Procédures légères

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    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1620
Souffrances
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Devenir
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 1620

1 620 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les lots, elles subissent une injection abdominale chez la femelle gestante, la suture d'un œil, une injection intracérébrale, un AVC provoqué par coagulation d'un vaisseau à travers le crâne, ou une imagerie cérébrale, chaque geste réalisé une fois. L'objet est d'étudier le rôle des astrocytes dans la plasticité du cerveau, avec des applications annoncées pour l'amblyopie, l'autisme et la récupération après AVC. Le porteur reconnaît qu'une des lignées utilisées est considérée comme dommageable, ses effets n'ayant pas été étudiés.

Objectifs

La plasticité cérébrale décrit la capacité du cerveau à remodeler ses connexions en fonction des expériences vécues par l'individu. Cette plasticité est maximale dans l’enfance, où elle participe à l’apprentissage. Elle diminue ensuite chez l’adulte, mais peut être réactivée au décours d’une lésion cérébrale comme un AVC pour faciliter la récupération des fonctions perdues. Par ailleurs, une altération de cette plasticité au cours du développement cérébral peut être responsable de maladies comme l’amblyopie (défaut d’acquisition de la vision d’un des yeux chez l’enfant) ou l’autisme. Des études récentes ont montré que certaines cellules du cerveau, appelé « astrocytes », jouaient un rôle fondamental dans la plasticité au cours du développement. Notre projet a pour but d’explorer comment les astrocytes et les autres cellules du cerveau régulent cette plasticité. Ceci permettra de mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement de l’enfant d’une part, et de trouver de nouvelles façons de stimuler la plasticité chez l’adulte, notamment après un AVC, d’autre part.

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, ces travaux doivent enrichir nos connaissances concernant le rôle des astrocytes et des autres cellules du cerveau dans la régulation de la plasticité. D’un point de vue plus biomédical, ces travaux doivent offrir de nouvelles pistes de compréhension des troubles du développement cérébral chez l’enfant (tels que l’amblyopie et l’autisme). Ils ouvriront également de nouvelles perspectives thérapeutiques : promouvoir la plasticité chez l’adulte permettrait de faciliter la récupération après une lésion cérébrale comme un AVC.

Procédures

Injection dans la cavité abdominale chez la femelle gestante (environ 5 minutes, une seule fois par souris). Suture d'un seul oeil (environ 15 minutes, une seule fois par souris). Injection intracérébrale (environ 30 minutes, une seule fois par souris). Procédure de photothrombose, c'est-à-dire coagulation d’un vaisseu cérébral par la lumière pour reproduire un AVC (environ 30 min, une fois par souris). Imagerie cérébrale chez l’animal vivant (environ 2h, une seule fois par souris).

Impact sur les animaux

L’injection dans la cavité abdominale peut induire une douleur et un stress légers à la piqure. La suture d’un œil sous anesthésie générale peut s’accompagner d’une douleur légère autour de l’œil au réveil et une plaie superficielle dûe au grattage est possible dans les jours suivants. Au long cours, la fermeture d’un œil a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal. L’injection intracérébrale sous anesthésie générale nécessite d’inciser la peau du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La procédure de photothrombose pour reproduire un AVC se fait par par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne mais pas d'ouvrir ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La lésion d’AVC en elle-même a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal (perte de sensibilité sans perte de motricité). L’imagerie cérébrale chez l’animal vivant se fait également par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier dans certains cas seulement (quand un colorant aura été préalablement injecté). Deux lignées de souris génétiquement modifiées seront utilisées dans le projet. Pour la première (lignée "PrismPlus"), il n'a pas été rapporté de nuisance sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal dans la littérature. Pour la deuxième (lignée "Aldh1l1-Cre"), les conséquences des modifications génétiques sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal n'ont pas encore été étudiées. Elles sont donc a priori considérées comme dommageables.

Devenir

Les animaux ne pourront être réutilisés à l'issue de chaque procédure et seront donc mis à mort.

Remplacement

Nos travaux précédents réalisés chez la souris ont montré que les astrocytes jouent un rôle crucial dans la régulation de la plasticité cérébrale. Dans ce projet, nous utiliserons ces résultats pour tenter de stimuler cette plasticité. Pour cela, il n’est pas possible de remplacer les enregistrements du cerveau intact par des simulations ou par des cultures de cellules du cerveau.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons optimisé la taille des lots en accord avec la littérature existante. De plus, pour plusieurs analyses, un même animal sera utilisé pour l’étude de plusieurs types de cellules. Enfin, dans plusieurs expériences, un animal sera son propre contrôle en comparant un hémisphère cérébral à l’autre hémisphère, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux de façon significative.

Raffinement

Durant les procédures expérimentales, nous utiliserons des médicaments anesthésiques et antidouleurs appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Suite à la suture d’un oeil, l’injection intracérébrale ou la lésion d’AVC, les animaux seront surveillés quotidiennement en prenant en compte leur apparence et leur comportement. De plus, la technique d'imagerie cérébrale et la technique d’AVC sont minimalement invasives et ne nécessitent pas de chirurgie lourde. Par défaut, les animaux seront logés à plusieurs dans des cages contenant du coton pour faire leur nid et boisson et nourriture à volonté. Dans certaines expériences étudiant l’effet d’un environnement enrichi sur la plasticité du cerveau, différents jeux seront en outre installés dans des cages avec plusieurs étages pour stimuler les souris. Un tel environnement a un effet bénéfique sur le bien-être de l’animal.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car leur développement est proche de celui de l’homme et les mécanismes de leur plasticité cérébrale ont très bien été étudiés. Ceci permettra une meilleure comparaison avec les résultats décrits dans la littérature. De plus, notre équipe utilise couramment cette espèce et possède une expertise technique sur ces animaux. Par ailleurs, la période de gestation est courte et le nombre de souris par portée important, ce qui nous permet de générer suffisament d’animaux pour plusieurs expériences avec relativement peu de parents. Enfin, les souris permettent de nombreuses manipulations génétiques non disponibles chez d’autres mammifères. Pour la majorité des expériences, les animaux seront utilisés à l’âge adulte, plus de 100 jours après la naissance. Pour les procédures 5 et 8, les animaux seront utilisés à différentes étapes du développement pour étudier l’évolution de la plasticité : 21ème jour, 28ème jour, 50ème jour, 100ème jour après la naissance.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 224
Souffrances
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Devenir
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 224

224 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des mères reçoivent un antibiotique dans l'eau de boisson et leurs ratons subissent des gavages quotidiens entre le vingt-deuxième et le trente-cinquième jour de vie, avant mise à mort pour accéder au contenu de leur gros intestin. Le porteur indique que les mères ne peuvent être réutilisées et sont tuées après le sevrage, et prévoit d'utiliser les portées surnuméraires pour une étude annexe sur l'appétence au lait de soja. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte de la colonisation du tube digestif.

Objectifs

Il est établi que, chez l’adulte, le microbiote intestinal interagit, de façon variable selon sa composition, avec la santé de l’hôte. Les données récentes suggèrent que ceci serait également vrai en période néonatale avec d’éventuelles répercussions sur le risque de maladie tout au long de la vie. Comprendre les mécanismes qui contrôlent la composition et l’assemblage du microbiote en période néonatale constitue donc un enjeu majeur en termes de prévention à long terme de la santé. Nous supposons que certaines molécules secrétées par les bactéries dénommées « auto-inducteurs » (AIs) sont impliquées puisqu’elles permettent la communication inter-bactérienne et peuvent interagir avec la composante immunitaire de l’hôte, qui participe au contrôle de l’assemblage du microbiote. Notre objectif est donc de démontrer l’implication de ces auto-inducteurs dans la modulation de l’assemblage néonatal du microbiote intestinal. Pour ce faire, nous évaluerons i) l’influence d’une modulation de la composition des microbiotes néonataux, induite par antibiothérapie transitoire des mères, sur la production des autoinducteurs par le microbiote des descendants au cours de son assemblage et ii) la capacité d’aliments modèles, enrichis en différents autoinducteurs, à moduler le microbiote non stabilisé.

Bénéfices attendus

Le projet établira la contribution des AIs au contrôle de l’assemblage du microbiote intestinal chez le rat. Ce résultat revêt un intérêt en termes de transposabilité à d’autres couples hôte/microbiote (ex microbiote intestinal chez l’homme, microbiotes cutané, vaginal, …). En outre, en identifiant les AIs majoritairement impliqués, il contribuera à accroître la connaissance des mécanismes d’interaction hôte-microbiote et à garantir la sécurité des aliments fermentés dont certains contiennent naturellement des AIs. De telles avancées ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de modulation des microbiotes ce qui revêt un intérêt majeur au vu de l’implication du microbiote dans la régulation de la santé de l’hôte.

Procédures

Tous les animaux inclus dans ce projet seront soumis à manipulation lors de la constitution des portées ou des suivis pondéraux. Certains d’entre eux (i.e. les 64 ratons élevés par les 8 mères dont l’eau de boisson sera supplémentée en antibiotique) seront soumis à un traitement antibiotique indirect alors que d’autres (ie les 80 ratons inclus dans la procédure 2) seront soumis, quotidiennement entre leur 22e et 35e jour de vie, à des gavages intra-stomaccaux réalisés sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Pour les animaux inclus dans ce projet, les nuisances induites par les 2 procédures qui relèvent des classes de sévérité « légère » ou "modérée" devraient se limiter au stress généré par les séparations mères/portées ponctuelles et par la manipulation lors de leurs pesées, gavages et mises à mort puisque les traitements qui seront appliqués ne devraient entraîner aucun effet indésirable spécifique. En effet, le traitement antibiotique qui sera appliqué est d’usage courant en médecine vétérinaire et la supplémentation d’aliments modèles enrichis en AIs mime des situations usuelles puisque les AIs sont des composés naturellement présents dans l’alimentation humaine.

