Procédures légères
Etude longitudinale des effets de l’hyperphénylalaninémie sur les fonctions neurocognitives dans un modèle murin de phénylcétonurie
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Jusqu'à vingt-cinq injections dans l'abdomen, commencées deux à trois jours après la naissance, et quinze heures sans nourriture avant chaque imagerie : 80 souris porteuses d'une mutation reproduisant la phénylcétonurie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Ce classement coexiste avec un écart de poids pouvant atteindre 30 % chez les animaux privés de régime, une microcéphalie et une dépigmentation qui s'aggrave jusqu'à la sixième semaine. Les souris subissent aussi des prélèvements de sang dans la veine faciale, avec risque d'hématome, deux anesthésies accompagnées d'une injection de traceur radioactif, et quatre séries de quatre tests comportementaux étalées sur six mois, pour savoir ce que devient le cerveau d'un patient qui abandonne son régime à l'âge adulte. Le porteur retient la souris parce qu'elle est, écrit-il, "le seul modèle animal de phénylcétonurie disponible à ce jour".
Objectifs
La phénylcétonurie est une maladie génétique qui induit de sévères déficits intellectuels et développementaux si non traitée. Un dépistage néonatal a été mis en place dans les années 70 en France qui permet d’instaurer un traitement par un régime alimentaire particulier qui permet d’aboutir à un développement et un quotient intellectuel (QI) normal. Cependant, ce régime qui doit être suivi à vie, est faiblement suivi à l’âge adulte. Les conséquences de l’arrêt du régime à l’âge adulte restent encore largement méconnues, les premiers patients dépistés par test néonatal atteignant aujourd’hui la cinquantaine. Afin d’en apprendre plus sur la question et potentiellement améliorer le suivi de ces patients à l’âge adulte, notre projet a pour objectif d’étudier l’évolution des comportements concernant la motricité, la mémoire et l’anxiété de souris mutantes mimant la phénylcétonurie. Ces souris seront suivies de la naissance à l’âge adulte en fonction du maintien ou non du régime alimentaire afin de pouvoir voir l’impact de celui-ci sur les comportements cités précédemment. Des analyses sanguines et d’imageries serviront à étudier le fonctionnement du corps (métabolisme) dans ces conditions. Des analyses similaires seront faites in vitro sur des zones cérébrales impliquées dans la mémoire, l’anxiété et la motricité.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’évolution de la santé mentale (mémoire, anxiété) et physique (motricité) des patients phénylcétonuriques en fonction du maintien ou non du régime à l’âge adulte ; ce qui permettra une meilleure prise en charge des patients phénylcétonuriques adultes. Il permettra également de mieux comprendre l’impact de l’arrêt du régime sur le fonctionnement du corps (métabolisme) en général, ainsi que sur le fonctionnement (métabolisme) de certaines structures cérébrales critiques impliquées dans la mémoire, l’anxiété et la motricité
Procédures
Les animaux subiront un prélèvement sanguin submandibulaire lors des 3 phases de tests répartis sur 6 mois, le dernier prélèvement sera fait post-mortem. Les souris recevront quatre injection intrapéritonéale hebdomadaire à partir de la naissance jusqu’au sevrage (hormis le groupe recevant les injections à vie (soit 25 injections totales) ; la durée de l’acte est de quelques secondes. Les animaux seront également injectés avec un radiotraceur et anesthésiés 2 fois chacun pour l’imagerie métabolique cérébrale. Les animaux auront 4 phases de tests comportementaux (4 tests par phase) sur les 6 mois d’expérimentations ; la durée de l’ensemble de ceux-ci est d’environ 78 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux mutants non traités avec un régime faible en phénylalanine présentent une divergence de poids pouvant atteindre au maximum 30%, ce de la première à la septième semaine. Ils présentent également une microcéphalie (n’implique pas d’anomalie au regard du comportement et de la motricité selon le fournisseur), ainsi qu’une hypopigmentation commençant à partir de la deuxième semaine et s’aggravant jusqu’à la sixième semaine. Les particularités énoncées précédemment sont réversibles chez la souris suivant un régime faible en phénylalanine (hormis pour la microcéphalie). L’isolement des animaux lors des tests comportementaux peuvent engendrer du stress. Les souris subiront une douleur lors des prises de sang au niveau de la veine faciale qui se trouve à l’arrière de la mâchoire avec possibilité d’hématome. Les injections hebdomadaires intrapéritonéales peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. La pièce d'imagerie pour manipuler l'animal et sa contention nécessaire à l’induction de l’anesthésie rajoute un stress supplémentaire. Une douleur au point d’injection du traceur radioactif en intrapéritonéal peut être ressentie quelques heures. Les différentes contentions entrainent du stress pour les souris. La veille de l’imagerie, les souris devront être à jeun durant 15 heures.
Devenir
A la fin du suivi longitudinale, tous les animaux seront mis à mort pour étude du métabolisme cérébrale.
Remplacement
Le projet se base sur le suivi du régime alimentaire (longitudinalité) et son impact sur le comportement afin de pouvoir observer des potentielles séquelles cognitives, émotionnelles et motrices. L’analyse du désordre comportemental induit par les divergences dans le suivi du régime alimentaire à l’âge adulte ne peut être menée que sur un animal entier exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.
Réduction
Le calcul statistique pour l’optimisation des effectifs mène à des groupes de 16 souris (8 mâles et 8 femelles), soit 80 souris pour 5 groupes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 2 à 4 individus. Du matériel de nidification sera mis à disposition (ouate et cabane en carton). Ils seront observés quotidiennement et toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthésie et de soin seront mises en œuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par les procédures. Un régime spécifique sera administré aux animaux sur une durée dépendant de leur groupe expérimental. Pour l’imagerie métabolique, une phase d’acclimatation sera faite, les animaux seront habitués à la salle d’expérimentation pour diminuer leur stress. L’induction d’anesthésie sera réalisée en gazeux à 3% (Vetflurane®) et pendant l’imagerie, l'anesthésie sera maintenue à 2%. L’animal sera maintenu durant toutes les expérimentations d’imagerie sur tapis chauffant. Nous assurerons une surveillance accrue du rythme respiratoire et de la température corporelle de l’animal chaque jour d’expérimentation
Choix des espèces
La souris est le seul modèle animal de phénylcétonurie disponible à ce jour. Leur répertoire comportemental est suffisamment étendu pour l’étude des nombreuses affections comportementales qui sont connues et susceptibles de survenir à l’âge adulte dans le cadre de la phénylcétonurie. Jusqu’au sevrage, les animaux recevront une injection d’enzyme hebdomadaire à partir du 2ème/3ème jour post-natal pour parer les effets délétères de la phénylalanine dans le lait maternel. Ensuite, les animaux seront utilisés à partir du sevrage (28 jours). Le régime sans phénylalanine sera instauré à ce moment-ci. Celui-ci ne pouvant être administré avant sevrage. C’est également à partir de ce stade que les animaux seront utilisés pour les tests comportementaux et prises de sang.
L’endothelium : une cible clé pour la santé cardiovasculaire et métabolique chez la femme
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
Ovariectomie ou orchidectomie, pose d'un implant hormonal sous la peau, jeûne de vingt-quatre heures et jusqu'à huit prélèvements de sang à la queue espacés de quinze à trente minutes : 1 298 souris subissent ces actes, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L'objectif déclaré est de mesurer ce que le vieillissement, l'obésité et la carence en œstrogènes font aux cellules qui tapissent l'aorte et les vaisseaux du tissu adipeux. Les bénéfices annoncés glissent de la biologie vasculaire à la discrimination au travail, à la stigmatisation et à une "société plus solidaire et équitable pour les femmes". Le porteur conclut que l'expérimentation animale est "l'unique approche" possible, sans indiquer comment l'effectif de 1 298 a été établi ni combien de souris subissent chacune de ces interventions.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès à l'échelle mondiale, touchant aussi bien les hommes que les femmes, avec un risque accru chez ces dernières après la ménopause. Les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins situées à l’interface entre le sang et les tissus sont en première ligne face aux altérations métaboliques associées aux facteurs de risque cardiovasculaire : le vieillissement, l'obésité et la carence en œstrogènes (ménopause) chez la femme. Ce projet a pour objectifs de définir 1) les impacts des facteurs de risque cardiovasculaire sur l’endothélium, 2) le rôle des dysfonctions endothéliales dans l’étiologie des pathologies cardiovasculaires dans deux lits vasculaires : l’aorte et les vaisseaux du tissu adipeux.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de proposer la cellule endothéliale comme une cible précoce pour limiter le développement des maladies cardiovasculaires, en particulier chez la femme au moment de la ménopause. En plus d'améliorer la santé des femmes, notamment en ce qui concerne les risques cardiovasculaires, l'optimisation du traitement de la ménopause aura un impact positif sur les problèmes sociaux liés à cette période de transition. Actuellement, de nombreuses femmes n'optent pas pour une hormonothérapie en raison des préoccupations liées aux effets secondaires. Le développement d'un traitement plus sûr (présentant moins de risques cardiovasculaires et thromboemboliques) contribuera à alléger les contraintes physiques et émotionnelles, ainsi que les problèmes sociaux associés à la ménopause, tels que la discrimination au travail et la stigmatisation. Améliorer la qualité de vie des femmes en période de ménopause contribuera à une société plus solidaire et équitable pour les femmes.
