant les points limites ou en fin d’expérience seront mis à mort.
Impact sur les animaux
# Les animaux subiront un stress durant plusieurs minutes (pendant et suivant l’acte) lors de la manipulation : change, pesée, contention et anesthésie. # Les animaux subiront une douleur de légère à modérée durant plusieurs secondes pendant l’acte lors : (1) de la numérotation sur animal vigile par poinçonnage auriculaire, (2) de la greffe tumorale sur animal vigile par injection sous-cutanée ainsi que lors (3) de l’injection par intraveineuse dans le veine de la queue sur souris vigiles des candidats médicaments. # Pour les groupes traités, une diminution de la croissance tumorale est attendue.
Devenir
Pour chacune des trois procédures: - Tous les animaux ayant atteint les points limites ou en fin d’étude seront euthanasiés. - De même, les souris non entrées en protocole seront réformés pour l’entrainement aux gestes techniques avant d’etre mises à mort. La SBEA assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Remplacement
Les preuves de concept d’efficacité de ces candidats médicaments anticancéreux hors organisme vivant (dits in-vitro et ex-vivo), ont déjà été effectuées avec succès. A présent, seul un modèle physiologique complexe (organisme vivant) est nécessaire pour permettre de poser les bases d’une étude clinique afin d’obtenir des résultats représentatifs en terme de doses et de fréquences. De plus, les candidats médicaments étudiés dans ce projet étant cross-réactif (cible anticancéreuse comparables entre l’Homme et la Souris), aucune alternative ne peux se substituer à un modèle Souris.
Réduction
La procédure-1 et 2 permettent de mettre au point les modèles, de les caractériser au mieux et de diminuer les nombres d'animaux utilisés en procédure-3. Elles sont toutes deux effectuées sur un nombre limité d’animaux (sans toutefois mettre en péril l’interprétation des résultats). En effet, seul(s) le(s) modèle(s) ayant donné satisfaction lors des procédures 1 et 2 seront utilisés pour la procédure-3 avec un nombre d'animaux optimisé par rapport à chaque modèle. Par ailleurs dans les procédures 2 et 3, le fait de tester une dose en injection unique ou répétée une à deux fois en fonction des résultats obtenus au fil de l’eau, permet de diminuer drastiquement le nombre de groupes utilisés.
Raffinement
Les animaux, démunis de système immunitaire, seront hébergés par groupe sociaux de 4 à 5 dans des cages transparentes et aux dimensions adaptées avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum et un enrichissement de l’environnement (coton pour nidification, tunnels, bâtons à ronger), dans des conditions sanitaires permettant de ne pas etre infectées. Il est à noter que les enrichissements de type nid ou rouleaux en cartons seront proscris à partir de la greffe tumorale afin d'éviter toute plaie sur les tumeurs et seront compensés par une augmentation des quantités de balles de coton et de bâtons à ronger. Avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées (période de stabulation) pendant une période d’une semaine afin de limiter leur stress. Une surveillance comportementale et physiologique poussée des animaux ainsi que la définition d’une grille de score adaptée et suffisamment prédictive permettra d’anticiper et éviter au mieux toute souffrance animale. La surveillance des animaux sera quotidienne et les prises de mesure effectuées trois fois par semaine avec une analyse scorée des critères physiques et comportementaux, du poids corporel et du volume tumoral et de la qualité de la tumeur (homogénéité, permettant la mobilité de l’animal…). Le point limite du volume tumoral sera de 1500mm3. La nécrose ou la gêne à la mobilité due à la tumeur constitueront également des points limites. Un système de surveillance est mis en place au sein de l'EU pour le suivi des animaux nécessitant une surveillance accrue le week-end et les jours fériés. Les animaux inclus dans la grille de score mais n’atteignant pas les critères éthiques de mise à mort recevront des soins conservateurs adaptés (alimentation et abreuvement facilités, réchauffement, isolement...). Les souris atteignant les points limites ou en fin d’expérience seront mises à mort. Les souris non entrées en protocole seront réformées pour entraiment des gestes techniques avant d’être mises à mort. La SBEA assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Choix des espèces
S’agissant d’analyses d’efficacité par voie intraveineuse, un organisme entier et vivant est nécessaire afin d’obtenir des résultats représentatifs. Afin d’étudier les effets de candidats médicaments sur des greffes de tumeurs humaines, , des animaux immunodéprimés (démunis de système immunitaire), sont nécessaires afin d’éviter tout rejet des cellules humaines par le système immunitaire. La souris est une espèce animale à la fois petite et parfaitement caractérisée pour ces études (avec des données permettant de transposer ces données chez l’Homme). En plus, les données de tolérances et de pharmacocinétique seront générées sur cette même espèce animale afin de déterminer au mieux la fenêtre thérapeutique de ces candidats médicaments. Enfin, les candidats médicaments étudiés dans ce projet étant cross-réactif entre la souris et l’humain (cibles exprimées de façon identique entre la Souris et l’Homme), aucune alternative ne peux se substituer à un modèle Souris. Les animaux immunodéprimés (démunis de système immunitaire), seront livrés entre 7 et 8 semaines de développement et inclus en expérience entre 8 et 9 semaines (après 7 jours d’acclimatation dans l’EU). A cet âge-là, les animaux sont adultes avec des organes matures permettant une allométrie pertinente par rapport aux thérapies médiées par des anticorps. Il est à noter que le phénotype « immunodéprimé » ne sera pas un phénotype dommageable dans nos condition d’hébergement et d’expérimentation (animalerie SPF) et expérimentation sous PSM (les souris ne pouront pas contracter d'infections).
