Procédures légères

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  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 1000
Rats : 4000
Lapins : 100
Cochons : 750
Moutons : 100
Souffrances
▲ 4950
▲ 1000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5950

Former des internes en chirurgie, des vétérinaires et des scientifiques aux gestes de base mobilise ici 5 950 animaux non-humains, dont 4 000 rats, 1 000 souris, 750 cochons, 100 moutons et 100 lapins. 4 950 d'entre eux sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, les 1 000 autres étant utilisés pour l'apprentissage du gavage, des injections et de la contention, dans des procédures classées en souffrance légère. Chaque animal peut rester une demi-journée à une journée entière sous anesthésie pendant que se succèdent laparotomies, thoracotomies, sutures et anastomoses digestives ou vasculaires, le porteur indiquant faire passer le maximum d'étudiants sur chacun. Les souris viennent de l'élevage maison, écartées pour n'avoir pas le bon génotype, et les rats sont achetés "réformés" chez des fournisseurs, c'est-à-dire déjà destinés à être tués.

Objectifs

Le but est d'aider à la formation médicale pratique initiale des étudiants en médecine (internes des spécialités chirurgicales essentiellement, externes) et des étudiants en sciences (dès le Master 2). Nous assurons également la formation chirurgicale continue auprès des chirurgiens, des vétérinaires et des scientifiques dans le cadre des formations à la chirurgie expérimentale ainsi que pour concevoir ou réaliser des procédures expérimentales obligatoires pour toute personne pratiquant un acte chirurgical chez l'animal de laboratoire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont que les étudiants en chirurgie soient formés aux techniques chirurgicales de bases afin d'avoir toutes les compétences nécessaires à leur activités en fin de cursus, que les chirurgiens ou vétérinaires en activité se forment aux nouvelles techniques chirurgicales et que les scientifiques apprennent les bonnes pratiques et gestes avec les différents modèles animaux (contention, gavage, injection intrapéritonéale, intraveineuse,...) encadrés par des personnes compétentes afin de pouvoir poursuivre leurs recherches dans les meilleures conditions pour eux et pour l'animal (Raffinement).

Procédures

Une partie des petits mammifères (rats et souris) serviront à l'enseignement des gestes de base tels que gavage, injection intrapéritonéale, intraveineuse, contention. Pour les autres et les grands mammifères, les formations visent à former les futurs chirurgiens, gynécologues, vétérinaires et toute personne réalisant des procédures expérimentales chez l'animal. Ces enseignements sont axés sur la maîtrise des gestes chirurgicaux de base tels que la suture ou l'hémostase pour les scientifiques. Les internes des spécialités chirurgicales seront davantage formés sur les sutures, l'hémostase, les anastomoses digestives, les anastomoses vasculaires ainsi que la coelioscopie. En fonction du geste à acquérir, l'animal pourra rester d'une demi journée à une journée sous anesthésie générale (avec vérification des constantes en permanence).

Impact sur les animaux

Pour les gestes réalisés de classe légére (procédure 1), une contention de courte durée sera pratiquée (moins de 1 minute). Lors des injections, une douleur légère de très courte durée est possible au site d'administration. Un léger saignement après les injections, très vite contenu par simple pression digitale, est également possible sans douleur associée. Une couverture analgésique locale sera appliquée pour réduire la douleur qui pourrait être engendrée par les injections (xylocaïne en spray 5%). Pour les procédures 2 et 3 (sans réveil), les interventions chirurgicales consisteront en des laparotomies/thoracotomies essentiellement avec techniques chirurgicales digestives et thoraciques. Les animaux seront tous sous traitement analgésique avec utilisation de dérivés morphiniques (buprénorphine et fentanyl) pour optimiser la prise en charge de la douleur jusqu'à leur mise à mort.

Devenir

A la fin de la procédure 1, étant une procédure légére, les animaux sont réutilisés pour les procédures 2 et 3 (sans retour à l'hébergement entre les deux). Les animaux des procédures 2 et 3 seront anesthésiés puis systématiquement euthanasiés à la fin des procédures. Etant des procédures chirurgicales nécessitant l'apprentissage de l'euthanasie ou des procédures chirurgicales trop importantes ne permettant pas leur réutilisation, l'euthanasie a été décidé comme l'issue la plus favorable.

Remplacement

Dès que possible et en 1ère intention, nous aurons recours à des peaux artificielles, des pelvi-trainers, des mannequins rats et souris, à la technique de la double horloge pour la microchirurgie ainsi qu'à des simulateurs de chirurgie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Pour certaines formations nous sommes également en contact avec des abattoirs qui nous livrent des pièces anatomiques (pieds de porc pour les sutures, périnée de truie pour les sages femmes) afin d'éviter de commander des animaux.

Réduction

Toutes les souris utilisées lors des formations sont des souris provenant de l'élevage de l'animalerie Eops destinées en temps normal à l'euthanasie car elles n'ont pas le génotypage souhaité. En ce qui concerne les rats nous essayons dès que possible de réutiliser des rats en fin de protocole ou nous commandons des rats dits "réformés" chez les fournisseurs, c'est à dire des rats voués à l'euthanasie car incompatibles avec les protocoles de recherche. Enfin, nous faisons passer le maximum d'étudiants sur chaque animal pour réduire au maximum le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement favorable à leur bien-être et répondant à leurs besoins physiologiques et éthologiques (cycle jour/nuit - 12h/12h ; nourriture et eau ad libitum; enrichissements) les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens. Une période de 10 jours d'adaptation sera appliquée à chaque animal. Les manipulations seront effectuées ou encadrées par du personnel formé et habitué à ce genre de geste. Si une anesthésie est nécessaire les animaux seront systématiquement prémédiqués en intra-musculaire ou en intra-péritonéale. Le relais anesthésique est assuré par un gaz anesthésiant (0,5 à 2,5%). Seuls les grands animaux (porcs et brebis) seront intubés. Dès l'anesthésie maintenue, les animaux recevront un analgésique par voie sous-cutanée ou intra-péritonéale. Si nécessaire, pour les procédures de classe légère, un traitement à base d'anesthésique local sera pratiqué pour lutter contre la douleur in situ.

Choix des espèces

Le porc et le mouton ont été choisis pour des raisons anatomiques (similarités avec l'homme). Les rats, souris et lapins ont été choisis pour la formation à la chirurgie expérimentale (espèces utilisées par les étudiants dans leurs recherches) ou pour l'apprentissage des anastomoses vasculaires en ce qui concerne les rats (similarité avec l'homme). Nous prendrons des porcs charcutiers juvéniles et des miniporcs adultes pour une raison de taille. En ce qui concerne les moutons, rats, souris et lapins, nous prendrons des individus adultes pour des raisons anatomiques et de taille étant manipulés lors de travaux pratiques. Cela permet aussi de faciliter cette manipulation des petits mammifères par les étudiants.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 1040
Souffrances
▲ -
▲ 410
▲ 570
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 1040

Une partie des poissons zèbres utilisés ici portent un vieillissement accéléré qui les amaigrit et les fait mourir prématurément, d'autres développent des mélanomes. 1 040 individus sont concernés, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et tous sont tués à l'issue. Les embryons reçoivent une injection de cellules tumorales 48 heures après la fécondation, puis passent jusqu'à deux heures par jour sous anesthésie pour être imagés pendant quinze jours, les adultes du troisième groupe étant intubés quatre heures toutes les deux semaines sur une période pouvant atteindre 52 semaines. Le porteur décrit chez les malades des œdèmes, des abcès, une nage dégradée et un éloignement des congénères, et justifie la mise à mort par la nécessité d'éviter que les tumeurs continuent de croître.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'étudier les interactions entre les cellules tumorales circulantes et l'endothélium dans le réseau vasculaire, la sortie des vaisseaux de ces cellules et leur croissance métastatique. Il s'attache notamment à définir la contribution des facteurs sécrétés par les tumeurs et le rôle des cellules non cancéreuses (endothéliales, fibroblastiques et immunitaires) dans ces processus . L'embryon de poisson zèbre permet de visualiser les étapes précoces de la formation des métastases: sortie des vaisseaux sanguins (extravasation), invasion, prolifération dans l'animal vivant. Nous allons comparer le comportement de lignées de cellules tumorales de différentes origines et ayant différentes propriétés biomécaniques et déterminer leurs interactions avec différents composants de la circulation et de la niche métastatique (vaisseaux sanguins, plaquettes, globules rouges, macrophages, neutrophiles etc..). De plus, nous comptons évaluer le rôle de facteurs secrétés par les cellules tumorales, en particulier les vésicules extracellulaires, dans ces processus. Finalement nous allons déterminer si ces processus se déroulent de la même manière chez des poissons jeunes et chez des poissons ayant un vieillissement accéléré. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d'accroitre les connaissances fondamentales sur les étapes précoces de la formation des métastases.

Procédures

Groupe 1: Une injection au stade embryonnaire (48 heures après fécondation). Durée 10 secondes (EU1). Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 2: Deux injections au stade embryonnaire (48 heures après fécondation) (EU1). Durée 10 secondes chacune. Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 3 Une injection au stade embryonnaire (au stade une cellule) (EU1). Durée 10 secondes. Photographie une fois par semaine au maximum (EU1), sous anésthésie. Imagerie par microscopie sous intubation avec anésthésie et analgésie, jusqu'à une fois toutes les deux semaines (EU2). Durée 4 heures. De 8 à 52 semaines maximum. Groupes 4 et 5: prélèvements d'un petit morceau de nageoire sur animaux anésthésiés pour génotypage (EU1).

Impact sur les animaux

Chez l'embryon ou la larves, on peut observer un retard de développement suite à l'injection, mais cela reste très rare. Les larves de moins de 15 jours peuvent souffrir de l'isolement. Chez l'adulte, la formation de mélanomes peut entrainer des changements de comportement généralement associés au stress ou à une maladie. Ceux-ci comprennent : une diminution de la qualité de la nage (moins droite et régulière, moins rapide), la formation d'abcès ou d'oedèmes, des difficultés de respiration (visibles par un rythme anormal de dilatation des branchies) ou de prise de nourriture. Les animaux malades peuvent également s'éloigner de leurs congénères. Le vieillissement accéléré conduit à un amincissement des individus et une mort prématurée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin d'effectuer des prélèvements et pour éviter que les tumeurs ne continuent à croître et entrainent plus de nuisances.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable à la réalisation de ce projet car il n'existe pas de modèle permettant de reproduire in vitro toute la complexité du microenvironnement entre le moment où la cellule tumorale quitte la circulation envahit un nouveau tissu et le colonise. Néanmoins, certaines étapes ou certaines interactions sont étudiées in vitro. Nous avons par exemple développé un système de microfluidique permettant de reproduire les interactions entre cellules tumorales soumises à un flux et cellules endothéliales. Nous utilisons également un modèle d'invasion en matrice de collagène in vitro, ainsi que des systèmes de co-culture cellules tumorales-cellules immunitaires. Nous utilisons des lignées de cellules tumorales dérivées de mélanome ou de carcinome mammaire.

Réduction

Nous utilisons des systèmes d'imagerie qui permettent un suivi longitudinal d’un même animal et donc une réduction du nombre total d’animaux nécessaires. Une étude exhaustive des données récentes de la littérature n'a pas permis d'identifier une équipe réalisant des expériences similaires ailleurs dans le monde. Nous avons établi le nombre d'animaux pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Un traitement analgésique et anesthésique est prévu avant imagerie des adultes. Les larves en procédure seront hébergés individuellement pour permettre leur suivi longitudinal. Les adultes en procédure seront hébergées en groupe de 10 à 20 pour conserver les interactions sociales essentielles à leur bien être. Les aquariums, en particulier lorsque les larves sont isolées, sont enrichis avec des fonds imprimés représentant des cailloux de rivières. Certains adultes sont isolés pendant 12h pour vérifier qu'ils récupèrent bien des séances d'imagerie. Dans ce cas, ils sont hébergés par 2, mais séparés par une vitre pour leur permettre de maintenir un contact visuel et réduire leur stress. Lors de leur transport, les animaux sont conservés dans leur eau d'origine et une fois arrivés sur place un temps de récupération est prévu.De plus larves et adultes seront nourris quotidiennement avec de la nourriture vivante, ce qui induit des comportements de chasse et augmente le bien être. Cet enrichissement est particulièrement important pour limiter le stress dans les rares cas où les animaux doivent être isolés (plaie ou blessure apparente). Tous les animaux utilisés sont obtenus par croisements sur place et sont donc habitués à notre animalerie.

Choix des espèces

Depuis quelques années, il apparait que la progression tumorale chez le poisson zèbre présente d'importantes similarités avec l'homme, d'un point de vue génétique et histologique. Par ailleurs, le poisson zèbre présente l'avantage, notamment par rapport à la souris, de permettre l'observation des tumeurs par imagerie non-invasive dans l'animal vivant. Nous avons récemment montré que des cellules de mélanomes de poisson zèbre sécrètent des vésicules extracellulaires très semblables à celles sécrétées par des lignées de mélanomes humaines (en morphologie et en contenu protéique). Nous avons également montré que nous pouvions suivre ces vésicules extracellulaires marquées par fluorescence dans l'embryon vivant. Nos expériences portent majoritairement sur les stades embryonnaires et larvaires, mais aussi sur les adultes pour certaines investigations.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9500
Souffrances
▲ -
▲ 3200
▲ 6300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9500

9 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, et chacune commence par une coupe du bout de la queue à quatre semaines. 6 760 d'entre elles sont ensuite exposées à une douleur thermique ou mécanique sur une patte ou la queue, dont 5 400 toutes les quinze minutes pendant deux heures, tandis que 900 subissent une douleur modérée d'une patte pendant 45 minutes et 3 600 une inflammation d'une patte durant de quatre heures à sept jours. 9 000 reçoivent en plus une à cinq injections d'un composé dérivé de venins d'anémone de mer, de mygale ou de serpent. Aucune ne reçoit d'analgésique, le porteur écrivant qu'il ne peut pas en envisager l'emploi dans des procédures qui ont pour objet l'étude de la douleur.

Objectifs

Notre équipe étudie les mécanismes de la perception douloureuse, et en particulier le rôle de détecteurs joué par des protéines membranaires des neurones sensoriels innervant la peau, les canaux ioniques, en développant leur pharmacologie. A partir d‘une bibliothèque de venins animaux, nous avons déjà identifié plusieurs peptides (d‘anémone de mer, de mygale et de serpents) qui ont donné lieu à des publications de haut niveau scientifique. Dans le cadre d'un projet collaboratif, des dérivés de peptides naturels que nous avons découverts doivent être testés dans la perspective d’un prochain développement clinique.

Bénéfices attendus

Ces études précliniques chez l’animal, qui permettent seule l'étude de la réalité physiologique dans un contexte intégré, sont nécessaires à la poursuite d’études cliniques pour développer de nouveaux composés anti-douleur, ce qui est crucial face à la crise mondiale des opioïdes et à l'augmentation des addictions et morts par overdoses.

Procédures

Toutes les souris (9500) subiront à l'age de 4 semaines le prélèvement du bout de queue pour déterminer leur génotype (30’’) et le stress de contentions répétées pendant les tests comportementaux. A l'age de 7 à 15 semaines dans le cadre des tests comportementaux, 6760 souris seront exposées à une douleur légère thermique ou mécanique sur une patte ou la queue de durée < 2 minutes et de laquelle elles pourront s'échapper (mesure d'un seuil de douleur), dont 5400 de façon répétée toutes les 15 minutes pendant 2h. 900 souris subiront une douleur modérée d'une patte pendant 45 minutes et 3600 souris subiront une inflammation d'une patte ne s’accompagnant d’aucun comportement traduisant une douleur spontanée (de 4h à 7 jours). 9000 souris subiront de 1 à 5 injections d’un agent pharmacologique (30’’), dont 3000 sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Nuisance légère pour prélèvement de bout de queue pour génotypage, stress léger de la contention après habituation pour les tests comportementaux et l'anesthésie gazeuse, nuisances légères des injections pharmacologiques, nuisance modérée de l'inflammation induite sur une patte arrière et de la douleur ou de l'hypersensibilité inflammatoire ressentie sur la queue ou une patte arrière.

Devenir

Les souris impliquées dans la production des souris expérimentales (500 souris) seront mises à mort à l'issue de leur période physiologique de reproduction (8 mois pour les femelles, 15 mois pour les mâles). Ils permettront des prélèvements d'organes post-mortem pour des analyses biochimiques. Ce sont de plus des animaux OGM qu’il est interdit de disséminer hors des établissements de recherche. C’est aussi le cas pour les animaux ayant suivi les procédures expérimentales (9000) qui ont de plus subi des injections pharmacologiques, des tests invasifs et certains une hypersensibilité douloureuse chronique qui empêche aussi toute réutilisation. Toutes les souris seront donc mises à mort à l'issu des procédures et permettront des prélèvements post-mortem.

Remplacement

Au préalable, nous avons réalisé le maximum d'expériences in vitro sur les canaux ioniques dans des lignées cellulaires en culture, puis sur des cultures primaires de neurones sensoriels de rongeurs. Mais, pour savoir si ces peptides peuvent avoir un intérêt thérapeutique, des expériences de comportement et de pharmacologie chez la souris sont nécessaires, pour avoir accès à la complexité physiopathologique de l'intégration du message douloureux et de la pharmacologie in vivo. Utiliser la souris comme modèle permet d’utiliser des modèles pathologiques de référence, ainsi que d’étudier des animaux transgéniques chez lesquels un gène d’intérêt, codant pour une protéine cible du composé pharmacologique à tester, a été invalidé (knock-out). Aucune méthode alternative ne permet de satisfaire l‘objectif de Remplacement à notre connaissance, et les études précliniques chez l’animal sont nécessaires à la poursuite d’études cliniques pour développer de nouveaux analgésiques.

Réduction

Le design des méthodes de reproduction a été optimisé pour pouvoir produire sur les 5 ans de la durée du projet les souris expérimentales ainsi que d’inclure un croisement pour maintenir le fond génétique. Le projet s’étalant sur 5 ans, le nombre réel des reproductions et des animaux reproducteurs pourra être réduit en fonction des portées déjà produites et étudiées auparavant. Les animaux reproducteurs pourront être aussi utilisés pour produire des souris dans le cadre d’autres projets du laboratoire, ou pour renouveler les lots de reproducteurs, et seront mis à mort à la fin de leur période de reproduction pour permettre des prélèvements de tissus post-mortem. L‘objectif de Réduction a également été pris en compte en réduisant le nombre d‘animaux prévisionnel au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs tout en intégrant des aléas expérimentaux. Le nombre d’animaux expérimentaux sera réduit chaque fois que possible, et toute expérience rendue inutile ou redondante par des résultats précédents obtenus par nous ou d’autres groupes (veille bibliographique mondiale permanente) ne sera pas conduite. Les expériences prévues sur les souris transgéniques ainsi certaines procédures testant la capacité motrice ne seront conduites qu’avec les composés et par les voies d’injection induisant un effet analgésique. De plus, la réalisation d’une procédure est conditionnée par le résultat préalable d’une autre. Ainsi, le nombre d’expériences ainsi que le nombre maximal de souris prévues pourra être réduit.

Raffinement

Toute souris qui présenterait des signes d'infection au niveau de la queue dans la semaine qui suit le prélèvement pour génotypage sera traitée par des soins vétérinaires adaptés jusqu'à guérison. Si la plaie persiste au-delà d’une semaine, la souris sera mise à mort. Dans le cadre de l'objectif de Raffinement, la longue expérience de notre groupe dans les études des mécanismes de la douleur chez l'animal nous permet de proposer des tests comportementaux complémentaires mettant en jeu différentes modalités douloureuses ou motrices avec une sévérité légère à modérée. Les animaux sont habitués aux tests de façon à réduire leur stress et obtenir des mesures reproductibles et fiables. Les protocoles prévoient parfois un suivi des effets pharmacologiques sur 5 jours, mais cette durée sera réduite en cas d’absence d’effet ou d’effet transitoire. Les animaux sont mis à mort dès la fin de l’expérience de comportement associée à de la pharmacologie in vivo. Grâce à un suivi quotidien de chaque animal tout au long de chaque procédure, tout animal qui présenterait des signes de comportement anormal ou d‘une pathologie quelconque serait mis à mort. Nous ne pouvons en effet pas envisager l’emploi d’analgésique dans nos procédures qui ont pour objet l’étude de la douleur.

Choix des espèces

Les expériences de comportement et de pharmacologie in vivo sont réalisées chez la souris pour pouvoir utiliser des animaux transgéniques (knock-out) pour déterminer la spécificité de l’effet des composés testés et en utilisant des modèles pathologiques de référence. Au sevrage, à 4 semaines, un prélèvement de tissus (extrémité de la queue) permettra une analyse génétique. Les expériences comportementales seront conduites sur des adultes entre 7 et 15 semaines. Cet âge permettra aussi la comparaison avec des expériences déjà publiées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1316
Souffrances
▲ -
▲ 304
▲ 1012
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1316

Automutilation, stéréotypie sévère, prostration, perte de plus de 20 % du poids, diarrhée sanglante : la grille de points limites énumère ce qui déclenche la mise à mort des 1 316 souris de ce projet, dont 1 012 relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour prélèvement d'organes. Elles subissent des ponctions de moelle osseuse sous anesthésie, jusqu'à une par mois pendant toute leur vie, ainsi qu'une irradiation suivie quelques heures plus tard d'une greffe de moelle, les animaux d'élevage recevant en plus une coupe de queue pour génotypage. Le suivi va de un à trente mois d'âge pour comprendre le rôle d'une enzyme dans les leucémies aiguës, le porteur renvoyant à la littérature pour justifier l'effectif sans donner de calcul.

Objectifs

Notre moelle osseuse produit toutes les cellules du sang (globules blancs, globules rouges et plaquettes) à partir de cellules immatures nommées cellules souches hématopoïétiques (CSH). Notre gène d'intérêt code pour une enzyme essentielle dans la régulation de la stabilité d’un large panel de substrats, l’impliquant ainsi dans un grand nombre de processus physiologiques, de manière directe ou indirecte. Comme dans d’autres cancers, les Leucémies sont la conséquence de dérégulation de l’expression de protéines clés contribuant à la transformation leucémique des cellules sanguines. Des études de la littérature complétées de nos travaux les plus récents ont permis de décrire une expression altérée de la protéine d'interêt chez les patients atteints de Leucémies Aiguës. Notre équipe a ainsi développé des modèles animaux permettant de reconstituer et ainsi d’étudier l’histoire naturelle de la maladie. Précisément, l’objectif de notre projet de recherche est donc de comprendre le rôle de la protéine d'interêt dans le développement normal des cellules sanguines et d’identifier son implication lors de la transformation leucémique. Cette étape majeure nous permettra ensuite de développer de nouveaux médicaments candidats pour le traitement des Leucémies Aiguës. Dans l’ensemble, ce projet devrait permettre de mieux comprendre ainsi que de cibler les mécanismes cellulaires et moléculaires qui régissent le développement des Leucémies Aiguës.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la protéine d'intérêt dans l'hématopoïèse normale et ainsi vérifer si elle pourrait être une bonne cible thérapeutique dans les Leucémies Aiguës.

Procédures

Le prélèvement de moelle osseuse et/ou de sang ainsi que les transplantations de moelle osseuse dans des souris receveuses irradiées au préalable se feront sous anesthésie (animal surveillé jusqu'au réveil). Les prélèvements de moelle osseuse, effectués sous anesthésie générale et locale, durent moins de deux minutes et sont réalisés au maximum une fois par mois au cours de la vie de la souris et sont des procédures de degré de sévérité modérée. Les expériences de transplantation nécessitent une irradiation des souris. Cette procédure de degré de sévérité modérée, réalisée une seule fois au cours de la vie de la souris, dure moins de 2 minutes. Les souris sont transplantées avec de la moelle quelques heures après l'irradiation pour garantir leur survie. Elles sont surveillées attentivement dans les heures qui suivent l'irradiation, et du gel hydratant est ajouté dans la cage durant la première semaine. Les animaux de l'élevage (USP7+/+ et USP7+/-) nécessaires à la préparation des lots expérimentaux, subiront la biopsie de queue pour déterminer leur génotype.

Impact sur les animaux

L'invalidation totale de la protéine d'intérêt est létale donc nous n'utiliserons que les animaux possédant une expression de moitié de la protéine d'intérêt (viables et ayant un développement normal) ainsi que leurs homologues sauvages. Ces souris ne présentent aucun phénotype dommageable. Les animaux de l'élevage (USP7+/+ et USP7+/-) qui ont été nécessaires à la préparation des lots expérimentaux de notre DAP subissent la biopsie de queue pour déterminer leur génotype. Dans ces conditions, le prélèvement pourrait être de douleur légère de courte durée pour les animaux concernées.

Devenir

A l’âge voulu, les souris seront euthanasiées pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Nous avons validé au laboratoire, in vitro, que la protéine d'intérêt impacte la prolifération des cellules leucémiques et contribue à la résistance aux traitements. Afin de déterminer l'impact de cette enzyme sur un organisme entier, nous allons utiliser des souris où le gène de cette enzyme est muté. Nous allons également utiliser les cellules de ces souris pour réaliser les tests de différenciation ex vivo. Les modèles murins sont utilisés majoritairement par la communautéscientifique internationale pour étudier les cellules souches hématopoïétiques dans des pathologies hématologiques.

Réduction

Les études sur l'animal sont réalisées après une étude bibliographique détaillée et sur la base d'expériences réalisées in vitro avec des lignées leucémiques afin d'optimiser nos protocoles pour réduire au maximum le nombre d'animaux. Des études de la littérature nous permettent également de déterminer le nombre minimum de souris nécessaires afin que l'expérience ait une valeur scientifique et n'ait pas besoin d'être reproduite.

Raffinement

En plus des considérations éthiques, nous n'employons que des personnes formées à la manipulation des animaux et soucieux du bien-être de l'animal. Les animaux sont hébergés en cages ventilées, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures (de degré de sévérité modérée de cette DAP) sont réalisées sous anesthésie et analgésie quand cela est possible, et l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie lors des anesthésies. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent, et l’état de santé des animaux contrôlé quotidiennement. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux réformés les écarte de toute utilisation de training. Les observations des animaux permettent d'appliquer des points limites précis et des critères d'arrêt des souffrances : APPARENCE GENERALE : Pas de toilette, posture recroquevillée. COMPORTEMENT : vocalisations, automutilation, stéréotypie sévère, souris immobile, prostrée. SIGNES CLINIQUES : perte de poids > 20% ou émacié, difficulté respiratoire sévère. ZOOTECHNIE : propreté cage : diarrhée sévère et sang, cage humide après 2 jours; absence de prise de boisson et alimentation.

Choix des espèces

Nous allons mener des études longitudinales tout au long de la vie des animaux, incluant des périodes à un jeune âge (1, 3, 6 et 12 mois) ainsi que pendant le vieillissement (souris âgées de 24 à 30 mois). Ces différents stades représentent l'évolution de l'hématopoïèse, à la fois chez l'Homme et chez la souris (hématopoïèse jeune, adulte et clonale).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1060
Souffrances
▲ -
▲ 1060
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1060

Huit incisions au bout de la queue et huit jeûnes de six heures, un par mois, puis l'attente : 1 060 souris sont laissées à vieillir au-delà de vingt mois pour voir apparaître des tumeurs de l'hypophyse, dans des procédures classées en souffrance légère. Toutes sont tuées pour prélèvement d'organes, une partie des tissus devant être mise à disposition d'autres équipes travaillant sur le vieillissement. Le porteur attend chez ces animaux âgés des troubles cardiaques, du diabète, de l'obésité, des cataractes, de l'athérosclérose, des troubles neurologiques, des difficultés de mobilité et d'autres tumeurs encore. Cette liste figure au titre des effets attendus, alors que l'ensemble du projet est déclaré en souffrance légère.

Objectifs

Les tumeurs hypophysaires constituent le second type de tumeurs intracrâniennes chez l’adulte. Le traitement des patients est principalement chirurgical, mais leur diagnostic tardif rend difficile leur résection complète. Au-delà des récidives observées chez un grand nombre de patients, près de 15% de d’entre elles sont considérées comme agressives et résistantes aux traitements disponibles. Bien que des progrès aient été faits dans leur compréhension, les mécanismes associés à leur origine restent encore mal compris. Leur fréquence élevée chez l’adulte questionne l’importance des mécanismes associés au vieillissement (accumulation de mutation, perte d’efficacité du système immunitaire) dans leur processus d’apparition. Des analyses réalisées sur des hypophyses de souris âgées révèlent l’existence de lésions tumorales spontanées. Nous souhaitons étudier les mécanismes qui conduisent à leur apparition spontanée, afin : 1- de mieux comprendre les mécanismes précoces qui conduisent à l’apparition de ces tumeurs 2- identifier les mutations qui sont responsables de ces tumeurs et 3- comprendre le rôle du système immunitaire dans l’apparition de ces tumeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au nombre important de tumeurs hypophysaires retrouvées chez l’homme. Il permettra d’identifier de nouvelles mutations responsables de ces tumeurs, mais également de mieux comprendre le vieillissement de l’hypophyse. Au-delà de ces aspects, le projet permettra de mieux comprendre la biologie hypophysaire chez la souris. Signalons enfin que les échantillons tissulaires de souris vieillissantes seront mis à disposition de la la communauté scientifique afin de lui fournir un matériel biologique indispensable aux études de vieillissement et ainsi limiter des études redondantes.

Procédures

Les animaux seront manipulés par les expérimentateurs lors de leurs pesées et leurs observations (entre 5 et 30 secondes maximum 1 à 2 fois par semaine). Ils subiront une brève incision au bout leur queue (2 secondes, prélèvement mensuel, 8 prélèvements maximum par souris) pour obtenir une goutte de sang nécessaire à l’évaluation du statut diabétique). Ces animaux subiront également une mise à jeun de 6 heures (1 fois par mois, 8 fois maximum).

Impact sur les animaux

Un stress pourrait être généré chez les animaux par leur manipulation et leur contention nécessaire au suivi de leur état de santé. Un stress pourrait également survenir chez les animaux lors de leur mise à jeun de 6 heures. Les animaux pourraient avoir un inconfort lors de l’incision sous l’anesthésie nécessaire aux prélèvements sanguins pour des mesures de glycémie. Ils pourront développer des lésions tumorales hypophysaires qui seront éventuellement associées à des comorbidités (maux de tête, troubles visuels). Ces tumeurs restent néanmoins bénignes chez l’homme et souvent asymptomatiques pendant les 10 à 15 premières années de leur développement. Les animaux pourront développer de nombreuses pathologies liées à leur vieillissement comparable à celles retrouvées chez l’homme (trouble cardiaque, trouble métabolique de type diabète et obésité, cataractes, risque d’accidents vasculaires, troubles neurologiques/comportementaux, athérosclérose, problème de mobilité, autres tumeurs...).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation, leurs organes seront prélevés pour réaliser des analyses et étudier les tumeurs hypophysaires qui se seraient développées mais aussi d’autres organes au travers de travaux collaboratifs avec la communauté scientifique travaillant sur le la biologie du vieillissement.

Remplacement

La caractérisation du fonctionnement des organes endocrines et des effets des hormones qu’ils produisent ne peuvent pas à l’heure actuelle être étudiés grâce à des modèles cellulaires. Il en est de même pour les mécanismes de vieillissement qui de par leur complexité et leur hétérogénéité entre individus mâles et femelles requièrent l’utilisation de modèle vivant comme la souris.

Réduction

Pour la procédure d’élevage nous ne maintiendrons que les accouplements nécessaires à la production du nombre requis de souris pour la réalisation de nos procédures expérimentales. Une fois ce nombre obtenu, les accouplements seront réduits ou arrêtés pour ne pas générer inutilement d’animaux qui devraient être mis à mort sans raison scientifique. Cette stratégie devrait limiter le besoin en animaux à 60 pour la mise en place de nos accouplements et 800 souris générées. Pour l’étude de vieillissement, nous ignorons l’âge auquel vont apparaître les tumeurs hypophysaires spontanées. Une étude préliminaire faite par des collaborateurs a toutefois permis de déterminer qu’entre 60 et 70% des animaux âgés de plus de 20 mois développaient des lésions. Le nombre de 15 souris par sexe et par âge devrait donc nous permettre de comprendre le rôle du vieillissement sur l’apparition de lésions tumorales hypophysaires. 300 souris devaient être suffisantes pour réaliser la caractérisation des tumeurs mais également l’identification des mutations à leur origine. Nous aurons toutefois besoin d’un nombre total de 60 souris complémentaires pour réaliser un atlas cellulaire de l’hypophyse pour les 2 sexes à chaque âge étudié. Cet atlas permettra à la communauté scientifique de s’affanchir de l’utilisation d’autres animaux pour leurs travaux.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi, coton pour le nid, tunnels ou maison en plastique afin de créer un environnement familier et réconfortant. Leur isolement sera évité au maximum, ou limité sur de courtes périodes en cas de blessures liées à des bagarres. Les manipulations des souris seront limitées au maximum tout au long de leur vie, et limitées à la mise en place de leur identification et leur suivi. L'utilisation d'anesthésie et d'analgésique sera mise en place pour limiter la souffrance et le stress des animaux. Un suivi et une pesée sont réalisées chaque semaine afin d’identifier tout signe d’infection ou une perte ou un gain de poids excessif à partir de 2 mois. Tout animal présentant un des signes de souffrance sera mis à mort. Une attention plus importante et plus régulière sera apportée aux souris de plus de 16 mois plus susceptibles de développer des signes de souffrance liés à leur âge (diabète, obésité, arthrose, cataractes...).

Choix des espèces

De nombreux mécanismes endocrines humains ont été identifiés grâce au modèle rongeur souris (reproduction, lactation, régulation endocrine intégré, pathologies diabétiques etc...). Le fonctionnement des hormones hypophysaires y est comparable à celui des hormones humaines. L’utilisation de souris a également permis de mettre en évidence des lésions tumorales spontanées de l’hypophyse, ce modèle nous apparaît donc pertinent pour explorer la tumorigénèse hypophysaire. Les souris immunodéficientes sont, elles indispensables pour explorer la biologie des systèmes dans un contexte d’immunodéficience partielle (absence en lymphocyte T et B mature), ce modèle nous apparaît adapté pour comprendre si les mécanismes de tumorigénèse hypophysaire sont impactés (freinés ou accélérés) par une absence partielle du système immunitaire. Les animaux reproducteurs et ceux dont le vieillissement sera étudié seront issus des 2 sexes, utilisés et suivis à partir de 6 semaines d’âge. La nécessité d’étudier des animaux des 2 sexes se justifie par les différences de l’effets des hormones hypophysaires qui existe entre homme et femmes.

Maintien et génotypage de la lignée GASP1

(NTS-FR-430778v1 – 23/12/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 256
Souffrances
▲ -
▲ 256
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 256

Les souriceaux qui ne portent pas le bon génotype sont tués, les autres deviennent reproducteurs : c'est le sort réservé aux 256 souris de ce projet, qui ne sert pas à produire des résultats mais à entretenir une lignée génétiquement modifiée. Les procédures sont classées en souffrance légère et consistent en une coupe du bout de la queue, pratiquée entre le cinquième et le dixième jour de vie sur l'animal éveillé, après deux minutes de séparation d'avec la mère. Le porteur justifie ce maintien par deux articles à soumettre dans l'année et d'éventuelles expériences futures, et indique qu'il arrêterait l'élevage pour cryoconserver la lignée si elles ne venaient pas. Sur l'espèce, il écrit qu'il lui est "indispensable" de travailler sur un modèle entier et qualifie la souris d'"incontournable" en neurosciences, tout en se disant attentif aux méthodes de génotypage qui éviteraient la coupe de queue.

Objectifs

La douleur chronique représente un enjeu de santé publique majeur, affectant la qualité de vie des patients et engendrant des coûts économiques importants. Malgré des avancées dans la compréhension de la douleur, peu de nouveaux analgésiques ont été développés. Les opiacés demeurent le traitement le plus efficace pour les douleurs modérées à sévères, mais leur utilisation entraîne des effets indésirables, notamment la tolérance analgésique, qui nécessite des doses croissantes pour maintenir l'efficacité. De plus, une consommation prolongée d'opiacés peut provoquer une hypersensibilité à la douleur. Des études sur des modèles murins ont montré que l'utilisation répétée d'opiacés peut inactiver le système analgésique, réduisant ainsi leur efficacité. Cette tolérance pourrait être liée à une dégradation rapide du système par les lysosomes. Dans ce contexte, une nouvelle famille de protéines adaptatrices a été identifiée dans le laboratoire, suggérant leur rôle dans la dégradation du système et la tolérance analgésique. Pour approfondir ces recherches, une lignée spécifique de souris a été créée, permettant de démontrer l'implication de ces protéines dans la tolérance aux opiacés et l'hyperactivité bronchique liée aux traitements de l'asthme. Deux articles scientifiques seront soumis cette année, et il est essentiel de maintenir cette lignée pour d'éventuelles expériences futures.

Bénéfices attendus

Ce projet est essentiel pour la compréhension de la mise en place des mécanismes de la douleur, de la modulation de la nociception et du développement de l’hyperalgésie induite par les opiacés et des douleurs persistantes. Ils pourraient permettre à terme d’établir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de la douleur. Le maintien de lignée permettra donc d'effectuer les projets de recherche sur la compréhension du rôle de ces protéines adaptatrices des récepteurs aux opiacés.

Procédures

Tous les animaux subiront une biopsie de la queue sur animal vigil à l'âge de 5 à 10 jours afin de réaliser leur génotypage. Très exceptionnellement, elle pourrait être refaite à l'oreille sous anesthésie générale gazeuse.

Impact sur les animaux

Au moment de la biopsie, les souriceaux seront séparés de leur mère durant 2 minutes, ce qui peut engendrer un stress chez les animaux. Une douleur peut être ressentie au moment de la biopsie de la queue. Les animaux génétiquement modifiés ne présentent aucun phénotype dommageable.

Devenir

Les animaux présentant le génotype d'intérêt seront utilisés comme reproducteurs. Ceux n'ayant pas le génotype d'intérêt seront mis à mort.

Remplacement

L’étude du rôle de notre protéine d'intérêt dans la modulation de la nociception et de la douleur n’est réalisable que sur l’animal entier car il n’existe pas, à ce jour, de modèles in vitro permettant de réaliser ce travail. De plus, cette étude a pour but de compléter l’évaluation de différentes molécules ciblant les récepteurs à peptide RFamide sur la modulation de la nociception chez la souris. La combinaison des résultats obtenus par les approches génétiques et pharmacologiques permettra ainsi de conclure de manière plus convaincante quant à l’implication des différents récepteurs RF-amide dans la modulation de la douleur.

Réduction

Cette lignée ayant été créée depuis plusieurs années pour notre équipe, nous connaissons très bien les stratégies de maintien afin de ne générer que le nombre utile d'animaux et d'éviter au maximum toute naissance surnuméraire et restreindre le génotypage à son strict minimum. Ce schéma d’accouplement est le plus adapté pour maintenir notre lignée et nous permettra éventuellement de relancer la production d’animaux pour des expériences complémentaires demandées par des rapporteurs. Si ce n’était pas le cas, nous envisageons d’arrêter cet élevage et de cryoconserver la lignée. Bien entendu, nous restons vigilants quant aux nouvelles techniques de génotypage non-invasives possibles sur de jeunes individus sans poils, qui nous permettraient de ne plus pratiquer de caudectomie.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cohorte, dans un milieu enrichi, et observés quotidiennement par l’expérimentateur, ou une personne compétente dans un établissement agréé de façon à maximiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Suite à la biopsie, un point de compression est fait pour éviter toute hémorragie, les instruments sont désinfectés entre chaque geste, la lame de scalpel est changée entre chaque portée.

Choix des espèces

Il nous est indispensable de travailler sur un modèle entier et complexe prenant en compte les cascades de réactions, les voies de signalisation, la communication entre les organes afin d’être dans des conditions au plus proche de la complexité humaine. Le modèle murin présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences et notamment dans la compréhension des mécanismes de la douleur. La souris possède également une forte homologie génétique faisant d’elle un bon modèle d’étude de la douleur. Pour le génotypage, les souriceaux seront utilisés avant d'avoir 10 jours car la minéralisation des os de la queue ainsi que le développement de la vascularisation ne sont pas encore complets, ce qui minimise la souffrance des petits.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 924
Souffrances
▲ -
▲ 475
▲ 75
▲ 374
Devenir
 -
 -
 -
 924

Tester si un médicament de l'hypertension déjà sur le marché freine la fibrose intestinale suppose ici d'infliger des colites chroniques à 924 souris, dont 374 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une semaine d'antibiotiques vide leur microbiote, puis sept jours de gavage quotidien le remplacent par un autre, avant l'administration d'un agent chimique dans l'eau de boisson une semaine sur trois, ou par injection dans le rectum. Les protocoles durent 42 à 59 jours et provoquent, selon le porteur, une hypersensibilité viscérale sévère et une perte de poids, sans qu'aucun analgésique soit administré : il affirme que les quatre molécules disponibles interféreraient toutes avec l'inflammation étudiée. Les souris dont le score dépasse 3 sont mises à mort par surdosage d'anesthésiques.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces maladies se caractérisent par la répétition de poussées inflammatoires, entrecoupées de phases de rémission. Une complication fréquente des MICI est la fibrose intestinale. Celle-ci se caractérise par une paroi intestinale plus épaisse en raison d’une réparation excessive. Cela peut conduire à un rétrécissement de la lumière intestinale. Aujourd’hui, aucun traitement spécifique ne permet de prévenir ou d’inhiber le développement de la fibrose intestinale, ce qui conduit les patients à des interventions chirurgicales, d’où l’importance de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir ou inhiber la fibrose intestinale. Nous avons décidé de cibler le récepteur minéralocorticoïde (RM). Ce récepteur est impliqué dans la régulation de la pression artérielle. Or, la suractivation de ce récepteur est impliquée dans le développement de fibroses extra-intestinales. Par exemple, cibler le RM permet de diminuer la fibrose cardiaque induite dans un modèle murin d’hypertension artérielle. Ainsi, nous évaluerons l’effet de l’antagonisme du RM sur le développement de la fibrose intestinale dans des modèles murins de colite. De plus, le RM exprimé au niveau des macrophages joue un rôle dans le mécanisme du développement de fibrose dans différents contextes extra-intestinaux, d’où l’importance d’évaluer spécifiquement l’implication du RM exprimé au niveau myéloïde dans le développement de la fibrose intestinale.

Bénéfices attendus

Même si des progrès thérapeutiques notables ont été réalisés dans le traitement des MICI, il n’existe pas de traitement préventif ou thérapeutique contre le développement de la fibrose intestinale. Comme les antagonistes du RM ne sont pas contre-indiqués chez les patients atteints de MICI, nous pourrions repositionner les antagonistes du RM déjà disponibles sur le marché dans un nouveau champ thérapeutique. De plus, ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents sur l’implication du RM dans le développement de la fibrose intestinale et en particulier le rôle du microbiote intestinal.

Procédures

Transfert de microbiote intestinal et induction de la fibrose intestinale. Les souris seront déplétées de leur microbiote par traitement antibiotique dans l’eau de boisson d’une durée d’une semaine. Puis, le transfert de microbiote intestinal se fera par gavage quotidien pendant 7 jours consécutifs et chaque gavage dure environ 1 min par souris. Les protocoles de colite chronique induite chimiquement se feront respectivement soit par administration de l’agent chimique dans l’eau de boisson, soit par une injection intra-rectale sous anesthésie/analgésie. L’administration de l’agent chimique dans l’eau de boisson dure 1 semaine et est répétée 3 fois au cours du protocole expérimental. L’injection rectale dure environ 1min. Les protocoles d’induction de fibrose sont de 59 jours et 42 jours respectivement. La composition corporelle est mesurée par EchoMRI les premiers et derniers jours de protocole de façon non invasive et la procédure dure environ 1 minute par souris. Dans le cadre de certaines procédures, des inhibiteurs pharmacologiques seront administrés dans l’alimentation des souris pendant toute la durée du protocole expérimental.

Impact sur les animaux

Les modèles de colites peuvent entrainer une hypersensibilité viscérale (modérée pour la colite aigue aux doses testées et sévère pour les modèles de colite chronique induite chimiquement) et une perte de poids corporelle chez la Souris

Devenir

A la fin du protocole, l’ensemble des animaux seront mis à mort afin de pouvoir évaluer différents paramètres physiologiques et marqueurs biologiques et collecter un maximum d’informations à partir de ces séries expérimentales.

Remplacement

Avant d’être testés in vivo, nos hypothèses de travail sont validées dans des modèles cellulaires comme des lignées de fibroblastes intestinaux humains ou des lignées de macrophages en conditions de fibrose. Cependant, ces modèles in vitro ne permettent pas de rendre compte de la complexité physiologique de la réponse fibrotique ou inflammatoire in vivo. Les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales.

Réduction

Ce projet s’efforce de réduire le nombre de souris au strict nécessaire pour que l’étude soit concluante et en collectant le maximum d’observations au cours d’une même expérience : (i) données nutritionnelles (composition corporelle, poids des animaux), (ii) inflammation, (iii) fibrose intestinale, (iv) fonction de barrière intestinale et (v) microbiote intestinal. Le nombre d’animaux nécessaires a été évalué selon la sensibilité et la spécificité des procédures utilisées, en fonction de l’expérience acquise lors de nos précédentes études, d’études pilotes pour valider les doses d’agents chimique et des données de la littérature. Pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, plusieurs approches combinées ont été prévues : des modèles de colites intestinales induites chimiquement par deux agents différents à des concentrations faibles mais efficaces d’après la littérature. Nous avons fait le choix d’utiliser une dose faible d’inducteur chimique pour limiter au maximum la mortalité, permettant ainsi d’optimiser le bien-être des animaux et de réduire le nombre d’animaux utilisés. - L’utilisation d’espèces d’animaux utilisés à des fins scientifique, caractérisés par une faible variation génétique permet de limiter la variabilité de la réponse biologique et par conséquent le nombre d’animaux. - L’effectif de chaque groupe a été déterminé par une approche statistique en prenant comme critère principal le score histologique. - Nous avons fait le choix de tester l’antagonisme pharmacologique ou génétique du RM uniquement sur les animaux colitiques et par conséquent de limiter les groupes contrôles au strict minimum. Les données obtenues chez des animaux contrôles seront réutilisées autant que possible. Par exemple, des échantillons de colon sont préservés dans le laboratoire et indiqués dans la base de données communes à notre Unité et peuvent ainsi être réutilisés au cours d’un autre protocole par nous ou une personne de l’Unité.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages standards (4-5 souris/cage), avec enrichissement. Une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera réalisée avant le début des procédures. - Les conditions de soins et les méthodes utilisées viseront à réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée des procédures, afin de déceler tout éventuel signe de souffrance. Une grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal sera utilisée . Un animal présentant un état de mal être ou de souffrance sera exclu de l'étude et mis à mort en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA. Pour limiter la douleur des animaux avec colite induite chimiquement, l’usage est de ne pas utiliser d’analgésique en raison de leur interaction potentielle avec le processus inflammatoire. Il existe 4 analgésiques potentiels utilisés dans l’inflammation intestinale, qui présentent tous un risque d’interférence avec notre modèle selon la littérature scientifique. Nous ne pourrons donc pas utiliser ces analgésiques dans nos procédures expérimentales. En cas d’atteinte des points limites (score >3), les souris seront mises à mort par surdosage d’anesthésiants.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est le mammifère non primate le plus proche (phylogénétiquement) de l’Homme. La souris est l’animal le plus couramment utilisé pour modéliser la colite expérimentale et les modèles génétiques d’invalidation du récepteur minéralocorticoïde ne sont disponibles que chez la Souris. Cette souche n’est pas résistante à l’induction de colite chronique par le DSS et le TNBS comme d’autres souches de souris et permet ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés. La lignée de souris a été utilisée par notre laboratoire pour la mise en place des techniques de greffe de microbiote intestinal et de déplétion du microbiote endogène des animaux greffés par antibiothérapie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
Cochons : 35
Souffrances
▲ -
▲ 13
▲ 22
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 35

Choisis parce que leur œil ressemble à celui de l'humain, macula comprise, et pour éviter le recours aux primates, 35 mini-porcs Yucatan de six mois sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt-six d'entre eux reçoivent une brûlure de la rétine au laser sur les deux yeux, puis jusqu'à quatre imageries et quatre angiographies sous anesthésie générale, trois électrorétinogrammes d'une heure et quatre ponctions de la chambre antérieure de chaque œil. Vingt subissent en plus une injection sous la rétine précédée d'une vitrectomie, geste que le porteur assortit d'un risque de décollement non résolu de l'ordre de 5 %, avec perte de vision à la clé. Tous sont tués pour que leurs yeux soient prélevés, alors que le RNT annonce qu'aucune douleur n'est attendue après la brûlure au laser, au motif que ce geste se pratique en clinique d'ophtalmologie.

Objectifs

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de perte de vision chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés, et c’est la troisième cause de malvoyance dans le monde. Environ 8% de la population française en est touchée. La DMLA affecte la macula, une petite zone de la rétine qui permet de voir les détails avec précision. Il existe deux formes principales de DMLA : la forme exsudative (ou humide), qui peut être traitée avec des injections, et la forme non-exsudative (ou sèche), pour laquelle il n’y a actuellement pas de traitement. Les injections pour la DMLA exsudative ne concernent qu’environ 10% des cas, et bien qu'elles puissent aider, elles sont contraignantes, coûteuses, et leur efficacité diminue avec le temps. Par ailleurs, la DMLA non-exsudative peut évoluer vers la forme exsudative, entraînant une perte de vision plus rapide. Depuis peu, on considère la DMLA comme une maladie auto-immune, car les cellules immunitaires de la rétine (appelées microglies) jouent un rôle important dans l’évolution de la maladie. Ces microglies migrent vers les zones endommagées de la rétine et provoquent des réactions inflammatoires. Elles sont aussi impliquées dans la croissance anormale de vaisseaux sanguins, ce qui aggrave la forme exsudative de la DMLA. Une molécule appelée CCL2, produite par les microglies, semble jouer un rôle clé dans ce processus inflammatoire et de prolifération des vaisseaux sanguins. L'idée est donc de développer un traitement qui ciblerait directement cette molécule pour empêcher l’apparition de nouveaux vaisseaux et réduire l’inflammation, ce qui pourrait prévenir ou ralentir l’aggravation de la maladie.

Bénéfices attendus

La nouvelle stratégie de traitement pour prévenir l'évolution de la DMLA vers sa forme humide (exsudative) est unique. Sans entrer en concurrence avec le traitement existant (injections répétées d’un anticorps dirigé contre la protéine stimulant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins), il viendrait compléter l'arsenal thérapeutique en diminuant fortement le nombre de patients nécessitant ce traitement chronique lourd qui a une efficacité partielle sur le long terme. Ce nouveau traitement pourrait ainsi améliorer la vision des patients sur le long terme. Si ce traitement s'avère efficace, il pourrait être administré de manière moins risquée, comme par des injections dans l’œil, ce qui faciliterait son utilisation pour un grand nombre de patients. De plus, des tests simples disponibles lors de consultations permettent de repérer les patients à haut risque de développer une DMLA humide, avec parfois plus de 50% de chances. Ce traitement pourrait aussi ralentir la forme sèche (atrophique) de la DMLA, forme pour laquelle il n’existe pas de traitement, et où des cellules immunitaires s'accumulent sous la rétine. Pour tester cette approche, l'utilisation du miniporc est préférée aux rongeurs pour des raisons scientifiques et aux primates pour des raisons éthiques, économiques et écologiques. À terme, l'objectif est de remplacer autant que possible les primates dans la recherche sur les maladies de la rétine. Un autre aspect important du projet est de développer un traitement ciblant les microglies (cellules immunitaires de la rétine). Leur rôle dans les maladies neurodégénératives et inflammatoires est de plus en plus reconnu, et les vecteurs en développement permettront de les atteindre directement pour réduire l’inflammation et traiter la DMLA ainsi que d’autres maladies inflammatoires du cerveau.

Procédures

(i) Brûlure superficielle de la rétine avec un laser argon 520nm sous anesthésie générale : Geste réalisé une seule fois sur les deux yeux de 26 animaux. La procédure dure 5 minutes par œil. (ii) Imagerie rétinienne sous anesthésie générale : Pour les animaux gardés le plus longtemps, cet examen sera fait jusqu’à 4 fois maximum sur chaque individu. L’examen dure 30 minutes par animal. (iii) Angiographie du fond d’œil sous anesthésie générale : Pour les animaux gardés le plus longtemps, ce geste sera réalisé jusqu’à 4 fois maximum. La procédure dure 30minutes avec l’injection par voie intraveineuse de deux colorants, suivi par une imagerie de la rétine. L’angiographie sera réalisée à la suite des imageries rétiniennes. (iv) Multifocal electroretinogramme (mfERG) : Pour les animaux gardés le plus longtemps, cet examen sera fait jusqu’à 3 fois maximum sur 26 animaux. L’examen dure 1 heure par animal. (v) Injection sous-rétinienne sous anesthésie générale : L’injection sera réalisée 1 fois sur les deux yeux de 20 animaux. La procédure dure maximum 1h30. (vi) Ponction de chambre antérieur (PCA) sous anesthésie générale : Pour les animaux gardés le plus longtemps, ce geste sera fait sur les deux yeux jusqu’à 4 fois sur chaque individu. La durée de la procédure est 5 minutes et sera fait à la suite des imageries rétiniennes (ii). (vii) Prélèvements sanguins : Pour les animaux gardés le plus longtemps, des prélèvements seront effectués jusqu’à 4 fois maximum au niveau d’une veine de l’oreille ou de la jugulaire (en fonction du volume nécessaire). La durée de la procédure est 5 minutes et sera fait en amont des imageries (ii).

Impact sur les animaux

(i) Brûlure superficielle de la rétine avec un laser : Aucune douleur à la suite de ce traitement n’est attendu (étant donné que cette procédure se fait régulièrement en clinique d’ophtalmologie). Un chirurgien ophtalmologue réalisera cette intervention avec l’assistance des animaliers. (ii) Angiographie du fond d’œil : l’injection intraveineuse d’un des colorants peut entrainer des nausées et vomissements. Nous traiterons les animaux avec un antiémétique en amont de cette injection. (iii) Injection sous-rétinienne (ISR) : Une vitrectomie centrale est nécessaire pour faciliter l’accès du produit à l’espace sous-rétinienne. Il y a un risque non-négligeable (5% sur l’œil de macaque) que le décollement de la rétine ne se résolve pas. Cela induirait une légère perte de vision potentiellement stressante pour le porc. Un chirurgien ophtalmologue réalisera toutes les injections avec l’assistance des animaliers. Le bon recollement de la rétine sera suivi en imagerie rétinienne à la suite de l’injection. Une injection locale d’un anti-inflammatoire sera réalisée à la fin des ISR afin d’éviter une réponse inflammatoire suite à l’injection des vecteurs. Deux pommades ophtalmiques composées de Vitamine A et d’un antibiotique sont appliquées à la suite de l’intervention pour minimiser l’irritation de la cornée. (iv) Anesthésies répétées : les anesthésies répétées peuvent stresser les animaux, elles seront espacées d’au moins une semaine pour laisser un temps de récupération aux animaux, ces anesthésies seront réalisées et surveillées par un vétérinaire et les animaux seront surveillés au moins une heure après leur réveil.

Devenir

L'euthanasie de tous les animaux est nécessaire pour obtenir les yeux sur lesquels s'appuieront des analyses post-mortem.

Remplacement

La rétine est une structure complexe formée de plusieurs couches de neurones et de cellules qui la nourrissent. Il est impossible de la recréer parfaitement en laboratoire (in vitro), c'est pourquoi on utilise des modèles animaux pour étudier comment elle fonctionne et tester des techniques de transfert de gènes. Avant de passer à des tests sur les animaux (in vivo), nous avons d'abord obtenu un maximum d'informations en travaillant sur des cellules en laboratoire. Le vecteur utilisé (outil pour transférer des gènes) a été sélectionné après avoir été testé sur des cellules de souris et humaines en laboratoire, puis sur des souris via des injections dans la rétine dans une étude précédente.

Réduction

En choisissant le meilleur vecteur (outil pour transférer des gènes) en laboratoire avant de faire des tests sur des animaux, nous avons réduit le nombre d'animaux nécessaires. En travaillant sur des cellules de microglies de souris et de porc, nous avons optimisé l'efficacité du vecteur, ce qui a permis d'utiliser moins d'animaux. Le nombre d'animaux utilisés est déterminé en fonction de la précision de nos analyses statistiques et de résultats que nous obtenons dans nos études précédentes.

Raffinement

Pour provoquer une petite cicatrice sur la rétine avec un laser, nous utilisons un équipement adapté avec une longueur d'onde de 532 nm, afin que les lésions soient petites et ne causent ni douleur ni perte de vision après le réveil de l’animal. Les zones touchées par le laser seront observées en temps réel avec un appareil spécialisé, en évitant soigneusement la zone centrale de la macula, responsable de la vision précise. L’opération sera réalisée par un chirurgien ophtalmologue, et un vétérinaire surveillera l’anesthésie. Toutes les interventions sur les animaux se feront sous anesthésie générale, avec des analgésiques supplémentaires si nécessaire pour minimiser toute gêne. L'état de santé des animaux sera surveillé en continu pour détecter toute douleur, grâce à une grille d’évaluation de la douleur qui nous permettra de réagir rapidement et d'adapter les soins ou d'envisager une euthanasie si nécessaire. Les animaux seront logés dans des conditions respectant les réglementations, avec accès libre à la nourriture et à l’eau. Ils vivront en groupe dans des box enrichis par divers jeux et objets pour stimuler leur bien-être, comme des balles ou des objets à mâcher. Si un animal doit être isolé, nous renforcerons l’enrichissement de son environnement.

Choix des espèces

Les rongeurs n'ayant pas de macula, ils ne sont pas de bons modèles pour étudier la DMLA. En revanche, l'anatomie de l'œil du mini-porc Yucatan est très proche de celle de l'homme, notamment au niveau de la macula, des vaisseaux sanguins de la rétine, et de la taille de l'œil, ce qui en fait un modèle idéal pour tester des traitements contre la DMLA. Nous utilisons des mini-porcs Yucatan âgés de 6 mois et pesant entre 20 et 30 kg. La plupart des études utilisent des porcs plus jeunes (3 mois), car leur prise de poids rapide complique les manipulations. Cependant, il a été prouvé que les nouveaux vaisseaux sanguins se développent mieux chez les porcs plus âgés. C'est pourquoi nous avons choisi des porcs de 6 mois, après leur maturation sexuelle. Grâce à leur corpulence plus réduite, les mini-porcs Yucatan restent faciles à manipuler, même à cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 14000
Souffrances
▲ -
▲ 5200
▲ 8800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14000

Fournir à des clients académiques et industriels des souris porteuses d'un système immunitaire humain, par lots pouvant atteindre cent individus : 14 000 souris immunodéficientes vont être utilisées à cette fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les nouveau-nées reçoivent une injection de cellules souches humaines trois à quatre jours après leur naissance, après une irradiation ou un traitement qui détruit les cellules de leur moelle osseuse. Des prélèvements sanguins suivent, jusqu'à un toutes les deux semaines, et le porteur indique attendre l'apparition de la maladie du greffon contre l'hôte, avec les lésions tissulaires qui l'accompagnent. Les souris de la phase de validation sont tuées, celles de la phase de production sont expédiées aux partenaires, parfois en avion, sur des lots calibrés selon les "besoins commerciaux".

Objectifs

Les souris immunodéficientes sont depuis plusieurs décennies des modèles de choix pour la transplantation de cellules humaines pour obtenir des souris humanisées car elles sont particulièrement tolérantes à l’implantation de cellules ou tissus. Les souris sont dites « humanisées » lorsqu’elles développent un système immunitaire humain après la greffe des cellules humaines. Le développement et la production de souris humanisées par injection de cellules souches humaines consiste à proposer des modèles expérimentaux pertinents et adaptés en recherche biomédicale sur les maladies inflammatoires aux utilisateurs finaux (académiques et industriels). L’une des particularités de ces modèles est le développement de plusieurs sous populations de globules blancs humains restant présents pendant plusieurs mois chez l’animal injecté, permettant ainsi de réaliser des études plus longues. Ainsi ce type de modèle permet l’étude de nombreuses pathologies dans lesquelles le système immunitaire joue un rôle majeur chez l’Homme dans des domaines tels que la production de cellules du sang, l’immunologie, les maladies infectieuses, la vaccination, l’oncologie et les maladies auto-immunes. Ces modèles permettent également l’amélioration de traitements et des méthodes de diagnostics notamment en oncologie, le cancer étant la première cause de mortalité prématurée ; mais aussi les maladies inflammatoires chroniques et certaines maladies d’origines infectieuses. Parmi les traitements, l’immunothérapie fait partie de ces nouveaux traitements innovants qui a révolutionnée la prise en charge des patients atteints de cancer. L’oncologie n’est pas le seul domaine dans lequel l’immunothérapie a eu des effets prometteurs et encourageants, les maladies inflammatoires chroniques ainsi que certaines maladies d’origines infectieuses sont sensibles à l’immunothérapie. Le recours à ces souris humanisées devrait permettre d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques nécessitant des modèles expérimentaux au plus proche de la situation humaine et permettant l’étude des réactions inflammatoires.

Bénéfices attendus

Le développement des souris humanisées pour le système immunitaire permet d’améliorer la compréhension des mécanismes pathologiques et immunologiques, d’identifier des marqueurs biologiques caractéristiques et de développer de nouvelles cibles thérapeutiques pour l’Homme. Les modèles de souris « humanisées » sont donc des modèles très pertinents pour le développement de traitements pharmacologiques. Depuis quelques décennies, le modèle humanisé est notamment très présent dans les études de nouvelles thérapies innovantes, dites immunothérapies. Il s’agit de thérapie qui se basent sur le fonctionnement du système immunitaire et de sa compréhension afin de combattre la pathologie du patient. Il n’est plus question de viser directement l’infection ou la tumeur, mais d’activer/booster le système immunitaire. De grand espoirs sont fondés notamment sur la médecine dite « personnalisée », pour laquelle ces modèles permettraient de greffer le système immunitaire et la tumeur d’un patient à des souris pour tester plusieurs thérapies avant l’administration du traitement le plus efficace au patient.

Procédures

Une partie des animaux recevront des injections d’un produit réduisant les cellules de la moelle osseuse ou une dose d’irradiation comme pré-traitement. Pour chacune des procédures dans la phase de validation, une injection unique de cellules humaines sera réalisée dans la veine de la queue ou dans le foie en fonction de l’âge de l’animal. Pour toutes les procédures, des prélèvements sanguins seront effectués à plusieurs reprise jusqu’à 1 fois toutes les deux semaines post-humanisation dans la veine sous-mandibulaire. Pour chacune des procédures dans la phase de production, une injection intraveineuse unique de cellules humaines sera réalisée dans la veine de la queue ou dans le foie en fonction de l’âge de l’animal. Chaque geste sera réalisé en moins d’une minute pour diminuer au maximum le stress et la douleur.

Impact sur les animaux

Après production et validation des contrôles qualités, les souris seront expédiées aux partenaires. Ces déplacements peuvent induire un certain stress par la manipulation et les bruits inhabituels. Lors du protocole d’humanisation les injections ou les rayons X, pourront induire un bref état de stress et/ou de douleur. Un ou plusieurs prélèvements de sang seront réalisés sur de petit volume et ave un écart d’au moins deux semaines entre les prélèvements, ce qui pourra aussi induire un stress et/ou une douleur transitoire. Un effet secondaire connu lié à l’injection de cellules humaines du sang se déclare chez la souris injectée. Il s’agit de l’apparition de la maladie du greffon contre l’hôte, amenant à des lésions tissulaires à travers une réponse inflammatoire.

Devenir

Les animaux de la phase de validation seront mis à mort (points limites atteints ou fin de protocole). Les animaux de la production seront expédiés à nos partenaires pour une utilisation continue ou gardés en fin de validité si un suivi de l’humanisation dans le temps est nécessaire.