Procédures
Certains animaux seront soumis à des interventions de classes légère à modérée. - Chirurgie de classe modérée : ovariectomie ou orchidectomie (incision de la peau et du péritoine) (10 à 20min) - Chirurgie de classe modérée : pose de pellet hormonal en sous cutanée (incision de la peau) (5 à 10min) - Prélèvements d’une goutte de sang à la veine caudale : maximum 1 fois 8 prélèvements espacés de 15 à 30 minutes (2 secondes par prélèvement) - Mise à jeûn, classe modérée (24h).
Impact sur les animaux
Les expérimentations réalisées dans ce projet sont peu invasives indolores (pesée, régime riche en lipides) ou de classe modérée (jeûne, ovariectomie, orchidectomie, pose de pellet). Elles peuvent être associées aux nuisances suivantes : - Régime riche en lipides peut induire une prise de poids pouvant gêner les déplacements - Prélèvement à la veine caudale peut générer du stress et une douleur légère - Mise à jeun peut entrainer du stress - Ovariectomie/Orchidectomie/pose de pellet peut générer une douleur mais qui sera traitée par un analgésique.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes et réaliser des analyses moléculaires.
Remplacement
L'utilisation du modèle murin nous permettra d'identifier et de quantifier les changements progressifs et dynamiques impactant le système vasculaire qui surviennent avec le régime alimentaire et la prise de poids. Les prélèvements humains représentent un point fixe de l'état individuel et ne permettent pas de contrôler l'historique de perte et/ou gain de poids et ne permet pas une comparaison directe des cellules endothéliales et du tissus adipeux. Aucun système de culture cellulaire n'a pu reproduire des variations hormonales qu'auront à subir les cellules endothéliales et ceci d’autant plus que l’ensemble des lignées cellulaires endothéliales « perdent » l’expression du récepteur des oestrogènes. De plus l'étude de l'effet du sexe (via la sécrétion d'hormones stéroïdiennes : œstrogène et testostérone) font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant la réalisation de ce projet.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux pour cette étude, nous avons réalisé une veille bibliographique, tenu compte de nos expériences passées et conçu les expériences afin d’obtenir un pouvoir statistique suffisant avec un nombre minimum d’individus. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux, plusieurs procédures expérimentales de classe légère puis modérée seront réalisées sur les mêmes groupes d’animaux dès lors que les animaux auront recouvré un bien-être général et dans la mesure où les procédures ne peuvent pas interférer entre elles.
Raffinement
Lors de leur arrivée en zone expérimentale les souris resteront en acclimatation pendant un minimum d'une semaine en présence d'enrichissement (de type sizzlenest, battons ou balle en bois) pour réduire le stress qui pourrait être causé par le transport. Dès leur arrivée, les animaux sont pris en charge par le personnel de la zootechnie compétent qui vérifiera leur état et bien-être. Les animaux issus de différentes cages de transport ne sont jamais mélangés dans les cages d’hébergement. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. Ce suivi aura pour but de détecter de la douleur, d’évaluer la capacité de s'alimenter, de boire, de se déplacer. Dans le cas où l’animal ne répondrait plus à ses besoins physiologiques, il sera anesthésié puis, après perte de conscience, l’animal sera euthanasié par dislocation cervicale. Critères d'arrêt par rapport à la souffrance : dans le cas où l’animal ne répond plus à des besoins physiologiques énoncés ci-dessous, l’arrêt de l’expérimentation sera préconisé par l’expérimentateur ou toute personne en charge du suivi des animaux. Tout au long des procédures, les points limites adaptés et précis (décrits dans chaque procédure) seront surveillés permettant de mettre en application l’arbre décisionnel pouvant aboutir aux critères d’arrêt des souffrances. Pour l’ensemble des chirurgies, les animaux sont gardés sur plaque chauffante pendant toute la procédure jusqu'à leur réveil. Un analgésique (morphinique) sera administré. En post opératoire, les souris sont surveillées et pesées. En cas d'amaigrissement excessif (>20%) ou de signe de souffrance de l'animal (apathie, yeux fermés, absence de toilettage, prostration, blessure), l’animal sera sorti de la procédure et euthanasié.
Choix des espèces
Mus musculus . La souris est un modèle reconnu dans l’étude du métabolisme et de l’obésité. Nourrie en alimentation riche en gras, elle développe des anomalies similaires à celles associées au syndrome métabolique chez l’Homme. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisé après 8 semaines.
Evaluation de traitements contre les comorbidités associées au syndrome de Dravet dans un modèle murin EU 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les crises d'épilepsie spontanées tuent 40 à 50 % de ces souris avant l'âge de 60 jours. 275 souris porteuses d'une mutation du gène Scn1a vont être utilisées, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Après une biopsie d'oreille, 150 d'entre elles sont transportées vers un second établissement pour cinq semaines de tests, et 120 reçoivent chaque jour une injection dans l'abdomen ou un gavage, jusqu'à 42 fois. Le projet vise les troubles associés au syndrome de Dravet, hyperactivité, sociabilité, mémoire, mais le porteur décrit ces tests par leur seule durée, de 8 à 30 minutes, sans dire lesquels.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l’impact de traitements (pharmacologiques et ou probiotiques) sur les comorbidités liées à l’épilepsie, telles qu’une hyperactivité, une altération de la sociabilité ou des déficits cognitifs. Le syndrome de Dravet est une épilepsie rare de l’enfant qui a pour cause (dans plus de 80% des cas) une mutation hétérozygote (ne touchant qu’un allèle sur les 2) du gène, codant pour un canal sodique. Ce syndrome épileptique est très bien caractérisé au niveau des crises épileptiques, mais l’est moins pour les comorbidités psychiatriques qui se développent à plus long terme. Des modèles murins du syndrome de Dravet ont été établis par transgène en délétant ou en mutant le gène, ce qui mène au développement de crises épileptiques, provoquant dans certains cas une mort prématurée (phénotype aussi présent chez l’homme), ainsi que certaines comorbidités. Nous proposons d’utiliser un des modèles murins, qui récapitule un grand nombre des caractéristiques du syndrome de Dravet : des crises précoces spontanées, une mort prématurée (nommée SUDEP = sudden unexpected death in epilepsy), et des altérations comportementales, comme une hyperactivité, une diminution de la sociabilité ou encore des déficits cognitifs. Ce modèle robuste est toujours utilisé pour le développement de traitements pharmacologiques. . Ce projet sera réalisé en collaboration avec deux établissement utilisateurs, un pour l’élevage et l’autre pour l’étude scientifique.
Bénéfices attendus
Le syndrome de Dravet est un syndrome épileptique de l’enfant dont les traitements actuels ne permettent pas de soigner tous les patients. De plus, même si certaines crises sont atténuées par les traitements actuels, les comorbidités psychiatriques associées à ce syndrome ne sont pas traitées et entrainent une diminution de la qualité de vie des patients. Ce projet vise à tester de nouveaux traitements chroniques pour atténuer les comorbidités psychiatriques, ce qui permettra de proposer de nouveaux traitements chez l’homme.
Procédures
Etabilssement 1 : Tous les nouveaux-nés de la lignée à phénotype (275) seront identifiés et génotypés à l’aide d’un prélèvement (biopsie) à l’oreille qui sera effectuée une seule fois (maximum 5 minutes/animal). Etablissement 2 : Pour l’évaluation du comportement, les animaux (150) seront testés au maximum 5 fois à l’aide de test allant de 8 min à 30 min/jour, le tout sur 5 semaines maximum. Pour les traitements, les animaux (120) seront administrés quotidiennement (une fois par jour, maximum 2 min/animal) par voie intrapéritonéale (injection) ou voie orale (gavage) pendant la durée des tests comportementaux soit au maximum : 42 fois au total.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : 1-Une survenue de crises épileptiques spontanées, qui peuvent entrainer une mort prématurée (environ 40% à 50% des animaux au maximum n’atteignent pas l’âge de 60 jours). 2-Un stress et une douleur associée à la biopsie d’oreille pour l’identification et le génotypage simultané. 3-Un stress dû au transport entre le site de maintien de la lignée et le site de test. 4-Un stress dû aux tests comportementaux (isolement dans un environnement nouveau). 5-Un stress et une douleur dus à l’administration chronique des traitements (par gavage ou injection intrapéritonéale). Les traitements seront effectués par une personne expérimentée pour limiter le stress.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes, pour compléter cette étude.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est justifiée car le comportement (locomoteur, social, cognitif) ne peut être étudié au niveau cellulaire (in vitro) ou par modélisation (in silico). De plus, afin de mimer un syndrome d’origine génétique, l’utilisation d’animaux transgéniques est indispensable.
Réduction
Afin de limiter l’utilisation d’animaux transgéniques à phénotype dommageable, les animaux hétérozygotes seront générés à partir de fécondation in vitro d'ovules de femelles controles à l’aide de sperme issus de male modèle de Dravet. Nous ferons aussi une planification rigoureuse des expériences, en testant d’abord le phénotype comportemental du modèle murin dans nos conditions expérimentales (environnement) avant de tester de possibles traitements. Le calcul du nombre des animaux est fait selon une approche statistique, il nous faut donc au minimum 12 animaux par groupe pour pouvoir évaluer le phénotype des animaux.
Raffinement
Pour la procédure d’élevage, les animaux sont hébergés en isolateur, enrichies avec des morceaux de coton et de la frisure de carton servant de matériel de nidification. Une manipulation réduisant le stress des animaux sera réalisée (manipulation dans le creux de la main) Pour les procédures comportementales, les animaux sont hébergés dans des cages ventilées, enrichies avec de la frisure de carton. Une surveillance attentive et quotidienne des animaux est réalisée. Les administrations (injection intrapéritonéale ou gavage oral à l’aide de sondes souples) seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté.
