Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 48
Souffrances
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Devenir
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 48

Le gavage par sonde gastrique remplacé par une bille sucrée à avaler seule, 48 souris vont être utilisées pour comparer les deux méthodes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune est mise à jeun douze heures à deux reprises, isolée six heures à deux reprises, contentionnée et gavée, et subit une biopsie de l'oreille. Toutes sont tuées à la fin pour prélèvement d'organes. Le porteur inscrit ce travail dans une démarche d'amélioration du bien-être des animaux non-humains, et affirme qu'il est "indispensable" de décrire au préalable la méthode la moins invasive.

Objectifs

La motilité gastro-intestinale (GI) est un processus physiologique complexe permettant la progression des aliments dans le tube digestif. Ce mécanisme est essentiel pour assurer les fonctions GI. Des perturbations de cette motilité sont fréquemment observées dans les maladies GI mais pas seulement. Actuellement, les expériences de mesure du transit intestinal chez les souris de laboratoire constituent le principal modèle d’étude pré-clinique pour la motilité intestinale. Ces études se basent sur des expériences au cours desquelles les animaux ingèrent un composant coloré, puis sont observés jusqu’à obtention de la première fécès colorée. Dans la majorité des cas, l’ingestion du composant coloré se fait par gavage à l’aide d’une sonde gastrique. Cela nécessite de contentionner correctement l’animal et de maitriser le geste nécessaire à l’insertion de la sonde. Ces manipulations sont généralement sources de stress pour l’animal et pour l’expérimentateur. Il semble cependant possible de s’affranchir de ces contraintes, en fabriquant (à partir de rouge carmin, d’agar et de sucrose) des croquettes que les souris vont manger spontanément. L’objectif du projet est de comparer les résultats obtenus et leur reproductibilité en fonction de la méthode utilisée (gavage gastrique ou prise spontanée), et de déterminer si la prise spontanée peut se substituer au gavage par sonde.

Bénéfices attendus

Si les données en prises spontanées sont fiables et reproductibles, ce projet permettra de s’affranchir des contraintes liées au gavage gastrique par la suite. Ce projet s’inscrit dans la démarche d’amélioration du bien-être animal.

Procédures

Les animaux seront soumis à: mise à jeun (2 fois, 12h) ; contention et gavage (1 fois, moins d'une minute) ; un isolement (deux fois, 6h). La biopsie est un geste qui consiste à prélever un petit morceau de tissu, ici au niveau de l’oreille.

Impact sur les animaux

Risque (faible) l'inflammation/infection consécutif à la biopsie : traitement local Risque de fausse route lors du gavage : mise à mort immédiate de l'animal Stress lié à la contention et à l'isolement Perte de poids lié à la mise à jeun

Devenir

A l'issue de projet, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

De nombreuses pathologies présentent des deficits au niveau du transit intestinal. Les modèles de ces pathologies sont majoritairements des modèles souris. C’est pourquoi afin d’utiliser ce symptome comme marqueur d’efficacité dans les traitements pré-cliniques il est indispensable d’en d’écrire au préalable la méthodologie la plus appropriée et la moins invasive pour aller mesurer la durée du transit.

Réduction

Les animaux utilisés pour ce projet sont issus du surplu d’animaux sains obtenus dans les croisements nécessaires à l’obtention d’animaux expérimentaux dans d’autres projets menés. Afin de diviser par deux notre nombre d’animaux nécessaire nous avons choisis de mesurer la durée du transit avec les deux méthodes pour chaque animal. Les données obtenues feront l’objet d’une évaluation statistique préliminaire. A ce moment là, si la différence est suffisament importante et montre une différence statistique nous n’augmenteront pas le nombre d’animaux à passer en expérimentation.

Raffinement

L’hébergement est adapté aux besoins physiques et physiologiques des animaux et permet l’expression de leur gamme normale de comportements. Les souris sont hébergées au maximum par 5 dans des cages enrichies (litière, dôme et bandelettes en carton) avec nourriture et eau ad libitum, dans une pièce thermo-contrôlée en alternance jour/nuit. La manipulation des animaux et le change des cages seront faits par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention à faible stress. Une période d’habituation à l’expérimentateur est prévue. En parallèle, l'état général de nos animaux ainsi que l'état de la cage, de la nourriture et de l'eau seront surveillés quotidiennement. Le rouge carmin est un colorant non toxique utilisé chez l’homme pour étudier la durée du transit intestinal en médical. Nous avons mis au point un système de vidéo pour surveiller les animaux à distance sans avoir à les déranger lors de l’expérimentation. Suite à la restriction de nourriture durant 12h, une attention particulière sera portée sur le poids des animaux dans les jours qui suivent la session de mesure du transit. Pour ce projet, des points limites stricts et spécifiques ont été définis. En cas de besoin, des antalgiques de type anti inflammatoires pourront être administrés aux animaux.

Choix des espèces

De nombreuses pathologies présentent des deficits au niveau du transit intestinal. Les modèles d’études de ces pathologies sont souvent des modèles souris. C’est pourquoi afin d’utiliser ce symptome comme marqueur d’efficacité dans les traitements pré-cliniques il est indispensable d’en d’écrire au préalable la méthodologie la plus approprié pour aller mesurer la durée du transit. Aucun modèle in vitro ne permet de décrire la motilité intestinale dans sa physiologie complète. Les animaux seront utilisés à 50 jours de vie et à 100 jours de vie. Nous avons opté pour un stade juvénile et un stade adulte car la physiologie animale change entre ces deux périodes de vie et il est possible que nous observions des différences. De plus les symptômes gastro-intestinaux ne s’exprimment à différents stades suivant la pathologie. De ce fait, nous choisissons de couvrir les deux stades majeurs.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 6336
Souffrances
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▲ 6056
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Devenir
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 6336

Issues de l'élevage de lignées génétiquement modifiées réparti sur deux établissements, 6 336 souris vont être utilisées, 280 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 6 056 d'un niveau léger. Tous les nouveau-nés subissent une biopsie de la queue pour le génotypage, et une partie reçoit des injections dans le ventre tous les dix jours pendant huit semaines, ou un gavage quotidien pendant vingt-huit jours, geste dont le porteur reconnaît le risque de perforation de l'œsophage. Seuls les mâles entrent en procédure, les femelles qui ne servent pas à la reproduction étant tuées, comme les animaux dont le génotype ne présente pas d'intérêt pour l'étude. Le porteur affirme qu'aucun système ne reproduit l'hyperplasie de la prostate ni la dynamique des cellules immunitaires dans l'organe, et juge le recours à la souris "indispensable" après des essais préliminaires sur cellules.

Objectifs

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une maladie touchant un homme sur deux à l’âge de 50 ans et près de 100% à 80 ans. Le nombre de patient est destinée à augmenter avec le vieillissement de la population. Malgré sa fréquence, cette maladie inflammatoire reste méconnue et peu de traitements sont actuellement disponible. Récemment, il a été montré qu’une molécule était impliqué dans le développement de cette maladie et qu’elle était associée à l’inflammation. Cette étude a pour objectif d’évaluer le potentiel thérapeutique de l’inhibition de différents composants de l’inflammation et de cette molécule en comparaison avec le traitement actuel. Ce projet est réparti sur 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Afin de trouver de nouvelles approches thérapeutiques, il est nécessaire d’identifier les facteurs impliqués dans le développement de la maladie. Ce projet permettrait de définir, in vivo, chez la souris, si l’inhibition de ce facteur ou de composants de l’inflammation limiterait le développement de la maladie. Dans un second temps, nous comparerons ces approches thérapeutiques au traitement actuel donné aux patients. Enfin, si les résultats sont positifs, nous mesurons le potentiel effet bénéfique d’une approche combinée de nos candidats avec le traitement actuel.

Procédures

Dans les deux établissements utilisateurs, tous les nouveau-nés subiront une biopsie caudale de 1 à 2 millimètres. Une partie des animaux subiront soit des injections intra-péritonéales (de quelques secondes) tous les dix jours durant 8 semaines ou quotidiennement durant 28 jours ; soit des traitements par gavage (de quelques secondes) tous les jours pendant 28 jours.

Impact sur les animaux

Certaines souris sont immunodéficientes et ont un risque infectieux plus élevé. La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress et une légère souffrance chez l’animal. Les injections intra-péritonéales répétées peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection. Le gavage répété comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivé de la solution dans le poumon entrainant des signes de détresse respiratoire.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort. Quelques femelles seront utilisées pour les accouplements puis mises à mort. Les autres femelles non gardées seront mises à mort. Parmi les animaux générés, seuls les mâles iront en procédure. Au sein des mâles, chaque animal sera mis à mort suite à un génotypage ne présentant pas d’intérêt pour l’étude, à des prélèvements post-mortem, à un score supérieur ou égal à 4 de la grille de score de points limites, un score maximal dans un seul des points limites, à la fin de la durée de traitement prévue.

Remplacement

Selon le principe du Remplacement, des études préliminaires ont été menées sur des modèles cellulaires in vitro afin d’évaluer la pertinence et la durée des traitements choisis. Pour répondre à nos questions, l’utilisation de modèles de souris est indispensable car aucun système ne permet de reproduire le développement de l’hyperplasie bégnine de la prostate ni les interactions avec les différentes cellules immunitaires qui ont une grande dynamique au sein d’un même organe et dans le corps.

Réduction

Selon le principe de réduction, le nombre d’animaux utilisé a été calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes.

