3 390 souris opérées pour obstruer un uretère ou retirer un rein, aux reins abîmés exprès, puis tuées pour trier des molécules contre les maladies rénales.

3 390 animaux (souris) · dont 2 940 en souffrance sévère · tous tués

Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.

Ce projet est soumis à une appréciation rétrospective, obligatoire pour les projets utilisant des primates ou comportant des procédures sévères (code rural et de la pêche maritime, article R214-120). Cette appréciation n'est pas rendue publique en France.

Ce que le laboratoire annonce, résumé par l'OXA

Soumises à une chirurgie qui obstrue un uretère, ou à l’ablation d’un rein suivie de deux interventions pour implanter puis remplacer une pastille de DOCA avec surcharge en sel, 3 390 souris vont être utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l’issue. Elles peuvent aussi être gavées jusqu’à deux fois par jour, piquées au sinus rétro-orbitaire sous anesthésie et placées en cage métabolique, tandis que leurs reins se dégradent, avec hypertension, perte de poids et déshydratation possibles. Le projet sert à trier de nouvelles molécules et leurs doses contre les maladies rénales chroniques. Les bénéfices restent au conditionnel, des résultats qui « pourraient contribuer, à plus long terme » à de nouvelles approches, alors que l’atteinte rénale est l’effet recherché chez chaque souris.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique


NTS-FR-852811v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles urogénitaux ·
Mots-clés
Maladie rénale aigue, Glomérulosclérose segmentaire, modèle DOCA salt, modèle obstruction unilatérale d’un uretère UUO
Souris : 3390

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les maladies rénales chroniques constituent un problème important de santé publique. Elles peuvent entraîner une diminution progressive et irréversible du fonctionnement des reins et, dans les formes les plus sévères, conduire à une insuffisance rénale. Les traitements disponibles ne permettent pas toujours d’arrêter ou de ralentir suffisamment l’évolution de ces maladies. Le développement de nouveaux traitements est donc nécessaire. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules susceptibles de ralentir ou de limiter les lésions rénales chroniques. Pour cela, deux modèles expérimentaux seront utilisés chez la souris afin de reproduire différents mécanismes impliqués dans les maladies rénales. Le premier modèle repose sur une obstruction des voies urinaires, entraînant progressivement des lésions et une fibrose du rein. Le second associe une réduction de la masse rénale à une hypertension et à une surcharge en sel, conduisant également à une dégradation progressive de la fonction rénale. L’efficacité des molécules sera évaluée en étudiant l’évolution de la fonction des reins, de certains paramètres biologiques et des lésions observées dans les tissus. Ces résultats permettront de sélectionner les molécules les plus prometteuses et les doses les plus adaptées pour poursuivre leur développement en vue de futurs traitements des maladies rénales chroniques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les maladies rénales chroniques représentent un problème majeur de santé publique. Elles peuvent évoluer progressivement pendant plusieurs années et entraîner une perte importante et irréversible de la fonction des reins. Lorsque la maladie atteint un stade avancé, les patients peuvent avoir besoin de traitements lourds, tels que la dialyse ou une transplantation rénale. Malgré les traitements actuellement disponibles, la progression de la maladie ne peut pas toujours être suffisamment ralentie. Il est donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes responsables de la dégradation rénale et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce projet pourrait contribuer à l’identification et la caractérisation de nouvelles molécules ayant montré une efficacité sur des modèles cellulaires et capables de ralentir ou de limiter l’évolution des lésions rénales chroniques chez l’animal. L’utilisation de deux modèles expérimentaux reproduisant des mécanismes différents de maladie rénale permettra d’évaluer si les molécules étudiées présentent une activité dans plusieurs situations et de mieux caractériser leur potentiel thérapeutique. Les résultats permettront notamment de déterminer quelles molécules sont les plus prometteuses et quelles doses semblent les plus adaptées. L’étude de différents paramètres de la fonction rénale, de marqueurs biologiques et des modifications des tissus permettra également de mieux comprendre les effets des molécules étudiées et d’identifier les mécanismes susceptibles d’être impliqués dans leur activité. À plus long terme, les connaissances obtenues pourraient contribuer à sélectionner les candidats les plus pertinents pour la poursuite de leur développement préclinique. Cela pourrait permettre d’éviter de poursuivre le développement de molécules insuffisamment efficaces et de concentrer les recherches sur les traitements présentant le meilleur potentiel. Ainsi, les résultats obtenus pourraient contribuer, à plus long terme, au développement de nouvelles approches thérapeutiques destinées à ralentir la progression des maladies rénales chroniques et à préserver plus longtemps la fonction rénale chez les patients. .