Choix des espèces
Afin de modéliser au mieux le syndrome de Dravet, qui est à plus de 80% dû à une mutation génétique, l’espèce souris dont la modification génétique du gène Scn1a déjà publié est la plus pertinente. Ce modèle écapitule le phénotype Dravet : crises fébriles, crises spontanées, SUDEP et comorbidités psychiatriques. Pour la procédure 1, les animaux seront élevés de la naissance à leur expédition à partir de 8 semaines d’âge. Pour les autres procédures (2-3), des animaux adultes (à partir de 8 semaines d’âge) seront réceptionnées et utilisés. A cet âge, la survie n’est plus diminuée (stabilisation de la mortalité) et les comorbidités psychiatriques au syndrome de Dravet sont bien retrouvées chez l’adulte.
Donner la possibilité aux vaches laitières d’augmenter la DIVersité de leur régime Alimentaire : conséquences physiologiques et comportementales.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
24 vaches laitières Prim'Holstein vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucune tuée, toutes réintégrant ensuite le troupeau de l'établissement où elles pourront être réutilisées dans de nouvelles expérimentations. Chacune subit 16 prélèvements de sang à la veine caudale en 12 semaines, dont sept journées avec deux prises espacées de quatre heures, jusqu'à 60 mL au total ces jours-là. Le projet cherche à savoir si le fait de leur laisser ajouter deux fourrages à une ration décrite comme monotone améliore leur bien-être, ces vaches restant en bâtiment pendant toute l'expérience. Sur le remplacement, le porteur écrit qu'il est "impossible de se passer" de ces animaux puisqu'ils sont eux-mêmes le sujet de l'étude.
Objectifs
Dans les systèmes d’élevage de bovins laitiers actuels, l’alimentation des vaches laitières peut être qualifiée de monotone car les rations qui leur sont offertes sont généralement peu complexes en termes de composition et ne varient pas ou peu dans le temps. Pourtant lorsqu’elles en ont la possibilité, les vaches laitières composent un régime alimentaire diversifié en sélectionnant, pour constituer leur ration, un large éventail de plantes dont la disponibilité et la composition biochimique varient dans l’espace et dans le temps. Cependant, la question de l’importance de la diversité alimentaire dans les systèmes d’alimentation des ruminants d’élevage n’a émergé que récemment. L’objectif est d’étudier les effets à court et moyen termes de la diversification de l’offre alimentaire sur l’ingestion, le comportement alimentaire et le statut physiologique des vaches laitières élevées en bâtiment, afin de déterminer si cela constitue une pratique d’élevage qui favorise leur bien-être. Pour cela, des indicateurs physiologiques (liés aux statuts métabolique, inflammatoire et oxydant et à la réponse de stress) et comportementaux (comportement alimentaire, motivation, comportements anticipatoires et activités) seront analysés dans la situation où les vaches laitières ont un accès individualisé à une ration complète (ration mélangée composée d'un mélange de fourrages et de concentrés) équilibrée d’un point de vue nutritionnel et considérée comme monotone, avec ou non la possibilité d’ajouter à leur régime alimentaire deux fourrages supplémentaires (un foin épié et un regain).
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre d’acquérir des connaissances sur l’intérêt de procurer une diversité alimentaire permettant à chaque individu de faire ses propres choix, pour améliorer le bien-être des vaches laitières, en analysant les données comportementales et physiologiques à l’échelle individuelle. A plus long terme, les nouvelles connaissances apportées par ce projet participeront à déterminer si les choix et la diversité alimentaire peuvent améliorer le bien-être des vaches laitières et s’il convient de favoriser leur intégration dans les pratiques d’alimentation. Les résultats de ce projet ont vocation de permettre de faire évoluer les pratiques d’élevage en faveur du bien-être des vaches laitières.
Procédures
Des prélèvements de sang seront réalisés au cours de ce projet (au total 16 prélèvements par vache sur une période de 12 semaines). Ces prélèvements de sang seront réalisés à la veine caudale afin de mesurer les concentrations plasmatiques d’indicateurs des statuts métabolique, inflammatoire, oxydant, de santé et de stress.
Impact sur les animaux
La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l'aiguille la traverse. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache. Certains jours précis (7 fois sur une période de 12 semaines), des prises de sang seront réalisées avant et après le repas. La réalisation de ces 2 prises de sang de façon rapprochées dans le temps (intervalle de temps entre les deux prises de sang = 4 heures) n’entraine pas de nuisance supplémentaire aux nuisances déjà décrites ci-dessus (légère sensibilité au niveau de la peau pour une durée de quelques secondes) puisque le volume prélevé de manière rapproché est très faible (maximum 60 mL pour les 2 prises de sang avant et après repas).
Devenir
Dans le cadre de ce projet, seule une procédure légère qui n’est pas susceptible d’avoir d‘effets importants sur le bien-être et la santé des animaux sera réalisée (prélèvements de sang). Les animaux seront donc conservés, réintégreront le troupeau d’élevage de l’établissement utilisateur et pourront être réutilisés dans de nouvelles expérimentations. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable de l’installation expérimentale. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est effectivement possible.
Remplacement
Ce projet vise à étudier les conséquences comportementale et physiologique du fait de donner aux vaches laitières la possibilité d’augmenter la diversité de leur régime alimentaire afin de déterminer si cette pratique permet d’améliorer leur bien-être. Les vaches laitières étant le sujet même de l'étude, il est donc impossible de se passer de l’utilisation de ces animaux pour atteindre l’objectif de ce projet.
Réduction
Le nombre de vaches laitières impliquées dans cette expérimentation a été calculé afin de garantir la possibilité de mettre en évidence des différences significatives entre les deux lots pour un risque à 5 % et une puissance de 80 %, au vu du schéma expérimental en continu et de la variabilité interindividuelle des paramètres étudiés. Un plus faible nombre d’animaux ne nous permettrait pas de mettre en évidence l’effet des traitements. Les modèles statistiques qui seront utilisés pour l'analyse des données seront des modèles linéaires généralisés mixtes qui sont adaptés à l’analyse des données répétées. Ces modèles statistiques permettront de comparer les différents indicateurs mesurés au cours du temps entre les deux lots de vaches et de prendre en compte les données mesurées pendant la période pré-expérimentale en tant que co-variable. La prise en compte des données de la phase pré-expérimentale en co-variable dans les modèles statistiques, qui revient à utiliser chaque animal comme son propre témoin, permettra d’obtenir une bonne puissance statistique du modèle d’analyse et permet de limiter le nombre d'animaux à inclure au sein de chacun des lots.
Raffinement
Ce projet sera réalisé par des personnes compétentes et habilitées à la manipulation des vaches laitières. Les vaches laitières sont habituées à être manipulées par le personnel de la ferme expérimentale et lors de ce projet, elles seront manipulées par des personnes familières réduisant ainsi leur stress. Lors de l’expérimentation, les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux et sanitaires (hébergement en groupe, matelas pour le couchage, alimentation et eau à volonté). Les mesures et prélèvements réalisés lors de cette expérimentation sont des prélèvements non invasifs (observation du comportement alimentaire, de la motivation, des comportements d’anticipation et des activités à l’aide de caméras, prélèvements de lait à la traite, prélèvement de poils de la queue) à l’exception des prélèvements de sang. Ces prises de sang seront réalisées au niveau de la queue qui est une zone peu douloureuse pour les vaches laitières. Le nombre de prises de sang réalisées lors de cette expérimentation sera de 16 au cours des 12 semaines d’expérimentation. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache.
Choix des espèces
La question de l’intérêt de la diversité et des choix alimentaires a été abordée chez les petits ruminants. Cependant, il existe très peu d’études traitant de cette question chez la vache laitière, alors que ces dernières sont les ruminants dont les systèmes d’alimentation sont généralement parmi les plus monotones. La problématique de l’étude est donc spécifique aux vaches laitières et nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches laitières utilisées dans ce projet seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la principale race de vache laitière fournissant du lait pour l’alimentation humaine et de la race la plus répandue en France et dans le monde. Les vaches laitières impliquées dans cet essai seront des vaches adultes en milieu de lactation (à partir d’environ 2 mois et demi de lactation). En effet, le projet vise à étudier les conséquences comportementales et physiologiques de la possibilité de diversification du régime alimentaire chez la vache laitière. L’objectif de cette expérimentation s’applique donc aux vaches laitières en lactation. De plus, les effets de la possibilité de diversification sur la qualité du lait seront étudiés par le biais d’analyse de prélèvements de lait ce qui nécessite de travailler avec des animaux en lactation. Les vaches seront en milieu de lactation au cours de l’expérimentation afin d’éviter la période du début de lactation lors de laquelle les niveaux d’ingestion des vaches ne sont pas stables en lien avec l’augmentation de la production laitière jusqu’au pic de lactation qui intervient environ 2 mois après la mise-bas.
Travaux Pratiques – Formation continue en expérimentation animale
- Formation professionnelle
Rats : 165
Satisfaire à l'obligation légale de formation continue de trois jours sur six ans : 165 souris et 165 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de remise à niveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un rat et une souris sont utilisés par stagiaire, seize stagiaires au maximum par séance, deux séances par an sur cinq ans. Lors de la seconde séance, les animaux reçoivent à vif un gavage de solution salée et une injection de kétamine et de xylazine, avant des prélèvements de sang aux veines sublinguale, rétro-orbitaire, saphène et caudale sous anesthésie. 320 d'entre eux seront proposés à d'autres laboratoires de la plateforme, et tués faute de preneur, tandis que l'évaluation de leur anxiété lors de la première séance repose sur des tests comportementaux que le porteur ne nomme pas.