Raffinement

Tous les animaux sont maintenus en groupe sociaux dans un environnement enrichi. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis selon des grilles de score. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologies. De plus, de nombreux outils d’analyse ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests sur modèles cellulaires et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car il reproduit fidèlement la pathologie étudiée et nous permet d’essayer de la traiter.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 876
Souffrances
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▲ 540
▲ 336
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Devenir
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 876

Une grille de score des points limites accompagne chaque étape, avec une surveillance renforcée jusqu'au troisième jour parce que la ligature de deux artères du ventre peut provoquer une occlusion intestinale. 876 souris vont être utilisées, toutes tuées pour l'examen de leurs vaisseaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 540 d'entre elles et modéré pour 336. Elles subissent une biopsie de l'oreille pour le génotypage, puis selon les groupes l'implantation d'une minipompe délivrant de l'angiotensine II pour provoquer une hypertension, une ouverture de l'abdomen avec ligature d'artères, un régime enrichi en graisses ou une mesure quotidienne de pression de quinze minutes sous contention. Le porteur affirme avoir réduit l'effectif au minimum et estime que 876 animaux "au maximum" seront nécessaires, sans détailler le calcul qui aboutit à ce nombre.

Objectifs

Les canaux sodium dépendant du potentiel (canaux NaV) sont des déterminants moléculaires majeurs de l'excitabilité cellulaire et sont impliqués dans la genèse et la propagation des potentiels d’action et le couplage excitation-contraction au niveau cardiaque. Ils sont composés de deux sous-unités, une sous-unité α formant le pore et une sous-unité β, auxiliaire, impliquée dans la régulation de l’activité du canal. Ils sont aussi exprimés dans des cellules dites non excitables comme les cellules vasculaires où leur rôle n’a pas encore été bien caractérisé. Récemment, nous avons montré que la dilatation-flux dépendante des artères de résistance de souris était potentialisée lors d’un traitement avec le bloqueur des canaux NaV, la tétrodotoxine. Ces résultats suggèrent que les canaux NaV vasculaires seraient impliqués dans la perception et la transduction du flux vasculaire. Nos travaux in vitro ont pu mettre évidence que la sous-unité auxiliaire des canaux NaV, NaVβ3, voit son expression augmentée dans la cellule endothéliale en réponse à un flux laminaire physiologique et non lors d’un flux oscillatoire perturbé pathologique, propice à un environnement inflammatoire et au développement de plaques d’athérome. Dans l’objectif de valider le rôle fonctionnel de NaVβ3 dans la mécanotransduction et la vasculoprotection, nous souhaiterons utiliser le modèle KO pour Scn3b (qui code pour la protéine NaVβ3) chez la souris et explorer si une délétion de NaVβ3 entraîne une modification dans la réponse à une augmentation de pression ou à une variation de flux et de dépôt de plaques d’athérome induite par le flux. (modification 2) De plus, des mutations dans le gène codant pour SCN3B chez l’homme entraine des arythmies cardiaques (syndrome de Brugada), Nous souhaiterions donc également mesurer si les souris déficientes pour Scn3b présentent un défaut de la fonction cardiaque.

Bénéfices attendus

Si NaVβ3 a un impact sur la physiopathologie de l’HTA ou de l’athérosclérose, alors il pourra être alors identifié comme une cible thérapeutique comme les canaux NaV le sont déjà dans certaines formes d’épilepsie et d’arythmie. Nous souhaitons inclure non pas que des mâles dans nos procédures mais également des femelles .

Procédures

Pour l’ensemble des procédures, les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées et formées. L’ensemble des animaux seront génotypés suite à la biopsie d'oreille obtenu lors du marquage international. Ce marquage induit une douleur légère et de courte durée. Pour l’ensemble des animaux qui subissent une chirurgie, celle-ci est réalisée sous anesthésie générale en présence d’analgésique. Pour le modèle d’hypertension artériel, 432 animaux subiront une chirurgie légère consistant à une implantation de minipompe osmotique avec de l’angiotensine II pour 216 animaux, soit des animaux subissant la même chirurgie mais sans implantation de pompe pour les 216 autres animaux. L’intervention chirurgicale dure en moyenne 10 minutes et chaque souris ne la subit qu’une fois. L’ensemble des 432 animaux auront une mesure de la pression artérielle par pléthysmographie. Les mesures sont débutées 2 semaines avant le début de l’induction de l’hypertension. La première semaine est une semaine de socialisation et d’habituation au système. Ensuite les séries de mesure seront analysées et permettront d’obtenir une pression basale 7 jours avant la chirurgie puis 14 ou 28 jours après la chirurgie. La prise de pression est répétée chaque jour et dure 15 minutes. Pour le modèle de ligature d’artères mésentériques, l’ensemble des 300 animaux subiront une chirurgie modérée. Les animaux sont placés sur le dos, l’abdomen est ouvert et deux artères sont ligaturées. L’artère intermédiaire adapte son flux et l’augmentera. Après chaque chirurgie, les souris sont surveillées à l’aide de la grille d’évaluation et si besoin une nouvelle injection d’antalgique sera réalisée. Pour la mise en place du modèle d’athérosclérose, l’ensemble des 108 animaux subiront un régime avec une nourriture Western Diet indiqué dans la formation des plaques d’athérome chez les souris KO pour le récepteur aux LDL sous forme de granulés ad libitum pendant 16 semaines. Cette procédure est non invasive et indolore pour l’animal. (modification 2) L’évaluation de la fonction cardiaque, nécéssite l'ajout de 36 animaux qui subiront une chirurgie modérée. Une incision cutanée sera réalisée sur la partie abdominale, et une poche sous- cutanée sera créée à l'aide de ciseaux à bouts ronds, afin d'accueillir le transmetteur télémétrique. La mesure de l’électrocardiogramme sera réalisée 7 jours après la chirurgie sur une durée de 24 heures puis 10 minutes pendant le test de stress (nage).

Impact sur les animaux

Pour le génotypage, les animaux sont conventionnés et la perforation de l'oreille pour le marquage international est réalisé et dure maximum 5 minutes. La gène est une douleur légère et de courte durée. Une chirurgie légère ou modérée n’entraine que tres peu de douleur car ces procédures sont accompagnés d’une analgésie pré et post opération par l’injection de buprénorphine. Les animaux sont surveillés au réveil , dans les premières heures suivant l’opération puis quotidiennement. Une évaluation de la douleur sera réalisée grâce à la grille de score des points limites . La procédure 2 pouvant engendrer un risque d’occlusion intestinale jusqu’à J3, Une attention plus particulière sera portée sur ces animaux grâce à la grille de score des points limites. Les modèles d’hypertension artérielle et d’athérosclérose ayant pour but de créer un modèle pathologique non sévère, les animaux seront également surveillés mais d’après notre expérience, peu ou pas de signes de mal être sont associés et seront dans tous les cas évalués. Enfin, la prise de pression artérielle par pléthysmographie engendrant un stress lié à l’isolement et à la contention des souris, une habituation 15 jours avant le début de la procédure sera réalisée.Pour la télémétrie, les souris subiront une chirurgie modérée sous anesthésique et avec antalgique, placées sur un tapis chauffant à 37°C pour éviter l’hypothermie. 7 jours de récupération après opération avec un suivi de poids sera réalisé. La mesure de l’ECG pendant 24 heures n’entraine pas d’inconfort chez l’animal. Lors du test de stress, les souris seront retirées au moindre signe d’inconfort.

Devenir

Mise à mort des animaux de toutes les procédures en vue de l’exploration des vaisseaux : Réactivité vasculaire et histomorphologie et étude transcrits et protéines .

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer ce modèle par un modèle cellulaire car à ce jour il n’existe pas de méthodes alternatives pour étudier le rôle de Scn3b dans la physiopathologie vasculaire et la fonction cardiaque. En effet, la physiologie et physiopathologie du vaisseau ainsi que la physiologie cardiaquemet en jeu les systèmes immunitaire et nerveux. Les modèles cellulaires ne permettent en physiologie vasculaire que d’évaluer le mode d’action au niveau moléculaire et cellulaire sans pour autant apporter des informations extrapolables à l’organe voire à l’organisme. De plus, il n’existe pas de modélisation mathématique dans ce domaine.

Réduction

Nous avons reduit au minimum le nombre d'animaux pour obtenir des résultats exploitables au niveau statistique. Nous avons estimé que 876 animaux au maximum seront nécessaires à ce projet.

Raffinement

Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. Les animaux sont hébergés dans des cages aux normes suivant l’âge et le poids des animau , enrichies par des jouets (rouleau de sopalin, maison). Les animaux sont surveillés au quotidien par le personnel de l'animalerie. Le poids des animaux est suivi en fonction de leur croissance et des procédures opératoires. Pendant tout le protocole, la douleur générée par les gestes chirurgicaux et/ou le stress sera evaluée et prise en charge etla mise à mort sera réalisée par un protocole adapté en vue des prélèvements post-mortem.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour les maladies humaines car l'organisation de son ADN et l'expression de ses gènes sont très similaires à celles de l'homme. De plus, une partie de ce projet utilisera des souris génétiquement modifiées pour Scn3b et Ldlr (KO). La souris est donc un outil précieux dans la plupart des domaines de recherche médicale et permet d'étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacent à de nombreuses pathologies humaines. De plus, c’est un modèle bien décrit, bien documenté et utilisé dans le monde entier. Ainsi, les résultats peuvent être comparés d’un laboratoire à un autre. Enfin, les modèles d’HTA et d’athérosclérose chez la souris sont proches de la pathologie développée chez l’homme (augmentation de la pression artérielle, hypertrophie cardiaque, remodelage structurel et fonctionnel des artères pour l’HTA, dépôt de plaque d’athérome pour l’athérosclérose). Enfin, au laboratoire, nous avons un excellent recul sur ces modèles. Les souris C57BL/6N mâles et femelles seront âgés de 3 à 5 mois puisque nous avons déterminé au laboratoire que l’étude des artères doit se faire sur des animaux adultes et matures, d’âge moyen de 3 à 5 mois.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 250
Cochons : 50
Chèvres : 25
Moutons : 25
Bovins : 50
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
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 256
 144
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Pour fournir du sang, du sérum et de l'urine à des donneurs d'ordre privés, 250 lapins, 50 bovins, 50 porcs, 25 chèvres et 25 moutons subissent des prélèvements répétés, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le sang est prélevé à la jugulaire sur animaux vigiles maintenus en contention debout ou assis, et l'urine par ponction de la vessie à travers la paroi du ventre, après tranquillisation et rasage. Aucun animal n'est tué à l'issue, les bovins et les porcs retournant au circuit d'élevage, les chèvres, les moutons et une partie des lapins étant réutilisés après un temps de repos. Le porteur écrit que le choix des espèces répond à la demande du client et que les bénéfices attendus dépendent "de la demande du donneur d'ordre", finalité de prestation davantage que de recherche.