Efficacités de produits rodenticides à action anticoagulante dans le cadre d’autorisations de mise sur le marché
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 200
200 souris et 200 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont isolés quatre jours puis reçoivent un appât anticoagulant, avant une surveillance quotidienne sur 28 jours et une mise à mort dès les premiers signes d'empoisonnement. Le porteur décrit des hémorragies, un état de faiblesse et une anémie conduisant à la mort, et empoisonne ainsi des rongeurs pour homologuer des produits destinés à tuer des rongeurs. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible, la réglementation imposant de tester l'appétence et la mortalité sur les espèces cibles.
Objectifs
La lutte contre les rongeurs est un enjeu de santé publique et un enjeu économique majeur pour l’industrie agro-alimentaire. En plus des mesures classiques d’hygiène et de conception des bâtiments, la politique de lutte contre les rongeurs fait appel à des appâts anticoagulants. Ces appâts sont consommés par les rongeurs et ils ont un effet biocide. L’utilisation de ces biocides est considérée comme étant la méthode chimique létale la plus efficace. Tous les anticoagulants ont le même mécanisme d’action, ils inhibent les facteurs de la coagulation sanguine, dits « vitamine K1 dépendants », conduisant à un trouble de la coagulation. Ce trouble de la coagulation engendre de la mortalité dans la population de rongeurs diminuant ainsi les problèmatiques liées à une surpopulation. La toxicité de ces anticoagulants est connue et souvent déjà bien évaluée in vitro et in vivo. Cependant, la réglementation exige de nouveaux tests in vivo si la composition d’un traitement évolue (e.g. : concentration, appétence augmenté, passage d'une formulation liquide à une formulation solide). En effet, le changement de composition peut entrainer une modification du comportement des rongeurs face à l’appât. Selon la réglementation, ces produits modifiés doivent être obligatoirement testés conformément à des recommandations précises avant de pouvoir être mis sur le marché. L’entreprise à l’origine de cette DAP est prestataire pour d’autres entreprises. Ces entreprises lui délèguent les tests nécessaires à l’homologation de leurs produits anticoagulants rodenticides ou le cas échéant la ré-homologation imposée par la législation après 5 ans d'utilisation commerciale. Les procédures réalisées dans ce projet permettent de tester l’appétence et l’efficacité d’un rodenticide sur rat et/ou souris (mesure de la consommation et de ses effets). Les résultats de ces procédures permettrons de jugué quant à l'homologation du produit ou non. Cette demande d’autorisation de projet, encadre différents produits et formulations de produits provenant de différents délégataires. Les principes actifs de ces produits sont tous des anticoagulants perturbant le métabolisme de la vitamine K. Les résultats des procédures alimentent un dossier réglementaire très strict permettant de réaliser des demandes d’autorisation de mise sur le marché. Ces autorisations sont obligatoires et positivement bien encadrées.
Bénéfices attendus
La gestion problématique des déchets de consommations et des poubelles a intensifié un fait ayant toujours existé, la présence de rats et de souris en contact direct avec l’être humain. Comme pour beaucoup d’espèces vivantes, une prolifération intense engendre des conséquences négatives. Dans notre cas, la prolifération de rats et de souris peut avoir des conséquences sanitaires (droit de retrait pour le rammassage des containers poubelle, leptospirose, transmission de diverses bactéries et helminthes), cela peut entrainer des dégâts sur les ressources alimentaires (10% à 15% des pertes mondiales :consommés/contaminés/jetés) et les rongeurs sont à l'origine de dégâts matériels conséquent (en France : coût annuel des dégâts = environ 38 millions d'euros, galeries, accès aux bâtiment, sites de passage souillés, câbles rongés, accidents liés au dysfonctionnement). De plus les proliférations de rongeurs ont un impact très négatif sur l'image des sites infestés et une répercution économique et sociale importante sur ces sites (fermetures d'écoles, industrie agroalimentaire fermé par le autorités sanitaires, restaurant, boulangeries). Quant aux particuliers concernés par ces infestations la répercussion psychologique n'est pas négligeable. Le développement de produits rodenticides plus performants est un élément important de la lutte contre la prolifération des rongeurs. L'utilisation d'anticoagulants est le moyen chimique le plus efficace pour diminuer la pression parasitaire. Ces anticoagulant doivent être homologués, aussi la réalisation de tests réglementaires est indispensable à la mise sur le marché de ces produits. De plus, les rodonticides ne présentant pas les résultats attendus par la réglementation ne seront pas autorisés. Donc ce projet permet d’empêcher la mise sur le marché de produits inefficaces. Or l'utilisation de produits inefficaces peut être à l’origine de résistances pour la cible (rongeurs) mais demeurer mortel pour des espèces non-ciblées (eg.chien). Aussi Il est très important de tester ces produits afin d'écarter les produits inefficaces. En résumé, il y a des avantages économique, écologique, sociale et sanitaire à la mise sur le marché de produits efficaces, or cette mise sur le marché nécessite la réalisation des tests décrits dans ce projet comme préconisé par la loi et la réglementation.
Procédures
Les animaux seront maintenus en cage individuelle (isolement) durant 4 jours. Les cages des animaux isolés sont à proximité de cages contenant des congénères afin de conserver un contact visuel, sonore et olfactif. Les cages individuelles contiennent un enrichissement supplémentaire (abris et du coton). Durant 4 jours, un produit anticoagulant est proposé à la consommation en libre choix en regard d’une alimentation habituelle. Quotidiennement durant 28 jours, les animaux sont sortis de leur cages et doucement manipuler durant moins de 10 minutes afin d’observer leur orifices (nez, yeux, bouche oreille, anus appareil génital) et d’être pesé. Lorsque les animaux présentent les signes cliniques d’une intoxication aux anticoagulants, alors afin de limiter la souffrance des animaux, ils sont mis à mort.
