Procédures légères
Biodistribution de resvératrol marqué à l’oxygène
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
440 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour que leurs organes soient prélevés, et 165 d'entre elles subiront dix gavages étalés sur douze jours quand d'autres n'en subiront qu'un seul. Chaque gavage dure moins d'une minute et peut irriter l'œsophage au point de faire perdre du poids à l'animal. L'objet est de savoir où va le resvératrol une fois ingéré et comment l'organisme le transforme, le porteur affirmant devoir travailler sur un "organisme entier". Le bénéfice qu'il annonce reste méthodologique et conditionnel, la technique de marquage "pourrait être appliquée à d'autres composés".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de savoir dans quels organes se retrouve un composé dont les propriétés de neuroprotection ont déjà été démontrées une fois qu’il a été ingéré par l’animal. Ce projet nous permettra aussi de comprendre comment ce composé est dégradé, transformé par l’organisme et comment il agit ce qui, à ce jour, n’est pas complètement identifié.
Bénéfices attendus
Le développement de la nouvelle méthode de marquage associée à l’imagerie que nous proposons permettrait de déterminer la nature et la localisation du resvératrol et de ses métabolites. Cette méthode pourrait être appliqué à d’autres composés.
Procédures
Gavage sur animal vigile : 165 souris, 1 fois. Gavage sur animal vigile : 55 souris, 1 fois par jour sur 2 jours. Gavage sur animal vigile : 55 souris, 1 fois par jour sur 5 jours, pause de 2 jours, puis 1 nouveau gavage. Gavage sur animal vigile : 165 souris, 1 fois par jour sur 5 jours, pause de 2 jours, puis 1 fois par jour sur 5 jours. Un gavage dure moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Possible perte de poids liée à une irritation de l’œsophage à cause du gavage. Stress lié à la contention au moment du gavage.
Devenir
Les animaux seront mis à mort car nous souhaitons ensuite analyser les organes prélevés.
Remplacement
Les composés seront vérifiés et validés avant d’être administrés aux animaux. Cependant nous souhaitons connaitre le comportement des composés une fois ingéré par l'animal (où va-t-il ? dégradation ?), pour cela nous devons travailler sur un organisme entier.
Réduction
Seuls les composés validés in vitro seront testés. Si les résultats obtenus avec les premiers composés testés ne sont pas concluants, nous n'irons pas plus loin. Sur les échantillons prélevés nous prévoyons de faire des analyses qui nous permettront de mieux comprendre le mécanisme d’action des molécules.
Raffinement
Les souris seront suivies quotidiennement par le personnel de l’animalerie ainsi que par les expérimentateurs en suivant des critères bien définis. En cas de souffrance des mesures conservatoires seront mises en place pour soulager l'animal. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas alors il sera euthanasié. Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel, maison, paille) sur un portoir filtrant.
Choix des espèces
Des travaux précédents ont déjà été réalisés avec ce composé. Afin d’avoir un point de comparaison et positionner la méthode que nous avons développer nous travaillerons dans les mêmes conditions que nos prédécesseurs. Pour cela nous utiliserons la souris à l’âge adulte de 8 semaines. A cet âge les souris ont une taille raisonnable qui facilite leur manipulation diminuant ainsi le stress lié à leur manipulation.
Administration d’un agoniste de l’hormone de libération de l’hormone lutéinisante (LHRHa) pour la synchronisation de l’oestrus chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
Toute femelle dont l'inconfort ne pourra pas être soulagé rapidement sera mise à mort, le point limite est posé d'emblée. 40 souris femelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour la moitié et modéré pour l'autre, 20 tuées à l'issue et 20 réutilisées après quinze jours de repos. Elles reçoivent deux injections hormonales à 24 heures d'intervalle pour synchroniser leur cycle, et 20 d'entre elles subissent une chirurgie de transfert d'embryons de cinq minutes sous anesthésie. Les souriceaux qui naîtront de ces transferts seront tués à dix jours, le porteur indiquant ne pas pouvoir s'en servir. La finalité est logistique : valider une méthode qui diviserait par sept ou huit le nombre de femelles gardées en stock pour les activités de service de l'animalerie.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de tester une nouvelle méthode, appelée synchronisation, afin de générer des femelles souris en pseudogestation. Nous avons besoin de femelles en pseudogestation pour effectuer des transferts d'embryons. Cette technologie de reproduction est essentielle pour la production de nouvelles souches animales et le maintien des ressources génétiques. Le transfert d'embryons est couramment utilisé dans nos laboratoires et animaleries dans diverses applications : redérivation de souches de souris, revitalisation d'embryons congelés et de spermatozoïdes congelés par fécondation in vitro (FIV). Pour générer ces futures mères-porteuses, l'accouplement des femelles est possible uniquement dans la phase d'acceptation du mâle, une phase bien précise du cycle de reproduction de la souris. Il faut donc pouvoir identifier cette période. Actuellement, la technique utilisée pour générer de futures mères-porteuses c'est le tri visuel. Elle est très connue, mais chronophage et nécessite l'utilisation de nombreux animaux. On regarde chaque souris individuellement pour déterminer la période de son cycle et ainsi déterminer les femelles prêtes à s'accoupler. Tous les centres de recherche utilisent cette technique pour obtenir des mères-porteuses. La nouvelle technique que nous souhaitons tester consiste à injecter aux souris femelles une hormone pour synchroniser leur cycle. Ainsi, quatre jours après l'injection, toutes les femelles seront en phase d'acceptation du mâle, propice à l'accouplement. Ces femelles seront accouplées avec des mâles vasectomisés pour générer des femelles en pseudogestation. On souhaite valider cette technique afin de la mettre en application en routine dans notre laboratoire, ce qui nous permettrait sans altérer la qualité de nos prestations de réduire drastiquement le nombre d'animaux en stock.
Bénéfices attendus
Nos objectifs sont d'évaluer la technique de synchronisation dans un lot de souris femelles, en déterminant l'efficacité de celle-ci dans nos procédures de routine par rapport au tri manuel et visuel des femelles dans un grand groupe de femelles. On cherche à valider cette technique dans notre laboratoire pour considérablement réduire le nombre de femelles nécessaires en stock (de l'ordre de 7-8 fois moins). De plus, le nombre de mâles vasectomisés nécessaire sera aussi,considérablement réduit car les rendements attendus seront meilleurs. La technique contribue donc aux 3R en réduisant le nombre d'animaux et en affinant la technique d'obtention de pseudo-gestantes.
Procédures
Les souris recevront 2 injections sous contention rapides de 5 secondes, à 24h d'intervalle, visant la synchronisation. Puis certaines, (maximum 20) auront une chirurgie de transfert d'embryons (5 minutes) sous anesthésie et analgésie. Ces dernières recevront 3 injections pour induire l'anesthésie/analgésie, dont 2 sous contention rapide de 5 secondes et une lorsqu'elle dormiront encore afin de limiter le stress de l'animal.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent présenter un léger stress de courte durée lors de la contention pour pratiquer les injections. Une petite douleur peut être ressentie par l'animal lors des injections (hormone de synchronisation, antalgique et anesthésique). Les points de surveillance pour les injections sont les suivants (cas très rares) : rougeur, gonflement, traces de griffures si l’animal se gratte au site d'injection. Les animaux opérés pour le transfert d'embryons (acte chirurgical), sont anesthésiés et reçoivent un traitement antalgique efficace pour limiter au maximum les nuisances. Les points de surveillance pour ce type de chirurgie sont l'apparence de l'animal (état du poil, mimiques faciales...), son comportement (mobilité, éveil...), l'aspect du site de chirurgie (rougeur, gonflement, écoulement, automutilation...). Ce sont, là encore, des cas très rares, car nous avons une grande expérience de ce type de procédures.
Devenir
Les femelles pseudogestantes sur lesquelles sera pratiqué un transfert d'embryons par chirurgie seront mises à mort à l'issu des tests afin d'enregister les données nécessaires à l'analyse de cette étude. Les animaux nés issus des transferts d'embryons, seront mis à mort à 10 jours puisque nous ne pouvons pas nous en servir pour nos diverses activités de service. Les femelles pseudogestantes qui ne présentent pas de bouchon vaginal ou non utilisées en transfert d'embryons seront remises en stock afin de les utiliser pour d'autres activités de service après une période de repos de 15 jours.
Remplacement
Pas d’autre possibilité que le recours à l’animal vivant pour l'analyse de la synchronisation du cycle oestral sur le bon déroulement de la production de la pseudogestation, puis sur la chirurgie de transfert d'embryons, de la gestation et des naissnces de nouveaux-nés.
Réduction
La production de souris femelles pseudogestantes avec le tri manuel des femelles en proestrus et les transfert d'embryons sont des techniques bien connues. Il existe bon nombre de données témoins. Ainsi, nous avons uniquement besoin de faire des groupes expérimentaux pour la production de femelles pseudogestantes avec la synchonisation. Nous avons choisi un effectif de 40 femelles réparties en 4 lot de 10 femelles pour chaque expérience de synchronisation. Parmi ces 40 femelles, seulement 5 maximum par lot, soit 20 femelles au total seront anesthésiées et subiront un transfert d’embryons par chirurgie. Ces effectifs ont été calculés afin d'obtenir des résultats suffisamment robustes pour l'analyse de l'effet de la synchronisation.