Remplacement

Pour le moment, ce type de modèle n’est pas remplaçable car il s’agit d’un modèle complexe et innovant mimant le système immunitaire humain, mélangeant de nombreux mécanismes encore méconnus qui nécessitent encore des avancées en recherche fondamentale. Actuellement, il n’existe pas d’équivalent aussi complet in vitro, ex vivo ou in silico. Par ailleurs, les souris humanisées permettent d’approcher la situation physiologique humaine en limitant le recours aux modèles de primates non-humains.

Réduction

Les modèles testés sont déterminés en fonction des tendances et besoins sur les avancées scientifiques en lien avec les pathologies citées en introduction, par conséquent aux besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux auprès de nos partenaires. Nous avons utilisé un test statistique afin de déterminer le nombre d’animaux à inclure dans nos sous-groupes. Les paramètres utilisés sont tirés de la recherche bibliographique et de nos données internes ou partenariat relatives au processus. Pour la partie mise au point ou amélioration de protocole, nous testerons un ou différents paramètres pour un modèle donné. Pour chaque modèle, le nombre de groupes de souris entrant en protocole pourra varier en fonction des paramètres suivants : •Nouveau-nés versus juvéniles (entre le sevrage et la maturité sexuelle), •Techniques de traitement : produit réduisant les cellules de la moelle osseuse versus irradiation ou absence de traitement (en fonction du modèle), •Dose de traitement : jusqu’à 5 doses différentes testées, •Quantité de cellules souches humaines : jusqu’à 3 quantités différentes, •L’injection d’un mélange de donneurs de cellules souches humaines versus l’injection d’un donneur unique, •L’ajout ou non d’un agent booster du système immunitaire humain. Pour chaque test, un groupe contrôle sera ajouté, compris entre 1 et 10 souris, pour observer l’impact de nos protocoles sur les animaux et servir de témoins dans nos analyses. Pour un modèle donné, les paramètres testés seront choisis en fonction des données bibliographiques, des données internes et des spécificités du modèle, équivalent à 20 souris maximum par sous-groupes. Si les résultats ne sont pas concluants, des tests complémentaires pourront être menés pour évaluer la dose administrées ou l’impact des quantités de cellules humaines injectées lors de l’humanisation. Pour la partie production, des lots de souris produites seront proposées aux partenaires sur des souches préalablement étudiées et connues par notre établissement, répondant aux besoins commerciaux. Un nombre maximal de 100 souris par lot pourront être produites, toute demande supérieure fera l’objet d’une commande spécifique demandée par le client (Les commandes spécifiques seront réalisées dans le respect du protocole de la souche concernée et le bien-être des souris).

Raffinement

Un hébergement sous barrière sanitaire de niveau élevé est appliqué (litière, enrichissement et congénères) associé à une surveillance quotidienne. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Le maintien de conditions d’hygiènes strictes exemptes de pathogènes et d’opportunistes étant la clé pour éviter l’expression du phénotype dommageable des animaux immunodéficients et limiter les nuisances associées. En fonction du pré-traitement choisi, un analgésique pourra être injecté si les animaux présentent des signes de douleur. En cas manipulation répétés sur les nouveaux nés, il sera nécessaire d’imprégner l’odeur de chaque cage par application de sciure souillé sur les gants du manipulateur pour éviter l’abandon des nouveaux nés par la mère. Concernant les prélèvements sanguins, les animaux seront prélevés de manière répétée jusqu’à 1 fois toutes les deux semaines à partir de 2 semaines post-humanisation au niveau de la veine sous mandibulaire pour que le prélèvement soit le moins invasif possible. Le volume maximal prélevé respectera les recommandations de 7,5% du volume sanguin de la souris afin que les souris puissent être prélevées 1 fois toutes les deux semaines en alternant le coté de prélèvement. Si nécessaire, une injection de sérum physio pourra être réalisé après chaque prélèvement pour rétablir la volémie des animaux et leur permettre une récupération plus rapide. Une attention particulière sera apportée à tout animal présentant des signes potentiellement avant-coureurs de la maladie du greffon pour appliquer des points limites. Après production, les souris seront expédiées aux partenaires. Pour limiter le stress occasionné par le transport, des processus d’envoi ont été établi. Pour des transports de moins de 24 heures à 48heures, tous nos colis contiennent de la litière, de l’enrichissement de l’aliment et un gel de transport. Pour les transports plus longs comme ceux en avion, la quantité d’aliment et de gel de transport est doublé.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets de nos partenaires. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, relativement peu coûteux à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils représentent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain, avec 90% des gènes humains qui ont un équivalent chez la souris. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. Que ce soit pour la mise au point ou la production, les souris pourront entrer dans le protocole à des âges différents. Cet âge sera choisi en fonction du protocole le plus pertinent pour une souche donnée. Les souris pourront être humanisées soit à l’état nouveau-né ou soit entre le sevrage et la maturité sexuelle. Pour une humanisation à l’état nouveau-né, les souris recevront une injection de cellules souches humaines entre 3 et 4 jours après naissance. Pour une humanisation entre le sevrage et la maturité sexuelle, les souris recevront une injection de cellules souches humaines entre la 3ème et la 8ème semaine après la naissance.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 150
Souffrances
▲ -
▲ 45
▲ 45
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 chiens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Ils reçoivent un vaccin candidat une à cinq fois, puis le virus de la maladie de Carré injecté dans une veine sous anesthésie, avant des écouvillonnages oculaires et buccaux et des prélèvements sanguins répétés. Les chiens du groupe témoin ne sont pas vaccinés et développent la maladie, avec myoclonies, convulsions, vomissements, diarrhées et écoulements nasaux purulents. Cinq à six candidats vaccins pourront être testés de cette manière, le nombre de chiens étant fixé par les textes réglementaires que le porteur invoque comme cadre de l'étude.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’un vaccin destiné au chien contre la maladie de Carré. Pour qu’un vaccin soit autorisé, il faut notamment démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la pathologie considérée. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation (Pharmacopée Européenne et réglementations des pays destinataires). Pour démontrer l’efficacité d’un vaccin contre cette pathologie canine, une phase d’épreuve suit la phase d’administration du vaccin. L’épreuve correspond à l’administration d’un agent pathogène pour reproduire expérimentalement la pathologie.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la maladie de Carré et donc de réduire l’impact des maladies infectieuses chez les chiens.

Procédures

Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 à 5 fois avec 2 à 5 semaines d’intervalle, sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène en intra-veineuse, 1 fois sur tous les animaux anesthésiés, acte inférieur à 10 minutes - Ecouvillons oculaires et buccaux sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 3 minutes - Prélèvements sanguins plusieurs fois pendant l’étude sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Observation clinique quotidienne sur tous les animaux en vigile, 5 minutes/animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement de la douleur. - Les écouvillons oculaires et buccaux peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (myoclonies, convulsions, diarrhées, vomissements, douleur abdominale, écoulement nasaux purulent, signes cutanés…) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin d'étude, pour des raisons de biosécurité liées à la catégorie de risque de l’agent biologique (ARG2), aucun chien administré (même protégé) ne peut ressortir du batiment (confinement BSL2).

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre de chiens tout en permettant d’interpréter les résultats des études. 5 à 6 candidats vaccins pourront être testés.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental). Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans le cas d’études sur jeunes animaux (moins de 7 semaines d’âge), les animaux seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La contention et les actes techniques sont réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils peuvent avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Pour l’administration de l’agent pathogène en intra-veineuse, une anesthésie légère d’une durée d’environ 10 minutes est réalisée pour permettre la pose d’un cathéter et l’administration lente de la souche d’épreuve. Une surveillance accrue des animaux juste après cette administration (~2 à 3h) pour s’assurer du bon réveil des animaux et du bon déorulé de l’administration. Des points limites spécifiques de la pathologie sont définis. Ces critères sont en constante évolution de manière qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne ou bi-quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. En générale la vaccination s’effectue à 7 semaines d’âge, mais des animaux de 4 semaines pourront être inclus (animaux nés sur site ou chez un fournisseur). Dans ce cas les chiots seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Dans les études de durée d’immunité, les chiots sont vaccinés jeunes puis observés jusqu’à l’âge adulte pour tester la durée de protection conférée par le médicament. Pour la mise au point de modèle d’épreuve, des animaux adultes (> 12 mois) peuvent également être utilisés.

  • Enseignement supérieur
Souris : 3125
Rats : 18
Souffrances
▲ -
▲ 3143
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3143

Réutilisées d'une séance de travaux pratiques à la suivante après au moins trois jours de récupération, puis tuées quand elles ne sont plus utiles, 3 125 souris et 18 rats vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des étudiants apprennent sur eux la préhension, le marquage à la queue, la contention et l'injection intrapéritonéale, avec jusqu'à trois tentatives de piqûre par souris, lors de séances de trente minutes à deux heures. Les 18 rats reçoivent quatre injections intramusculaires d'immunisation avant d'être saignés à blanc sous anesthésie, leur sang alimentant les travaux pratiques d'immunologie de toute la promotion. Cinq séances sur animaux ont été supprimées et remplacées par de la vidéo et de la réalité virtuelle, ce qui fait passer l'effectif de 823 à 18 rats, le porteur jugeant toutefois "nécessaire" de maintenir des séances sur animaux vigiles.

Objectifs

Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie, répartis sur les trois années du BUT, ont pour objectif de former les étudiants au métier de technicien de laboratoire et de les préparer à la manipulation des petits animaux de laboratoire (rongeurs). Les étudiants doivent acquérir les connaissances théoriques et techniques indispensables à la manipulation des petits animaux de laboratoire au cours d'un projet de recherche, dans un contexte d'étude pharmacologique.

Bénéfices attendus

Au cours de leurs trois années de formation, les étudiants en BUT vont acquérir progressivement et durablement les connaissances théoriques et techniques indispensables à la manipulation des petits animaux de laboratoire au cours d'un projet de recherche, dans un contexte d'étude pharmacologique.

Procédures

Au cours de ce projet, les souris seront manipulés par des étudiants en formation, sous la surveillance permanente de personnel qualifié. Les interventions prévues sur les souris vigiles sont : préhension des souris (tunnel ou cupping), marquage des souris à la queue, pesée des souris pour détermination du volume d’injection, contention et injections intrapéritonéales (maximum 3 tentatives d'injection par souris), tests comportementaux (criblage de candidats médicaments anxiolytiques - 3 tests de chacun 3 min). La manipulation des animaux au cours de ces séances de travaux pratiques sur souris vigiles dure entre 30 min et 2h, en fonction des procédures. Au cours de ce projet, les rats seront manipulés par des techniciens habilités. Les interventions prévues sur les rats sont : préhension, marquage à la queue, contention et injections intra-musculaires pour immunisation (1 primo-injection et 3 rappels), prélèvement de sang total par exsanguination après prémédication et anesthésie. Ces interventions sur les rats sont de courte durée (5 à 30 minutes maximum).

Impact sur les animaux

Les étudiants de BUT, qui manipuleront les animaux, sont en formation et doivent acquérir les bons gestes techniques. L'apprentissage préalable des gestes sur vidéos puis mannequin-peluche de souris et sur peau artificielle, permettra de préparer les étudiants aux différents gestes. Toutefois, un stress peut être ressenti par l'animal. Une douleur peut être induite en cas de geste mal effectué lors des injections. Les formateurs qualifiés seront vigilants, afin de permettre au maximum la réalisation d'un geste correct. Le nombre de tentatives d'injection sera limité à trois pour chaque souris.

Devenir

Les souris sont réutilisées à des fins pédagogiques les jours suivants, après un temps de récupération d'au moins trois jours. Si les souris ne sont pas réutilisées, elles sont euthanasiées. Les rats sont euthanasiés. Du sang et des organes pourront être récupérés sur les animaux euthanasiés pour d'autres travaux pratiques.

Remplacement

Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Cinq séances de travaux pratiques sur animaux ont été supprimées et remplacées par des TP en méthodes alternatives. Quatre de ces séances de travaux pratiques, impliquant la pose de cathéters sur modèle rat (trachée, jugulaire, carotide, vessie, cholédoque et duodénum) ont été remplacées par un apprentissage de la pose de cathéter par assistance vidéo puis en réalité virtuelle (Virtual3R). Une séance de travaux pratiques sur modèle Souris impliquant la nage forcée des animaux a été remplacée par une séance de TP par assistance vidéo. Il est cependant nécessaire maintenir des séances de formation sur animaux vigiles, afin de préparer correctement les étudiants à la manipulation des petits animaux de laboratoire (rongeurs) dans le cadre de leur futur métier de technicien de laboratoire.

Réduction

Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Cinq séances de travaux pratiques sur animaux ont été supprimées et le nombre d'animaux dans les TP conservés a été réduit au maximum, ce qui nous a permis de réduire fortement le nombre d'animaux utilisés dans nos enseignements. Dans les DAP précédentes, encore en vigueur, correspondant aux enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie, un total de 823 rats et 4015 souris étaient prévus sur 5 ans. Cette nouvelle DAP prévoit 18 rats (réduction de 97,8% des rats) et 3125 souris (réduction de 22 % des souris) sur 5 ans.

Raffinement

Les rats seront hébergés à raison de 3 rats par cage pour limiter le phénomène dominant/dominé. Les souris seront hébergées en groupe, avec un matériel de nidification suffisant, pour limiter les pertes thermiques. Les animaux seront hébergés dans une animalerie contrôlée selon la réglementation en vigueur (température, ventilation, hygrométrie, photopériode) et dans le respect de la méthode des 3R, avec un enrichissement adapté à chaque espèce animale. Le milieu sera enrichi en objets permettant aux animaux de créer un environnement propice à leur développement et à leur épanouissement. Les soins seront apportés par du personnel qualifié (concepteur et applicateur des procédures expérimentales), dans le respect du bien-être animal. La nourriture sera en quantité suffisante pour que les animaux aient un accès à volonté. La surveillance quotidienne effectuée au sein de l’animalerie par le personnel qualifié, permettra de vérifier l'état sanitaire des animaux utilisés. En cas de douleur ou de fièvre suite à une procédure, un antalgique antipyrétique sera administré. Si l'animal est toujours douloureux ou fiévreux au bout de 3 jours, un avis du vétérinaire référent sera demandé. Le vétérinaire décidera de la médication nécessaire à l’animal et de la suite à donner au protocole (interruption définitive/poursuite). Par ailleurs, les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Les étudiants sont formés à la réglementation, à l'éthique animale, au bien-être animal avant toute formation aux gestes techniques. Puis, les étudiants sont formés aux gestes techniques sur souris à l'aide de vidéos, de mannequins peluches de souris et de peaux artificielles, préalablement à la manipulation sur souris vigiles. Au cours de la réalisation des gestes techniques par les étudiants, les formateurs qualifiés sont vigilants, afin de permettre au maximum la réalisation d'un geste correct. Le nombre de tentatives d'injection est limité à trois pour chaque souris.

Choix des espèces

Les étudiants du BUT sont formés sur souris, car la plupart des manipulations sur animaux en laboratoire sont réalisées sur modèles souris (plus petit mammifère utilisable). La récupération du sérum des animaux après immunisation est réalisée sur modèle rat, car cela permet d'avoir un prélèvement de sang total en volume suffisant pour la réalisation de travaux pratiques d'immunologie pour toute la promotion d'étudiants. Stade adulte : la taille et le poids des souris et des rats adultes sont nécessaires pour les expérimentations à mener.

  • Formation professionnelle
Souris : 550
Rats : 400
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 950

550 souris et 400 rats vont être utilisés pour que des expérimentateurs apprennent des gestes sur eux, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, tous tués à l'issue et certains réutilisés d'une session à l'autre. Pendant deux semaines, chaque animal reçoit du solvant par gavage jusqu'à dix fois, ou par voie sous-cutanée, intrapéritonéale, intraveineuse caudale ou rétro-orbitaire, puis subit des séries de une à trois ponctions sanguines sur vingt-quatre heures. Des femelles gestantes et des souriceaux nouveau-nés sont inclus, et les prélèvements au sinus rétro-orbitaire ne cessent définitivement que lorsque l'œil apparaît mi-clos, asséché ou collé. Les mannequins de formation existent mais "ne permettent pas d'appréhender l'intégralité des gestes" ni de reproduire le comportement d'un animal vigile, ce dont le porteur conclut que l'emploi d'animaux non-humains est "indispensable".

Objectifs

Pour permettre une avancée des programmes de Recherche et Développement, qu’ils soient internes ou pour des clients, des études in vivo sont effectuées. Dans ces études, le profil pharmacocinétique et les propriétés pharmacologiques de nouvelles molécules sont évalués. Leur but ultime est de répondre à un besoin thérapeutique non comblé pour diverses pathologies. Ces études sont menées chez le rongeur (souris ou rats). Elles nécessitent l’emploi de diverses techniques d’administration et de prélèvement de sang pour étudier les molécules d’intérêts qui auront été préalablement sélectionnées sur la base de tests in vitro. Une bonne réalisation de l’ensemble de ces gestes apparaît donc comme étant primordiale. L’objectif de ce projet est de former et de valider tout expérimentateur présentant un besoin pour une ou plusieurs techniques d’administration et/ou de prélèvement non maîtrisée(s) ou un maintien de compétences.

Bénéfices attendus

Le stress chez l’animal peut avoir un impact majeur sur la qualité des résultats obtenus. De par une formation et une validation du personnel en amont, ce projet permettra de réduire le stress et la souffrance animale pouvant être causés par un geste mal réalisé. Ainsi, il contribuera à raffiner les techniques, préserver le bien-être animal, augmenter la robustesse des résultats dans les programmes de Recherche et Développement et à réduire in fine le nombre d’animaux nécessaires dans les études in vivo.

Procédures

1/ Administration de solvant pendant 2 semaines soit par gavage oral, soit par injection sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse (1 fois/jour maximum) : 10 fois pour la voie orale, 6 fois pour la voie sous-cutanée, intrapéritonéale et intraveineuse caudale, 4 fois pour la voie intraveineuse rétro-orbitaire, durée : quelques secondes 2/ Micro-prélèvements de sang réalisés sur animal vigile, une série d’1 à 3 ponction(s) sur 24 heures (veine caudale, submentale ou saphène), 2 ou 3 séries maximum sur une période de 2 ou 4 semaines, durée : quelques secondes 3/ Prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse à la veine subclavière, jugulaire ou au sinus rétro-orbitaire, 1 ou 2 prélèvement(s) maximum sur une période de 2 ou 4 semaines, durée : environ 2-3 minutes 4/ Anesthésie gazeuse pour les prélèvements sanguins puis la mise à mort, une fois dans une procédure, durée : environ 5 minutes

Impact sur les animaux

Au cours d’une session de formation chez le rongeur (souris ou rat), les effets indésirables associés aux différentes techniques d’administration et de prélèvement sont : - un inconfort lié au geste - un stress lié à l’anesthésie, seulement pour certaines voies d’administration/prélèvement - un hématome au point de ponction lors d’un prélèvement de sang

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale.

Remplacement

À ce jour, les mannequins de formation (souris et rats) ne permettent pas d’appréhender l’intégralité des gestes requis dans nos études in vivo, tous les stades de développement d’un animal, ni même de mimer le comportement d’un animal vigile au cours de sa manipulation. C’est pourquoi, l’emploi d’animaux est indispensable. À noter qu’en amont de toute formation, les personnes à former prendront connaissance des différents gestes à réaliser par le biais de vidéos, bibliographie et/ou procédures.

Réduction

Pour chaque session de formation, le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum tout en permettant d’atteindre l’objectif fixé : une validation du personnel aux différents gestes techniques. Il sera fonction du nombre de personnes à former par an. De plus, pour certaines procédures, sous réserve de l’absence de signes cliniques et dans le respect des exigences réglementaires, les animaux issus d’une session de formation pourront faire l’objet d’une réutilisation, ce qui participera à diminuer le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 4 jours sera réalisée avant toute manipulation. Hébergement : Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux resteront ceux formés pendant l’acclimatation. Les animaux et leurs conditions d’hébergement (environnement, nourriture, eau de boisson) seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d’acclimatation (enrichissement jetable ou autoclavable). Pour les femelles gestantes, un enrichissement adapté à la nidation sera fourni. Durant la période périnatale, les changes seront limités au maximum afin de ne pas perturber la mise bas ou l’interaction mère-petits. Si le nouveau-né reste à l’écart de la mère, il faudra impérativement le remettre dans le nid. Administration et prélèvement : Afin de palier l'inconfort lié à certains gestes, un programme d'anesthésie sera effectué. En cas de signes de douleur, une analgésie sera réalisée et s’accompagnera d’un arrêt temporaire des administrations/prélèvements. Pour le sinus rétro-orbitaire, une goutte d’anesthésique local sera instillée sur l’œil de l’animal 1 à 2 minutes avant chaque administration ou prélèvement. Les administrations/prélèvements au sinus rétro-orbitaire seront définitivement arrêtés lors de l’observation d’un œil mi-clos/asséché/collé. Le traitement impliquera un nettoyage quotidien de l’œil à l’aide d’une compresse imbibée de sérum physiologique suivi du dépôt d’une goutte de gel ophtalmique jusqu’à la guérison de l’œil. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse pouvant être infligées aux animaux, une surveillance journalière ainsi que des points limites précoces et spécifiques ont été établis conduisant à la mise à mort anticipée de l’animal. Lors de la mise à mort, les animaux seront placés sous anesthésie profonde.

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris et des rats à un stade adulte, de la même façon que dans la majorité des études in vivo des programmes de Recherche et Développement. Certains de nos modèles in vivo requièrent des souris au stade nouveau-né ainsi des souriceaux seront également employés.