Objectifs

Le projet a pour objectif la production de dérivés sanguins (sang, plasma,sérum,globules rouges...) ou autres produits biologiques (urines) nécessaires à la recherche et au développement, ainsi qu'au diagnostic.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont variés et dépendent de la demande du donneur d'ordre et/ou de ses experts scientifiques, comme la culture cellulaires, les diagnostiques et les dispositifs médicaux ou autres... Ces matières premières permettront de mieux comprendre certains rôles, mécanismes et contrôle et fournir de nouvelles pistes ex:à court terme test qualité/ à long terme nouvelle thérapie.

Procédures

Des prélèvements sur animaux vigiles ( interventions de quelques minutes) Des prélèvements de matrices biologiques sur animaux vigiles (interventions de quelques minutes ) Nous choisirons les volumes en tenant compte de la fréquence des prélèvements, des limites des mécanismes compensatoires pathophysiologiques et de la vitesse de régénération des cellules sanguines. Pour cela nous utiliserons les recommandations internationales Cette méthode s’applique à toutes les espèces Prélèvements sanguins : Lapins : prélèvement intraveineux à l’oreille en boîte de contention soit par vacutainer ou pompe à vide Ovins/ caprins : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention assis avec point de compression. Prélèvement sous poche, Vacutainer ou pot de prélèvement. Porcs : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention debout tête maintenue vers le haut. Prélèvement sous vacutainer ou poche. Bovins : prélèvement à la veine jugulaire en contention debout dans une cage à contention, tête maintenue vers le haut avec compression manuelle de la veine. Prélèvement par seringue ou vacutainer. Prélèvement par cystocentèse : Même méthodologie pour tous les animaux : Tranquillisation des animaux en intraveineuse. Contention sur le dos puis rasage du bas ventre. Palpation à un main de la vessie puis prélèvement de l’urine avec l’autre main à l’aide d’une aiguille munie d’une seringue. A savoir que chez les bovins nous réalisons exclusivement les prélèvements d’urine sur les veaux.

Impact sur les animaux

Les animaux supportant un prélèvement quel qu'il soit, subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement, ainsi qu'une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement. Un prélèvement de sang peut éventuellement provoquer un léger saignement, une inflammation au niveau de la veine prélevée en cas de répétition.

Devenir

A l'issue de chaque procédure tous les bovins et porcins retourneront dans le circuit d'élevage , les ovins et caprins seront réutilisés dans d'autres procédures expérimentales en respectant une période de récupération suffisante quant aux lapins une partie sera replacée dans le circuit d'élevage et l'autre partie sera réutilisée dans d'autres procédures en respectant les temps de repos suffisant.

Remplacement

Le choix des différentes espèces animales s'est fait au vu de travaux antérieurs des donneurs d'ordres et/ou de ses experts scientifiques dans le cadre de recherches privées . Ils sont de très bons modéles pour ses différents types de protocoles, ce qui permet d'otpimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.

Réduction

Ces méthodes appliquées sont des méthodes validées par le donneur d'ordre et/ou ses experts scientifiques qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs de prélèvements (sang,urine...). Les prélèvemements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que les recommandations internationales, permettant de réduire au maximum l'utilisation d'animaux, et de respecter le bien-être animal. Un animal pourra grâce à ses méthodes être prélevé plusieurs fois tant que cela n'impacte pas son bien-être .

Raffinement

Après chaque prélèvement, une friandise est donnée à l'animal. Le prélèvement est effectué dans une zone à part pour éviter tout stress sur les autres animaux. Les quantités de sang prélevées et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Pour des besoins particuliers, les animaux pourront être mis à jeun 4 à 5h maximum avant le prélèvement. Nous utilisons les recommandations internationales pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poids de l'animal et l'espacement nécessaire entre chaque prélèvements, ce qui nous permet de ne pas porter atteinte au bien-être animal. Nous essayons régulièrement d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux. (Exemple: poser la main sur le crâne des brebis permet de les calmer lors du prélèvement). Une surveillance accrue sera réalisée par les techniciennes en charge du bien-être animal après chaque intervention. Nous disposons d'un tableau d'évaluation des points limites et d'un arbre décisionnel qui seront activés en cas de soucis sur un des animaux. Dans tous les cas la décision finale sera prise par le vétérinaire. Un animal en mauvaise santé pourra être exclu du protocole. Aucune approche statistique n'est effectuée, une estimation est réalisée à chaque procédure.

Choix des espèces

Le choix de ces animaux s'est fait car se sont de très bons modèles pour ces types de protocoles, ce qui permet d'optimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Les espèces répondent à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ses animaux. Si la demande a un stade de développement indifférent nous choisissons des animaux matures. Le lapin est facile à manipuler et à prélever. Les ovins, caprins, porcins et bovins ont une longue durée de vie, sont facile à manipuler et le prélèvement sanguin est facile à réaliser.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Macaques à longue queue : 9
Souffrances
▲ -
▲ 9
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 9
 -

Provoquer l'éjaculation de macaques pour vérifier qu'ils sont sexuellement matures, et pouvoir ensuite les inclure dans des études de fertilité : 9 macaques à longue queue subissent ces prélèvements dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. La stimulation externe dure une quinzaine de minutes et se répète tous les trois jours tant qu'aucun sperme n'est obtenu, avec un repos d'un mois après trois échecs. Si cette méthode échoue, une stimulation de la prostate est pratiquée sous anesthésie pendant une trentaine de minutes, avec un risque de douleur, de saignement ou d'infection urinaire. Aucun de ces 9 macaques n'est tué ici, tous étant transférés vers un autre établissement utilisateur, le projet servant à répondre à la demande de "donneurs d'ordre" qui veulent des mâles matures.

Objectifs

Le principe est de provoquer l’éjaculation par stimulation afin de collecter un échantillon de sperme permettant d’évaluer la maturité sexuelle de l’animal (présence/absence de spermatozoïdes, mobilité, concentration). Ce projet est un prérequis pour inclure ces animaux dans d’autres projets scientifiques. Ce projet est collaboratif. Il est réalisé à l’identique dans un autre établissement utilisateur, sur d’autres animaux, ce qui permet ainsi d’élargir le panel de mâles pouvant en être intégrés dans d’autres projets.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue à l'évaluation de l'impact d'un candidat-médicament sur les principales fonctions, notamment sur la fertilité masculine. Pour cela, il est important de s’assurer que les animaux inclus dans ces études ont bien atteints la maturité sexuelle afin que les résultats obtenus soient fiables et transposables chez l’homme.

Procédures

Les animaux subiront un prélèvement de sperme par stimulation externe, qui est une méthode non invasive et non douloureuse. La durée totale de l'intervention est d'environ 15 minutes. Ce prélèvement pourra être répété en respectant un délai d’au moins 3 jours entre 2 sessions, tant que la maturité sexuelle ne sera pas confirmée. Les animaux pour lesquels aucun échantillon de sperme n'aura été obtenu par la première méthode subiront un prélèvement de sperme par stimulation de la prostate sous anesthésie. Cette procédure dure environ 30 minutes et pourra être répétée après au moins 3 jours de repos. Si après 3 essais successifs, aucun échantillon de sperme n’a été obtenu, un repos d'un mois est respecté avant de réaliser de nouveaux prélèvements de sperme.

Impact sur les animaux

Les nuisances fréquentes sont le stress de la contention et l'inconfort lié à la stimulation externe. Les nuisances rares à très rares sont la douleur du pénis liés à la stimulation externe, la douleur liée à l'injection d'anesthésiant, la douleur, le saignement ou l'infection urinaire liés à la stimulation de la prostate.

Devenir

Ce projet est un prérequis pour inclure des mâles sexuellement matures dans un autre projet scientifique. Ils seront gardés en vie en fin de projet et transféré dans un autre établissement utilisateur.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il s’agit de vérifier que les animaux vivants ont bien les caractéristiques physiologiques permettant leur inclusion dans une étude pré-clinique nécessitant des animaux sexuellement matures.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans ce projet au stricte minimum, une sélection préalable des animaux est effectuée avec les critères suivants : âge minimal 36 mois, testicules descendus dans le scrotum et d’une taille de minimum 2 x 2,5cm. Seulement 9 macaques actuellement présents dans l’établissement sont éligibles à l’évaluation de la maturité sexuelle.