Raffinement
Le personnel en charge de cette étude est habitué à ces gestes techniques car ils sont pratiqués en routine depuis des années dans notre laboratoire. Les femelles restent sous surveillance après leurs injections afin d’observer aucune apparence physique externe de souffrance. Lors de la chirurgie de transfert d'embryons, les animaux sont anesthésiés et reçoivent un traitement antalgique adapté à ce type de procédure. Du gel oculaire est placé systématiquement sur les yeux des animaux anesthésiés afin de prévenir tout dommage de la cornée de l’animal. De plus, les animaux anesthésiés sont placés sur une plaque chauffante pour pallier toute déperdition de chaleur liée à l’anesthésie. Une injection conjointe de sérum physiologique tiédi sera réalisée pour compenser les éventuelles pertes hydriques liées à la chirurgie et limiter la déperdition de chaleur. Cette compensation a pour objectif de permettre aux animaux une récupération idéale post chirurgie. Les animaux opérés restent en observation jusqu’à leur complet réveil en bonne forme. Des enrichissements sont mis à disposition dans la cage des futures mères lors de leur convalescence et gestation (nids et croquettes). Les femelles en stock seront hébergées en groupe pour leur permettre de garder un lien social. Comme il s'agit ici d'un test de validation d'une technique, si une douleur ou un inconfort est détecté sans pouvoir la soulager rapidement et efficacement, la femelle sera mise à mort.
Choix des espèces
Les rongeurs sont de petits mammifères à reproduction rapide qui sont très largement utilisés par la communauté scientifique. Ils sont de très bons modèles expérimentaux puisque 99% de leurs gènes présentent un gène homologue chez l'Homme. Nous voulons générer des souris pseudo-gestantes pour être mères-porteuses. Il faut donc des femelles et qu'elles soient en âge de procréer soit entre 9 semaines et 6 mois. Pour chaque lot, les femelles auront un âge variable, comme lors de nos activités de service, sans incidence sur les expériences.
Mise au point de techniques d’imagerie et de spectroscopie de Résonance Magnétique Nucléaire in vivo chez le rongeur sain
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Troubles endocriniens
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Rats : 50
Trois à quatre séances d'IRM de deux heures chacune, sous anesthésie gazeuse, avec injection d'un produit de contraste : 50 souris et 50 rats en bonne santé passent par ce protocole, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet ne porte sur aucune maladie, il sert à mettre au point des séquences d'imagerie, et le porteur annonce comme retombée de "faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients". Il décrit cette imagerie comme non invasive, indolore et sans nuisance attendue, tout en programmant la mise à mort de chaque animal. Le seuil qui la déclenche n'a rien de médical : les rats sont tués quand ils atteignent 500 grammes et les souris 45 grammes, poids au-delà desquels ils ne rentrent plus dans l'appareil disponible en routine.
Objectifs
Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes et de mécanismes physiopathologiques. Une grande partie des connaissances en biochimie, physiologie ou pharmacologie ont été acquises grâce à l’étude des modèles animaux. Dans ce contexte, l’imagerie et la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) sont des techniques d’investigation non irradiantes, non invasives, n’entrainant pas de douleur ou de souffrance chez l’animal anesthésié. L’application de ces méthodes in vivo chez le petit animal permet la caractérisation et la compréhension de modèles de pathologies, tant d’un point de vue anatomique que fonctionnel. Elle permet également la validation préclinique de nouvelles molécules à visée thérapeutique et l’étude des mécanismes d’action de médicaments actuellement utilisés. Le premier avantage de l’imagerie RMN in vivo est la possibilité de suivre des phénomènes biologiques complexes chez un animal au décours de sa pathologie et donc d’utiliser moins d’animaux que lors d’approches in vivo invasives. Le second avantage de l’imagerie RMN in vivo tient au fait que les technologies utilisées (aimants RMN, produits de contraste) sont identiques à celles utilisées chez l’Homme, permettant ainsi une recherche biomédicale translationnelle. Or la mise au point de cette approche nécessite régulièrement de nouvelles séquences d’acquisition et méthodologies qui doivent être développées, évaluées et optimisées sur des animaux avant d’être applicables dans des projets de recherche. Ainsi les objectifs principaux du projet mené sur des rongeurs sont : • d’optimiser les paramètres d’acquisition de séquences existantes afin de les adapter au mieux au modèle biologique et à ses spécificités ; • de développer et mettre au point de nouvelles techniques d’imagerie et de spectroscopie RMN.
Bénéfices attendus
Le développement et la validation de nouvelles méthodes en imagerie et spectroscopie RMN contribuent à faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients
Procédures
L’examen RMN est effectué sur un équipement dédié aux investigations chez le rongeurs sous anesthésie . Les animaux sont placés dans un système permettant de les réchauffer et de suivre leurs constantes physiologiques (température, fréquence respiratoire) pendant les 2h que dure l’IRM. Nous estimons que 3-4 examens RMN sous anesthésie seront réalisés sur un animal au cours du projet, avec un intervalle minimum d'une semaine entre 2 anesthésies.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles liées à l'injection d'un produit de contraste (réduites car l'injection est effectuée sous anesthésie). Aucune nuisance liée à l'imagerie in vivo n'est attendue.
Devenir
Les animaux seront utilisés pour plusieurs examens IRM, ils seront mis à mort lorsqu'ils auront atteint un poids de 500 G pour les rats et 45 G pour les souris (poids limite compatible avec nos équipements RMN disponibles en routine).
Remplacement
Avant d’être appliqués dans le cadre de pathologies d’intérêt, les développements méthodologiques et instrumentaux dédiés à l’imagerie in vivo du petit animal doivent être validés in vivo.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux: - dans la mesure du possible, un maximum d’étapes nécessaires au développement méthodologique et instrumental sera réalisé sur fantôme ; - les animaux ayant subi une anesthésie gazeuse seront utilisés pour plusieurs examens RMN. Chaque examen sera espacé d’au moins 1 semaine. Un animal pourra être évalué plusieurs fois jusqu’à ce qu’il ait atteint un poids de 500g pour les rats et 45g pour les souris, poids limites compatibles avec les équipements RMN disponibles en routine. Aucune analyse statistique n’est envisagée en routine pour les validations des développements méthodologiques. Cette validation sera appréciée par la capacité à répondre à la question posée et la reproductibilité de la méthode sera évaluée chez 3-5 animaux.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés pendant une période suffisante lors de leur arrivée. Ils seront hébergés en milieu enrichi (social et environnemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress, dans une pièce thermorégulée ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; changement de litière 1 fois par semaine. Il faut considérer que les animaux seront habitués à être manipulés par l’expérimentateur et observés quotidiennement, ce qui permet de déceler des signaux de stress, de douleur ou d'inconfort. L’IRM est non invasive et effectuée sous anesthésie et suivi physiologique continu : installation de l'animal dans un berceau dédié avec suivi en continu de la température corporelle (utilisation d’un système de chauffage intégré dans le berceau dont la température est contrôlée et adaptée en fonction de la température de l’animal) ; monitoring de la fréquence respiratoire pendant toute la procédure (ce qui permet d'adapter la profondeur d'anesthésie). Ce monitoring permet de déceler un problème (fréquence respiratoire irrégulière et en baisse, température en baisse malgré le chauffage), ainsi l'acquisition peut être interrompue avant l'atteinte des points limites définis pour l'imagerie, l'anesthésie arrêtée et l'animal réveillé sous surveillance de l'expérimentateur.
Choix des espèces
Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes, de mécanismes physiopathologiques et/ou de traitements. Le rat et la souris sont très souvent utilisés comme modèle. Les modèles rongeur de pathologies sont obtenus par des méthodes physiques, chimiques et pharmacologiques ou par sélection de lignées spécifiques. De nombreux modèles génétiquement modifiés ont également été obtenus par ajout ou retrait de gènes (souris knock-in ou knock-out). Finaliser le développement et/ou la mise au point les méthodes RMN in vivo chez l’animal permettra de réaliser les expérimentations dans des conditions similaires aux futures études. Travailler chez le rat ou la souris offre la possibilité de confronter nos résultats avec une littérature abondante. Au début des expérimentations, les rats et les souris sont utilisés au stade de jeune adulte avec des poids de 200-250 g et 16-20g, respectivement. Au vu du caractère non invasif de la RMN, les animaux anesthésiés pourront être utilisés plusieurs fois et serviront à la validation de plusieurs procédures. Cependant, pour des contraintes matérielles (optimisées pour des rats d’un poids < 500 g et des souris d’un poids < 45 g) et pour nous affranchir des biais dus à des changements dans le métabolisme qui se développeraient plus tard dans la vie de l’animal, les rats seront utilisés jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de 500g et les souris un poids de 40-45g. Avant l'atteinte de ces poids limites, nous estimons à 3-4 anesthésies à l’isoflurane par animal avec un intervalle d’au moins 1 semaine entre chaque évaluation.
Effet des mélanges d’ensilage de luzerne/trèfle violet et de maïs dans la ration des vaches laitières sur l’ingestion et l’efficience alimentaire
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Gardées vivantes pour le renouvellement du troupeau et réutilisables dans d'autres essais, 24 vaches laitières Prim'Holstein sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'intervention se limite à trois prises de sang à la veine, une par période expérimentale, le reste des mesures relevant de la routine d'élevage : quantités ingérées, production laitière, pesées. La plupart seront en gestation pendant l'essai. Le projet mesure l'ingestion et l'efficience alimentaire de rations mêlant ensilage de maïs et de légumineuses, avec l'autonomie protéique des élevages laitiers pour horizon, et le porteur affirme qu'il est "impossible de se passer" des vaches puisque ce sont elles qui ingèrent la ration et produisent le lait.