Objectifs
La législation en vigueur en France depuis la parution du décret 2013-118 rend obligatoire la formation à l'expérimentation animale pour toute personne devant manipuler des animaux au cours d'expérimentations. De plus une formation continue de 3 jours sur 6 années flottantes est également requise. Dans ce cadre, les SBEA de l'UPJV proposeront aux titulaires d’une formation à l’expérimentation animale (niveaux Concepteur et Applicateur) des travaux pratiques pour une mise à niveau des gestes de bases pratiqués en recherche préclinique. En effet, la formation initiale a pu avoir eu lieu des années avant la mise en pratique des gestes techniques que nous allons proposer et donc les personnels concernés peuvent ne jamais avoir manipuler des animaux ou l'avoir fait il y a plusieurs années. De plus certaines personnes n'ont travaillés que sur une espèce et ne sont pas familière de l'autre espèce. De plus cette formation se concentrera sur le rafinement de gestes déjà pratiqués au sein des différentes plateformes de l'UPJV ainsi qu'un rappel des volumes d'injections et de prélèvements autorisés chez les rats et les souris.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques permettront de rappeler la règlementation et la bone pratique des gestes techniques dans le cadre des manipulations, administrations et évaluation de l'anxiété des rats et des souris aux personnels ayant déjà suivi une formation à l'expérimentation animale. Ces travaux pratiques permettront de mettre à jour les connaissances sur le raffinement, les techniques de manipulation, de contention, sur les volumes d'injections et de prélèvement réglementaires.
Procédures
Les animaux de la Séance de TP #1 seront uniquement manipulés et leur niveau d'anxiété sera évalué par différents tests comportementaux. Les animaux de la Séance de TP#2 seront soumis à un gavage (animal vigile) et à une injection (animal vigile). Les autres gestes (injection sous-cutanée, injection intra-musculaire, prélèvements de sang au niveau de la veine sublingual, rétro-orbitaire, veine saphène, veine caudale) seront pratiqués sur animal anesthésiés.
Impact sur les animaux
Au cours de la séance 2, les animaux seront soumis des nuisances légères: un gavage de solution saline, une injection intra-péritonéale d'un mélange kétamine/xylazine (Ket: 100 mg/kg - Xyl: 10 mg/kg). Les autres types d'injection ainsi que les prélèvements seront donc réalisés sur animal anesthésié et analgésié.
Devenir
Les animaux seront proposés à d'autres laboratoires utilisateurs de la plateforme animalerie. Si nous ne trouvons pas preneur, les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Ces travaux pratiques ont pour objectif d'améliorer la mise en pratique de gestes techniques chez les Rats et les Souris. Il est donc impossible de remplacer ces espèces par d'autres espèces.
Réduction
Les animaux seront prioritairement récupérés à la fin de projets au sein de notre plateforme animalerie. Dans le cas où nous ne pourrions pas trouver les animaux nécessaires aux travaux pratiques nous commanderons le strict minimum d'animaux complémentaires pour avoir à disposition 1 rat et 1 souris par stagiaire plus 1 rat et 1 souris pour les intervenants pour chaque séance de travaux pratiques. A la fin des travaux pratiques, les animaux seront proposés aux différents laboratoires utilisant la plateforme animalerie pour une réutilisation potentielle. Nous envisageons de réaliser une séance #1 et une séance #2 par an, sur 5 ans avec pour chaque séance un maximum de 16 stagiaires. Le nombre d'animaux correspondra exactement au nombre de stagiaires s'il venait à y avoir moins de 16 stagiaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe (2 pour les rats, 4-5 pour les souris) dans des cages adaptées avec un enrichissement de l'environnement (litière foisonnante, tube en carton, buchette en bois) et seront régulièrement manipulés en amont des séances de travaux pratiques. Une musique est diffusée en continue dans les pièces d'animalerie qui sont contrôlées en température et hygrométrie. La santé des animaux sera évaluée quotidiennement par l'utilisation d'échelles internationales et un traitement de la douleur adapté sera administré en cas de besoin. Au vu de la faible invasivité des gestes techniques nous n'attendons qu'un niveau léger de douleur chez nos animaux.
Choix des espèces
La plateforme animalerie locale est agréée pour l'utilisation de rats et de souris. Les utilisateurs ont donc besoin d'un rappel et d'un approfondissment des méthodes de raffinement concernant ces 2 espèces. Les animaux seront adultes.
Elevage de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Fournir des souris génétiquement altérées à 20 à 25 projets du laboratoire, répartis sur 40 à 45 lignées : telle est la finalité de ce projet, qui prévoit le génotypage de 4 000 souris par an, soit 20 000 sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit à vif un prélèvement de tissu à l'oreille de moins d'une minute, qui sert en même temps d'identification définitive. Celles dont le génotype ne convient pas sont tuées, les autres restant en vie pour une utilisation continue. Sur le remplacement, le porteur se limite à une phrase, qui redit que le projet existe pour alimenter les études in vivo du laboratoire.
Objectifs
L'objectif est de générer des souris génétiquement altérées pour les équipes de recherche du laboratoire. Il y a en moyenne entre 20 et 25 projets autorisés dans la structure. Cela implique l'élevage de 40 à 45 lignées différentes.
Bénéfices attendus
Le projet permet d'optimiser la production d'animaux modèles pour les différents projets du laboratoire avec des retombées positives dans les domaines de la biologie du développement, du cancer et des maladies neuropsychiatriques et neurodégénératives.
Procédures
Un prélèvement d'un échantillon de tissu sur animal vigile. Durée totale de moins d'1 minute.
Impact sur les animaux
La contention induit un stress léger de moins d'1 minute qui peut s'accompagner d'une douleur brève et légère lors du prélèvement de tissu à l'oreille.
Devenir
Soit mise à mort des animaux si le génotype n’est pas approprié, soit animaux gardés en vie pour une utilisation continue.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de générer des animaux pour les études in vivo développées au laboratoire.
Réduction
Les stratégies d'élevage sont discutées avec les utilisateurs pour optimiser le nombre d'individus utiles pour les projets. Sur la base des 2 dernières années, nous estimons que la génération d'animaux issus des 40 à 45 lignées hébergées dans la structure nécessite le génotypage d'environ 4000 souris par an, soit 20 000 sur 5 ans.
Raffinement
Le prélèvement de tissu et le marquage aux doigts sont réalisés au même moment pour minimiser le stress de l'animal. Les animaux sont ainsi soumis à une seule contention d'environ 1 à 2 minutes qui permet ensuite de les identifier tout au long de leur vie sans avoir à les manipuler de nouveau.
Choix des espèces
Les projets scientifiques développés par les utilisateurs utilisent le modèle souris. Le prélèvement est réalisé au moment de l'identification soit entre 14 et 21 jours.
Utilisation d’animaux dans le cadre de la formation interne du personnel
- Formation professionnelle
Rats : 100
Cochons d'Inde : 40
Hamsters dorés : 100
Lapins : 40
55 des 480 animaux non-humains de ce projet pourront être proposés à l'adoption, les autres étant tués, y compris ceux qui n'auront pas trouvé d'adoptant au bout des six mois de formation. 200 souris, 100 rats, 100 hamsters dorés, 40 lapins et 40 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 80 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Ils sont utilisés pour l'apprentissage des gestes par une équipe de 10 à 20 personnes : contention, injections sous-cutanées, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales, intra-articulaires, intravitréennes ou dans le coussinet du pied, prélèvements sanguins, chirurgies jusqu'à 30 minutes. Le porteur reconnaît que ces gestes sont pratiqués par du personnel qui ne les maîtrise pas encore, qualifie l'entraînement sur animaux vivants de "nécessaire", et justifie la mise à mort finale par les germes accumulés au fil des manipulations.
Objectifs
L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et participe à l’établissement de modèles afin de tester de nouvelles molécules/produits pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments, vaccins, dispositifs médicaux et thérapies. Il effectue des études de tolérance, d’efficacité, de biodistribution… sur différents modèles animaux lui permettant entre autres d’étudier l’oncologie, les maladies infectieuses virales et bactériennes et les maladies inflammatoires ostéoarticulaires. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel est primordiale. Une équipe de 10 à 20 personnes maximum sera régulièrement formé sur 5 ans. Ce projet a pour objectif de définir l’utilisation des animaux utilisés à des fins de formation afin de garantir la réalisation et la maitrise des gestes techniques dans les études. L’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de permettre au personnel : - de se former sur les gestes techniques (cas de la formation initiale, ainsi que du maintien des compétences), - de s’exercer/s’entrainer à la réalisation de nouveaux gestes pour l’établissement d’un nouveau modèle.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former et qualifier le personnel sur la réalisation des actes techniques sur animaux afin d’acquérir de nouvelles compétences. L’acquisition et la maitrise de ces nouvelles techniques permettront de réduire l’impact que celles-ci vont avoir sur les animaux. De plus ces animaux seront aussi utilisés pour le maintien des compétences techniques du personnel.