Raffinement

La stimulation externe est considérée comme non invasive et non douloureuse pour le prélèvement de sperme. Si cette méthode ne permet pas d’obtenir un échantillon de sperme alors la stimulation de la prostate sera réalisée. Cette dernière est effectuée sous anesthésie pour réduire l’inconfort et le stress. Après la stimulation de la prostate, de la crème contre les douleurs et démangeaisons rectales sera appliquée de manière préventive. Le prélèvement de sperme sera effectué par du personnel technique dûment formé, ou par un vétérinaire le cas échéant, toujours selon les bonnes pratiques vétérinaires. Si un animal montrait des signes d’inconfort ou de douleur (prostration, isolement du groupe, vocalisations, léchage), l’animal serait temporairement exclu du projet pendant 7 jours et surveillé attentivement. En cas de douleur prolongée ou d’apparition de lésion, l’animal sera pris en charge par un vétérinaire et exclut du projet jusqu’à récupération complète de son état de santé ou décision d'euthanasie par un vétérinaire.

Choix des espèces

La proximité génétique des primates non humains avec l’homme fait de ces espèces des modèles animaux pertinents en recherche biomédicale. Le macaque cynomolgus est une espèce particulièrement utilisée dans le développement de nouveaux candidats-médicaments, en pharmacologie ou en toxicologie. Nous répondons à la demande de donneurs d’ordre et nous nous assurons que leur demande est scientifiquement fondée. Le stade physiologique utilisé est subadulte de minimum 36 mois, pour évaluer l’état de maturité sexuelle.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 12
 48

Tués à la fois pour analyser leur intestin et parce qu'ils auront consommé un ingrédient interdit en alimentation porcine, 48 porcelets sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent chaque jour pendant treize jours cinq millilitres d'eau enrichie en oligosaccharides, maintenus immobiles jusqu'à cinq minutes, puis subissent une prise de sang à dix-neuf jours, couchés sur le dos. Quatre truies reçoivent une injection d'hormone pour un prélèvement de lait, leurs porcelets étant séparés d'elles quarante minutes avant, et huit porcelets supplémentaires servent à l'entraînement des manipulateurs avant de rester dans l'établissement avec les truies. Le porcelet est retenu comme espèce cible parce que ses troubles digestifs d'élevage sont traités aux antibiotiques, l'objectif final étant de concevoir pour la filière un aliment premier âge enrichi.

Objectifs

Les oligosaccharides du lait sont des composés spécifiques du lait, formés de quelques molécules de sucres simples et présentant une grande diversité de structure. Ils ne sont pas digérés par les jeunes mammifères mais utilisés par leurs bactéries intestinales. Dans l’espèce humaine, ils peuvent avoir des effets bénéfiques sur le microbiote intestinal des bébés (effet prébiotique), contre des pathogènes, bactéries, virus et parasites (effet anti-adhésion) et sur l’activité des cellules intestinales épithéliales et immunitaires. Leurs effets dépendraient de leur structure. Certaines préparations infantiles sont désormais enrichies en oligosaccharides du lait. Chez les animaux d’élevage, leurs bénéfices sont peu ou pas connus. En élevage porcin, les porcelets sont très susceptibles aux troubles digestifs, dont les diarrhées, qui sont généralement traités par des antibiotiques. Dans l’enjeu de réduire l’usage des médicaments en élevage et d’améliorer le bien-être des animaux, il est impératif de développer des stratégies préventives qui permettent d’améliorer la santé des porcelets. Dans ce contexte, le projet vise à valider les effets de deux oligosaccharides du lait sur le microbiote intestinal, le système immunitaire intestinal et la santé de ces porcelets. Les porcelets seront allaités normalement par leur mère et recevront la supplémentation par voie orale de 8 à 20 jours d’âge. Les deux oligosaccharides sont choisis sur la base de la littérature scientifique et d’études préalablement menées in vitro.

Bénéfices attendus

Le principal résultat attendu est de valider l'effet bénéfique de deux oligosaccharides du lait sur les porcelets. Nous montrerons in vivo la capacité d'une supplémentation en oligosaccharide à modifier le microbiote et les cellules immunitaires intestinales des porcelets. En outre, nous attendons des effets différents des deux oligosaccharides car ceux-ci diffèrent en structure. Nous montrerions alors pour la première fois l’importance de la structure des oligosaccharides du lait dans le développement de la communauté bactérienne intestinale des porcelets. Pour la filière porcine, nos résultats pourraient conduire à la conception d'un aliment premier âge pour porcelet allaité qui serait enrichi en oligosaccharides bénéfiques, aliment qui permettrait de réduire les problèmes digestifs des porcelets notamment au sevrage, une phase critique en élevage.

Procédures

Quarante-huit porcelets recevront 5 ml d’eau enrichie ou non en oligosaccharide par voie orale, quotidiennement pendant 13 jours, et subiront une prise de sang à 19 jours. Huit autres porcelets recevront 5 ml d’eau une fois par jour pendant 3 jours. L’administration de liquide dure 5 minutes au maximum. La prise de sang correspond à 5 minutes de contention maximum dont 2 minutes maximum pour le prélèvement. Quatre truies seront soumises à un prélèvement de lait à 7 et 19 jours de lactation, avec une injection d’hormone (1 fois, quelques secondes).

Impact sur les animaux

Les nuisances des 48 porcelets sont liées au traitement quotidien et aux prélèvements. L’administration dans la gueule de 5 ml de liquide n’entraîne pas de douleur mais entraîne un stress lié à la nécessité d’immobiliser les porcelets pendant 5 minutes au maximum. La prise de sang nécessite d’immobiliser les porcelets sur le dos pendant 5 minutes au maximum et elle engendre la douleur d’une piqure. Les 8 autres porcelets subiront le stress de la contention lors de l’administration d’eau. Le prélèvement de lait à la truie nécessite de séparer les porcelets de la truie pendant 40 minutes avant le prélèvement. Il nécessite aussi une injection d’hormone pour induire l’éjection du lait, ce qui engendre la douleur de la piqure à la truie.

Devenir

48 porcelets seront mis à mort afin d'étudier les effets des traitements sur la flore et le système immunitaire de leur intestin et parce qu'ils auront consommé un ingrédient non autorisé en alimentation porcine. 8 autres porcelets n’ayant pas reçu d’oligosaccharides et les 4 truies, tous soumis à une procédure de sévérité légère, poursuivront leur carrière dans l'établissement utilisateur.

Remplacement

En préalable à ce projet, des études in vitro ont été menées pour comparer les effets de plusieurs oligosaccharides du lait sur des bactéries intestinales porcines. Elles nous ont permis de sélectionner deux oligosaccharides efficaces pour stimuler la croissance et l’activité métabolique de certaines bactéries in vitro. Le projet a pour objectif de valider in vivo l’effet bénéfique de ces deux oligosaccharides sur la flore intestinale des porcelets et d’étudier les conséquences sur leur système immunitaire intestinal et leur santé. L’enjeu finalisé est le développement d’un aliment pour porcelet allaité. Ces objectifs nécessitent d’utiliser des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus est de 60. Huit porcelets seront nécessaires pour que les intervenants s’entraînent à la supplémentation orale, à raison de 4 porcelets par binôme d’intervenants répétés sur 3 jours. Les 52 autres animaux sont 4 truies et 48 porcelets. Le nombre de 48 porcelets (16 par lot expérimental) tient compte des pertes potentielles pendant la lactation en élevage (porcelet écrasé par sa mère ou malade). Il garantit d’avoir au final 12 porcelets par lot, nombre suffisant et nécessaire pour identifier des effets. Ce choix est basé sur nos expériences précédentes, validées. Les modèles statistiques prévus permettront de mettre en évidence des effets significatifs entre les différents traitements s'il y en a, sur les paramètres étudiés au niveau intestinal et sanguin. Dans l’établissement utilisateur, chaque truie met bas en moyenne 16 porcelets nés vivants et en allaite au moins 12 ; 4 truies permettent donc d’étudier 48 porcelets.

Raffinement

Les procédures seront réalisées en respectant des points limites afin de réduire la souffrance et la douleur des animaux. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée de la douleur ou du stress que peuvent engendrer les interventions. La durée de contention des porcelets sera limitée à 5 minutes pour l’administration orale des traitements et la prise de sang. La prise de sang sera stoppée au bout de 2 minutes. Les porcelets seront particulièrement surveillés après cette prise de sang. Lors de la séparation des porcelets de la truie avant le prélèvement de lait, les porcelets seront placés dans une caisse laissée à proximité de leur mère afin de réduire le stress des porcelets et des mères. Les porcelets sont remis avec leur mère dès la fin du prélèvement

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible du fait des problèmes digestifs fréquemment rencontrés par les porcelets en élevage. Ces problèmes sont traités par des médicaments et peuvent entraîner la mort dans les cas les plus sévères. Une supplémentation en oligosaccharide du lait des aliments premier âge pour porcelets allaités pourrait être une solution préventive à ces problèmes. Le stade choisi pour les porcelets, entre 7 et 20 jours d’âge environ, est la période où commence à s’établir leur microbiote et leur système immunitaire intestinal. C’est donc la période adéquate pour essayer d’augmenter la santé intestinale afin de préparer les porcelets au sevrage qui a lieu entre 3 et 5 semaines en élevage conventionnel. Le stade choisi pour les truies, de 7 à 20 jours de lactation, correspond à la période d’allaitement des porcelets expérimentaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 1200
▲ 600
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Prélevées jusqu'à dix fois à la veine de la queue, une fois par œil en rétro-orbitaire, et traitées jusqu'à deux fois par jour pendant un mois par voie orale, 3 000 souris sont utilisées dans des essais de médicaments contre le lupus. 600 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère et toutes sont tuées pour prélever leurs organes. Le lupus provoque chez elles une insuffisance rénale progressive et fatale, avec perte de poids, activité réduite, lésions cutanées douloureuses, polyarthrite et inflammation des glandes salivaires, sur trois à quatre mois. Le porteur annonce une grille de cotation quotidienne fondée sur la perte de poids, l'aspect général et le comportement, pour tuer les souris avant que les signes cliniques ne deviennent trop sévères, sans indiquer les seuils retenus.