Objectifs
L’élevage laitier se trouve de plus en plus confronté à la problématique du changement climatique, sous contraintes environnementales, avec le souci d’accroître l’efficience d’utilisation des ressources. Dans ce contexte en mutation, il est reconnu que les légumineuses ont une place de choix, comme fixatrices d’azote atmosphérique, et pour leur capacité à apporter des protéines produites de façon durable dans l’alimentation des ruminants. Si le trèfle blanc est bien connu, et très utilisé au pâturage, les grandes légumineuses, plus adaptées à un contexte de sécheresse potentielle, sont moins bien connues. La luzerne est surtout déshydratée en usine, alors qu’elle pourrait être valorisée aussi sous forme d’ensilage, participant aussi à l’économie d’eau. Une meilleure utilisation des grandes légumineuses sous forme d’ensilage ou d’enrubannage (conservation humide anaérobie) pourrait être une réponse adaptée au contexte changeant actuel, si les conditions de leur utilisation sont mieux définies, notamment en termes de valorisation par l’animal. En effet, les niveaux d’ingestion et l’encombrement induit par ce type de ration sont encore très mal connus. Or, la valeur nutritive de la ration ainsi que son efficience d’utilisation dépendent directement des quantités ingérées par l’animal. L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de la proportion croissante d’ensilage de grandes légumineuses (luzerne et trèfle violet) dans une ration d’ensilage de maïs sur l’ingestion volontaire, l’efficience alimentaire, la production et la composition du lait, ainsi que sur la production de méthane des vaches laitières.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet nous aideront à mieux connaitre l’effet associatif de différentes proportions d’ensilage de grandes légumineuses (luzerne et trèfle violet) mélangé avec l’ensilage de maïs sur l’ingestion et l’efficience alimentaire chez les vaches en lactation. Cela nous aidera à mieux valoriser ces fourrages pour nourrir les vaches laitières de façon plus durable en augmentant la diversité fourragère et l’autonomie protéique des élevages laitiers, et en réduisant les apports de type tourteau de soja extérieurs à ces élevages, l’ensilage de luzerne fournissant les protéines nécessaires à l’animal et dont l’ensilage de maïs est déficitaire.
Procédures
Cette expérimentation concerne des animaux vigiles, élevés conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques. La majorité des mesures ne demande pas plus d’intervention que celles réalisées en routine sur les vaches laitières (mesure de l’ingestion et de la production laitière). Les vaches laitières auront une prise de sang en semaine 4 de chaque période, soit 3 prises de sang au total pour toute l’expérimentation.
Impact sur les animaux
La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l'aiguille la traverse. Le volume du prélèvement de sang est très faible.
Devenir
Les animaux n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptible d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, ils seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est possible.
Remplacement
L’expérimentation concerne directement les réponses zootechniques de capacité d’ingestion et de production de lait des vaches laitières. Il est donc impossible de se passer des vaches laitières qui ingèrent la ration et qui produisent du lait. Par ailleurs, les modèles de prévision disponibles ne permettent pas de prévoir les réponses sur ce type de ration, car les associations d’ensilages pauvres ou riches en protéines en mélange n’ont quasiment pas été étudiés.
Réduction
Le nombre de vaches laitières de chaque lot a été calculé pour permettre de mettre en évidence par analyses statistiques des différences significatives entre les traitements. Ces analyses statistiques permettent de tester l'influence des rations sur les variables de production (ingestion, production laitière, poids...) tout en corrigeant des effets "vache". Compte tenu du schéma expérimental, il est difficile de diminuer le nombre d’animaux sans risquer de perdre trop en puissance statistique.
Raffinement
Les seuls actes invasifs seront des prises de sang, à raison de 3 prélèvements au total par animal pour toute la durée de l’essai. Les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est parfaitement adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux, sanitaires. Elles ne seront jamais en isolement social. Les prélèvements et la surveillance des animaux se feront par des personnes compétentes et habilitées.
Choix des espèces
La problématique de l’étude, spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Au démarrage les vaches laitières seront en milieu de lactation (après le pic de lactation). Comme l’insémination artificielle (pour la future lactation) intervient environ deux mois après le vêlage (de la lactation en cours) selon la pratique habituelle en élevages commerciaux et en particulier dans notre élevage, la plupart des vaches seront également en gestation. Au cours de l’expérimentation, les vaches seront toutes dans les deux premiers tiers de gestation.
Etude de l’expression d’un gène impliqué dans la régulation de l’autophagie après induction d’une inflammation
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection unique de composé pro-inflammatoire, dès le huitième jour de vie pour une partie d'entre elles, ce qui suppose de les séparer de leur mère, et certaines subissent une chirurgie sous anesthésie sans jamais se réveiller. État fébrile passager, hypothermie légère et baisse de mobilité sont attendus. Le lien annoncé avec les troubles du spectre autistique reste lointain, le porteur renvoyant à de futurs tests précliniques l'évaluation de molécules modulant l'autophagie, et il affirme sur le remplacement que l'étude du comportement "ne peut se faire autrement" qu'in vivo.
Objectifs
Les troubles du développement sont en augmentation constante, avec un nombre de cas estimé par exemple pour les troubles du spectre autistique (TSA) à 1 enfant sur 44 aux Etats-Unis pour l'année 2018 et 1 enfant sur 89 en Europe. Les troubles du spectre autistique se caractérisent notamment par une perturbation du comportement social. Parmi les causes récemment décrites dans la littérature scientifique, l’hypothèse d’un défaut d’un processus cellulaire appelé autophagie, au sein des cellules du cerveau, lors du développement chez l’enfant, est émise. Des études récentes ont ainsi démontré, chez l’homme et chez l’animal, un rôle de la dérégulation de ce mécanisme dans la survenue de comportements de type autistique. L’autophagie est le moyen par lequel les cellules éliminent des composés d’origine environnementale. Un défaut dans ce mécanisme d’élimination apparaît alors crucial dans le cadre de l’apparition de troubles du développement, reconnus comme étant le résultat d’une combinaison « gènes x environnement ». Par ailleurs, la complexité des troubles neurodéveloppementaux suggère l’implication de combinaison de type « gènes x environnement ». La littérature scientifique indique ainsi qu’une exposition à des composants environnementaux, notamment pro-inflammatoires, à des stades précoces du développement du cerveau, est impliquée dans la survenue de troubles du développement. Parmi les facteurs environnementaux potentiellement à risque, nous étudions les conséquences d’une stimulation inflammatoire auquel l’individu serait exposé dans les premières semaines de vie, par la mise en place d’un protocole pro-inflammatoire classiquement décrit dans la littérature. Dans ce contexte, notre projet vise alors à étudier entre autres l’expression d’un gène impliqué dans la régulation de l’autophagie et de l’inflammation. Notre projet est complémentaire du travail en cours et permettra d’obtenir des données originales.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie en combinaison avec une exposition précoce à des composés pro-inflammatoires dans le développement du système nerveux central et dans la survenue de troubles du neurodéveloppement, en constante augmentation dans la population générale (les troubles du spectre autistique concernent 1 enfant sur 36 aux USA en 2020, 1/44 en 2018, 1/69 en 2012). A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant l’autophagie pour atténuer la survenue de ces troubles.
Procédures
Une injection unique de composé pro-inflammatoire (durée du geste d’environ 10 secondes). Une chirurgie sans réveil (sous anesthésie et analgésie) de moins de 5 minutes sera réalisée sur une partie des animaux du projet.
Impact sur les animaux
Des nuisances et effets indésirables de stress et de légère hypothermie sont attendus, en lien notamment avec la séparation mère-petits lors des injections, la réalisation de contention, l’induction d’un état fébrile passager suite aux injections. L’injection de l’agent inflammatoire est classiquement utilisée pour induire un état inflammatoire, au-delà de la légère douleur provoquée par l’aiguille. Elle est donc susceptible d’entrainer un état fébrile passager chez l’animal. La manifestation d’une gêne peut se traduire par un animal moins mobile. Une détresse respiratoire et une hypothermie sont possibles lors de l’anesthésie liée à la chirurgie sans réveil.
Devenir
L’ensemble des 864 animaux sera euthanasié en fin de projet afin de prélever les tissus d’intérêt pour traitement par biologie molécule ou histologie.
Remplacement
L’étude de l’effet d’un défaut de l’autophagie combiné à une perturbation inflammatoire précoce, sur le comportement de l’individu ne peut se faire autrement que par des explorations fonctionnelles menées in vivo. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle in vivo, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.
Réduction
Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 864 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. D'une manière générale, nous avons conçu les lots pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les échantillons prélevés seront envoyés à différentes équipes dans le cadre de collaborations. Les données obtenues seront ultérieurement étudiées statistiquement de manière classique. Par ailleurs, pour chacune des approches expérimentales, ce travail servira de base pour de futurs travaux intégrant une exposition précoce à un facteur environnemental afin de calculer le nombre juste d’animaux requis pour comparer d’une manière statistique et robuste les conditions mutantes à la condition contrôle avec une excellente reproductibilité.
Raffinement
Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés plusieurs fois par semaine et à la suite de tout signal d’alerte une grille de suivi est mise en place. Comme défini dans l'agrément de notre établissement, les paramètres environnementaux contrôlés comprennent une humidité de 50 plus ou moins 20 pour cent, une température constante (20-24 degrés celsius). L’éclairage est circadien (8h-20h) pour respecter le rythme biologique des animaux. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et disposent de matériel de nidification (Sizzle square et/ou coton) et d’une maison rouge. Des observations du bien-être sont réalisées quotidiennement. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de troubles moteur ou comportements aberrants, les animaux feront l’objet d’une surveillance accrue pendant 12h, à l’aide d’une grille de suivi Si l’état général de l’animal atteint les points limites (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), les animaux seront euthanasiés immédiatement. Le stress induit par la séparation au moment de l’injection des animaux au 8ème ou 20ème jour de vie est minimisé en réduisant au maximum le temps de séparation avec la mère. Les données de la littérature indiquent que l’injection intrapéritonéale de molécules pro-inflammatoires n’induit pas de trouble majeur évident chez la souris. Les injections sont susceptibles d’entrainer un état fébrile passager chez l’animal. La manifestation d’une gêne peut se traduire par un animal moins mobile. Les animaux seront particulièrement observés après les injections. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur.