Devenir

Compte tenu de l’influence connue du nombre de gestations vécues sur la physiologie et le comportement maternel, les rates utilisées pour générer les portées au sein de chacune des 2 procédures ne peuvent être réutilisées dans nos expérimentations animales et seront mises à mort une fois leurs ratons sevrés. Dans chacune des 2 procédures, l’accès aux contenus du gros intestin, segment intestinal dans lequel l’implication des AIs est la plus probable, est indispensable. De ce fait, la mise à mort des ratons en fin de mise en place du microbiote intestinal est inévitable.

Remplacement

Aucun des modèles in vitro existant ne permet de rendre compte de la complexité des mécanismes physiologiques et immunitaires mis en jeu lors de la colonisation du tube digestif par les bactéries en période périnatale. L’étude in vivo est donc irremplaçable pour d’atteindre l’objectif de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en tenant compte des différences entre mâles et femelles, des nombres d’individus statistiques nécessaires ainsi que des risques de non fécondation des rates ou d’obtention de portées naturelles de taille insuffisante. En absence de données de concentrations luminales en AIs, les nombres d’individus statistiques ont été déterminés par calcul d’effectif réalisé à partir de données décrivant l’impact d’une antibiothérapie au cours de la gestation sur diverses caractéristiques du microbiote des descendants. La procédure n°1 repose sur le traitement de rates allaitantes : l’individu statistique indépendant correspond donc à la portée. Ainsi, 18 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 16 portées de 8 ratons (4 mâles et 4 femelles) à subdiviser entre les 2 groupes expérimentaux. L’utilisation à différents stades de développement des 128 ratons mâles et femelles issus de ces portées valorisera au mieux les animaux obtenus à la mise bas. Pour la procédure n°2, les traitements seront appliqués aux descendants sevrés, chacun de ceux-ci constitue un individu statistique pertinent. De ce fait, 10 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 8 portées de 10 ratons (5 mâles et 5 femelles), ces 80 descendants seront ensuite repartis (1 male et 1 femelle de chaque portée) dans les 5 groupes expérimentaux pour générer un effectif final de 8 males et 8 femelles consommant chacun des 5 suppléments testés. Pour éviter un gaspillage des animaux, les mères gestantes surnuméraires obtenues dans chacune des procédures (au maximum 4) et leurs descendants excédentaires seront utilisés pour une étude ancillaire destinée à évaluer la possibilité d’un projet futur en mesurant l’appétence des ratons nouvellement sevrés pour les boissons végétales à base de soja. Ces portées seront alors élevées sans traitement spécifique tout au long de la lactation. Après leur sevrage, les ratons, à qui sera proposé le lait de soja en parallèle de leur eau de boisson, feront l’objet d’un suivi de croissance et de consommationjusqu'à leur mise à mort (35e jour de vie). Cette valorisation des portées surnuméraires sera possible puisque pour chacune des procédures, le nombre de portées surnuméraires sera connu dès la mise bas alors que les traitements spécifiques seront appliqués soit au 5e jour de lactation (procédure 1) soit à l’issue du sevrage des ratons (procédure 2).

Raffinement

Le stress généré par les procédures en particulier par la manipulation des portées qui interférera avec les soins maternels et, dans le cas de la procédure 2, par des gavages sera limité du fait de leur mise en œuvre rapide mais sans brusquerie par un personnel compétent et entraîné, dans le respect de la charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale et des recommandations relatives aux volumes administrables par gavage. En outre, la sélection d’une souche de rat présentant de bonnes qualités maternelles (Sprague-Dawley), l’usage de tapis chauffants sur lesquels positionner les portées séparées de leurs mères, l’enrichissement des cages à l’aide de matériau cellulosique pour le nid et de tunnels et l’hébergement par 2 pendant la majeure partie de la gestation et après sevrage contribueront à minimiser le stress des mères et des ratons. L’absence de nuisance durable sur le bien-être animal sera néanmoins vérifiée par observation des animaux lors des visites qui seront effectuées quotidiennement, y compris le week-end. L’évaluation de l’état des animaux qui sera alors effectuée conditionnera les éventuelles décisions d’administration d’analgésique dans le cas d’observation de signes attestant d’une souffrance (dos vouté, ventre rétracté, facies contracté, aggressivité, vocalisation).

Choix des espèces

Le choix du rat comme modèle d'étude résulte du fait que son microbiote intestinal s’établit au cours des premières semaines de vie, qu'il presente un développement rapide, qu'il est omnivore et que son coût est modéré. En outre, comparativement à la souris, sa moindre susceptibilité au stress le rend plus adapté à la manipulation des descendants au cours de la lactation et sa taille facilite la collecte de contenus intestinaux en quantité adaptée aux besoins de l’étude. De plus, l’expérience acquise par notre unité de recherche sur ce modèle renforce l’intérêt pour ce modèle animal dans le cadre de ce projet particulier.

Evaluation comportementale chez la souris

(NTS-FR-120175v1 – 30/03/2023)
  • Enseignement supérieur
Souris : 1100
Souffrances
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Devenir
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1 100 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées vivantes puis destinées à être tuées par des étudiants lors de travaux pratiques d'anatomie. Il s'agit d'anciennes reproductrices ou d'invendues d'élevage, qui reçoivent une injection intrapéritonéale puis servent à des tests comportementaux pour initier des étudiants aux gestes de l'expérimentation. Le porteur revendique ces évaluations comme un outil indispensable à la formation de techniciens de laboratoire. Il affirme que l'évaluation comportementale ne peut se faire que sur animaux vigiles et qu'aucun remplacement n'est possible.

Objectifs

Le BUT Génie Biologique option Biologie médicale et biotechnologies forme des techniciens supérieurs et les initie à différentes techniques d'expérimentation animale qu’ils peuvent être amenés à mettre en pratique au cours de leur carrière professionnelle de technicien de laboratoire de recherhe et/ou développement dans une institution publique, en industries pharmaceutiques ou cosmétiques.. Pour compléter leur initiation aux gestes de l'expérimentation animale (préhension, contention, administration de substances, étude des fonctions physiologiques et de leur régulation pharmacologique), ils réalisent des études comportementales sur animaux vigiles. Ces études représentent un outil indispensable à l’évaluation de déficits dans les pathologies neurodégénératives. Pour illustrer cette approche, les séances de travaux pratiques de ce projet permettront aux étudiants de réaliser différents tests simples sur des souris. Les résultats obtenus seront exploités et analysés au cours de séances de travaux dirigés et compléteront l'enseignement théorique où différentes pathologies humaines sont abordées avec en parallèle leur modélisation préclinique.

Bénéfices attendus

Ces évaluations comportementales sont réalisées à partir de tests simples permettant d'initier les étudiants aux conditions particulières nécessaires à leur bonne réalisation. En effet ces études demandent de travailler en respectant des conditions environnementales strictes (calme, silence, lumière) de manière à ne communiquer aucun stress aux animaux. Pour les mêmes raisons, les étudiants sont habitués à manipuler les souris en amont des séances de comportement. L'acquisition de ces pratiques leur sera utile dans leur future vie professionnelle.

Procédures

Les animaux subiront une injection intrapéritonéale soit de sérum physiologique (souris contrôles) soit de substances pharmacologiques (souris traitées). Ensuite les animaux réaliseront les différents tests comportementaux décrits dans les procédures. Chaque souris ne réalisera que 5 tests au maximum au cours de 3 séances différentes (3h de TP par séance, 15 minutes de tests pour une souris au maximum par séance), séances séparées d'une semaine.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une injection intrapéritonéale de sérum physiologique ou de substances pharmacologiques 30 minutes avant la réalisation des tests qui peut induire une légère douleur de courte durée. Lors de des tests d'évaluation de la résignation les souris peuvent ressentir un stress modéré de courte durée.

Devenir

A l'issue des différentes procédures, les animaux sont tous gardés en vie et replacés à l'animalerie. Ces animaux seront ensuite utilisés pour des études d'anatomie au cours de séances de travaux pratiques des étudiants en BUT 1 BMB et en première année de Licence biologie animale (Faculté des Sciences et Technologies). Tputes les souris sont ainsi réutilisées.

Remplacement

L'évaluation comportementale ne peut se faire que sur des animaux vigiles et aucune solution de remplacement n'est possible.

Réduction

Les animaux vont réaliser les différents tests successivement sans jamais en répéter un. De cette manière, nous pouvons réutiliser les animaux plusieurs fois. Les séances de 1ère et 2ème année sont planifiées sur des semaines consécutives sur les mois de novembre et décembre, ce qui permet d'utiliser les mêmes lots d'animaux pour les différentes séances. Toutes les souris utilisées sont des animaux de réforme, anciennes reproductrices ou invendues de l'élevage.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans l’animalerie de l’IUT dans une salle très proche des salles de TP et disposent d’objets d’enrichissement dans leurs cages. Ils sont observés quotidiennemnt et pesés chaque semaine. Les animaux sont amenés en salle de TP 30 à 45 minutes avant le début de la séance pour une période d’habituation.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal standard dans les études comportementales, elle se prête à ce type de manipulation. De plus ces souris seront réutilisées au cours de séances de travaux pratiques d’anatomie réalisées sur souris euthanasiées par les étudiants de première année de BUT Génie biologique, option Biologie Médicale et Biotechnologies. Adultes, animaux de réforme de poids variable en fonction des disponibilités du fournisseur (entre 30 et 45 grammes)

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 40
Souffrances
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▲ 40
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Devenir
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 40
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40 souris femelles vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réutilisées ensuite dans un autre établissement. Un membre postérieur immobilisé, elles passent un examen d'IRM d'au plus 90 minutes sous sédation, sans injection, puis sont transférées pour une mesure de force musculaire. L'objet est d'évaluer l'effet d'une protéine, GDF5, sur l'atrophie musculaire liée à l'immobilisation, en lien avec la perte de masse observée en apesanteur. Le porteur affirme qu'aucun protocole in vitro n'atteint le niveau d'organisation du muscle et juge les études in vivo indispensables.

Objectifs

Un des problèmes majeurs de santé liés à une expédition humaine longue en orbite est la perte de masse musculaire induite par la microgravité. Cette perte de masse intervient rapidement dès l’induction de la microgravité puis s’aggrave avec le temps. Ce phénomène s’apparente à la perte de masse induite par une inactivité prolongée des muscles comme dans le cadre d’une immobilisation longue durée. Une perte de force significative liée à cette perte de masse peut alors être perçue au retour à la gravité. Il est donc nécessaire de mettre au point des mesures pour palier à cette perte de masse afin de pouvoir envisager des missions spatiales longue durée. Au niveau des mécanismes biologiques, il a été démontré que la protéine GDF5 (Growth Differentiation Factor 5) est impliquée dans les mécanismes de maintien de la masse musculaire. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact de la voie caVβ1E/GDF5 sur l’atrophie musculaire induite par l’immobilisation des membres postérieurs de la souris. Pour cela, l’Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM), méthode non-invasive et atraumatique, représente une méthode de choix pour évaluer la masse musculaire in vivo et est utilisée depuis des décennies dans le diagnostic des maladies neuromusculaires grâce à ses contrastes d’imagerie adaptés à l’évaluation du muscle.

Bénéfices attendus

L'examen RMN permettra une évaluation qualitative et quantitative de l'atrophie musculaire induite par une immobilisation d'un segment de membre. De plus, l'analyse de la texture des muscles permettra de détecter une potentielle involution graisseuse du tissu contractile. Le traitement par GDF5 vise à limiter les effets délétères d'une immobilisation de membre, ou une absence de charge sur le membre comme on peut l'observer en apesanteur (par référence aux vols orbitaux).

Procédures

l'examen RMN est non invasif et atraumatique. chaque animal ne subit qu'un examen et la durée maximum est fixée à 90 minutes.

Impact sur les animaux

les contrastes utilisés en RMN sont des contrastes endogènes révélés par différentes séquence de résonnance magnétiques et ne nécessitent donc pas d'injections. L'examen RMN en lui même est non invasif et atraumatique. La seule nuisance est liée au fait de devoir sédater les animaux afin de maintenir leur immobilité durant l'examen.

Devenir

Tous les animaux (n=40) sont ensuite transférés au CEF (UMS28) pour mesure de force musculaire.

Remplacement

Le muscle est un ensemble organisé de fibres musculaires, cellules hautement différenciées et spécialisées, et du tissu interstitiel. La fonction musculaire est dépendante du fonctionnement des cellules musculaires, mais aussi d’une combinaison des fonctions vasculaire et nerveuse de l’individu. A l’heure actuelle, il n’existe aucun protocole in vitro permettant d’atteindre ce niveau de différenciation et d’organisation, ce qui rend les études in vivo indispensables pour les études sur la structure et le fonctionnement du muscle.

Réduction

Pour répondre au second R de la règle, Réduire, l’IRM apparaît comme étant une méthode de choix par son caractère non-invasif et atraumatique car elle permet la réutilisation des animaux. De plus, nous couplerons l’IRM à haut champ 7 tesla avec la technologie Cryoprobe afin d’atteindre des hautes résolutions en coupe transversales de l’ordre de 40*40 µm² sur une épaisseur de coupe de 200 µm augmentant alors significativement notre précision sur l’évaluation du volume musculaire. La minimalisation de la variabilité entre individus sera effectuée en utilisant qu’un fond génétique C57Bl/6J Rj et un seul sexe, femelle pour tous les animaux. Ces derniers proviendront aussi tous d’un même fournisseur pour minimiser les variations sanitaires.

Raffinement

Pour limiter l’angoisse et la souffrance des animaux, les animaux seront hébergés en groupes dans des cages jetables sur portoirs ventilés avec enrichissement (tube en cartons et papier absorbant pour la confection de nid). Si besoin de la nourriture pourra être déposée dans la cage. Le relevé des paramètres de l’hébergement (température, hygrométrie) ainsi que l’observation des animaux seront faits quotidiennement par du personnel compétent. Pendant les acquisitions, les animaux seront sédatés par inhalation d’un mélange O2/isoflurane et la fréquence respiratoire sera contrôlée tout au long de l’examen grâce à un capteur amagnétique. Enfin la température corporelle de l’animal sera maintenue stable autour de 37°C grâce à un tapis chauffant.

Choix des espèces

Du fait de leur petite taille et de la facilité pour les héberger, les souris sont un ordre animal facile à manipuler. De plus, de nombreux modèles de pathologies neuromusculaires ont été développés chez la souris. Les espèces de l’ordre des souris sont donc appropriées pour la recherche dans le domaine des maladies neuromusculaires. Au laboratoire, un grand nombre d’outils ont été développés pour la recherche en imagerie et en spectroscopie par résonance magnétique nucléaire pour étudier le muscle squelettique des rongeurs, en particulier des souris. De plus, la souris C57Bl6 a déjà été utilisée pour l’évaluation de l’efficacité de l’AAV9-GDF5 sur la trophicité du muscle dans le projet n°30294. Les animaux utilisés dans ce projet auront atteint l’âge adulte. L’âge des animaux qui seront étudiés dans ce projet par IRM sera compris entre 12 et 17 semaines. Cet âge permet de s’affranchir des variations de taille et de poids liées à la croissance de chaque individu. L’identification des animaux sera faite au CEF par marquage des phalanges. Les animaux, dans l’enceinte de notre EU, seront maintenus dans leur groupe d’origine

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 447
Souffrances
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▲ 27
▲ 420
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Devenir
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 447

447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Porteuses de tumeurs pulmonaires, elles font l'objet d'un suivi de croissance tumorale, d'apparition de métastases et d'imagerie, avant euthanasie par dislocation cervicale. Le résumé public reste très succinct, la rubrique bénéfices se limitant à la phrase cela permet de travailler sur un organisme entier et la rubrique procédures indiquant seulement l'absence de prélèvement sur animal vigile. Le porteur justifie l'étude d'un récepteur exprimé à la fois par les cellules tumorales et immunitaires par l'impossibilité de le tester in vitro.

Objectifs

Ce projet est justifié du point de vue scientifique au travers de : (1) la validation du projet global par les instances scientifiques qui financent l’expérimentation. Les responsables sont porteurs de différents projets impliquant les protocoles d’expérimentation animal détaillé plus bas qui ont été validés et donc soutenus par différentes instances telles que l’INSERM et SU. (2) la validation au niveau international des protocoles développés à travers la publication d’articles scientifiques dans les journaux à comité de lecture. La participation des responsables dans ce domaine est référencée sur le site http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed. (3) Nous avons préalablement montré que TLR7 a un rôle pro-tumoral dans un modèle de tumeur pulmonaire, en sous- cutanée. Les modèles animaux expérimentaux sont les seuls modèles permettant de réaliser cette étude, puisque ce récepteur est exprimé à la fois par les cellules tumorales et les cellules immunitaires, et l'impact de la stimulation de ce récepteur ne peut être testé qu 'in vivo.

Bénéfices attendus

Cela permet de travailler sur un organisme entier

Procédures

Il n'y a pas de prélèvements sur annimaux vigiles ou d'actes chirurgicales

Impact sur les animaux

Les animaux commerciaux auront un temps d'acclimatation de 8 jours avant d'être expérimentés. Les animaux seront observés de façon quotidienne. Les animaux seront gardés en groupes et hébergés dans des cages appropriées offrant suffisamment d’espace vital. Un milieu enrichi adapté est prévu pour l’hébergement des souris pour minimiser l’angoisse. Concernant les conditions de stabulation, notre animalerie a mis en place un programme d’enrichissement qui consiste à placer des nids végétaux dans les cages. La stabulation des animaux sera conventionnelle (litière normale, cages ventilées individuellement, 5 animaux maximum par cage de Type IIL, température 22°C (+/-2°C), éclairage alterné jour/nuit 12h/12h de 7h du matin à 7 h du soir) et ils recevront un régime alimentaire normal (nourriture Mucedola 4RF25 ou 21 ad libitum ainsi que l'eau par biberon). Nous utiliserons un test bilatéral standard de comparaison des moyennes de souris mutées comparées aux contrôles, avec un risque d’erreur de 5%. Notre stratégie d’observation consiste en une surveillance quotidienne par le personnel de l’animalerie d’une part. De plus, nous assurons en plus une surveillance et un contrôle 2 fois par semaine pour les souris dès leurs arrivées à l'animalerie avec recherche de signes d’altération de l’état général (poil mal entretenu, souris isolée et recroquevillée, non réactive, amaigrissement et de difficultés respiratoires (augmentation de la fréquence respiratoire). En cas de signe de souffrance les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale. Afin d’assurer une validité statistique aux expériences, un nombre de 10 souris par groupe sera utilisé pour suivre l’évolution de la croissance tumorale, l’apparition des métastases et l’infiltrat immunitaire. Chaque expérience sera répétée trois fois. Les résultats seront comparés grâce aux tests non paramétriques de Mann-Whitney et ANOVA.

Devenir

Les animaux seront euthanasiées par dislocation cervicale

Remplacement

Nous menons dans notre laboratoire des études de compréhension des mécanismes impliquant TLR7 conduisant à des effets pro-tumoraux et de résistance au traitement par chimiothérapie chez des souris atteintes de tumeurs pulmonaires. La complexité de ce système ne pouvant en aucun cas être remplacée par des modèles in vitro puisque nous devons étudier les effets de la stimulation de TLR7 dans un organisme où à la fois les cellules tumorales et les cellules de l’hôte peuvent exprimer et être stimulées par ce récepteur. De plus, les souris C57TyrC (albinos) que nous utilisons dans notre modèle sont couramment utilisées en recherche en immunologie des tumeurs, par différents laboratoires, ce qui permet d'échanger et de discuter les résultats obtenus avec les laboratoires qui étudient d’autres aspects du même modèle. De plus, nous avons sélectionnés des souris albinos afin de réduire le bruit de fond lors des acquisitions à l’aide de l'imagerie IVIS (Lumina II - Perkin Elmer).

Réduction

Reduce (Réduire) le nombre d'animaux en expérimentation : les expériences seront regroupées pour limiter le nombre des animaux des groupes contrôles. Nous utiliserons un pied à coulisse pour mesurer le volume tumorale et des techniques d'imagerie non invasive pour l’apparition des métastases.

Raffinement

Refine (Raffiner) la méthodologie utilisée, ce qui implique la notion de points limites (critères d'interruption, ou "end- points") : des points limites ont été établis, pour définir à quel moment euthanasier les animaux au cours des expériences, si des signes de souffrances sont visibles. Ceci ne peut donc pas être étudie in vitro. De plus, Les animaux auront un temps d'acclimatation de 8 jours avant d'être expérimentés. Les animaux seront observés de façon quotidienne et seront gardés en groupes de 5 et hébergés dans des cages appropriées offrant suffisamment d’espace vital. Un milieu enrichi adapté est prévu pour l’hébergement des souris.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale adaptée pour conduire nos expériences avant tout dans un souci d’intégration de nos recherches dans un contexte scientifique où toutes les études similaires sont menées chez cet animal. Il s’agit d’une espèce pour laquelle notre animalerie est parfaitement adaptée, qui se manipule facilement et qui permet le recours à des modèles génétiquement modifiés. Nous utilisons des souris C57Bl/6 albinos, provenant du fournisseur Janvier Labs. Cette lignée albinos est une lignée dont la mutation provient d’une mutation spontanée dans la lignée C57Bl/6. Cette lignée est couramment utilisée pour les expériences de bioluminescence Les animaux sont utilisés à l'âge de 7 à 9 semaines. Ce stade de développement a été choisi car les souris sont sevrées, ont atteint leur taille adulte et ont un système immunitaire mature. Les animaux sont identifiées au niveau de la queue à l'aide d'un marqueur dès que les tumeurs sont palpables (2 semaines après injection de cellules tumorales)

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 46
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 46

46 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer des tumeurs coliques spontanées, elles reçoivent du tamoxifène puis un inhibiteur de kinases par gavage deux fois par semaine pendant un mois, avant mise à mort et prélèvement des intestins. Le porteur indique que les adénomes peuvent provoquer perte de poids, diarrhées, prolapsus et saignements rectaux, et vise à tester cet inhibiteur en prévention chez des familles à risque. Il affirme que la carcinogenèse spontanée reste le modèle le plus adapté et ne peut être reproduite in vitro.

Objectifs

La survenue d'un cancer est, en partie, le résultat d’un défaut du système immunitaire, due en particulier au potentiel des cellules cancéreuses à inhiber ces cellules. La caractérisation de ces mécanismes a permis le développement de différentes stratégies thérapeutiques anti-cancéreuses telle l’immunothérapie. Le blocage des points de contrôle immunitaire est, de nos jours, l'immunothérapie la plus développée et la plus utilisée. Cependant, malgré des résultats concluants, cette immunothérapie n’est pas efficace chez tous les patients et ne peut être utilisée en prévention de l’apparition de la tumeur. Ainsi, la mise au point de nouvelles stratégies d'immunothérapies utilisant de petites molécules au moins aussi efficaces et utilisables de manière préventive, reste une nécessité. Il est maintenant bien documenté que les protéines kinases jouent un rôle dans le développement de la tumeur, d’où leur ciblage comme stratégie dans les traitements des cancers. Parmi ces inhibiteurs de kinase, le H89 induit une régression tumorale dans un modèle de cancer colique chez la souris. Cet effet antitumoral nécessite la présence d’un système immunitaire efficace. De manière très intéressante, nous avons pu montrer que l’injection préalable de H89 à la greffe des cellules tumorales chez la souris, inhibait la prise tumorale. Ce projet a pour but de mettre en évidence la capacité du H89 à prévenir le développement de tumeurs en utilisant cette fois-ci un modèle de souris génétiquement modifiées dans lesquelles se développe des tumeurs coliques spontanées.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus dans ce projet sont un retard dans le développement des tumeurs coliques, voir une inhibition totale de l’apparition de ces tumeurs. Ce projet a pour but de montrer l’intérêt d’utiliser en prévention cet inhibiteur de kinases dans les familles porteuses de mutations les rendant susceptibles au développement de tumeurs coliques.

Procédures

Les animaux recevront des injections intrapéritonéales ou des gavages de tamoxifène pendant 5 jours puis recevront ou non le H89 par gavage 2 fois par semaine, pendant 1 mois.

Impact sur les animaux

Dans la première procédure permettant de déterminer la dose et voie d’administration du tamoxifène, nous ne nous attendons pas à avoir d’effets indésirables. La voie ip à 1 mg est décrite dans la littérature comme n’induisant pas d’effets indésirables. L’administration par gavage est également largement décrite dans la littérature et connue elle aussi pour n’induire aucune toxicité sur cette courte durée. Dans la deuxième procédure, les souris vont développer une carcinogenèse colique sous 135 jours selon le modèle décrit dans la littérature. Pendant cette période, la formation des adénomes au niveau intestinal peut générer dans de rares cas de la perte de poids, des diarrhées, des prolapsus et saignements rectaux.

Devenir

A l’issu de ces procédures, tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicales sous anesthésie à l’isoflurane et les intestins seront alors collectés pour vérifier l’apparition de la mutation (Procédure 1) et des adénomes coliques (Procédure 2).

Remplacement

L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour évaluer l’efficacité d’une molécule à inhiber le développement spontané d’une tumeur. La carcinogenèse est un processus lent et complexe nécessitant un dialogue entre la cellule cancéreuse porteuse de la mutation et le microenvironnement tumoral. Les modèles de tumeurs greffées chez la souris ne permettent pas d’avoir à faire à une carcinogenèse similaire à celle retrouvée chez l’Homme. Le modèle de carcinogenèse spontanée chez la souris reste le modèle le plus adapté pour répondre à cette question.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, nous réalisons une première procédure nous permettant de mettre au point l’utilisation du tamoxifène pour induire la mutation dans les cellules épithéliales coliques. Cette procédure sera réalisée sur 2 groupes de 3 souris. Après avoir validé l’un ou l’autre des modes d’administration du tamoxifène, nous pourront réduire les groupes d’animaux (traités ou non-traités) à 20 animaux et utiliser le test statistique de Kruskal-Wallis pour déterminer la significativité des résultats.

Raffinement

L’hébergement se fera en groupe pour éviter le stress. Du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni et le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement. Le développement des adénomes au niveau intestinal peut générer dans de rares cas la perte de poids, des diarrhées, des prolapsus et saignements rectaux. Nous calculerons deux fois par semaine le score clinique des souris grâce à une échelle de score prenant en compte les critères suivants : perte de poids, saignement rectal, prolapsus rectal, diarrhée, comportement et apparence. L’addition du score de chaque critère donnera une note sur 18. Le suivi des souris passera à 3 fois par semaine lorsque le score atteindre les 2/18, un score de 6 entraînera la mise à mort des souris par dislocation cervicales après anesthésie à l’isoflurane.

Choix des espèces

Ce modèle de souris C57Bl6 mutée (Apclox/+Vil creERT2) représente le modèle idéal permettant de reproduire le développement de tumeurs coliques spontanées. L’injection de tamoxifène doit être réalisée lorsque les souris ont entre 6 et 8 semaines selon les données de la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 930
Souffrances
▲ -
▲ 930
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 930
 -
 -

930 mésanges bleues et charbonnières sauvages vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, relâchées sur place après manipulation. Elles sont capturées, subissent une prise de sang et un prélèvement de plumes, puis un test de personnalité ou une manipulation anti-malaria, les poussins recevant en plus un déparasitage, pour étudier l'effet des parasites et du microbiote sur leur coloration et leur reproduction. Le porteur indique que chaque manipulation dure moins de dix minutes et que quarante ans de programme ont causé la mort de quinze oiseaux sur près de 24 000 capturés. Il affirme qu'aucun modèle théorique ne peut remplacer l'observation des oiseaux dans la nature.

Objectifs

Cette demande fait partie du programme de recherche « Ecologie évolutive des mésanges bleues et mésanges charbonnières en populations naturelles ». Concernant l’expérimentation animale conduite tous les ans dans le cadre de ce projet, le comité d’éthique a déjà donné un avis APAFIS #8608-2017012011062214 v4 le 5 juin 2018 pour une durée de 5 ans. Notre programme de recherche porte sur l'écologie évolutive des oiseaux sauvages. Nous ne disposons d’aucune méthode alternative qui remplacerait l’observation et la manipulation des animaux vivants pour répondre aux questions posées dans ce programme puisque les études en laboratoire ou les modèles mathématiques font largement abstraction de la grande variabilité environnementale observée dans la nature. Nous avons établi des règles strictes qui limitent au maximum le dérangement des oiseaux et pensons en avance aux statistiques à réaliser pour que nos conclusions soient solides et donc cherchons la balance entre ne pas utiliser trop d’animaux et en utiliser assez pour avoir des statistiques fiables.

Bénéfices attendus

Projet 1. Effet des parasites (malaria) sur les colorations des oiseaux. L'approche expérimentale envisagée ici permettra de tester l'importance des parasites pour l'expression des ornements intervenant dans les processus de sélection sexuelle. Cette question a jusqu'ici été abordée de manière corrélative et l'approche expérimentale sera instrumentale pour déterminer des processus causatifs. --//--Projet 2. Effet du microbiote (bactéries) sur la fitness des oiseaux. L’approche expérimentale de ce projet permettra de dépasser la simple description du microbiote et de tester des prédictions associées à notre hypothèse. Ce projet apportera des réponses fondamentales concernant les déterminants environnementaux et génétiques de la diversité microbienne chez les oiseaux en milieu naturel.

Procédures

Les deux expériences proposent un nombre maximal d'oiseaux utilisés de 930. Ce nombre est dicté par la grande variabilité des individus en populations naturelles, les faibles taux naturels de retour (50%) et de recrutement (10%). Les oiseaux (adultes ou poussins) sont manipulés très rapidement : moins de deux minutes pour chacune des expériences. Le raffinement est effectif par la brièveté des manipulations. Pour l’expérience 1, les adultes sont lâchés sur place et pour l’expérience 2 les poussins sont laissés dans le nid. Les adultes auront quatre actes légers consécutifs, à savoir capture, prise de sang, prélèvement de plumes puis soit un test de personnalité soit l’expérimentation anti-malaria. Les poussins, eux, auront une prise de mesures systématiquement et certain d’entre eux auront l’expérimentation de déparasitage. La durée de ces actes est de moins de 10min ce qui constitue un dérangement minime pour ces oiseaux qui sont relâchés directement sur le lieu de capture.

Impact sur les animaux

L’euthanasie ne sera réalisée qu’en cas d’absolue nécessité, lorsque la manipulation de l’oiseau a entrainé une lésion grave et mortelle. Protocole : l’euthanasie se fera selon les règles établies et reconnues par les comités d’éthique, c’est-à-dire soit par euthanasie gazeuse à l'isoflurane, soit par dislocation cervicale. A titre indicatif, le bilan de notre programme mésanges, après 40 ans d’activité et la capture de 23,879 individus adultes est de 15 oiseaux morts du fait d’une manipulation (dont 4 crises cardiaques et 5 euthanasies suite à des blessures graves). La probabilité que nous ayons à faire une euthanasie est donc faible.

Devenir

Expérience 1. Tous les animaux sauvages sont relâchés dans leurs conditions naturelles après la prise de sang. Les oiseaux captifs retournent en volière et seront relâchés à la fin de toutes les expériences. --/-- Expérience 2. Tous les animaux sont relâchés dans leurs conditions naturelles après l’expérience.

Remplacement

Les mésanges nichent facilement dans des nichoirs et la manipulation de leurs poussins ainsi que la capture des individus n'entrainent aucun abandon de nichées. Nos recherches sur le long terme (40 ans) sur les mésanges nous offrent une opportunité unique de mesurer les traits d’intérêts sur des oiseaux dont toute la généalogie est connue, ce qui permet notamment d’envisager des analyses de génétique quantitative pour estimer l’hérédité des caractères. Par ailleurs, ce modèle d’étude est unique car il permet de travailler à la fois en population naturelle et à l’aide d’expérimentations en conditions contrôlées au laboratoire. Aucun modèle théorique ne peut remplacer l’étude des oiseaux dans la nature pour répondre à ces questions.

Réduction

Pour le nombre d’animaux utilisés, nos connaissances en statistiques (analyses de puissance avec le logiciel R) nous permettent de savoir qu’il faut au moins 20 à 50 individus par traitement pour pouvoir tester l’effet d’une expérience. Pour l’expérience 1, 160 seront manipulés en population naturelles car leur taux de mortalité naturelle en population naturelle est de 50% d’une année à l’autre et donc nous aurons 40 pour chaque groupe. En Captivité 50 sont prévu car nous ne prévoyons pas de mortalité au cours de l’expérience. Pour l’expérience deux 720 poussins sont prévus car en population naturelle leur recrutement est de 90% en population naturelle et donc devrions avoir environ 72 poussins l’année après l’expérience pour les deux groupes.

Raffinement

Le protocole envisagé n’est pas douloureux, pour réduire l’angoisse de l’individu les actes prévus seront court (moins de 10 min par adultes et 5 ??? par poussins).

Choix des espèces

Les mésanges font l'objet d'études dans de nombreux laboratoires européens, et en particulier dans notre laboratoire du CEFE de Montpellier cette espèce est étudiée depuis plus de 40 ans par notre équipe. Les bases de données relatives aux comportements et à l'écologie de cette espèce sont telles que la mésange est devenue un important modèle d'étude pour la compréhension des mécanismes comportementaux d'animaux sauvages. Expérience 1 : stade poussins Nous cherchons à mesurer l’effet de la modification du microbiote sur la personnalité des poussins. Cela demande de venir 4 fois pour nourrir les oiseaux avec l’antibiotique. Les poussins sont facilement accessibles et sont en nombre suffisant pour tester cela. Expérience 2 : stade adulte. La mortalité juvénile (de 90%) nous obligerait à injecter de l’anti paludéen sur un grand nombre de poussin.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. On leur provoque une sécheresse oculaire par des injections de scopolamine quatre fois par jour et une exposition à un courant d'air continu dix heures par jour pendant douze jours, avec suivi de la production de larmes et de l'état de la cornée. Le projet étudie le rôle d'un récepteur, RAGE, dans cette pathologie, sur des souris dont ce gène est inactivé. Le porteur affirme que l'étude "ne peut pas" être menée chez le patient pour des raisons éthiques et que la règle des 3R ne permet pas de remplacer le modèle animal.

Objectifs

L'oeil sec est une pathologie de la surface oculaire, très fréquente, touchant environ 50 à 60 % des personnes de plus de 50 ans. Notre objectif est de caractériser le récepteur RAGE, ses voies cellulaires, et l'expression phénotypique du syndrome sec oculaire dans plusieurs tissus et fluides de l'oeil (cornée, conjonctive, cellules à mucus, larmes) ainsi qu’au niveau physiologique (développement de la maladie) chez des souris KO RAGE -/- et chez des souris "sauvages" soumises à des conditions environnementales connues pour être à risque de syndrome sec oculaire. La conduite de cette étude sur l’oeil sec in-vivo ne peut pas être menée directement chez le patient pour des raisons éthiques évidentes. Ainsi, celle-ci nécessite un organisme vivant, afin d’avoir une vue d’ensemble sur le développement de la maladie et sur les acteurs impliqués dans la survenue et le caractère cyclique de cette pathologie. Considérant la règle des 3R, nous ne pouvons pas recourir au remplacement du modèle animal décrit.

Bénéfices attendus

Le récepteur des produits avancés de glycation (RAGE) est un récepteur ubiquitaire dans l'organisme, connu pour être pro-inflammatoire, pro-thrombogène, ou encore pro-apoptotique au niveau cellulaire. Notre objectif est de caractériser le récepteur RAGE, ses voies cellulaires, et l'expression phénotypique du syndrome sec oculaire dans plusieurs tissus et fluides de l'oeil (cornée, conjonctive, cellules à mucus, larmes) ainsi qu’au niveau physiologique (développement de la maladie) chez des souris KO RAGE -/- et chez des souris "sauvages" soumises à des conditions environnementales connues pour être à risque de syndrome sec oculaire. Ainsi, nous essayons par ce projet de mieux connaitre les voies d'activation cellulaire de RAGE dans la pysiopathologie du syndrome sec oculaire. Un des bénéfice majeur de ce travail pourrait être une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques complexes du syndrome sec oculaire, notamment les voies d'activation de l'inflammation au niveau de la surface oculaire.

Procédures

Des souris KO RAGE -/- et des souris "sauvages" RAGE +/+ de la lignée C57 Black 6 (âgées de 4 à 6 semaines) seront soumises à des stimuli environnementaux connus pour être à risque de survenue de sécheresse oculaire (comme une attention soutenue sur une tâche nécessitant de la concentration, et/ou une condition venteuse avec hygrométrie faible). En parallèle, des souris témoins des 2 fonds génétiques seront utilisés comme contrôle de l’expérimentation. Dans un premier temps, l’ensemble des souris seront placées dans leur cage en condition standard pendant 8 jours: température 23 +/- 2°C, humidité 50 à 75%, alternance 12 heures lumière - obscurité (8h to 20h), et eau/alimentation ad libitum. Pour les groupes « oeil sec », l’induction du syndrome se fera par l’injection sous-cutanée 4 fois par jour (8h00, 12h00, 14h00 et 17h00) de scopolamine (0.5 mg/0.2 ml; Sigma-Aldrich) en alternant le flanc gauche et droit. Les souris seront de plus exposées à un courant d'air continu à partir d'un ventilateur placé à 15 cm devant la cage (courant d’air de 2-4 m/secondes) dans une pièce à environnement contrôlé (30-35 % humidité, 23°C, alternance jour/nuit 12h) et ce pendant 10 heures par jour durant 12 jours consécutifs. Le modèle de maladie de l’oeil sec proposé dans ce projet a déjà largement été utilisé sans effet nocif perceptible lié au traitement à la scopolamine ni à une faible humidité [Luo, L. et al., 2004 ; Yeh, S. et al., 2003]. Pour les groupes témoins, les souris seront placées dans un environnement non stressant contenant 50 à 75% d'humidité à la température de 23 +/- 2°C, sans exposition à l'air forcé et eau/alimentation ad libitum. Lors de l’expérimentation, des tests « non invasifs » seront réalisés afin d’évaluer au jour le jour l’avancée du syndrome . Tout d’abord, la perte de production de larmes sera testée en utilisant des fils de coton imprégnés de rouge de phénol qui seront placés dans le ménisque des larmes du canthus latéral pendant 30 secondes (1 fois par jour pendant la durée de l'expérimentation). Ce test est considéré comme équivalent au test de Schirmer mené chez les patients souffrant d’un syndrome de l’oeil sec (bandelette buvard graduée permettant de quantifier la production lacrymale sur 5 minutes). En parallèle, l’étude de l’intégrité des épithéliums sera réalisée en utilisant l’instillation de fluorescéine (1%) et l’utilisation d’une lampe à fente (1 fois par jour pendant la durée de l'expérimentation).

Impact sur les animaux

La provocation expérimentale d'un oeil sec n'est pas anticipé comme étant une condition risquant de provoquer une douleur majeure ou une angoisse animale. Les symptômes de syndrome sec oculaire sont une sensation de corps étrangers, une brulure oculaire, une rougeur oculaire et une irritation de surface. Cependant, en cas de constation d'un comportement douloureux (intolérance majeure à la lumière, animal prostré, ne s'alimentant plus) ou d'un ulcère cornéen profond (stromal profond de la cornée) et/ou à risque de perforation cornéenne, l'animal sera anesthésié et sacrifié par surdosage en produits anesthésiques (Pentobarbital 150 mg/kg en injection intrapéritonéale), aboutissant à une apnée conduisant au décès. Ce type de symptômes ou constation clinique est exceptionnellement lié à un syndrome sec oculaire chez l'Homme. Ils sont le plus souvent dus à des commorbidités oculaires sous jacentes (pathologies inflammatoires, troubles liés à l'innervation cornéenne, anomalies des cellules souches limbiques, pathologies infectieuses cornéennes).

Devenir

Tous les animaux sont sacrifiés avant prélèvement de leurs globes oculaires.

Remplacement

La conduite de cette étude sur l’oeil sec in-vivo ne peut pas être menée directement chez le patient pour des raisons éthiques évidentes. Ainsi, celle-ci nécessite un organisme vivant, afin d’avoir une vue d’ensemble sur le développement de la maladie et sur les acteurs impliqués dans la survenue et le caractère cyclique de cette pathologie. De nombreux travaux déjà publiés sur l’étude des anomalies de la surface oculaire (cornée, conjonctive, larmes) ont établi que l’utilisation du modèle souris apparaissait comme la meilleure solution. De plus, l’équipe de recherche possédant et utilisant déjà la lignée RAGE -/-, ce choix apparait de fait logique et justifié. Enfin, ce cercle vicieux de l’oeil sec et son processus pathologique dynamique pourront être étudiés sur ce modèle et corrélés avec les agressions subis par l’oeil humain et les capacités de cicatrisation de ce type de tissu vivant. Considérant la règle des 3R, pour le remplacement nous avons réalisé toutes les premières études en utilisant des cellules en culture afin d'éviter l'inclusion d'un trop grand nombre d'animaux.

Réduction

Afin d'inscrire cette expérimentation animale dans le cadre de la Règle des 3R (Réduire, Raffiner, Remplacer), nous réduirons notre étude à 4 groupes distincts (pour tenir compte de la variabilité expérimentale): chaque groupe sera constitué de 10 souris pour un effectif total de 40 souris. Pour rappel: Ce protocole expérimental utilisant la souris nécessitera la constitution de 4 groupes distincts dont les effectifs ont été calculés pour réduire au maximum le nombre de souris afin d'optimiser la puissance statistique. En tenant compte de la variabilité expérimentale concomitante à la conduite de tels projets chaque groupe sera constitué de 10 souris pour un effectif total de 40 : Groupe 1 : Souris Wild-Type *Groupe contrôle (effectif :10); Groupe 2 : Souris RAGE -/- *Groupe contrôle (effectif :10); Groupe 3 : Souris Wild-Type *Groupe OEil-sec (effectif :10); Groupe 4 : Souris RAGE -/- *Groupe OEil-sec (effectif :10). Ces effectifs nous permettront d’obtenu des tests statistiques non paramétriques (Kruskal-Wallis et Mann-Whitney U test).

Raffinement

Dans l'optique de raffiner au mieux notre protocol, nous veillerons au bien-être animal (pas de surpopulation dans les cages, éviter les actes douloureux inutiles, enrichissement des cages avec des roues de course, des tubes en plastique, boîtes en carton et des matériaux de nidification). Points Limites: la provocation expérimentale d'un oeil sec n'est pas anticipé comme étant une condition risquant de provoquer une douleur majeure ou une angoisse animale. Les signes cliniques et fonctionnels du syndrome sec oculaire sont minimes à modérés: une gène oculaire à type de grains de sable, des sensations de brûlures oculaires superficielles, un prurit, une vision trouble fluctuante. L'ensemble de ce protocole ne doit pas normalement entrainer de souffrance animale. Malgrès tout, en cas de constation d'un comportement douloureux (intolérance majeure à la lumière, animal prostré, ne s'alimentant plus) ou d'un ulcère cornéen profond (stromal profond de la cornée) et/ou à risque de perforation cornéenne, l'animal sera anesthésié et sacrifié par surdosage en produits anesthésiques (Pentobarbital 150 mg/kg en injection intrapéritonéale), aboutissant à une apnée conduisant au décès. Ce type de symptômes ou constation clinique est exceptionnellement lié à un syndrome sec oculaire chez l'Homme. Ils sont le plus souvent dus à des commorbidités oculaires sous jacentes (pathologies inflammatoires, troubles liés à l'innervation cornéenne, anomalies des cellules souches limbiques, pathologies infectieuses cornéennes).

Choix des espèces

Comme évoqué dans les paragraphes précédents, le choix de la souris comme modèle d’étude va permettre : - une analyse biomoléculaire proche de la cornée humaine du fait de sa forte homologie anatomique et fonctionnelle avec l’espèce humaine. - l’utilisation du modèle murin dans le syndrome sec expérimental qui est d’ores et déjà largement décrit et reconnu au travers de la littérature. - d’utiliser les nombreux outils moléculaires accessibles, développés et validés dans le modèle murin ; et en particulier l’utilisation de souris dont le gène étudié (RAGE) est inactivé. Nous utiliserons des souris mâles Black 6 (souris « C57BL/6JRj, Janvier Labs ») âgées de 4 à 6 semaines. Ainsi toutes les souris ont le même poids et sont sevrées de l’allaitement maternel. C’est également la période optimum pour la cicatrisation des tissus.

  • Enseignement supérieur
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1070
Rats : 70
Souffrances
▲ -
▲ 410
▲ 370
▲ 360
Devenir
 -
 -
 -
 1140

1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 360 dans des procédures classées d'un niveau de souffrance sévère. Ils sont placés dans des tests de comportement dont la durée va de quelques minutes à plusieurs heures, répartis en trois classes de gravité sans que le résumé précise en quoi consiste le test sévère. Ces manipulations ne visent pas à produire des connaissances mais à valider les appareils d'une plateforme de comportement et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer.

Objectifs

Le projet vise à 1- évaluer les tests comportementaux présents dans la plateforme, à valider les différentes méthodes possibles et de créer une base de données sur les modèles commerciaux couramment utilisés au sein de l'institut et 2- former les utilisateurs aux tests au sein de l'institut par petit groupe de 2-3 personnes maximum donnant lieu à un suivi des validations internes des personnels.

Bénéfices attendus

La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages de mesure comportemental utilisés par ces derniers. Pour cela, la plateforme pourra mettre à disposition les lots d'animaux à des fins éducatives. Les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme

Procédures

Dans les trois procédures, de classe légère (procédure 1), de classe modérée (procédure 2) et de classe sévère (procédure 3), les animaux sont placés dans le test et la réponse comportemental est observée. La durée d'observation dépend du test et s'étale de quelques minutes à plusieurs heures en fonction du test

Impact sur les animaux

Aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement et les grilles d'évaluation de la réponse comportementale en fonction des tests.

Devenir

Procédure 1 (comportement de classe légère) : euthanasie, procédure 2 (comportement de classe modérée), procédure 3 (comportement de classe sévère)

Remplacement

S’agissant d’une plateforme comportement rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.

Réduction

le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs

Raffinement

raffinement, les procédures prennent en compte des temps de récupération et des nombres d’essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage, dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette si l'animal est hébergé individu. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement

Choix des espèces

la plateforme est dédiée à l’étude comportementale des rongeurs. Notre projet nécessite donc l’utilisation de souris et de rats. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 24 mois . Nous réaliserons la formation des utilisateurs en fonction de la thématique de recherche et des modèles animaux utilisé: par exemple maladie d'Alzheimer avec des animaux de plus de 10 mois et maladie de Charcot avec des animaux au sevrage et 2/3 mois, dans ce cas les animaux sont identifié par tatouage car génotypé entre P10-P115. Pour l'évaluation et la validation des aspects méthodologiques de ces tests comportementaux, nous utiliserons des modèles commerciaux de 2 /3 mois. Dans ce cas, les animaux ne sont pas génotypés et sont marqués sur la queue avec un stylo.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Autres poissons : 5950
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 5900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5950

5 950 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance surtout modéré. Elles subissent un stress d'entassement obtenu en abaissant le niveau d'eau pour les maintenir à la verticale, la nageoire dorsale hors de l'eau, une heure par jour pendant quatorze jours, avec gavage d'une substance et prélèvements sanguins. Le projet met au point un modèle de stress d'élevage pour tester des additifs alimentaires destinés à l'aquaculture, en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le porteur présente ces additifs comme un moyen d'améliorer le "bien-être des animaux non-humains" en élevage, alors que le protocole repose sur l'application répétée d'un stress.

Objectifs

e projet présenté ici a pour objectif le développement d’une méthode permettant d’analyser la perméabilité intestinale comme un des aspects de la santé intestinale, puis d’évaluer l’impact de la perturbation de la barrière intestinale induite lors d’un stress en présence de nouveaux additifs alimentaires. Cependant, bien que la réponse endocrinienne généralisée au stress (basée sur la libération de catécholamines et de corticostéroïdes) soit détectable et fournit des informations essentielles, une grande diversité de réactions physiologiques peut être observée en fonction du type d’additif qui joue un rôle central dans la différenciation de la réponse au stress. La stratégie nutritionnelle doit donc prendre en compte plusieurs facteurs extrinsèques (par exemple, les systèmes d'élevage, la température, la salinité, etc.) et intrinsèques (par exemple, l'âge) afin d’apporter des effets bénéfiques sur l’organisme en plus des effets nutritionnels.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’identifier et de mieux appréhender le fonctionnement et les effets de nouvelles molécules innovantes qui assureront une meilleure adaptation en réponse au stress des poissons Dans un premier temps, ce projet permettra d’optimiser la méthode déjà décrite dans plusieurs publications (Sitjà Bobadilla et al, Parasites Vectors (2019) 12 :486 ; Woting and Bloat, Nutrients (2018) 10 :685) permettant d’analyser la perméabilité intestinale comme un des aspects de la santé intestinale en réponse à un stress d’élevage. Il contribuera aussi à déterminer si le modèle de stress choisi pour reproduire une procédure stressante comparable aux pratiques d’élevage est adéquat pour mettre en évidence une réponse des additifs testés au stress appliqué. Ensuite ce projet permettra au moyen du modèle de stress établit, d’identifier des additifs alimentaires comme solution de prophylaxie nutritionnelle en vue d’améliorer le bien-être des animaux en leur permettant de mieux résister aux facteurs de stress en conditions d’élevage. Cependant, en fonction du type d’additif testé, une grande diversité de réactions physiologiques peut être observée permettant une différenciation de la réponse au stress. Ce projet sera utile pour établir le mode d’action spécifique de chaque additif testé sur l’immunité et l’intégrité de la barrière intestinale afin qu’il soit bénéfique aux animaux.

Procédures

Stress d’entassement obtenu en réduisant la hauteur du niveau d’eau de manière à maintenir le poisson à la verticale et la nageoire dorsale en surface, pendant 1 heure, 1 fois par jour pendant 14 jours. Administration d’une substance directement dans l’estomac du poisson anesthesié, 1 fois à l’aide d’une seringue à vaccination reliée à une sonde de gavage avec embout fermé pour ne pas léser les branchies et la muqueuse gastrique. Le volume d’injection est compris entre 200 et 1000 µl représentant moins d’1% du poids vif pour un animal pesant 500 g. Prélèvement de sang ( pas plus de 1% du volume sanguin, avant administration de la substance, 1 h et 5 heure après l'administration) sur poisson anesthésié.

Impact sur les animaux

Comportement atypique (animal hypo actif ou restant au fond du bassin), stress osmotique (sécrétion augmentée de mucus) pendant la période d'application du stress d'entassement d'une heure. Perte de poids, ralentissement de la croissance en cas de réduction de l'ingestion alimentaire pendant toute la durée de l'étude.

Devenir

A la fin de chaque procédure expérimentale, les animaux sont mis à mort pour le prélèvement d'échantillons biologiques.

Remplacement

Les recherches expérimentales menées au CRNA pour moduler ou atténuer la réponse et l’adaptation au stress des poissons nécessitent le développement d’additifs alimentaires (lipides, les vitamines, les caroténoïdes, les probiotiques entre autres) qui vont entrer dans la composition des aliments destinés aux poissons. Lors du processus de développement et d’enregistrements de ces additifs alimentaires, il est indispensable de tester l’efficacité des additifs développés sur l’animal auquel il est destiné, cela afin d’en démontrer l’efficacité et l’innocuité auprès de l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui autorisera la mise sur le marché pour l’alimentation animale. Les candidats sont ainsi testés sur l’espèce animale cible à l’intérieur de notre établissement afin de comprendre le mécanisme d’action du produit, de déterminer la dose qui sera recommandée ainsi que les doses minimales et maximales qui pourront être utilisées, afin de garantir une bonne utilisation du produit.

Réduction

Réduction : Une analyse statistique, spécifique est réalisée en amont sur la base d’études antérieures afin de déterminer le nombre minimum d’échantillons permettant d’obtenir cette différence significative (puissance de l’expérience) et donc de réduire le nombre d’animaux à utiliser dans les différentes études à venir. De plus, le raffinement appliqué aux études limitera le nombre et la diversité des échantillons prélevés à la seule finalité de l’étude. Selon, le protocole de l’étude, le nombre de traitements, et la distribution normale ou non de la population, un test paramétrique (Fischer ; t-test, etc.), non paramétrique (Kruskal-Walli, etc.) ou une analyse de variance à un ou plusieurs facteurs seront réalisés et suivis d’un test de comparaison multiple (Newman-Keuls, Bonferonni, Duncan, etc.) permettant de classer les moyennes des différents traitements. D’autres méthodes de test statistique sont susceptibles d’être utilisées, en fonction des paramètres étudiés.

Raffinement

Raffinement: Avant toute manipulation ou prélèvement au cours d’une étude effectuée avec des truites, les poissons sont sédatés et/ou anesthésiés avec du MS-222 tamponnée avec le double de la quantité de bicarbonate de sodium. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, la qualité de l’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur (Arrêté du 01/02/2013). Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les additifs alimentaires développés sont destinés à être incorporés dans les aliments destinés aux poissons. Il peut s’agir de la truite qui fait partie de la famille des salmonidés, utilisée comme modèle pour les poissons d’eau froide. Truites : tous les stades du cycle de vie peuvent être utilisés et généralement entre 50 g et 500 g. La méthode des degrés-jour est utilisée pour déterminer la durée d’une phase de croissance chez la truite arc-en-ciel.

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 600
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1200
 -

1 200 rongeurs, six cents souris et six cents rats, vont être utilisés dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger, réutilisés ensuite dans d'autres travaux pratiques. Ils servent à entraîner des stagiaires aux gestes de base, préhension, contention, injection intra-péritonéale de sérum physiologique, et à des tests de comportement, open-field, labyrinthe en croix surélevée, planche à trou et chambre claire-obscure. Ces manipulations n'ont pas de finalité de connaissance mais visent la formation réglementaire des concepteurs et applicateurs d'expériences. Le porteur affirme qu'aucune méthode de substitution ne restitue les comportements de l'animal et que les gestes doivent être acquis sur l'espèce cible vivante.