Objectifs

​​​​Ce projet consiste à évaluer l’efficacité de nouveaux traitements dans des modèles de lupus chez la souris. Le lupus systémique (LS) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par la production d’autoanticorps dirigés contre les propres organes du patient. La maladie affecte de nombreux organes comme la peau, les articulations, le cœur, les reins et les systèmes nerveux et hématologiques. La prévalence au niveau mondiale est de 44 pour 100000, 9 sur 10 étant des femmes. Le traitement du lupus adaptée au risque évolutif individuel et à l’activité de la maladie et fait l’objet d’ajustements en cas d’inflammation persistante. En général ces traitements ciblés contrôlent bien la progression de la maladie chez la majorité des patients. Mais ils peuvent induire des effets secondaires assez problématiques à gérer, parfois toxiques. Il y a environ un tiers de patients pour qui ces traitements sont largement inefficaces ou ont perdu en efficacité ou bien ont conduit à des complications sérieuses comme des infections fongiques. Le LS est une maladie extrêmement hétérogène dans ses manifestations et mécanismes sous-jacents. La recherche pharmaceutique est donc orientée vers le développement de traitements mieux tolérés ou ciblant spécifiquement les catégories de patients sans solution thérapeutique avec pour objectif une rémission durable.​

Bénéfices attendus

​​​Les études de ce projet permettront d’évaluer le potentiel thérapeutique de médicament expérimentaux dans le lupus systémique. A court terme elles permettront de faire évoluer le projet de recherche : Un effet thérapeutique en deçà des objectifs conduirait soit à conduire une campagne d’optimisation du principe actif, soit à un arrêt définitif du projet de recherche. Un effet thérapeutique en ligne avec les attentes permettrait d’initier les phases de développement suivantes, c’est-à-dire les études pharmacocinétiques et toxicologiques réglementaires. A plus long terme, ces études permettront d’aider à déterminer les doses qui seront administrées chez les patients et enfin à procurer un traitement efficace et mieux toléré aux personnes souffrant du lupus.​

Procédures

Les gestes techniques concernent tous les animaux. -Pesées : Durée 30 secondes, sur animal vigile, jusqu'à 1 fois pour jour de 1 à 3 mois. -Mesure de la température corporelle : Durée 15 secondes, sur animal vigile ou sous anesthésie générale per injection ou gaweusse, via une sonde rectale pour rongeur, pourrait être effectuée pour confirmer une hypothermie. 3 fois par animal. -Prélèvement de sang par voie retro-orbitale au cours de la procédure : Durée 30 secondes, sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. 1 fois par oeil et par animal. -Prélèvement de sang via la veine caudale : Durée 30 secondes, sur animal vigile ou sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. Jusqu'à 10 fois par animal. -Prélèvement de sang terminaux par ponction cardiaque : Durée 30 secondes, sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. 1 fois par animal. Les volumes et lq fréquence des prélèvements seront selon les criètres de la consigne SBEQ en vigueur. Les volumes seront généralement de 20 à 50 µl. Le volume total prélevé n'exèdera pas 7,5% du volume estimé de sang total de l'animal sur une période de 24 heures. Des périodes de récupération seront mises en place, pouvant aller jusqu'à 1 semaine. Administrations des composés à potentiel thérapeutiques. Plusieurs choix possibles : -Par voie orale : Durée 10 secondes sur animal vigile, jusqu'à 2 fois par jour pendant 1 mois. -Par voie intrapéritonéale : Durée 10 secondes sur animal vigile 1 fois par semaine pendant 3 mois. -Par voie sous-cutanée : Durée 10 secondes sur animal vigile, 1 fois par jour pendant 3 mois en alternant les sites d'injections. -Par voie intraveineuse retro-orbitale : Durée 30 secondes, sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. 1 fois par oeil et par animal, par étude. -Par voie intraveineuse par la veine caudale : Durée 30 secondes, sur animal vigile ou sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. 2 fois par mois pendant 3 mois. -Par voie in

Impact sur les animaux

Le lupus induit chez la souris une dégradation rapide de son état de santé. Cette dégradation est due principalement au développement d’une insuffisance rénale progressive, à terme fatale pour les animaux.Les souris seront sujettes à une perte de poids progressive, à un état de fatigue se traduisant par une activité réduite, à des douleurs liées aux lésions cutanées, au développement d’une polyarthrite rhumatoïde, à une inflammation des glandes salivaires et des vaisseaux sanguins. L’intensité de ces effets se développera de manière progressive sur une durée maximale de 3 4 mois. Dans le cadre des études de ce projet les souris seront mises à mort avant que les signes cliniques ne deviennent trop sévères. Une grille d’évaluation du lupus et de l’état général des souris sera utilisée pour le suivit des souris au quotidien. Les critères principaux comprendront la perte de poids, l’aspect général, le comportement.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour permettre le prélèvement des organes d'intérêts qui feront l'objet d'analyses comme le dosage de biomarqueurs et les concentrations des composés à potentiel thérapeutiques.

Remplacement

​​​Une revue de la littérature montre qu’il n’existe pas à ce jour de systèmes in silico ou in vitro qui permettraient de modéliser l’extrême complexité de la physiopathologie du lupus et d’étudier l’effet de nouveaux traitements. Les systèmes in vitro les plus sophistiqués du moment sont des cultures d’organoïdes qui représentent des versions simplifiées d’organes. Or l’écosystème dont la pharmacodynamie, la pharmacocinétique et le lupus dépendent, intègre de nombreux tissus et organes (vaisseaux, reins, foie, système immunitaire, sang etc.). A ce jour, seule l’utilisation d’un animal peut permettre d’étudier les interactions complexes entre les traitements expérimentaux et ces différents systèmes biologiques. Cependant, les études de ce projet s’appuieront très largement sur les résultats d’études réalisées sur des cellules en culture et autres systèmes in vitro (biochimiques, physiques). Ces phases d’évaluation in vitro évitent d’utiliser l’animal directement et donc réduisent son usage. L’utilisation d’animaux dans ce projet permettra de démontrer le potentiel thérapeutique de nouveaux traitements ce qui est une étape indispensable avant l’évaluation sur des volontaires sains, puis sur des patients. ​

Réduction

​​​Les composés seront préalablement évalués sur une batterie de tests in silico et in vitro. Ces tests permettent de prédire certaines caractéristiques médicamenteuses des composés). En outre, le profil pharmacocinétique chez le rongeur aura aussi été déterminé. De nombreux composés seront donc éliminés du fait de leur faible performance sur ces tests. La probabilité d’observer une activité sur les modèles animaux de ce projet sera par conséquent élevée. Le nombre d’animaux prévu pour ce projet se base sur les données de la littérature et les données de mise en place des modèles, notamment des analyses de puissance statistique et des analyses de détermination de la taille des groupes expérimentaux. L’effet des composés expérimentaux sera évalué à l’aide de tests statistiques et la procédure d’analyse sera validé par des statisticiens comme il est d’usage dans la recherche pharmaceutique.​

Raffinement

​​​Les procédures potentiellement douloureuses ou source d’inconfort ou de stress se feront sous anesthésie gazeuse. Les animaux feront l’objet d’une surveillance clinique et sanitaire journalière sur la durée de la procédure. Des soins adaptés seront donnés aux animaux affectés, par ou sous l'autorité du vétérinaire ou mis à mort selon les recommandations définies dans la consigne en vigueur. Un plan d'action sera établi et mis en place lors d'évènements inattendus. Le nombre de manipulations sur l’animal sera réduit au strict nécessaire car le stress lié à la manipulation peut avoir un impact sur la réponse inflammatoire et immunitaire et donc sur la sévérité du lupus. Des critères d'arrêt anticipé seront mis en place pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile. La gravité du lupus sera évaluée grâce à un système de cotation pour permettre d’anticiper les dommages irréversibles de la maladie et mettre à mort les individus impactés et ainsi prévenir des souffrances inutiles.​

Choix des espèces

La grande majorité des modèles et techniques utilisés dans la recherche médicale et pharmaceutique a été décrite chez le rat et la souris. De nombreuses données sur les modèles de lupus chez la souris existent déjà dans la littérature et peuvent être utilisées pour la mise en place des modèles et aider à l'avancement des projets (exemple : effets de molècules de réfèrences). Adulte : Les données de la littérature indiquent que le lupus peut être induit chez la souris adulte et se manifeste chez des souris mutantes ou transgéniques de 5 à 24 semaines d'âge.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Poules : 1250
Souffrances
▲ -
▲ 1250
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1250
 -
 -

Prélevées sur le troupeau reproducteur d'un élevage exempt d'organismes pathogènes spécifiques, 1 250 poules subissent chacune une prise de sang unique, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le prélèvement se fait sur animal vigile, au sinus occipital ou à la veine de l'aile, en cinq minutes au plus, avec un risque d'hématome, d'hémorragie ou de picage. Le sang part vers des laboratoires qui en isolent des globules rouges pour titrer des virus, des cellules immunitaires pour des tests in vitro, ou en tirent du sérum pour faire pousser des bactéries. Le porteur souligne que ces poules ne sont pas élevées uniquement pour fournir du sang et qu'elles retournent toutes au troupeau après le prélèvement.

Objectifs

Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques ont régulièrement besoin de sang de poulet exempt d'organismes pathogènes spécifiques (EOPS) pour entre autres : isoler des cellules immunitaires comme les leucocytes pour des tests in vitro, iIsoler des globules rouges et réaliser des tests d’hémagglutination pour le titrage de virus ou encore produire du sérum pour réaliser des études de croissance bactérienne. Un maximum de 250 prélèvements sont réalisés par an. Chaque série de prélèvements concerne au maximum 20 individus. Chaque animal n'est concerné que par un prélèvement sanguin sans répétition.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de fournir des échantillons de sang de volailles EOPS nécessaires aux études portant sur la réponse immunitaire (isolement de cellules immunitaires), aux études de certains virus (titration des virus grâce des tests d’hémagglutination) et la production de sérum.