Choix des espèces
L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins le modèle qui nous intéresse existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, de nombreux outils ont été conçus et sont disponible pour étudier le comportement, les paramètres physiologiques et biologiques chez la souris et nous maitrisons l’utilisation des outils à disposition. Ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement. Plusieurs stades de développement seront analysés pour comprendre les conséquences de la réponse inflammatoire précoce sur l’expression du gène et sur d’autres marqueurs inflammatoires. Plusieurs stades de développement, seront étudiés : néonatal (injection à 8 jours de vie), jeune (injection à 20 jours de vie), adolescent (injection à 34 jours de vie) et adulte (injection à 89 jours de vie).
Immunogénicité d’un vaccin contre Enterococcus chez les poulet(te)s
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
60 poulets et poulettes de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 50 d'entre eux vaccinés deux fois et 10 formant un groupe témoin, avec quatre prises de sang. Les cinq formulations testées associent une bactérie inactivée à des adjuvants huileux, qui peuvent laisser au point d'injection un granulome inflammatoire de quelques millimètres. La bactérie visée, Enterococcus cecorum, cause dans les élevages des boiteries, des retards de croissance et de la mortalité, et le porteur met en avant des "pertes économiques importantes". Il s'agit d'une première preuve de concept, d'autres études devant suivre si les résultats sont positifs. Tous les oiseaux sont tués à la fin, le porteur expliquant que ces poulets viennent d'une souche sélectionnée pour grossir très vite et pour un élevage à court terme, et que "leur morphologie rend l'adoption inenvisageable".
Objectifs
Etudier la réponse sérologique de poulet(te)s suite à la vaccination par un vaccin inactivé contre Enterococcus cecorum pour confirmer son efficacité à induire une réponse immunitaire satisfaisante pour les utilisateurs. L'interrogation réside dans l'absence de données bibliographiques sur la production d'anticorps à partir de bactérines (bactéries inactivées) du genre Enterococcus, bactéries à Gram positif connues pour être mauvais imunogènes. Il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin sous Autorisation de Mise sur le Marché contre cette bactérie, problématique émergente et devenant majeure en élevage de poulet(te)s de chair en France. Cette bactérie entraîne des troubles locomoteurs allant jusqu'à des poulet(te)s assis, des boîteries, des retards de croissance, de la mortalité, entraînant des pertes économiques importantes. Il y a une forte augmentation des troubles dûs aux enterocoques entre 2006 et 2020 (0,4% portage à 12,9%, dont 53% E. cecorum, déclaration Reseau National Observations Epidémiologiques Aviculture ). Différentes formulations de vaccins seront testées: titres antigéniques et adjuvants différents. Ce sont tous des adjuvants huileux déjà utilisés couramment en Europe dans des autovaccins et/ou vaccins ayant des autorisations de mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Il s'agit d'une preuve de concept, permettant de démontrer la production d'anticorps contre Enterococcus cecorum après vaccination des oiseaux et de comparer les différentes formulations testées. Si les résultats sont positifs, d'autres études seront engagées afin de développer un vaccin contre cette pathologie.
Procédures
les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûres) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang)
Impact sur les animaux
Les nuisances sont : _ le maintien en animalerie _ les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûre) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang) _ les réactions locales de type granulome inflammatoire de quelques mm dûes aux adjuvants (réactions classiques aux adjuvants huileux couramment utilisés en médecine vétérinaire)
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure. Cette décision est prise considérant le type de souche de poulet(te)s concerné qui est à croissance très rapide (animaux très lourds). Ce sont des animaux sélectionnés pour un élevage à court terme et leur morphologie rend l'adoption inenvisageable.
Remplacement
Il s'agit ici d'étudier la réponse sérologique des poulet(te)s suite à l'injection du vaccin. Il n'y a pas de méthode alternative permettant d'évaluer la réponse sérologique in vitro.
Réduction
Dans les monographies de la pharmacopée européenne pour les vaccins poulet(te)s, le test d'activité d'un lot se fait par suivi sérologique sur au moins 10 animaux vaccinés et 3 animaux témoins. Dans cette DAP nous souhaitons tester 5 formulations, avec 10 animaux vaccinés par formulation correspondant au minimum de la pharmacopée pour ce type de test, et avoir un groupe témoin de 10 animaux pour assurer d'avoir un effectif suffisant à une bonne évaluation du niveau sérologique initial des animaux non vaccinés (car animaux venant d'un élevage conventionnel pouvant avoir des anticorps contre Enterococcus avant vaccination).
Raffinement
Les poulet(te)s sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de perchoirs dans chaque logement. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Les animaux sont élevés au sol, sur une litière végétale permettant le comportement naturel de grattage et leur permettant également de s'y rouler pour nettoyer leur plumage.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible du vaccin, pertinente afin d'obtenir les données sérologiques recherchées. Les animaux seront vaccinés à partir de 3 semaines d'âge, correspondant à un âge de maturité suffisante pour la production d'anticorps.
Restriction alimentaire modérée chez la truite arc en ciel
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Ralentir la croissance de jeunes truites pour disposer de poissons de 5 à 25 grammes sur une plus grande partie de l'année : telle est la raison déclarée de ce projet, qui répond à une contrainte de calendrier du laboratoire. 2 500 truites arc-en-ciel y sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées. Elles sont nourries deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, ce que le porteur traduit par une "sensation modérée de faim" pendant au maximum cinq jours par semaine. Cinq cents poissons par an permettent dix extractions de cellules musculaires, soit cinquante truites par extraction, sans que ce rapport soit justifié autrement dans le résumé.
Objectifs
Les cellules souches musculaires qui sont des précurseurs myogéniques, sont indispensables à la croissance du muscle. Pour déterminer précisément la régulation de l'activité de ces cellules souches, nous utilisons un modèle d'étude in vitro de la myogénèse basé sur la culture primaire de ces cellules. La quantité de ce ces cellules dans le muscle diminue rapidement avec la croissance, ce qui nous conduit à devoir utiliser des poissons d'un poids compris entre 5 et 25 g. Néanmoins, la croissance des truites est très rapide à ces stades là et les animaux passent de 5 g à 25g en 2 mois ce qui limite considérablement nos capacités d'expérimentation puisque la truite est une espèce saisonnière qui pond une fois par an. Le projet a pour objectif de ralentir la croissance des animaux pour obtenir des poissons de 5-25 g en décalé et ainsi pouvoir réaliser des expérimentations sur une plus grande partie de l'année. Une fois réalimentés pour être en pleine croissance, ces animaux seront euthanasiés et le muscle sera prélevé pour étudier les modalités de croissance.
Bénéfices attendus
Grâce à ce modèle in vitro de myogénèse, nous cherchons à élucider les mécanismes moléculaires qui régulent l'activité des cellules du muscle. A termes, ces recherches devraient permettre une meilleure maîtrise de la croissance des poissons, et de la qualité de la chair des poissons.
Procédures
Les animaux seront soumis à une restriction alimentaire légère afin de ralentir leur croissance, puis ils seront euthanasiés pour réaliser des prélèvements. Nous prélèverons 500 animaux de 5-25g par an.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être nourris 2 jours par semaine (lundi et jeudi) ce qui va potentiellement engendrer une sensation modérée de faim pendant au maximum 5 jours par semaine.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort par une personne compétente désignée par les responsables de projet. En effet, l'extraction des cellules du muscle nécessite l'euthanasie des animaux. Les responsables du bien-être des animaux sont bien sûr informés.
Remplacement
Il n'existe pas de lignée cellulaire de muscle de truite capable de proliférer et de se différencier in vitro. Il est donc nécessaire de prélever les cellules couches musculaires à partir de muscle de truite.
Réduction
Nous limiterons le nombre de poissons restreints à 500 poissons par an, ce qui nous permet de faire 10 extractions de cellules par an.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, enrichissement). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, NH4+) seront également régulièrement contrôlés.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisées en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (>50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Les poissons utilisés auront un poids compris entre 5 et 25g, car c'est à ce poids qu'il y a le plus de cellules souches musculaires dans le muscle de truite.
Evaluation de l’immunogénicité de candidats vaccins chez le Guinea Pig.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Pour vérifier que des candidats vaccins déclenchent bien une réponse immunitaire avant tout essai d'efficacité, 160 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Ils reçoivent jusqu'à trois injections, par la bouche, sous la peau, dans l'abdomen ou dans le muscle sous anesthésie, et subissent un prélèvement de sang sous anesthésie jusqu'à une fois par semaine. Le porteur indique que leur système immunitaire peut s'affaiblir, avec perte de poids, prostration, rougeurs et lésions au point d'injection, et justifie la mise à mort par le fait que seuls des animaux naïfs peuvent servir à ce type d'essai. Une perte de poids égale ou supérieure à 15 % déclenche une pesée quotidienne, et aucun groupe témoin n'est systématiquement prévu, le prélèvement de sang réalisé avant les administrations en tenant lieu.