Objectifs

Les personnels des établissements utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques ont pour obligation d'être compétents en expérimentation animale. Cette compétence repose pour les concepteurs sur un niveau de formation initiale, une formation spécialisée et une formation continue. Pour les applicateurs, la compétence repose sur la formation spécialisée et la formation continue. Le projet de travaux pratiques présenté ici comprend la partie pratique des deux programmes de formations spécialisées "concepteur" et "applicateur". Il comprend deux procédures expérimentales : un TP pour acquérir les gestes de base : préhension, contention, administrations, prélèvements et un TP pour se familiariser aux tests de comportements pratiqués chez les rongeurs : Open-field, Labyrinthe en croix surélévée, planche à trou, chambre claire-obscure.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont l'apport d'une compétence pratique à la préhension, la contention, certaines techniques d'administration et de prélèvements et de se familiariser à des tests simples mais néanmoins informatifs pour l'étude du comportement des animaux.

Procédures

Pour le TP sur les gestes de base, les actes les plus contraignants sont l'administration de sérum physiologique en intra-péritonéale (piqûre d'aiguille). Ce sont dans les deux cas des gestes brefs qui durent quelques secondes. Pour le TP sur le comportement, les actes expérimentaux réalisés sur les animaux ne sont pas douloureux, tout au plus, il sont stressés quelques minutes du fait d'un environnement nouveau. Les trois tests expérimentaux durent entre 3 et 10 min chacun. Les deux TP sont des procédures expérimentales de classe légère.

Impact sur les animaux

Les animaux vont être manipulés en réduisant au maximum les nuisances, car ils le seront selon les recommandations du Centre 3R anglais. Les nuisances les plus importantes seront tout au plus de gravité légère et comprennent une administration intra-péritonéale (nuisance équivalente à une piqûre d'aiguille).

Devenir

Les animaux seront réutilisés car ils auront été impliqués dans des procédures légères uniquement.

Remplacement

Pour ce projet, il n'existe pas de méthodes de substitution qui pourrait restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux qui peuvent être complexes. Les gestes étant spécifiques de l'espèce rat ou souris, ils doivent être acquis chez l'espèce cible. Toutefois, des outils vidéos en provenance d'une source reconnue de tous (NC3R = Centre 3R anglais) et d'un intérêt indéniable seront utilisés en tout premier lieu, avant la pratique car ils présentent des méthodes modernes, de préhension/contention par exemple. La mise en place des TP sur animaux vivants est donc complétée par une approche préalable complémentaire basée sur les vidéos du centre NC3R. Les gestes ou approches à acquérir imposent que l'animal soit vivant pour évaluer les critères de réussite.

Réduction

Nous sommes attentifs à réduire au maximum le nombre d'animaux, à un rat et une souris par stagiaire, ce qui permet d'atteindre l'objectif pédagogique visé. Par ailleurs, les animaux impliqués dans le TP comportement, nécessairement naïfs, seront utilisés dans un second temps pour le TP gestes de base, permettant de mutualiser l'utilisation d'animaux entre les différentes procédures. Ils ne seront pas euthanasiés mais seront également impliqués quelques mois après la formation dans d'autres TP universitaires (qui feront l'objet de demandes d'autorisation de projet indépendantes de celle-ci).

Raffinement

Les animaux impliqués dans les procédures expérimentales de ce projet sont hébergés dans la zone d'hébergement pendant plusieurs semaines avant les TP, avec une enrichissement social et physique (acclimatation). Les procédures menées sont tout au plus de classe légère (administration intra-péritonéale de sérum physiologique). Les tests de comportement sont tout au plus un peu stressants pour les animaux. Dans ces conditions, aucune administration d'antalgique ne sera réalisée car elle n'est pas pertinente. Les autres gestes comme la préhension et la contention ne sont pas douloureux. Toutefois, une attention particulière sera portée à l'atteinte de potentiels points limites qui sont malgré tout très peu probables.

Choix des espèces

Les espèces qui seront utilisées dans ce projet correspondent aux espèces cibles, c'est à dire aux espèces du module complémentaire de la formation règlementaire en expérimentation animale. Ce sont les espèces dont les stagiaires auront besoin pour leurs futures activités de recherche. Les animaux seront des animaux matures de six semaines au moins. Nous utilisons ces stades car les animaux adultes correspondent aux animaux utilisés classiquement pour les tests de comportement prévus. Ce sont par ailleurs des stades où les animaux sont facilement manipulables pour les travaux pratiques (sachant que nous choisissons des souches d'animaux connus pour être calmes).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Bovins : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 30
 10
 -

40 génisses vont être utilisées dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger, gardées en vie à l'issue, dix réutilisées et trente rendues à l'élevage. Elles reçoivent un traitement hormonal de synchronisation, un dispositif vaginal et un ou deux transferts d'embryons sous anesthésie épidurale, avec des prélèvements sanguins. Le projet compare deux protocoles de production d'embryons in vitro pour améliorer les taux de gestation des schémas de sélection bovine, dont le porteur reconnaît qu'ils servent des activités commerciales. Il conclut lui-même que l'effectif limité rend peu probable la mise en évidence d'une différence significative entre les lots.

Objectifs

Actuellement, les biotechnologies de l’embryon sont largement utilisées par les entreprises de sélection bovines afin d’accroitre le progrès génétique par la réduction de l’intervalle entre générations et l’augmentation de l’intensité de sélection. La production in vitro d’embryons après ponction ovocytaire, couplée au génotypage, est théoriquement l’approche la plus efficace. Toutefois, les conditions de production in vitro sont sub-optimales et altèrent globalement la compétence au développement des embryons: alors que le taux de gestation atteint les 60% pour des embryons produits in vivo, la réimplantation d’embryons génotypés produits in vitro et congelés ne conduit à une gestation que dans moins de 35% des cas. Ces résultats engendrent d’importantes pertes économiques et de progrès génétique qui rendent nécessaire une optimisation des conditions de production in vitro. Au cours d’un précédent projet de recherche, un nouveau protocole de production d’embryons in vitro a été développé. Ce nouveau protocole a donné des résultats prometteurs en utilisant des critères d’évaluation in vitro (taux de développement, qualité morphologique, comptage cellulaires, survie à la congélation) et doivent désormais être validés par mesure des taux de gestation après transfert dans des femelles receveuses. En effet, l’évaluation in vitro de la qualité des embryons constitue encore un vaste sujet d’études car aucun critère in vitro ne semble aujourd’hui prédire de manière fiable le potentiel de développement in vivo après transfert dans des femelles receveuses. Avant d’être transféré aux professionnels et épprouvé à plus large échelle, le nouveau protocole de production doit donc être testé en conditions expérimentales, sur un nombre réduit de receveuses bien caractérisées. Le projet présenté dans ce document vise donc à obtenir des données préliminaires en transférant des embryons produits in vitro selon 2 protocoles différents (témoin et le protocole optimisé) dans 40 femelles receveuses préalablement synchronisées (2 lots de 20 receveuses).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'obtenir des données préliminaires sur les taux de gestation permis par le protocole optimisé et donc rassurer les professionnels sur son efficacité avant de l'intégrer à leurs activités commerciales et ainsi de le tester à plus large échelle. In fine, l'amélioration des taux de gestation conduira à une meilleure efficacité des schémas de sélection, notamment par la diminution du nombre d'animaux donneurs et receveurs nécessaires à la procréation des futurs taureaux d'insémination (impacts économique, environnemental, social).

Procédures

Les génisses expérimentales seront soumis à 1 ou 2 transferts d'embryons après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation des chaleurs (incluant 1 injection intra-musculaire et la pose/retrait d'un dispositif vaginal) ainsi qu'à des prélèvements sanguins (2 à 4 en fonction du nombre de transferts d'embryons réalisés).

Impact sur les animaux

Peu de nuisances sont attendues sur les animaux de ce projet. La procédure expérimentale 1 est une pratique courament utilisée par les professionnels chez les bovins et qui ne semble pas impacter la santé et le bien-être des animaux. La procédure expérimentale 2 concerne peu de prise de sang (2 à 4 prises de sang

Devenir

Tous les animaux expérimentaux resteront en vie après chacune des procédures expérimentales. Les génisses gestantes à l'issue des transferts d'embryons seront vendues dans des élevages commerciaux comme femelle laitière prête à vêler. Les génisses vides après 2 transferts seront éventuellement recyclées pour un autre projet de recherche ou de formation mais pourront également être mises à la reproduction hors expérimentation.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo. De plus, les techniques utilisées dans ce projet sont des pratiques couramment réalisées en élevages qui ne sont susceptibles d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses.

Réduction

Au total, 40 femelles seront utilisées dans ce projet. Compte-tenu de ces effectifs limités, il est peu probable que le dispositif puisse mettre en évidence une différence significative de taux de gestation entre les lots. Cette première étape de validation permettra essentiellement d’obtenir des données préliminaires avant d’envisager une validation à plus large échelle, en conditions de terrain.

Raffinement

les génisses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, comportement) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). De plus, une anesthésie épidurale sera réalisée préalablement au transfert d'embryons.

Choix des espèces

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon. Les animaux utilisés dans ce projet seront des génisses, toutes pubères. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….). Sur le terrain, les transferts sont également majoritairement réalisés sur des génisses car les taux de réussite sont supérieurs à ceux obtenus sur vaches.