Procédures
Selon les procédures, les animaux pourront etre utilisés pour de la formation à des fins de contention/ préhension, injection selon différentes voies d'administration, prélèvement sanguin, et procédures chirurgicales. Ces actes de formations sont classés en 3 catégories : Léger, Moyen et Invasif, prenant en compte l’impact en termes de stress, douleur et désagrément pour l’animal. En fonction de leur catégorie, ces actes ont une fréquence maximale de réalisation (nombre d’acte maximum pouvant être réalisé sur un animal sur un jour) ainsi qu’un délai avant réutilisation (temps de repos à respecter ; en nombre de jour). - Les actes classés comme « Léger » : l’identification, les injections sous cutanées, intrapéritonéales, intranasales, per-os, prélèvement oropharyngé et lavage nasal ont une fréquence de réalisation de 3 fois par jour maximum. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 3 jours. La contention et la préhension des animaux n'étant pas invasive peut durer plus longtemps afin que le manipulateur se sente alaise (par session de 2 à 3 minutes) - Les actes classées comme « Moyen » : les injections intradermiques, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales et prélèvement de sang avec réveil ont une fréquence de réalisation de 2 fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 7 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. - Les actes classés comme « Invasif » : les injections intra-articulaires, intravitréennes, dans le coussinet du pied peuvent être réalisés une seule fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 15 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Certains actes ne permettent pas la réutilisation des animaux car sont des actes terminaux (impliquant la mise à mort). Les chirurgies sont considérées comme des actes invasifs (jusqu'à 30 minutes) mais les animaux ayant subis une chirurgie ne peuvent pas être réutilisés dans le cadre de nouvelles formations.
Impact sur les animaux
Les animaux étant utilisés à une fin de formation, leur manipulation ainsi que les actes réalisés seront réalisées par du personnel qui ne maitrise pas encore les bons gestes. Ceci sera susceptible d’induire un stress aux animaux. Afin que les actes réalisés par le personnel en cours d’apprentissage soient encadrés et réalisés de la meilleure façon (pour la maitrise du geste ainsi que pour l’animal), les sessions de formation pourront être réalisées sous anesthésie et seront supervisées par un membre du personnel qualifié ou un intervenant extérieur (par exemple le vétérinaire).
Devenir
Les animaux des procédures légères et modérées pourront soit être mis à mort à l'issue de leur utilisation en tant qu'animaux de formation soit être proposés à l'adoption. Dans ce cas, l'avis de la Structure chargée du bien-etre animal sera sollicité afin de déterminer si les animaux sont éligibles à l'adoption en fonction des actes qu’ils ont subis. Pour les animaux n'ayant pas trouvé d'adoptant, la mise à mort pourra se faire à tout moment de la procédure si leur état clinique le nécessite, sinon ils seront euthanasiés à l'issue des 6 mois de la procédure de formation (=fin de la procédure) afin d'éviter les risques biologiques pouvant toucher le reste de l’animalerie en étant porteur de germes accumulés au cours de leur différentes manipulations.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin d’acquérir et maintenir la maitrise des gestes techniques mis en œuvre sur les animaux avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. L’entrainement sur animaux vivants permet également de suivre l’état clinique de l’animal à postériori de la formation (suivi post geste dans le temps), validant ou non la bonne réalisation du geste.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour de la formation, les animaux de fin d’étude (qui n’ont pas été mis à mort) et les animaux sentinelles pourront être réutilisés en tant qu’animaux de formation, si leur état le permet. La réutilisation de ces animaux en tant qu’animaux de formation sera encadrée par la Structure chargée du bien-être animal (SBEA). L’utilisation d’animaux de formation doit répondre à un besoin précis (besoin de formation à un nouveau geste, maintien des compétences ou établissement d’un nouveau modèle), leur commande est donc motivée par un besoin. Le nombre d’animaux nécessaire est évalué en fonction du nombre de personnes à former, de la complexité du geste et de son degré de sévérité (précédemment détaillé en « Léger », « Moyen » ou « invasif ») impactant notamment le temps de repos avant réutilisation. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, chaque animal pourra être réutilisé en fonction des actes qu’il a déjà subis. Les règles suivantes ont été établies : - Jusqu’à trois actes différents peuvent être réalisés sur un même animal par session de formation si ce sont des actes de sévérité légère, - Il n’est pas possible de réaliser plusieurs actes de sévérité moyenne sur un même animal lors d’une même session de formation, - De manière générale, aucun autre acte (même de sévérité moins élevée) ne peut être effectué sur le même animal si la formation porte sur la réalisation d’un acte « Invasif » (sauf si l’acte invasif en question est un acte terminal) lors d’une même session de formation.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée pour les rats, souris, hamsters et de 7 jours minimum pour les lapins et cobayes . Les animaux seront hébergés en cage (ou en parc ouvert pour les lapins) de manière collective durant toute leur durée de vie (sauf exception en cas de bagarre ou blessure), avec des enrichissements appropriés (abris, matériel de nidation, plateformes, bois à ronger…) aux besoins physiologiques de chaque espèce. En cas d’hébergement individuel (en cas de bagarre ou blessure), les cages (ou parcs) seront organisées de manière à permettre à minima un contact visuel avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire (ex : mouchoir pour rongeurs, balle pour les lapins) sera apporté. Ce type d’hébergement présente l’avantage de mieux vérifier la prise alimentaire et l’abreuvement de chaque animal, et ainsi vérifier leur état général. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré à minima 1 fois par semaine. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. En cas de besoins, un traitement approprié sera mis en place (injection de fluides, analgésiques, anti-inflammatoires, etc…) sous prescription et/ou avis vétérinaire. Pour la réalisation des actes techniques, les animaux pourront être anesthésiés et un temps de repos avant réutilisation (entre chaque session de formation) a également été défini.
Choix des espèces
La réalisation des actes techniques de formation sera réalisée sur les mêmes espèces que celles des études. Plusieurs espèces sont nécessaires dans ce projet car les gestes et les qualifications diffèrent selon chaque espèce. Les espèces seront choisis en fonction des besoins des actes de formation à réaliser. Les animaux étant destinés à de la formation il n’est pas nécessaire d’avoir un âge précis. Néanmoins ils auront à minima entre 7 et 8 semaines à réception (pour les animaux commandés spécifiquement ) pour les souris, rats, hamsters et 10 à 11 semaines pour les cobayes et lapins. De cette façon leur poids (après acclimatation) permettra la réalisation d’actes tel que les prélèvements de sang.
Développement d’une méthode diagnostique et théragnostique dans le cadre de la maladie d’Alzheimer : enregistrement des niveaux de glutamate par imagerie IRM GluCEST.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Injectées chaque jour dans l'abdomen pendant deux mois et demi, de leur quatorzième jour de vie à l'âge de trois mois, la moitié des 40 souris de ce projet reçoit un candidat-médicament. Toutes passent deux séances d'IRM d'une heure sous anesthésie générale, à un mois puis à trois mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Aucune n'est tuée ici : à l'issue des séances, elles sont transférées vers d'autres protocoles. Il s'agit de souris transgéniques porteuses de mutations humaines de la maladie d'Alzheimer, dont le porteur affirme que le modèle "n'induit pas de dommage aux stades prévus", en s'appuyant sur une étude antérieure où les mêmes injections ont été répétées pendant six mois.
Objectifs
La maladie d'Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives (65% des cas de démence, 900 000 personnes atteintes en France en 2021). Elle est caractérisée par une atteinte des neurones d’évolution lente mais progressive et affectant les capacités de mémorisation et d’apprentissage des patients réduisant progressivement leur autonomie. Cette pathologie complexe est liée à un dysfonctionnement de la communication entre les neurones qui aboutit progressivement à la dégénérescence des neurones impliqués dans la mémoire puis de l'ensemble du cerveau. Les patients doivent endurer une perte irréversible de ces fonctions puisqu'à l'heure actuelle, aucun traitement ne permet de stopper l'évolution de la pathologie. Ce constat est notamment dû au fait qu’on ne peut pas diagnostiquer la maladie suffisamment tôt pour proposer un traitement dans la phase de mise en place, encore réversible, de la maladie. Nous avons récemment identifié un stade auquel on peut stopper la progression de la maladie avec une substance pharmacologique originale. Ce stade est notamment caractérisé par une activité anormale de l’hippocampe chez la souris. Nous souhaitons étudier la mise en place de cette activité par des techniques d’imagerie chez la souris afin de proposer cette technique en complément des techniques de diagnostic actuelles (reposant essentiellement sur des questionnaires cliniques) ou futures (biomarqueurs sanguins en cours de développement) mais également pour suivre l’efficacité d’un traitement. Nous utiliserons des souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer qui manifestent, in vitro, cette activité anormale du cerveau entre 1 mois et 3 mois post-natal. Cette technique d’imagerie pourrait être facilement adaptable à l’homme afin de statuer précocement sur la mise en place de la pathologie et proposer des thérapeutiques curatives précoces.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de proposer une méthode diagnostique et de suivi d’efficacité thérapeutique non invasive, facilement mise en œuvre en médecine hospitalière et visant à mesurer un paramètre cérébral chez des patients susceptibles de présenter des troubles associées à la maladie d’Alzheimer. Ce paramètre a été récemment associée aux phases précoces réversibles de la pathologie et semble prédictif de l’évolution de la pathologie. Généraliser sa détection, par des techniques d’imagerie, pourrait permettre de proposer des traitements curatifs empêchant ou retardant l’évolution de la maladie. A l’heure actuelle, le diagnostic de la maladie est tardif car il est essentiellement clinique et s’appuie peu sur les techniques d’imagerie. Cette technique d’imagerie pourra être envisagée à large échelle. Elle pourra également être associée aux méthodes de diagnostic en cours de développement (biomarqueurs sanguins par exemple) pour confirmer le diagnostic, attester du stade de la maladie et proposer des thérapeutiques adaptées. Elle permettra également de suivre l’efficacité des thérapeutiques futures puisque la mise en place de l’activité anormale de certaines structures du cerveau semble être une des étapes critiques induisant l’irréversibilité de la neurodégénérescence.
Procédures
- Imagerie réalisée sous anesthésie générale à 1 mois et 3 mois (durée de chacune des deux séquences : 1h maximum). Concerne tous les animaux. - Injection dans l’abdomen d’un candidat-médicament sur animal éveillé tous les jours de 14 jours post-natal à 3 mois (soit 2 mois et demi). Concerne la moitié des animaux.
Impact sur les animaux
L’injection quotidienne d’un traitement pharmacologique par injection abdominale peut éventuellement induire une douleur légère au point d’injection et la formation d’un hématome. Dans une étude précédente, nous avons effectué ces injections sur des animaux pendant 6 mois sans relever de douleur ni d’angoisse particulière. Le candidat-médicament est déjà utilisé chez l’homme (essais cliniques dans d’autres indications) et chez l’animal sans induire d’effets indésirables. La procédure d’imagerie est indolore et a lieu sous anesthésie pour immobiliser l’animal. Le modèle animal utilisé n’induit pas de dommage aux stades prévus dans cette étude.
Devenir
A l’issue de ces procédures, les animaux seront intégrés dans d’autres projets.
Remplacement
Notre approche méthodologique permet d'avoir accès à l’activité d’une structure dans un réseau complexe au sein du cerveau. Ce modèle ne peut être remplacé par des modèles de culture cellulaire ou d’autres approches in vitro. De plus, la souris permet d’avoir accès à des lignées transgéniques modèles de la pathologie humaine. La similarité moléculaire, cellulaire et fonctionnelle des circuits impliqués dans les processus de mémoire chez la souris en fait un modèle de choix pour ce projet.
Réduction
Plusieurs mesures sont appliquées pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Grâce à une approche statistique, le nombre d'animaux sera limité au minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Les animaux seront endormis puis maintenus sous anesthésie pendant toute la durée de la séance d’imagerie. La température corporelle des animaux est maintenue constante à l’aide d’une couverture chauffante. Les yeux sont protégés du dessèchement par application d’un gel ophtalmique. Les paramètres vitaux de l’animal seront suivis tout le temps de l’enregistrement : respiration, rythme et fréquence cardiaque, température. Le niveau d’anesthésie sera alors ajusté individuellement en fonction des signes physiologiques, de sur-anesthésie ou de réveil de l’animal. En fin de procédure, les souris sont replacées dans leur cage d’origine, sous une lampe chauffante, le temps de leur réveil, avant de retourner en salle d’hébergement. L’injection du candidat-médicament dans l’abdomen peut éventuellement induire une douleur légère au point d’injection et une gêne pour l’animal. Pour prévenir cela, nous utilisons des seringues microfines pour induire le moins de lésion et de douleur possible. Le point d’injection est alternativement placé sur la partie droite et gauche de l’abdomen. Les animaux sont habitués à la manipulation la semaine précédent le début des injections. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de définir le point limite, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l'animal. Les animaux seront également hébergés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l'hébergement des animaux de l'Annexe II du premier février 2013 de l'arrêté fixant les conditions d'agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l'environnement.
Choix des espèces
Le modèle souris permet d’avoir accès à des modèles transgéniques mimant certaines pathologies humaines. Dans notre cas, l'existence de modèles transgéniques murins exprimant des mutations humaines de deux protéines impliquées dans les formes familiales génétiques de la maladie et responsables d’une surproduction d’une protéine toxique, permet de mimer la maladie d’Alzheimer et de l'étudier dès les stades précoces avant l’apparition des premiers symptomes. Cette lignée permet l’utilisation de contrôles issus de la même portée. La similarité moléculaire, cellulaire et fonctionnelle des structures du cerveau impliquées dans la mémoire en fait un modèle de choix pour ce projet. Les animaux seront traités de 14 jours post-natal à 3 mois et subiront deux séances d’imagerie, une à 1 mois et une autre à 3 mois.
Imagerie in vivo non invasive par échographie et photoacoustique
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
Rats : 200
2 415 souris et 200 rats vont être utilisés, chacun pouvant subir jusqu'à 18 anesthésies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'imagerie par échographie et photoacoustique dure jusqu'à 40 minutes par séance et peut se répéter chaque semaine pendant 18 mois, avec parfois l'injection intraveineuse d'un produit de contraste sans analgésie. Le projet est une prestation de service qui ouvre cette imagerie à d'autres équipes : 1 831 animaux non-humains seront tués pour prélèvement d'organes, 784 renvoyés au laboratoire demandeur pour y poursuivre son projet. Le porteur juge l'analgésie "non nécessaire" pour un acte qu'il qualifie de non invasif, tout en admettant que la procédure peut aggraver la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance des animaux fragiles.
Objectifs
L'objectif de ce projet générique de service est de fournir aux scientifiques un accès à l'imagerie échographique et photoacoustique non invasive et en temps réel de tissus d'animaux vivants anesthésiés. Les principales applications comprennent : 1- Le suivi de molécules photoacoustiques ou fluorescentes dans les tissus (biodistributions) 2- L'observation superficielle (par exemple, la peau) ou en profondeur (par exemple, les organes de la cavité abdominale) pour une caractérisation anatomique (par exemple, épaisseur des parois, diamètres des cavités) 3- Une caractérisation fonctionnelle et hémodynamique des tissus (par exemple, débits vasculaires, perfusion tissulaire, contractilité myocardique) 4- Le suivi non invasif de la progression tumorale 5- La caractérisation de potentielles nouvelles molécules thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le suivi par imagerie ultrasonore à haute résolution associée à la photoacoustique est une approche non invasive qui permet d'obtenir des résultats concernant l'anatomie, la fonction, voire le profil moléculaire des organes où chaque animal est son propre contrôle. Cette méthode offre la possibilité d'orienter plus efficacement la recherche fondamentale et clinique dans des domaines tels que la cardiologie, la neurologie, l'oncologie, etc. Les données générées seront publiées, ce qui les rendra accessibles à la communauté scientifique et médicale.
Procédures
La procédure d'échographie/photoacoustique est réalisée sous anesthésie mais est non invasive. Elle permet d'analyser l'anatomie et la fonction des tissus mous des animaux (cœurs, cerveaux, foie, reins, etc.) avec ou sans pathologie et/ou traitement. Il peut être nécessaire d'injecter un produit de contraste par voie intraveineuse (pendant l'anesthésie de l'animal) pour une meilleure visualisation des tissus. La procédure d'échographie/photoacoustique se déroule sur une durée maximale de 40 minutes (temps médian de 11 minutes), incluant l'anesthésie, la mise en place et la préparation de l'animal, l'acquisition d'images et le réveil. La durée d'acquisition des images est variable en fonction de la complexité de l'organe et/ou des séquences d'images et peut varier de 5 à 30 minutes. L'imagerie proposée pour un suivi longitudinal pourra s'étaler sur une période allant d'une semaine à plusieurs mois (maximum 18 mois), avec une fréquence d'imagerie d'au moins une fois par semaine. Pour les protocoles courts (
Impact sur les animaux
La contention et les phases d'induction et de réveil lors d'une anesthésie peuvent générer du stress. Les injections intraveineuses peuvent entraîner une légère douleur car elles sont effectuées sous anesthésie mais sans analgésie. Pour cette procédure, l'administration d'analgésie est considérée comme non nécessaire, voire susceptible d'ajouter des effets indésirables pour ce type d'intervention non invasive. Cependant, dans le cas d'animaux fragiles présentant un phénotype dommageable, il n’est pas improbable que cette procédure puisse exacerber l'apparition éventuelle d'effets indésirables tels que la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance.
Devenir
À la fin du protocole expérimental, les animaux seront soit euthanasiés et les organes cibles prélevés pour des analyses histologiques, moléculaires et biochimiques, soit nous organiserons un retour sur le site du demandeur pour la poursuite du projet dans le cadre d’une utilisation continue.
Remplacement
L'imagerie ultrasonore joue un rôle essentiel dans la compréhension des grandes fonctions en recherche préclinique, en particulier dans des domaines où les méthodes substitutives ne peuvent pas fournir des informations équivalentes. Le suivi des processus physiologiques tels que le métabolisme, la perfusion tissulaire, la fonction des organes complexes ou la distribution de médicaments dans le corps offre ainsi des informations précieuses sur les grandes fonctions biologiques. Les modèles cellulaires ne peuvent pas reproduire fidèlement ces fonctions complexes, dynamiques et spatiales présentes dans les systèmes biologiques.
Réduction
Nos procédures sont non invasives, ce qui nous permet de maximiser le nombre d'expériences réalisées tout en minimisant l'utilisation d'animaux. Le suivi longitudinal, où chaque animal est son propre témoin, sera effectué par imagerie non invasive de la fonction des organes afin d'explorer leur évolution dans le temps dès l'apparition des premiers signes de dysfonction. Nous limiterons donc le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Toutes les procédures sont effectuées de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux, notamment par l'utilisation d'anesthésie et d'antalgiques en cas de douleur. Les souris seront surveillées quotidiennement par notre personnel qualifié afin de détecter le moindre signe de souffrance chez l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie
Choix des espèces
L'utilisation de rongeurs tels que les souris et les rats permet de reproduire les pathologies humaines telles que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives, digestives, le cancer, etc. L'utilisation de souris génétiquement modifiées reproduit des modèles de pathologie, ce qui en fait un choix privilégié dans la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Le panel d'âges sera variable car il dépendra du projet scientifique auquel nous serons confrontés. Techniquement, nous pouvons imager des animaux allant de P15 (15 jours après la naissance) à 24 mois d'âge.
Evaluation de la franchissabilité d’une passe à poissons
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
1 600 poissons sauvages, barbeaux, brèmes, aspes, hotus et anguilles européennes, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous relâchés dans le fleuve après leur marquage. Capturés à la nasse ou par pêche à l'électricité, ils passent moins de quinze minutes dans un bac anesthésiant, sont mesurés, pesés, marqués par l'injection d'un transpondeur en deux minutes environ, transportés en cuve puis remis à l'eau après réveil complet. Le marquage doit permettre de vérifier qu'une passe à poissons construite sur un grand fleuve laisse effectivement passer les espèces migratrices. L'ouvrage hydroélectrique qui coupe le fleuve n'est pas en question, seule l'est l'efficacité du dispositif censé le compenser, et le porteur prévoit un succès de franchissement d'environ soixante-dix pour cent.
Objectifs
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, grâce à l’utilisation de la technologie Radio Frequency Identification (RFID) la franchissabilité d’une passe à poissons localisée sur un grand fleuve français. Compte tenu du dimensionnement des ouvrages hydroélectriques présents sur de tels fleuves, les dispositifs de franchissement qui y sont construits relèvent de réels challenges techniques afin de garantir la continuité écologique pour un grand nombre d’epèces ayant des comportements et capacités de nage variés. Il s’agit ici d’analyser le comportement et de suivre le déplacement de différentes espèces de poissons dans un dispositif de franchissement mixte (bassins, rivière pseudo-naturelle, canal de liaison) afin d’en valider la franchissabilité. Les résultats pourront permettre d’orienter la conception d’ouvrages aux enjeux similaires.
Bénéfices attendus
Cette étude doit servir à vérifier la franchissabilité d’une passe à poissons et notamment vérifier que les poissons empruntant le dispositif n’éprouvent pas de réticences comportementales lors de leurs parcours. Les conclusions de cette étude pourraient amener à procéder à des modifications du dispositif de franchissement étudié si des points bloquants pour les poissons devaient être mis en évidence, mais également orienter la conception des futures passes aux enjeux complexes.
Procédures
L’objectif est de capturer puis de marquer à l’aide de transpondeurs (puces d’identification individuelle) 1200 poissons d’espèces holobiotiques (barbeau, brème, aspe, hotu) et 400 anguilles, puis de les relâcher vivants dans le milieu naturel en aval de la passe à poissons à étudier. Les marquages seront répartis sur deux années afin de disposer de suffisamment de réplicats par espèce dans des conditions environnementales variées. Les poissons seront capturés dans le milieu naturel à l’aide de dispositifs de piégeages spécifiques (nasse localisée dans une passe à poisson, pêche à l’électricité) régulièrement employés dans l’étude des peuplements piscicoles et n’induisant pas de blessures. Après leur capture, les poissons seront placés dans des bacs d’eau contenant de l’anesthésiant (temps variable, moins de 15minutes selon l’espèce considérée) afin de pouvoir procéder à leur marquage en résuidant au mieux le stress et la douleur. Une fois anesthésiés, les poissons seront mesurés, pesés et marqués par injection d’un transpondeur. La procédure étant réalisée par des personnels compétents et formés, celle-ci durera environ 2 minutes. Les poissons sont ensuite placés dans des cuves de transport, avec de l’eau régulièrement renouvelée et oxygénée, pour être amenés à l’aval de la passe à poissons à étudier. Une fois réveillés, ils seront relâchés dans le milieu naturel.
Impact sur les animaux
Les animaux vigiles pourront subir un stress au moment de la capture, de leur manipulation avant anesthésie ou bien à l’occasion de leur transport depuis le site de marquage vers les points de lâcher. Les procédures de marquage des poissons seront réalisées sur des individus anesthésiés pour le bon déroulement de la procédure et réduire la douleur chez le poisson. De manière générale, les manipulations et procédures de marquage ne seront réalisées que par des opérateurs compétents, habilités et formés afin de réduire au maximum la durée des phases stressantes ou douloureuses pour les poissons.
Devenir
L’objectif étant d’analyser le comportement des poissons dans une passe à poissons, il est nécessaire que tous les animaux capturés et marqués d’un transpondeur soient relâchés vivants dans le milieu naturel, en aval de la passe dont on cherche à évaluer la franchissabilité.
Remplacement
L’étude vise à étudier la franchissabilité d’une passe à poissons, et donc d’étudier entre autres le comportement des poissons dans le dispositif de franchissement. Leur comportement est intégrateur de facteurs biologiques (instinct, anatomie et physiologie), environnementaux (température de l’eau, luminosité, débit, autres individus présents dans la passe) et physiques liés au dimensionnement de la passe à poissons elle-même (vitesses, hauteurs de chute, etc..). Les poissons sont ici au centre du questionnement ; il n’est donc pas envisageable de remplacer le modèle animal dans cette étude.
Réduction
Le rétablissement de la continuité écologique est une obligation règlementaire qui doit bénéficier à un maximum d’espèces avec des comportements et capacités de nage variés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, seules 5 espèces ont été retenues (barbeau, brème, hotu, aspe, anguille européenne) parmi plus d’une vingtaine empruntant ce type de dispositif. Ces espèces ont été choisies car elles comptent parmi les plus abondantes dans le fleuve où est implantée la passe à poissons étudiée, ont des capacités de nage variées et ont déjà été utilisées dans le cadres d’études similaires (comportements attendus bien documentés). Le nombre d’individus minimum nécessaire prend en compte le nombre d’espèces, de paramètres environnementaux étudiés, la large gamme de dimensionnement de l’ouvrage de franchissement (de 500 à 2000m3/s), les taux de redétection des individus marqués attendus (50% en moyenne) ainsi que les succès de franchissement de l’ouvrage attendus (70% environ). L’effectif total par espèce est réduit au maximum mais doit permettre de disposer d’un nombre d’individus suffisant franchissant le dispositif pour garantir des analyses statistiques robustes afin de vérifier la significativité des facteurs comme l’espèce, la rive de relâcher ou le choix des entrées sur les différentes métriques caractérisées (taux de retour, succès de franchissement, temps de franchissement). Ainsi, sur la base des études précédentes, environ 300 poissons pour chacune des 4 espèces de cyprinidés seront étudiés ainsi que 400 anguilles. Au total, un maximum de 1600 poissons sera étudié, réparti sur deux campagnes de marquage.
Raffinement
Capture : Les poissons seront capturés dans des passes à poissons au printemps, période propice à l’activité migratoire. Plusieurs méthodes non dommageables aux poissons ont été retenues pour leur complémentarité : nasse de piégeage et pêche à l’électricité. Stabulation (post capture et réveil) : Les poissons utilisés dans le cadre du projet seront maintenus dans des conditions de stabulation optimales : grand volume d’eau renouvelé et provenant directement du milieu dans lequel ils ont été capturés pour garantir une bonne oxygénation et une température stable. L’anguille étant une espèce lucifuge, les individus seront mis en stabulation à l’obscurité. Manipulations : Seront retenus pour l’étude les poissons présentant un état sanitaire satisfaisant (non moribond, absence de malformations, blessures majeures…). Les manipulations des poissons et leur marquage seront réalisés sous anesthésie afin de limiter au mieux la douleur et le stress au moment de la procédure. Des points limites sont établis au préalable et régulièrement vérifiés pendant la durée de la procédure. L’objectif est de retirer des procédures (avant marquage par exemple) d’éventuels individus ayant une mauvaise réaction à l’anesthésie, de s’assurer du bien-être des animaux à toutes les étapes du protocole. Dans le cas où un poisson présenterait un ou des signes cliniques sévères, l’individu pourra être euthanasié selon un protocole défini en amont. Enfin, les poissons ne seront relâchés dans le milieu naturel qu’après réveil complet (retour à une nage normale, absence de perte d’équilibre), vérification visuelle du rythme respiratoire et réactions aux stimulis extérieurs (fuite). Transport : Afin de garantir de bonnes conditions de transport des poissons marqués jusqu’au site de lâcher, l’eau de transport sera alimentée en continu en oxygène et un anesthésiant sera utilisé afin de diminuer le stress et la douleur (diminution de la consommation d’oxygène, pas de choc sur les parois des cuves).
Choix des espèces
Les espèces étudiées sont le barbeau fluviatile, la brème commune, l’aspe, le hotu et l’anguille européenne. Des comptages réalisés sur les passes à poissons ont montré que ces espèces totalisent plus de 90% des migrations dans le fleuve où est implantée la passe à poissons étudiée. Ces espèces présentent des comportements et capacités de nage différentes dont le franchissement de passe à poissons a déjà été documenté ce qui permettra des comparaisons. Elles sont suffisamment abondantes pour envisager des analyses statistiques robustes. Dans le cas des espèces holobiotiques (barbeau, brème, hotu, aspe), les individus étudiés seront des adultes en recherche active d’habitats favorables à leur reproduction. Pour l’anguille, espèce migratrice amphihaline se reproduisant en mer, le stade biologique concerné par l’étude est l’anguille jaune ; juvénile en migration de montaison pour coloniser le bassin en recherche de zones de grossissement.
Exploration de l’effet d’un exercice intense sur le comportement, les postures, les expressions faciales, le sommeil et le bien-être des chevaux trotteurs de course
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Les 30 chevaux étudiés sont des trotteurs de course de deux à onze ans, à l'entraînement, déjà habitués aux prises de sang à la jugulaire par les contrôles antidopage, et ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger puis resteront dans leurs écuries. Vingt d'entre eux subissent sept prises de sang et six prélèvements salivaires, les dix autres deux prises de sang, avec un hématome possible. Le projet cherche des indicateurs comportementaux de fatigue utilisables par les entraîneurs, et mesure l'effet d'une saison de course sur le raccourcissement des télomères. Les dix chevaux supplémentaires ont été ajoutés pour compenser les pertes attendues entre le premier et le dernier prélèvement, six mois plus tard, du fait des ventes et des blessures.