Objectifs
Selon l'OMS, les maladies infectieuses sont responsables dans le monde de 17 millions de décès par an, soit un tiers de la mortalité et 43 % des décès dans les pays en voie de développement (contre 1 % dans les pays industrialisés). Les maladies infectieuses recouvrent un large spectre de pathologies bénignes comme le rhume ou l’angine, mais également très graves comme l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine, les hépatites, le paludisme, la tuberculose, etc. Si la recherche a permis l’éradication de certaines d’entre elles grâce à la mise au point de vaccins spécifiques et des antibiotiques, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que toutes ces pathologies soient traitées. Dans le cas du développement d'un vaccin, il convient de s'assurer que le candidat vaccinal permet d'induire une réaction immunitaire spécifique chez l'animal sain après injection, permettant le développement d'anticorps spécifiques contre la pathologie visée, avant la réalisation d'études d'efficacité (challenge vaccinal). Ce projet a donc pour objectif de caractériser l'immunogénicité de candidats vaccins après administration chez le cobaye.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de sélectionner de nouveaux candidats vaccins pour des études d'efficacité, et ainsi contribuer au développement de nouveaux vaccins contre de nouvelles cibles ou plus performants que ceux actuellement disponible sur le marché.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection unique ou répétée (maximum 3 injections durant l’étude) par voie per-os, sous-cutanée, intrapéritonéale (vigiles) ou intramusculaire (sous anesthésie) des produits tests en respectant les volumes d’injection recommandés. Sur animaux vigiles, ces administrations seront réalisées en environ 1 minute, pour les administrations IM réalisées sous anesthésie la durée est d’environ 5 minutes. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 1 fois par semaine (et avant euthanasie) jusqu’à la fin de l’étude en respectant les volumes éthiques recommandés. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 5 minutes (anesthésie comprise).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront présenter des réactions immunitaires différentes selon les produits testés. Il est possible que leur système immunitaire soit affaibli entrainant l’apparition de signes cliniques (général : perte de poids, prostration, réduction de la mobilité ou local : rougeur, gonflements, lésions au site d’injection). Les animaux seront manipulés régulièrement pour différents actes (pesées, administration des produits, prélèvements de sang) et pourront subir plusieurs anesthésies au cours des études susceptibles d’induire un stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole car seul des animaux naïfs peuvent être utilisés, ils ne pourront donc pas être inclus dans d’autres protocoles. De plus dans certains cas, des organes pertinents (tels que la rate, les ganglions lymphatiques et la moelle osseuse) seront prélevés pour déterminer l’immunogénicité des produits testés.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser l'immunogénicité d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la réaction immunitaire induite d’un produit dans un organisme vivant.
Réduction
Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant de conclure sur un réel pouvoir immunogène du traitement testé, des groupes d’au moins 5 animaux seront constitués. Un groupe contrôle ne sera pas systèmatiquement prévu car un prélèvement de sang "baseline" sera réalisée en amont des administrations sur tout les animaux et servira de contrôle pour l'ensemble des anaylses de l'étude (dosage des anticorps spécifiques et/ou analyses biochimiques).
Raffinement
Une période d’acclimatation de 7 jours minimum sera respectée pour les cobayes. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux en parcs ou en cages (hors isolement des animaux pour agressivité ou blessure qui pourra être jugé nécessaire par le vétérinaire) avec les enrichissements appropriés (bâtonnets de bois, galets de foin ainsi qu’une plateforme et une cachette). Les animaux seront observés quotidiennement afin de déceler précocement tout signe clinique anormal et de mettre en place des mesures de prise en charge aussi rapidement que possible (mesures de soutien de type désinfection de plaies, hydratation, isolement etc. ou mise à mort si nécessaire). Des pesées régulières seront réalisées : minimum 1 fois par semaine et entre 24 et 72h post-administration des candidats vaccinaux. La fréquence des pesées pourra être augmentée en fonction de l’état clinique des animaux : une pesée quotidienne sera réalisée si l’animal est en perte de poids égale ou supérieure à 15% de son poids maximal atteint durant l’étude. Dans les 24 à 72h post-administration des candidats vaccinaux, une observation du site d’injection sera réalisée pour s’assurer qu’aucune anomalie n’est visible. Les administrations des produits en intramusculaire seront réalisés sous anesthésie. Lors des anesthésies, du gel oculaire sera appliqué sur la cornée des animaux pour éviter une déshydratation et une attention particulière sera portée pour éviter l’hypothermie : mise en place de tapis chauffant et/ou réveil des animaux sous lampe chauffante.
Choix des espèces
Le cobaye a été choisi pour ce projet car le système immunitaire de cette espèce est très bien caractérisé et la réponse immunitaire est robuste. De plus, le cobaye présente une similarité immunologique plus proche de celle de l’homme comparé à d’autres modèles animaux tels que la souris, permettant ainsi de mieux prédire la réponse immunitaire chez l’homme. Les animaux seront inclus dans les études entre 250 et 500g correspondant à environ entre 3 et 6 semaines pour les mâles et entre 4 et 7 semaines pour les femelles. A ce stade de développement les animaux sont adultes et ont un système immunitaire mature. Leur poids permet le prélèvement de volume de sang suffisant et répété pour réaliser les analyses du taux d’immunogénicité mais également d’autres tests biochimiques.
TUSHI imaging pour comprendre le rôle des cellules microgliales dans le développement de l’obésité
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une perfusion intracardiaque de trois minutes sous anesthésie profonde, précédée d'une ouverture du thorax : c'est le seul acte que la rubrique des procédures décrit pour les 96 souris de ce projet, classées en souffrance légère et toutes tuées. Leur cerveau est prélevé pour être découpé en tranches et imagé au microscope, afin de caractériser la forme et la mobilité des cellules microgliales de l'hypothalamus. La moitié des animaux passe à huit semaines à un régime riche en graisses, élément qui n'apparaît pas dans la description des procédures mais dans la justification du choix de l'espèce. Le porteur mentionne aussi l'usage d'un appareil de stéréotaxie et un stress lié à l'injection, sans préciser quelle injection est pratiquée ni à quel moment.
Objectifs
Afin d'envisager de nouvelles thérapies pour lutter contre l'obésité et ses comorbidités, il est nécessaire de mieux comprendre les phénomènes biologiques qui régulent la prise alimentaire et le poids corporel. Les neurones du groupe de l'hypothalamus (partie assurant un double rôle de contrôle des sécrétions hormonales et de contrôle de l'activité du système nerveux végétatif tel que les organes viscéraux) sont sensibles aux signaux de la périphérie qui les informent du statut énergétique de l'organisme. La consommation d'un régime riche en graisses et en calories (HFD: High Fat Diet) entraîne une neuroinflammation (inflammation des neurones) dans l'hypothalamus. La microglie, une population de cellules immunitaires dans le cerveau, est également connue pour être impliquée dans la régulation du poids corporel. En effet, elles participent à la neuroinflammation dans l'hypothalamus suite à un régime HFD. Leur activation varie en fonction de la période d'exposition au régime HFD (entre les premiers jours et plusieurs semaines). Des publications récentes ont montré que la limitation de l'activation de la microglie en réponse à l'HFD limite la neuroinflammation. Cependant, les recherches sur la dynamique morphologique microgliale (vitesse des processus, etc.) à l'état de base chez des souris exposées au HFD pendant une période aiguë sont encore insuffisantes. Dans ce projet, nous visons à clarifier le rôle de la microglie dans le développement de l'inflammation hypothalamique en réponse à un régime alimentaire riche en calories et à caractériser les changements dans la microglie ainsi que son effet sur la dynamique de l'interaction microglie-neurone. Pour cette étude, nous utiliserons une approche génétique (utilisation d'animaux transgéniques), une technique de microscopie récemment développée et l'emploierons sur des tranches de cerveau frais de l'hypothalamus dérivées de souris nourries au HFD pour quantifier la morphologie microgliale, les vaisseaux sanguins, etc.
Bénéfices attendus
Les informations obtenues grâce à ce projet nous permettront de mieux comprendre le rôle de la microglie de l'hypothalamus dans le développement de l'obésité et les caractéristiques morphologiques de la microglie.
Procédures
La réalisation d'une perfusion intarcardiaque sur animal anesthésié sera induite durant 3 minutes
Impact sur les animaux
L'effet indésirable attendu sur les animaux est le stress durant l'injection. Après l'induction la souris sera anesthésiée et endormie (en vérifiant la profondeur d'anesthésie sur l'animal grâce à l'abscence de réflexe, vérifié par pression sur les pattes arrières).
Devenir
A la fin de la procédure, toutes les souris seront euthanasiées afin de récupérer le cerveau et réaliser des tranches pour être imagées au microscope
Remplacement
La souris est l'espèce de choix pour l'étude du système nerveux des vertébrés, qui fournit des informations très facilement transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. L'objectif de ce projet étant de caractériser la réponse microgliale à l'HFD par microscope dans les conditions les plus naturelles possibles. Cette étude ne peut être réalisée de manière pertinente avec des modèles informatiques (in silico) ou sur des micro-organismes, organes ou cellules hors de leur contexte naturel (in vitro). Le microscope sera dans un premier temps validé par l'imagerie de très petites particules fluorescentes (nanoparticules) afin d'avoir les bons réglages au niveau du microscope et ainsi utiliser moins de souris. Cependant, ces échantillons ne permettent pas réellement de reproduire tous les paramètres optiques observés dans les échantillons biologiques.
Réduction
La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes et la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé grâce à des outils statistiques par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique.