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Modèle d’obstruction unilatérale de l’uretère Intervention chirurgicale (10 min) sous anesthésie générale afin d’obstruer un uretère et d’induire une inflammation et une fibrose du rein concerné. Maximum trois microprélèvements sanguins (animal vigile, moins de 10 secondes) d’environ 30 µL sur 24 heures. Un prélèvement d’urine (animal vigile) pourra également être réalisé (moins de 10 secondes). Si un volume sanguin supérieur (100-150 µL) est nécessaire pour les dosages, le prélèvement sera effectué au niveau de la veine saphène latérale (souris vigile) ou du sinus rétro-orbitaire sous anesthésie gazeuse (isoflurane : 3-5 % induction ; 2-3 % maintien). En fin d’étude, un prélèvement sanguin terminal sera réalisé sous anesthésie profonde, puis les animaux seront mis à mort. Les animaux pourront être traités par voie orale (gavage, moins de 1 min, maximum deux fois par jour durant l’étude), sous-cutanée (maximum deux fois par jour durant l’étude) ou intrapéritonéale (une fois par jour pendant 8 jours maximum). Modèle DOCA-sel Les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale pour retirer un rein (10 min), puis une seconde pour implanter sous la peau une pastille de DOCA ou contrôle (5 à 10 min), et une troisième pour remplacer la pastille après 21 jours. Des prélèvements sanguins (100-150 µL) et urinaires pourront être réalisés chaque semaine, de préférence par recueil ponctuel d’urine (animal vigile). Si nécessaire, une cage métabolique pourra être utilisée moins de 6 heures. La pression artérielle pourra être mesurée sur animal vigile toutes les deux semaines et la fonction rénale une fois au cours de l’étude. Un prélèvement sanguin et/ou urinaire basal pourra être réalisé avant traitement. Au maximum trois microprélèvements sanguins (animal vigile, moins de 10 secondes) d’environ 30 µL sur 24 heures seront réalisés en remplacement d’un prélèvement sanguin hebdomadaire. En fin d’étude, les animaux seront profondément anesthésiés puis mis à mort. Les animaux vigiles pourront être traités par voie orale (gavage, moins de 1 min, maximum deux fois par jour durant l’étude), sous-cutanée (maximum deux fois par jour durant l’étude) ou intrapéritonéale (une fois par jour pendant 8 jours maximum).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les animaux pourront présenter des effets liés aux interventions chirurgicales, aux traitements administrés et au développement des atteintes rénales recherchées. Les interventions chirurgicales pourront entraîner une sensibilité ou une gêne transitoire au niveau de la zone opérée, ainsi qu’une diminution temporaire de l’activité, de la prise alimentaire ou de la mobilité. Une inflammation locale, un gonflement ou une complication de la cicatrice pourront plus rarement survenir. Dans le modèle UUO, l’obstruction de l’uretère entraînera progressivement une dilatation des voies urinaires et une atteinte du rein concerné, avec développement d’une inflammation puis d’une fibrose rénale. Les animaux pourront présenter une diminution modérée de l’activité, une perte de poids, une baisse de la consommation alimentaire ou hydrique et des signes généraux d’inconfort. Une altération plus importante de l’état général est possible mais ne constitue pas l’évolution recherchée et conduira à une surveillance renforcée et, si nécessaire, à l’application d’un point limite. Dans le modèle DOCA-sel après réduction de la masse rénale, les animaux pourront développer progressivement une hypertension, une augmentation de la consommation d’eau et de la production d’urine, ainsi qu’une atteinte rénale chronique. Une perte de poids, une déshydratation, une diminution de l’activité ou de la prise alimentaire et une altération progressive de l’état général peuvent également être observées. La chirurgie et l’implantation ou le remplacement de la pastille pourront provoquer une gêne locale au niveau de la plaie. Les prélèvements sanguins et urinaires pourront provoquer une gêne ou un stress de courte durée. Les mesures de pression artérielle pourront également entraîner un stress transitoire lié à la contention. La mesure de la fonction rénale pourra nécessiter une anesthésie et une injection, pouvant entraîner une gêne temporaire. L’ensemble des animaux fera l’objet d’une surveillance régulière du poids, du comportement, de la mobilité, de l’alimentation, de l’hydratation et de l’état général. Une analgésie adaptée sera mise en œuvre lors des interventions chirurgicales. En cas d’apparition de signes de douleur ou de souffrance importants ou persistants, des mesures de soutien et une prise en charge adaptée seront mises en place. Tout animal atteignant les points limites définis dans le protocole sera retiré de l’étude et mis à mort afin de limiter toute souffrance excessive.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le recours à des animaux est nécessaire pour répondre aux objectifs de ce projet, qui vise à évaluer l’efficacité de nouvelles molécules dans des maladies rénales chroniques. Les modèles cellulaires ne permettent pas, à eux seuls, de reproduire la complexité des mécanismes impliqués dans la progression de ces maladies. En particulier, l’inflammation, la fibrose, les modifications de la fonction rénale, les interactions entre les différents types cellulaires et les modifications physiologiques de l’organisme nécessitent l’utilisation d’un modèle vivant. Les modèles d’obstruction unilatérale de l’uretère (UUO) et de DOCA-sel après réduction de la masse rénale sont des modèles précliniques établis permettant de reproduire différents mécanismes impliqués dans les atteintes rénales chroniques. Leur utilisation permet d’évaluer simultanément les effets des molécules sur la fonction rénale, les paramètres biologiques et les modifications des tissus. Ces informations ne peuvent pas être obtenues de manière suffisamment représentative à partir de cultures cellulaires ou de tissus isolés. Des méthodes alternatives sont néanmoins utilisées chaque fois qu’elles peuvent apporter une information pertinente. Les analyses biologiques, biochimiques et histologiques réalisées sur les échantillons recueillis permettront notamment d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque animal. Ainsi, l’utilisation d’animaux est limitée aux étapes pour lesquelles aucune méthode de remplacement actuellement disponible ne permet de répondre aux objectifs scientifiques du projet