Objectifs
Trois objectifs sont déclinés dans ce projet : 1.Identifier les effets de l'exercice intense sur la qualité de sommeil des chevaux trotteurs. 2. Identifier des comportements et/ou expressions faciales associés à de la fatigue chez les chevaux trotteurs, dans l'objectif qu'ils puissent être utilisés par les entraineurs pour évaluer la fatigue de leur chevaux après un exercice. 3.Identifier l'impact d'une saison de course sur le bien-être des trotteurs.
Bénéfices attendus
1. A ce jour, nous ne connaissons les effets d'un exercice intense sur la quelité de sommeil des chevaux de course. Ce projet permettra d'identifier les effets de l'exercice intense sur la qualité de sommeil des chevaux et observer leurs lien avec les marqueurs de fatigue physique. 2. Proposer un ensemble d’indicateurs comportementaux d’expression faciales et de postures, qui constitueront des clés d’observation supplémentaires et faciles à mettre en œuvre par les entraîneurs sur le terrain pour estimer le niveau de réponse à l’effort des chevaux et la qualité de leur récupération (inflammation, lésions musculaires, fatigue). Ces indicateurs pourront ainsi permettre aux entraineurs de mieux reconnaitre l'état de fatigue de leur chevaux et donc adapter leur entrainement pour limiter le risque de blessures (fractures de fatigue, tendinites etc.). 3.L'étude du bien-être des chevaux trotteurs à moyen termes via l'étude du raccourcissement des télomères nous permettra d'évaluer l'impact d'une saison de course sur le bien-être des chevaux et d'identifier des facteurs clés dans les condirions de vie et de gestion des chevaux permettant un meilleur bien-être à moyen terme.
Procédures
20 chevaux auront 7 prises de sang et 10 chevaux auront 2 prises de sang. Une prise de sang dure moins de 1minute. 20 chevaux auront 6 prélèvements salivaires qui dureront moins d'1 minute également.
Impact sur les animaux
Les animaux seront très peu contraints lors des prélèvements (tenus au licol), ils pourront cependant subir un léger stress. Ils sentiront également la piqure de l'aiguille lors de la prise de sang pendant une brève période de l'ordre de la minute à chaque prélèvement. Les prélèvements sanguins pourront évetuellement causer un hématome.
Devenir
Les chevaux étudiés ne sont pas des animaux expérimentaux. Ils resteront dans leur écuries après l'étude.
Remplacement
Cette étude vise à étudier le comportement des trotteurs sur le terrain. Il n'est donc pas possible de remplacer ces animaux.
Réduction
7 prélèvements par cheval seront réalisés sur 20 chevaux au total et 2 prises de sang de seront réalisés sur 10 autres chevaux. La quantité de par prise de sang est nécessaire pour effectuer toutes les analyses. Les échantillons seront ensuite centrifugés. Le surnageant sera conservé au congélateur pour d'éventuelles analyses complémentaires. Le nombre de 20 chevaux est nécessaire pour étudier statistiquement les données, 10 chevaux supplémentaires sont ajoutés pour l'étude du bien-être à moyen termes car pour palier la perte de chevaux (vente, blessure etc.) entre le premier et le dernier prélèvement, 6 mois plus tard. Le nombre de chevaux a été défini en prenant en compte d’autres études pour lesquelles un échantillon de moins de 20 chevaux a été suffisant pour démontrer statistiquement des effets de l’environnement sur le sommeil des chevaux ou déterminer des indicateurs de fatigue chez le cheval de ranch. Enfin, des effets de modifications de l'environnement de vie sur la longueur des télomères ont été observés avec des effectifs inférieurs à 20 individus.
Raffinement
Les chevaux seront étudiés dans leur milieu de vie (non expérimental). Ces chevaux sont déjà habitués à avoir des prélèvements sanguins à la jugulaire comme cela fait partie de leur routine (évaluation de la forme physique, contrôles anti dopage). Les prélèvements sanguins seront effectués par des vétérinaires qualifiés travaillant sur le cheval de course. Les prélèvements salivaires se feront par des personnes qualifiés et entrainées. En cas de comportements importants de stress (chaval qui se cabre, secoue la tête ou bouge pendant plusieurs minutes) le prélèvement ne sera pas fait. En cas de maladie, blessure , le cheval sera exclu du protocole et soigné par un vétérinaire qualifié. Apres chaque prise de sang, le cheval aura une récompense.
Choix des espèces
Cette étude porte sur le comportement et la phyisiologie du cheval trotteur. C'est une étude terrain qui étudie spécifiquement l'espèce chevale t en particulier le trotteur de course. Il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Les chevaux seront des chevaux adultes âgés de 2 à 11 ans, âge où les chevaux trotteurs sont à l'entrainement et courent sur les hipppodromes.
Formation aux gestes techniques dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale chez le rat
- Enseignement supérieur
Une première contention d'une minute pour l'injection d'un analgésique par un enseignant, trente minutes d'attente, puis une seconde contention de deux minutes pendant laquelle un étudiant injecte du sérum physiologique: 150 rats vont être utilisés dans des séances de travaux pratiques d'une heure trente, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les étudiants s'exercent d'abord sur des peluches de la taille d'un rat adulte, puis travaillent en binôme, un seul geste étant pratiqué sur chaque animal vigile. Le porteur décrit la seconde injection, celle des étudiants, comme une "mesure de raffinement". Tous les rats sont gardés en vie et seront réutilisés dans les autres demandes du même projet de formation.
Objectifs
Les travaux pratiques dispensés sur des rongeurs vivants (rats) sont en lien direct avec l'enseignement dispensé au sein du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB). Conformément au programme national de la formation, ils permettent aux étudiants d'acquerir les gestes opératoires de base dans le respect de la réglementation en vigueur. Cette demande s'inscrit donc dans un projet plus global de formation des étudiants aux gestes opératoires mais aussi à l'exploration de fonctions physiologiques via l'expérimentation animale. Cette demande vise en particulier à proposer aux étudiants une mise en contact avec les animaux plus progressive tout en en réutilisant les animaux dans la suite du projet.
Bénéfices attendus
Les étudiants auront eu un premier contact dédié avec les animaux via une méthode alternative consistant d'abord à réaliser une injection de serum physiologique sur un animal en peluche. Les étudiants vont alors se former à prendre des repères sur ces animaux factices avant de réaliser la phase pratique sur des animaux vigiles. Cela contribuera à ce que les étudiants se familiarisent au travail sur animaux vivants dans de meilleures conditions.
Procédures
Les rats sont inclus dans une procédure expérimentale de classe légère pour une durée maximale de 1H30. Ils sont soumis à une première contention pour réaliser une antalgie par le concepteur (ou un membre du personnel applicateur). Durée 1 minute. Après avoir attendu 30 minutes que l'antalgie soit effective, une seconde contention associée ou non à une injection de sérum physiologique sétrile à usage vétérinaire est effectuée par un étudiant. Durée 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : 1 - Le stress généré par la contention et l'injection de l'antalgique. Soit une injection par rat, durée 1 minute. Intensité légère 2 - Le stress généré par la mesure de raffinement consistant en la contention et l'injection de serum physiologique par les étudiants au cours de l'exercice. Soit une injection par rat, durée 2 minutes. Intensité légère.
Devenir
Les animaux ayant été soumis à une procédure de classse légère seront tous gardés en vie à l'issue de ce projet et seront utilisés dans d'autres demandes relatives au projet global de formation des étudiants de BUT Génie Biologique, parcours BMB.
Remplacement
Nous proposons l'emploi d'une méthode alternative en faisant en sorte que les étudiants prennent des repères sur des animaux factices dont la taille est comparable à un rat adule. Ils repèrent la zone d'injection et pratiquent chacun leur tour une injection de sérum physiologique sur les animaux en peluche. Les étudiants s'exercent à la fois à la contention et à l'injection sur les animaux en peluche. Ils peuvent recommencer plusieurs fois chacun des gestes sur l'animal en peluche s'ils le souhaitent. Cela afin qu'ils gagnent en assurance avant d'apprendre à contentionner ou à injecter un animal vigile, en effet à ce stade les étudiants travailleront en binôme et devront choisir soit de contentionner l'animal soit de l'injecter car une seule injection sera pratiquée sur le rat vigile.
Réduction
Afin de diminuer le nombre d'animaux utilisés les mesures suivantes sont mises en application : 1rat par binôme et par séance.
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux une injection en sous cutanée d'un analgésique est opérée par un membre du personnel (enseignant ou technicien disposant de l'habilitation niveau concepteur ou applicateur), cela 30 minutes avant l'exercice de contention-injection qui sera proposé aux étudiants. Une fiche de suivie de soin sera renseignée par le concepteur afin de s'assurer que l'animal va bien avant de le remettre avec ses congénères. Il y aura une fiche de suivi par animal. Si des signes tels qu'une hémorragie massive ou des difficultés respiratoires marquées et persistantes apparaissent alors le concepteur mettra à mort l'animal.
Choix des espèces
La physiologie des rats est proche de la physiologie humaine de part leur proximité phylogénétique ce qui permet de bien illustrer les régulations des grandes fonctions. Les animaux sont des individus adultes ayant atteint le poids de 250g pour que la première expérience de contention des étudiants se passe dans de meilleures conditions.