Raffinement
A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au cœur de nos préoccupations. Nos animaux naîtront dans notre animalerie dans un haut niveau sanitaire, logés dans des cages collectives, garnis de litière leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouille et d'enrichissement avec une régulation de la température et de l'humidité. Leur prise en charge est confiée à un personnel qualifié et expert. Ils surveillent tous les animaux quotidiennement et l'expérimentateur dispose d'une solide expérience pour la procédure proposée. Nous avons défini différents points permettant de meilleurs conditions tout au long de l'étude : 1) Les animaux arriveront dans la salle d'hébergement à l'âge de 3 semaines et seront habitués pendant 1 semaine. Cette période d'accoutumance réduira le stress des animaux en réponse à l'expérimentateur. 2) Pour supprimer le stress et la douleur liés à la thoracotomie pendant la perfusion intracardiaque, les souris recevront une dose profonde d’anesthésiques par injection intrapéritonéale. Ces doses induisent une perte de conscience rapide et une anesthésie profonde. Nous vérifierons l’efficacité de l’anesthésie par la méthode du pincement du coussinet plantaire avant de commencer l’incision des tissus. Cette procédure sera effectuée par un personnel formé et compétent, ce qui garantira la précision et limitera le stress de l’animal avant la perte de conscience.. 3) L'enrichissement des cages consiste en des carrés de cellulose pour la nidification, un tunnel en carton pour la cachette et des bâtons de bois pour le rongement. 4) Des critères d'évaluation précoces et terminaux appropriés ont été définis : ces critères concernent l'apparence, le changement de poids, le comportement, les signes cliniques (température et respiration) et l'aspect des plaies (le cas échéant). Des mesures conservatrices sont prévues pour chaque critère, afin de gérer rapidement tout changement dans l'état de l'animal comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée. Lorsqu'un critère précoce est atteint, nous demanderons l'avis d'un vétérinaire afin d'envisager la mise en place de soins personnalisés compatibles avec la poursuite de la participation de l'animal à l'étude. En cas d'échec ou d'atteinte d'un critère terminal, l'animal sera retiré de l'étude et sacrifié, afin d'éviter toute souffrance que nous ne pourrions soulager.
Choix des espèces
La régulation du poids corporel, le comportement alimentaire et le metabolisme glucidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De nombreux modèles génétiquement modifiés existent et permettent l’étude de mécanismes moléculaires précis. La souris est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. Toutes les souris de cette étude seront adultes A l'âge de 8 semaines, la moitié des souris sera nourrie au HFD, tandis que l'autre moitié sera nourrie au régime standard. Cet âge est celui où la croissance du crâne est considérée comme achevée, ce qui nous permet d'utiliser l'appareil de stéréotaxie et d'utiliser les coordonnées stéréotaxiques des atlas de référence habituels. Enfin, la forte proximité biologique entre l’homme et la souris en ce qui concerne le controle de la prise alimentaire fait de la souris un bon modele prédictif. En particulier, dans le cadre de cette étude, l'inflammation des neurones de l'hypothalamus induite par un régime obésogène est retrouvé à la fois chez la souris et chez l’Homme.
Étude du rôle de récepteurs spécifiques dans le traitement de l’information par les cellules cérébrales dans le modèle murin.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
5 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, chacune pouvant enchaîner jusqu'à vingt séances d'habituation puis trente-deux séances d'enregistrement d'une heure trente, tête immobilisée, et vivre en cage avec une plaque métallique fixée sur le crâne. L'implantation se fait sous anesthésie générale, après une injection dans une zone du cerveau, et le porteur indique que le dispositif peut gêner l'animal par son encombrement et limiter son comportement habituel. Toutes sont tuées, une partie pour les analyses post-mortem et les autres parce que leur modification génétique interdit de les réutiliser. L'objet immédiat est de comprendre comment des récepteurs NMDA participent au traitement de l'information visuelle, alors que les retombées annoncées, de nouvelles pistes contre la schizophrénie, l'autisme, la dépression ou la douleur chronique, sont renvoyées au long terme.
Objectifs
Notre projet de recherche vise à comprendre comment le cerveau traite les informations visuelles. Nous étudions des récepteurs spéciaux dans le cerveau, appelés récepteurs NMDA, qui jouent un rôle crucial dans le traitement de l'information par les cellules cérébrales. Notre hypothèse est que les différences dans le fonctionnement et le nombre de ces récepteurs sur divers types de neurones, en particulier les interneurones, influencent grandement la façon dont notre cerveau traite ce que nous voyons. Nous pensons que ces variations sont essentielles au bon fonctionnement de nos réseaux cérébraux et à notre capacité à percevoir et comprendre le monde visuel qui nous entoure. Cette recherche pourrait nous aider à mieux comprendre certains problèmes de vision et potentiellement ouvrir de nouvelles pistes pour les traiter.
Bénéfices attendus
Les maladies du cerveau ont des répercussions majeures sur la santé des individus, leur autonomie, leur éducation, leur emploi, leur mobilité et leurs relations personnelles, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est d'une importance fondamentale de comprendre les propriétés de base qui régissent la force, le dynamisme, l'étendue spatiale, la localisation anatomique et les composants moléculaires des connexions synaptiques entre des types de neurones spécifiques formant un réseau neuronal dans des états normaux et pathologiques. Plus précisément, nous pensons que le dysfonctionnement du néocortex est à l'origine de déficiences cognitives et de troubles tels que la schizophrénie, l'autisme, la dépression, ou encore de symptômes de douleur chronique. Cependant, nous ne comprenons pas encore comment les circuits du cortex fonctionnent normalement ni comment ils se dérèglent dans ces troubles. Nous espérons que ces études nous permettront d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces troubles. Grâce à l'utilisation d’animaux génétiquement modifiés, nous serons en mesure de cibler des types de cellules et des réseaux spécifiques afin de fournir un cadre physiopathologique permettant de comprendre les maladies du cerveau et à long terme améliorer nos connaissances dans ce domaine afin d’améliorer également la prise en charge des patients.
Procédures
Un petit prélèvement du bout de la queue sera fait sur une partie des jeunes animaux vigiles (1 fois, moins d’1min). Durant une procédure chirurgicale menée sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée, une partie des animaux recevra une injection dans une zone du cerveau (1 fois, durée 45minutes maximum). Une autre partie des animaux aura en plus de l’injection une implantation d’un dispositif sur leur tête lors de la même procédure chirurgicale, toujours sous anesthésie générale et analgésie adaptée (1 fois, durée 1h maximum). Ils seront ensuite habitués au dispositif expérimental pendant 5 jours, avec 1 à 2 sessions quotidiennes en commençant par quelques minutes et en augmentant progressivement jusqu'à 1h30 maximum . L’habituation pourra être prolongée d’1 semaine si nécessaire, soit 20 sessions maximum par animal avec 1h30 maximum par session. Puis pour une partie de ces animaux des enregistrements quotidiens de 1h30 sont effectués, sur animal vigile, pendant 4 jours consécutifs, pendant 3 mois avec 1 semaine de repos entre chaque période d’enregistrements de 2 semaines, soit 32 sessions maximum par animal avec 1h30 maximum par session. Pour l’autre partie, un protocole d'enregistrement similaire sera mis en œuvre mais précédé d’une courte anesthésie générale pour implanter un dispositif d’enregistrement cérébral (60 minutes, une fois). Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire, avec une partie d’entre eux euthanasiée lors d’une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie adaptée (sans réveil, durée 10 minutes).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir un stress dû aux manipulations et contentions nécessaires au cours du projet. L'implantation d'une plaque métallique sur la tête des animaux pour l'imagerie biphotonique nécessite une procédure chirurgicale qui pourra générer une douleur et un inconfort pendant quelques jours ainsi qu’un risque d’infection. Une telle procédure implique une anesthésie générale qui entrainera une hypothermie, une sécheresse oculaire et un risque de dépression cardio-respiratoire. De plus, après l'implantation de la plaque métallique, l'animal devra vivre dans la cage avec cette plaque métallique sur la tête, ce qui peut provoquer une gêne due à l’encombrement et limiter son comportement habituel. Afin d'imager l'animal sous un éclairage à deux photons et réaliser des enregistrements neurophysiologiques, les animaux seront éveillés mais leur tête sera immobilisée, ce qui limitera les mouvements de la tête et génèrera un stress pour les animaux. Pour connaitre le patrimoine génétique des animaux nous prélèverons un petit fragment de la queue pouvant générer une brève et légère douleur.
Devenir
À la fin des procédures, une partie des animaux sera euthanasiée afin de réaliser des analyses post-mortem et les autres seront euthanasiés car il ne pourront pas être réutilisés en raison de leur modification génétique.
Remplacement
Il n’y a malheureusement pas d’alternatives à l’utilisation d’animaux pour ces expériences, car l'objectif est de découvrir le fonctionnement de zones spécifiques dans le cerveau intact. Il s'agit d'une question empirique qui nécessite l'examen de circuits intacts pour y répondre. Il n'existe aucune lignée cellulaire qui récapitule avec précision la physiologie neuronale des animaux, et comme nos expériences étudient les interconnexions entre les neurones qui se produisent dans le cerveau intact, ces expériences ne seraient pas possibles en culture cellulaire. Il est important de noter que notre projet scientifique global comporte une composante alternative à l’expérimentation animale: l’analyse de modèles in silico (création d’un modèle numérique du circuit neuronal étudié incluant les résultats de notre caractérisation expérimentale). Ce modèle sera diffusé publiquement et constituera une alternative à l’expérimentation animale pour l’étude du rôle fonctionnel de certaines cellules cérébrales spécifiques.
Réduction
Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (5160) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Le nombre d'animaux utilisés dans les procédures sera réduit en effectuant différentes procédures sur un seul animal : les animaux recevront des injections virales et l’imagerie simultanément afin de maximiser les mesures longitudinales multiples sur le même animal. Nos compétences chirurgicales permettront également de réduire le nombre de complications chez les animaux et de minimiser les dommages durables. En outre, notre expertise dans l'entraînement des animaux à être fixées par la tête dans l'installation d'imagerie réduira également la variabilité et, dans une large mesure, les nombres globaux nécessaires pour obtenir une signification statistique dans les cohortes. Enfin, notre choix de la taille de l'échantillon est basé sur des études précédentes et est cohérent avec ceux généralement employés dans le domaine. La taille de chaque groupe sera déterminée par l'utilisation de tests statistiques appropriés, y compris le calcul de puissance. La taille réelle de l'échantillon dépendra de la variabilité de la lecture biologique. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et qu’il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Il est également important de noter que le projet comporte un plan de partage de données. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur la plateforme ebrains.eu (la plateforme de partage de données neuroscientifiques financées par l’U.E.) ce qui permettra à d’autres équipes de profiter de ces données, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et réduira donc le nombre d’animaux utilisés à terme.