Impact sur les animaux
Au regard de leur nature sociale, l’isolement des individus (rats et souris) durant 4 jours est une source de mal-être chez le rat et la souris. C'est à pondéré avec un maintien des individus à proximité d’autres cages afin de maintenir un contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères. Nous n'attendrons pas d'observer d'intoxications graves dues aux anticoagulants. En effet ceux-ci entrainent des hémorragies, occasionnant différents maux et troubles significativement négatifs : hémorragies interne et externe entrainant un état de faiblesse et d'apathie, sans douleurs mais susceptible de provoquer un mal-être et dont l'issue est une anémie aigüe entrainant la mort. Aussi, il est inconcevable d'attendre la mort par intoxication aux anticoagulants. Aussi, une observation régulière des animaux permettra de déceler les animaux commençant à présenter des signes négatifs d’intoxication (prostration, pelage, léthargie, décoloration des extrémités ou saignements); ces points limites permettront d’effectuer une mise à mort très en amont de la mort liée à l’anticoagulant. La sortie, l'auscultation et la pesé régulière des animaux peut être une source d'angoisse surtout si cela se cumule avec un mal-être/souffrance existante aussi une période d'habituation permettra de diminuer les contraintes liées à ces manipulations.
Devenir
Attendre une intoxication létale aux anticoagulants est inenvisageable. Sont mis à mort les animaux montrant des signes précoces d’un empoisonnement aux anticoagulants. La mise à mort permet d’éviter des souffrances inutiles à l’animal. Si l'animal ne présente pas de signes cliniques permettant de juguer quant à son empoisonnement, il est néanmoins victime d'une fragilité au niveau de la coagulation pouvant perdurer plusieurs mois. Cette fragilité de coagulation pourrait se révéler cliniquement en dehors du temps d'observation prévu par la procédure et engendrer des souffrances importantes si une mise à mort n'est pas réalisée à temps. Ce risque de fragilité de coagulation est trop important pour envisager une réutilisation des animaux. Aussi, les animaux ayant reçu l’anticoagulant sont euthanasiés à la fin des procédures.
Remplacement
Il n'y a pas de stratégie de remplacement possible. En effet, la réglementation impose de tester l'attractivité alimentaire du traitement (consommation) et les effets du traitement (mortalité). Ces critères ne peuvent être observés que sur animaux vivants, le comportement de consommation en particulier ne peut être simulé. De plus, la réglementation impose que ces produits soient testés sur les espèces cibles, c’est à dire rats et souris. il y a donc une obligation réglementaire empêchant ce remplacement par d'autre espèces animales.
Réduction
Dans le cadre d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un produit produit biocide de type anticoagulant, les essais règlementaires soumis au législateur doivent être mis en place selon des recommandations strictes. Pour chaque formulation à l’étude, il est recommandé de tester à minima 10 animaux par espèce ciblée. Pour chaque formulation et selon la revendication du produit, des tests pourront être conduit sur les 2 espèces ou sur une espèce. Ainsi, si un produit à l’étude cible les rats et les souris alors 20 animaux sont utilisés dans la procédure (10 rats et 10 souris). La loi exige de tester un minimum de 10 animaux; nous souhaitons utiliser le moins d'animaux possible, aussi nous ne testerons que le minimum d’individus préconisé soit 10 animaux par procédure. Un test statistique sera réalisé afin de vérifier si la consommation et la mortalité sont identiques entre les 2 sexes, le cas échéant ces taux seront calculés en prenant en compte la population entière. Le nombre d’animaux définit suffira à déterminer la tendance statistique nécessaire pour voir si le produit testé est suffisamment consommé (≥20% de la ration alimentaire) et s’il permet une mortalité efficace (≥90% des animaux testés). Afin de ne pas inclure inutilement des animaux dans les procédures, nous ne testons pas d'animaux témoin. Nous nous basons sur une survie théorique de 100% des individus témoin en nous basant sur les périodes d'acclimatation et d'habituation qui précédent le test. Afin d'éviter un biais de placement pour la mesure de la consommation, l'emplacement du produit est inversé quotidiennement avec l'emplacement de l'aliment de laboratoire habituel (aliment extrudé ou biberon d'eau).
Raffinement
Phase d'Acclimatation : durée = 7 jours minimum , acclimatation le cas échéant à la salle, à l’aliment, aux procédures d’hébergement, aux congénères. Phase d'Habituation : Durée = 7 jours. Afin d’individualiser les animaux, un signe distinctif est réalisé au marqueur indélébile sur leur queue. Afin d’habituer les animaux aux manipulations et au manipulateur, celui-ci réalise différentes actions sur les animaux. Quotidiennement, le manipulateur consigne pour chaque animal : l’état du pelage, des yeux et des oreilles et le comportement de l’animal. Pour chaque animal, le manipulateur saisit délicatement l'animal, le sort de la cage, réalise une brève observation et le pèse. Lors de la brève observation, le manipulateur vérifie l’état des différents orifices (bouches, oreilles, nez, anus, appareil génitale). La masse des animaux et la masse d’aliment non-consommé est consignée quotidiennement, puis une masse déterminée d’aliment est mise à disposition. Ainsi, le manipulateur prend connaissance du comportement "normal" de chaque animal et pourra le comparer à celui de l'animal sous anticoagulant. De plus, l'animal habitué réagira moins aux manipulations lorsqu'il sera sous anticoagulant, ce qui évitera l'accumulation de contraintes. Phase d’isolement : durée = 4 jours . Lors de l’hébergement individuel, l’environnement est enrichi (cachette + coton). Les animaux sont placés dans des cages transparentes à proximité d’autres cages afin de maintenir un contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères. Après ces 4 jours d'isolement, les rongeurs femelles sont regroupés. Les mâles non-agressifs seront regroupés suivant leur affinité et groupe de départ. Sinon, ils seront maintenus isolés. Phase d’observation de la mortalité (J+2 à J+21) : Signes précoces d’intoxication ou de morbidité = mise à mort. Afin d’éviter des souffrances inutiles aux animaux, l'observations des points limites en regard d'un score au delà duquel les animaux sont mis à morts est mis en place. Les cages et éléments d’élevage sont adaptés à l’espèce et au nombre d’animaux. Si une baisse de poids supérieure à 10% est observé, alors de l’aliment humidifié et de l’eau gélifiée seront fournis à l’animal. À la suite de chaque réalisation de procédure, une analyse rétrospective sera réalisée pour le comité éthique afin d'améliorer d'un point de vue "éthique animal" la procédure (affinement des points limites, des observations ...).
Choix des espèces
Les produits sont destinés à limiter la surpopulation indésirable de rongeurs en agriculture, en industrie ou en milieu urbain. La réglementation exige l’utilisation des espèces cibles comme modèle expérimental. L’utilisation de rongeurs est appropriée puisque les produits testés ont pour destination une utilisation sur rats et souris. Bien que les traitements anticoagulants ciblent les rongeurs « sauvages », nous utilisons des souches de laboratoire. En effet, en plus de la contrainte d’obtention, d’habituation et du risque sanitaire, la récupération d’individus sauvages est en soit une source de stress et de mal-être chez l’animal. Une souche de laboratoire « non résistante » nous permet de réaliser plus efficacement l’observation des points limites. Les souches testées sont quasiment identiques aux souches sauvages. Nous utiliserons des adultes afin de conserver une certaine homogénéité dans la consommation interindividuelle de produit à l’étude. Ainsi, nous conservons une relative maitrise de l'intensité et du délais avant apparition des effets toxiques. Ainsi, nous pouvons anticiper de manière plus fine et donc mieux gérer la souffrance et détresse. Dans un objectif de réutilisation, les animaux utilisés seront idéalement d’anciens reproducteurs issus des laboratoires d’élevage. Nous utiliserons des animaux âgés de plus de 6 mois et de moins de 1,5 an, cela correspondant à la fourchette d'âge observée dans la nature, de plus les individus sont de masses relativement homogènes et donc plus facilement comparables.
Etude de la biocompatibilité d’un dispositif médical (DM) sur la santé humaine par l’utilisation d’un modèle de rat.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
1085 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère, la majorité en gravité sévère. Ils subissent des tests réglementaires de toxicité d'un dispositif médical par gavage, application cutanée, injection ou instillation nasale. Le porteur indique que ces tests peuvent provoquer des signes de toxicité générale allant jusqu'à la mort, ainsi que des lésions cutanées pouvant aller jusqu'à l'escarre et la destruction de la peau. Il affirme que les méthodes in vitro susceptibles de remplacer ces essais ne sont "pas encore validées" et que ces tests sont imposés par la réglementation européenne.
Objectifs
Les professionnels de santé utilisent aujourd’hui des dispositifs médicaux (implants, prothèses, instruments…) que nous appelons « DM ». Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Pour cela les DM doivent faire l’objet de tests réglementaires de toxicité évaluant en particulier les risques de toxicité systémique aigüe et de tolerance locale. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un DM, il faut évaluer sa toxicité systémique ainsi que sa tolérance locale. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaires européennes. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit, nous réaliserons des tests de toxicité systémique aigüe sur le modèle du rat (par voie orale, voie cutanée, voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale) et un test de tolérance locale sur la muqueuse nasale du rat. Pour la toxicité systémique, le produit à tester ou son extrait est administrée par voie idoine chez le rat afin de déterminer la toxicité du produit, par les différents signes cliniques observés et les potentielles mortalités. Pour la tolérance locale, le produit à tester ou son extrait est administré par instillation nasale chez le rat afin de vérifier, par l’observation de réactions locales, si une réaction d’irritation se produit.
Bénéfices attendus
Le projet permet d’obtenir des données expérimentales utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un DM, sa biocompatibilité. Ce projet fait donc partie intégrante de l’évaluation biologique des DM, une exigence essentielle en matière de sécurité requise par le Règlement Européen et exigée par les organismes notifiés afin d'accorder ou non la mise sur le marché. Le but est d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de DM sans risque pour la santé de l’homme.
Procédures
-TAOiso : traitement unique par gavage (1 minutes). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l'euthanasie (15 secondes). - TADiso : traitement unique local par patchage (24h) / dépatchage (1minute) (mise d’un pansement puis retrait). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l'euthanasie (15 secondes). - TAI : traitement unique par injection intraveineuse ou intrapéritonéale (1 minute). Pesée de J0 à J3. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l'euthanasie (15 secondes). - MN : instillations intranasales (3 minutes) (fréquences et nombre de jours de traitement dépendant du protocole). Pesée à en début, milieu et fin d’étude. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l'euthanasie (15 secondes).
Impact sur les animaux
Toxicité systémique : Les réactions attendues sont des signes cliniques généraux relevant d’une toxicité systémique (sur l’activité spontanée des animaux, le réflexe de Preyer, la respiration, la température corporelle, le réflexe de retournement, le tonus musculaire, la ptose palpébrale, l’aspect de la pupille, l’aspect du poil, il peut aussi y avoir des convulsions, tremblements, salivation, larmoiement), pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal peut être euthanasié pour raison éthique avant la fin de l’étude. Pour le test TADiso, en plus des effets systémiques, des réactions locales limitées à la zone de traitement peuvent être attendues (sécheresse cutanée, perte de souplesse de la peau, érythème pouvant aller jusqu’à la formation d’escharre et/ou de croûte, desctruction de l’épidermes et du derme, œdème) Pour le test MN un phénomène d’irritation peut apparaître (érythème, œdème, secheresse). Les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement.
Devenir
Les tests de toxicité systémique aigüe par voie orale et par voie cutanée ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Cette autopsie permettra également l’observation du site de traitement (estomac ou peau selon la voie d’administration). Les tests de toxicité systémique aigüe par voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Les tests de toxicité systémique par voie nasale ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Lors de cette autopsie les muqueuses nasales seront prélevées afin de réaliser une analyse histologique de ces tissues.
Remplacement
Les tests de toxicité systémique aigüe sur le modèle du rat (par voie orale, voie cutanée, voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale) sont menés après avoir rassemblé toutes les informations disponibles sur la substance d’essai (identité et structure chimique, propriétés physico-chimiques, résultats obtenus dans tous les autres essais de toxicité in vitro et in vivo, données toxicologiques de substance structurellement apparentées et l’usage escompté). Les tests de toxicité systémique aigüe doivent être effectués sur le modèle du rat car les modèles in-vitro pouvant les remplacer n’ont pas encore été validés à l’heure actuelle. Le test de tolérance locale sur la muqueuse nasale ne doit pas être effectué sur un produit irritant pour la peau, les yeux, les muqueuses ou ayant un pH ≤ 2 ou ≥ 12.5 (le pH étant une échelle permettant de savoir si une solution est acide, neutre ou basique). Par ailleurs les tests d’irritations ne doivent être envisagés seulement si les données de sécurité ne peuvent être obtenues par d’autres moyens. Il n’existe pas de modèle in-vitro validé pour l’irritation nasale.
Réduction
- TAOiso : ces tests sont réalisés sur un seul sexe (normalement des femelles). Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un test témoin négatif tous les six mois et non à chaque essai. - TADiso : Les produits chimiques d’essai ne doivent pas être administrés à des doses connues pour provoquer une douleur importante ou une détresse par un mécanisme potentiellement corrosif ou fortement irritant. Le test est réalisé sur un seul sexe (normalement des femelles). Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un test témoin négatif tous les six mois et non à chaque essai. - TAI : ces tests sont réalisés sur un seul sexe. Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un groupe contrôle commun aux différentes études se déroulant en même temps. - MN : Lorsque plusieurs DM sont testés dans un même temps, le lot contrôle sera communs aux différentes études.
Raffinement
A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages communes par 3 ou 5, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont transparentes et contiennent de la litière constituée de particules de bois résineux déshydratée puis tamisée et un tunnel en carton comme enrichissement. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et la litière souillée est remplacée par de la litière propre 2 fois par semaine. Des points limites (basés sur l’état général de l’animal) sont définis pour chacun des tests afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.
Choix des espèces
Le rat, reste le modèle de choix utilisé pour les tests de toxicité. L’espèce et le stade de développement des animaux à utilisé est imposé par les normes ISO correspondantes. Le choix d’une autre espèce doit être justifié. - TAOiso, TADiso, TAI, MN : rats jeunes adultes de 7 à 9 semaines. Si des femelles sont utilisées elles doivent être nullipares et non gravides.
Evaluation du profil pharmacocinétique et de la tolérabilité d’un candidat médicament chez le lagomorphe
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
360 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 300 tués à l'issue et 60 réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent des administrations répétées d'un candidat médicament et jusqu'à dix prélèvements sanguins à l'oreille par 24 heures, certains subissant une chirurgie d'implantation d'un cathéter artériel suivie d'un isolement pouvant durer deux semaines. Le porteur indique que les animaux cathétérisés et ceux destinés à des prélèvements d'organes sont mis à mort. Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable", aucune méthode in silico ou in vitro ne reproduisant la pharmacocinétique dans un modèle en "corps entier".
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer le profil pharmacocinétique et la tolérabilité de futurs médicaments après leur administration chez le lapin. Pour cela, au cours de chaque étude, des prélèvements sanguins répétés sont réalisés chez l’animal vigile après l’administration du candidat-médicament afin d’évaluer la concentration du produit testé et/ou des métabolites. Dans certains cas, une chirurgie préalable sera nécessaire afin d'implanter un cathéter dans une artère pour réaliser les prélèvements sanguins. Après administration du composé, une observation régulière des animaux sera réalisée grâce à une grille de surveillance adaptée à chaque étude et en particulier des sites d’injection (tolérance locale). Des prélèvements d'organes post-mortem pourront être effectués en fin d'étude.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes sur le profil pharmacociétique chez l'animal et d’évaluer ses éventuels effets secondaires locaux avant de pouvoir passer aux premières administrations chez l'Homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Selon la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire.
Procédures
Les composés à tester seront administrés aux animaux par différentes voies avec moins de 3 min par administration (2 administrations max/jour, sur un mois max). Ces administrations pourront être réalisées chez l'animal vigile ou chez l'animal anesthésié. Des prélèvements de sang seront réalisés sur l’animal vigile au niveau de la veine marginale de l'oreille ou de l'artère centrale de l'oreille (environ 2 minutes par prélèvement). Le nombre maximal de prélèvement sur 24h sera de 10. Dans certains cas, une chirurgie d'implantation de cathéter (sous anesthésie générale) pour réaliser ensuite les prélèvements de sang sera nécessaire (durée 20-45min).
Impact sur les animaux
Les effets potentiellement indésirables des produits testés ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échanges avec les membres de la Structure Bien-Etre Animal (SBEA) pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place les traitements de potentiels signes cliniques. La manipulation d'animaux vigiles pour induire l'anesthésie, l'analgésie, administrer le produit et réaliser les prélevements de sang peut engendrer à l'animal un stress mineur de durée courte. La chirurgie d'implantation (si elle a lieu) peut induire des douleurs post-chirurgicales qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie, analgésie et un protocole de soins postopératoire. Post-chirurgie, les animaux seront isolés (2 semaines maximum) pour éviter toute détérioration du cathéter. Cet isolement engendrera un stress d'intensité modérée. Les lapins de ce projet pourront subir un stress lié à la privation de nourriture et à l'isolement en cage de mise à jeun (24h maximum). Ils pourront aussi subir un stress lié à une douleur équivalente à la piqûre d'une aiguille lors des administrations sous-cutanés, intrapéritonéales, intradermique, intramusculaire et intraveineuse ; ou une contrainte légère lors de l'administration par voie orale du produit ; ainsi qu'une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins à l'oreille.
Devenir
Tous les animaux implantés avec des cathéters seront mis à mort. Seront aussi euthanasiés les animaux pour lesquels des prélèvements d’organes sont prévus en fin d'expérience. Certains animaux pourront être réutilisés dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée et si les volumes sanguins prélevés et la période de récupération sont respectés.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le lapin afin d'étudier la pharmacocinétique d’un candidat médicament. La pharmacocinétique consiste à suivre le devenir d'un produit dans un organisme (le plus souvent, concentration du produit dans le sang). Le candidat-médicaments dans un organisme (de son entrée à sa sortie) est soumis à différentes voies d'absorption puis de dégradation pour enfin être éliminé (dégradation hépatique, rénale, etc..). Ainsi, le recours à l'animal est à l'heure actuelle indispensable car il est nécessaire d'utiliser un modèle en "corps entier". En effet, aucune modélisation in silico ou analyse in vitro ne peut reproduire la complexité de la pharmacocinétique d'un composé chez le mammifère (absorption, dégradation, élimination).
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe (6 animaux/groupes ou dose) est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer d'éventuelles analyses statistiques. Une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques (avec échelle de cotation des réactions observées en local), • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.,• La mise en groupe des animaux (hors animaux implantés avec un cathéter)• La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, •Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période postopératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Ce projet pratiqué sur l'animal ne peut être remplacé par d'autres méthodes expérimentales car ces méthodes de substitution (in vitro ou in silico) n'existent pas ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Le lapin est très utilisé dans les modèles d'hemostase. Cette espèce est donc particulièrement pertinente pour évaluer le profil pharmacocinétique de substances en complément d'études sur la coagulation. Ce projet sera réalisé sur des animaux adultes car il n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Evaluation du profil pharmacocinétique d’un candidat-médicament chez le primate non humain
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
150 macaques à longue queue vont être utilisés, réutilisés ensuite dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit des administrations répétées par plusieurs voies, jusqu'à dix prélèvements de sang, un isolement en cage à métabolisme, et peut subir l'implantation chirurgicale d'une chambre vasculaire suivie de six à huit jours d'isolement post-opératoire, pour mesurer le devenir d'un candidat-médicament. Le porteur présente le primate comme "l'une des espèces les plus pertinentes" et affirme qu'aucune méthode de substitution ne suffit. Il présente comme bénéfice pour l'animal une "amélioration des connaissances scientifiques sur l'espèce utilisée".
Objectifs
Ce projet consiste à étudier le devenir d’une molécule, candidat-médicament, chez le primate lorsque cette espèce est utilisée au cours du développement préclinique de cette molécule (pharmacocinétique). Pour cela, des prélèvements sanguins sont réalisés chez le primate vigile ou anesthésié après l’administration du produit à tester et pourront être associé à des prélèvements d'autres liquides biologiques (ex: urines, liquide céphalo-rachidien). Ces prélèvements sont utilisés pour mesurer dans le temps la concentration du candidat-médicament administré et/ou de ses métabolites et éventuellement la concentration de différents marqueurs biologiques pertinents. L'étude pharmacocinétique est donc une étape importante, car une molécule peu absorbée ou rapidement éliminée a peu de chance de devenir un médicament. Entre 2 études du même projet, un conditionnement des animaux aux conditions d'hébergement et aux gestes techniques sera réalisé afin de maintenir un apprentissage régulier des animaux et de diminuer le stress que pourraient générer les différentes manipulations réalisées lors des études.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Du fait de la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques sur l’espèce utilisée (Primate non humain) grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.
Procédures
Les animaux seront administrés avec les composés à tester par différentes voies (orale, souscutanée, transdermique, intranasale, intramusculaire ou intraveineuse) avec moins de 3 min par administration. Des prélèvements de sang seront réalisés sur l’animal vigile au niveau de la veine céphalique ou veine saphène (2 minutes par prélèvement). Ces prélèvements seront en général de 0.5 à 4 mL, avec un maximum de 10 prélèvements et dans la limite de 15% du volume sanguin total sur 24h. Ces expériences (administration et prélèvements de sang pourront être réalisées sur animal anesthésie, sur une durée maximale de 4h. Les animaux pourront éventuellement être mis à jeun la veille de l’administration pour une durée qui est fonction du produit testé. Pour les recueils urinaires, les animaux seront placés en cage à métabolisme sur une durée de 24h maximum. Des prélèvements de liquides céphalorachidiens ou des tests d'hemostase pourront également être réalisés, sous anesthésie, sur une durée de 15minutes maximum après induction de l'anesthésie. Les animaux pourront également subir une chirurgie d'implantation d'une chambre vasculaire ou minipompe de perfusion (durée max=1.5h).
Impact sur les animaux
Les animaux de ce projet pourront subir un stress lié à la privation de nourriture avant administration du produit et avant anesthésie, une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors de l'administration et de l'anesthésie, un stress lié à l'isolement en cage à métabolisme (24h) pour la collecte d’urine et une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins. Les animaux pourront également subir une chirurgie d'implantation d'une chambre vasculaire ou minipompe de perfusion. Dans ce cas, les animaux seront isolés pendant la période de récupération post-opératoire (6 à 8j). Cet isolement engendrera un stress de durée moyenne et d'intensité modérée. Cependant en contrepartie, l'isolement permettra aussi d'accélérer la récupération post-chirurgicale. Les effets potentiellement indésirables du/des produits ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observation des animaux afin de mettre en place des traitements de potentiels signes cliniques.
Devenir
Réutilisation des animaux dans un autre projet n'ayant pas un degré de sévérité sévère après accord du vétérinaire.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le primate non humain car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer la pharmacocinétique d’une nouvelle molécule. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le primate est l’une des espèce de non-rongeur qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 3 à 6 animaux par groupe. Cependant, une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • La mise au point de procédures rigoureuses, • La formation du personnel, • Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, • La mise en groupe des animaux, • La mise en place de jouets dans les cages.
Choix des espèces
Le primate non humain est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour la réalisation d’études de pharmacocinétique ( cf guidelines ICH S3A) permettant d’étudier le devenir (absorption, distribution, métabolisation, élimination), d’un produit testé, dans le sang et/ou les urines (lorsque le primate est utilisé au cours du développement préclinique de ce produit). Les primates présentent des similarités physiologiques et cliniques avec l'homme et peuvent developper des pathologies analogues aux pathologies humaines. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Evaluation du potentiel addictogène de nouveaux candidats médicaments
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 1620
2 100 rongeurs, 480 souris et 1 620 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie tuée à l'issue et 360 réutilisés dans d'autres projets. Les animaux reçoivent les substances à tester, peuvent recevoir un cathéter veineux et des puces RFID, subissent des prélèvements sanguins et sont soumis à des tests de conditionnement et de sevrage avec une restriction alimentaire à 80-90 % de leur ration. Le porteur indique que le test de sevrage peut provoquer hypothermie, tremblements et perte d'appétit, pour évaluer le potentiel d'addiction de candidats-médicaments. Il présente ces tests comme "requis par les agences réglementaires" et signale que des méthodes in vitro et in silico existent pour la sélection préalable des molécules.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est d’anticiper des problématiques de mésusage et pharmacodépendance pour de futurs candidats médicaments avant leur mise sur le marché. En effet, de par leurs actions au niveau du système nerveux central, des candidats médicaments une fois mis sur le marché peuvent êtres mésusés, leur utilisation détournée ou consommés de manière récréative et/ou de façon abusive. Les procédures décrites dans ce projet sont des tests comportementaux réalisés chez le rongeur et qui ont pour objet l'évaluation de l'innocuité de candidats médicaments sur le système nerveux central et suivent les recommandations des instances réglementaires (européenne et américaine).
Bénéfices attendus
Les procédures décritent dans ce projet permettent de vérifier l'absence d'effets indésirables tels que le mésusage et la pharmacodependance pour les candidats médicaments avant leur mise sur le marché. Si un risque de ce type est détecté, ces informations seront indiquées sur la notice d'utilisation, les conditions d’accès à ce médicament et son utilisation pourront alors être encadrées (médicament réservé à un usage hospitalier, par exemple). De plus les professionnels de santé seront informés du risque de détournement et pourront ainsi mettre en place un suivi du patient adapté afin de pouvoir détecter les signes relatifs à un état de dépendance tels que l’impossibilité d’arrêter ou de diminuer les doses du médicament; le fait d’avoir besoin de doses plus importantes pour obtenir les mêmes effets ; l'apparition d’un état de manque en l’absence de prise du médicament ; le fait de consacrer du temps à chercher à se procurer le médicament.
Procédures
Les substances à évaluer, les contrôles positifs et les contrôles négatifs sont administrées par bolus ou infusion d’une durée de quelques secondes. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours ou semaines, selon l’objectif de la procédure. Les procédures peuvent également nécessiter l’implantation de puces RFID (durée de quelques secondes à quelques minutes selon le site d’implantation) et/ou la pose d’un cathéter veineux sous anesthésie (durée d’environ 1 heure). Par ailleurs, des prélèvements de sang (durée du prélèvement : quelques secondes à 3 minutes) pourront être réalisés selon une fréquence déterminée dans la limite des considérations éthiques (8 maximum sur 24 heures). Les phases de test comportemental surviennent le plus souvent quotidiennement durant toute la durée de la procédure et peuvent consister en une simple observation de l'animal sans manipulation ou en des phases de conditionnement et de tests (visites de compartiments ou appuis sur leviers) dans des dispositifs spécifiques (durée de l'ordre de 20 minutes à 2 heures maximum, sur 5 jours ou plusieurs semaines en fonction des procédures).
Impact sur les animaux
Les administrations, les phases chirurgicales ou les prélèvements sanguins peuvent entrainer un stress ou une douleur. Dans le test de sevrage, l'animal peut ressentir des symptômes associés au sevrage pharmacologique (tels que l’hypothermie, des tremblements, une diminution de l’activité locomotrice, une perte d’appétit). Ces symptômes apparaissent généralement dans les 24 heures suivant l’arrêt du traitement et peuvent persister pendant toute la durée suivant la phase d'administration (en général 7 jours). Dans les autres tests, les animaux sont placés dans des dispositifs spécifiques (boites de conditionnement) pour une durée de 10-20 minutes à 2 heures, ce qui peut induire un stress lors de la première exposition du fait de la nouveauté de l'environnement (auquel les animaux s'habituent rapidement). Dans les procédures de conditionnement opérant, les animaux sont soumis à une légère restriction alimentaire (80-90% de la consommation quotidienne standard) qui peut augmenter la sensation de faim, mais n'empêche pas la croissance pondérale.
Devenir
Pour les procédures légères et modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Les animaux soumis à un prélèvement terminal seront euthanasiés.
Remplacement
Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). De plus, ces tests sont requis par les agences réglementaires lorsque les candidats médicaments (ou leurs métabolites) ont une action sur le Système Nerveux Central. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pour toute procédure nécessitant une phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. En cas de prélèvements de sang, une anesthésie légère de type isolflurane sera appliquée afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.
Choix des espèces
Aujourd’hui encore, les rongeurs (rats et souris) demeurent l'espèce privilégiée pour évaluer le potentiel addictif et/ou à induire une pharmacodépendance des candidats médicaments selon les recommandations des agences réglementaires et la littérature. Il s'agit principalement de rongeurs sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément à la littérature scientifique et aux textes réglementaires.
Effets de différents candidats médicaments dans un modèle de stase veineuse (Wessler) chez le lapin anesthésié
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
600 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 480 opérés puis tués sans réveil et 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie sous anesthésie générale pour piéger le sang dans une portion de veine pendant dix minutes et détecter la formation d'un caillot, afin de tester le risque thrombogène d'un candidat-médicament. Le porteur qualifie cette évaluation d'"indispensable" avant toute mise sur le marché et affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit à remplacer l'étude sur "corps entier". Les contentions de l'animal vigile pour les prélèvements et l'induction de l'anesthésie sont décrites comme un stress mineur.
Objectifs
Le projet consiste à évaluer les potentiels effets d'un futur médicament sur la coagulation chez le lapin anesthésié. En effet, avant la mise sur le marché d'un nouveau médicament ou la distribution d'un nouveau lot aux hôpitaux, l'évaluation d'un risque de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins (thrombus) est indispensable.
Bénéfices attendus
Principalement lorsque des candidats médicaments sont préparés à partir de sang humain (exemple: protéines sanguines), il existe un fort risque pour ces composés de provoquer chez le patient, de manière indésirable, la formation de caillots de sang (=effet pro-thrombogène). Ces caillots pourraient alors être à l'origine de phlébites, d'embolies pulmonaires, d'accidents vasculaires cérébraux ou de crises cardiaques. Il est donc très important de vérifier l'absence d'activité pro-thrombogène de ce type de molécule avant leur administration chez l'Homme.
Procédures
Ce projet décrit différents types d'interventions. Les animaux subiront une chirurgie, sous anesthésie générale, afin de pouvoir piéger un peu de sang dans une portion de veine pendant 10 minutes (= stase veineuse). Au bout de ce laps de temps, la formation d'un caillot de sang indiquera une activité pro-thrombogène du candidat médicament testé. Des prélèvements sanguins pourront être effectués chez certains animaux pour pouvoir mettre en relation les résultats obtenus et la quantité de médicament retrouvée dans le sang. La durée totale de l'expérience sous anesthésie (chirurgie + stase veineuse) n'excèdera pas 2h. Les animaux seront traités avec le candidat médicament soit avant la phase anesthésiée, soit pendant (= juste avant la stase).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, l'animal vigile sera contraint pour d'éventuels prélèvements de sang (réalisés à l'oreille), parfois pour l'administration du produit (si celle-ci est faite vigile, quelques heures ou quelques jours avant la chirurgie), et à chaque fois pour induire l'anesthésie avant l'expérience de stase veineuse. Ces contentions peuvent donc engendrer un stress mineur à l'animal.
Devenir
Les procédures décrites dans ce projet se terminent toutes par une phase sans réveil. Ainsi tous les animaux seront euthanasiés en fin d'expérience.
Remplacement
Ce projet est réalisé chez le lapin car il n'existe pas de méthode de substitution in silico ou in vitro pour évaluer les risques de thrombose. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre à l'intégralité des objectifs scientifiques du projet. Or, avant toutes administrations à l'Homme, l'étude sur corps entier (l'animal) constitue un passage obligatoire pour évaluer le risque thrombogène (formation de caillots dans les vaisseaux sanguins).
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Dans le cas du développement d'un nouveau médicament, celui-ci sera généralement administré à 5 lapins, et 6 lapins seront utilisés pour les "références" (3 positives + 3 négatives). Dans le cas d'une étude liée à la libération d'un nouveau lot de médicament (avant distribution aux hopitaux), celui-ci sera administré également à 5 lapins mais les produits de références ne seront administrés qu'à 2 lapins (une référence positive + une référence négative).
Raffinement
Dans le cadre de ce projet, le raffinement sera obtenu par la mise au point de procédure rigoureuses, dont l'anesthésie, dont le degré sera suivi au cours de la procédure sans réveil pour éviter toute reprise de conscience. Le raffinement sera également obtenu par: des conditions d'hébergement adaptées et optimisées pour améliorer le bien-être animal, un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, le suivi d'éventuels signes clinique, la determination des points limites, la formation du personnel, le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire.
Choix des espèces
Le lapin est l'espèce animale la plus adaptée et la plus couramment utilisée pour l’évaluation de l’effet thrombogène d’un produit. De plus, le lapin se révèle être l’espèce la plus proche de l’homme dans des tests d’hémostase in vitro. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.