Procédures

Prélèvement de sang sur animaux vigiles. Chaque animal ne sera sujet qu'à un prélèvement de sang sans répétition. La durée du prélèvement n'excède pas 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pourraient être liés à une réaction suite au prélèvement de sang : hématome, hémorragie, réaction inflammatoire locale, voire un phénomène d’autopicage (si la prise de sang est réalisée à la veine alaire).

Devenir

Les animaux prélevés faisant partie du troupeau reproducteur, tous les animaux sont maintenus dans l’élevage après prélèvement.

Remplacement

L’objet de la demande est la fourniture de sang de volaille à statut EOPS (Exempts d'organismes pathogènes spécifiques) comme échantillon biologique, le recours à l’animal est donc nécessaire.

Réduction

Les prélèvements sont réalisés sur des animaux du troupeau reproducteur de l’élevage EOPS : il s’agit donc d’animaux destinés au renouvellement de l'élevage et à la fourniture d’animaux expérimentaux. De ce fait, les animaux ne sont pas produits et utilisés exclusivement pour la fourniture de sang. De plus, le nombre d’animaux prélevés est adapté au plus juste en fonction du nombre de prélèvements et volume de sang requis.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe et bénéficient d'un enrichissement physique : perchoir, nid et bolduc suspendu dans chaque cage. 5 nids sont à disposition des poules pour la ponte. A l’issue de chaque prélèvement, une attention particulière est portée au comportement des animaux afin de détecter d’éventuels signes de souffrance. Un renforcement positif par récompense alimentaire est envisagé (petits vers secs par exemple). Il n’y a pas de désinfection de la zone de prélèvement (pour éviter toutes projections ou contacts avec les yeux). Il n’y a pas de point de compression au sinus occipital (un léger point de compression est réalisé lorsque le sang est prélevé à la veine allaire). Les aiguilles ont une garde et sont donc adaptées pour un prélèvement au sinus occipital. Les prises de sang seront réalisées par 2 opérateurs auxquels les animaux sont habitués : l’un maintient l’animal par une légère contention et l’autre procède au prélèvement de sang. Qu’une prise de sang ne dure pas plus de 5 minutes et qu’elle est réalisée dans le calme.

Choix des espèces

Les besoins de sang concernent des tests in vitro ou des mises au point de méthode pour des recherches portant sur le modèle volaille. Animaux de production adultes : Les prélèvements sont réalisés sur des animaux adultes afin de pouvoir fournir le volume requis par les scientifiques. C'est également moins préjudiciable pour les animaux car le prélèvement est plus facile (animal de plus grande taille).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Deux millimètres de queue coupés en dix secondes sur des souriceaux vigiles, sans anesthésie : 300 souris subissent ce prélèvement dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Celles dont le génotype ne correspond pas à celui recherché sont tuées, les autres partant vers un projet autorisé ou vers le maintien de la lignée, quand elles ne sont pas tuées elles aussi. Le porteur écrit que les méthodes non invasives testées n'ont pas donné de résultats exploitables et qualifie ce projet de "nécessaire". Aucune connaissance n'est produite ici, le prélèvement sert à trier un élevage et à fournir aux laboratoires des lots d'animaux homogènes.

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale. Dans le cadre de certains projets scientifiques, des lignées d’animaux sont développées et élevées. Pour maintenir ces lignées et fournir des animaux adaptés à ces projets, il est donc important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer des lots expérimentaux homogènes et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il n’est cependant pas toujours possible de réaliser des prélèvements de tissus selon des méthodes non invasives. L’objectif de ce projet est de présenter la méthode de prélèvement utilisée par notre équipe pour caractériser les souris génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre une sélection des animaux d’intérêt et ainsi une optimisation de la gestion et de l’élevage des modèles animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des utilisateurs pour les projets scientifiques autorisés.

Procédures

Prélèvement unique de 2mm de l’extrémité de la queue sur animaux vigiles sous contention - Durée: 10 secondes par animal

Impact sur les animaux

Les nuisances engendrées sont le stress inhérent à la préhension et à la contention des animaux et la douleur lors du prélèvement du tissu.

Devenir

Les animaux au génotype non recherché seront mis à mort. Les animaux au génotype recherché seront : a/ Utilisés dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé ; b/ Utilisés pour le maintien de la lignée ; c/ Mis à mort avec ou sans prélèvements post mortem.

Remplacement

A ce jour, les techniques de prélèvements de tissus non invasives que nous avons testées n'ont pas donné de résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés utilisés dans le cadre d’une utilisation dans les projets scientifiques autorisés.

Réduction

L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consiste à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au strict nécessaire pour leur utilisation dans des projets scientifiques autorisés ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective plusieurs stratégies sont mises en œuvre : - Seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues. Les autres sont conservées congelées. - Les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence. - Les schémas d’accouplement sont adaptés pour limiter au maximum la génération d’animaux au génotype non pertinent ou la nécessité d’avoir à génotyper et donc d’avoir à effectuer des prélèvements sur les animaux (croisement entre individus de même génotype).

Raffinement

La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée ce qui permet de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une fois le prélèvement réalisé, l’animal est remis dans sa cage et un suivi de la cicatrisation au point de prélèvement est assuré.

Choix des espèces

La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent de poser de nombreuses questions scientifiques en biologie fondamentale, environnementale, santé humaine et animale avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèces, dont l’être humain. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies (cancers, maladies neurodégénératives…). Les prélèvements de l’extrémité de la queue seront réalisés entre 10 et 21 jours après la naissance. En effet, durant cette période, l’extrémité distale de la queue est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie car peu douloureux et avec des risques hémorragiques extrêmement réduits.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 466
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ 286
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 466

Toutes tuées à l'issue pour un prélèvement d'organes, 466 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Élevées avec une flore intestinale définie ou dépourvues de tout micro-organisme, elles reçoivent pendant cinq semaines un régime appauvri en protéines et en graisses, censé reproduire la sous-nutrition infantile et permettre de suivre l'évolution des bactéries de leur intestin. Le porteur affirme que ce régime n'induit ni sensation de faim ni phénotype délétère et que le projet ne devrait entraîner que des nuisances modérées. Les effectifs annoncés se recoupent sans être rapportés au total, 180 souris gavées deux fois, 250 saignées juste avant la mise à mort, 160 mesurées sous anesthésie, 90 contenues pour mesurer leur composition corporelle et 36 isolées en cage métabolique.

Objectifs

La période de croissance juvénile, s'étendant de la naissance à la maturation sexuelle, représente une phase cruciale dans la vie des animaux, marquée par des interactions complexes entre l'hôte, sa nutrition et les bactéries de sa flore intestinale (microbiote). La sous-nutrition infantile reste un défi majeur à l'échelle mondiale, et celle-ci conduit à des altérations significatives de la flore intestinale des individus malnutris. Par ailleurs, des travaux de recherche ont démontré qu'une intervention probiotique, consistant en l'administration de micro-organismes vivants en quantités adéquates, peut partiellement atténuer les phénotypes néfastes associés à la sous-nutrition chez un modèle préclinique de rongeur. Notre objectif est d'utiliser divers modèles de souris présentant une flore intestinale définie, composée de bactéries rigoureusement caractérisées, afin d'explorer les interactions entre l'hôte, son microbiote, et les relations au sein de cette dernière au cours de la croissance juvénile dans un contexte de dénutrition. Pour ce faire, nous envisageons d'implanter différentes populations bactériennes dans des souris « stériles », dépourvues de tout micro-organismes et de comparer la dynamique de croissance de ces animaux nourris avec un régime appauvri en protéines et en graisses par rapport à des animaux ayant un régime normal. Dans un second temps, nous souhaitons caractériser l'évolution génétique de ces souches au cours d'un tel challenge nutritionnel. Ces expérimentations visent à approfondir notre compréhension des mécanismes sous-jacents permettant à la flore intestinale et à la nutrition d'influer conjointement sur la croissance juvénile des animaux.

Bénéfices attendus

Chez l'homme, 155 millions d'enfants sont aujourd'hui victimes de malnutrition dans le monde et la sous-nutrition chronique au stade juvénile entraîne un retard de croissance sévère et des séquelles physiologiques à long terme qui ne peuvent être corrigées par les stratégies classiques de renutrition. Des études récentes, ont établi que des composants de la flore intestinale peuvent modifier la trajectoire de croissance des animaux. Cependant, malgré les progrès récents dans l'étude des relations complexes entre la nutrition, la croissance et les microbes intestinaux, les mécanismes moléculaires à l'origine de ces bénéfices médiés par la flore bactérienne sur un hôte mammifère restent mal compris. Ici, en utilisant de nouveaux modèles de souris à flore définie, nous nous proposons d’étudier comment les constituants et les activités de la flore intestinale, associés à la nutrition, influencent la croissance juvénile. Au-delà de l'impératif d'améliorer la nutrition mondiale pour prévenir la dénutrition, concevoir des stratégies d'intervention pour remédier à ceux qui souffrent déjà de dénutrition est également un impératif urgent. Ce projet s'attaque à ce problème important et nous pensons que notre travail contribuera à l'élucidation des mécanismes moléculaires qui sous-tendent l'interaction hôte-microbes en relation avec la dénutrition.

Procédures

Dans le cadre de ce projet : - 180 souris seront gavées à l’aide d’une sonde 2 fois à 48h d’intervalle. Ce geste prend une trentaine de seconde. - 268 souris seront soumise à un régime nutritionnel faible en protéines et en graisses pendant 5 semaines au maximum. Ce régime n’induit pas de sensation de faim (isocalorique d’un régime normal), ni de phénotype délétère.- Sous anesthésie générale, 160 souris auront leur taille mesurée en début et en fin de procédure sous anesthésie générale ce qui prend moins de 2 minutes et subiront deux prélevement sanguin à 15 jours d’intervalle. Ce prélevement prend de l'ordre d'une minute - 250 souris subiront un prélèvement de sang juste avant la mise à mort. - 304 souris seront pesées chaque semaine pendant 5 semaines au maximum ce qui prend environ une minute - 90 souris subiront une contention de 2 minutes maximum afin de mesurer leur composition corporelle - 36 souris seront placées seules dans une cage adaptée pour mesurer leurs dépenses énergétiques.

Impact sur les animaux

Ce projet ne devrait entraîner que des nuisances modérées sur les animaux : Le gavages des animaux ne devrait entrainer qu'un léger stress lié à la contention et un inconfort mineur lors du gavage. La mesure de la taille des animaux à P21 et P56 et les prélèvements sanguinss n'induiront qu'un léger stress lors de l'induction de l'anesthesie. Les pesées induiront un leger stress associé à la contention de l'animal afin de déterminer son identification. La contention pour analyse de la masse corporelle des animaux induira également un stress modéré : le temps de contention associé à la mesure est au maximum de 2 minutes Le stress associé à l'isolement des animaux en cages métaboliques restera modéré et limité au strict necessaire.

Devenir

L'ensemble des animaux mis en procédure seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements d'organes après mise à mort.

Remplacement

Cette étude implique une réponse intégrée de l'organisme et de sa flore à l'ingestion de divers régimes alimentaires ce qui nécessite une étude chez l’animal. Aucun modèle in vitro ne permet de reproduire la complexité d'un organisme dans son entier et des interactions avec sa flore dans un contexte de malnutrition. C'est pourquoi cette étude nécessite d’expérimenter sur l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats obtenus, tout en contournant le problème de la variabilité inter-individuelle des paramètres. Dans une optique de réduction, nous allons prélever en fin de procédure, après mise à mort, l’ensemble des organes qui pourraient nous intéresser mais sur lesquels nous n’avons pas prévu de travailler pour le moment et les conserver au congélateur pour d’éventuelles analyses ultérieures. Dans la mesure du possible, les anciens reproducteurs seront utilisés dans le cadre d’autres projets ou mis à mort pour collecter des organes.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de ce projet expérimental, la croissance en poids sera mesurée individuellement chaque semaine afin d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. Les animaux seront identifiés en début de procédure afin de permettre un suivi individuel de ces paramètres. La prise alimentaire sera également mesurée pour vérifier que les animaux s’alimentent correctement, et la nourriture sera mise directement dans la litière au début de la procédure expérimentale afin de faciliter l’accès aux souriceaux qui viendront d’être sevrés. Les prélèvements sanguins se feront sous anesthésie gazeuse suivi d’un point de compression jusqu’à l’hémostase complète. Tout au long des expériences, à l’exception des mesures de dépense énergétique, les animaux seront maintenus en groupes sociaux d’au moins deux individus. L’atteinte des points limites entraînerait alors la mise à mort des individus concernés. Le challenge nutritionnel réalisé a déjà été pratiqué au laboratoire et ne devrait pas apporter de souffrance animale. La contention lors la mesure de la composition corporelle est limitée au strict minimum. L'analyse du métabolisme se fera dans une cage comportant des enrichissements (morceau de bois, tube en plastique) n'interférant pas avec l'analyse.

Choix des espèces

La souris, qui est un animal omnivore, est un modèle classique en nutrition humaine. En raison de la connaissance de son microbiote, et des modèles disponibles, il s'agit d'un modèle préclinique de choix afin d’étudier la flore dans une étude nutritionnelle. Pour l’élevage, les animaux doivent être matures sexuellement c’est pourquoi l’inoculation de la flore intestinale des animaux se fait à 8 semaines de manière à pouvoir accoupler les animaux vers 10 semaines. Pour les expériences les animaux utilisés seront suivis tout au long du challenge nutritionnel du sevrage à l'âge de 21 jours jusqu'à l'âge de 56 jours. L'objectif du projet est d'étudier les interactions entre l’hôte et son microbiote pendant la période juvénile. Pour cela, les animaux doivent être inclus dans la procédure dès le sevrage, qui est une période clé de la croissance de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Macaques à longue queue : 67
Souffrances
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Devenir
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 59

Pour tester une molécule censée limiter les dommages de la moelle osseuse après une irradiation de guerre ou d'accident nucléaire, 67 macaques à longue queue sont utilisés, dont 59 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chacun subit une irradiation corporelle totale sous anesthésie générale, trente jours d'administration quotidienne, jusqu'à seize ponctions de sang veineux et six ponctions de moelle osseuse en trois mois, chacune sous anesthésie. Le porteur indique qu'environ la moitié des animaux témoins, ceux qui ne reçoivent pas le traitement, devraient atteindre un point limite après des pétéchies, une anémie, des saignements digestifs et une anorexie. Les 59 macaques irradiés seront tués pour constituer une tissuthèque, les 8 autres, qui n'auront reçu que la molécule, pouvant être réutilisés dans d'autres protocoles après avis vétérinaire.

Objectifs

Dans un contexte de guerre nucléaire ou d’accident nucléaire majeur, l’exposition à une forte dose de rayonnement ionisant conduit notamment à des dommages de la moelle osseuse, qui produit les cellules sanguines. Ces atteintes sont parmi les premières causes de mortalité des victimes civiles comme militaires. En dépit des avancées des dernières décennies, le besoin d’une molécule capable de réduire ces effets et de mise en œuvre facilitée dans le contexte d’un afflux de nombreuses victimes demeure. Le but du présent projet est d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle molécule pour 1) réduire la gravité des dommages de la moëlle osseuse et 2) accroitre le taux de survie des victimes. Cette évaluation sera réalisée chez le primate non humain (PNH). En effet, le présent projet est mené en parallèle du développement clinique de cette molécule et il apportera les données d’efficacité qu’il n’est pas possible d’obtenir chez l’humain. Les résultats obtenus seront inclus dans le dossier d’enregistrement. Une étude de pharmacologique préliminaire a déjà été réalisée chez le PNH et ses résultats seront utilisés dans raffiner notre étude. Conformément aux recommandations européennes, l’évaluation de l’efficacité thérapeutique sera réalisée chez des modèles animaux mâles et femelles. Des molécules dérivées de la nouvelle molécule pourront éventuellement être testées en complément, dans le cadre d’études pilotes. Cette étude comportera 2 phases : • une phase d’efficacité pilote, réalisée étape par étape, sur de petits nombres d’animaux, • si la la phase pilote est concluante, une étude d’efficacité incluant suffisamment d’animaux pour permettre une analyse statistique robuste.

Bénéfices attendus

Valider un nouveau traitement des lésions de la moelle osseuse après une exposition à des radiations, en particulier dans les situations d'urgence où il y a un grand nombre de victimes. L'objectif est de trouver une méthode efficace pour traiter ces lésions le plus rapidement possible et améliorer les chances de guérison des personnes touchées.

Procédures

Irradiation corporelle totale unique sous anesthésie générale Administration quotidienne pendant 30 jours de traitements médicamenteux (médicamenteux (voie orale, sous-cutanée ou intraveineuse ; durée de chaque traitement : 10 minutes maximum). Une éventuelle implantation d’une chambre d’administration du traitement sous anesthésie générale. Durée de l’intervention 30 minutes. Suites possibles : réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie rare, durée de 1 à 5 joursPonctions de sang veineux (16 ponctions maximum sur une durée de 3 mois) et de moelle osseuse (6 maximum sur une durée de 3 mois) sous anesthésie générale durant 30 à 45 minutes chacune.

Impact sur les animaux

Après l’irradiation, les animaux qui ne peuvent reconstituer leur hématopoïèse sont victimes de petits saignements visibles sur la peau sous la forme de pétéchies, conséquence du manque de plaquettes. La perte de sang correspondante provoque une anémie et une fatigue jusqu’à des difficultés de respiration, entre 10 et 20 jours après irradiation. Des troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements, diarrhées et saignements digestifs peuvent se produire. Une anorexie résultant en une faible perte de poids est possible, entre 10 et 40 jours après irradiation. Une atteinte des points limite est attendue chez environ la moitié des animaux témoins. L’administration des molécules peut causer un stress.. L’éventuelle chirurgie pour implanter une chambre d’administration du traitement peut induire une réaction locale au site d’incision -gonflement, suintement de la plaie), rarement : une hémorragie et/ou une infection. Les anesthésies peuvent induire une légère perte d’appétit dans les premières heures qui suivent, pouvant causer une déshydratation chez les animaux qui sera surveillée et compensée au besoin.

Devenir

Animaux irradiés : mise à mort pour analyse anatomopathogique et constitution d’une tissuthèque Animaux non irradiés : les animaux ayant reçu uniquement le traitement pourront être réutilisés dans d’autres protocoles après un avis vétérinaire favorable.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de modèles animaux pour réaliser ce projet. L’évaluation de l’efficacité d’une molécule pharmacologique capable de réduire la durée et la profondeur l’atteinte de la moelle osseuse radio-induite sévère chez l’humain nécessite une étude de la réponse intégrée à l’échelle de l’organisme entier. D’autant plus qu’en cas d’irradiation corporelle totale où d’autres tissus que le tissu hématopoïétique, notamment le système digestif, sont impliqués. Il est donc nécessaire d’utiliser un organisme entier présentant les caractéristiques physiologiques et immunologiques les plus proches de l’humain que possible. Le modèle expérimental primate non humain (macaque) répond à ces requis entrant pleinement dans le cadre de l’évaluation d’un traitement d’une « maladie » létale . Il reproduit de plus le caractère intrinsèquement hétérogène des dommages radio-induits observés après irradiations accidentelles, lié notamment à l’atténuation du rayonnement par l’épaisseur corporelle. Ce paramètre est fondamental pour tester la capacité d’une molécule à stimuler l’hématopoïèse résiduelle issue des zones relativement sous exposées.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire. L’étude préliminaire inclura les animaux de façon échelonnée, pour tirer parti des résultats des cohortes précédentes afin de minimiser le nombre d’animaux inclus. Dans la même optique de réduction, nous réaliserons une phase de preuve de concept avec un nombre réduit d’animaux par groupe (n=4 ou 5), avec des cohortes échelonnées. Cette phase sera considérée un jalon décisif pour la poursuite de l'étude. L’étude permettant une analyse statistique robuste, qui inclut un nombre plus important d’animaux par groupe (n=8), nécessaire pour démontrer l’efficacité de la molécule candidate, utilisée seule ou en combinaison, selon les recommandations des agences réglementaires, ne sera réalisée que si la preuve de concept est concluante. Le nombre d’animaux par groupe a été calculé pour permettre de mettre en évidence l’efficacité du traitement selon les méthodes statistiques en vigueur.

Raffinement

Les interventions et l’irradiation seront effectuées sur des animaux anesthésiés. Les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et des mesures seront réalisées à chaque anesthésie. Une grille de suivi clinique et biologique, basé sur notre expérience et sur la bibliographie, a été établi. Ce score pourra être adapté si besoin afin de suivre de plus près l’évolution clinique des animaux pour limiter au mieux la souffrance. Les traitements seront réalisés en première intention sur les animaux vigiles après un entrainement comportemental par conditionnement opérant de type click-training, faisant appel à la collaboration des animaux. Après l’éventuelle chirurgie pour implanter une chambre d’administration des traitements,une surveillance accrue sera réalisée pendant 15 jours avec une échographie de contrôle à J15 post implantation. En cas de douleurs, une analgésie sera mise en place. Suivi quotidien : • Suivi de l’état général des animaux vigiles (1x/j minimum, week-end compris). En cas de modification de comportement de l’animal ou de signe de souffrance, un signalement vétérinaire sera effectué. • Les animaux seront scorés chaque jour avec la grille précédemment établie avec les vétérinaires de l’installation. Cette grille a une valeur prédictive quant à la possible dégradation de l’animal. Si un PNH venait à atteindre un score limite, un vétérinaire et le directeur d’étude seront consultés immédiatement pour prendre une décision rapide quant au devenir de l’animal. • Si des atteintes inattendues surviennent ou si l’animal démontre une souffrance non anticipée, une analgésie sera mise en place si pertinente et un vétérinaire et le directeur d’étude seront également consultés immédiatement pour prendre une décision rapide quant au devenir de l’animal. Suivi lors des prélèvements : En plus du suivi clinique (poids, température), un suivi biologique complémentaire sera réalisé. Ce suivi sera réalisé à une fréquence plus rapprochée au début de l’étude puis progressivement espacée lorsque la période critique sera passée. Transport : les animaux seront transportés vigiles, par paire au minimum. Des jouets, de l’eau et de la nourriture seront à leur disposition. Hébergement : les animaux seront hébergés en accord avec la réglementation et bénéficieront d’un l’enrichissement multimodal : sensoriel, alimentaire, social et ludique (jouets fixes et mobiles).

Choix des espèces

Le macaque cynomolgus jeune adulte (2 à 8 ans), qui est notre modèle animal historique, a été retenu pour ce projet car : - Il présente des caractéristiques physiologiques, hématologiques et immunologiques proches de l’humain adulte. - Il permet de plus de par sa taille, son âge (hématopoïese mature non sénescente) et son épaisseur corporelle de reproduire le caractère hétérogène des irradiations accidentelles (gradient de dose et donc de dommage antéro-postérieur significatif) fondamental pour tester la capacité d’une molécule à stimuler l’hématopoïèse résiduelle post accidentelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 92
Souffrances
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▲ 92
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Devenir
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 92

Gavés deux fois par sonde, vingt-quatre heures puis une heure avant d'être tués, 92 rats sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Leur sérum et leur cœur servent ensuite à mesurer, sur cellules et ex vivo, l'effet protecteur d'extraits de romarin issus de l'agriculture régionale. Une grille de score de 0 à 18 est prévue, la mise à mort étant décidée au-delà de 15, pour une procédure qui se réduit à deux gavages. Le porteur écrit que ces traitements ne devraient pas avoir de conséquences néfastes aux doses choisies, après avoir indiqué que le gavage peut être à l'origine de douleurs modérées ou de stress.

Objectifs

Explorer le rôle protecteur cellulaire des phytonutriments issus d'extraits de Romarin (Rosmarinus officinalis), plante issue de l’agriculture régionale, sera intéressant dans le cadre de la prise en charge préventive de patients à risque d’infarctus du myocarde. Notre but sera d’évaluer les effets protecteurs cellulaires de la prise préventive d'extraits de Romarin. Notre approche est novatrice puisque les extraits ne seront pas disposés directement sur les cellules, mais le seront indirectement : après passage dans l’organisme, via le contact avec le sérum des rats traités par voie orale. Ainsi nos cellules seront mises en contact avec des extraits de Romarin, mais également avec leurs formes métabolisés ayant eux-aussi des propriétés anti-oxydantes. Notre objectif sera d’étudier des effets protecteurs cellulaires de sérum issus de rongeurs ayant eu un traitement oral avec des extraits de Romarin et leurs implications sur le stress oxydant. Nous évaluerons également ex vivo la cardioprotection induite par ces extraits suite à un test mimant l'infartus du myocarde. Ce projet a reçu un financement.

Bénéfices attendus

Explorer le rôle protecteur cellulaire des phytonutriments issus de Romarin, plante issue de l’agriculture régionale, sera donc intéressant dans le cadre de la prise en charge préventive de patients à risque d’infarctus du myocarde. Notre approche permettra de déterminer quelle formulation est la plus efficace pour protéger les cellules endothéliales ainsi que le cœur. Des stratégies préventives cardio-vasculaires ne sont pas très nombreuses et sont très attendus pour certains patients ne pouvant pas réaliser le traitement préventif de référence (activité physique).

Procédures

Les animaux subiront chacun deux traitements par voie orale (intervention évaluées à moins de 15 minutes) 24h puis 1h avant le sacrifice. Ces traitements ne devraient pas avoir de conséquences néfastes sur les animaux aux doses choisies.

Impact sur les animaux

Le traitement oral peut être à l’origine de douleurs modérées ou de stress pour l’animal. Néanmoins, toutes ces procédures seront réalisées par des personnels expérimentés. Les animaux seront surveillés tout au long de la procédure pour s’assurer de leur bien-être. Par ailleurs, les prélèvements de sang seront réalisés seulement après pré-anesthésie puis anesthésie léthale.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de permettre le prélèvement d'organes cibles.

Remplacement

Des expérimentations sur cellules sont actuellement conduites pour évaluer les différents mécanismes qui impactent la fonction des cellules cardiaques et endothéliales. Cependant la question posée ici est complexe et l’évaluation de l’effet des molécules et de leurs extractions sur modèle animaux vivants est nécessaire afin d’évaluer la biodisponibilité et l’efficacité biologique. L’intégration de l’expérimentation animale apparait donc comme nécessaire afin de compléter ce projet de recherche.

Réduction

Le nombre d'animaux a été établi pour permettre d'obtenir des résultats statistiques robustes et fiables. Ceci en se basant sur des résultats de la littérature scientifique et une analyse statistique permettant de déterminer le nombre minimum d'animaux à inclure pour démontrer une différence entre nos groupes.

Raffinement

Le protocole a été conçu pour limiter au maximum le stress subit par les animaux. Les animaux seront acclimatés 7 jours après leur arrivé à l’animalerie avant toute procédure. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un personnel formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Afin d’éviter toute douleur, les prélèvements seront réalisés post mortem suite à une anesthésie et une euthanasie. Durant toute la procédure expérimentale (gavage avec utilisation d'aiguille en plastique souple), les animaux seront suivis et en cas de douleur une injection d'analgésique est prévue. Au cours de la procédure expérimentale, le bien-être des animaux sera évalué par un personnel formé à l’aide d’une fiche intégrant les différents points limites (cf annexe). Sur la base de cette grille, un score est attribué (de 0 à 18). Si le score est compris entre 5 et 9, l’animal sera alors observé attentivement (deux observations par jour), et une prise en charge antalgique pourra être envisagée. Si le score est compris entre 10 et 14, un soulagement de la souffrance sera systématiquement envisagé (même protocole d’analgésie), l’animal sera surveillé de façon renforcée (plusieurs observations par 1/2 journée afin de s'assurer des effets de l'antalgie), et un second avis pourra être demandé en vue d’une éventuelle euthanasie. Enfin, si le score est compris entre 15 et 18, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiovasculaire des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in-vivo. L’utilisation du même animal pour différentes analyses permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. De plus, notre équipe est spécialisée dans l’étude des effets cardiovasculaires ce qui facilitera nos expériences d’ischémie-reperfusion ainsi que nos analyses biochimiques. Afin d’éviter des modifications liées au développement des animaux, les rats seront utilisés à un stade mature (12semaines) pour être représentatif d’une population adulte.