Raffinement
Les méthodes utilisées et la manière de traiter les animaux pendant les expériences et dans l’animalerie assureront à ces derniers un minimum de contraintes et un maximum de bien-être. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les procédures expérimentales sont les plus appropriées pour minimiser toute douleur, souffrance, anxiété/détresse ou dommage que les animaux pourraient subir. Des mesures telles que la formation du personnel, l'habituation, l'acclimatation et le temps de récupération sont prises pour réduire tout au maximum l’impact physique et psychologique potentiel des procédures expérimentales. Les conditions d'élevage et d'hébergement (enrichissement de l'environnement avec des carrés de coton et maison) sont mises en œuvre afin d'accroître autant que possible le bien-être des animaux. Les animaux auront à manger et à boire à volonté. Ils seront observés quotidiennement. La préférence pour les procédures non invasives par rapport aux procédures invasives est prise en considération et, lorsque des interventions invasives sont nécessaires, les directives appropriées en matière d'anesthésie/analgésie seront suivies, en accord avec la structure chargée du bien-être animal. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera le plus petit possible et réalisé sur de jeunes animaux (cicatrisation rapide). Nous vérifierons ensuite la bonne reprise en charge des petits par leur mère. Toutes les interventions chirurgicales seront effectuées sous anesthésie générale et des analgésiques seront administrés avant et après les interventions pour limiter la douleur. Un soutien nutritionnel et hydrique ainsi qu’une surveillance étroite seront mis en place à la suite des chirurgies pour s’assurer de la bonne récupération des animaux. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Les propriétés de base des microcircuits de cellules du cerveau chez la souris sont similaires à celles des autres mammifères, y compris l'homme, ce qui rend les résultats obtenus avec un tel modèle éventuellement transposables à la médecine humaine. Actuellement, seuls les modèles murins nous permettent de visualiser les types de cellules spécifiques que nous étudions. Les souris peuvent être génétiquement modifiées révélant ainsi la fonction de gènes spécifiques. Le développement du cerveau chez la souris est très bien caractérisé, ce qui facilite les études anatomiques et fonctionnelles. Dans ce projet, nous prévoyons d'étudier les mécanismes cellulaires aux stades précoces et tardifs du développement. C'est pourquoi nous prévoyons d'utiliser des animaux pour certaines procédures dès leur naissance et pour d'autres jusqu'à plusieurs mois. Les animaux reproducteurs seront mis en accouplement à partir de l’âge de 2 mois environ jusqu’à l’âge de 12 mois maximum. Dans le cadre de notre étude, nous prévoyons de déterminer le patrimoine génétique des animaux avec un petit prélèvement de l’extrémité de la queue à l’âge de 7 à 10 jours.
Traitement du diabète de type 1 par administration intranasale combinée d’antigènes modifiés et d’anticorps chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Anesthésiées pour recevoir un produit dans le nez une à quatre fois par semaine, les souris de ce projet subissent aussi une injection intraveineuse, un prélèvement de sang et un recueil d'urine hebdomadaire pendant six à vingt-cinq semaines. Elles sont 1 530, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Le porteur indique que les femelles développent un diabète, perdent du poids et s'affaiblissent jusqu'au décès en trois semaines environ, la mesure du sucre dans les urines servant de seuil pour déclencher la mise à mort. L'objectif déclaré est de prévenir le diabète de type 1 chez de jeunes enfants au stade prédiabète, et l'effectif de 1 530 souris n'est appuyé par aucun calcul, le porteur écrivant seulement qu'il sera "réduit au minimum".
Objectifs
Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune résultant de la destruction des cellules bêta du pancréas, productrice d’insuline, par le système immunitaire. Son incidence est en constante augmentation et touche des enfants et adolescents de plus en plus jeunes. Actuellement, on ne guérit pas du diabète. Son traitement est uniquement palliatif, et implique des injections pluriquotidiennes d’insuline, impactant gravement la qualité de vie des patients et n’empêchant pas des complications à long terme. De nombreuses thérapies ont été testées dans le diabète de type 1, avec des succès souvent très mitigés, probablement dus à une intervention trop tardive, c’est-à-dire chez des patients déjà diabétiques alors qu’une grande majorité des cellules bêta est détruite. Les efforts se concentrent maintenant sur la possibilité d’arrêter ou du moins freiner le développement de la maladie au stade « prédiabète ». Cette approche préventive, ciblant principalement de jeunes enfants, implique la mise en place de thérapies avec une grande spécificité d’action et l’utilisation d’une voie d’administration non invasive pour faciliter leur application clinique. Dans ce projet, l'effet de nouvelles thérapies et combinaisons thérapeutiques sera testée dans un modèle de souris qui développe un diabète de type 1 de manière très similaire à l’homme. Des molécules produites par la cellule bêta (telles que l’insuline), modifiées pour augmenter leur efficacité, ainsi que des anticorps qui agissent en s'attaquant à la cause immunologique du diabète de type 1, seront administrés par voie intranasale. Ce choix est motivé par un intérêt clinique grandissant pour cette voie d'administration simple pour délivrer des anticorps, combattre l'inflammation et bénéficier des mécanismes de tolérance immunitaire associés aux muqueuses.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’apporter la preuve de concept des effets thérapeutiques de nouvelles molécules innovantes administrées seuls ou en combinaison par voie intranasale pour moduler les réponses immunitaires et prévenir la maladie chez les enfants au stade de prédiabète. En cas de succès, ces recherches pourraient permettre d’envisager un premier essai clinique de prévention de la maladie qui touche principalement les enfants et adolescents. Cette stratégie, combinant une grande spécificité d’action et l’utilisation d’une voie d’administration non invasive, remplit les exigences de sécurité sanitaire inhérentes au ciblage de populations pédiatriques.
Procédures
*Administration intranasale sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectuée 1 à 4 fois par semaine (1/jour). *Injection intraveineuse sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectuée seule 1 fois. *Prélèvement de sang sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectué 1 seule fois. *Prélèvement d’une goutte d’urine pour mesure du taux de sucre sur souris vigile, 10 secondes, 1 fois/semaine, pendant 6 à 25 semaines.
Impact sur les animaux
Les souris femelles développent un diabète (taux anormalement élevé de sucre dans le sang). Elles perdent alors du poids et s’affaiblissent jusqu’au décès en environ 3 semaines. Les souris peuvent également subir un léger stress lié à l’anesthésie et ressentir des douleurs modérées liées à l’injection intraveineuse et au prélèvement sanguin.
Devenir
Les souris sont mises à mort pour récupération de différents organes nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Remplacement
Des tests cellulaires appropriés seront utilisés pour répondre à des questions mécanistiques précises visant à analyser l’impact des protéines sur les réponses immunitaires. Cependant l’expérimentation animale est indispensable pour évaluer sur modèle vivant l’efficacité thérapeutique de la stratégie proposée pour la prévention du diabète de type 1 et comprendre les mécanismes immunitaires responsables de la pathologie et de l’effet thérapeutique observé.
Réduction
Le nombre de souris utilisé sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique fiable des résultats. Pour chaque souris traitée, plusieurs organes seront prélevés, incluant le tissue nasal, poumons, rate, ganglions et pancréas pour de multiples analyses afin d’obtenir le maximum d’information biologiques et mécanistiques. Aussi, afin de diminuer le nombre de souris utilisé, le protocole donnant le meilleur effet thérapeutique sera déterminé avant de lancer de nouvelles expériences pour comprendre les mécanismes responsables de cet effet.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus (groupes sociaux) dans un environnement enrichi. Des points limites adaptés ont été établis (notamment la mesure du sucre dans les urines pour diagnostiquer un diabète) permettant de mettre à mort l’animal en cas de signes de souffrance ou de développement d’un diabète.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix dans les études sur le diabète de type 1 étant donné la bibliographie existante sur le sujet et la caractérisation des réponses auto-immunes chez cette espèce, et leur similitude avec les observations chez l'homme. Les expériences seront réalisées chez des souris adultes à partir de 6 semaines d’âge afin que les souris aient un système immunitaire mature mais suffisamment jeune pour impacter le développement du diabète.
Mise en place d’une décompensation spontanée de la cirrhose et d’un modèle d’ACLF suite à une induction de la cirrhose par un agent hépatotoxique et d’un désordre métabolique.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Jusqu'à 44 administrations d'un produit toxique pour le foie, deux fois par semaine pendant 22 semaines, par gavage ou par injection dans l'abdomen : c'est ce que subissent des rats arrivés au laboratoire à quatre semaines, pour reproduire une cirrhose puis sa décompensation aiguë. 8 140 rats sont concernés, dont 4 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et tous sont tués à l'issue. Le porteur annonce des animaux en état de choc et en détresse cardio-respiratoire dans les heures qui suivent l'induction, écarte l'analgésie au motif qu'elle introduirait un biais, et écrit viser une gravité "jugée sévère mais qui permette de maintenir des animaux dans un état acceptable du point de vue éthique". Dans les études de survie, le délai jusqu'à la mort compte comme donnée, et c'est l'atteinte du point d'arrêt anticipé qui vaut déclaration de la mort de l'animal.
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche destiné à identifier de nouvelles molécules permettant de traiter la cirrhose à stade très avancé ou une ACLF (acronyme d’Acute on Chronique liver Failure ou décompensation aiguë de la cirrhose) La cirrhose se définit par l'accumulation excessive de fibrose conduisant à la dégénérescence du foie.