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le nombre d’animaux utilisés sera limité au nombre strictement nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques interprétables et statistiquement pertinents. et tiennent compte de l’objectif de chaque étude, de la variabilité attendue des modèles et des paramètres étudiés,. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, plusieurs paramètres seront évalués chez un même animal afin d’obtenir le maximum d’informations à partir de chaque individu. Les prélèvements sanguins seront réalisés avec des volumes limités, permettant notamment de réaliser les études pharmacocinétiques sur les mêmes animaux que ceux utilisés pour l’évaluation de l’efficacité. Les prélèvements d’urine, les mesures de pression artérielle et les mesures de fonction rénale sont également réalisés chez les mêmes animaux afin d’éviter des groupes supplémentaires. Les animaux seront répartis dans les différents groupes en fonction de leur poids et, lorsque cela est pertinent, de leurs paramètres biologiques initiaux afin d’obtenir des groupes aussi homogènes que possible. Les animaux contrôles nécessaires à l’interprétation des résultats seront intégrés au design expérimental et leur nombre sera limité au strict nécessaire. Enfin, les prélèvements d’organes réalisés en fin d’étude permettront de réaliser plusieurs analyses sur les mêmes animaux, notamment des analyses biologiques, histologiques ou moléculaires. Cette approche permet de maximiser la quantité d’informations obtenues tout en limitant le nombre total d’animaux utilisés.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les animaux bénéficieront de conditions d’hébergement adaptées à leur espèce, avec accès à l’eau et à l’alimentation, une litière dépoussiérée et des éléments d’enrichissement favorisant notamment le refuge et le comportement de nidification (un igloo en plastique ou en carton, un morceau de bois aspen, un morceau de sizzle pad ou coton). La fréquence de changement des litières sera adaptée en fonction de l’état des cages. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse, avec maintien de la température corporelle à l’aide d’un tapis chauffant et protection des yeux par gel ophtalmique. Une analgésie préemptive et postopératoire sera mise en œuvre lors des interventions chirurgicales. Un anesthésique local sera également utilisé lors des interventions. Les animaux seront surveillés après chaque chirurgie jusqu’à récupération complète. Les manipulations seront réalisées par du personnel formé, avec des techniques adaptées permettant de limiter la contention et le stress. Une habituation sera réalisée avant les mesures de pression artérielle afin de réduire le stress associé à la contention. Les prélèvements sanguins seront réalisés afin de limiter le volume prélevé. Les prélèvements urinaires seront réalisés de préférence par recueil ponctuel Le poids sera suivi plusieurs fois par semaine et l’état général des animaux sera suivi tous les jours. Des mesures de soutien et une analgésie complémentaire pourront être mises en place si nécessaire après avis vétérinaire. Enfin, des points limites précoces, objectifs et adaptés aux deux modèles seront appliqués. afin de préserver le bien-être des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La souris est choisie car elle constitue une espèce largement utilisée et bien caractérisée pour l’étude des maladies rénales et le développement de nouveaux traitements. Les modèles utilisés dans ce projet permettent de reproduire différentes situations conduisant à une atteinte rénale, notamment l’inflammation, la fibrose, l’hypertension et la diminution de la fonction rénale. De nombreuses données scientifiques sont disponibles chez la souris, ce qui permet de comparer les résultats obtenus avec ceux d’études antérieures et de mieux interpréter les effets des traitements testés. Des souris adultes, âgées d’environ 6 à 8 semaines au début des études, seront utilisées. Ce stade de développement permet de disposer d’animaux ayant atteint une maturité physiologique suffisante pour étudier les mécanismes rénaux et les réponses aux traitements, tout en limitant les variations liées au développement de l’organisme. L’utilisation d’animaux adultes est également adaptée aux maladies rénales chroniques étudiées dans ce projet, qui concernent principalement les patients adultes ou jeunes adultes.