Bénéfices attendus
Le pronostic des patients cirrhotiques est variable en fonction de la cause et de son contrôle et de la présence de décompensations. L’ascite réfractaire survient chez 5-10 % des patients cirrhotiques, avec un taux de mortalité de plus de 50 % à 2 ans. Souvent, elle s’associe à d’autres complications comme l’infection spontanée du liquide d’ascite. Lors de la phase terminale de cette décompensation et suivant la qualité de vie du patient, l’espérance de survie en dehors d’une transplantation hépatique n’est que de quelques mois. Dans le cadre de l’ACLF, il est nécessaire de prendre en charge les patients pour des défaillances multiples et de préserver le capitale hépatocitaire des patients. La perte de fonctionnalité du foie durant cette période conduit à un décès du patient de façon précoce. Les traitements actuels sont purement symptomatiques et ne visent qu’à limiter les risques liés à l’hypertension portale, les surinfections, les risques d’hémorragie ou au contraire de thrombose et sont proposés au cas par cas, ce de manière à préserver les chances d’éligibilité à la transplantation. Les solutions thérapeutiques que nous espérons développer visent à agir sur les différents mécanismes conduisant à une réfractarité de l’ascite, la perméabilité de la paroi intestinale et les productions d’ammoniaque à l’origine de l’encéphalopathie pour la décompensation traditionnelle. Elles visent à agir sur les différentes voies à l’origine de la défaillance multiple (inflammation, immunitaire, métabolique et vasculaire) dans le cadre de l’ACLF.
Procédures
Période d’induction : Décompensation spontanée selon les procédures : Jusqu’à 44 administrations par gavage ou par administration intrapéritonéale de composé chimique hépatotoxique, à raison de 2 fois par semaines pendant 22 semaines (15 secondes) ou jusqu’à 44 administrations par administration intrapéritonéale de composé chimique hépatotoxique à raison de 2 fois par semaines pendant 22 semaines (15 secondes). Sur les procédures de caractérisation de chacun des agents inducteurs (procédure 1 et 2), les animaux pourront subir jusqu’à 6 prélèvements de sang à la veine sublinguale intermédiaire (1 minute) sous anesthésie (3minutes). En dehors de ces deux procédures, les animaux subiront un prélèvement de sang intermédiaire à la veine sublinguale intermédiaire (1 minute) sous anesthésie (3minutes). Pour les études de type ACLF, les animaux subiront une administration intrapéritonéale, par voie intraveineuse ou par gavage des agents inducteurs (15 secondes). Pour les études avec test de composés, en dehors de la phase d’induction de la cirrhose et de l’ACLF, les animaux pourront subir jusqu’à 10 administrations par gavage, voie intrapéritonéale ou intraveineuse (15 secondes). Dans certains cas, les 4 administrations avec un volume plus important en intrapéritonéale se fera sous anesthésie (durée 1 minute), avec 4 drainages du dialysat à raison d’une fois par jour (15 minutes) sous anesthésie générale. L’administration intraveineuse pourra être faite par infusion lente à l'aide d'un perfuseur (durée 120 minutes).
Impact sur les animaux
L’induction de la fibrose n’induit pas de douleur mais un inconfort et un stress passager lié à la contention nécessaire pour le gavage ou l’administration intrapéritonéale des agents, l’habituation au geste estompe rapidement ce stress. La gêne est présente mais pas accompagnée d’une analgésie chez l’humain. Les animaux présentant de l’ascite semblent présenter des signes de gêne de posture lorsque celle-ci est abondante sans pour autant présenter des signes de douleurs (grimace scale). L’administration massive d’alcool produisent les effets d’une ivresse importante (perte d’équilibre, ataxie). L’ACLF est un épisode grave chez le patient dont le pronostic vital est engagé. Le modèle animal présente, par voie de conséquence, lors de l’induction de l’ACLF des signes d’inconfort manifestes. L’administration unique ou répétée des agents inflammatoires ont des effets notoires sur les animaux dans les heures qui suivent les inductions. On s’attend à observer des animaux en état de choc et de détresse cardio-respiratoire, avec des épisodes de troubles de la régulation de la température corporelle. Les effets cités sont observés de manière plus ou moins prononcée, ces signes constituent les critères d’atteinte des points limites. Certains animaux présenteront ces symptômes à des stades qui nécessiteront un point d’arrêt anticipé. Dans les situations d’études de survie où le délai jusqu’à la mort est une donnée clé de la procédure, le recours au point d’arrêt anticipé sera appliqué et c’est à ce moment précis que sera déclarée la mort de l’animal. Pour évaluer les effets de nos composés, nous nous fixons comme objectif de reproduire une gravité qui sera jugée sévère mais qui permette de maintenir des animaux dans un état acceptable du point de vue éthique et conservant toute pertinence scientifique.
Devenir
L'intégralité des animaux sera mis à mort à l'issue des procédure afin de pouvoir étudier les biomarqueurs circulant, histologique ou transcriptionnelle permettant de caractériser la pathologie et l'efficacité d'une molécule.
Remplacement
La possibilité de disposer d’un modèle animal qui permet d’évaluer les effets des nouveaux composés sur tous les aspects d'une pathologie présente chez l’homme constitue une étape clé dans la lutte contre ces maladies et font de nos modèles des outils translationnels très pertinents. Bien qu'une première phase de sélection des meilleurs composés soit effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux comme nous le rappelle la règle des 3R’s, l’évaluation finale du potentiel thérapeutique des produits dans des modèles animaux reste cependant nécessaire. Les pathologies étudiées étant multi-organes, le recours à l'emploi d’un animal vivant permet d’évaluer la réelle efficacité des composés dans un système biologique complexe et « global », capable de métaboliser les principes actifs donc de déceler les effets secondaires, capable d'activer toutes les voies de signalisation qui participent à la caractérisation de ce modèle. Son remplacement à ce stade du projet scientifique (phase pré clinique) n'est pas envisageable dans un système biologique isolé ou cellulaire qui quel que soit sa nature ne pourra apporter tous les enseignements issus de l'expérimentation in vivo.
Réduction
La stratégie de réduction consiste à ne réaliser que les essais avec les composés les plus prometteurs ayant satisfait aux étapes de sélection préliminaires in vitro. La réduction du nombre d'animaux est motivée par la longueur/lourdeur des procédures expérimentales, cela nous a conduit lors d'essais pilotes ou préliminaires de cibler le juste nombre d'individus nécessaires à l'obtention de résultats pertinents. Les paramètres que nous étudions in vivo (bio marqueurs, induction/répression de gènes, effets histologiques etc) doivent être relevant. Ces études pilotes nous permettront de caractériser et d’écarter les paramètres dont la pertinence serait trop faible pour être statistiquement décelable qu'avec des effectifs trop importants. Nous disposons de données expérimentales ou publiées dans la littérature sur les paramètres biologiques ou biomarqueurs les plus pertinents et "robustes". La connaissance de la variance de ces biomarqueurs permet de définir un effectif théorique à l'aide d’un test statistique qui associe variance et probabilité d'atteinte d'un seuil de significativité. Cette approche statistique permet d'affiner les effectifs et de réduire donc les nombres d'animaux qui seraient surévalués et non nécessaires à l'obtention d'un résultat biologique relevant. Une priorité sur le développement sera accès par rapport à la prépondérance observée chez l’homme : infection (LPS), consommation excessive d’alcool et/ou intoxication médicamenteuse (APAP), le développement des autres agents précipitants sera envisagé qu'au cas où ceux-ci ne donneraient pas les résultats escomptés. Dans le cas d’administrations de composés par voie veineuse en aigue ou en répétés, peuvent se présenter des difficultés techniques et nous oblige parfois à augmenter les effectifs de façon à combler les pertes.
Raffinement
Les rats sont hébergés par paire, l’enrichissement du milieu est systématisé par l’apport de dispositifs permettant aux animaux de rongeur (blocs ou billes des bois), un apport de coton compressé permet de maintenir l’instinct de création du nid, des tunnels en polycarbonate transparent teintés en rouge sont placés dans les cages pour apporter un espace simulant la dissimulation et favorisant le maintien de l’instinct grégaire des rats. Nous avons opté pour la pose de cathéters qui offrent un accès à l’aide d’un bouton métallique bouché par un obturateur aimanté qui présente l’avantage de pouvoir faire cohabiter les animaux dans une même cage sans crainte d’arrachage du cathéter par les congénères, cela constitue une amélioration significative du bien-être des animaux. L'établissement de points limites dans ce modèle expérimental de défaillance hépatique nous permet d'écarter tout individu susceptible de subir un inconfort trop important ou de la douleur. Bien conscient que nous développons dans ce projet des modèles sévères, nous nous efforçons d'avoir recours à des moyens analgésiques adaptés et non confondants. La pathologie et les mécanismes qui la déclenchent sont en partie connus, l'emballement inflammatoire en est une composante, le recours à des moyens de lutte contre la douleur peut introduire un biais expérimental ; une étape de validation s’impose pour chaque situation.
Choix des espèces
Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour dans le cadre de la cirrhose du foie de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie ou celles qui lui sont associées. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce rat a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. Pour les études menées sur les rats avec une présensibilisation au phénobarbital et induction au composé hépatotoxique, nous utiliserons des animaux de 4 semaines à l'arrivée (75-100 gr) âge préconisé dans la littérature, c’est en effet lorsque les rats ont atteint un poids de 100gr environ que l'effet du phénobarbital est le plus efficace. L'ensemble des autres études (sans présensibilisation au phénobarbital) sera réalisé sur de jeunes adultes, à savoir 6 à 7 semaines (250 à 300 g) à l'arrivée. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental.